Qu’on nous permette une minute de joie !
Israël et les États-Unis de Donald Trump ont attaqué l’Iran et le Guide suprême a été tué. À Téhéran, des applaudissements, des cris de joie, l’espérance a montré le bout de son merveilleux visage. Le souvenir est atroce, qui remet en pleine lumière ces héroïques jeunes femmes, ces résistants, ces citoyens de tous âges qui ont osé dire non, en sachant l’issue inéluctable qui allait les engloutir dans la mémoire de leurs proches à la fois fiers et déchirés ; ces multiples pendaisons, ces martyrs modestes et déterminés payant de leur vie leur courage inouï d’avoir un jour prescrit des limites à l’horreur et à l’étouffement. Partout, grâce à l’intervention conjointe de ces deux nations — l’une contrainte d’être sans cesse sur la défensive, l’autre impérieuse, parfois pour la cause des peuples —, en Iran, quelque chose s’est levé qui ressemble à un immense soupir de soulagement.