Ce titre, que j’ai tiré de la dernière couverture du Nouvel Obs et qui concerne évidemment Vincent Bolloré (VB), m’a interpellé, car j’ai pu le confronter à un extrait de Quotidien où Matthieu Pigasse (MP), en roue libre, entouré d’une cour de chroniqueurs charmés, s’abandonnait à son registre préféré de privilégié : le progressisme de gauche.
Il avait tout à fait le droit – on lui en donnait l’opportunité et il n’avait pas à décevoir ceux qui attendaient ce message – d’exprimer, dans cette émission très suivie, ses convictions, ses détestations, ses choix partisans et, plus généralement, ses espérances politiques.
Pourquoi ce qui était accepté – et même admiré – de la part de MP était-il d’emblée récusé, voire stigmatisé, dès lors que l’adjectif « réactionnaire » venait polluer tout ce qui avait trait aux actions et aux propos de VB ?
Il n’est même pas nécessaire d’afficher une préférence intellectuelle ou idéologique pour l’un ou l’autre de ces milliardaires pour considérer, de toute façon, comme injuste la permanente discrimination positive en faveur de l’un d’eux.

Sans doute la manière dont je me suis parfois défini comme un réactionnaire m’a-t-elle rendu plus sensible à cette injustice. Certes, j’ai donné un sens particulier à cette attitude, tenant à la fois à mon tempérament – je ne suis pas indifférent face à ce qui me choque ou me plaît – et à ma certitude politique qu’il suffirait d’un pouvoir courageux et lucide pour faire revenir dans le présent des comportements et des séquences prétendus dépassés. Contre cette absurdité selon laquelle le fil du temps serait naturellement progressiste, il faut au contraire soutenir, sans honte, que le meilleur, au moins en partie, était avant.
Ce n’est donc pas le fait que VB soit conservateur, avec des choix clairs et des convictions fortes – j’en partage l’essentiel – qui doit être fustigé, mais la contradiction, dont il semble se moquer, entre ses principes et certaines de ses pratiques. Je regrette, par exemple, que sa conception revendiquée de la liberté d’expression ait trouvé ses limites au sein de CNews, par sa médiocre défense de ceux qui en usaient et son indifférence à l’égard de leur argumentation.
Derrière l’apparent courage qu’il met à soutenir des causes ou des personnalités largement discréditées, n’y aurait-il pas, au fond, de sa part, une philosophie ironique, faite de pessimisme sur la nature humaine et d’un relativisme le rendant étranger à toute indignation, même majoritaire ?
On me pardonnera donc de ne pas être saisi d’effroi devant cette « emprise réactionnaire », ni fasciné par le culte progressiste d’un MP, mais de demeurer plus attentif à ces mille petites preuves où un être s’honore ou se trahit.
@ Achille le 27 avril
« Je ne suis pas sûr que se focaliser sur les sujets clivants (racisme, antisémitisme, communautarisme) fasse vraiment avancer le débat du ‘vivre-ensemble’ »
Non, Achille, il ne portera pas sur ces trois sujets… Il portera sur l’identité, l’immigration et la sécurité, les trois principales conditions pour rétablir le « vivre-ensemble ». Il va falloir qu’en Macronie, on apprenne à ne plus employer le langage de la gauche et que, rapidement, on pratique le « bardella »… ou le « marine »…
@ Exilé le 27 avril 2026
« Une « modération » de ce genre s’appelle tout simplement un extrémisme en français. »
Je ne suis pas sûr que se focaliser sur les sujets clivants (racisme, antisémitisme, communautarisme) fasse vraiment avancer le débat du « vivre-ensemble » ainsi que semble s’annoncer la prochaine campagne électorale pour l’élection présidentielle.
Il est grand temps de sortir de ce bourbier qui se traduit par une fracture sociale.
@ sylvain 26/04/2026
« …de ces élus carpettes, qui ont la trouille de prendre des décisions courageuses, impopulaires mais efficaces, par peur de perdre leur siège… »
Mais essayons de sortir un instant du domaine de l’imaginaire, sylvain, pour entrer dans celui du réel. Imaginez-vous sincèrement, sylvain, qu’ayant le choix entre un candidat proposant ce programme de mesures courageuses, impopulaires mais efficaces, et celui proposant, à l’opposé, un programme de mesures alléchantes, démagogiques à souhait mais totalement illusoires et inefficaces, la majorité de l’électorat optera sans la moindre réserve pour le premier ?
Je veux bien espérer dans la maturité et l’intelligence de l’électorat, mais permettez-moi, sylvain, de nourrir cependant quelques doutes, bien que j’aimerais tellement me tromper.
Reste maintenant à apprécier si les mesures proposées par ceux qui se situent hors du champ de ces « élus carpettes » sont, elles, vraiment réalistes et efficaces. Là, vous en conviendrez avec moi, c’est un autre débat et une autre histoire !
@ Achille le 25 avril 2026
« Les partis modérés (LR, PS et centre gauche/droite) ont bien du mal à recentrer les débats vers des sujets moins polémiques quoique tout aussi préoccupants (enseignement, santé, qualité de vie). »
Parlons-en de ces partis « modérés », dont le PS, qui nous a tout de même habitués depuis des dizaines d’années à des prises de position parfois pour le moins discutables et au minimum ridicules quand elles ne sont pas accompagnées de lois scandaleuses et révoltantes.
Une « modération » de ce genre s’appelle tout simplement un extrémisme en français.
Quant aux autres partis que vous citez, ils ne valent pas toujours guère mieux.
@ Xavier NEBOUT le 26 avril 2026
« CNews puisse être dite Radio Netanyahou.
Alors, ils sont tous les deux à vomir. »
Nous n’avons pas les mêmes vomis : les miens sont destinés aux anti-CNews, la seule chaîne de la vraie liberté, qui gêne les tenants de la dictature de la pensée unique, seule autorisée par la macronie et ses nervis gauchistes, ainsi qu’aux anti-Netanyahou, un vrai chef qui défend son peuple bec et ongles, un modèle, un héros, un roc indestructible.
Petit complément à ma précédente tentative de définir le progressisme par rapport à la réaction, la gauche par rapport à la droite : le point commun entre les deux exemples de gauchisme que j’ai donnés, c’est la propension au vol comme moyen d’action politique.
Les membres des classes aisées de Londres et de New York qui se vantent de voler dans les magasins pour « punir les capitalistes » sont l’expression la plus pure de cette perversion.
Mais les acteurs français de l’ignoble campagne de propagande « anti-boomers », qui cherchent à imposer une baisse radicale des pensions comme moyen de réorganiser le système de retraite, ne font qu’appliquer le moyen de blanchiment traditionnel de la gauche : ils demandent à l’État de voler dans la poche d’autrui pour soulager leurs impôts à eux. C’est, toujours, la guerre de tous contre tous, où le seul moyen d’améliorer son sort n’est pas de produire de la richesse, mais de la subtiliser aux autres.
Dans les deux cas, il convient dans un premier temps de diffamer les victimes : les grandes chaînes de magasins sont des exploiteurs, les retraités sont ultra-riches et ont bénéficié d’avantages indus. Comme dans la logique antisémite, il s’agit d’attendrir la viande au préalable pour que la persécution apparaisse comme une mesure de justice.
On notera une fois de plus la profonde imprégnation des mentalités par les idées de gauche, puisque l’anti-boomérisme est largement répandu dans tous les bords politiques – et même chez certains soi-disant libéraux.
À tout prendre, je préfère les bobos anglais et américains qui se vantent de voler directement dans les magasins : c’est plus honnête.
Pour en venir à Vincent Bolloré, je regrette que son inclination réactionnaire produise des fruits de mauvaise qualité : assez sectaires, plus portés sur la propagande que sur la recherche des faits, d’un niveau médiocre dans le style comme dans le fond. C’est le cas de CNews comme du JDD. Valeurs Actuelles, qui n’appartient pas à Bolloré mais se situe lui aussi franchement à droite, est tout aussi décevant.
Voyez, par exemple, ce récent article du JDD, qui a réalisé un « coup » intéressant en s’infiltrant dans la boucle WhatsApp des auteurs démissionnaires de Grasset. Cela aurait pu constituer la base d’une analyse rigoureuse des mécanismes de connivence et de pouvoir de la gauche culturelle. Au lieu de ça, on trouve force adjectifs et ricanements, mais on reste sur sa faim.
Dieu sait pourtant qu’il existe des médias de qualité à droite et à l’extrême droite. Mais il faut les chercher à l’étranger, en anglais la plupart du temps. Entre le JDD et Quillette (journal en ligne australien tirant son nom d’un mot français), il n’y a pas de comparaison possible.
Quant à Matthieu Pigasse, il est le parangon de cette fascinante tendance contemporaine, l’argent de gauche. Vous me direz que Marx était, lui-même, ce que les progressistes d’aujourd’hui appelleraient un « sale riche ». N’ayant jamais travaillé, il a vécu sur le dos de son pote Engels, un fils à papa propulsé à un poste de directeur d’usine par l’auteur de ses jours. Un sale patron, donc.
Mais enfin, il reste paradoxal de voir, aujourd’hui, non seulement des gens très riches mais aussi des personnes simplement aisées, redoubler d’ardeurs gauchisantes. On peut y voir une façon de s’excuser de sa bonne fortune, de se mettre à l’abri de la « haine de classe » venant du bas, le substitut d’un christianisme abandonné ou simplement une paresse intellectuelle consistant à aller dans le sens du vent.
Concernant de vrais décideurs et chefs d’entreprise comme Matthieu Pigasse, s’y ajoute le moteur du capitalisme de connivence : tant qu’à vivre sous un État socialiste, ce qui est le cas que le parti au pouvoir soit de gauche ou de « droite », autant être dans ses petits papiers. Lorsque la moindre création d’usine, le moindre montage fiscal dépendent du bon vouloir d’un État tout-puissant, autant lui faire allégeance en se faisant le relais actif de sa propagande.
C’est un phénomène similaire, mais inversé, que l’on constate aux États-Unis, où les patrons des grandes entreprises technologiques ont subitement viré de la gauche la plus wokiste à la droite la plus servile dès que Donald Trump s’est mis à jouer les dictateurs.
Dans les deux cas, une partie essentielle du remède consiste à faire radicalement maigrir l’État. Un gouvernement limité à ses missions essentielles a moins de latitude pour embrigader les grands patrons dans une croisade idéologique.
Extrême gauche, extrême droite, et les extrêmes centres, vous y pensez ? Ben non, et d’ailleurs personne n’en parle, de ces centres, de ces élus carpettes qui ont la trouille de prendre des décisions courageuses, impopulaires mais efficaces, par peur de perdre leur siège, d’être menacés et taxés d’extrêmes ceci, cela.
Pour masquer leurs incompétences à répétition, leur laxisme, leur lâcheté, ils se sont créé une excuse — slogan bien hypocrite : « je suis du centre ». La belle affaire : résultat, un laxisme généralisé dans toutes les institutions et les rouages de la société, explosion de la délinquance et crimes impunis par peur de passer pour des fachos nazis dictateurs, ruines économiques et faillites records, conséquences de la peur d’avoir du courage de prendre des mesures drastiques, dette record : 3 500 milliards, ensauvagement scolaire, profs tabassés, lynchés, tués, envahissement des cours de facs et universités par des bandes extrémistes de gauche en toute impunité. « Sciences Po, Sorbonne » en font les frais régulièrement, sous couvert et promesse de non-intervention de la direction, du préfet, de la police et de la justice gauchiste, tous complaisants avec ces terroristes officiels couverts par le pouvoir. Le programme du grand chaos se déroule à merveille : merci Macronéron, et merci aussi à ces « extrêmes centres » qui participent, par collaboration avec le pouvoir et les fascistes extrémistes de gauche, à la (allah) ruine, la débâcle, la criminalité, la sauvagerie, la terreur, l’insécurité et le climat anarchique incontrôlable qui règne dans le pays.
Mais rassurez-vous, nous avons de fins tacticiens stratèges à la tête du pays : le pouvoir lui-même, ses alliés collabos PS, PCF, EELV, LFI Hamas, pour protéger (LOL) le pays contre un danger terrifiant, le pire que connaîtra la France s’il prenait le pouvoir : le RN ! Achtung ! Belle manœuvre de diabolisation d’un parti pas plus méchant qu’une chorale d’enfants de chœur ; ainsi, le jour des élections, pièges à cons, tous les veaux, vaches, cochons, couvées de citoyens se précipiteront pour obéir aux ordres de la mafia islamo-gauchiste macronienne et de ses pires crétins du centre.
2027 : tous les merdias aux ordres se mobilisent en ce moment pour nous présenter le gratin et la fine fleur des ex-tocards losers qui ont plongé le pays dans cette débâcle sans nom et qui, de retour, promis-juré, seront capables de redresser le pays : Hollande, Villepin, Édouard Philippe. C’est à mourir de rire. Mais pas d’inquiétude à avoir : avec ce peuple de tarés, incultes, abrutis congénitaux, ils ont toutes leurs chances d’être élus à nouveau, car leurs électeurs, à la (allah) cavité orbitale désespérément vide, auront eu le sentiment et la joie d’avoir obéi aux ordres et sauvé la France du fascisme nazi RN.
À regarder les carrières de M. Pigasse et V. Bolloré sur Wiki, l’un est un pur produit de la pègre politicarde de gauche, tandis que l’autre est un véritable capitaine d’industrie, avec cependant une particularité résidant dans ses liens avec la famille Rothschild. Or, cette dernière est liée à l’origine du sionisme et du vol de leurs terres aux Palestiniens qui se perpétue impunément et que seuls les LFI peuvent dénoncer sans passer pour des nazis, ce qui explique que CNews puisse être dite Radio Netanyahou.
Alors, ils sont tous les deux à vomir.
Tout d’abord, qu’est-ce que la réaction ? Ici comme ailleurs, il est intéressant, pour comprendre concrètement de quoi l’on parle, de rechercher des exemples à l’étranger. Cela aide à prendre de la hauteur, à se libérer des effroyables oeillères mentales et psychologiques de « s’pays », comme l’a désigné Boualem Sansal, annonçant son intention de quitter la France, exaspéré par la mesquinerie du gauchisme ambiant à son encontre.
C’est, par exemple, l’opération de ces soldats ukrainiens pour mettre à l’abri une femme de 77 ans qui fuyait l’armée russe. On sait l’usage que font les Ukrainiens des drones terrestres pour évacuer les soldats blessés. Tout récemment, une unité de pilotes de drones aériens a repéré une vieille femme, cassée en deux, qui fuyait sa maison détruite, seule sur une route, appuyée sur ses deux cannes.
Les militaires lui ont envoyé un drone à chenilles muni d’une couverture, sur lequel ils ont inscrit : « Grand’mère, grimpez ici ! » Observez l’attention avec laquelle le pilote du drone terrestre demande à son camarade contrôlant le drone aérien, qui filme la scène, de montrer de plus près les pieds de la rescapée, dans ses pauvres pantoufles, afin de s’assurer qu’ils sont bien remontés dans le véhicule et qu’elle ne se blesse pas ; et de montrer ses mains, afin d’être sûr qu’elle soit assise bien en sécurité. L’évacuation a duré quatre heures.
Aucun pays dans le monde n’est capable d’en faire autant. D’abord parce qu’il faut avoir l’équipement nécessaire, qui n’a pu être conçu et fabriqué que grâce au sens de l’initiative et de la coopération des Ukrainiens, privés de l’aide étrangère qui leur serait nécessaire. Ensuite parce qu’il faut des opérateurs suffisamment talentueux pour l’utiliser – un long entraînement est indispensable à cet effet. Et enfin parce que ces soldats ont choisi de divertir de précieuses ressources au détriment de leurs frères d’armes pour sauver un civil, un seul, à l’extrême fin de sa vie, qui ne pouvait plus être « utile » à personne.
Il va sans dire qu’on ne rencontre jamais l’équivalent côté russe – c’est le contraire. Les soldats blessés sont abandonnés, quand ils ne sont pas achevés ; alors, les civils…
L’Ukraine est donc le pays le plus « d’extrême droite » et le plus « ultra-libéral » du monde : tradition, respect des vieux et des usages immémoriaux, héroïsme, initiative individuelle, innovation, coopération spontanée à l’échelon le plus bas possible.
Au passage, Kyrylo Boudanov, chef de cabinet de Volodymyr Zelensky après avoir longtemps été le héros au visage de sphinx à la tête des renseignements militaires, ayant organisé avec succès un nombre incalculable d’opérations des forces spéciales d’une audace inouïe sur le territoire russe, a récemment déclaré qu’il était indispensable de conserver une mentalité libérale au sein de la société ukrainienne, malgré le dirigisme propre à l’état de guerre, afin non seulement de remporter la victoire, mais de reconstruire l’économie avant même que la paix ne survienne.
Ajoutons que les dronistes ukrainiennes sont ravissantes, ce qui est, manifestement, de droite.
Et qu’est-ce que le progressisme, la gauche, le communisme ? Eh bien c’est le fait, en France, de déclarer ouvertement que les vieux ne devraient pas avoir le droit de faire leurs courses le week-end, parce qu’ils « prennent » la place d’un actif dans la queue aux hypermarchés : cette accusation, devenue courante depuis une dizaine d’années, est considérée non seulement comme tolérable mais comme hautement morale.
J’ai même vu un médecin (de sexe féminin, en plus), se vanter ouvertement, sur le réseau X, de refuser aux retraités des rendez-vous le samedi, pour la même raison. Bienvenue dans le pays de la « solidarité » (communiste) où des médecins se vantent d’appliquer une discrimination à l’encontre des vieillards – ceux-là mêmes qui auraient le plus besoin de leur aide. Aucune loi « anti-raciste » pour protéger ces patients, bien sûr…
Passons sur la campagne de haine méticuleusement orchestrée à l’encontre des « boomers », avec le concours de statistiques évidemment falsifiées (*), pour les ériger en nouveaux Juifs sur lesquels on peut taper impunément, dans le but de baisser radicalement leurs pensions au lieu de réformer de fond en comble le système de retraite ; ce qui exigerait de l’imagination, de la patience, du courage et des efforts de la part de tous.
On entend très fréquemment des journalistes de tout poil, y compris « de droite », regretter à cette occasion que les vieux votent, avec l’indispensable ricanement de connivence. Imaginez deux secondes si un journaliste s’avisait de regretter que les pauvres, les campagnards ou les Noirs votent… mais les retraités, no problemo, puisque ce sont des « boomers » – autant dire des « bougnoules » ou des « youpins ».
Terminons sur une autre illustration du progressisme, de l’être-de-gauche, identifiée à l’étranger elle aussi. Depuis peu, il est devenu du dernier chic, à Londres et à New York, pour des gens vivant dans une aisance financière certaine, de voler dans les magasins – et de s’en vanter.
Oui, car vous voyez, c’est un acte de résistance politique que de passer à la caisse sans payer une volaille bio ou un pot de crème de beauté : puisque les grandes chaînes de magasins sont de sales capitalistes qui exploitent leurs employés, alors il faut les punir en pratiquant ce qu’une rédactrice en chef du New York Times a baptisé le « micro-pillage ». Bien loin d’être un acte honteux qu’on dissimulerait, c’est un signe de vertu qu’on revendique.
Cela se produit dans un contexte où le vol dans les magasins prend des proportions industrielles : en Angleterre comme aux États-Unis, ce sont de véritables bandes qui pillent impunément, dans le but de revendre, sans que la police ne réagisse, alors que le vol est décriminalisé au-dessous d’un certain montant par certaines autorités locales, et que les directions des magasins elles-mêmes interdisent à leurs employés de s’interposer face aux malfaiteurs – allant jusqu’à licencier ceux qui auraient l’audace de défendre le droit de propriété de leur entreprise.
Il va sans dire que les groupes de pillards qui envahissent les magasins, noyant les vigiles éventuels sous le nombre, sont en général composés des suspects que tout le monde imagine : des Noirs, comme il est aisé de le constater sur les innombrables vidéos disponibles.
Les « préjugés » sont des post-jugés.
Le prétendu « anti-racisme » de la gauche, y compris des riches de gauche, phénomène nouveau de notre époque, s’accompagne donc d’une négrification des moeurs. C’est ce que Renaud Camus désigne sous le nom de Petit remplacement.
La remigration ne suffirait même pas. Il faudrait migrer également les Matthieu Pigasse, les « micro-pilleurs » et tous leurs copains.
______
(*) Il est absolument extraordinaire qu’aucun journaliste, aucun homme politique, aucun économiste, aucun intellectuel, n’ait relevé l’invraisemblance majeure de cette pseudo-statistique martelée jusqu’à l’écoeurement par la propagande ambiante, selon laquelle les retraités auraient des revenus nettement supérieurs à ceux des actifs.
La pension de retraite est calculée sur la base d’une réduction massive d’un salaire de référence, qui est lui-même déterminé de façon très défavorable (« moyenne des x meilleures années »). Les fonctionnaires, eux, sont nettement plus avantagés, mais ils subissent également une perte de revenus notable – et ils sont en minorité au sein de la population.
À moins de postuler que les salaires ont massivement baissé depuis l’époque d’activité des retraités actuels, ou que ces derniers sont très nombreux à jouir de revenus financiers expliquant la différence – deux hypothèses aussi invraisemblables l’une que l’autre -, il est manifeste que cette pseudo-statistique est aussi trafiquée que celles qui prétendaient, il n’y a pas si longtemps, qu’il n’y avait nulle augmentation de l’immigration, aucun rapport entre cette dernière et la criminalité, aucune augmentation de cette dernière et que l’immigration enrichissait l’économie française.
Mais l’illettrisme économique et arithmétique est si répandu, et la préférence pour la propagande si marquée, à gauche comme à droite, que personne ne pose les questions les plus évidentes.
Qu’il s’agisse d’une attitude réactionnaire tout autant que d’une attitude progressiste, ce qui est grave, comme en toute chose, c’est l’abus, lorsque l’usage de ces comportements est poussé à ses limites, de manière irréfléchie, irrationnelle, aveugle.
Toute démarche, tant réactionnaire que progressiste, comporte, lorsqu’elle est poussée à l’extrême, des effets néfastes. Réaction comme progressisme, lorsqu’ils ne sont recherchés que pour eux-mêmes ou de manière non raisonnée, peuvent alors engendrer des effets secondaires destructeurs et ne se traduire finalement par aucune avancée pour l’humanité, pour la civilisation.
Lorsque les forces réactionnaires et progressistes en viennent à détenir des positions dominantes, on court alors le risque majeur qu’elles s’alimentent mutuellement, les avancées progressistes proposées et obtenues par les uns étant incompatibles avec certaines formes de réaction politique et sociale des autres, affectant ainsi la cohésion sociale qui s’en trouve rompue. N’oublions pas que de cette confrontation entre réaction et progressisme a jailli, par le passé, le fascisme.
« Je regrette, par exemple, que sa conception revendiquée de la liberté d’expression ait trouvé ses limites au sein de CNews, par sa médiocre défense de ceux qui en usaient et son indifférence à l’égard de leur argumentation. » (PB)
Je pense que vous y voyez votre cas, mais là vous seriez, Monsieur Bilger, d’une confondante naïveté. La puissance de l’argent est sans limite, elle permet de décider ce qui est bon et ce qui ne l’est pas.
Imaginer une seule seconde que CNews mettrait de l’eau dans son vin ou simulerait une quelconque bribe de liberté d’expression est un rêve éveillé.
VB a bâti sa fortune avec ses critères à lui, Pépé Praud a bien compris le système, tout le reste est littérature. Pourquoi voulez-vous que VB change ? La décision lui appartiendra tant que son business fonctionne.
Hanounouille est détestable, il adore écraser et ça marche ; il a bâti une fortune personnelle et un yacht caché, dévoilé par une émission bien connue, et alors ? Pourquoi changerait-il une méthode qui fait ses preuves ? Il crachera lui aussi sans vergogne sur qui bon lui semblera, pourvu que cela lui rapporte ou lui apporte. Il voudrait tant se voir journaliste, il s’y est essayé, social, proche du peuple, alors qu’il est simplement rouge-brun ; il est applaudi pour ce qu’il fait et, malgré ses détracteurs, il roucoule. Pour le moment, tout lui donne raison, et à VB aussi.
Au fond, sans qu’il y ait de corrélation, l’attitude d’un Vallaud n’est pas pire : parachuté pour qu’il devienne un politique de premier plan, cela prouve bien que, dans son domaine, aujourd’hui, il n’arrive pas à se vendre, et c’est toute la différence. On connaît Hanounouille, on ne sait pas qui est Vallaud.
Así es la vida, la vida sin sueños.
Emprise réactionnaire… de gauche.
Avec la gauche et sa dictature idéologique de pensée unique, seule autorisée, toute divergence de vue sera commise d’office aux bûchers des procureurs inquisiteurs de toutes les gauches et de leurs complices, merdias, audiovisuel, collabos islamo-fachos-gauchos, le tout sous la bénédiction du Néron de l’Élysée, qui jubile de constater que son plan de destruction de la France se déroule sans accroc : ruine économique sans précédent, 3 500 milliards de dette, impôts et taxes records du monde, faillites à la chaîne, entreprises volatilisées, fuite des cerveaux vers des cieux plus cléments, plus sécurisés, citoyens otages des bandes de criminels importés, avides d’allocs, d’aides les plus ruineuses au monde, champions en coutellerie, squats, home-jackings, violences contre des policiers muselés de trouille, justice rouge complice de toute cette délinquance criminelle islamo-gauchiste, encouragée par des députés délinquants LFI, complices de cette macronie lèche-babouches qui siègent à l’AN.
Souvenons-nous de l’émission quotidienne de Ruquier, le pire inquisiteur gauchiste, et de son complice, bourré de haine, Gérard Miller, qui insultait haut et fort, en toute impunité, tous ceux qui n’étaient pas de gauche : « enfants de salauds » sarkozystes, fachos racistes de droite ; Sarko instaure un climat délétère policier dans tout le pays ; Sarko appuie sur le bouton nucléaire ; Sarko déclenche la 3e guerre mondiale ; les affiches des jeunes socialistes : Sarko en Hitler et ses croix gammées — un catalogue infini de toutes les pires pourritures vomies par ces racailles de gauche contre Sarko, qui avait osé prendre la place réservée à Royal, la socialopitre éternelle loser.
Depuis ce temps-là, la gauche a accéléré la cadence contre la droite : de nombreux merdias de gauche, associations antiracistes, groupes extrêmes gauchistes, fachos-nazis antifas hyper violents, protégés par la justice gauchiste et la macronie complice, exercent leurs « talents » criminels contre tous les meetings, réunions et banquets de droite dans tout le pays.
En résumé, le pays est sous la coupe d’un extrémisme de gauche et de son emprise réactionnaire, violente, haineuse, criminelle : une URSS revisitée en pire.
« Derrière l’apparent courage qu’il met à soutenir des causes ou des personnalités largement discréditées, n’y aurait-il pas, au fond, de sa part, une philosophie ironique, faite de pessimisme sur la nature humaine et d’un relativisme le rendant étranger à toute indignation, même majoritaire ? » (PB)
Lors de son audition à la commission parlementaire « Alloncle », Bolloré a dit être conservateur et chrétien-démocrate, et qu’à ce dernier titre, il était attaché au pardon.
Il a bien évoqué Morandini pour confirmer « qu’à tout pécheur miséricorde », et cette déclaration m’a interrogé.
En effet, s’il est respectable d’appliquer les valeurs chrétiennes lorsqu’un cas concret de leur mise en œuvre se présente au plan individuel, autant il n’est pas interdit d’agir différemment lorsque l’on a des responsabilités comme les siennes.
Un patron d’entreprise — personne physique — peut en effet y déroger dès lors qu’il exerce son autorité à cette échelle, et c’est bien ce qu’il a fait en consentant à se séparer de collaborateurs indésirables d’un point de vue moral.
De même, le chef de l’Église catholique peut fonder ses dires et son action sur des principes et des valeurs évangéliques (accueillir l’autre, le migrant chez soi et lui prodiguer toute l’aide nécessaire, quoi qu’il en coûte, se montrer généreux envers les nécessiteux, etc.), tout en gardant à l’esprit qu’il est aussi un chef d’État et qu’à ce titre, il ne peut admettre au Vatican toute la misère humaine ni répartir ses biens en direction de la multitude…
Bolloré ne connaît que trop les limites de son humanité et celles des autres, notamment les Tartuffes comme Pigasse ou autres dispensateurs de moraline comme Patrick Cohen, dont les biens immobiliers restent à l’abri de toute intrusion malencontreuse de Subsahariens affamés !!
Malheur aux hypocrites ! Malheur aux Pharisiens !
@ Patrick EMIN le 25 avril 2026
« N’attendez donc aucune liberté d’expression véritable de la part des libéraux économiques. La seule liberté qui les anime, celle qu’ils défendent avec une constance remarquable, c’est la leur — la liberté de s’enrichir, d’influencer, de soustraire. Comme Trump l’a démontré avec une clarté presque didactique, toute autre liberté n’est pas un idéal à protéger, mais un obstacle à neutraliser. »
Les libéraux économiques que vous citez sont des gagne-petit à côté de ces rapaces, gavés et repus de subventions de l’audiovisuel et de la presse gauchistes d’Ernotte : une véritable escroquerie, un scandale politique de détournement de fonds publics, enfin révélé par Alloncle contre cette mafia de procureurs inquisiteurs, organisée par la gauche et sponsorisée par la macronie ; une dictature de gauche. Son but : imposer la seule liberté d’expression autorisée, décidée par leur idéologie et le pouvoir complices, un retour aux méthodes diaboliques du stalinisme de l’époque.
Exemple : la chasse à l’homme organisée contre Charles Alloncle et son rapport sur cet odieux audiovisuel gauchiste jusqu’à la moelle, gangster de la République que la gauche veut enterrer par tous les moyens.
Sans oublier la monstrueuse manœuvre de calomnies délétères de toute cette mafia gauchiste contre Boualem Sansal, afin de ne pas fâcher l’Algérie, sur ordre de Macron et de ses collabos de la presse gauchiste.
Le message haineux de l’ignoble Aphatie contre Alloncle en dit long sur la panique de ce système soviétique enfin dévoilé au grand jour ; les titres des unes rageuses de la presse gauchiste en disent long sur le climat de haine qui se répand contre ce rapport qui leur explose au visage.
La peste brune facho-gauchiste néo-nazie qui gangrène la France à petit feu et se répand dans ce pays soumis, inerte, nous rappelle les tristes épisodes des années trente en Allemagne.
Rebelote, bis repetita : le PS, PCF, EELV, LFI Hamas et leurs torchons soviétiques — Libé, l’Humanité, l’immonde Le Monde — et toute la racaille médiatique complice sont destinés à éliminer Alloncle du circuit. La vérité est interdite à exprimer si elle ne correspond pas à celle imposée par la dictature de gauche.
Oubliez vos petits libéraux économiques, c’est de la roupie de sansonnet comparé au démoniaque danger gauchiste, allié de Macron, le « tueur de la France », qui a tout cadenassé dans ce pays et qui continue à plomber finances, richesses, droit et liberté d’expression.
En vérité, il nous faut plus de Bolloré et d’Alloncle dans ce pays pourri par la macronie gauchiste.
@ Patrick Emin
Votre argumentation moralisatrice ne tient pas debout. Il suffit de comparer l’état des libertés individuelles et la prospérité générale des pays sous régime libéral avec les autres. Cela ne vient pas des acteurs, cela vient du système. Le système libéral a des garde-fous autrement plus puissants que le système étatiste dans lequel nous vivons.
Ce que je trouve le pire dans une social-démocratie comme la nôtre, c’est qu’elle assure son train de vie aux dépens de la future génération, le tout légal et orchestré par l’État. C’est une honte, une malhonnêteté irréparable, bien pire que le simple égoïsme, il s’agit de l’exploitation organisée de nos propres enfants ; aucun parent normal n’accepterait de faire tranquillement payer ses dettes à l’avance par ses enfants et petits-enfants, et c’est pourtant ce qu’on nous oblige à accepter, non pas par nécessité, mais par idéologie. Et cet argent, qu’ils devront rembourser un jour, est dilapidé.
Le libéralisme rend les gens responsables. Ne serait-ce qu’un petit peu, ça ne nous ferait pas de mal.
Vous soulevez, à juste titre, la question des garde-fous institutionnels — et l’expression, dans le cas de M. Trump, prend une résonance particulièrement troublante. Car les États-Unis nous offrent aujourd’hui, sous nos yeux médusés, la démonstration inverse de votre thèse. Les contre-pouvoirs s’effritent, les digues cèdent les unes après les autres — et ce constat n’émane pas de ses adversaires déclarés, mais de ses propres collaborateurs, parmi les rares qui n’ont pas encore été congédiés au gré des humeurs présidentielles. La démocratie américaine, qui portait jadis quelques vertus admirables, est aujourd’hui foulée aux pieds avec une régularité presque méthodique.
Sur la question de l’endettement, permettez-moi de vous soumettre un chiffre qui mérite réflexion : chaque citoyen américain supporte, en moyenne, un endettement près de deux fois supérieur à celui de son homologue français. Pour des résultats, convenons-en, pour le moins contestables — il suffit d’examiner un instant l’état du système de santé américain, que nul observateur sérieux ne songerait à ériger en modèle universel.
Non, le libéralisme débridé, qui n’a jamais véritablement construit de lien social aux États-Unis, a révélé avec une rapidité saisissante ses propres abîmes — et le trumpisme, dans ce qu’il a de plus profond, n’en est peut-être que l’expression la plus accomplie : celle d’un système poussé jusqu’à sa propre démence, au sens le plus littéral et le plus clinique du terme.
Depuis que le RN et LFI se retrouvent en tête des sondages, les termes « réactionnaires » et « progressistes » semblent avoir remplacé ceux de « droite » et de « gauche » qui, après avoir été galvaudés pendant cinquante ans, ont perdu toute signification.
À force d’être ballotés à gauche et à droite pendant un demi-siècle, les Français préfèrent un clivage plus net, quitte à provoquer des situations conflictuelles.
Le racialisme s’est installé avec des élus « de couleur » sur fond de communautarisme.
Le Français blanc va devoir partager les responsabilités avec des gens issus de cultures et de coutumes différentes, tout en gardant leur identité. Ça risque de ne pas être facile.
Les conflits internationaux (Russie-Ukraine, Israël-Palestine et maintenant États-Unis-Iran) ont pour effet de radicaliser les positions des partis extrêmes.
Les partis modérés (LR, PS et centre gauche/droite) ont bien du mal à recentrer les débats vers des sujets moins polémiques quoique tout aussi préoccupants (enseignement, santé, qualité de vie).
L’avenir risque d’être agité et ceci pas seulement en France mais dans l’ensemble du monde occidental.
Il va falloir faire avec car la mutation semble irréversible.
Il est un trait commun à tous ces grands apôtres du libéralisme économique — d’Elon Musk à Vincent Bolloré — que l’on aurait tort de ne pas examiner à la lumière froide de la cohérence intellectuelle : ils défendent ardemment la liberté d’entreprendre, à condition, bien entendu, qu’il s’agisse de la leur. Quant à la liberté d’expression, ils y sont, dans les faits, profondément hostiles. Musk lui-même n’a pas hésité à théoriser ouvertement la hiérarchie des paroles, posant que la sienne méritait une audience que celle des autres n’avait pas vocation à concurrencer.
Ce que vous avez justement pointé comme un paradoxe n’en est, à y regarder de près, qu’un en apparence. Car la vérité de la liberté économique — et ce n’est ni Trump ni Musk qui nous l’ont appris — c’est qu’elle se construit structurellement sur la limitation des libertés d’autrui. Le fameux « ruissellement » demeurera ce qu’il a toujours été : une construction philosophique commode, une métaphore destinée à rendre acceptable la concentration du pouvoir et de la richesse. Ces hommes n’ont ni l’intention ni l’intérêt de vous laisser les interpeller, les contredire, ou exiger d’eux la moindre transparence.
L’opacité, en réalité, est leur milieu naturel. Celle des paradis fiscaux, des montages juridiques labyrinthiques, des empires médiatiques rachetés non pour informer, mais pour contrôler. Qu’ils se réclament du libéralisme classique ou, dans le cas de Musk, d’un libertarisme de façade, tous convergent vers le même schéma de pouvoir — lequel trouve son expression la plus brutalement assumée dans le trumpisme, forme institutionnalisée du racket politique.
N’attendez donc aucune liberté d’expression véritable de la part des libéraux économiques. La seule liberté qui les anime, celle qu’ils défendent avec une constance remarquable, c’est la leur — la liberté de s’enrichir, d’influencer, de soustraire. Comme Trump l’a démontré avec une clarté presque didactique, toute autre liberté n’est pas un idéal à protéger, mais un obstacle à neutraliser.