Ce titre, que j’ai tiré de la dernière couverture du Nouvel Obs et qui concerne évidemment Vincent Bolloré (VB), m’a interpellé, car j’ai pu le confronter à un extrait de Quotidien où Matthieu Pigasse (MP), en roue libre, entouré d’une cour de chroniqueurs charmés, s’abandonnait à son registre préféré de privilégié : le progressisme de gauche.
Il avait tout à fait le droit – on lui en donnait l’opportunité et il n’avait pas à décevoir ceux qui attendaient ce message – d’exprimer, dans cette émission très suivie, ses convictions, ses détestations, ses choix partisans et, plus généralement, ses espérances politiques.
Pourquoi ce qui était accepté – et même admiré – de la part de MP était-il d’emblée récusé, voire stigmatisé, dès lors que l’adjectif « réactionnaire » venait polluer tout ce qui avait trait aux actions et aux propos de VB ?
Il n’est même pas nécessaire d’afficher une préférence intellectuelle ou idéologique pour l’un ou l’autre de ces milliardaires pour considérer, de toute façon, comme injuste la permanente discrimination positive en faveur de l’un d’eux.

Sans doute la manière dont je me suis parfois défini comme un réactionnaire m’a-t-elle rendu plus sensible à cette injustice. Certes, j’ai donné un sens particulier à cette attitude, tenant à la fois à mon tempérament – je ne suis pas indifférent face à ce qui me choque ou me plaît – et à ma certitude politique qu’il suffirait d’un pouvoir courageux et lucide pour faire revenir dans le présent des comportements et des séquences prétendus dépassés. Contre cette absurdité selon laquelle le fil du temps serait naturellement progressiste, il faut au contraire soutenir, sans honte, que le meilleur, au moins en partie, était avant.
Ce n’est donc pas le fait que VB soit conservateur, avec des choix clairs et des convictions fortes – j’en partage l’essentiel – qui doit être fustigé, mais la contradiction, dont il semble se moquer, entre ses principes et certaines de ses pratiques. Je regrette, par exemple, que sa conception revendiquée de la liberté d’expression ait trouvé ses limites au sein de CNews, par sa médiocre défense de ceux qui en usaient et son indifférence à l’égard de leur argumentation.
Derrière l’apparent courage qu’il met à soutenir des causes ou des personnalités largement discréditées, n’y aurait-il pas, au fond, de sa part, une philosophie ironique, faite de pessimisme sur la nature humaine et d’un relativisme le rendant étranger à toute indignation, même majoritaire ?
On me pardonnera donc de ne pas être saisi d’effroi devant cette « emprise réactionnaire », ni fasciné par le culte progressiste d’un MP, mais de demeurer plus attentif à ces mille petites preuves où un être s’honore ou se trahit.
@ Patrick EMIN le 25 avril 2026
« N’attendez donc aucune liberté d’expression véritable de la part des libéraux économiques. La seule liberté qui les anime, celle qu’ils défendent avec une constance remarquable, c’est la leur — la liberté de s’enrichir, d’influencer, de soustraire. Comme Trump l’a démontré avec une clarté presque didactique, toute autre liberté n’est pas un idéal à protéger, mais un obstacle à neutraliser. »
Les libéraux économiques que vous citez sont des gagne-petit à côté de ces rapaces, gavés et repus de subventions de l’audiovisuel et de la presse gauchistes d’Ernotte : une véritable escroquerie, un scandale politique de détournement de fonds publics, enfin révélé par Alloncle contre cette mafia de procureurs inquisiteurs, organisée par la gauche et sponsorisée par la macronie ; une dictature de gauche. Son but : imposer la seule liberté d’expression autorisée, décidée par leur idéologie et le pouvoir complices, un retour aux méthodes diaboliques du stalinisme de l’époque.
Exemple : la chasse à l’homme organisée contre Charles Alloncle et son rapport sur cet odieux audiovisuel gauchiste jusqu’à la moelle, gangster de la République que la gauche veut enterrer par tous les moyens.
Sans oublier la monstrueuse manœuvre de calomnies délétères de toute cette mafia gauchiste contre Boualem Sansal, afin de ne pas fâcher l’Algérie, sur ordre de Macron et de ses collabos de la presse gauchiste.
Le message haineux de l’ignoble Aphatie contre Alloncle en dit long sur la panique de ce système soviétique enfin dévoilé au grand jour ; les titres des unes rageuses de la presse gauchiste en disent long sur le climat de haine qui se répand contre ce rapport qui leur explose au visage.
La peste brune facho-gauchiste néo-nazie qui gangrène la France à petit feu et se répand dans ce pays soumis, inerte, nous rappelle les tristes épisodes des années trente en Allemagne.
Rebelote, bis repetita : le PS, PCF, EELV, LFI Hamas et leurs torchons soviétiques — Libé, l’Humanité, l’immonde Le Monde — et toute la racaille médiatique complice sont destinés à éliminer Alloncle du circuit. La vérité est interdite à exprimer si elle ne correspond pas à celle imposée par la dictature de gauche.
Oubliez vos petits libéraux économiques, c’est de la roupie de sansonnet comparé au démoniaque danger gauchiste, allié de Macron, le « tueur de la France », qui a tout cadenassé dans ce pays et qui continue à plomber finances, richesses, droit et liberté d’expression.
En vérité, il nous faut plus de Bolloré et d’Alloncle dans ce pays pourri par la macronie gauchiste.
Depuis que le RN et LFI se retrouvent en tête des sondages, les termes « réactionnaires » et « progressistes » semblent avoir remplacé ceux de « droite » et de « gauche » qui, après avoir été galvaudés pendant cinquante ans, ont perdu toute signification.
À force d’être ballotés à gauche et à droite pendant un demi-siècle, les Français préfèrent un clivage plus net, quitte à provoquer des situations conflictuelles.
Le racialisme s’est installé avec des élus « de couleur » sur fond de communautarisme.
Le Français blanc va devoir partager les responsabilités avec des gens issus de cultures et de coutumes différentes, tout en gardant leur identité. Ça risque de ne pas être facile.
Les conflits internationaux (Russie-Ukraine, Israël-Palestine et maintenant États-Unis-Iran) ont pour effet de radicaliser les positions des partis extrêmes.
Les partis modérés (LR, PS et centre gauche/droite) ont bien du mal à recentrer les débats vers des sujets moins polémiques quoique tout aussi préoccupants (enseignement, santé, qualité de vie).
L’avenir risque d’être agité et ceci pas seulement en France mais dans l’ensemble du monde occidental.
Il va falloir faire avec car la mutation semble irréversible.
Il est un trait commun à tous ces grands apôtres du libéralisme économique — d’Elon Musk à Vincent Bolloré — que l’on aurait tort de ne pas examiner à la lumière froide de la cohérence intellectuelle : ils défendent ardemment la liberté d’entreprendre, à condition, bien entendu, qu’il s’agisse de la leur. Quant à la liberté d’expression, ils y sont, dans les faits, profondément hostiles. Musk lui-même n’a pas hésité à théoriser ouvertement la hiérarchie des paroles, posant que la sienne méritait une audience que celle des autres n’avait pas vocation à concurrencer.
Ce que vous avez justement pointé comme un paradoxe n’en est, à y regarder de près, qu’un en apparence. Car la vérité de la liberté économique — et ce n’est ni Trump ni Musk qui nous l’ont appris — c’est qu’elle se construit structurellement sur la limitation des libertés d’autrui. Le fameux « ruissellement » demeurera ce qu’il a toujours été : une construction philosophique commode, une métaphore destinée à rendre acceptable la concentration du pouvoir et de la richesse. Ces hommes n’ont ni l’intention ni l’intérêt de vous laisser les interpeller, les contredire, ou exiger d’eux la moindre transparence.
L’opacité, en réalité, est leur milieu naturel. Celle des paradis fiscaux, des montages juridiques labyrinthiques, des empires médiatiques rachetés non pour informer, mais pour contrôler. Qu’ils se réclament du libéralisme classique ou, dans le cas de Musk, d’un libertarisme de façade, tous convergent vers le même schéma de pouvoir — lequel trouve son expression la plus brutalement assumée dans le trumpisme, forme institutionnalisée du racket politique.
N’attendez donc aucune liberté d’expression véritable de la part des libéraux économiques. La seule liberté qui les anime, celle qu’ils défendent avec une constance remarquable, c’est la leur — la liberté de s’enrichir, d’influencer, de soustraire. Comme Trump l’a démontré avec une clarté presque didactique, toute autre liberté n’est pas un idéal à protéger, mais un obstacle à neutraliser.