Vive le campisme !

Le campisme serait « une maladie qui interdirait de critiquer son propre camp pour ne pas faire le jeu de l’adversaire » (Le Figaro).

Ce n’est pas une maladie, c’est un honneur.

La difficulté est de ne pas laisser croire un seul instant que l’on prétend s’inscrire dans la lignée de ces personnalités illustres et courageuses qui n’ont pas hésité, en leur temps, à jeter leur pavé dans la mare et à prendre à rebrousse-poil, au nom d’une exigence de vérité poussée à l’extrême, les tenants de leur propre cause.

Jean Birnbaum a écrit un magnifique et très éclairant livre — Le Courage de la nuance — consacré à ces justiciers intransigeants qui, pour n’avoir pas accepté de se taire face aux mensonges, aux exactions et aux malfaisances de leur propre camp, ont connu désaveux, ostracisme et exclusions.

On peut citer, entre autres, parmi ces héros d’une rectitude extrême : George Orwell, socialiste dénonçant le totalitarisme soviétique ; Albert Camus, pourfendant le terrorisme révolutionnaire au nom d’une morale qui refusait de justifier le meurtre et sauvegardait à tout prix l’humain ; Victor Serge, ne cédant rien face au stalinisme, et surtout pas l’honnêteté devant la cruauté de ce réel atroce.

Georges Bernanos est souvent cité comme exemple, puisque, écrivain catholique, il n’a pourtant pas hésité à fustiger les crimes franquistes.

L’actualité a également mis en lumière l’attitude de Diane Richard, qui évoque dans un livre sa rupture avec un féminisme « refusant de défendre les femmes israéliennes après le 7-Octobre ».

Pour ma part, je publierai le 9 avril, aux éditions de l’Archipel, un essai — L’Heure des crocs — dans lequel je mettrai en cause certaines dérives de CNews, sans dissimuler que, conservateur, j’étais pour l’essentiel en accord avec cette chaîne.

Il me semble que, sur un plan général, les dénonciations opérées non par un adversaire mais par un soutien critique ont évidemment plus de force et de pertinence, puisqu’elles ne peuvent être soupçonnées d’hostilité systématique ni de mauvaise foi. Bien au contraire, leur plausibilité est garantie par le lien qui attachait la personne déçue au parti ou au camp concerné.

Cette relation est d’autant plus essentielle, pour éviter tout mauvais procès à la personnalité courageuse et libre qui blâme ce que sa cause a à se reprocher, qu’elle suppose la capacité d’affronter un double opprobre : celui de l’extérieur, qui raille le fait de « cracher dans la soupe », et celui de l’intérieur, qui ostracise le dénonciateur.

Autant je n’aime pas les prises de conscience qui surviennent trop tard, quand le pire a déjà été consommé — comme Roselyne Bachelot, une spécialiste politique du genre, ou lorsque certains stigmatisent Gérard Depardieu ou Jack Lang une fois qu’ils sont défaits, alors qu’ils savaient —, autant je récuse le grief de « cracher dans la soupe » lorsqu’on a participé à son élaboration tout en tentant, autant que possible, d’alerter et de prévenir.

Le campisme est un comportement digne qui ne vise pas à ruiner sa propre cause, mais à permettre à ceux qui la défendent de se ressaisir et de progresser.

La voix critique d’un seul est une chance : l’occasion, pour tous, d’une prise de conscience.

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Voir les Commentaires (36)
  1. Quelle satisfaction d’apprendre que vous n’avez pas été tenté, pour quelques billets de banque et quelques minutes d’antenne, de vous écraser devant l’intolérance et le manque de respect. J’adore le titre de votre prochain bouquin, je retrouve avec plaisir votre humour, qui joue et se joue des mots et des mauvaises pensées.

  2. @ Aliocha le 17 mars 2026
    « …mais sur la vérité révélée par le texte judéo-chrétien… »

    Ça ne vous dérangerait pas de respecter un peu la vérité ?
    Par chance, des hommes moins bornés que vous ont conservé les traces que l’Histoire a laissées.
    Si vous aviez le moindre respect pour l’humanité, vous ne prétendriez pas faire reposer sa continuité sur une tranche peu glorieuse que vous appelez « judéo-chrétienne »…
    Vous prétendez expliquer la démocratie occidentale en la réduisant lamentablement à un héritage judéo-chrétien ; or le monde est, a toujours été et sera complexe et métissé.

    Peut-être avez-vous entendu parler des civilisations préchrétiennes européennes, grecque, romaine, byzantine, arabo-musulmane, indienne, chinoise, africaines ?
    Ce n’est pas en se crevant les yeux qu’on y verra plus clair ! Sapere aude !

  3. Voilà qui ici n’est strictement pas hors sujet et l’information est d’importance : l’interprétation frauduleuse de la théorie mimétique par Peter Thiel est considérée comme hérétique par l’Église catholique.

    C’est l’occasion de préciser le sens du terme « hérésie », quand les sages, conscients de la complexité du réel, sont expulsés de CNews pour ne s’être pas soumis à l’absolutisation d’une vérité partielle, considérés alors comme hérétiques par des hérétiques sectaires et totalitaires :

    « Hairesis désigne originellement un « choix », une option — l’acte de saisir une partie en la distinguant du reste. Dans son sens philosophique le plus profond, l’hérésie n’est donc pas la négation de la vérité, mais l’isolement d’une vérité partielle, détachée du tissu relationnel de l’ensemble et élevée au rang de principe absolu. C’est l’absolutisation d’un fragment séparé de l’harmonie du tout : une intuition particulière sur la nature humaine ou sur la dynamique sociale qui, privée des contrepoids nécessaires qu’impose la complexité du réel, devient totalisante — et, à terme, tyrannique. »

    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/03/14/thiel-heresie-benanti/

    Merci, notre hôte, d’avoir le courage de résister, marchant avec tous les justes au chemin de vérité, pavé des pierres que l’on ne jette plus à ceux qui auraient eu l’audace de la proférer, au risque de dévoiler les ressorts archaïques d’une cohésion clanique, d’un campisme dépassé.

    Il est l’heure désormais d’inventer les voies et moyens d’une cohésion sociale non plus fondée sur les mythes démonétisés, mais sur la vérité révélée par le texte judéo-chrétien, démontrant que la démocratie, pour définitivement contredire Thiel sur le sujet, n’est pas incompatible avec la liberté, mais condition nécessaire et suffisante à son exercice, quand chacun assumerait les devoirs rigoureux au respect desquels la connaissance de soi-même invite.

    Allons, et ne péchons plus !

  4. @ sylvain

    Vous divaguez comme d’habitude. Ce ne sont pas « mes islamistes » mais ceux de Béziers, tenus par leur maire Robert Ménard. Votre langage grossier n’aide en aucune manière vos favoris.

  5. Serge HIREL

    @ duvent le 16 mars
    « À quelle heure le train parti de Paris à 11 h 01 arrivera-t-il à Munich ? »

    L’énoncé du problème est incomplet… Son heure d’arrivée dépend de la présence à bord ou pas d’un passager. Vous devinez lequel. Si, dans un compartiment, celui-ci, toujours à l’affût de tels gangsters qui l’obsèdent, aperçoit deux cocos en discussion avec un gaullo-fasciste, il exigera que le train passe par Moscou pour y déposer les deux premiers, puis qu’il s’arrête à Colombey pour se débarrasser du troisième… Bien sûr, pour ne pas prendre de retard, le chef de train a une solution : inviter notre ami — avec tous les égards qui lui sont dus — à monter dans le wagon de queue, plus facile à décrocher…

  6. @ Ellen le 16 mars 2026

    On s’en fout des 66 % de vos amislamistes, y en a partout maintenant, impossible de calculer les pourcentages ; même les villes du Sud hyperdroites en sont envahies et croulent sous ces hordes et meutes qui dictent leurs lois, leur religion, leurs mœurs.
    Je vous parle du feuilleton des crèches qui me met en extase, en transes même, et qui fait bouillir la gauche de rage et de haine.
    C’est mon grand kiff, vivement Noël !

  7. Ou bien – L’heure de l’ès-crocs intellectuel.
    On attend l’IA « Davynimal » pour faire sa fête.
    Pascal Praud, c’est la pensée unique. Gare à celui qui le contredit….

  8. @ sylvain

    D’après Robert Ménard, sa ville de Béziers abrite 66 % de musulmans, dont la majorité ne travaille pas. De plus, c’est la ville de France où il y a le plus de femmes voilées. Les allocations, ça rapporte plus. Pourquoi changer de maire s’ils peuvent continuer à se la couler douce ?

  9. Critiquer son propre camp lorsqu’il dérape est souvent la seule attitude véritablement honnête.
    S’agissant de CNews, et comme le souligne justement @caroff, la chaîne est devenue, sur la question du Proche-Orient, une sorte de « Radio Tel-Aviv » — voire « Radio Tsahal ».

    Plus largement, à force de vouloir se poser en contrepoint des chaînes dites bien-pensantes, elle finit par en devenir la caricature inverse : un unilatéralisme presque systématique (si l’on met de côté quelques cautions de gauche souvent peu convaincantes) et un ton parfois à la limite de la propagande.

    C’est d’autant plus regrettable que la chaîne possède de réels atouts. Mais le curseur semble parfois être allé trop loin. La nuance qu’apportait Philippe Bilger peut aujourd’hui manquer.

  10. Les bœufs ont veauté comme prévu, le racaillistan de Saint-Denis n’étonne plus personne, c’est un califat arabo-musulman africain narco aux records de crimes, vols et viols, donc il mérite ce maire qui leur ressemble.

    Le Havre, ville portuaire, trafic mondial narco, a veauté à 80 à l’heure pour Philippe le dégonflé, à genoux devant quelques pouilleux de la ZAD de NDDL, bravo les Havrais, vous êtes des champions.

    La liste est trop longue, mais y a mieux : je suis impatient de me rendre à Noël, pourquoi ?

    Ben tout simplement parce que Ménard a été réélu et qu’il va donc continuer à nous offrir ce super feuilleton-provoc génialissime sur sa crèche à la (allah) mairie, dont je ne me lasse jamais ; toute la racaillerie gauchiasse locale est en rage rouge et haine extrême contre ce super maire, « ça m’suffit » pour me rouler de rire, vivement Noël !

    Et bravo au RN bien entendu, grâce à eux on va encore assister aux alliances les plus pourries, les plus nauséabondes de tous les serpents, scorpions, crapauds, guignols, charlots, charlatans, pieds nickelés de gauche pour ce fameux et célèbre barrage contre le pire danger d’extrême drouââââte fasciste, raciste, xénophobe, islamophobe, MDR !

  11. @ Robert Marchenoir le 16 mars 2026
    « Jouissant de pouvoir agresser en meute, après que la folle furieuse duvent a donné le signal de la curée… »

    Bon, il va falloir rassurer ce pauvre bougre de Marchenoir… Moi, je suis bonne, et il me déplaît de voir souffrir.
    Tout d’abord, il convient de s’interroger sur la valeur des propos de ce que Marchenoir qualifie de « folle furieuse ».
    Puis d’essayer de trouver la raison qui fait qu’après avoir constaté et posé un excellent diagnostic, il juge utile d’évoquer régulièrement la folle furieuse.

    Posons donc ce problème :
    Une folle furieuse, une meute composée de trois personnes, dont la folle furieuse, qui ne se connaissent pas davantage que la folle furieuse ne connaît Marchenoir, sur un blog de bonne tenue, expose et défie le nec plus ultra de l’argumentation massue de Marchenoir.

    Question : vous devez résoudre, en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, la question suivante :

    Si la folle furieuse est folle, et si la meute est réduite, si Marchenoir a raison, et si la meute a tort :

    À quelle heure le train parti de Paris à 11 h 01 arrivera-t-il à Munich ?
    Dans le cas présenté, est-il nécessaire d’aiguiller les rails depuis Barcelone (largeur douteuse…), en passant par Rotterdam, puis de rejoindre la gare d’Orsay, qui n’est plus une gare, et enfin d’arriver à bon port ?
    Sachant que chaque kilomètre franchi est considéré comme un franchissement.

    Puisque le maître a dit qu’il fallait parler peu et se taire.

    En outre, si Duvent est une assaillante au vocabulaire outrancier, une police doit être diligentée sans plus attendre dans chaque rame du train.
    Enfin, les menottes seront inutiles : une décharge électrique, ou un train en pleine poire, devrait vous aider à trouver la solution de ce problème résolu en 1962 à l’examen du certificat de fin d’études de l’académie de Versailles.
    Ceux qui auront trouvé la réponse devront au préalable la soumettre à Marchenoir et à ses sbires, afin qu’il ne soit pas dit qu’ici, chez M. Bilger, la force est la Loi, NON et NON !
    Disons plutôt que : le syllogisme est un exercice facile, et bon pour assouplir l’échine qui se trouve, des fois, dans le cerveau ou ailleurs — ça dépend.

    BARBARA !

    Comprenne qui pourra !

  12. @ Tipaza le 16 mars 2026

    Ainsi que le disait fort justement Edgar Faure, qui n’avait rien d’un campiste, vu qu’il avait réussi à se faufiler dans tous les gouvernements de la IVe et de la Ve République, « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent… » 😊

  13. @ Achille le 15 mars 2026
    « Une chose est sûre : on ne peut pas reprocher à notre hôte d’être un « campiste », vu qu’il a voté Nicolas Sarkozy en 2007, François Hollande en 2012 et Emmanuel Macron en 2017. »

    Suivant ainsi l’excellent (?) exemple de Winston Churchill, qui ayant été élu député sous le label conservateur est passé froidement sous le label libéral, en conservant son poste de député (!), pour revenir quelques années après chez les conservateurs.

    Le va-et-vient est motivé de façon plus ou moins obscure, comme d’hab, avec des explications qui relèvent de la fidélité à des convictions pour le premier passage qu’il a justifé par son attachement au libre-échange.
    Le retour au bercail conservateur étant moins clair, sinon que très rapidement il a obtenu le poste ministériel important de Chancelier de l’Échiquier, où d’ailleurs il ne fut pas brillant.

    L’affaire est compliquée, je me garderais bien de la résumer, et donc je vous suggère le très complet article de Wikipédia.

    P.-S. : Une bonne nouvelle Sarah Knafo a passé la barre des 10 %, de justesse mais elle l’a fait. 😉

  14. Il y a aussi, cher hôte, une confusion chez beaucoup, qui pensent qu’apprécier tel ou tel n’étant pas de son « camp » serait faire preuve d’ouverture d’esprit. Bien souvent, l’obscur objet de leur appréciation n’a rien fait d’autre que de professer des idées identiques aux leurs. On peut alors affirmer que l’on reste dans le campisme.

    Ça devient intéressant quand des idées chahutent vos convictions et que vous acceptez d’y réfléchir ; à ce moment-là on n’est plus dans ce que vous dénoncez.

  15. Ce n’est pas une question de droite et de gauche mais de séquelles du monothéisme : croire qu’hors de l’Église… ou de son camp, il n’y a pas de salut. En France, cela donne des accusations croisées de communisme et de fascisme, pauvre pays… Pas besoin d’auteur pour le voir, il suffit d’avoir dû subir quelques discussions imparfaites, entachées de sectarisme, pour le constater.

    Et tant que je suis là : il est maladroit de traiter quelqu’un de Calimero, personnage vraiment malheureux et persécuté et que personnellement j’aime bien, d’oser dire ce qu’il en est de son triste sort dans ce triste monde.

    En tout cas, il est bienheureux que les gens portent souvent un masque, parce que je pense que les violences pourraient déborder des écrans dont ils sont le prolongement, chez les enfants qu’on ne protégera jamais assez des adultes et de leurs propres effets de groupe.

    Les gens veulent se rassurer en disant que c’est le masque qui amplifie la violence, mais pas du tout : déjà les enfants des écoles sont de sales petites brutes. Après quoi les humains ne s’arrangent pas en groupe, surtout avec la folle idée qu’ils posséderaient la vérité, comme une sorte de résidence secondaire ou principale. Ou bien, tout aussi fous, ils se moquent de la vérité pour le pur rapport de force, avant de tourner ceux qui la cherchent encore en dérision. Quelle chute proprement infinie ! Si je prenais le mythe monothéiste au sérieux, je dirais que Satan savait ce qu’il faisait en laissant triompher le monothéisme, voire en le favorisant. La vérité que les Grecs cherchaient comme la lumière est devenue un trou noir.

    C’est croire avoir le monopole de la vérité et supposer qu’elle est à son service, par exemple à celui de ses rancunes, qui est fatal. En tant que personne des plus rancunières, je tends à disjoindre les deux, mais encore faut-il se voir dans un miroir.

    De plus, les querelles de personnes font oublier le fond du problème, comme des nageurs à l’assaut les uns des autres plutôt que des abîmes. Bien sûr, chacun est tenté de se croire la figure de proue de la vérité de son camp, mais camp et vanité font oublier le reste à l’agresseur, tandis que l’agressé doit se défendre et donc attaquer, distrait de chercher le bien éventuel chez les autres pour les attirer de là à la recherche de la vérité, et plus le temps passe, plus le conflit s’ajoute à la vérité initiale que chacun propose, de sorte que tout dégénère en combat, ce qui est loin d’être un attracteur de vérité. La vérité doit servir d’arme, et non être servie.

    Bref, il faut déraciner la source mauvaise qui nous empoisonne, soit « hors de l’Église, point de salut ». Se dire que c’est une pathologie qui dure depuis trop longtemps et ne pas s’identifier à sa maladie si on veut guérir. Ose penser par toi-même, comme dit l’autre ! Ou encore regarder le ciel sans s’imaginer autre chose que la beauté des nuages, cesser de croire qu’il parle et que quelqu’un doit bien être son ventriloque, sans parler de matraquer les autres ventriloques, ou bien les amateurs de nuages, d’aube et de crépuscule.

    Sans silence, il n’y a pas de musique, sans renoncement à croire posséder la vérité ou manie d’en dessaisir l’autre, on n’en recevra pas plus de lumière qu’un garde posté au seuil du jour croyant interdire aux gens d’aller vers l’aube pour regarder les reflets qu’il croit saisir dans son réduit.

  16. Robert Marchenoir

    @ caroff – le 15 mars 2026
    « Je me suis informé auprès d’amis libanais, chiites ou maronites : leurs opinions, calquées sur ce que voient leurs yeux sur place, incitent à fermer définitivement la télévision en préférant lire des auteurs quasi inconnus chez nous comme Naguib Mahfouz […].’

    Allons, allons… il ne faut pas abuser de la ficelle « on nous cache tout, on nous dit rien ». Ce n’est pas parce qu’on ne parle pas de Naguib Mahfouz toute la journée sur les chaînes d’information que c’est un inconnu. Il est une véritable vedette littéraire en France. Un très grand nombre de ses livres ont été traduits chez nous.
    ______

    @ Serge HIREL – le 15 mars 2026 (@ Robert Marchenoir)
    «…comme disait Alain Peyrefitte… »
    « Cet individu n’était-il pas l’un des porte-parole du fameux « chef de gang » connu sous le nom de Charles de Gaulle ? Pourriez-vous expliquer les raisons pour lesquelles vous lui accordez tant de crédit ?… »

    Parce que je ne suis pas un abruti sectaire et violent, contrairement à vous.

    Un abruti sectaire et violent qui, entre deux tirades pompeuses et inutiles, enlève le masque, abandonne toute prétention au débat, à la rationalité et au respect d’autrui, et menace de me« donner des paires de claques » si j’ose écrire des choses qui lui déplaisent. À deux reprises. Jouissant de pouvoir agresser en meute, après que la folle furieuse duvent a donné le signal de la curée et que sa copine Mary Preud’homme, alias Axelle D, s’est jointe à la fête.Après qu’il s’est donné l’intense ridicule de prétendre avoir imprimé, puis mis à la poubelle l’un de mes commentaires parce qu’il n’était pas assez dévot envers son saint de Gaulle, et qu’il était incapable de le réfuter.

    Vous semblez vraiment tenir à ce que l’on vous frotte de façon répétée le nez dans vos déjections, et à ce que l’on souligne la façon dont vous abusez de la liberté qui vous est donnée ici.

    J’accorde également du crédit à Alain Peyrefitte parce que, contrairement à vous, je suis capable de lire un livre et de reconnaître sa valeur, lorsqu’il en a.

    Je lui accorde du crédit parce que je suis capable de faire la part des choses, d’apprécier la complexité de la réalité, et de ne pas me contenter de l’étiquette apposée par la rumeur publique sur tel ou tel.

    « Ce qui ne m’empêche pas d’être « campiste »… de droite, cette dernière précision étant surtout destinée à Robert Marchenoir, dont l’admirable flair lui a indiqué que j’étais « coco »… »

    Vous êtes, effectivement, un gauchiste de droite. Un gaullo-communiste. Un communiste, donc.

    Les gens ne sont pas toujours ce qu’ils disent qu’ils sont. Les communistes disaient vouloir le bonheur de l’humanité. Sarkozy prétend être honnête. Didier Raoult prétend être un génie scientifique. Serge Hirel prétend être un phare du journalisme.

    La droite de gauche est une réalité à travers l’Occident. Elle s’épanouit en France, pays traversé d’un gigantesque élastique qui ramène quiconque à la position normale, la position de gauche.

    Vous n’êtes pas de droite. Un homme de droite respecte la tradition, les usages, la politesse, se conduit correctement envers les inconnus qui n’ont aucun pouvoir sur lui et ne peuvent lui procurer aucune faveur. Vous êtes un fasciste, c’est différent.

    En fait, vous êtes surtout quelqu’un sans colonne vertébrale, quelqu’un d’incohérent, dépourvu d’assise intellectuelle et morale, quelqu’un qui n’hésite pas à donner libre cours à ses pires instincts dès lors qu’il est assuré de le faire impunément.

    C’est fascinant de voir à quel point vous êtes capable de tartiner à perte de vue sur l’esprit critique, pour aussitôt faire preuve de votre sectarisme, détruisant en quelques mots toute la posture que vous avez tenté d’échafauder à grand’peine.

  17. Une chose est sûre : on ne peut pas reprocher à notre hôte d’être un « campiste », vu qu’il a voté Nicolas Sarkozy en 2007, François Hollande en 2012 et Emmanuel Macron en 2017.
    En 2022, il n’a pas dit pour qui il a voté. Tout laisse à penser qu’au second tour, échaudé par ses désillusions, je pense qu’il s’est abstenu… 😊

  18. Serge HIREL

    @ Robert Marchenoir
    «…comme disait Alain Peyrefitte… »

    Cet individu n’était-il pas l’un des porte-parole du fameux « chef de gang » connu sous le nom de Charles de Gaulle ? Pourriez-vous expliquer les raisons pour lesquelles vous lui accordez tant de crédit ?…

  19. Le campisme, je préfère les hôtels 5 étoiles.
    Blague dans le coin, je me suis collé un bon Brouilly dans la terrine et j’attends avec impatience les commentaires de victoire d’après premier tour, pour me distraire. Nos brillants politiciens ont au moins cette qualité : distraire mes soirées. J’adore écouter des inepties à la télé. Et après je me colle un bon Jason Statham, du grand cinéma.
    Il en faut vraiment peu pour être heureux…

  20. Serge HIREL

    Avant tout commentaire, il me paraît nécessaire de s’entendre sur le sens du terme « campiste ». Lorsque le monde politique était binaire (le bloc soviétique contre l’Occident, la droite contre la gauche), il désignait ceux qui, toujours, sans la moindre nuance, approuvaient le camp auquel ils appartenaient.
    Dans le billet de Philippe, le « campiste » est d’une tout autre nature. C’est celui qui, tout en restant ancré dans son camp, tout en s’y sentant à l’aise, se montre critique vis-à-vis de certains de ses choix politiques, de ses stratégies et même de certains points de sa doctrine. Le « campiste » d’aujourd’hui a horreur de mettre le petit doigt sur la couture du pantalon, se permet de faire connaître ses désaccords, bref, exerce son sens critique sans toutefois avoir envie de franchir le Rubicon.

    Le campiste n’a rien d’un traître, qui prend la poudre d’escampette pour aller servir le camp d’en face… ou un nouveau jeune maître auprès duquel il croit pouvoir faire plus belle carrière. Il est plutôt dans la situation d’un joueur de foot qui marque contre son camp, mais à une différence essentielle près : son geste est volontaire et il n’en est pas désolé. Bien au contraire.

    Autre notion d’importance : on trouve des « campistes » à tous les étages de tous les camps, mais, naturellement, plus il est gradé, plus son « coming out » est remarqué. Celui d’un militant de base fait jaser dans son entourage… Celui d’un chapeau à plumes fait la « une »…

    Quant au sympathisant qui ne se démarque que dans son for intérieur, mais vote sans renâcler pour son camp, les chefs des partis n’y attachent aucune importance, ne se préoccupent pas de ses attentes… jusqu’au jour où, la coupe étant pleine, il change de camp dans le secret d’un isoloir… Le sieur Mélenchon pourrait bien, ce soir, subir les conséquences de ce phénomène politique qui, ces dernières années, a déjà bouleversé les résultats électoraux.

    On ne peut que féliciter notre hôte qui a décidé de ne rien changer à ses habitudes en matière de liberté d’expression et de dire tout haut — plutôt d’écrire… — que son éviction inélégante de CNews n’a en rien modifié son ancrage politique, mais que celui-ci n’est pas un boulet qui le contraint à taire ses nuances, déjà largement exprimées, en particulier sur son blog, à garder pour lui son avis sur les us et coutumes de la « chaîne Bolloré », même si le dévoiler publiquement en cette période particulièrement agitée au plan politique apparaîtra une aubaine aux yeux des adversaires de Pascal Praud et consorts — il y en a quelques-uns sur JaS…

    Ceux-ci se trompent… Qui aime bien châtie bien… Et le bouquin de Philippe, qui ne sera pas un brûlot, risque, au contraire, d’offrir à CNews les clés de la relance nécessaire après les remous provoqués par l’affaire Morandini et la démission — regrettée — de Sonia Mabrouk. Une relance qui ne peut se faire qu’avec doigté — des ajustements, mais certainement pas de ruptures — tant la programmation actuelle, le ton volontairement offensif et la ligne éditoriale musclée sont au cœur de la réussite de la chaîne et de la progression jusqu’à maintenant régulière de son audience.

    PS : À la mi-trentaine, pendant quelques semaines, en en ayant l’opportunité, j’ai envisagé une carrière politique. Un dirigeant actuel de LR (militant RPR déjà en vue à l’époque) était prêt à m’aider… à la condition que je sois « encarté », ce qui exige, m’a-t-il dit, « une obéissance absolue au parti ». J’ai fui… et conservé ma carte de presse qui, elle, me garantissait la liberté d’expression… que j’utilise encore dans mes commentaires sur JaS. Ce qui ne m’empêche pas d’être « campiste »… de droite, cette dernière précision étant surtout destinée à Robert Marchenoir, dont l’admirable flair lui a indiqué que j’étais « coco »…

  21. C’est dommage que vous ayez quitté CNews à cause des désagréments sur des cacahuètes, alors que sur des sujets notamment plus sensibles, ceux qui vont entièrement remodeler le monde dans ses rapports structurels — et pas à l’avantage de l’Occident —, comme l’inévitable victoire des Russes et le comportement criminel des USA et d’Israël, vous étiez en parfait accord avec la meute assujettie du plateau. C’est là que vous êtes perdu, à mon sens, car vous n’assimilez et ne traitez que les informations venant des sources vous entourant : un circuit fermé.

    Tout en étant de la droite la plus à droite, je n’écoute plus Praud, qui confirme qu’il est payé au nombre de mots aboyés. Un vrai moulin à paroles d’une bien-pensance conventionnelle et fade, faussement nourrie par un semblant de critique crispée du gouvernement, que certains droitards savourent, ce qui fait le succès indéniable de l’émission.

  22. Quand je pense qu’on a pu accuser notre hôte de se laisser acheter par CNews ! Pour moi, il est évident que celui qui s’en est rendu coupable a le devoir d’en demander pardon à monsieur Bilger. Je sais bien que les gens ne le font presque jamais dans ce genre de cas ; c’est pourtant un devoir inconditionnel mais insuffisant.
    Je veux dire par là qu’il faut bien sûr réparer… Cela inclut pour moi acheter, lire son livre et en faire la promotion. Eh oui, qui a donné dans la calomnie déclenche quelque chose de très grave.
    Tenez, un air aussi parfait que la chose est ignoble !

    https://www.google.com/search?q=air+de+la+calomnie+en+fran%C3%A7ais+van+damme&sca_esv=873f891b9c737763&rlz=1C1ONGR_frFR1181FR1181&udm=7&biw=1360&bih=599&ei=qNa2abOhHaKdkdUPnbmRiA8&oq=air+de+la+calomnie+en+fran%C3%A7ais+van+dam&gs_lp=EhZnd3Mtd2l6LW1vZGVsZXNzLXZpZGVvIidhaXIgZGUgbGEgY2Fsb21uaWUgZW4gZnJhbsOnYWlzIHZhbiBkYW0qAggAMgUQIRigATIFECEYoAFI3jhQmghYwiZwAngBkAEAmAFsoAGaBaoBAzguMbgBAcgBAPgBAZgCC6ACggbCAgoQABiwAxjWBBhHwgIGEAAYFhgewgIIEAAYgAQYogTCAgUQABjvBcICBBAhGBXCAgUQIRifBcICBxAhGKABGAqYAwCIBgGQBgWSBwM5LjKgB4gpsgcDNy4yuAf1BcIHBzAuMy43LjHIBz-ACAA&sclient=gws-wiz-modeless-video#fpstate=ive&vld=cid:da5d180a,vid:IfyCau4yyBk,st:0

    On incite à juste titre les gens à mettre la main devant la bouche quand ils ont envie de tousser et à ramasser les déjections de leurs chiens. Il me semble que se retenir de calomnier, et à défaut présenter ses plus humbles excuses et lutter contre les conséquences de ses actes, ne s’impose pas moins…
    Exécution !

  23. Le dernier endroit où s’informer de la situation au Proche-Orient se situe sur les chaînes d’info.
    CNews est devenue la radio Tel-Aviv, BFMTV et LCI invitent des militaires à la retraite déçus de ne plus être dans le coup, et France Info n’intéresse personne.
    En fait, ceux qui savent — et ils sont assez nombreux au sein de la sphère gouvernementale, grâce aux moyens sophistiqués dont ils disposent (services de renseignement civils et militaires) — ne s’expriment pas.

    Et c’est beaucoup mieux qu’ils la bouclent pour ne pas alarmer Mme Michu ou M. Bitru, bref les téléspectateurs lambdas dont nous faisons partie !

    Sur cette question, je me suis informé auprès d’amis libanais, chiites ou maronites : leurs opinions, calquées sur ce que voient leurs yeux sur place, incitent à fermer définitivement la télévision en préférant lire des auteurs quasi inconnus chez nous comme Naguib Mahfouz, Amin Maalouf, ou regarder Fauda (série israélienne) ou Le Juge de Téhéran, pour comprendre le système judiciaire iranien.

  24. Patrice Charoulet

    L’analyse que vous faites de CNews, après votre éviction, est fort bonne. J’avais fait la même depuis des mois. C’est pourquoi il était au-dessus de mes forces de l’écouter, préférant d’autres chaînes.
    Ce livre ne va faciliter votre réintégration, mais je suppose que vous ne la souhaitez pas du tout !

  25. @ Xavier NEBOUT le 15 mars 2026

    Parce que critiquer vertement la politique israélienne est assimilé à de l’antisionisme et que l’antisionisme est assimilé à l’antisémitisme qui est lui-meme interdit d’expression par la loi.

    La boucle est bouclée.

    Je note que cette assimilation de l’antisionisme à l’antisémitisme fait de certains Juifs, de facto, des antisémites. Cocasse, non ?

  26. Robert Marchenoir

    Excellent titre, L’Heure des crocs. Ça promet d’être plus intéressant que les minutieuses considérations de Nicolas Sarkozy sur les spécificités de la plomberie carcérale. Cela dit, quoiqu’on ne soit jamais à l’abri d’une heureuse suprise, je doute qu’on voie des files de lecteurs s’enrouler autour des pâtés de maisons des librairies parisiennes pour acheter votre ouvrage, comme ce fut le cas pour le dernier opus de l’habitué des tribunaux (de l’autre côté du vôtre).

    Outre qu’avoir été président de la République constitue un atout difficile à rattraper, il ne faut pas négliger l’aspect chef de gang de Nicolas Sarkozy. Car c’est cela, en définitive, qui explique l’étonnante ferveur dont il continue de bénéficier auprès du petit peuple (pas forcément dépourvu d’aisance financière) : l’amour de la servitude.

    Quelqu’un qui trouve habile de soutenir Didier Raoult et Vladimir Poutine est un chef de gang. Il exige la loyauté absolue, tandis qu’il se targue de transgresser les règles. De même que de Gaulle continue à bénéficier d’une étonnante ferveur parce qu’il était un chef de gang.

    En 1960, au lendemain de l’indépendance du Cameroun, il a fait empoisonner à Genève, par les services secrets, l’indépendantiste Félix Moumié qui s’opposait au nouveau chef d’État du pays, marionnette de l’Élysée dans le cadre de la fameuse Françafrique. Le tueur, William Bechtel, héros de la Résistance, quatrième homme à avoir rejoint de Gaulle à Londres, est mort dans son lit en 1990, après avoir été inexplicablement acquitté par la justice suisse suite aux pressions françaises. Un aspect du gaullisme qu’on oublie volontiers.

    Ces méthodes ne sont guère différentes de celles de Vladimir Poutine, qui fait assassiner ses opposants à l’étranger. Tout juste emploie-t-il du polonium et du Novitchok, ce qui est autrement plus chic que le thallium utilisé par la barbouzerie gaulliste : de la vulgaire mort-aux-rats. Voilà qui aide à comprendre la complaisance des gaullistes pour le nabot du Kremlin.

    Vous, vous êtes exactement le contraire. Vous revendiquez la liberté de critiquer votre propre camp de l’intérieur, au nom de l’exigence de vérité. Une attitude à l’opposé du praudisme, du sarkozysme, du gaullisme.

    Vous récusez l’accusation qui vous est faite de cracher dans la soupe, en faisant remarquer, à bon droit, que vous avez contribué à la préparer, la soupe. Et que lorsque les clients du bistrot sont susceptibles de grimacer en la goûtant, il est de votre devoir de les défendre.

    J’ai été très frappé de voir avec quelle fréquence cette accusation de « cracher dans la soupe » vous a été portée, sur X, suite à votre départ de CNews. Des dizaines et des dizaines de messages vous ont été adressés, avec ce seul argument. Si certains peuvent provenir de faux comptes russes ou chinois, prêts à tout pour semer la discorde au sein de la société française en attaquant telle ou telle personnalité, il ne fait pas de doute que beaucoup proviennent du « vrai peuple », ces fameux anonymes chez lesquels mijote, paraît-il, la vertu inhérente aux Gilets jaunes.

    On peut, à la rigueur, concevoir que parmi les membres des médias, milieu ô combien convoité, la règle non dite impose de « ne pas cracher dans la soupe ». Mais chez le Français de base ?

    Qu’est-ce que c’est que ce cynisme ? Qu’est-ce que c’est que cet amour de la servitude ? Simplement parce qu’une entreprise vous lâche périodiquement quelques billets, cela voudrait dire que vous êtes son esclave et que vous devez remercier à genoux ? La juste contrepartie du travail que vous fournissez, contractuellement convenue, serait une « soupe » qu’on vous jetterait dans une écuelle, où vous seriez contraint de la lapper en silence, tel un chien ? Rien d’autre que la « soupe » ne compterait ? Le travail fourni, les analyses partagées en direction des auditeurs ne seraient pas l’essentiel ?

    Qui sont ces gens ? Quelle moralité pervertie est la leur ? Qu’ils aient l’esprit vil, c’est leur affaire. Mais pourquoi insistent-ils tant pour rabaisser tout le monde à leur niveau ?

    Une fois de plus, comme disait Alain Peyrefitte dans Le Mal français, on constate que le peuple oscille entre la soumission et l’insoumission. L’immobilisme et la convulsion. La mendicité et l’injure.

    Tout, sauf la liberté, qui est autrement plus exigeante.

  27. Xavier NEBOUT

    Rony Brauman, que j’évoquais précédemment, illustre parfaitement ce propos.
    Il dénonce sans cesse les crimes et le génocide commis par ceux qui tiennent le pouvoir dans sa patrie, en Palestine et à Gaza, provoquant ainsi les désirs de vengeance dans le monde. Comment ne pas s’indigner lorsqu’il raconte qu’il est de bon ton pour des Israéliens de venir voir, panier de pique-nique à la main, des colons tirer sur des paysans palestiniens, et ce en visant leurs genoux pour qu’ils soient estropiés à vie ?
    Comment s’étonner qu’après avoir expulsé les habitants d’un village palestinien, l’avoir rasé et enterré pour qu’il n’en reste plus rien afin d’y installer un « innocent » kibboutz, les expulsés ou leurs enfants aient envie d’y retourner faire ce qui y a été fait le 7 octobre ?
    Alors Rony Brauman traite Netanyahou et sa bande de criminels génocidaires, car ce qu’ils veulent effectivement, c’est expulser les Palestiniens de Palestine, poursuivre le sionisme.
    Et toute la pègre politicarde au pouvoir en France comme ailleurs, des socialistes au RN compris, fait semblant de s’indigner de l’opinion de LFI et de les traiter d’antisémites en s’abritant derrière leurs délires gauchistes, les faux-culs de CNews en tête.
    Et pourquoi faut-il aller chercher jusqu’au fond des poubelles de YouTube pour pouvoir entendre Rony Brauman, celui qui a dirigé les équipes de Médecins sans frontières pendant douze ans, le Juif qui aurait voulu pouvoir être fier de l’être ? Pourquoi ?

  28. Mobilisation générale !

    Achtung ! Veautez bien, suivez les consignes à la (allah) lettre du camp du bien, schnell ! Gros danger : les fachos racistes xénophobes islamophobes homophobes du RN menacent le pays. Urgent : faut faire des barrages, des grands et même des tout petits, contre le camp des méchiants qui ne pensent pas aussi bien que les ceusses, les gentils eux-mêmes « qui pensent mieux ».

    Y en aura pour tous les goûts, pour les bons et même pour les mauvais :

    Le camp des plus belles moustaches et chapeaux à plumes pour les meufs, les soumis, les masos… Les bons ! Plein de bisous !

    Le camp des un peu moins belles moustaches, trop carrées, trop zeures zombres, pour les CNewsistes nazis racistes des RNeuneus. Les mauvais ! Feuer !

    Le camp des agenouillistes repentistes et leur conduit, pas auditif, l’autre, l’abdominal abominable en plein ramonage intensif (faut un dessin ?), en direction de La Mecque : les LFIstules islamo-gauchistes du Führer Adolf Mélenchon. Les bons, plein de câlins !

    Surtout n’écoutez pas CNews, cette radio facho raciste pro-RN qui ne débite que des fakes et qui risquerait de vous gâcher cette belle journée d’asservissement à d’autres nouveaux maîtres, tous aussi compétents en économie, en accueil de nouvelles belles races d’humanoïdes venues de leur plein gré effacer ces blancs cathos fachos racistes ainsi que leur dette de 3500 milliards.

    C’est Pascal Praud (hou la honte), c’est comme il a dit, lui !

    Tous ces troupeaux de bœufs qui passent sous ma fenêtre, j’ai l’impression d’être un cow-boy.

  29. Dans deux registres différents mais de la même veine, il faut se les coltiner : Praud et Hanounouille. C’est insupportable, c’est gras, pas très malin et lourdingue. Il faut aimer se faire humilier, cracher à la figure, et j’en passe. Il faut bien vivre sans doute, l’artiche est un moteur peut-être, sûrement, important. Je les fuis comme on fuit la peste.

    Dans un autre registre, je l’ai déjà dit ici : je n’écoute plus Anne Nivat, elle me saoule. C’est au fond une façon de faire fuir les téléspectateurs aussi : elle coupe à tout bout de champ, ramène sa fraise au moindre commentaire, c’est insupportable, termine les paroles des interlocuteurs, les stoppe, enfin la panoplie moderne qui gagne du terrain ; donner du rythme à une émission ne veut pas dire la dérouler en saccades. Elle aussi me fait fuir.
    Peut-être ai-je tort et ses audiences sont-elles bonnes, je ne sais pas.
    Même les propos les plus intelligents sont très souvent détruits sans qu’elle ne s’en rende compte, apparemment.
    Nivat anime l’info le week-end sur LCI, qui manque de fluidité : un style plus posé, plus à l’écoute, qui laisse davantage de place aux intervenants, la servirait davantage. Pour moi, à fuir à grandes enjambées.

  30. Cœur lourd avec Finkielkraut et notre hôte, quand les incorruptibles ont le courage de renoncer à l’adhésion mondaine pour rejoindre les serviteurs de la vérité, à oser exprimer ce qui pourtant est vu désormais en toute clarté : le sionisme ne survivra pas en assassinant le judaïsme.
    S’il reste encore des chrétiens, c’est-à-dire de même religion que les Juifs, à oser voir et avouer la faute originelle des humains, l’Esprit de justice dont témoigne la Bible sera reconnu en majesté, au lit même des mensonges que les adeptes de la toute-puissance osent proférer en se réclamant d’elle, alors qu’ils ne collaborent qu’à un peu plus la contredire.
    Merci aux justes, notre hôte et le si cher vieux philosophe aux mains tremblantes : ils sont les témoins, en l’aveu de la faute collective, de ce qui, en creux et en manque, indique l’effort indispensable au pays comme au monde pour savoir offrir aux petits cet insigne enseignement.
    Ils en sont la plus haute garantie pour transmettre, grâce au service offert à la collectivité par leur art — juridique ou philosophique —, ce qui depuis le commencement est écrit aux textes fondamentaux, qu’il est plus que jamais nécessaire de transmettre et d’apprendre :

    « Et j’allai vers l’ange, en lui disant de me donner le petit livre. Et il me dit : Prends-le et avale-le ; il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel. »

    https://saintebible.com/revelation/10-9.htm

    Bon appétit.

  31. Hélas, le campisme, que j’appellerais l’émondage des abus de son propre camp, vous fait chasser, décamper par des gens qui peuvent tenir leur jardin au cordeau mais s’accommodent des friches dans ce qui devrait leur tenir bien plus à cœur !
    En fait, un jardin semé de fausses ruines a eu son heure de romantique gloire, et un jardin en ruine lui-même pourrait être beau si on le menait à la manière d’un jardin anglais… Mais que dire de ceux qui entretiennent vices et abus dans leur camp, voire dans leur famille ? Que, de droite ou de gauche, ils ne sont jamais que des conservateurs de l’ordure.

    Et maintenant que j’ai craché un venin bien plus à propos que dans une querelle de personnes, même si elles ne sont pas toutes évitables, achevons sur une note ensoleillée en se disant qu’on peut songer à prendre le livre de notre hôte en plus d’une pile de lecture. L’avantage des boîtes à livres me semblait autrefois de permettre à tous de piocher des livres en des sortes de discrètes fontaines de lecture. À présent, je me dis qu’elles sont aussi le lieu le plus commode pour placer l’excédent de ses livres.

  32. « Pour ma part, je publierai le 9 avril, aux éditions de l’Archipel, un essai — L’Heure des crocs — dans lequel je mettrai en cause certaines dérives de CNews, sans dissimuler que, conservateur, j’étais pour l’essentiel en accord avec cette chaîne. » (PB)

    Je ne vous cache pas, Philippe Bilger, que j’ai hâte d’être au 9 avril prochain afin de me procurer votre essai, même si j’ai déjà une petite idée des dérives que vous comptez dénoncer.

    Une chaîne qui vire sans la moindre explication un des chroniqueurs vedettes de l’émission « L’heure des pros », cela donne déjà une piètre idée de la liberté d’expression dont cette chaîne se vante d’être le pilier.
    Se séparer de Sonia Mabrouk au motif qu’elle s’était désolidarisée de J-M Morandini, alors que la chaîne s’obstinait à vouloir le garder, malgré sa condamnation définitive par le tribunal, est la démonstration que pour les patrons de la chaîne, le taux d’audience passe avant tout considération morale.
    C’est plutôt gênant pour une chaîne qui présente tous les samedis et dimanches matin une émission destinée aux catho-réac avec un curé habillé en soutane comme dans les années 60.

    Il est clair que cela a quelque peu ébranlé l’audience de CNews qui, depuis quelque temps, ne se targue plus d’être « la première chaîne d’info » , devancée désormais par BFM qui a repris la tête et même par LCI.

    Eh oui, à force de faire du Macron-bashing du matin au soir, cela finit par lasser les téléspectateurs qui ont l’impression qu’on leur sert toujours la même soupe réchauffée.
    Alors ils vont voir la concurrence. C’est ballot quand même ! 🙂

  33. hameau dans les nuages

    Vous avez bien fait de lever le camp, le chef de meute devenant insupportable à force d’obéir à ceux qui le financent, le doigt sur la couture du pantalon. À force, cela devient lourdingue de les voir, représentants du camp du Bien, ivres de haine leur faisant perdre toute raison devant « ces news » pas fraîches et ressassées ad nauseam.

    https://www.youtube.com/watch?v=RxdV-cnS3yU

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