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Cher Philippe,
Je ne cherche pas à avoir le dernier mot.
La relation est venimeuse quand Pascal Praud, par exemple, accable sans nuances la magistrature ; elle est venimeuse quand vous vous acharnez à défendre une magistrature qui, de toute évidence, pour humilier, n’a pas su s’empêcher de l’exécution provisoire de sa décision. Pour l’un et l’autre, sur le plateau, il ne s’agissait plus que de mordre et de blesser.
Quand bien même vous avez formulé votre désaccord quant à l’exécution provisoire de la décision judiciaire, votre clairvoyance sur vous-même et votre connaissance intime du fonctionnement de CNews auraient dû vous conduire précisément à ne pas risquer CNews en vous, c’est à dire empêcher la passion de prendre la main et le commandement. Le fond du dossier n’avait plus aucune place dans ce débat tant la décision judiciaire était ahurissante
Au reste qui, de Pascal Praud, de vous-même ou de moi-même peut affirmer connaître dans toutes ses complexités et nuances le dossier judiciaire du supposé financement libyen ?
Après lecture de votre livre « L’Heure des crocs », je comprends votre désarroi suite à votre éviction de CNews et la façon dont la chaîne s’est très mal comportée à votre égard.
Je comprends également votre soulagement du fait que la direction ait choisi pour vous. Néanmoins, l’autre sujet de votre livre aurait pu être d’expliquer pourquoi vous ne vous êtes pas choisi en partant de votre propre initiative de la chaîne.
Je partage votre analyse quant à l’aspect monolithique et militant des programmes et, selon vos mots, « la superficialité rapide et instinctive » des intervenants réguliers de la chaîne. Cependant, il me semble qu’il s’agit là de la rançon d’un média d’opinion, et le téléspectateur sait d’avance, en tous les cas distingue rapidement, que CNews n’est pas un média de gauche. J’observe que bon nombre d’informations essentielles sont données sur CNews, que les autres médias taisent ou ne diffusent que lorsqu’il n’est plus possible de les taire.
Quant à votre relation venimeuse avec Pascal Praud, je pense que l’un et l’autre, vous ne pouvez pas vous défaire d’une relation passionnelle et inconditionnelle vis-à-vis de Nicolas Sarkozy : amour pour Pascal Praud, exécration en ce qui vous concerne. Au moment de la décision, suite au jugement en première instance de Nicolas Sarkozy, vos explications juridiques étaient tout simplement inaudibles, tant l’exécution provisoire apparaissait, crevait les yeux, comme une vengeance judiciaire à l’encontre de l’ancien président.
Le sujet essentiel était l’exécution provisoire : il n’y avait aucune place pour aucun autre élément du dossier.
Ma chère Véronique, à mon sens vous ne faites pas une bonne analyse de CNews, de mes relations avec Pascal Praud et de notre opposition sur Nicolas Sarkozy et ses procès. Cette chaîne, pour bien la connaître, est une chaîne d’opinion, de pensée unique dont les variations ne tiennent qu’aux chroniqueurs sur la même ligne mais différents dans leurs talents respectifs. Pascal Praud est un chroniqueur-animateur de qualité, parfois insupportable parce qu’il laisse trop peu la parole aux autres. En tout cas bien meilleur que ses clones. Évidemment rien de venimeux entre nous, pas plus sur les plateaux hier que dans mon livre aujourd’hui. Pour NS, il éprouve plus que de l’inconditionnalité : une adoration dont il est fier et qu’il n’a jamais dissimulée. Cette idolâtrie l’a conduit à accabler sans cesse et sans nuance la magistrature que je ne pouvais que défendre quand elle était honteusement et globalement stigmatisée. Aucune « exécration » à l’encontre de NS mais une juste perception du caractère navrant d’un tel contentieux judiciaire pour un ancien président. J’ai écrit dans le livre qu’il y a « un risque de CNews en chacun de nous » et il faut absolument résister, sur ces sujets, à la menace du simplisme.
@ Philippe Bilger
Je lirai votre livre, car j’ai toujours apprécié vos interventions, même si certaines d’entre elles me paraissaient un peu naïves. Mais en tout cas sincères, ce qui n’est pas le cas de celles et ceux (je parle le Bakayoko presque couramment !) qui s’asseyent autour de Pascal Praud.
Par exemple, c’est en vous écoutant que j’ai changé d’avis sur Sarkozy, qui m’apparaissait une victime trop facile après les attaques venant de Mediapart, s’abreuvant aux rumeurs et fuites distillées par certains magistrats et quelques flics. Vos argumentations m’ont alors ébranlé et je pense que NS va finir en prison pour de bon !
J’ai donc déploré, comme nombre des auditeurs de CNews, que vous ne soyez plus invité. Pire, que vous ayez été congédié.
Mais, seul bémol de mon humble point de vue, vous avez choisi, pour vous répandre, un journal exécrable, Le Monde, et rien que pour ça je vous en veux un peu, beaucoup !
Maintenant que cette chaîne est unanimement pourfendue, vilipendée par des personnages aussi gratinés au plan déontologique que Patrick Cohen et la meute LFI, l’heure est au rassemblement de toutes celles et ceux (!!) qui estiment qu’elle manquerait énormément au paysage du PAF, même si parfois son disque apparaît bien rayé, ce que je vous concède !
@ disons – le 7 avril 2026
« Cracher dans la soupe, discipline française par définition. »
Ce qui est une discipline française par définition, c’est l’expression même de « cracher dans la soupe ». C’est le fait de reprocher aux autres de cracher dans la soupe. C’est de prétendre qu’il y a une soupe, et qu’exprimer un avis indépendant à son égard serait un crime. C’est d’affirmer qu’un média ne sert qu’à procurer de la « soupe » à ses chroniqueurs, et non à éclairer ses auditeurs sur la marche du monde.
La discipline française par définition, c’est la veulerie, la soumission, le corporatisme, l’esprit mafieux. C’est l’attitude qui consiste à dire que sous prétexte qu’une entreprise vous paye, il faudrait être servile à son égard. C’est l’incapacité à comprendre que si une entreprise se porte bien, c’est grâce à ses collaborateurs.
C’est l’amour de l’autoritarisme, la haine de la liberté, la logique féodale, l’incapacité à comprendre l’éthique du contrat, la dignité de l’homme et la coopération entre personnes volontaires.
C’est le fait de projeter ses vices sur les autres. De s’imaginer que puisque l’on a une mentalité d’esclave, alors tous les autres devraient, eux aussi, être des esclaves.
C’est le fait de croire qu’opposer à un livre entier la phrase « Cracher dans la soupe, discipline française par définition » constitue un argument.
C’est le fait de croire que l’on peut déposer ces uniques mots au pied d’un livre, comme une petite crotte, puis s’enfuir impunément.
@ disons
J’ai entendu pour la première fois l’expression « cracher dans la soupe » dans la bouche de mon père stalinien, qui désignait ainsi, avec mépris, la dénonciation des régimes totalitaires communistes par d’anciens responsables du PCF. De mon point de vue, ils avaient raison de nous décrire les réalités du communisme.
Là où je suis en accord avec vous, c’est qu’il y a toujours un risque de règlement de comptes dans ces situations. Ce qui m’ennuie, c’est que CNews étant la cible privilégiée du « système », Philippe Bilger, en critiquant cette chaîne, sera sans doute invité par des médias de la pensée unique, tel Robert Ménard pour taper sur Éric Zemmour en 2022. À lui de ne pas accepter cette instrumentalisation.
Ce qui est vrai aussi, c’est que la position de Philippe Bilger aurait été plus robuste s’il avait quitté CNews de lui-même plutôt que d’en être écarté.
Pour autant, je pense que la critique est légitime et que l’éclairage de Philippe Bilger sur les coulisses de cette chaîne peut être intéressant, surtout s’il y applique l’art de la nuance pour lequel il est réputé.
J’ai trouvé votre éviction de l’émission de Pascal Praud particulièrement injustifiée. Je viens de commander à la Fnac L’Heure des crocs, que je suis impatient de lire.
À noter que, depuis quelque temps, CNews et BFM TV revendiquent chacun la place de « première chaîne d’info de France ». Reste à savoir qui dit la vérité… 🙂
Je vous suis depuis longtemps, bien avant votre arrivée sur CNews, chaîne que je regarde plusieurs heures par jour.
J’ai toutefois eu le sentiment que vos interventions à l’antenne étaient plus mesurées que vos prises de position antérieures, parfois un peu trop nuancées.
Je souhaite vous apporter mon soutien à la suite de votre éviction qui, j’imagine, est liée à vos positions concernant Nicolas Sarkozy et la justice. Il me semble en effet que CNews a fait preuve de partialité dans le traitement de ses démêlés judiciaires, et votre voix constituait une dissonance utile.
Vous n’êtes cependant pas le premier à être écarté pour avoir critiqué Nicolas Sarkozy, et je regrette de ne pas vous avoir entendu réagir lors de l’éviction brutale de Dominique Jamet. Il aurait sans doute été plus courageux de le faire alors. Votre silence à l’époque n’a d’ailleurs pas suffi à vous protéger.
Je n’ai pas encore lu votre livre, mais vous y déplorez, me semble-t-il, l’installation d’une pensée unique. Si l’existence de CNews contribue à un certain pluralisme, force est de constater que, sur certains plateaux, les débats deviennent monolithiques et perdent en intérêt. Entre les intervenants de gauche partis et ceux, comme vous, qui ont été écartés, le risque d’appauvrissement est réel.
Je vous souhaite le meilleur pour la suite de vos activités.
Bien cordialement,
Cracher dans la soupe, discipline française par définition.