Ce titre n’est pas anodin : les rabat-joie sont déjà à l’oeuvre !
Les réalistes, les juristes, les spécialistes du droit international, les idéologues qui préfèrent un Iran tueur à une Amérique libératrice, les prudents, les précautionneux, ceux qui font la fine bouche devant un présent admirable à cause d’un futur inquiétant, ceux qui privilégient les États par rapport aux peuples, l’abjection haineuse d’une Rima Hassan : on va les entendre. Ils ont commencé à s’exprimer. Je ne doute pas qu’ils vont dominer de plus en plus dans l’espace politique et médiatique. Mais de grâce, qu’ils nous permettent ne serait-ce qu’une minute de joie…
On n’en demande pas beaucoup, nous les naïfs, nous les simplistes, nous qui ne sommes pas suffisamment sérieux pour déceler tout de suite le pire sous le meilleur : on n’exige rien de plus que le droit à une minute d’enthousiasme et d’allégresse…
Nicolas Maduro, dictateur et tueur, a été enlevé et va être jugé.

Israël et les États-Unis de Donald Trump ont attaqué l’Iran et le Guide suprême a été tué. À Téhéran, des applaudissements, des cris de joie, l’espérance a montré le bout de son merveilleux visage. Le souvenir est atroce, qui remet en pleine lumière ces héroïques jeunes femmes, ces résistants, ces citoyens de tous âges qui ont osé dire non, en sachant l’issue inéluctable qui allait les engloutir dans la mémoire de leurs proches à la fois fiers et déchirés ; ces multiples pendaisons, ces martyrs modestes et déterminés payant de leur vie leur courage inouï d’avoir un jour prescrit des limites à l’horreur et à l’étouffement. Partout, grâce à l’intervention conjointe de ces deux nations — l’une contrainte d’être sans cesse sur la défensive, l’autre impérieuse, parfois pour la cause des peuples —, en Iran, quelque chose s’est levé qui ressemble à un immense soupir de soulagement.
Je sais, cela ne va pas durer. La sale politique va reprendre ses droits. Et les rapports internationaux vont imposer leur loi. Peut-être même que, très vite, l’avenir sera assombri, repeint aux couleurs tragiques d’hier ; mais, en attendant, messieurs les rabat-joie, laissez-nous savourer cette minute de bonheur où l’oppression a marqué le pas, où les assassinats ont reculé, où la peur s’est dissipée, où le souffle de la vie l’a emporté sur l’odeur de la mort…
Messieurs les bourreaux, rassurez-vous : vous aurez toujours votre place dans l’Histoire…
@ Serge HIREL – le 4 mars 2026
Votre interminable commentaire se résume à ceci :
1. Cépavré.
2. Tékunkhon.
Il est absolument fascinant d’observer la manière dont des personnes apparemment adultes, voire âgées, et même ayant exercé, à les en croire, des fonctions dites prestigieuses dans la société (journaliste, élu local), se transforment en chiens enragés bavant de haine dès lors qu’on remet en cause la légende gaulliste (ou communiste, d’ailleurs), au moyen d’arguments rationnels basés sur des faits historiques précis tirés de sources vérifiables.
Et ce, sans se croire obligés de fournir le moindre argument ou le moindre fait à l’appui.
Non seulement ça, mais vous vous transformez carrément en malade mental, en prétendant que vous vous êtes donné la peine d’imprimer mon commentaire dans l’unique but de le mettre à la poubelle. Tel un sauvage d’une tribu arriérée se livrant à un rite d’exorcisme, ou les fanatiques d’antan qui brûlaient des sorcières.
Vous êtes un dangereux pervers. Vous êtes de l’étoffe dont on fait les tortionnaires et les dictateurs. Sans en avoir, Dieu merci, l’envergure ou les moyens.
On ne saurait mieux démontrer que le gaullisme, et le communisme dont vous vous faites périodiquement, ici, le défenseur, sont des religions de substitution, des croyances irrationnelles et néfastes dont il convient de se débarrasser au plus vite.
Vos attaques personnelles répétées à mon égard, vos réactions infantiles et désaxées lorsqu’on évoque ces sujets d’une autre façon que celle entérinée par les préjugés ambiants, illustrent à merveille la nature et l’influence de l’idéologie gaullo-communiste, si mal comprise.
On rappellera sa réalité et son emprise sur la société, telle qu’elle a été analysée par l’historien du communisme Stéphane Courtois dans Le bolchevisme à la française.
« Pendant plus de 35 ans, de Gaulle et le PCF ont dominé la scène politique. Leurs affrontements, qui ont scandé la vie politique du pays, semblaient les désigner comme deux entités ennemies. Cependant, la disparition du général de Gaulle, puis l’affaissement quasi-simultané du Parti communiste et des forces gaullistes […] placent aujourd’hui cet affrontement dans une perspective inédite où les convergences fondamentales semblent le disputer aux antagonismes conjoncturels. […] »
« Si éloignés semblent-ils à l’origine, ils puisent leur dynamisme à une même source : la crise d’identité profonde où s’est enfoncée la France depuis 1914, qui connaîtra son apogée en mai-juin 1940 et mettra encore plus de vingt ans à se résorber. […] »
« En réalité, il s’agissait d’une crise de modernisation : en faisant entrer la France dans le XXe siècle, la guerre de 1914-1918 lui posait de difficiles problèmes d’adaptation. »
Crise de modernisation qui renaît aujourd’hui, alors que la France est à la traîne de la rénovation libérale que la plupart de ses concurrents ont déjà menée, tandis que le choc des empires et des civilisations la trouve dépourvue de ressources au pire moment.
« Face à cette crise, trois types de réponses se dessinent. La réponse ‘traditionaliste’ est apportée par la classe politique des notables, qui se replie sur des solutions corporatistes, clientélistes. […] »
Corporatisme de notables que vous incarnez à merveille dans ces pages.
« La réponse ‘rationaliste’, peu apparente dans un premier temps, s’est révélée sous Vichy avec la brusque montée en puissance du pouvoir technocratique, avant de triompher lors des Trente Glorieuses. »
« Restait un troisième type de réponse, la charismatique. […] Une fois passé le paroxysme de la crise, seules deux de ces forces auront survécu à la tempête : de Gaulle et les communistes. »
« Communisme et gaullisme reposent sur un phénomène charismatique que Jacqueline Mer définit ainsi : ‘Cet état de tension affective et imaginative qui ébranle une collectivité en direction de son salut’. […] [Elle] souligne que le phénomène charismatique n’intervient que comme une réponse à une situation exceptionnelle : ‘L’expression situation extrême renvoie à l’imminence d’une mort psychique […]’. »
Danger de mort psychique qui explique la virulence de vos attaques irrationnelles à mon égard.
« Le PCF a puissamment contribué, en cristallisant une identité ouvrière communiste, à rassurer et à stabiliser la classe ouvrière – et les couches populaires en général – confrontée à la crise économique, et à travers sa fonction tribunicienne, à la faire pénétrer progressivement en modernité. Le général de Gaulle a poursuivi les mêmes objectifs à l’échelle de la nation. Il a été très tôt extrêmement sensible à l’humiliation, indice incontestable que l’identité est en danger […]. »
« En 1950, il [dira] : ‘Nous avons tellement pris l’habitude d’être un grand peuple et une grande puissance, que le sentiment de notre actuel abaissement mène beaucoup de Français au scepticisme, sinon au désespoir. Voilà le mal qu’il faut guérir. »
« Quant à la fonction modernisatrice, elle est évidente chez de Gaulle […]. Les communistes, pour leur part, en faisant du métallo le prototype de l’ouvrier communiste, ont amené la classe ouvrière à accepter et rendre opérationnel le modèle de la seconde révolution industrielle symbolisée par le taylorisme et l’ouvrier qualifié. […] »
« Ces phénomènes charismatiques reposent sur un mythe fondateur : la France / la Révolution prolétarienne mondiale. […] De Gaulle le proclame dès avant la Première Guerre mondiale, en 1913 : ‘Le patriotisme et une véritable foi, il ne peut s’accroître en discutant, on ne doit pas lui commander mais on a le devoir de lui obéir’. »
D’où l’explosion de rage qui est la vôtre (et celle de tel ou tel pseudo-gaulliste, ici), dès lors qu’on s’avise de discuter de ces questions.
« Quant aux communistes, ils ont opéré à Tours en 1920 un choix définitif en faveur de la révolution, contre la réforme. […] Ce mythe inscrit à un double titre l’action politique dans l’ordre du sacré. »
« De Gaulle et les communistes sont passés maîtres dans l’art de susciter et d’entretenir le charisme, soit par le biais du culte du leader – le culte de la personnalité emprunté à Staline chez les communistes -, soit par un art consommé de la mise en scène. […] Cette démarche gaullienne – foi absolue dans une valeur centrale sacrée et efficace qui accorde un sens à l’histoire -, on la retrouve point par point chez les communistes […]. »
« De Gaulle et les communistes […] rejettent également la forme rationnelle légale de la domination. Ils récusent par principe la suprématie de la légalité, cette ‘légitimité formelle’ qui, pour eux, doit se soumettre à la ‘légitimité réelle’. »
Comme je l’ai rappelé récemment, « l’entretien d’un appareil illégal est une obligation imposée par la troisième des 21 conditions d’adhésion à l’Internationale communiste, exigées par Lénine en 1920. […] »
« Le second domaine où les démarches communiste et gaulliste convergent est celui de l’action et de l’organisation. […] Militant / militaire : deux maîtres mots de la convergence. […] Cette action militante / militaire implique une organisation. Dès 1916, de Gaulle note : ‘Le secret de la réussite est pour ainsi dire exclusivement dans la préparation’. Phrase que Lénine n’aurait certes pas démentie […]. »
« Les communistes ont inventé la formule du ‘centralisme démocratique’, mais dès 1924, Jules Humbert-Droz, représentant de l’Internationale communiste auprès du PCF, le qualifiait de ‘centralisme militaire’. Or de Gaulle a souvent appliqué la même règle. […] De même, pour de Gaulle, le responsable n’est pas libre de quitter l’organisation, sauf à devenir un traître […]. On croirait entendre Maurice Thorez répondre au professeur Prenant, membre démissionnaire du Comité central : ‘On ne démissionne pas du Comité central’ […]. »
« Cette force collective doit être dirigée, encadrée par un appareil. Les communistes se désignent eux-mêmes comme l’élite, l’avant-garde de la classe ouvrière. Mais de Gaulle sent de la même manière […] : ‘Le RPF devient – comme jadis la France libre – une minorité intransigeante et rigoureuse’, ou encore : ‘Il importe de maintenir l’avant-garde sans laquelle il n’y aurait pas de recours au jour de la vérité’. »
« Cette élite doit être un groupe de professionnels. Depuis Lénine, le communiste est un ‘révolutionnaire professionnel’. Quant à de Gaulle, dans Vers l’armée de métier – au titre symptomatique -, il tranche : ‘Voici venu le temps des soldats d’élite et des équipes sélectionnées’. […] »
« Ce groupe de professionnels doit être sélectionné soigneusement. Depuis 1932, Staline a imposé dans tout le mouvement communiste la section des cadres qui sélectionne, forme et contrôle chaque cadre de l’appareil communiste. Or, Le Fil de l’épée est en grande partie un manuel de sélection des cadres militaires. […] »
« Une fois retenus, les cadres doivent s’imprégner d’un certain esprit. ‘L’esprit de parti’ chez les communistes, ‘l’esprit militaire’ chez de Gaulle qui le décrit ainsi : ‘Des hommes ont adopté la loi de la perpétuelle contrainte. Les droits de vivre où il leur plaît, de dire ce qu’ils pensent, de se vêtir à leur guise, ils les ont bénévolement perdus. […] »
Ce droit de dire ce qu’on pense qui semble vous irriter au plus haut point.
« De Gaulle va plus loin encore dans l’analyse des ressorts profonds qui font marcher la masse : ‘Le désir qu’éprouve l’individu, faible, médiocre, passager, de participer à la force, à la grandeur, à la durée, à la splendeur d’une troupe familière l’excite et le satisfait’. »
On ne s’étonne plus de la méfiance des Américains et des Anglais qui voyaient chez de Gaulle un danger fasciste.
« Et, là encore, comment ne pas évoquer en parallèle les défilés et manifestations, les meetings, les drapeaux rouges, les chants révolutionnaires dont le PCF a poussé l’utilisation à une quasi-perfection ? […] »
« Cet orgueil incite les communistes et l’homme d’action gaullien à se considérer comme ‘des gens à part’ ; rejoignant Staline et les bolcheviks – ‘homme d’acier’, hommes ‘d’une étoffe particulière’ -, de Gaulle note en 1936 à propos des militaires : […] ‘Nous sommes d’un métal pur, ou alors nous ne sommes rien’. Et encore le 11 février 1950, il déclare aux cadres du RPF : ‘Il y a en ce qui nous concerne et en ce que nous sommes quelque chose qu’on ne trouve pas ailleurs’. »
On mesure le gouffre avec la philosophie politique libérale, qui cherche à organiser la société en partant du principe que tous les hommes sont imparfaits – y compris les dirigeants, et qu’il convient, par conséquent, de limiter les pouvoirs de l’État autant que faire se peut.
Quelles que soient les inclinations des uns et des autres, il est manifeste que le gaullo-communisme est inopérant aujourd’hui, puisque de Gaulle est mort et ne peut être remplacé, tandis que le Parti communiste a disparu, que nul ne souhaite son retour et que le Rassemblement national n’en est qu’un piètre avatar.
Les gaullistes en carton ne présentent même pas les qualités qu’on pouvait reconnaître à de Gaulle, comme son souci de la modernisation : là où celui-ci houspillait les « paysans » qui s’obstinaient à travailler comme au XIXe siècle (les subventions en plus), nos « gaullistes » d’aujourd’hui se font les champions de la réaction et de l’arriération. Ils rêvent d’aciéries, alors qu’un de Gaulle contemporain se ferait le champion de l’intelligence artificielle.
« Mais de grâce, qu’ils nous permettent ne serait-ce qu’une minute de joie… » (PB)
Bien que le temps soit maussade…
@ Robert Marchenoir le 3 mars (@ Aliocha)
Waooooouh ! Quelle tirade ! Quel souffle ! Quelle machinerie intellectuelle… qui mélange l’Histoire, le mensonge, l’obsession… et, finalement, produit un narratif qui tient à la fois du gaz hilarant et du pétard mouillé.
Ce texte est un chef-d’œuvre qui doit être étudié dans toutes les écoles de sciences politiques du monde tant il accumule les savoir-faire en matière de manipulation, de tromperie et de réécriture du réel. Il faut que, de toute urgence, le Comité Nobel crée un prix spécial de la contrefaçon politique qui ne sera décerné qu’à vous, qui, sans contestation possible, dominez tous les malfrats qui dénoncent les fausses gloires, les pantins contents d’eux et les héros en carton.
La gloire vous est à jamais acquise ! Vous pouvez, dès maintenant, habit vert et épée ciselée, vous présenter quai Conti, où les membres de l’Académie des sciences morales et politiques vous réserveront l’ovation la plus fervente jamais entendue sous la Coupole… Et chacun d’eux appréciera votre devise : « Vincit omnia veritas » (La vérité surpasse tout).
Pour ma part, mon respect pour le Général, qui, pourtant, est très loin d’être sans nuage, m’a conduit à imprimer votre texte de 15 444 signes et espaces — 10 feuillets ! — et de les jeter solennellement à la poubelle… en demandant aux écolos de me pardonner d’avoir ainsi abusé des dons de la nature pour satisfaire une irrépressible envie de me débarrasser de vos élucubrations.
@ Robert le 3 mars 2026
« Et ce même Iran a profité des erreurs stratégiques du président Bush junior avec sa volonté d’imposer la démocratie en Irak par la guerre en 2003, revivifiant au passage le chiisme grâce auquel l’Iran a gagné en influence régionale (Irak, Syrie, Yémen, Liban notamment), souvent au détriment des pays arabes, avec en sus un point de conflit entre musulmans au Yémen. »
Eh oui, de même qu’il faut interdire aux enfants de jouer avec des allumettes, on devrait interdire aux apprentis sorciers de jouer avec les grands principes…
Il recommencera sans cesse, déplaçant la cage à roulettes d’un propos simple pour dénigrer son auteur qui le met face à sa contradiction.
Il n’a pas fallu dix lignes de la tartine invraisemblable pour déjà en relever la première trace :
« Donc la Suisse n’est pas indépendante face aux “empires” ? Les Pays-Bas ? L’Allemagne ? L’Australie ? L’Argentine ? Le Brésil ? La Norvège ? La Corée du Sud ? »
Il suffit d’observer qui achète des F-35, qui compte sur les Américains pour sa défense, de voir le petit Milei se comporter comme le chien-chien de son Tru-Trump, pour conclure à l’absurdité du propos, au lendemain du discours remarquable sur la dissuasion du président français, à même de libérer l’Europe des soumissions aux pornographes mondiaux d’extrême droite, qui n’ont d’autre projet démocratique que d’inviter les peuples à user de leur liberté pour décider de s’en passer, rejoignant les taulards en devenir de l’oligarchie mondiale, quand enfin les Européens se seraient décidés à se réveiller de leur rêve somnambule, quand ils s’apercevraient de quoi ils sont dépositaires, quand enfin Marchenoir cesserait d’user de ce qu’il dénonce pour finir par nous jouer les poutinistes de service en votant pour mieux contredire tout ce qu’il prétend défendre.
Je répète donc, puisque cela semble indispensable, que je suis en accord avec lui sur l’intervention aérienne en Ukraine, ceci depuis février 2022 pour des raisons gaullistes.
Qu’il doive en conclure ses habituels auto-dénigrements ne mérite pas plus d’attention que l’attaque du moulin à vent dont les pales en guimauve, mollement, tournent au vent fétide de ses obsessions malsaines.
Vive l’Europe, vive la France et vive la liberté.
P.-S. : L’indépendance selon Marchenoir le Danois, à moins qu’il ne soit batave, à appeler papa celui qui l’enjoint à lui lécher les fesses : « Je te pique le Groenland si tu m’achètes mes F-35 », étant bien entendu que tu ne pourras les utiliser que quand je te le permettrai.
Si vous voulez cesser de vous faire couillonner par nos merdias, regardez le YouTube d’Aberkane « La première phase de la guerre en Iran est un échec total pour Trump ».
Outre la vérité sur la situation, vous vous poilerez en apprenant qu’il est fort possible que Trump se soit fait « epsteiniser » par Netanyahou pour le forcer à faire la guerre à l’Iran.
@ Aliocha – le 3 mars 2026
« Voilà qui est amusant. Les gaullistes sont en carton, donc de Gaulle est en carton. »
Non. De Gaulle n’est pas en carton parce que les gaullistes sont en carton, il est en carton en raison de son propre caractère et de ses propres décisions.
Il est en carton car, comme je l’ai écrit, il était le maître de l’illusion et de la vanité.
Et vous êtes en carton, car vous êtes incapable de tenir compte du sens d’un texte simple et clair (le mien), préférant le masquer par les préjugés qui traînent partout.
De Gaulle est en carton car, comme l’éminent gaulliste André Dewavrin l’expliquait au lendemain même de la Libération, ainsi que je l’ai rapporté (mais vous fermez hermétiquement les yeux et les oreilles lorsqu’on vous met sous les yeux les documents historiques qui démentent la légende dorée), sa politique internationale était idiote, dirigée qu’elle était par sa détestation irrationnelle des Anglo-Saxons sans lesquels, pourtant, la France n’aurait pas été libérée. Et avec lesquels elle partage l’héritage de la civilisation démocratique occidentale. Que l’Angleterre a fondée avant la France, et que les États-Unis ont défendu mieux qu’elle. C’est l’un des motifs inavoués de la détestation gaullienne à leur égard.
Sa politique internationale était idiote, car s’il était sincèrement hostile aux communistes, tandis que ceux-ci le lui rendaient bien, il s’imaginait qu’en s’acoquinant avec l’Union soviétique, il pourrait la manipuler au profit de sa détestation des Anglo-Saxons, sans pour autant ouvrir un boulevard aux communistes. Ce en quoi il a échoué.
De Gaulle est en carton, car, à l’intérêt supérieur de la France, qui commandait de laisser les communistes dans l’ignominie nationale où leurs compatriotes les avaient placés en interdisant le PCF, suite à sa trahison consistant à s’allier avec les nazis, il a préféré sa gloriole et son pouvoir personnel.
Pour de Gaulle, le plus important, lors de la Seconde Guerre mondiale, n’a pas été d’assurer la libération de la France : il a été de s’assurer que ce serait lui qui la dirigerait une fois la libération acquise.
C’est pourquoi ses efforts les plus intenses, à Londres et Alger, ont consisté à se faire reconnaître comme le seul représentant légitime de la France. Non seulement par Churchill, qui lui a fait remarquer que très manifestement, il ne représentait qu’une partie des Français, puisque ces derniers soutenaient massivement Pétain ; mais aussi, et surtout, par Staline, auprès duquel il s’est littéralement prostitué pendant la guerre, allant jusqu’à lui faire passer un message par un émissaire envoyé à l’ambassade soviétique à Istanbul, dans le plus grand secret, en cachette de ses plus proches collaborateurs, afin que celui-ci le reconnaisse comme chef du gouvernement provisoire de la France.
Et dans ce but, il lui a proposé une alliance, à venir après la libération, en vue de s’opposer à l’Angleterre et aux États-Unis. Une alliance politique, stratégique, une fois la paix revenue, et non l’alliance militaire de circonstance que nous avons connue, certes déplorable mais qui fut nécessaire, de façon temporaire, pour écraser le nazisme.
Ce qui constituait un acte de trahison pure et simple.
Il a continué, tout au long de la guerre, à faire des pieds et des mains pour que Staline le reconnaisse comme seul représentant de la France. Sa prodigieuse vanité l’a conduit à estimer qu’il serait en mesure de surmonter les contreparties que l’URSS allait, bien évidemment, exiger en échange. Staline a pu ainsi le tenir à sa merci, en lui imposant non seulement la réhabilition complète du parti communiste, mais le noyautage de la Résistance à son profit.
On connaît les résultats de cette stratégie catastrophique, entièrement due à la vanité de De Gaulle : la prise du pouvoir réel par les communistes à la Libération, par infiltration des structures de la société. Elle n’a jamais cessé depuis.
De Gaulle s’est fait fort de refuser les ministères « régaliens » (comme disent les insensés) au PCF à la Libération : l’Intérieur, la Guerre… Mais il lui a concédé les ministères économiques : Travail, Fonction publique…
Car c’est l’autre aspect cartonneux du personnage : il ne comprenait rien à l’économie. Ça ne l’intéressait pas. Les communistes, eux, avaient fort bien compris qu’en prenant le contrôle de l’économie par la Sécurité sociale, entre autres, ils prenaient le contrôle du pays. Pendant que de Gaulle se gargarisait de la puissônce de le Frônce. Rengaine qui n’a jamais cessé depuis.
Pourquoi croyez-vous que la Sécurité sociale possède sa propre police, et possédait jusqu’à un passé récent ses propres tribunaux ? Ce n’est pas un hasard si la police de la Sécurité sociale s’appelle URSSAF. Ses membres font des descentes dans les entreprises avec des brassards qui ressemblent en tous points à ceux de la police. Quand ils se présentent sous un certain angle, on lit : URSS.
De Gaulle est arrivé à ses fins : il a pris le pouvoir tel un dictateur fasciste, à la Libération, sans être élu, simplement par le fait qu’il a été porté à Paris par les armées alliées.
Et puis, il a fait sa diva : il a démissionné presque aussitôt, dès 1946, espérant qu’on le rappelerait sans tarder, et laissant les autres faire le ménage derrière lui. À sa grande surprise, il n’a été « rappelé » qu’en 1958 – encore une fois grâce à un coup de force militaire.
De Gaulle a passé son temps à insulter les Anglais et les Américains. Une fois que ceux-ci ont sauvé la France, il s’est arrogé tout le mérite de l’opération. Puis il a continué à les traîner dans la boue, alors même que sans eux, les Russes n’auraient fait qu’une bouchée de la France.
Comme on s’en aperçoit aujourd’hui seulement, alors que Trump a décidé d’arrêter les frais.
Donc oui, de Gaulle est le maître de l’illusion : il est l’inventeur de cette doctrine de malades mentaux selon laquelle le gouvernement de Vichy n’a jamais existé, la « République » n’ayant jamais été interrompue, représentée qu’elle était par son auguste personne.
Le résultat étant que les Français, pendant des décennies, n’ont jamais eu à se repentir de la défaite, de la collaboration, à reconnaître leurs fautes, à tenir compte de la réalité. Il a fallu attendre Chirac pour que cette opération de lustration nationale ait lieu. Mais c’était trop tard : la mentalité gaulliste, basée sur la négation du réel et la vanité, a définitivement vérolé les esprits.
On remarquera que ce déni du réel, cette absence de repentir caractérisent aussi la Russie, jamais guérie du communisme. C’est l’une des raisons de l’invraisemblable connivence entre une partie des Français (tout particulièrement les gaullistes) et le régime poutinien.
Il est aisé de réfuter les morceaux de langue de bois que vous entassez sans la moindre imagination en défense du général de Gaulle :
« L’homme qui a permis au pays de se redresser après l’effondrement total de son État. Qui, après une défaite honteuse, lui a permis de se libérer. »
Absolument pas. Ça, c’est la légende. Ceux qui ont permis de libérer la France, ce sont les États-Unis, l’Angleterre, le Canada, l’Australie (on ne mentionne jamais ces deux derniers), et aussi l’Union soviétique, qui s’est bien sûr transformée en ennemie juste après la guerre (et même avant, en fait).
Si de Gaulle n’avait pas été là, la France aurait tout de même été libérée. S’il n’avait pas été là, la Résistance aurait tout de même eu lieu. Celle-ci n’a pas été mise en place par de Gaulle. Elle existait avant lui. Au contraire, plusieurs courants de la Résistance se sont amèrement plaints de l’ingérence gaullienne. L’assimilation de la Résistance à de Gaulle est l’une des escroqueries intellectuelles et politiques les plus énormes de ce temps.
« Puis, par la suite, de redresser son industrie et son armée. »
Absolument pas. L’industrie n’a pas été « redressée » par de Gaulle. Elle a, au contraire, été durablement handicapée par sa politique de nationalisations, puis de communisme rampant qui dure jusqu’à ce jour. Si nos prétendus « fleurons » sont aujourd’hui « bradés » à je ne sais qui, c’est la responsabilité directe de De Gaulle et de sa complaisance de fait envers les communistes.
Après les destructions de la guerre, l’industrie aurait, bien entendu, été « redressée » dans tous les cas, indépendamment du gouvernement en place. On se demande bien, d’ailleurs, comment de Gaulle aurait pu « redresser » l’industrie, puisqu’il a quitté le pouvoir le 20 janvier 1946. L’Allemagne a capitulé le 8 mai 1945. Vous êtes en train de nous dire que de Gaulle a redressé l’industrie détruite par la guerre en neuf mois ?
Il n’est revenu au pouvoir qu’en 1958. La légende, l’inconscient national attribuent à de Gaulle tout ce qui s’est fait pendant ces douze années… durant lesquelles il n’était pas aux commandes. Encore une manifestation de la maladie mentale collective qui affecte les Français. Encore une gigantesque escroquerie intellectuelle et politique qui empoisonne les esprits jusqu’à ce jour.
« …en la dotant de l’arme nucléaire qui, aujourd’hui, permet d’être la seule nation indépendante face aux empires. »
Absolument pas. C’est un détournement de l’histoire que d’affecter à de Gaulle seul le mérite (si mérite il y a) de l’arme nucléaire. Une bonne partie de la recherche initiale sur le nucléaire civil et militaire a eu lieu en l’absence de De Gaulle, entre 1946 et 1958.
D’ailleurs, la possession de l’arme nucléaire est largement surestimée. La preuve : votre allégation grotesque selon laquelle la France serait « la seule nation indépendante face aux empires ». Donc la Suisse n’est pas indépendante face aux « empires » ? Les Pays-Bas ? L’Allemagne ? L’Australie ? L’Argentine ? Le Brésil ? La Norvège ? La Corée du Sud ?
Votre formulation écervelée implique même que l’Angleterre, l’Inde, Israël, le Pakistan et la Corée du Nord, tous détenteurs de l’arme atomique, ne seraient pas « indépendants » face aux « empires » (on suppose qu’il s’agit des États-Unis, de la Russie et de la Chine).
Qu’est-ce que c’est que ces sottises ? Qu’est-ce que c’est que ce chauvinisme imbécile ? Qu’est-ce que c’est que cette enfilade de formules de propagande énoncée sans la moindre réflexion ?
Pendant que la France se gargarise de sa prétendue « indépendance » due à la bombe, ça ne l’empêche pas d’avoir une dette énorme, un déficit ininterrompu depuis un demi-siècle, une immigration génocidaire, une criminalité galopante, un chômage persistant, un illettrisme généralisé, des logements inaccessibles, un système de santé gravement défaillant… Ça nous fait une belle jambe, d’être « indépendants face aux empires », si on n’est même pas capables de renvoyer des immigrés illégaux en Algérie ou au Pakistan.
Le voilà, le sinistre gaullisme qui fait passer l’illusion et la vanité avant ce qui compte. Pendant qu’un chauvinisme imbécile se gargarise de « la bombe » et de « notre siège au Conseil de sécurité », la vie quotidienne des Français devient de plus en plus un enfer.
Alors certes, la dissuasion nucléaire procure des avantages stratégiques, et la France a raison de la renforcer dans le contexte actuel ; mais la logorrhée sur la bombe sert de prétexte au refus des réformes douloureuses qui seraient nécessaires, et qui concernent exclusivement la politique intérieure.
« …tout en se réconciliant avec l’ennemi héréditaire pour fonder l’Europe autour du couple franco-allemand. »
C’est effectivement l’un des points qu’on peut mettre au crédit de De Gaulle. Cependant, là encore, vous contribuez à diffuser la falsification chronologique dont le gaullisme se rend coupable. Le rôle du Général dans la réconciliation franco-allemande n’a commencé qu’en 1958. Lors de son premier passage au gouvernement, entre 1944 et 1946, de Gaulle s’est vigoureusement opposé à la stratégie américaine, qui visait à renforcer l’Allemagne pour en faire un bastion contre l’Union soviétique. De Gaulle, lui, voulait la démanteler, et cantonner son économie à l’agriculture…
En d’autres termes, en l’absence du général de Gaulle, l’Allemagne aurait tout de même retrouvé sa puissance économique et politique. D’abord par son action propre, succédant à une repentance nationale radicale et immédiate matérialisée par le procès de Nuremberg, par son génie industriel, qui a continué à s’exercer pendant la guerre, mais aussi grâce à la résolution américaine à soutenir sa renaissance.
Il y a une façon très simple d’évaluer le rôle de De Gaulle sur tous les points que vous évoquez : qu’est-il arrivé aux autres pays envahis par les puissances de l’Axe, et qui n’ont pas été atteints par l’armée soviétique ? Ces pays qui n’ont pas eu leur de Gaulle, qui ont eu, pour certains, des gouvernements de collaboration ayant autorité sur l’ensemble du territoire, contrairement à la France ? Ces pays qui ont eu, pour certains, un gouvernement en exil, dirigé par des hommes politiques normaux, pas par une diva hystérique, ingrate et prétentieuse comme de Gaulle ?
Eh bien ! Ils ont été libérés, eux aussi. Leur industrie a été reconstruite. Ils sont indépendants. Certes, ils n’ont pas la bombe atomique, mais ils sont nombreux, en revanche, à être en meilleure santé que nous sur bien des plans : économie, éducation, système de santé, et même défense contre l’immigration.
Prenez la Norvège. Non seulement elle a eu quatre gouvernements de collaboration dirigeant l’ensemble du territoire, mais deux d’entre eux ont été menés par un homme, Vidkun Quisling, dont le patronyme a donné un nom commun en anglais : un « quisling » est un traître, un collaborateur. Elle a eu, aussi, un gouvernement en exil à Londres. Comme la France. Vous connaissez son chef ? Moi pas. Ce gouvernement a repris le pouvoir en 1945. Aujourd’hui, la Norvège, sur bien des points, surpasse la France.
Prenez les Pays-Bas. Ils ont été dirigés par les nazis. Le gouvernement était en exil à Londres. Il est revenu au pouvoir à la Libération. Vous connaissez son chef ? Moi non plus. Aujourd’hui, sur bien des points, les Pays-Bas surpassent la France.
Prenez le Danemark. Gouvernement collaborationniste jusqu’en 1943, puis administration directe par les Allemands. Pas de De Gaulle en vue. Aujourd’hui, le Danemark se porte plutôt mieux que nous.
Prenez la Belgique. Gouvernement nazi, important mouvement collaborationniste local, gouvernement en exil à Londres. Il revient au pouvoir à la Libération. Bon, la Belgique n’est pas en très bonne forme aujourd’hui, mais elle est à peu près aussi vérolée par le socialisme et par l’immigration que nous. Donc on ne voit pas très bien l’apport gaullien en comparaison…
De Gaulle est une énorme baudruche, un gigantesque décor de carton-pâte qui sert à masquer les racines du mal français et à empêcher leur destruction.
« Marchenoir est une guimauve… vitupérations déblatérantes… laissons-le à l’habitude s’engloutir dans le marigot haineux de ses obsessions… »
Ça ne rate jamais. Les gaullistes, à l’instar des autres fanatiques, en viennent immanquablement aux insultes dès que l’on égratigne leur idole, dès que leur ignorance, leurs mythes et leurs falsifications sont mis en évidence. Quelle meilleure preuve que le gaullisme n’est pas une philosophie politique rationnelle et cohérente, mais un édredon mental, un fatras d’illusions contradictoires destiné à se protéger de la réalité !
Au passage, ce genre d’invectives montre ce qu’il faut penser de vos injonctions pseudo-chrétiennes d’avoir à aimer tout le monde… faites ce que je dis, pas ce que je fais.
Bien sûr, parmi les Iraniennes et les Iraniens d’abord, mais aussi chez tous ceux attachés au respect des libertés fondamentales, l’annonce de la mort, sous son palais anéanti, du tyran de Téhéran a suscité aussitôt un hourrah de satisfaction et même un sentiment de joie… Mais pas de cette joie éclatante que l’on ressent quand la victoire est définitive, quand l’ennemi n’a pas encore capitulé, mais que l’on est sûr qu’il ne pourra plus se relever.
Dans cette joie encore inquiète ressentie samedi matin, il y a probablement quelque chose de celle qu’ont éprouvée nos parents et grands-parents au matin du 6 juin 1944, quand ils ont appris le début de l’opération « Overlord ». Rien n’était encore fait, mais le souhait de la défaite nazie devenait une espérance, une petite lueur au bout d’un tunnel encore sombre…
La comparaison peut paraître osée, mais elle n’est peut-être pas aussi exagérée que cela si, dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, cette frappe, à la première heure de l’opération « Epic Fury », s’avère avoir été le début du commencement de la fin du régime des mollahs et, par là même, un progrès majeur vers un Moyen-Orient, sinon en paix, du moins stabilisé.
Rien n’est encore sûr, mais les événements qui se succèdent à un rythme effréné vont tous dans le bon sens sur le plan militaire, la dictature iranienne ayant commis la même erreur fatale que ses semblables en imposant une verticalité totale du pouvoir politique… Au lendemain de la décapitation du chef sanguinaire et d’une quarantaine de ses acolytes, les « autorités » encore vivantes, mais déboussolées, ont réagi de la pire des manières : elles ont brûlé leurs derniers vaisseaux en se lançant dans des représailles tous azimuts, sans aucune stratégie leur permettant de se prémunir diplomatiquement de nouvelles salves, bien au contraire.
Des canards sans tête, qui feront quelques mètres avant de s’écrouler… alors qu’ils font face à l’armée la plus puissante du monde — tant en matière d’attaque que de défense — et à un État qui sait tout sur eux… Les pays arabes qu’ils ont visés pour se venger, déjà hostiles au régime des mollahs, sont désormais des ennemis irréductibles qui veulent leur peau, y compris le gouvernement libanais, qui, lundi après-midi, a ordonné au Hezbollah de cesser toute activité militaire. Une première…
Les mollahs avaient promis l’Apocalypse… Américains et Israéliens ont exaucé leur vœu… à leurs dépens. Le problème n’est plus leur régime… mais l’organisation d’un nouveau pouvoir dans un pays immense, dont les peuples, issus de cultures différentes, ne connaissent que le sang et la fureur depuis cinquante ans et dont la coexistence, pas toujours sereine, n’était assurée auparavant que grâce à un pouvoir autoritaire qui avait écarté toute référence au religieux et jouait la carte de la modernité occidentale, au risque de déplaire tout autant à ses concurrents économiques — ce qui a fini par se produire — qu’aux enturbannés chiites, partisans d’un islam politique radical.
Les États-Unis, on le sait, ne sont pas taillés pour trouver la solution à cette équation complexe… Et il est difficile de croire que les Nations unies, incapables depuis leur création de résoudre définitivement le moindre conflit d’envergure, vont, tout à coup, se réveiller et découvrir la méthode miracle qui permettrait de faire de Téhéran une puissance stable et à nouveau engagée vers la construction d’une démocratie avancée.
Même si, dans l’Iran déchiré et à bout de souffle tel que vont le laisser les mollahs, rien, hormis l’effondrement économique et moral, n’est comparable avec la situation de l’Allemagne en 1945, peut-on penser que la seule issue favorable à tous, au Moyen-Orient et, par ricochet, à l’apaisement des tensions mondiales actuelles, est celle qui a permis le retour, gradué mais néanmoins rapide, des Allemands — du moins ceux de l’Ouest — dans le concert des nations ? À la fin d’une guerre voulue par des dirigeants fous qui, eux aussi, étaient décidés à soumettre l’humanité entière, le génie des Alliés occidentaux a été de tendre la main au peuple allemand, tout autant victime que fautif, et de lui offrir à la fois une aide économique lui permettant de se relever et un accès quasi immédiat à la démocratie.
Peut-on croire à un même processus en Iran ? Dans le cadre de la géopolitique moyen-orientale d’aujourd’hui, commandée tout autant par les affrontements internes à l’islam, les gigantesques revenus pétroliers que par les relations entre les États arabes et Israël, dans un monde où les querelles entre grandes puissances sont de plus en plus aigres, rien ne permet d’affirmer qu’un scénario peu ou prou identique puisse réussir, ne serait-ce même qu’être proposé aux Iraniens.
D’autant plus que si, en Allemagne, l’idéologie nazie a sombré avec Hitler, il n’en sera pas de même avec l’islam chiite, dont les adeptes, dans la population iranienne et dans d’autres États du Moyen-Orient, mènent depuis mille ans une guerre sainte contre l’Infidèle. Il ne fait aucun doute qu’ils continueront encore longtemps à vomir leur haine des Juifs et à menacer les nouvelles institutions, dans lesquelles Allah n’aura pas, ne devra pas avoir sa place.
D’évidence, pour que l’Iran reprenne son rang, la seule voie possible est aux mains des Iraniens eux-mêmes. C’est à eux — et à eux seuls — de définir leur avenir et de s’en donner les moyens. À eux de dire si ceux qui ont servi les mollahs doivent être punis ou amnistiés. À eux de décider du sort des assassins. À eux de confier leur destinée à un « chef » qui saura les rassembler. À eux de trouver le bon rythme et le degré d’autoritarisme nécessaire pour édifier une société apaisée et des communautés qui savent s’écouter et avancer ensemble. À eux aussi d’organiser leurs relations avec les États voisins, dans le cadre d’accords qui, à la longue, deviendront naturels.
Ce n’est pas gagné… D’autant plus que leurs « libérateurs », pour être sûrs que Téhéran reste dans les clous, seront tentés d’imposer des limites et des accords, notamment commerciaux, qui restreindraient la liberté des Iraniens dans le choix de leur avenir et le progrès de leur économie (cf. la volonté affichée de Trump et de Netanyahou de leur interdire le nucléaire civil…).
Alors oui, joie, satisfaction… mais aussi inquiétude et prudence. La bataille militaire est certes gagnée… Reste à construire le retour de l’Iran parmi les pays démocratiques où les religions, même si elles sont reconnues et protégées, ne font pas la loi de l’État.
C’est seulement quand cela sera acquis que la joie sera réelle.
PS : Samedi soir, quand j’ai appris l’exécution par enfouissement soudain de Khamenei, outre cette joie de l’instant que j’ai ressentie comme la plupart d’entre nous, me sont aussitôt venus à l’esprit deux autres sentiments : la gratitude et la honte.
La gratitude d’abord, que nous devons au président américain et au Premier ministre d’Israël qui, enfin, 42 ans après leur mort, ont vengé les 58 parachutistes français du « Drakkar », assassinés le 23 octobre 1983 à Beyrouth par le Hezbollah libanais, sur ordre de Khomeini, le Guide suprême d’alors. La France, à l’époque (Mitterrand), a donné quelques coups de menton, organisé une mini-riposte, mais n’a pas agi, ni militairement ni diplomatiquement, à la hauteur du drame et de son rang. Voici chose faite, mais, même si je m’en félicite, je regrette que cette vengeance « œil pour œil » ne soit pas de notre fait…
La honte aussi… La honte que notre Histoire soit entachée à tout jamais par le rôle éminent de Giscard dans la chute du Shah et l’arrivée au pouvoir à Téhéran, en 1979, des mollahs, enfin écrasés sous les bombes. La France, plus que ses alliés, parce qu’elle a accueilli Khomeini à Neauphle-le-Château, lui a fourni les moyens de sa propagande, a facilité son retour triomphal à Téhéran, est responsable des 47 ans de dictature religieuse qu’ont endurés les Iraniens. La France, si orgueilleuse d’être le pays des Droits de l’Homme… La France, si fière de sa laïcité… La France qui, pendant 47 ans, n’a jamais fermé l’ambassade des mollahs à Paris… La France qui, aujourd’hui, ne parvient toujours pas à féliciter Trump et Netanyahou…
En juriste et moraliste appuyé sur le droit international, Patrick EMIN le 1er mars 2026 cloue, Monsieur Bilger, votre billet au pilori. Il n’aurait sans doute pas eu tort si l’ONU et le droit international faisaient autorité dans le monde, autorité perdue depuis de nombreuses années. De ce point de vue, force est de constater que les résolutions contraignantes pour Israël n’ont quasiment jamais été respectées…
Quant à la guerre déclenchée par monsieur Trump, il me paraît que Tipaza le 2 mars 2026 en a fait le meilleur commentaire.
De fait l’Iran, depuis la révolution islamique de 1979, est devenu une forme d’État voulant assurer son hégémonie régionale, notamment en poursuivant son objectif d’acquérir la bombe nucléaire tout en ayant simulé une forme de bonne volonté pendant quelques années vis-à-vis de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Par ailleurs, l’Iran a acquis une forte maîtrise des drones et des missiles balistiques, ce dont Israël fait systématiquement une amère expérience. Et ce même Iran a profité des erreurs stratégiques du président Bush junior avec sa volonté d’imposer la démocratie en Irak par la guerre en 2003, revivifiant au passage le chiisme grâce auquel l’Iran a gagné en influence régionale (Irak, Syrie, Yémen, Liban notamment), souvent au détriment des pays arabes, avec en sus un point de conflit entre musulmans au Yémen.
En conséquence et objectivement, l’État iranien devenait militairement dangereux. Compte tenu de l’impuissance de l’ONU, quel moyen y avait-il pour réduire le risque qu’il induisait ?
Les États-Unis, sous la conduite de monsieur Trump, se sont lancés dans une guerre d’attrition des moyens de l’Iran et se sont bien gardés d’y engager des troupes comme cela a été fait en Irak ou en Afghanistan pour le résultat que l’on sait.
D’évidence, Israël poursuit la volonté d’éradiquer le régime de mollahs car il y va de sa propre survie. D’un autre côté, les vues géostratégiques de monsieur Trump sont de contrôler le pétrole iranien et, ce faisant, comme avec le Venezuela, d’exercer un contrôle sur les sources d’énergie pétrolière de la Chine et sur le régime iranien car l’élimination totale de ce dernier sans solution de remplacement pourrait induire une guerre civile et une déstabilisation régionale de très grande ampleur.
Les buts de guerre des deux pays sont donc divergents à long terme même s’ils s’accordent sur les objectifs initiaux. Par ailleurs, une telle guerre, par les moyens qu’elle engage côté états-unien, ne peut qu’affaiblir la puissance des USA dans le Pacifique, face à une Chine qui s’arme à très grande vitesse, Chine qui est le seul concurrent objectif à l’hégémon des États-Unis.
Alors, malgré la présentation que font nos médias, il convient de se garder de tout jugement hâtif, surtout à vocation moralisante.
@ Achille le 3 mars 2026
« Les grands pays (Chine, Russie, Inde notamment) — sans oublier les pays africains — sont constitués d’une myriade d’ethnies qui n’ont jamais réussi à constituer un peuple homogène et qui se livrent encore aujourd’hui à des guerres tribales d’un autre temps. »
Mais comme les hommes sont incapables de tirer des leçons des erreurs du passé ou de celles qu’ils ont eux-mêmes commises, depuis une cinquantaine d’années les gens qui prétendent gouverner travaillent d’arrache-pied à accélérer ce qui n’est que la tribalisation de la France au nom d’un « universalisme » dont les prétendus effets positifs n’ont jamais été démontrés.
@ Exilé le 1 mars 2026
« Cher Achille, veuillez me pardonner, mais cette réflexion, typique chez un Occidental, ne tient pas compte du fait que, dans plusieurs pays arabes et africains, la notion de dictature et de son contraire théorique, la démocratie, n’a que peu de rapport avec la nôtre. »
Ça, je veux bien le croire. La démocratie semble être une spécificité du monde occidental, même si ce dernier conserve encore quelques monarchies constitutionnelles dans lesquelles les monarques n’ont plus qu’un pouvoir représentatif.
Les grands pays (Chine, Russie, Inde notamment) — sans oublier les pays africains — sont constitués d’une myriade d’ethnies qui n’ont jamais réussi à constituer un peuple homogène et qui se livrent encore aujourd’hui à des guerres tribales d’un autre temps.
La seule solution pour tenter de fédérer ces peuples est la religion. Mais, ainsi qu’on peut le constater au Moyen-Orient avec le peuple arabo-musulman, il semble que le remède soit pire que le mal.
Quant à la démocratie, je pense que Winston Churchill avait trouvé la bonne formule : « La démocratie est le pire des régimes — à l’exception de tous les autres déjà essayés dans le passé », même si, en France, le mot démocratie a été tellement galvaudé que même les partis extrêmes (de gauche comme de droite) l’utilisent pour imposer leurs doctrines sectaires.
Comment tout cela va-t-il finir ? Franchement, aujourd’hui, je ne vois pas le prix Nobel de la paix capable de fournir une solution pacifique… et certainement pas Donald Trump, qui prétend avoir empêché sept ou huit guerres et qui est en train d’en allumer une qui risque de se terminer à coups de bombes nucléaires.
On est mal ! 🙁
@ Robert Marchenoir
« Pas assez “ouvert à l’Autre”, pas assez tolérant, pas assez sensible à quiconque n’est pas vous. »
Venant de vous, on hallucine, encore que, depuis quelque temps, vous ayez cessé vos injures.
« L’honneur, ça n’existe pas. »
Venant de quelqu’un qui se cache derrière un faux nom, c’est logique, mais c’est un mot qui remonte assurément aux origines de l’homme, avec « ho » comme expression de l’indignation, puis du vocable « honte ».
Ceci dit, concernant De Gaulle. Collaborateur de Pétain, dont il s’est attribué la doctrine sur l’arme blindée, commandant catastrophique d’une division blindée à Abbeville, ce qui lui a valu d’être le seul chef de corps relevé de son commandement sur le champ de bataille de toute la guerre.
Ensuite, embarqué par hasard pour l’Angleterre, il n’a rien trouvé de mieux que d’entraver l’action de Pétain, à qui on avait filé le fagot et seul capable, du fait de son prestige chez les Allemands, d’obtenir un armistice honorable, ce qui fut fait.
Puis nous avons eu son accord sur l’assassinat de Darlan, qui prévoyait de transformer nos colonies en Commonwealth.
En somme, une catastrophe sur toute la ligne, jusqu’au moment où il eut la bonne idée de se défier des Américains, qui torpillent l’Europe depuis la Grande Guerre. Mais là, nous sortons de l’histoire non politiquement correcte pour entrer dans celle qui, de 1933 à 1945, est si rigoureusement interdite que l’évoquer dans sa vérité enverrait M. Bilger et moi-même en taule.
P.-S. : Et j’ai oublié les subtilités diplomatiques en Indochine, qui, du désaveu de notre administration au bombardement d’Haïphong, nous ont valu d’y finir en beauté.
Mon attitude est cohérente : l’intervention américaine libérera, j’espère, leur pays de l’oppression. Mais, d’un autre côté, il est vrai que l’islam menace gravement notre pays et que permettre à des musulmans de s’y installer n’est pas bon. Tiens, on parle des Iraniens ? Notre pays a eu la bonne idée d’accueillir Khomeiny, la riche idée… On me permettra donc de jouer la prudence.
Je veux bien qu’on admette des réfugiés politiques musulmans s’étant battus pour la liberté si et seulement si l’on interdit l’immigration économique des mêmes : ce ne sont pas les gens d’autres religions et irréligions qui manquent.
Traiter les musulmans comme les autres n’a pas de sens, puisqu’ils ne sont pas comme les autres, justement : il y en a qui rendent le mal pour le bien, attaquant par le terrorisme, bien plus menaçant pour les femmes et pour les Juifs que la moyenne, enfin résolument arriérés et, qui pis est, arriérants.
La règle de traiter les immigrés musulmans comme les autres ? Elle n’a pas lieu d’être. À remarquer qu’une minorité peut suffire à prendre le pouvoir : chrétiens usurpant le pouvoir dans l’Empire romain, totalitaires dans le monde démocratique ; bref, les ténèbres sont accoutumées à gagner, contrairement à l’idée que les « gentils » triomphent.
En vérité, les Américains ont sauvé l’Europe ; ce genre de miracle ne va pas se reproduire. Quant au monothéisme, il règne, et l’on voit pourquoi : il innove en créant guerres de religion, Inquisition et obligation d’agir par intérêt, l’idée de faire le bien pour le bien étant condamnée par l’autorité.
Je signale donc un formidable ensauvagement et un rabaissement du monde : ce n’est pas parce qu’on vit dedans et qu’on ne sent plus rien qu’il ne faut pas se rendre compte que nous sommes fortement souillés.
L’islam, avec trop de ses immigrés rendant le mal pour le bien et se proposant de détruire la laïcité, seul contre-pouvoir et purification efficace face aux religions, serait le dernier outrage que nous pourrions subir et dont, cette fois, on ne se relèverait jamais. Pourquoi serions-nous incapables de réagir ?
L’être humain est lâche, surtout le Français, à qui sa vanité interdit le simple courage de fermer sa porte à une menace… Et c’est cela qui s’en libérerait ?
Bien sûr que non : le munichois se fait attentiste ; mais cette fois, pas d’Américains pour nous. Ce ne sont pas des parents rendant éternellement un nin-nin à un gosse le jetant au sol : la liberté.
D’où je déduis que nous resterions de vils soumis, destin pas vraiment surprenant pour des « La liberté, pour quoi faire ? ».
Toujours dans la rubrique « Comme on n’y peut rien, autant rigoler un bon coup » : il y a eu des centaines de détournements de cette scène du film La Chute, mais celle-là, avec Hitler-Mélenchon en défenseur du droit international, vaut son pesant de poulet halal.
Pour Ellen qui aime bien les blagounettes.
Voilà qui est amusant.
Les gaullistes sont en carton, donc de Gaulle est en carton.
L’homme qui a permis au pays de se redresser après l’effondrement total de son État.
Qui, après une défaite honteuse, lui a permis de se libérer, de se reconstruire en s’associant aux vainqueurs sans jamais céder une miette d’indépendance, puis, par la suite, de redresser son industrie et son armée en la dotant de l’arme nucléaire qui, aujourd’hui, permet d’être la seule nation indépendante face aux empires, tout en se réconciliant avec l’ennemi héréditaire pour fonder l’Europe autour du couple franco-allemand.
On peut continuer ainsi, même si tout n’est évidemment pas une réussite et qu’il ne s’agit pas d’en faire une idole.
Si de Gaulle est en carton, Marchenoir est une guimauve et Macron Kadyrov, ceci pour satisfaire l’andouillette anticapitaliste de Jérôme trempée dans le Morgon de son ressentiment, sans s’apercevoir toutefois que le président de la Ve République a des pouvoirs uniques au monde à même de défendre la liberté et la démocratie, dans la mesure où son peuple cesserait de se dénigrer lui-même pour accepter les efforts que son destin lui propose et que le général avait si bien formulé, au point qu’il est nécessaire encore de le répéter à ceux qui en sont encore à vouloir se venger :
La France n’en est plus à la domination et à vouloir l’obtenir, elle doit aider à la coopération internationale.
P.-S. : Que de vitupérations déblatérantes pour dénier que je suis en accord avec Marchenoir sur l’intervention aérienne en Ukraine, ceci depuis février 2022 et pour des raisons gaullistes.
Laissons-le à l’habitude s’engloutir dans le marigot haineux de ses obsessions, y prêter plus d’attention que cela serait une perte de temps.
Voyez, là-bas, le moulin à vent dans les brumes matinales d’un printemps précoce : chaaaargeeeez !
https://www.liberation.fr/politique/guerre-contre-liran-villepin-rappelle-queliminer-ben-laden-ou-saddam-hussein-na-rien-regle-20260302_V2EQI2OI5BAQLGD5LDT26GFDYY/
Que je les aime, ces types. Ils se ressemblent tous, le chapeau n’est pas assez grand pour leur caboche qui, un jour, a pris un diamètre de plus.
S’il était, lui, à vivre en Iran, on verrait ce qu’il en penserait.
Une fois, il a prononcé un discours à l’ONU qui est tombé juste, par hasard d’ailleurs ; depuis, ce grand penseur devant l’éternel ne fait que « rabâcher » avec son emphase creuse emplie de truismes. La grenouille qui se voudrait plus grosse que le bœuf.
Tout d’abord, les situations ne sont pas comparables, je suis étonné que ce phare de la pensée ne le sache pas : Ben Laden était le chef d’un réseau terroriste transnational, sans territoire, sans population à gouverner.
Saddam Hussein dirigeait un État affaibli, isolé, sous sanctions, sans alliés solides.
L’Iran, lui, est une puissance régionale structurée, avec une armée, une industrie militaire, des alliés, une stratégie d’expansion et un programme nucléaire.
Villepin compare trois réalités stratégiques sans rapport ; il se pense toujours et se pose en grand politique, lui qui n’a jamais été élu et encore moins président du pays. Il se voudrait calife à la place du calife, penseur vénéré.
L’élimination de Ben Laden et de Saddam a produit des effets, même si cela n’a pas « tout réglé » ; dire que cela n’a rien réglé est factuellement faux.
La mort de Ben Laden a désorganisé durablement Al-Qaïda. La chute de Saddam a mis fin à un régime agressif, responsable de deux guerres régionales et d’armes chimiques contre sa propre population. On peut critiquer certaines conséquences, mais pas nier les effets.
Tout cela est propre à tous ces vaniteux qui se pensent lumières des peuples et des gens ; il est surfait et ne distille que de la brise. Dans les sondages, il fait un score anorexique qui ferait passer la Grande Bourgeoise, dans sa dernière présidentielle, pour une winner.
Villepin confond résultat militaire et résultat politique, c’est un classique de son discours : il juge une opération militaire à l’aune de ce qui s’est passé après, c’est-à-dire la reconstruction politique, qui dépend d’autres facteurs : une opération militaire peut réussir — l’objectif est atteint. La stabilisation politique peut échouer — c’est de la mauvaise gestion et/ou des erreurs diplomatiques.
Ce n’est pas parce que la politique post-conflit a été mal conduite que l’opération militaire était inutile.
L’argument repose sur une vision fataliste, la sienne, celle d’un gonfleur d’hélices pour qui « toute intervention empire la situation »… surtout si son esprit brillant n’y a pas contribué. C’est une posture, pas une démonstration — la baudruche dans toute sa splendeur.
On peut lui opposer, à notre penseur génial, l’intervention au Kosovo qui a empêché un nettoyage ethnique. L’intervention en 1991 a stoppé l’invasion du Koweït. L’intervention au Sahel a empêché Bamako de tomber en 2013.
Il essaie de se rassurer et de refaire vivre son discours, il se remet en scène sauf que l’histoire montre que certaines interventions fonctionnent, d’autres plus difficilement.
Dire comme Villepin « ça ne marche jamais » est idéologique, ça lui ressemble et lui rappelle son heure de gloire remise à toutes les sauces.
Comme tous ces has been, il en rêve encore, et imagine encore plus belle sa minuscule présence passée.
L’Iran n’est pas un acteur passif : il agit et Villepin raisonne comme si la guerre était une initiative occidentale gratuite.
Or l’Iran attaque des navires, arme des milices régionales, frappe Israël via ses proxies, progresse vers l’arme nucléaire.
L’inaction n’est pas neutre : elle a aussi un coût et des risques.
Du haut de sa grandeur, on se demande encore ce qu’il a apporté à la France. Villepin a marqué les esprits par son discours à l’ONU, mais son passage au pouvoir a été pauvre en réformes concrètes. Le CPE a échoué, l’affaire Clearstream l’a affaibli, et aucune transformation majeure ne lui est attribuée. Beaucoup de style, peu d’impact durable… Une éolienne, un ventilateur, beaucoup parler, pas beaucoup faire.
Ce qu’il en reste ? C’est de la dette, il y était aussi : ministre des Affaires étrangères (2002–2004), ministre de l’Intérieur (2004–2005), puis Premier ministre (2005–2007).
Son bilan est contrasté pour un beau parleur, c’est le moins qu’on puisse dire ; ils se ressemblent tous mais ne trompent plus grand monde. Une fois gonflée, une baudruche n’expire que de l’air, jamais rien de grand ni de pérenne qui porte et dont les citoyens se reconnaissent et reconnaissent la puissance d’action.
@ Aliocha – le 2 mars 2026
@ Robert Marchenoir
« Heureux de vous voir en appeler aux mânes du Général qui sauva notre honneur en son temps, faisant enfin la part des choses à son propos. »
Je n’ai pas changé d’opinion sur de Gaulle : c’est vous qui n’êtes pas assez subtil pour comprendre mon propos. Pas assez « ouvert à l’Autre », pas assez tolérant, pas assez sensible à quiconque n’est pas vous – bref exactement le contraire de ce que vous prêchez ici sans cesse.
Je veux dire par là que je n’ai jamais changé d’avis sur de Gaulle depuis que je suis devenu résolument anti-gaulliste, c’est à dire récemment. Avant, j’étais gaulliste « comme tout le monde », c’est à dire vaguement, par défaut, parce que « tout le monde sait bien que » de Gaulle est un héros et un modèle.
Et puis j’ai commencé à étudier le bonhomme, et j’ai compris sa nocivité.
Ça ne change rien au fait qu’il puisse avoir des qualités. Seuls les sectaires sont incapables de comprendre qu’on peut être résolument opposé à des idées ou à des personnes tout en leur reconnaissant quelque vertu.
Vous croyez assister à un revirement de ma part, car vous ne faites pas la différence entre les différents ordres de l’expérience humaine. L’ordre politique, et l’ordre historique. L’ordre temporel, et l’ordre religieux. L’ordre religieux, et l’ordre littéraire. L’ordre social, et l’ordre des relations personnelles.
Ma conviction n’a pas changé à l’occasion de mon dernier commentaire : dans l’ordre de l’action, dans l’ordre politique, dans l’ordre du travail collectif pour améliorer le bien-être des Français, il est absolument indispensable de barbouiller d’opprobre de Gaulle, les gaullistes et le gaullisme. De montrer à quel point ce sont des ordures, des imbéciles et des crapules. De même qu’il est absolument indispensable de susciter la haine et le mépris envers le communisme et les communistes.
Maintenant, dans l’ordre historique, on peut en discuter à perte de vue, à condition que ce soit entre universitaires distingués vêtus de pardessus élimés, ratiocinant à perte de vue dans des locaux mal chauffés, sentant vaguement mauvais et dépourvus du droit de vote.
Ce qui n’est évidemment le cas de personne ici, et qui d’ailleurs a complètement disparu en tant que type humain.
Même d’un point de vue strictement historique, je maintiens que de Gaulle fut nocif. Vous prétendez qu’il a « sauvé notre honneur », mais c’est justement le problème. L’honneur, ça n’existe pas. C’est un dérivatif pernicieux pour romantiques attardés et adolescents prolongés.
Ce qui importe, sur le plan politique, c’est le concret, pas le blablatage vaporeux : la richesse ; la liberté ; la paix.
De Gaulle fut le promoteur du mensonge, de l’illusion, de la gloriole et de l’ingratitude. Nous vivons encore aujourd’hui sur son héritage. C’est cet héritage dont nous devons absolument nous débarrasser.
Et si vous tenez absolument à vous placer sur le terrain historique, par opposition au débat politique tourné vers l’avenir, je citerai, parmi beaucoup d’autres, l’historien Antony Beevor. Dans Paris libéré, Paris retrouvé (1944-1949), il rapporte ces propos d’André Dewavrin (colonel Passy dans la Résistance), qu’on ne peut guère accuser d’anti-gaullisme puisqu’il fut le chef des services secrets de De Gaulle à Londres : « La politique étrangère de De Gaulle était erronée dès le début, car elle était fondée sur un paradoxe. Il était viscéralement hostile aux Anglo-Saxons, ce qui l’a conduit à penser que l’avenir de la France reposait sur une alliance étroite avec la Russie, car c’était sa seule chance de demeurer une grande puissance. Mais de l’autre côté, de Gaulle était violemment anti-communiste, et a fini par s’imaginer qu’il était en mesure de réconcilier les Anglo-Saxons avec les Soviétiques. » Et Antony Beevor commente : « On ne peut guère livrer une analyse plus exacte. »
Or les gaullistes de 2026 adulent le Général précisément en raison de sa politique étrangère, de sa haine des Anglo-Saxons et de son tropisme pro-russe.
C’est bien ce que je dis : il est vital d’éradiquer le gaullisme dans les esprits si l’on veut remédier aux maux de la France.
Les gaullistes contemporains sont tous des « gaullistes en carton », ainsi que je les ai qualifiés dans le commentaire qui a retenu votre attention. D’ailleurs de Gaulle a lui-même prédit que les gaullistes trahiraient son héritage. Et surtout, de Gaulle était, lui-même, en carton. C’était le maître de l’illusion et de la vanité. Exactement ce qui nous tue aujourd’hui.
Guerre USA–Israël en Iran
Que doit-on comprendre des déclarations d’Emmanuel Macron parlant du sous-marin nucléaire français, mille fois plus puissant que toutes les bombes larguées en Europe lors de la Seconde Guerre mondiale, pour protéger nos intérêts nationaux ? Serait-il prêt à utiliser la bombe nucléaire si nécessaire ? La Russie de Vladimir Poutine et les mollahs d’Iran n’ont qu’à bien se tenir.
On sait comment commence une guerre, mais on ne sait jamais comment elle se termine.
En attendant, Rima Hassan a intérêt à la fermer.
https://www.youtube.com/shorts/NEtmIWwqnp0
Cher Aliocha,
Je serais un européo-mondialiste convaincu si seulement ceux qui souhaitent nous y amener ne le faisaient pas dans le seul but de nous asservir.
Pour Kadyrov, je le vois ainsi comme un ennemi, dites-vous ; vous n’avez pas tort, c’en est objectivement un, de tous ceux qui ne sont pas de la caste des argentés. Il tient les gens ordinaires pour des sujets devant servir. Asservir pour mieux se faire servir. L’Europe actuelle n’existe que pour ça : construire une foule molle, indistincte, interchangeable, sans plus de cerveau qu’une IA répondant mécaniquement aux besoins de qui s’en sert.
Kadyrov est violent, très violent. À ce titre, si je vous suis, il est nécessaire de se défendre.
Cher Jérôme,
Romantique et pacifique, dites-vous ? Mon Dieu, comme vous y allez, à n’avoir ainsi rien compris.
Ma position n’est sûrement pas pacifiste, ce qui ne signifie pas qu’elle soit belliciste.
Tendre l’autre joue, voyez-vous, ne signifie pas ne pas se défendre, mais ne pas agir dans un esprit de vengeance réciproque, sans jamais, comme le disait si bien Weil, la philosophe, rien croire à l’abri du sort, sans jamais admirer la force, jamais haïr l’ennemi ni jamais mépriser les malheureux.
Nommant Macron Kadyrov, saurez-vous comprendre cela ?
Vous comprendriez alors que la réconciliation est un choix de liberté.
Liberté qu’il est nécessaire de défendre contre ceux qui veulent la détruire, en usant de toutes les forces à disposition, ce qui ne signifie pas admirer la force ; vaincre ses ennemis sans les haïr ; offrir aux malheureux d’accéder aux exigences qui permettent de l’exercer ; cesser définitivement d’user des mensonges romantiques pour accéder à notre réalité romanesque de persécuteurs et, sur cette base mutuelle, définir l’équilibre relationnel alors possible et salvifique du pardon à l’ennemi — qui n’est certainement pas de se laisser détruire par lui, mais de construire avec lui la réconciliation dans un mouvement mutuel de renoncement aux représailles.
La construction européenne, en quelque sorte.
Vous signez ?
Cher Aliocha,
Vous cédez donc aux sirènes de la violence réciproque, circulaire, à laquelle, quand on y entre, on n’échappe plus.
Cette violence serait donc acceptable… quand vous en décidez.
Que nenni, il faut tendre l’autre joue, nous enseignez-vous. Je suis infiniment déçu de perdre mes illusions sur votre romantique pacifisme.
Cher hôte, Patrick Emin est la seule personne qui parle correctement de votre billet, à mon sens.
La France et ses amoureux :
https://www.facebook.com/groups/396335504764176/permalink/1616592599405121/?_rdr
Pour rire un peu, en espérant qu’ils seront attendus pour payer leurs « drapeaux », parce qu’en plus faudrait pas qu’on sauve ces pleurnicheurs aux frais de la princesse.
@ Lodi le 2 mars 2026
« il faut interdire l’immigration musulmane. »
Non mais vous rêvez ? Yakafokon ? Mais quand nous avons le regard tourné vers le Proche-Orient, c’est l’inverse qui se produit :
https://www.fdesouche.com/2026/03/01/regularisation-des-migrants-clandestins-en-espagne-une-foule-se-rassemble-devant-le-consulat-dalgerie-a-barcelone-plusieurs-vehicules-immatricules-en-france-signales-des-tensions-et-du-ch/
Une attestation sur l’honneur suffit pour obtenir des papiers.
On va l’avoir notre Liban et on va le sentir passer. Que cela reste entre nous mais cela fait partie du Plan. Et pendant ce temps, le pauvre Christian essayant de revendre les pantalons à une jambe qu’on lui a refourgués.
Misère !
Joie cependant contenue et dont nous aimerions qu’elle ne soit pas qu’éphémère ! L’affaire est complexe et le problème iranien loin d’être réglé. Le régime décapité, il n’en est pas pour autant totalement éradiqué et n’a pas dit son dernier mot. Et faut-il encore que le peuple iranien participe activement à l’action en cours et contribue ainsi à accélérer lui-même l’issue de celle-ci.
Mais ce cap franchi, s’il l’est, ce n’est pas pour autant que le problème sera définitivement résolu, loin s’en faut. Quid du régime qui se substituera alors à celui en place ? Quand on connaît le caractère composite de cet immense pays qu’est l’Iran, l’affaire est certainement beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Détruire s’avère souvent plus facile que reconstruire.
Une minute de joie, d’accord, mais pas plus.
La joie est de mise lors de la dernière bataille gagnée, celle qui règle le sort de la guerre, mais pour la première on peut certes se réjouir, mais garder en tête qu’il est plus facile de déclencher une guerre que de la terminer.
Pouvait-on faire autre chose qu’une intervention ?
La question n’a pas de sens, la volonté des mollahs d’éliminer l’État d’Israël était trop affichée, leur nuisance internationale trop évidente, pour qu’une intervention préventive ne soit inéluctable.
Donald Trump ne pouvait pas faire autre chose. Il avait menacé sans être entendu, donc le passage à l’acte était indispensable. Une menace non suivie d’effet doit se concrétiser, ce que n’avait pas compris Barack Obama avec sa ligne rouge en Syrie.
Telle que l’action est engagée, je suis perplexe sur son issue.
Une guerre se gagne toujours par des fantassins qui occupent le terrain.
Les bombardements ne suffisent pas, ils peuvent affaiblir, mais pas réduire toute volonté de résistance, surtout lorsque l’intervention vient d’un pays lointain, démocratique, qui ne pourra pas tenir une guerre d’usure longue.
On l’a vu au Vietnam, en Afghanistan, en Irak. Les Russes bombardent tous les jours l’Ukraine, mais sur le terrain leurs gains sont faibles. Le fantassin russe n’arrive pas à percer, malgré les pertes ou à cause de ces pertes.
Le seul cas de bombardement efficace a été celui du Japon, Hiroshima et Nagasaki, mais là il s’agissait d’un bombardement très particulier, qui ne peut plus se reproduire en l’état.
L’intervention ne peut réussir que s’il y a un mouvement interne qui provoque un coup d’État et renverse le régime.
Les plus aptes à le faire, parce que les mieux armés, sont paradoxalement les Gardiens de la Révolution, qui peuvent trouver leur intérêt dans cette volte-face.
Compte tenu de leur prise de contrôle sur l’économie iranienne, négocier pour conserver cet avantage peut être une évidence subtile.
En effet, la taqiyya chiite permet de dissimuler ses vrais objectifs en renonçant à des résultats immédiats pour des gains futurs. Il arrive que le culturel s’impose sur l’immédiat politique.
Si les Gardiens de la Révolution offrent les gages que demande Donald Trump, il lui sera difficile de ne pas négocier avec eux. Après tout, pour terminer une guerre, il faut bien négocier avec l’ennemi.
C’est plutôt de cette façon que je vois la fin de l’intervention. Évidemment, c’est une spéculation parmi d’autres, on en fait tellement en ce moment.
Restera à surveiller ce qui se passera dans le temps long, c’est-à-dire l’après Trump.
C’est là la faiblesse des démocraties, dont les dirigeants changent vite contrairement aux dictatures. La taqiyya chiite devra être contrôlée.
Nous verrons bien. Donald Trump, qui a pris un risque politique énorme dans cette opération militaire, restera comme le plus grand des présidents US depuis longtemps ou sera vite éliminé d’une façon ou d’une autre, par un blocage au Congrès par exemple, selon la façon dont il mettra fin à cette intervention inéluctable.
Et notre fusée en orbite autour de son nombril nous propose d’expulser les Iraniens en exil, au motif qu’ils seraient musulmans…
Voilà qui devrait rassurer Exilé sur la liberté de proférer d’innommables bêtises insensées, et je suis poli…
Puisque nous en sommes aux joies mauvaises, savez-vous où est coincé le ministre de la Défense italien ?
En vacances familiales à Dubaï !
C’est marrant, Musk n’a pas prévenu Meloni…
Comme quoi la flagornerie d’extrême droite n’a pas d’autre effet qu’un herpès de la langue.
Au fait, n’avons-nous pas aussi notre Guide suprême qui, entouré de ses mollahs, lance des fatwas contre les infidèles qui osent le contredire, de même que de nombreux ayatollahs poussent des nervis haineux, la bave à la commissure des lèvres, à aller piétiner à mort tous ceux qui sont seulement suspectés, pour des raisons obscures, de penser mal ?
Sous réserve qu’aider l’Ukraine serait plus opportun que d’aider l’Iran, vu, entre autres, que l’Ukraine est une démocratie et qu’on ne peut qu’espérer que, pour la première fois, un choc de démocratisation amènera la démocratie dans un pays musulman…
Oui, sous toutes ces réserves, il paraît que les temps changent et que l’Iran est le pays qui se désinfecte le plus de l’islam, c’est donc peut-être le lieu où agir :
https://www.diakonos.be/la-defaite-de-lislamisme-dans-un-moyen-orient-de-plus-en-plus-secularise/
Cependant, la prudence n’en reste pas moins de mise chez nous, du fait que l’immigration musulmane innove en ce que certains nous rendent le mal pour le bien et qu’une minorité peut prendre le pouvoir ; il faut interdire l’immigration musulmane.
@ Robert Marchenoir
Heureux de vous voir en appeler aux mânes du Général qui sauva notre honneur en son temps, faisant enfin la part des choses à son propos.
J’avais émis ici la proposition, dès février 2022, de l’intervention aérienne pour apporter aux Ukrainiens ce qui leur manque le plus.
Hélas, la lâcheté européenne, qui n’est pas sans rappeler l’Étrange Défaite, a reculé face aux menaces nucléaires du mafieux oligarque russe.
Or, nous sommes dotés en France, grâce à de Gaulle, de l’instrument de dissuasion en question et, si nous voulons survivre et défendre ce qui est l’unique garantie de la paix pour l’humanité, il est effectivement l’heure d’engager, en Européens, nos aviations en Ukraine.
Que Trump ait décidé unilatéralement avec Israël l’intervention iranienne ne doit pas détourner l’Europe de la menace existentielle que représente la Russie et, en ce sens, il est tout à fait dommageable que notre porte-avion doive quitter la Baltique pour retourner défendre les alliés du Golfe arabique.
Il y a là une question tout à fait sérieuse quant aux éventuels accords russo-américains sur le sujet.
Il ne faudrait pas, pour que Trump se sorte du mauvais pas Epstein dans lequel il est engagé et dont Israël profite opportunément – sans pleurer sur les barbus qui, effectivement, n’obtiennent ici que ce qu’ils méritent –, il ne faudrait pas offrir l’Ukraine aux appétits féroces du kleptocrate qui se réclame de l’Occident chrétien pour se comporter en barbare destructeur de démocratie, avec la complicité américaine, oligarchie mondiale ici unie en la circonstance pour éliminer toute proposition européenne de réconciliation, et s’offrir aux dialectiques vengeresses, moteur de toutes les économies, dont celle qui voudrait détruire le cerveau de nos enfants pour garantir leur domination, la technocratie de la Silicon Valley, dont les gourous absurdes prétendent que la liberté n’est pas compatible avec la démocratie.
L’Europe va-t-elle enfin prendre conscience, la France notamment, seule nation dotée de l’instrument nucléaire indépendant face aux néo-empires, qu’elle a là l’occasion de construire, après tous les désastres, l’unique voie de la paix ?
Elle cesserait alors ses psycho-dramas d’adolescente en mal de reconnaissance, pour accéder à l’âge adulte de sa maturité et proposer aux sales gosses qui ne savent qu’imiter ce qui l’amenait au pire, la réalité fondée sur l’expérience historique qu’elle aurait enfin su formuler.
Le Général l’a formulé en 1965, au temps où les divisions, réelles et cruelles pour certains au moment de la décolonisation, ne doivent plus en occulter la raison essentielle :
La France n’en est plus à la domination ni à vouloir l’obtenir, elle doit aider à la coopération internationale.
Il nous reste à trouver le courage d’être à la hauteur de notre destin, face à ceux qui en sont encore aux langages barbares de la vengeance.
Il est de notre devoir historique de leur opposer, avec tous les moyens à notre disposition – économiques, militaires, culturels –, la dialectique de la réconciliation, toute-puissance de la réalité des humains qui, s’ils n’en tiennent pas compte, ne sauront que répéter les erreurs qui déjà menèrent l’humanité à sa propre destruction.
C’est pour maintenant et nous en avons les moyens : debout, là-dedans !
Vive l’Europe.
Là où on a oublié de nous dire que le lieu du massacre du 7 octobre était celui d’un village palestinien rasé et enterré pour faire place à des Israéliens, là où défendre la cause palestinienne est constitutif d’un délit d’antisémitisme, je n’accorde aucun crédit auxdites informations.
Les veaux ne réalisent même pas qu’on n’entend qu’un son de cloche, et ils mettent leur tête sous le sable pour ne pas être dits nazis à la seule idée de douter de la pègre qui nous gouverne.
Ce que veulent Trump et Netanyahou, c’est une Palestine transformée en riviera Trump, gérée par les Israéliens, et les Palestiniens bons pour faire la vaisselle en silence. Pour cela, je les tiens pour capables de tout, y compris de mettre le Moyen-Orient à feu et à sang.
Excellent, excellent. Si seulement Donald Trump (et Joe Biden) en avaient fait autant pour défendre l’Ukraine contre la Russie…
On ne va pas se plaindre de la décapitation d’un des régimes les plus cruels de la planète, qui assassine son peuple, se livre au terrorisme international, s’emploie à soumettre l’Occident à l’islam et cherche en plus à se doter de la bombe atomique.
Que l’Amérique et Israël finissent le job, et ils auront bien mérité de l’humanité. J’espère seulement que Trump a un plan, ce qui est loin d’être certain. Le pire serait qu’il se contente de l’arrêt définitif du programme nucléaire iranien, tout en laissant en place la dictature islamique.
Que l’Europe s’inspire maintenant de ce qui a été fait en Iran, pour envoyer son aviation dans le ciel ukrainien afin d’abattre les missiles et les drones russes qui martyrisent la population. Le plan existe, il s’appelle Sky Shield. Il ne mettrait en oeuvre que 12 à 20 Rafale pour la France, décollant de Pologne et de Roumanie. Il s’agirait de le mettre en oeuvre. On n’est pas au cinéma. Il y a la guerre chez nous.
Il faudrait que les gaullistes en carton arrêtent de nous enfumer : si leur idole est partie à Londres, ce n’était pas pour vitupérer contre les « va-t’en-guerre » et appeler Hitler à « engager les négociations ». C’était pour l’écraser sous une puissance de feu infniniment supérieure.
Sky Shield ne va même pas jusque-là. Son seul objectif est de neutraliser des projectiles russes au-dessus du territoire ukrainien. Pas un seul aviateur ou soldat russe ne serait visé, uniquement des bouts de ferraille avec des explosifs dedans. Même pour ça, les « gaullistes » sont trop lâches ?
Cela tombe bien, Jordy se met dans le costard du futur ex-candidat à la présidentielle. Diantre ! Il se prend pour le chef de toutes les parties et de tous les partis.
C’est bizarre, mais pour moi il a un je-ne-sais-quoi de manque de crédibilité ; c’est dû sans doute à son manque de puissance politique et à une envergure qui ne lui permet jamais de prendre son envol. Il fait mièvre et pourtant il voudrait tant paraître immense :
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/frappes-en-iran-jordan-bardella-demande-%C3%A0-emmanuel-macron-de-r%C3%A9unir-les-dirigeants-des-partis-politiques-pour-un-point-complet-sur-la-situation/ar-AA1XiYUZ?ocid=msedgntp&pc=ACTS&cvid=69a495651ad24d1ba5b55448cbc40f2d&ei=5
Tu parles d’un candidat ! Macron n’a même pas été mis au courant par Trump, et pour cause : une Europe de faiblards, des pays sans le sou pour la plupart. Heureusement, Jordy est là, il va demander des comptes ! Pauvre petit… Et dire qu’il devrait être président… Il joue au Président, mais c’est tellement peu épais que c’en est risible.
Le FN/RN n’a pas de paroles assez dures envers le Cinglé… Je plaisante, d’ailleurs Trump aussi a oublié de le consulter, lui, le futur grand dirigeant de la France « qui fera entendre sa voix »… Il suffit de le croire, comme dirait le Volatile. Décidément, il ne reste plus que les bookmakers pour faire un gros pot et miser sur lui en tant que vainqueur.
@ Patrick EMIN le 1 mars 2026
Vous devriez envoyer vos doléances à la vipère venimeuse islamiste, Rima Hassan, la porte-parole des terroristes du Hamas et du régime criminel des mollahs, leur apportant son soutien contre les intérêts et la sécurité des Français.
@ Achille le 1 mars 2026
« Alors espérons que notre joie ne soit pas de courte durée, car le Moyen-Orient nous a habitués à des régimes totalitaires depuis bien longtemps. »
Cher Achille, veuillez me pardonner, mais cette réflexion, typique chez un Occidental, ne tient pas compte du fait que, dans plusieurs pays arabes et africains, la notion de dictature et de son contraire théorique, la démocratie, n’a que peu de rapport avec la nôtre.
Il faut comprendre que, si en Europe nous nous prononçons avec un bulletin de vote sur des idées de manière théoriquement pacifique (avec néanmoins de plus en plus d’exceptions dans la France actuelle), dans plusieurs pays séparés par des barrières ethniques ou religieuses profondes, le vote se fait sur des bases tribales ou religieuses, sachant que la communauté la plus importante imposera sa volonté à la minorité, parfois de façon violente, pouvant confiner à l’extermination (Biafra, Rwanda, Bengalis contre Punjabis au Pakistan, etc.).
Dans la plupart des pays arabes, le dirigeant se doit d’être un « homme fort », voire carrément ce que nous qualifions de dictateur, non pas par plaisir ou par férocité, mais tout simplement pour rester en vie, ainsi que sa famille et, de façon plus large, la communauté (ou la tribu, cf. Kadhafi) qu’il représente.
Par exemple, en Syrie, pays dont la population regroupe plusieurs communautés de religions différentes, Hafez el-Assad, issu de la communauté alaouite, a été obligé de s’allier avec d’autres minorités pour résister à la pression sunnite, au besoin en employant la manière forte (euphémisme).
Quand son plus jeune fils lui a succédé, ce qui n’était pas prévu à l’origine car il se destinait à être médecin ophtalmologiste, il a été obligé, par la force des choses, d’agir en « dictateur » (ce que les pays occidentaux ou, du moins, leurs fausses élites, qui ne comprennent rien à rien, lui ont reproché) pour ne pas se faire massacrer, ainsi que les communautés qu’il protégeait.
Et c’est bien ce qui est arrivé quand il a été renversé par des gens qui ne valent guère mieux que lui, à de nombreux Alaouites et chrétiens d’Orient, même s’il a réussi à s’échapper.
Bref, dans bien des cas, quand des pays occidentaux se piquent d’imposer la « démocratie » dans certains pays pour se faire passer pour des parangons de vertu, ils ne se rendent pas compte du flot de violences et de malheurs qu’ils risquent de déchaîner.
Philippe, permettez-moi une observation qui, si elle peut paraître sévère, n’en demeure pas moins fondée. À vous voir ainsi exulter devant la disparition d’un homme — fût-il le plus détestable des acteurs de la scène internationale — on serait tenté de déceler, derrière la stature du juriste chevronné, quelque chose qui ressemble dangereusement à la jubilation naïve d’un enfant devant la chute d’un méchant de conte de fées. Sauf que nous ne sommes pas dans un conte.
Car ce que vous célébrez, au fond, mérite qu’on s’y attarde. Vous ne vous réjouissez pas seulement d’une mort — immédiatement rendue caduque, soit dit en passant, par l’avènement d’un successeur aux dispositions tout aussi préoccupantes, peut-être même plus aguerri dans l’exercice du pouvoir. Non. Vous vous félicitez, avec une légèreté qui confond, de l’effondrement progressif de cet ordre international patiemment construit sur les décombres de 1945 — cet édifice fragile, imparfait certes, mais réel, qu’incarnait la naissance des Nations Unies.
Ce que vous applaudissez, en d’autres termes, c’est le retour aux années trente. Et l’on sait avec une précision douloureuse ce que ces années-là ont engendré.
Ce qui dépasse mon entendement — et j’assume ici une certaine franchise — c’est qu’un homme de loi, un pilier de la justice française, dont la vocation même est de défendre la primauté du droit sur la force, puisse se réjouir du triomphe de la loi du plus fort. Il y a là une contradiction intime qui mérite, au minimum, d’être interrogée.
Sur le plan strictement pratique, enfin, votre enthousiasme me paraît reposer sur un malentendu. Vous venez d’assister à un assassinat. La victime a déjà été remplacée. Et ses partisans — bien plus nombreux que le discours ambiant ne veut bien l’admettre — n’ont pas renoncé à leur cause. Ils ne riposteront pas avec des missiles dont ils manquent, mais avec d’autres méthodes qu’ils maîtrisent avec une redoutable efficacité. La France, hélas, pourrait en faire les frais.
Votre joie, Philippe, risque fort d’être éphémère. On ne fait pas baisser la fièvre en brisant le thermomètre.
Chaque fois qu’une dictature tombe, c’est un souffle d’espoir qui naît pour le peuple qui en est débarrassé, à condition, évidemment, que celle-ci ne soit pas remplacée par une autre dictature tout aussi sanguinaire, sinon plus, comme ce fut le cas avec l’Irak après l’exécution de Saddam Hussein ou encore avec la Libye après celle de Kadhafi.
Concernant la Syrie, Bachar el-Assad n’a pas connu le sort tragique des dictateurs susnommés, mais il semble que son remplaçant n’ait pas vraiment apporté les garanties d’un régime démocratique. Il est vrai qu’Ahmed al-Charaa, le nouveau dirigeant « par intérim » de la Syrie, est un ancien commandant djihadiste, ce qui n’est pas une garantie en matière de démocratie.
Concernant l’Iran, le nom qui est prononcé dans les médias internationaux est Reza Pahlavi, le fils aîné de l’ancien shah d’Iran – lui-même considéré comme un dictateur au cours de ses dernières années de règne.
Alors espérons que notre joie ne soit pas de courte durée, car le Moyen-Orient nous a habitués à des régimes totalitaires depuis bien longtemps.
« Je sais, cela ne va pas durer. » (PB)
Cette fois sera la bonne, Israël a le champ libre, Trump leur avait retenu le bras.
Ils ont stocké tout ce qu’il fallait à l’intérieur, cela devrait suffire, même si, jusqu’au bout, à Berlin les inconditionnels y croyaient encore.
« Il est meilleur d’être irresponsable et dans le vrai que responsable et dans l’erreur. » (Winston)
Les Ukrainiens, à partir du moment où ils ont été armés lors de la dernière invasion du Cinglé, ont compris que c’était possible, et pour eux c’est gagné aujourd’hui.
Et puis un peu d’humour, plus besoin de le citer :
« Nous pourrions lui donner le ministère de la Guerre et nous serions sûrs de l’éviter : pendant la guerre, il était ministre du Charbon et nous n’avons jamais eu de charbon. »
@ finch le 1 mars 2026
‘…si l’on songe à ce que représenterait la disparition du régime né en 1979 sous l’impulsion de Ruhollah Khomeini »
Vous oubliez surtout de dire que cela n’a été possible qu’avec l’aide de certains États, dont la République française, représentée alors par M. Valéry Giscard d’Estaing, qui ont voulu jouer aux malins alors qu’ils ignoraient tout de la spécificité iranienne, de même que de bien d’autres aspects de la géopolitique d’ailleurs.
Mais, bien entendu, je ne voudrais pas jouer au rabat-joie, même s’il est regrettable que tous ceux qui, véritables apprentis sorciers dépassés par les événements, ont permis à cette monstruosité de voir le jour au nom d’une vision biaisée de la démocratie, ne soient pas jetés dans les poubelles de l’Histoire.
Mais ces gens-là, que nous avons élus, nous ne les avons ni critiqués ni empêchés d’exercer leur pouvoir de nuisance, et les Iraniens sont en droit de nous le reprocher.
Pôv’ Macrounet écarté de ce moment de gloire historique, il en trépigne de rage.
Pourtant c’est un fin tacticien en capacité absolue de protéger nos citoyens en temps de paix contre les barbares qu’il a semés dans tout le pays.
Zadistes de NDDL qui ont mis le pouvoir à genoux.
Squatteurs qui pullulent dans tout le pays en toute impunité.
OQTF qui décident par eux-mêmes de rester en France et continuer leurs exploits au nez et à la barbe de la police figée muselée.
Juges criminels qui relâchent des bombes humaines multirécidivistes. Dernier crime de ces juges rouges diaboliques, la relaxe de Traoré qui avait défenestré Sarah Halimi au motif de, sans rire, « altération de discernement » et trop drogué pour se rendre compte de ses crimes donc non coupable, se sentant intouchable et protégé par le système machiavélique macronien ce brave criminel à l’insu de son plein gré, a glorieusement récidivé récemment en effectuant un home-jacking paticulièrement violent, qui bien évidemment restera impuni, nos juges diaboliques en auront décidé ainsi.
Dernier fait divers sanguinaire qui fait suite aux milliers d’autres quotidiens dans tout le pays, Macronéron en a lui aussi décidé ainsi.
Heureusement que notre gominé poudré ne participe pas à ces opérations militaires avec sa 7e Cie, ce roquet le plus grand donneur de leçons au monde entier, doit rester dans son bac à sable et laisser les grandes personnes s’occuper des affaires sérieuses de ce monde qui a fait de notre charlot guignol charlatan une risée planétaire : il aurait pu sauver Khamenei et lui céder une place de choix dans les bancs de l’Assemblée avec les LFI, allez savoir, ce type est impressionnant avec ses lubies hallucinogènes.
Il est des heures où l’histoire semble retenir son souffle, non pour célébrer la violence mais pour mesurer la portée d’un possible basculement, et si l’on songe à ce que représenterait la disparition du régime né en 1979 sous l’impulsion de Ruhollah Khomeini puis consolidé durant plus de trois décennies par Ali Khamenei, on comprend que l’émotion dépasse le simple frisson stratégique pour toucher à la question plus vaste de la paix mondiale.
Car la République islamique d’Iran ne fut pas seulement un État parmi d’autres, mais le cœur idéologique d’un arc de tensions reliant le Liban, la Syrie, Gaza, l’Irak et le Yémen, soutenant ou inspirant des organisations telles que Hezbollah ou Hamas, finançant des milices, projetant une puissance indirecte qui fit du Moyen-Orient un échiquier permanent où la guerre ne cessait jamais tout à fait.
Dans cette longue séquence, la confrontation avec Israël devint existentielle, presque théologique, et l’hostilité déclarée envers les États-Unis structura une rhétorique de résistance qui, au fil du temps, se mua en système d’influence et de déstabilisation, si bien que la stabilité régionale fut constamment suspendue à la capacité de retenue des acteurs et à la dissuasion nucléaire latente.
On peut dès lors soutenir que l’effacement d’un tel centre de gravité idéologique ouvrirait une fenêtre stratégique inédite, non parce qu’un peuple serait vaincu — car les nations survivent aux régimes — mais parce que la matrice doctrinale d’exportation révolutionnaire serait affaiblie, et avec elle la logique des guerres par procuration qui ensanglantèrent tant de territoires.
Toutefois, comme l’enseignait Spinoza, la paix n’est pas simple absence de guerre mais disposition des esprits à la justice, et rien ne garantit qu’un vide de pouvoir ne fasse surgir des forces plus imprévisibles encore, tant l’histoire regorge de transitions mal maîtrisées où la chute d’un absolutisme engendra le chaos.
Hobbes rappelait que sans autorité reconnue la vie peut redevenir « solitaire, pauvre, méchante, brutale et courte », et ce risque n’est pas théorique dans une région saturée d’armes, de rivalités confessionnelles et d’intérêts géopolitiques croisés impliquant aussi bien les puissances européennes que la Russie ou la Chine.
Pourtant, il serait injuste d’ignorer ce que représenterait, pour le peuple iranien lui-même, la fin d’un système où la contestation fut régulièrement réprimée, où des femmes et des hommes payèrent de leur liberté ou de leur vie l’audace de réclamer des droits élémentaires, et où la souveraineté populaire demeura subordonnée à une légitimité religieuse institutionnalisée.
Si une transition pacifique devait émerger, si un Iran réconcilié avec lui-même choisissait la coopération plutôt que l’exportation idéologique, l’équilibre du Golfe s’en trouverait profondément transformé, la course aux armements atténuée, la menace nucléaire désamorcée par un retour à des accords vérifiables, et la Méditerranée orientale pourrait respirer d’un souffle plus stable.
Certains invoqueraient alors la realpolitik et rappelleraient que les nations poursuivent leurs intérêts au-delà des idéologies, que l’hostilité à l’Occident ne disparaît pas par décret, et que les passions collectives ne s’éteignent pas en un jour, mais l’on ne saurait nier que l’architecture des conflits serait modifiée si le principal foyer d’irradiation stratégique changeait de nature.
Les débats autour de l’intervention extérieure, qu’elle soit assumée ou implicite, diviseraient les consciences, et des figures comme Donald Trump ou d’autres dirigeants seraient tour à tour accusées d’ingérence ou louées pour leur fermeté, mais au-delà des personnes demeure la question philosophique : un ordre international peut-il se consolider lorsque l’un de ses pôles revendique une mission révolutionnaire permanente ?
Simone de Beauvoir écrivait que la liberté ne se reçoit pas, elle se conquiert, et si le peuple iranien venait à redéfinir par lui-même les contours de son destin politique, le signal envoyé aux sociétés voisines serait considérable, démontrant qu’une identité culturelle forte n’implique pas nécessairement un régime fermé.
À l’inverse, si la transition dégénérait en affrontements internes ou en surenchères nationalistes, la région pourrait connaître une phase d’instabilité accrue, les marchés énergétiques seraient secoués, les alliances redessinées dans l’urgence, et la paix espérée se muerait en turbulence prolongée.
C’est pourquoi l’on doit tenir ensemble l’espérance et la prudence, refuser le cynisme qui nie toute amélioration possible mais aussi l’angélisme qui confond chute d’un régime et avènement immédiat de la concorde, car comme le notait Albert Camus, la vraie générosité envers l’avenir consiste à agir lucidement dans le présent, et l’événement, s’il devait advenir, ne serait ni la fin de l’histoire ni son salut automatique, mais l’ouverture d’un chapitre dont la paix mondiale dépendrait moins de l’élimination d’un adversaire que de la capacité collective des peuples et des États à substituer à la logique d’affrontement celle d’une coexistence exigeante, fondée sur la sécurité mutuelle, la dignité des sociétés et la conscience que la stabilité durable naît toujours davantage de la justice que de la peur.
La joie des victimes savourant la vengeance ne doit pas occulter la perversité naïve des inconscients.
La récupération, par l’extrême droite, de la nécessaire défense ne fera jamais oublier que les divisions létales de la démocratie israélienne ont exposé les populations à la tragédie du 7 octobre.
Cela ne justifie en rien le pire orchestré par le Hamas, mais doit faire réfléchir les Européens, pour ne pas s’offrir aux publicités dangereuses qui oublient que Trump comme Netanyahou, à l’image de Poutine ou Xi, comme les mollahs iraniens, ne méritent qu’une chose : la taule !
Que l’éviction de l’unique solution, la parole de réconciliation, éveille enfin le seul peuple indépendant sur cette terre, pour ne pas s’offrir naïvement au plaisir d’un jour et assumer son destin européen, renvoyant ceux qui n’ont que leur croyance en la violence à la réalité de leur désir inconscient : l’autodestruction.
Alors Mélenchon et Le Pen accueilleront la parole de lumière et comprendront qu’il n’est plus temps de la refuser au bénéfice de leur similaire obscurité.
Ils pourront alors prétendre à l’honneur d’être français.