Le fascisme à tout bout de champ…

On doit l’admettre : le délire idéologique, la confusion historique et la banalisation du pire ont déjà gagné.

Le Conseil d’État a récemment validé la qualification d’extrême gauche donnée à La France insoumise (LFI) par le ministre de l’Intérieur. On continue, par commodité et paresse, à qualifier systématiquement d’extrême droite des structures politiques diverses : de droite extrême, de droite radicale ou de droite identitaire. Ce que le plus grand spécialiste de l’extrême droite, Jean-Yves Camus, ne cesse de dénoncer.

Tout cela s’inscrit dans les aberrations partisanes d’aujourd’hui, avec un langage républicain qui est devenu sens dessus dessous. Ce n’est pas anodin, mais c’est infiniment moins grave que l’abus, depuis quelque temps, dû essentiellement à une extrême gauche se croyant revenue des années en arrière, au temps de la « bête immonde » et de la « peste brune », des termes de fascisme, de nazisme, de néonazisme ou, au mieux, de pré-fascisme.

Cette passion rétrospective pour une Histoire terrifiante, et à nulle autre comparable, est dangereuse à plus d’un titre, mais personne ne paraît s’en émouvoir. Après le meurtre de Quentin Deranque, on a vu surabonder, de la part de tous les adversaires qui avaient peu ou prou approuvé son massacre, ces mots chargés d’Histoire et d’horreurs dont l’usage, dans notre climat démocratique, aussi imparfait qu’il puisse apparaître à certains, représentait une odieuse résurrection du passé dans un présent aux antipodes de ce dernier.

J’ai été frappé par le caractère surréaliste des controverses et des anathèmes qui semblaient tous accepter de se situer dans le registre de ce vocabulaire rétrospectif, pour mieux s’abandonner à une frénésie polémique s’enrichissant, si l’on peut dire, de ces références absurdement passéistes.

Pourtant la bonne foi, à défaut du savoir, aurait dû conduire à mettre en cause cette lamentable comparaison entre hier et aujourd’hui qui, dénaturant les caractéristiques fondamentales du fascisme et du nazisme et se faisant peur, délibérément ou non, engendrait cette conséquence : banaliser ces régimes totalitaires et atténuer leur terrifiante et singulière identité.

Il y a probablement dans cette comédie, qui dévoie les mots, mélange les époques, dilue les spécificités historiques et personnelles et occulte l’ampleur désastreuse des bilans humains du fascisme et du nazisme, une envie, à la fois, de s’imaginer héros de combats admirables, résistants face à un péril et à des défis sans merci, et de peindre nos jours aux couleurs affreuses de temps heureusement révolus.

Répéter en permanence que ceux-ci vont revenir ou qu’ils sont déjà là, c’est jeter une pierre pour encore charger notre République de tous les maux, alors que la coupe est pleine, et surtout interdire, dans une atmosphère lucidement démocratique, des débats dont la qualité tiendra d’abord à une juste perception de l’Histoire et de la hiérarchie de ses séquences et tragédies.

Cette dérive préoccupante, qui prend de plus en plus d’importance, se retrouve aussi, mais sur un autre registre, quand on dilapide le terme de révolutionnaire en l’appliquant à un Jean-Luc Mélenchon parce qu’il a du talent, qu’il parle fort, qu’il invective les journalistes et qu’il se pose en gourou, n’espérant aucune subversion, mais seulement une installation à l’Élysée en 2027. Trop conscient de son importance pour prendre acte que le Rassemblement national n’attend que lui pour gagner !

Dans cette furie qui s’acharne, contre toute évidence, à voir du nazisme et du fascisme à tout coup, face à n’importe quelle péripétie de violences verbales ou physiques, ciblons le rôle lamentable de la plupart des historiens qui n’ont pas le courage de nous apporter leurs lumières pour remettre les pendules de l’Histoire à l’heure ! Certes, ce n’est pas un Gérard Noiriel ou un Patrick Boucheron qui le feront, mais il en est d’autres dont l’abstention est dommageable pour la vérité.

Ce fascisme et ce nazisme à tout bout de champ apposent du ridicule sur ce qui a été, avec le communisme sanglant, le comble de l’horreur historique : conséquence paradoxale et absurde d’un usage immodéré de l’esprit partisan !

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Voir les Commentaires (63)
  1. Thibault de Songy devrait lire Aliocha, qui met depuis toujours le grand manitou face à ses contradictions, dont la moindre n’est pas d’avoir voté pour le plus poutiniste des candidats.
    Quant à son racisme au nom de l’amour du prochain, voilà qui le réunit au plus wokiste des woke pour justifier, au titre qu’il serait un pauvre persécuté (!), toutes ses persécutions.
    C’est ainsi que l’on comprend pourquoi tous les extrémismes se rejoignent dans leur conflit et leurs invectives sans borne, ou que, alors que le Mossad est à même d’exercer son génie à l’extérieur, il ne fut pas assez écouté à l’intérieur par le pouvoir extrémiste pour protéger sa population.
    La leçon est d’importance et devrait inspirer les votes futurs : les extrêmes exposent au pire.
    Compromis…

  2. Robert Marchenoir

    @ Mary Preud’homme – le 16 mars 2026

    Une fois de plus, vous tentez d’intimider ceux qui prennent ma défense. Vous aboyez après eux tel un chien enragé, en compagnie de vos acolytes duvent et Serge Hirel. Tactique de harcèlement en meute typique des communistes, de l’extrême gauche wokiste, des islamistes, des voyous d’habitude. Rien à voir avec le gaullisme que vous prétendez soutenir.

    Dans votre nouvelle flaque de vomi propulsée en direction de Thibault de Songy, Polonaise de passage et Herman Kerhost, on trouve malgré tout quelques morceaux de politique fort révélateurs. Je vais donc m’en occuper, non sans avoir enfilé auparavant d’épais gants de protection anti-chimiques.

    Vous prétendez qu’il ne serait pas permis de « s’en prendre à des morts », ce qui désigne, ici, de Gaulle. Je ne sais pas où vous êtes allée chercher cette règle. Aucun droit, aucune morale, aucune religion n’établit une chose pareille.

    Si l’on vous suivait, il serait interdit de critiquer Hitler, de dire du mal de Staline, d’émettre quelques réserves sur Gengis Khan… ne parlons pas des bibliothèques entières écrites sur de Gaulle, qui bien entendu n’existeraient pas avec cette règle.

    Même les régimes les plus sanguinaires de la terre n’ont pas établi une telle loi. Ni les nazis ni les staliniens n’interdisaient de critiquer les morts, bien au contraire.

    Votre mentalité est celle d’un dictateur enragé, d’un policier politique tellement extrémiste que même les praticiens les plus habiles de la barbarie, au cours de l’histoire, n’ont pas tenté de vous égaler.

    Je confirme : vous êtes une folle bonne à mettre au cabanon.

    Folie assez transparente, puisque vous enchaînez : « S’en prendre à des morts ou à des personnes qui telles que moi ou quelques autres […] ».

    Donc vous n’en avez rien à faire, de De Gaulle, en réalité. Il n’est qu’un prétexte pour ramener au centre du débat la seule chose qui vous intéresse : votre nombril. Vous poursuivez :

    « S’en prendre à des morts ou à des personnes qui telles que moi ou quelques autres ont eu la franchise de poster à visage ouvert ; tandis que lui se dissimule peureusement et n’a jamais rien livré de lui-même de sa profession ou de ses attaches, par peur de prendre des coups en retour après ses basses attaques ! »

    Vous confirmez, donc : ce qui vous préoccupe dans mon analyse du gaullisme, ce n’est pas la vérité historique ou le bien des Français : votre seul but est de me « porter des coups ».

    Et vous enragez, car je ne vous en offre pas la possibilité. Vous êtes incapable de contredire un seul point de mes textes. Il faudrait donc, à vous lire, que je facilite votre ardeur à vous livrer à des attaques personnelles à mon encontre, en vous ouvrant ma vie privée.

    Ils sont vraiment embêtants, ces Juifs. Ils ne se laissent pas massacrer en silence.

    Vous aimeriez tellement pouvoir me « donner des coups » en raison de ma « profession » supposée, ou de mes « attaches » !… C’est intéressant. Donc vous estimez qu’il est des professions qui méritent des « coups » ? De la violence physique ? Par le seul fait d’en faire partie ? Vous estimez que certaines « attaches » (qu’est-ce à dire exactement ?) justifient la violence ?

    C’est bien ce que je disais : vous êtes une communiste enragée, une émule de La Jeune garde, une complice morale des assassins de Quentin Deranque, une camarade des groupes de voyous immigrés qui attaquent en meute les Blancs de ce pays à coups de pied dans la tête. En se revendiquant de « l’anti-fascisme » et de « l’anti-racisme ».

    D’ailleurs, vous reprochez à Thibault de Songy son soutien à « [son] idole racialiste Marchenoir ». Encore un truc de gauchiste : inventer des mots qui n’existent pas pour diaboliser ses adversaires.

    Comme vous et vos pareils avez été incapables de nous expliquer la définition du mot « racisme », qui en fait ne veut rien dire, vous le remplacez maintenant par « racialisme ». Comprenez : est racialiste celui qui remarque que les races existent, et qu’elles ont une importance dans les dynamiques sociales.

    Voir ce qui existe, et le dire, c’est le propre de la droite. C’est ce qui vous horripile : vous êtes bien une gauchiste enragée.

    Vos tentatives sont véritablement pathétiques : à qui allez-vous faire croire la nocivité de quelque chose qui serait le « racialisme » des opposants à l’immigration, au lendemain des élections municipales qui ont montré que le résultat du vote, désormais, se fait largement sur des lignes religieuses et raciales ?

    Le nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a déclaré que sa commune, jadis ville des rois, était désormais « la ville des Noirs » (*). Bagayoko est noir, mais c’est tout à fait un hasard, bien sûr… Les innombrables Arabes qui habitent Saint-Denis doivent être ravis, de même que les représentants des multiples races composant ce qu’il désigne lui-même comme les « 150 nationalités » de la ville.

    À peine investi, le Noir Bally Bagayoko déclare, tout comme vous, qu’il y a une seule chose qui compte : son nombril à lui. Le tribalisme de sa race. L’extrême narcissisme bien connu chez la plupart des Noirs.

    Comme on lui faisait remarquer, en termes voilés, l’ahurissant… racisme dont témoignaient ses mots, il ajouta la chose suivante, croyant se racheter : nous représentons « le peuple vivant ».

    Autrement dit, les Blancs sont déjà morts, et s’ils ne le sont pas, eh bien… on va les y aider.

    Tandis que Mathilde Panot explique que le dieu noir de Saint-Denis incarne « la nouvelle France ». Et que le nouveau maire se livre à un saisissant exercice de révisionnisme, en prétendant qu’il représente la « population historique » de la ville. Comprendre : les immigrés. Autrement dit, Saint-Denis n’a jamais été française. Il met en garde : il n’y aura jamais de « gentrification ». Ce qui veut dire : les Blancs (et les Juifs) ne reconquerront jamais la ville.

    Au cas où des gens n’auraient pas encore compris, Bally Bagayoko, en montant l’escalier d’honneur de l’hôtel de ville de Saint-Denis, fait… un magnifique bras d’honneur.

    Un maire « de la République » montre ouvertement, de la façon la plus vulgaire et la plus insultante possible, qu’il enc… les Blancs, qu’il enc… les Français.

    Violant toute la dignité due à sa fonction. Et vous rejoignant ainsi dans vos tirades insultantes et haineuses à l’encontre de ceux qui mettent en garde contre le danger migratoire.

    Après ça, certains vont encore nous dire que le Grand remplacement est « une théorie complotiste ». Non seulement c’est une réalité et non une théorie, mais il y a bel et bien complot : ses dirigeants ne s’en cachent pas. Ils le disent ouvertement : leur but est le génocide par substitution ethnique.

    Mais Bagayoko, lui, bien sûr, n’est pas « racialiste »… Il n’y a que les Blancs qui le sont ! De même que les Noirs ne peuvent être « racistes » : c’est désormais ouvertement affirmé aux États-Unis. « L’anti-racisme » est simplement le cache-sexe de l’antisémitisme et du racisme anti-blanc les plus virulents.

    Enfin, vous nous faites entendre à nouveau votre ritournelle de pauvre victime pleurnicharde selon lequel je vous aurais insultée, selon lequel je ne m’embarrasserais pas d’arguments.

    C’est le contraire. C’est vous et vos compères, duvent et Serge Hirel, qui venez ici m’attaquer en meute, qui vous employez à faire dérailler le débat sur ce blog, à m’accabler d’insultes dès lors que je produis une analyse argumentée et étayée portant atteinte aux idéologies que vous protégez : le gaullisme, le communisme, le poutinisme. Et à intimider les commentateurs qui ne s’expriment jamais, ici, mais qui se résolvent à prendre la parole parce qu’ils sont scandalisés par vos agissements.

    Je ne vous ai jamais adressé la parole ici avant que vous ne veniez semer la zizanie. Pourquoi voudriez-vous, grands dieux, que je me préoccupe de vos insignifiantes petites personnes ?

    Le titre du billet qui a déclenché cette discussion porte sur le fascisme. Vous l’incarnez assez bien. Lancer une attaque en meute de ce type à chaque fois que quelqu’un dénonce le gaullisme, c’est faire preuve d’un fascisme assez abouti.

    Même de Gaulle n’était pas aussi fasciste que vous – et il était extrêmement « raciste » comparé à vous. Un jour, il faudra bien que vous nous expliquiez pourquoi vous défendez, à ce point, la destruction de la civilisation française par la submersion migratoire.

    Je rappelle que 70 % des Français trouvent qu’il y a trop d’immigration. 71 % des habitants de l’Union européenne sont du même avis (BVA, 2024).
    ______

    (*) Le rétro-pédalage d’Apolline de Malherbe, affirmant par la suite qu’elle avait mal entendu, et que Bagayoko n’avait pas dit que Saint-Denis était désormais « la ville des Noirs », est erroné, pour ne pas dire mensonger.

    Il suffit d’écouter attentivement la vidéo de l’interview de Darius Rochebin, au besoin en ralentissant le débit, pour constater que lorsque le journaliste lui dit qu’il est désormais à la tête de « la ville des rois », il l’interrompt en disant : « Des Noirs. La ville des Noirs. » Simplement, on entend mal, car comme c’est Rochebin qui a la parole à ce moment-là, le micro de son interlocuteur est atténué. Mais lorsqu’on fait attention, les paroles prononcées ne font pas de doute.

    Une fois de plus, la France gauchiste, en panique, tente de fourrer la poussière sous le tapis. Mais tout le monde a compris de quoi il retourne.

  3. @ herman kerhost
    « Quant aux deux harpies, hélas non, elles ne se rendent pas compte de leur nullité abyssale. Ainsi va la vie… »

    Ça, c’est extra ! On ne se rend pas compte… bah non, les femmes, c’est d’une bêtise…
    Être d’une nullité abyssale passe encore… moi, je trouve que le pire dans tout ça, c’est de ne pas s’en rendre compte…
    C’est bizarre… non ? Pourtant je me rends vachement bien compte de la nullité d’Herman… qui n’est pas Parsifal, hélas, hélas, hélas !

  4. Mary Preud'homme

    @ Thibault de Songy

    Avec la Polonaise de passage et Herman Kherhost, vous voilà donc trois à être sortis de votre cachette douillette, anonyme et sans risque pour injurier gratuitement et sans les connaître deux dames auxquelles vous faites pour seul grief d’avoir osé contrarier et tenir tête à votre idole racialiste Marchenoir, qui lui, en guise d’arguments qui tuent (et empêchent tout dialogue), s’est toujours borné à les insulter bassement, les calomnier et en définitive faute du moindre argument, traiter ses contradicteurs de communistes, poutinistes, gaullistes de paille etc. Au fil d’accusations, plaintes et lamentations interminables.

    Sans oublier ses vomissures honteuses et calomnieuses rédhibitoires concernant le général de Gaulle faites dans un style selon vous admirable… Vous parlez d’un fin débatteur !

    S’en prendre à des morts ou à des personnes qui telles que moi ou quelques autres ont eu la franchise de poster à visage ouvert ; tandis que lui se dissimule peureusement et n’a jamais rien livré de lui-même de sa profession ou de ses attaches, par peur de prendre des coups en retour après ses basses attaques ! Vous parlez d’un courage !

    Sans transition…
    Eh oui monsieur, je suis une femme… Et vous à l’évidence un homme fort mal élevé !
    Raison de plus pour garder chacun sa place… Et donc, un conseil, ne m’inventez pas selon vos préjugés rancis !
    https://youtu.be/KjwbmVsl8GI?si=FGq53e9h-10sEZnZ

  5. Herman Kerhost

    @ Thibault de Songy, le 14 mars 2026

    Ça fait plaisir de voir enfin quelqu’un sortir du bois pour venir prendre la défense de Robert Marchenoir.

    J’avais osé, un jour, parler pour les gens comme vous qui restent dans l’ombre, en émettant l’idée que vous présentez ici aujourd’hui, à savoir que Robert M. avait, à n’en pas douter, une bonne popularité auprès des honnêtes lecteurs de ce blog.

    Quant aux deux harpies, hélas non, elles ne se rendent pas compte de leur nullité abyssale. Ainsi va la vie…

    Bon vent à vous…

  6. @ Thibault de Songy le 14 mars 2026

    La méchanceté démasquée aura eu l’avantage de vous faire intervenir ici, vous qui n’êtes pas dupe, vous, l’invisible, vous qui voyez parfaitement ce que vaut ce vacarme.
    Quand je pense qu’on aurait pu passer à côté de cette mine de connaissances, d’expertise et de savoir que vous réserviez pour les grands jours, horresco referens…
    Merci bien, monsieur de Songy ! Votre gentillesse me laisse pantoise et presque confuse d’avoir ignoré votre existence jusqu’ici !

    Mais à quelque chose malheur est bon : après que votre héros a tant souffert, vous voilà, vous, preux chevalier !
    Les larmes me montent aux yeux ; je ne sais pas si c’est dû à mon émotivité ou à votre excellence…
    N’hésitez pas à revenir ici nous laisser un échantillon de votre profondeur : vous aux côtés de Marchenoir, et voilà comment un petit rien du tout transforme le monde et le rend captivant…

  7. Polonaise de passage

    Je souscris aux propos de Thibault de Songy, à chaque mot qu’il a écrit. J’ajoute juste que l’attitude des rageux dont il est question sur ce fil ne fait que confirmer les tares de la mentalité française que Robert Marchenoir dénonce à longueur de commentaires, mais de ça, ces imbus d’eux-mêmes ne se rendent pas compte.

  8. Entre duvent, dont la méchanceté ne parvient même pas à être drôle contrairement à ce que prétend MP — laquelle, du reste, est une harpie, toutes les deux ne donnant pas une belle image des femmes — et l’interminable Serge Hirel, jaloux comme un pou, je me vois contraint de défendre Robert Marchenoir pour ceux qui savent parfaitement qu’il est de très loin, sur ce blog, le plus brillant, le plus intelligent et le plus informé, souvent le plus drôle aussi.

    Pourquoi, comme il le dit très justement, PERSONNE n’a jamais réussi à lui répondre sur le fond de ses propos ? La raison est simple : parce qu’aucun d’entre vous n’en est capable. Faute d’arguments, vous vous retranchez dans l’ironie, l’invective ou le silence, ces refuges commodes de la paresse intellectuelle.
    Et c’est ainsi que, impuissants à contredire, vous devenez hargneux ; incapables de discuter, vous devenez injustes. Et toujours à la marge, jamais sur le centre.

    Mais ne vous y trompez pas : nous ne sommes pas dupes. Nous, les invisibles — ceux qui lisent sans commenter — voyons parfaitement ce que vaut ce vacarme. Derrière tant d’agitation, il n’y a bien souvent qu’une chose : la médiocrité jalouse, qui s’agite pour ne pas avoir à penser.

  9. Serge HIREL

    @ Robert Marchenoir le 13 mars

    Je vous prie de bien vouloir me pardonner le retard avec lequel je prends de vos nouvelles après le tabassage en règle que vous avez subi de la part de trois « voyous », qu’heureusement vous avez identifiés et dénoncés.
    Vos plaies suintent-elles encore ? Vos bosses s’amenuisent-elles ? Et, du côté de l’ego, cela s’arrange-t-il ? Vous avez dû avoir très mal si j’en juge par la longueur de vos lamentations, déchirantes de vérité…
    Mais, voilà qui me rassure : je vous sens à nouveau combatif… À la bonne heure ! À la prochaine incartade de votre part, vos trois « collègues » — quel mot étrange pour désigner des bourreaux… — se feront un plaisir de vous coller à nouveau quelques paires de claques virtuelles.
    À la revoyure, comme on dit au Café du Commerce…

  10. @ Robert Marchenoir le 14 mars 2026

    Alors, je vais commencer par moi, parce que je suis quand même le sujet le plus intéressant de votre commentaire…

    MOI :
    Je ne suis pas une menteuse.
    Je ne suis pas intéressée par vous.
    Je n’écris pas pour vous.
    J’amène la contradiction à vos propos parce qu’ils sont comminatoires, fallacieux et, la plupart du temps, insultants pour vos contradicteurs.
    Je lis ce que je veux, comme je veux, quand je veux, et tout cela est heureux…
    Je n’ai pas signé de contrat avec votre immense personne qui me contraindrait à vous apporter ce que vous souhaitez comme réponse éligible à votre approbation.
    Je me moque en effet éperdument de vous.
    Je me moque certainement de vos états d’âme et de vos simagrées de victime de fiction.
    Je me moque aussi de la tragédie que vous avez imaginée faire gober.

    VOUS :
    Vous reconnaissez, et vous l’écrivez, que vous avez tenté de noyer le poisson en m’évoquant très, très, très loin du début de votre texte…
    C’est une manœuvre imbécile et vous avez l’audace de l’utiliser pour m’accuser des lamentables turpitudes qui vous habitent.
    Je n’ai pas souvenir d’avoir contesté votre propos sur le « jus d’orange », mais cela va me revenir sans doute…
    Vous avez posé un diagnostic me concernant, merci : je me ferai soigner quand vous me donnerez le nom d’un bon spécialiste qui ne serait pas débordé (par les temps qui courent)…
    Vous êtes excessivement sensible, autant que braillard.
    Vous croyez que les êtres vils ont le courage de leurs vices, c’est drôle !
    Vous dites que j’ajoute « la lâcheté et l’hypocrisie à la méchanceté » : est-ce vrai ?
    Vous croyez que je vais avoir mauvaise conscience une fois que vous aurez asséné, comme d’habitude, votre rhétorique nuancée.

    Bon, tout bien réfléchi, je n’ai pas du tout mauvaise conscience : je m’amuse follement et je ne bouderai pas mon plaisir…

    En lisant votre phrase :
    « Vous pourriez être une crapule fière de l’être, mais non : il faut, en plus, que vous rejetiez la faute sur vos victimes. »

    Je comprends que vous vous prenez pour une victime, ma victime ; c’est le propre d’un manipulateur pas tellement fin…
    Vous avez supposé une alliance contre vous, ce qui relève d’une pathologie.

    Vous avez osé faire un lien avec la mort de Quentin Deranque : comment qualifier une telle outrance ? Avez-vous une idée ?

    Mon talent, puisque vous en parlez, vous ne pouvez rien en connaître et il se passe naturellement de votre assentiment.

  11. J’ai écrit que les gens exilés de leurs terres ancestrales pour faire des réserves naturelles sont des Noirs. Ce n’est pas toujours vrai, mais en majorité, cet abus étant surtout répandu en Afrique et initié sous la colonisation.

    Mais « curieusement », quand il s’agit d’écologie, ni l’écologie ni le racisme « systémique » ne sont plus de mise. Preuve que quand les gens visent colonisation et racisme, ce n’est pas vraiment ce qui les intéresse, mais de prendre l’ascendant sur l’interlocuteur pour de tout autres raisons que la défense de personnes ayant subi ou subissant des injustices. Le but est non de réparer de vrais torts mais de culpabiliser pour tordre le bras et obtenir des gains politiques et symboliques inacceptables, dont le pire est d’avaliser l’immigration musulmane où on innove en nous rendant le mal pour le bien. L’injustice commise envers les uns ne donne pas quitus d’en commettre une à notre égard, et tout cela en ignorant les injustices encore présentes comme les Noirs encore réduits en esclavage par les musulmans quand le rapport de force et le fait qu’ils n’aient pas la même déplorable religion qu’eux le permet.

    Ou comme les réserves naturelles effaçant les peuples de leurs terres, soit une complicité entre nous et les gouvernements africains au nom de la planète, car les moins pollueurs doivent payer comme dans Les Animaux malades de la peste. Pauvres peuples premiers ! On nous sort d’imiter leur style de vie, comme si cela avait un sens pour nous, et en même temps, on les déchoit des moyens de le faire car quand on est aussi lié à une terre que les écolos voudraient qu’on le soit nous, on dépérit ailleurs, peuples déchus, sombrant dans la pauvreté, la destruction de leur culture, et tous les maux qui en découlent inévitablement. L’écologie est devenue le quatrième monothéisme, auquel des millions d’êtres humains sont sacrifiés. Et certains voudraient qu’ils prennent le pouvoir chez nous ? Avec leur entraînement, ce sera, je le gage, tout à fait destructeur.

  12. Robert Marchenoir

    @ duvent – le 13 mars 2026
    « Je me moque éperdument de votre avis sur moi. »

    Vous mentez.

    D’abord parce que vous êtes, en réalité, extrêmement intéressée par mon avis en général. Les preuves en sont multiples.

    Premièrement, vous vous êtes donné la peine de surveiller attentivement, pour le cas où j’y interviendrai, un fil de discussion où vous m’avez agressé de façon infâme, qui date maintenant de cinq jours et qui a été éclipsé depuis longtemps par deux nouveaux billets de Philippe Bilger et les commentaires qui les ont suivis.

    Deuxièmement, vous vous êtes donné la peine de lire mon très long et plus récent commentaire, qui ne vous était nullement consacré, et dont vous n’aviez aucun moyen de savoir qu’il évoquerait, très loin après son commencement, votre insignifiante petite personne.

    Troisièmement, comme toujours, vous n’avancez aucun contre-argument concernant le sujet de mon commentaire d’origine qui a suscité votre agression, ni celui de mon plus récent commentaire ici. Sujet qui porte sur l’intérêt général, la politique, l’histoire, la philosophie, et non sur votre petit nombril singulièrement inintéressant.

    Vous mentez, de surcroît, parce que maintenant votre réponse est exclusivement consacrée à « mon avis sur vous », comme vous dites.

    Comme tous les pervers narcissiques, vous vous employez à détourner n’importe quelle conversation, qu’elle porte sur la nature du fascisme ou sur la façon de faire du jus d’orange, pour la faire porter sur votre personne. Vous lancez des attaques personnelles immondes à propos de n’importe quoi, parce que la seule chose qui vous intéresse, c’est de transformer n’importe quelle discussion en échange à propos de vous. Allez vous faire soigner.

    « Vous aussi, vous avez envie d’être une victime ? »

    Je m’attendais à une immondice de ce genre.

    Il existe des êtres vils qui ont le courage de leurs vices. Vous, vous ajoutez la lâcheté et l’hypocrisie à la méchanceté. Vous rejoignez cette interminable cohorte d’adolescents harceleurs, de racailles immigrées, de voyous d’habitude, de pogromistes, de policiers politiques, de kaguébistes de pâté de maisons, qui, non seulement s’emploient à persécuter les gens, mais qui en plus leur font le reproche de s’en plaindre.

    Vous pourriez être une crapule fière de l’être, mais non : il faut, en plus, que vous rejetiez la faute sur vos victimes.

    Vos « talents » s’exercent ici de façon virtuelle et anonyme. Ils se bornent à des mots sur du papier électronique. Vous vous imaginez que cela vous place au-dessus de ceux qui exercent des dispositions semblables aux vôtres dans la vie réelle. C’est le contraire.

  13. @ Robert Marchenoir le 13 mars 2026
    « Le signal de l’attaque a été donné par duvent, que la description la plus charitable qualifierait de folle furieuse. Alléché par l’odeur du sang, Serge Hirel, qui se prétend journaliste et élu local, et qui l’a sans doute été, lui a promptement porté renfort. »

    Le signal de l’attaque ?
    Vous vous sentez attaqué ?
    Est-ce que vous en souffrez ?
    Portez-vous quelques pansements ou bandages ?

    Allons, allons, Marchenoir, vous n’êtes pas Jérémie…
    D’où sortent ces lamentations ?
    Vous aussi, vous avez envie d’être une victime ?
    Soit !
    Mais si vous êtes ma victime, c’est donc que je suis un bourreau…

    Que vous ayez eu besoin de tartiner avec un préambule mortellement ennuyeux, juste pour pouvoir placer votre récrimination, n’est pas du meilleur effet…
    Mais j’ai ri, et je sens que ce n’est pas bien. Je ne dois pas rire de votre souffrance, car vous avez été attaqué, et rudement encore !

    À ce qu’il paraît, l’attaque était sanglante, et un vampire du nom de Hirel est venu se gorger de votre sang. Ça, c’est d’une horreur achevée ! Je l’accuse, devant le tribunal de céans, ce vampire de ne jamais se brosser les dents. En conséquence, je vous invite à vérifier votre vaccin antirabique et tétanos, sait-on jamais !

    Alors, et pour ne pas ennuyer davantage les invités de M. Bilger, je vais faire court. Vous devez comprendre que :

    Je ne suis pas à votre service.

    Je ne vois pas comment faire le lien entre ce qui vous arrive par ma faute et la mort de Quentin Deranque (vous êtes, d’après moi, légèrement excessif et peut-être même fou, comme moi, d’après vous…).

    Vos accusations visent peut-être mon exclusion ; alors je vous le dis : il suffit que vous me le demandiez poliment et je disparais…

    Je me moque éperdument de votre avis sur moi. N’étant pas sensible aux injures, vous pouvez me les adresser directement, sans l’emballage de mauvais aloi que vous croyez invisible…

    Marchenoir, votre sensibilité d’arsouille vous honore, et ma brutalité est le diamant qui la met en valeur !

  14. @ duvent

    Le courage est une vertu, même s’il peut se manifester chez des gens injustes, par ailleurs. Parce qu’on peut avoir une vertu, mais pas d’autres. Quant aux vertus, elles peuvent s’éclipser, parfois, comme le soleil peut être masqué par les nuages. Comme vous le savez, Alexandre le Grand n’était pas juste quand il avait bu : il avait des vertus mais était intempérant, vraiment, pas comme un Churchill que la boisson n’emportait pas.

    Pour la question du racisme, comme vous le savez, certains en accusent faussement ceux qui sont en désaccord avec eux. Et d’autres profitent de cela pour tenter de réhabiliter le racisme, et il me semble possible que les Noirs finissent en victimes collatérales de telles querelles. Les gens parlent beaucoup de racisme mais se moquent de cela, comme du fait que les gens chassés par les écolos de leurs terres pour la création de réserves naturelles soient des Noirs. Le racisme est si peu le vrai souci de ceux qui en parlent qu’ils se moquent totalement des conséquences des actes de leurs partisans.

    On a le loisir de parler des vertus tant qu’on veut, mais il me semble aussi qu’il faut considérer les conséquences de ses actes. Remarquez : on pourrait appeler cela la vertu de responsabilité ! Pour moi, le monde n’est pas un théâtre fait pour démontrer quelque vertu, comme celui qui dirait à un assassin où est sa victime désignée pour ne pas mentir.
    C’est un lieu où l’on ne peut le plus souvent compter, in fine, que sur soi, et aussi désorientant qu’un désert ; et, comme si cela ne suffisait pas, des échos de slogans s’y entrecroisent au milieu des mirages.

  15. Robert Marchenoir

    Poursuivons la réflexion sur les termes et concepts les plus adaptés à décrire les tendances politiques actuelles, et à désigner celles qui sont souhaitables.

    Je reviens sur la profonde inadaptation du terme « racisme » et de son opposé, « l’anti-racisme ». L’immigration de masse nous a apporté des populations dont les moeurs sont radicalement étrangères aux nôtres. L’une des principales différences vient de leur esprit tribal. Ces gens vont systématiquement privilégier les membres de leur propre groupe (race, tribu, religion ou culture). Ils n’éprouveront aucune réticence à violer les lois et les usages locaux dans ce but.

    La préférence pour les membres de son propre groupe est un trait humain universel. Toutefois elle est, chez nous (Français, Occidentaux, Blancs, chrétiens) fortement atténuée par la loi (l’État de droit, la démocratie, le libéralisme), par la religion (même pour les incroyants) et par la politesse (l’un des arts caractéristiques de l’Europe).

    Cette préférence est l’un des sens du mot racisme. En ce sens, le racisme est une excellente chose. Il permet la survie du groupe. Tout change, cependant, lorsque des groupes étrangers envahissent en nombre significatif le territoire du groupe local, et que ce dernier est beaucoup moins « raciste » à l’encontre des envahisseurs que ces derniers ne le sont à son égard.

    Le groupe local fait alors preuve d’un ethnomasochisme suicidaire, face à la solidarité ethnique agressive des nouveaux venus. C’est la situation qui est la nôtre.

    Nous (Français, Occidentaux, Blancs, chrétiens) ne comprenons pas ce comportement, car il n’est pas le nôtre. Nous nous imaginons que ces gens-là « n’ont pas les codes », et que quelques millions de fonctionnaires vont suffire à les leur faire adopter.

    C’est une erreur dramatique. Dans une bonne partie du monde, le fonctionnement tribal est le réglage par défaut. Il supplante la loi, car celle-ci est inexistante, dictatoriale ou inefficace. La « politesse » locale impose de jouer des coudes et de marcher sur les arpions du voisin.

    Dans cette situation, il est urgent que nous adoptions des réflexes d’auto-défense. Autrement dit, que nous comprenions que la survie de notre propre groupe ethnique est non seulement légitime, mais vitale.

    Toutes ces discussions sur le fascisme, l’extrémisme, le socialisme, le communisme, le libéralisme, la droite, la gauche, le centre, la République, l’État de droit et ainsi de suite, ne sont valables qu’au sein de notre propre groupe ethnique.

    Les groupes issus de l’immigration de masse feront toujours passer leur intérêt ethnique avant tout le reste. Le régime est socialiste ? Ils exploiteront le socialisme pour prendre le pouvoir sur les indigènes. Il est libéral ? Ils tireront les ficelles du libéralisme pour en faire autant.

    Autant dire qu’une véritable révolution mentale est nécessaire afin de permettre la survie de la civilisation occidentale – et de la France en particulier. Afin que nous puissions, entre autres choses, continuer de couper les cheveux en quatre sur le socialisme, le libéralisme ou le gaullisme.

    Le problème dépasse largement l’argumentation rationnelle sur les meilleures formes de gouvernement. Il ressort des sentiments, des dispositions psychologiques.

    Or, en France, celles-ci sont dramatiquement inadaptées à cette prise de conscience, qui requerrait une solidarité des autochtones face au danger qui les menace.

    Les penseurs français les plus lucides s’interrogent depuis longtemps sur ces vices spécifiques de la mentalité française. Je n’en citerai ici que deux : Alain Peyrefitte, avec son livre Le Mal français (1976), et Jean-Philippe Feldman, avec Exception française : histoire d’une société bloquée, de l’Ancien régime à Emmanuel Macron (2020).

    J’ai longtemps défendu, ici, la thèse selon laquelle cette détestable mentalité française avait été durablement installée en 1945, avec l’instauration du gaullo-communisme. Alain Peyrefitte, lui, la fait remonter à… l’absolutisme de Louis XIV. Quant à Jean-Philippe Feldman, il affirme : vous n’y êtes pas, ça fait mille ans que ça dure. Je m’empresse de préciser que ces deux auteurs ne sont pas des fantaisistes qui pondent deux bouquins par an comme Michel Onfray. Leur travail est basé sur une recherche historique approfondie.

    Un bref survol de quelques-uns des titres de chapitre de ces deux ouvrages suffit à faire comprendre de quoi il est question.

    Exception française : Un protectionnisme congénital – De la mauvaise gestion de l’État à l’oppression fiscale – Les libertés en pointillé – Un pays égalitariste et envieux – L’envie, un vilain défaut bien français – L’argent tabou – La haine des « inégalités sociales » – Un peuple de fonctionnaires – L’étatisme dans les têtes – La peur du vide après l’État.

    Ça donne envie.

    Le Mal français : Des structures sociales malades : une société à irresponsabilité illimitée – Le petit chef – Le règne de la méfiance – Des structures mentales malades : l’immobilisme convulsionnaire – La résistance à l’innovation – Les conservateurs contestataires – L’autorité sacrée – La soumission – L’insoumission – La police des idées – La mendicité injurieuse – Le refus de la différence – En congé de réel – Les mots et les choses – L’agressivité quotidienne.

    Joli programme.

    J’aime tout particulièrement « l’immobilisme convulsionnaire » et « la mendicité injurieuse ». Peyrefitte avait établi, il y a cinquante ans déjà, ce que je répète souvent ici : c’est une véritable maladie mentale collective dont souffrent les Français.

    En matière d’histoire ou de sociologie, il y a deux façons d’établir les faits : la recherche scientifique, basée sur des documents ou des études, et l’observation anecdotique. Lorsque les deux convergent, il y a de fortes chances que l’hypothèse se confirme. Or, elle se confirme.

    Je n’en veux pour preuve que le présent fil de discussion. Ce blog est, peut-être malgré lui, en raison de la liberté d’expression qui y règne, un excellent laboratoire d’expérimentation sociologique.

    Il y a quelques jours, je publiais ici une réaction au billet de Philippe Bilger, lequel dénonçait cette manie consistant à accuser tout le monde de fascisme. Un commentaire banal, assez long, plutôt ennuyeux, enfonçant pas mal de portes ouvertes, dépourvu de polémique et ne mettant en cause aucun commentateur.

    Suite à quoi, j’ai subi un véritable tabassage collectif de la part d’un groupe de mes collègues. L’équivalent, dans l’ordre du débat, des agressions de Blancs à dix contre un menées par les racailles immigrées, ou du meurtre de Quentin Deranque, jeté au sol par une horde de communistes et tué à coups de pied dans la tête.

    Le signal de l’attaque a été donné par duvent, que la description la plus charitable qualifierait de folle furieuse. Alléché par l’odeur du sang, Serge Hirel, qui se prétend journaliste et élu local, et qui l’a sans doute été, lui a promptement porté renfort.

    Duvent est revenue donner quelques coups de pied dans la tête, après quoi l’autre folle habituée des lieux, Mary Preud’homme, qui assure avoir été attachée parlementaire, tout comme deux des hommes mis en examen pour le meurtre de Deranque, s’est jointe au club pour finir le travail.

    Je me suis donné la peine de lire de près ces paquets de déjections successives. Ils sont exclusivement composés d’invectives, d’attaques personnelles dégoulinantes de haine, d’insultes et même de menaces de violence physique, venant après la violence symbolique du même auteur, Serge Hirel, qui prétendait, lors d’une agression précédente, avoir imprimé l’un de mes autres commentaires pour le seul plaisir de le mettre à la poubelle :

    « Cela ressemble aux propos d’un aliéné […] Déblatérer sans la moindre rationalité […] Vous croire dépositaire exclusif de la vérité […] Vous ne pouvez tolérer les autres […] Se perdre dans les boyaux puant la vase et le radon […] Un effondrement de la pensée […] Coller de temps à autre une paire de claques à un individu imbu de sa personne est un délice dont il ne faut pas se priver […] Le pauvre continuera à tourner en rond […] Un robot qui s’est autoprogrammé […] Clouer le bec et achever définitivement un individu imbu de lui-même tel que Marchenoir, au point qu’il ne trouve rien à lui opposer et préfère se cacher lâchement […] Des innombrables victimes de ce malotru […] Les lécheurs compulsifs […] Voulant sans doute être agréable ou copier son idole marchenoiresque, dont il semble avoir adopté récemment le style et les méthodes de dénigrement systématique, mauvaise foi, insultes sexistes et attaques calomnieuses à foison […] »

    C’est beaucoup d’efforts pour évoquer ma modeste personne.

    En revanche, on chercherait en vain, dans la prose de ces braves gens, la moindre tentative de réfuter l’un des points de mon commentaire d’origine qui a déclenché cette attaque en meute. Pas une seule (*). Ce qui est une manière d’exploit, vu la longueur du morceau, le nombre de faits précis que j’y ai évoqués et la variété des analyses présentées.

    Cette tactique (car c’en est une, étant donné l’aspect répétitif de telles agressions), est exactement la même que celle de La France insoumise : violences verbales, insultes, transgression de toutes les règles en vigueur chez les gens honnêtes, déshumanisation, intimidations, menaces… finissant par susciter un meurtre par délégation en bande organisée, dans des conditions qui permettent un déni plausible.

    Parmi ces trois voyous, un n’affiche aucune conviction politique discernable, hormis le prétendu « anti-racisme » (duvent), mais deux se montrent gaullistes et poutinistes, si l’on en juge par les explosions de rage à mon encontre que suscitent régulièrement mes prises de position anti-gaullistes et anti-russes (Serge Hirel, Mary Preud’homme) ; et un se montre, de surcroît, communiste, pour les mêmes raisons (Serge Hirel).

    Voilà qui confirme la nécessité d’éradiquer le gaullisme, comme le communisme et le poutinisme. Voilà qui confirme leur nocivité et l’esprit de violence qui les anime.

    Il est évident que des gens aussi prompts à agresser leurs congénères se feront écraser sans un pli par les hordes immigrées qui cherchent leur perte.

    Citons ces phrases d’Alain Peyrefitte dans Le Mal français, car elles décrivent très précisément le contexte mental qui permet de telles agressions :

    « Record des guerres étrangères, des guerres civiles : la France détient un autre record : celui d’une agressivité quotidienne, intériorisée. […] La volonté de puissance se déchaîne, par besoin d’affirmer une autonomie de décisions à laquelle la vie quotidienne n’offre pas assez de débouchés. […] Nous avons l’individualisme colérique. Nous nous enivrons d’affrontements. »

    « Longtemps la France fut le pays d’élection des duels. Elle le reste des éclats de colère, des violences verbales, des menaces sonores qu’on ne met pas à exécution. Dans les milieux raffinés, on décoche des flèches plus légères – mais plus sûres. La virtuosité en cet art y est plus prisée que le bon sens ou la compétence. Mot d’esprit, mal d’âme. »

    « Le peuple ‘le plus spirituel de la terre’ est devenu plus souvent désagréable que drôle. Cette cruauté réciproque, ce mutuel sadisme sont-ils la justification, ou la conséquence des structures de commandement ? Peut-être les deux à la fois. Ainsi se perpétuent les ligues de jadis, les maquis de naguère et les chahuts de toujours. »

    Et pour terminer cette analyse quelque peu pessimiste par une touche d’humour ravageur, voilà comment Jean-Philippe Feldman conclut l’avant-propos à son Exception française, en parodiant la mention de rigueur dans tout ouvrage scientifique :

    « Il va de soi que, comme tout Français qui se respecte, nous rejetons sur autrui toutes les fautes et les insuffisances que le lecteur pourrait relever. »
    ______

    (*) La citation d’un extrait de mon commentaire par duvent ne compte pas. Elle n’a été assortie d’aucun argument discernable.

  16. @ Serge HIREL

    Bien sûr et la liste est longue des choses à régler mais, je vous cite :
    « Mieux vaut s’en tenir au possible, à une Europe dans laquelle ses différents peuples, tout en conservant leur souveraineté nationale, s’entendraient suffisamment — et sans arrière-pensées — pour en faire une puissance économique leur apportant prospérité et maintien d’un espace en paix. »
    Bienvenue chez les bisounours.

  17. @ Patrice Charoulet le 12 mars 2026
    « Le vote RN est une politisation raciste de difficultés sociales. (Félicien Faury) »

    Qui est ce monsieur ?
    Il n’a pas inventé le fil à couper le beurre…

    Tout d’abord, que veut dire « politisation raciste » ?

    Si vous voulez résoudre un problème, il faut le poser, et non pas inventer des tournures tordues et stupides, mais ronflantes…

    Si je vous dis que le courage n’est pas une vertu, que direz-vous ?

    Je ne sais pas, mais enfin je suis en mesure de vous dire que le courage n’est pas une vertu : il peut venir à un bandit de grand chemin comme à l’honnête homme ; les circonstances en décideront, et quelquefois une disposition passagère, influencée par la météo ou une digestion laborieuse d’une langue de bœuf sauce piquante…

    Bref ! Si vous croyez vraiment que le racisme prend vie uniquement dans les difficultés sociales, vous vous leurrez…

    Cette idée qui consiste à voir tout le mal ici et tout le bien là est si diabolique qu’elle me laisse rêveuse…

    Par ailleurs, je m’étonne qu’en 2026 on nous rase encore avec la droite et la gauche, dont chacun sait que ni l’une ni l’autre n’existe plus…

    La grande manipulation est devenue si facile que nul n’a besoin de se positionner à la droite du père ou en dessous du niveau de la mer.

    Il me semble qu’il est grand temps que les imbéciles prennent des vacances à Dubaï, où l’intelligence mondiale s’est donné rendez-vous.

  18. Serge HIREL

    @ Patrice Charoulet le 12 mars

    Vous rendez-vous compte de ce qu’implique cette affirmation d’un « sociologue-politiste » rémunéré par le CNRS, donc par mes impôts ? Selon cet individu, il y aurait donc quelque 13 millions de Français racistes… dont 4 271 à Fécamp (résultat de Marine Le Pen dans cette ville à l’élection présidentielle de 2022).
    Vite ! Fuyez ce repère de fascistes !

  19. @ Patrice Charoulet le 12 mars 2026
    « Le vote RN est une politisation raciste de difficultés sociales. (Félicien Faury) »

    Sauf que le racisme et le fascisme ont viré à gauche. Les LFI et leur Führer Adolf von Mélenchon représentent un danger extrême du même niveau que les nazis du début des années trente ; le RN, petite chorale d’enfants de chœur insignifiants, ne leur arrive pas à la (Allah) cheville.
    La macronie et ses alliés de gauche ont inversé la propagande en faveur du fou furieux paranoïaque de gauche ; méthode facile à faire ingurgiter à des cervelles séniles.

  20. Serge HIREL

    @ Exilé
    @ hameau dans les nuages
    @ Mary Preudomme

    Bravo pour les leçons d’histoire infligées à Patrick Emin, dont le commentaire m’avait aussi révulsé. Qu’il tire à vue sur l’État français et le maréchal n’a pas d’importance — il n’a aucune légitimité —, mais faire le lien entre l’horreur de Drancy et le comportement du RN d’aujourd’hui (qu’il nomme « extrême droite ») et réhabiliter les cocos en faisant sien leur mensonge hideux sur « le parti des fusillés » relèvent d’une manipulation de l’Histoire particulièrement abjecte.

    Merci en particulier à Mary Preudhomme pour le lien qui donne accès au remarquable 52 minutes de Florent Leone. Malheureusement, ce documentaire, qui bouscule le récit national officiel, n’est pas près d’être diffusé en prime time sur une grande chaîne… Il semble cependant qu’il ait été diffusé sur la confidentielle antenne LCP.

    Un autre documentaire du même réalisateur mérite aussi d’être vu : « Quand l’extrême droite résistait ».
    https://www.youtube.com/watch?v=GIZFK-i6whc

  21. Serge HIREL

    @ Aliocha le 11 mars

    Vous prenez des vessies pour des lanternes… Je ne partage en rien votre conception de l’Europe, terre d’éternelle fraternité, encore moins votre vision « bisounours » de l’avenir merveilleux de l’humanité réconciliée. Telle qu’elle est imposée par les traités de Maastricht et de Lisbonne, l’Union européenne, qui se mêle de tout (voir infra), n’a rien à voir avec le projet d’origine, qui s’en tenait à une entente des États européens en matière économique. L’objectif était non pas de fondre les peuples du Vieux Continent en un seul — ce qui est impossible — mais, tout en conservant pour chacun d’eux leur entière souveraineté, y compris monétaire, de faire en sorte que la prospérité engendrée par cet effort commun étouffe toute velléité de conflit entre eux. Une sorte de Mercosur, en quelque sorte, avec, en plus, la constitution de grands programmes industriels communs.

    Aujourd’hui, nous en sommes à être obligés de « transposer » en droit français les directives de « Bruxelles », alors que le respect de notre souveraineté exigerait que celles-ci, si elles sont contraires à nos intérêts, ne soient même pas examinées par notre Parlement. L’inversion de la hiérarchie des normes est une véritable calamité.

    Par ailleurs, plus le temps passe, moins le principe de subsidiarité est appliqué… Dernier ukase en date des technocrates du Berlaymont : les appellations que chacun des volailleurs installés dans l’un des 27 États membres de l’UE doit, depuis lundi, placer obligatoirement sur ses étals afin d’indiquer aux consommateurs la catégorie de poulets proposés à la vente. Les trois mentions sont « élevés en plein air », « élevés en liberté » et « sortant à l’extérieur »… Trois appellations qui ont été choisies après moult réunions où ces messieurs ont examiné avec le plus grand soin — et aux frais du contribuable qui les paie — d’autres formulations : « poulets des champs », « poulets de plein air » et « sortant à l’extérieur »…

    Donc, désormais, un poulet de Bresse devra être étiqueté « élevé en plein air », la mention « Bresse » n’étant plus qu’une vague indication de sa provenance… Quant au poulet bicyclette, cher aux Burkinabés et à tous les Africains de l’Ouest, son cas n’a pas été tranché, bien qu’il soit importé… Il court toute la journée à la recherche de sa pitance… Est-il « élevé en liberté » ou « sortant à l’extérieur » ? Nul doute que les « technos » d’Ursula vont élucider la question. Une mission d’étude à Ouagadougou semble nécessaire…
    Vive l’Europe !!!

    PS : Un autre ukase que j’aime beaucoup : la réglementation « bruxelloise » — bien sûr tatillonne — en matière de conservation du poisson par le froid. Elle est identique à Athènes (température moyenne en été : 33 degrés) et à Rovaniemi, ville finlandaise à dix kilomètres du cercle polaire (température moyenne annuelle : +0,2 degré)…
    Vive l’Europe !!!

  22. @ Patrick EMIN le 11 mars 2026
    « L’extrême droite française n’est pas une menace abstraite, une hypothèse d’école : elle a exercé le pouvoir, aboli la République, livré ses propres citoyens aux chambres à gaz. Le fascisme, en France, a un visage connu. Il signe des lois, il tamponne des fichiers, il prend le train de Drancy. »

    Sauf que cette façon de voir les choses, assimilant le régime de Vichy à un régime d’extrême droite, est plus que réductrice.
    Vous devriez lire Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance, ouvrage du chercheur et universitaire Simon Epstein, historien dont les travaux portent sur l’histoire d’Israël et de la France, et spécialiste de l’antisémitisme.

    L’auteur a montré que, de façon paradoxale, la plupart des hommes de Vichy venaient de la gauche et qu’au contraire les premiers résistants venaient souvent d’une droite que, de nos jours, on qualifierait d’extrême.

    Par ailleurs, n’étant pas un historien spécialiste de cette période, je ne suis pas sûr que tous ceux qui organisaient des départs de trains de Drancy pour l’Allemagne étaient au courant de leur destination finale réelle, à savoir les camps d’extermination, gardée secrète en Allemagne même et découverte parfois par les villageois des alentours des camps après y avoir été obligés par les forces américaines.
    Les Alliés eux-mêmes ont longtemps refusé d’y croire, en dépit de l’envoi d’une délégation de la résistance juive à Washington, jusqu’à ce qu’un avion d’observation de la RAF ait pris une photographie aérienne du camp d’Auschwitz en 1944 :

    https://www.yadvashem.org/fr/les-collections-racontent/auschwitz-photos-aeriennes.html

    La « solution finale » a été décidée lors de la conférence de Wannsee, tenue en petit comité et de façon secrète le 20 janvier 1942.

    https://encyclopedia.ushmm.org/content/fr/article/wannsee-conference-and-the-final-solution

    « Les Allemands tentent de dissimuler leurs intentions et qualifient les déportations de “relocalisation” vers l’Est. On explique aux victimes qu’on les emmène dans des camps de travail, mais en réalité, à partir de 1942, la déportation, pour la plupart des Juifs, n’a d’autre signification que l’envoi en centre de mise à mort et une fin certaine. »

    Ce qui porte à croire que les Allemands, ayant masqué leurs intentions réelles avec soin, n’ont pas non plus informé les divers gouvernements européens de leurs projets génocidaires.
    Ce qui n’excuse pas pour autant ces derniers d’avoir participé aux déportations sans protester.

    Tout ça pour dire qu’il n’est pas très honnête de tirer une filiation directe entre des mouvements de la période 1940-1945 et ceux de la nôtre.

    Quant aux communistes, ils ont souvent été parmi les premiers collaborateurs, ayant demandé aux Allemands s’ils pouvaient faire reparaître L’Humanité, et ils sont entrés en résistance à partir de 1941, à la demande de Staline, qui avait des projets en ce qui concerne la France, mais peut-être pas dans le sens d’une liberté rayonnante…

    « Le Parti communiste français n’est pas entré dans la mémoire collective comme un instrument de terreur, mais comme ce qu’on a appelé, non sans grandeur, le “parti des fusillés”. »

    C’est cela, oui, avec plus de fusillés que la totalité des fusillés, toutes causes confondues…

    « Pas son bourreau. »

    Et Boudarel, le commissaire politique qui, en Indochine, « animait » le camp 113, un camp d’extermination de prisonniers du Viet Minh dans des conditions ignobles, ça vous parle ?

  23. @ Serge HIREL

    Je note que, comme Sloterdijk, vous rejoignez le credo européen.
    Vous êtes le bienvenu pour ne pas être réduit à la dimension géopolitique des Deux-Sèvres, délicieux département dans la France d’Ancien Régime, référence célinienne de la décadence qu’il observait.
    Je vous en prie, continuez à me contredire ainsi.

  24. Mary Preud'homme

    @ Patrick Emin
    « L’extrême droite française n’est pas une menace abstraite, une hypothèse d’école : elle a exercé le pouvoir, aboli la République, livré ses propres citoyens aux chambres à gaz. Le fascisme, en France, a un visage connu. Il signe des lois, il tamponne des fichiers, il prend le train de Drancy.. »

    Votre propos est non seulement réducteur, mais surtout faux et injuste, considérant que vous jetez l’opprobre sur un seul parti, tout en exonérant, par ignorance ou aveuglement, le rôle trouble de la gauche et les actions de collaboration émanant d’elle durant quatre ans, faisant par ailleurs l’impasse sur la résistance bien réelle de militants de droite (y compris la plus extrême).

    Alors qu’en réalité les membres du gouvernement de Vichy, affiliés ouvertement à l’extrême droite à partir de septembre 1940 et jusqu’à la fin de la guerre, étaient loin d’être majoritaires.
    Vous semblez oublier en effet que nombre d’entre eux se disaient sans étiquette afin de mieux brouiller les pistes et venaient en fait de la gauche socialiste et même communiste.
    (cf. : Quand la gauche collaborait, 1939-1945)
    https://www.youtube.com/watch?v=QuIX0LtM52M

  25. Merci à Mary Preud’homme !
    Et puis je vous le dis parce que c’est vrai : je ne suis pas moche, mais vieille, dotée d’un très bon caractère, et ma première passion est le rire, mais cela est-il suffisant ? Non, mais c’est un bon début pour finir en beauté une vie totalement insignifiante et je m’y emploie avec acharnement !

  26. Serge HIREL

    @ Aliocha le 10 mars
    « Vous confirmez l’esprit Deux-Sèvres, dénigrant sans rien infirmer. »

    Ce qui est désolant dans ce commentaire abscons, c’est qu’en quelques mots vous étaliez votre horreur d’être contredit. Ne vous en déplaise, dans l’état actuel du tintamarre inquiétant des prises de position contradictoires des dirigeants européens sur quasiment tous les sujets d’actualité, le discours européiste tient plus de la méthode Coué que d’une idéologie défendable.

    Que vous le vouliez ou non, l’avenir est quelque peu bouché pour ceux qui, comme vous et votre maître à penser, espèrent en une union sacrée et bienfaisante des États européens, bien que ceux-ci cultivent une longue tradition de combats fratricides. Ils furent longtemps militaires, ils sont aujourd’hui économiques et politiques, et l’UE, loin de créer en ces domaines des solidarités solides entre ses membres, est une institution où, au vu et au su des observateurs avertis, ceux-ci ne cachent que par des propos diplomatiques leur ferme intention de dévorer le voisin, d’être plus puissants que lui et donc d’en faire un vassal… Derniers exemples en date : l’inélégance des propos d’Emmanuel Macron vis-à-vis de Giorgia Meloni — en clair, « qu’elle aille garder ses moutons ! » — et le désaccord profond entre la France et l’Allemagne sur le projet d’avion de combat du futur.

    Il faut vous faire une raison : les États-Unis d’Europe sont une utopie et votre souhait de faire de cette Europe-là l’exemple d’une société idéale et pacifique, où l’humanité cultiverait la fraternité et l’égalité tout en bénéficiant d’une totale liberté, est un mythe que les réalités emporteront.

    Mieux vaut s’en tenir au possible, à une Europe dans laquelle ses différents peuples, tout en conservant leur souveraineté nationale, s’entendraient suffisamment — et sans arrière-pensées — pour en faire une puissance économique leur apportant prospérité et maintien d’un espace en paix. Ce qui, d’ailleurs, était le projet des pères de l’Europe, aujourd’hui très largement dévoyé par les traités de Maastricht et de Lisbonne.

    PS : je ne comprends pas votre acharnement contre les Deux-Sèvres. C’est un très joli département (que je n’habite pas), réputé pour ses fromages de chèvre. Les cabris y pullulent… Les vrais… Pas ceux qui, comme vous, sautent sur leur siège en disant « L’Europe ! L’Europe ! » (de Gaulle — 14 décembre 1965).

  27. Je le redis, je ne sais plus si j’avais déjà posté. Ce n’est pas bon de vieillir. L’accusation de fascisme n’est pas la plus utilisée. Dans le cadre du retournement des idées, les termes d’islamo-gauchisme, de complotisme et d’antisémitisme — ce dernier crétin s’il en est, les Palestiniens étant des sémites et accepter un vocable issu du cerveau raciste d’un anti-juif forcené ne me semble pas opportun — me semblent bien plus employés pour disqualifier un adversaire.

    Toute idée déviante d’une doxa extrême-centriste fait l’objet d’une accusation de ce type, celui de fasciste n’ayant plus aucune prise sur les consciences. On nous enseigne, à coups d’anathèmes, à avoir peur de nos opinions, de nos sensibilités, dès qu’elles naissent de la contradiction d’une norme européano-centriste, de réflexions, d’émotions et d’énervements légitimes. C’est ce totalitarisme que nous devrions combattre, bien plus que les idées divergentes — extrême gauche, gauche, droite, extrême droite — toutes sensibilités qui n’ont aucune raison de ne pas discuter entre elles, quand bien même il ne serait pas possible de satisfaire tout le monde.

    Le plus exclusif est celui d’antisémitisme, qui me paraît bien avoir remplacé l’accusation de fascisme. On lui accole tout esprit critique envers la politique d’Israël, des États-Unis et, plus globalement, des chevaliers blancs de l’Occident, critiques que l’on définit comme complotistes. On a le triptyque à l’œuvre : antisémitisme, complotisme et, au besoin, islamo-gauchisme. Ça permet aux élites autoproclamées de se protéger de tout.

    Le dernier exemple : l’affaire Epstein. La France y est enfoncée jusqu’au cou et… je ne vois pas que la justice s’empresse. Facile : s’y pencher et vous êtes derechef, judéité d’Epstein oblige, accusé de complotisme anti-judéo je ne sais quoi. Nos zélites échappent ainsi aux investigations. On ne s’occupe que des affaires de fric de Jack Lang, on oublie quelqu’un comme Fabrice Aidan : y a-t-il une enquête ouverte ? Et je prétends qu’il s’agit d’une évidence : ne pas froisser Israël et les États-Unis, celui-ci ayant été un pourvoyeur d’information pour Israël, pays dans lequel il a fait son service, ce qui ne l’a pas empêché d’être diplomate français. Cherchez l’erreur.

    Son patron, Gérard Araud, ambassadeur français aux États-Unis, a pantouflé dans la boîte qui a créé Pegasus ; ça ne gêne personne. Vous voyez que personne n’a la trouille de se faire accuser de fascisme, alors que d’antisémitisme et de complotisme… on s’abstient de toutes réactions normales quand il s’agit d’Israël et des États-Unis.

  28. @ Tipaza

    FIRST WITCH
    I myself have all the other,
    And the very ports they blow,
    All the quarters that they know
    I’ the shipman’s card.
    I’ll drain him dry as hay.

    Sleep shall neither night nor day
    Hang upon his penthouse lid.
    He shall live a man forbid.
    Weary se’nnights nine times nine
    Shall he dwindle, peak and pine.

    Though his bark cannot be lost,
    Yet it shall be tempest-tossed.
    Look what I have.

    Lorsqu’on m’a expliqué que rendre sec comme le foin voulait dire rendre stérile, j’ai été choquée, on est facilement impressionnable à 17 ans…
    Je ne suis pas une sorcière, et je souhaite le meilleur à Marchenoir.

  29. Patrick EMIN

    Il est une singularité française que l’on ne peut comprendre sans plonger dans les strates profondes de son histoire : le fait que l’extrême droite y suscite une répulsion viscérale, quasi constitutive de l’identité républicaine, là où le communisme a longtemps bénéficié d’une indulgence que ses voisins de l’Est auraient trouvée proprement scandaleuse.

    Contrairement à la Pologne ou à la Tchécoslovaquie, la France n’a jamais subi le joug d’un régime communiste. Elle a connu, en revanche, quelque chose de peut-être plus douloureux encore pour une nation qui se voulait la patrie des droits de l’Homme : elle s’est effondrée de l’intérieur. Le régime de Vichy n’est pas une parenthèse importée, une occupation étrangère qu’on aurait subie passivement — c’est une trahison endogène. L’extrême droite française n’est pas une menace abstraite, une hypothèse d’école : elle a exercé le pouvoir, aboli la République, livré ses propres citoyens aux chambres à gaz. Le fascisme, en France, a un visage connu. Il signe des lois, il tamponne des fichiers, il prend le train de Drancy.

    Cette blessure-là ne se referme pas. Elle structure encore aujourd’hui la grammaire politique française, ce réflexe du « front républicain » qui, pour ses détracteurs, confine à la posture rituelle, mais qui, pour ses défenseurs, demeure une nécessité historique absolue.

    Le rapport de la France au communisme relève, lui, d’une tout autre logique — et c’est précisément ce paradoxe qui échappe si souvent aux observateurs étrangers. Le Parti communiste français n’est pas entré dans la mémoire collective comme un instrument de terreur, mais comme ce qu’on a appelé, non sans grandeur, le « parti des fusillés ». Ses militants sont morts dans les maquis, ont été déportés, ont contribué à libérer le pays. Cette légitimité résistante lui a conféré une aura morale considérable au sortir de la guerre.

    Davantage encore : le PCF a été l’un des artisans concrets de ce que la France considère comme ses conquêtes civilisationnelles — la Sécurité sociale, les retraites, les statuts protecteurs des travailleurs. Il a structuré des générations d’ouvriers, de fonctionnaires, d’intellectuels. Bref, il a été un acteur de la démocratie parlementaire et syndicale, pas une puissance de répression étatique.

    Certes, les crimes du stalinisme ont fini par s’imposer à la conscience française — après Budapest en 1956, après Prague en 1968, après le choc du Goulag d’Alexandre Soljenitsyne, traduit et lu dans les années 1970. Mais ces horreurs se déroulaient ailleurs. Sur le sol national, le communisme n’avait pas de camps. Il avait des meetings et des bulletins de vote.

    Il y a enfin une dimension proprement philosophique à cette asymétrie. La République française s’est construite — laborieusement, douloureusement — contre les forces qui sont les ancêtres directs de l’extrême droite contemporaine : les monarchistes de la Restauration, les ligues factieuses des années trente, les hommes du 6 février 1934. L’idée que l’extrême droite représente non pas un simple adversaire politique mais une rupture de civilisation est, pour beaucoup, moins un slogan qu’une leçon tirée du réel.

    À l’inverse, une large fraction de l’opinion a longtemps perçu dans le communisme — malgré ses dérives totalitaires — une filiation assumée avec l’héritage de 1789 : l’égalité, la souveraineté populaire, la promesse d’un progrès social partagé. Cela ne justifiait pas l’aveuglement, mais cela l’expliquait.

    En définitive, si crier contre l’extrême droite relève en France presque d’un réflexe immunitaire, c’est parce que l’histoire lui a assigné un rôle précis : celui de l’agresseur intérieur, du fossoyeur de la République. Le communisme, lui, pour le meilleur et pour le pire, avec ses grandeurs et ses compromissions, a été un acteur de la vie démocratique française. Pas son bourreau.

  30. Mary Preud'homme

    @ Tipaza

    Force est de reconnaître à duvent, vu le niveau de ses réparties, de son argumentation toujours pointée à l’angle du bon sens et faisant mouche à tous les coups, sans oublier ses traits d’humour caustiques, de réussir mieux que personne sur ce blog à clouer le bec et achever définitivement un individu imbu de lui-même tel que Marchenoir, au point qu’il ne trouve rien à lui opposer et préfère se cacher lâchement…

    Eh oui, moi je dis chapeau l’artiste et merci ! D’autant que duvent nous apprend au passage réagir moins pour elle (et donc se faire plaisir) que pour les autres, ce qui mérite d’autant plus de respect et de remerciements de la part des innombrables victimes de ce malotru. Et devrait en outre faire réfléchir au passage les lécheurs compulsifs, dont le présumé tireur-pointeur Giuseppe, qui s’est aussi risqué à croiser le fer avec duvent, voulant sans doute être agréable ou copier son idole marchenoiresque, dont il semble avoir adopté récemment le style et les méthodes de dénigrement systématique, mauvaise foi, insultes sexistes et attaques calomnieuses à foison… Un gros balourd pour qui une femme capable d’apporter la contradiction avec talent et humour serait forcément moche, acariâtre, frustrée, vieille bien sûr et accablée de toutes sortes de tares !

  31. @ duvent le 10 mars 2026
    « je n’ai pas du tout l’intention d’échanger avec Marchenoir, ceci ne m’intéresse pas.
    J’écris pour les autres, pour vous par exemple, j’interviens pour le plaisir de contredire. »

    Par un mystère mystérieux que je n’expliciterai pas, j’ai eu accès, mieux qu’à l’ordinateur de duvent, à sa pensée et voici ce qu’elle voulait écrire et que par une grande modestie, elle n’a pas écrit :

    « je n’ai pas du tout l’intention d’échanger avec Marchenoir, ceci ne m’intéresse pas.
    Je le rendrai sec comme du foin, le sommeil ne descendra ni jour ni nuit sur sa paupière enfoncée ; il vivra comme un maudit, pendant neuf fois neuf longues semaines ; il maigrira, s’affaiblira, languira. »

    À moins que je ne confonde avec les propos de quelqu’une autre, qui pourrait lui ressembler… ou pas ?
    Ma mémoire est parfois défaillante. 😉

  32. Serge HIREL

    @ Aliocha le 10 mars

    Bon, votre maître à penser est un européiste, voilà tout. Il débite en termes philosophiques la même bouillie « bruxelloise » que celle que Macron raconte en langage technocratique, ce qui ne change rien à la vacuité du discours. Un européiste pacifiste quelque peu égaré, qui pense qu’organiser une défense militaire commune est le signe évident d’une volonté de paix. Un européiste un rien utopiste qui croit que les empires d’aujourd’hui, les États-Unis et la Chine, s’effondreront comme des châteaux de cartes pour laisser place à une Europe miraculeusement unie et devenue plus puissante qu’eux par l’opération du Saint-Esprit.

    Ajoutez à cela l’absence de toute réflexion en matière économique, qui, pourtant, est au cœur même de la construction européenne, sa raison d’être, et vous aurez compris qu’à mes yeux, tout auréolé qu’il soit par ses pairs, Peter Sloterdijk n’est qu’un « cabri »… selon l’excellente formule du Général, qui se gaussait de tels illuminés.

  33. @ Serge HIREL le 10 mars 2026

    Ha ! Mais vous vous méprenez sur mes intentions, je ne suis pas aussi mesquine.
    Et puis, je n’ai pas du tout l’intention d’échanger avec Marchenoir, ceci ne m’intéresse pas.
    J’écris pour les autres, pour vous par exemple, j’interviens pour le plaisir de contredire.

    Par ailleurs, il n’est pas aimable de laisser seule la voix de Marchenoir tourner comme un écho au fond d’un gouffre et finir par se perdre dans les boyaux puant la vase et le radon…
    Le fait qu’il soit rempli de fureur le rend faible sur le plan des démonstrations qu’il nous donne à lire, toujours l’acmé du texte finit par un effondrement de la pensée, c’est à la fois étonnant et drôle.

    Dès lors, je ne perds pas mon temps puisqu’il est employé à observer mes congénères malades et vains, sans quoi ils auraient tiré parti des expériences atroces des générations précédentes, mais ils ne le font pas, soit par sottise, soit par cruauté, mais il n’est pas impossible qu’il s’agisse en réalité d’une malédiction des dieux !

  34. @ Serge HIREL

    C’est sûr que si on devait compter sur vous, on ne serait pas loin, en tant que nation, de la dimension des Deux-Sèvres dont parlait Céline.
    Mais je laisserai Sloterdijk vous répondre, libre à vous d’user des méthodes de dénigrement habituelles pour nier la réalité :

    Peter Sloterdijk : Je dis cela parce que l’on a toujours l’impression, lorsque l’on considère cet ensemble étrange que l’on appelle « les Européens », qu’une certaine « eurofatigue » leur est endémique. Une certaine ingratitude, aussi, vis-à-vis de ce que leur offre notre système en termes de confort et de liberté… Le grand « livre de l’Europe » que j’essaie de rouvrir avec ce nouvel ouvrage est trop peu lu par ceux qui sont concernés. Mais vous avez raison, cette métaphore de la mort cérébrale doit être tempérée, car nous assistons à un moment de réveil : le signal d’alarme de la réalité géopolitique a été entendu dans toute l’Europe, et les Européens semblent décidés à réapprendre le texte de leur rôle sur la scène du grand théâtre du monde. Non seulement les 500 millions d’Européens membres de l’Union, mais aussi les 200 millions d’Européens qui n’en sont pas membres. Ce qui, en passant, vous en conviendrez, représente un poids démographique extraordinaire face à une Russie, par exemple, qui ne compte que 150 millions de personnes. Il faudrait d’ailleurs se poser la question de ce que nous avons réellement à craindre de la part de cette Russie nourrie par le ressentiment anti-occidental. Je pense que nous exagérons les menaces parce que nous ne voulons pas nous battre. Et que le moyen le plus efficace de faire monter les dépenses pour notre sécurité, c’est justement d’exagérer les menaces !

    Depuis la création de l’Union européenne, l’Europe aurait donc abandonné le scénario impérial. Doit-elle continuer à l’abandonner quand les temps redeviennent sauvages ? Et impériaux ?

    Je crois, oui, car si l’Europe, surtout dans sa forme politique d’Union européenne, a une mission, c’est bien celle de s’affirmer comme gardienne de la « mémoire tragique » du monde. En raison du prix immense qu’elle a payé durant les tragédies du XXe siècle, notamment. Ce « savoir tragique » consiste dans l’expérience que l’on a faite, en Europe : l’impérialisme mène toujours, tôt ou tard, à la défaite. Le bon mot de la mère de Napoléon plane encore au-dessus de toutes les ambitions impériales, où qu’elles se produisent : « Pourvu que cela dure ! » Les empires s’infligent en effet une défaite à eux-mêmes, en comprenant toujours trop tard qu’ils ont vécu au-dessus de leurs moyens. La conscience européenne de la tragédie n’est pas seulement d’origine grecque, elle est aussi d’origine juive. C’est le grand privilège du non-combattant que de pouvoir regarder tomber les empires les uns après les autres, et cela depuis trois mille ans : l’empire des pharaons, l’Empire babylonien, l’Empire romain… Reste à savoir si le savoir tragique des Européens, forgé dans le feu de la Seconde Guerre mondiale, a été maintenu dans un état suffisamment vigoureux pour leur permettre de patienter jusqu’au moment de la chute des États-Unis et de la Chine. Car c’est inévitable : ils se sont condamnés tous les deux en empruntant le chemin de cette compétition à mort…

  35. Serge HIREL

    @ duvent le 10 mars (@ Robert Marchenoir)

    Coller de temps à autre une paire de claques à un individu imbu de sa personne est un délice dont il ne faut pas se priver. Mais, dans le cas présent, c’est cogner contre un robot qui s’est autoprogrammé en oubliant de placer une touche « échap » sur son clavier, ce qui fait qu’en cas de bug, il ne peut que répéter le même laïus, se perdre dans le même labyrinthe et, fatalement, provoquer le même bug… Inutile de perdre trop de temps, le pauvre continuera à tourner en rond, malgré toutes vos tentatives de lui fournir une issue de secours…

  36. Serge HIREL

    @ Aliocha le 10 mars
    « L’heure est à la reconnaissance de la victoire idéologique totale de l’Europe unie (…), celle qui doit inventer les institutions de la réconciliation (…). Nous en avons les moyens ; il nous reste à en trouver la volonté pour accomplir notre destin de proue d’une humanité déterminée à construire les conditions de la paix et du bonheur des peuples. »

    Peut-être qu’une petite canonisation d’Ursula de son vivant ferait avancer le schmilblick ? Qu’en pensez-vous ? Sancta Ursula, ora pro nobis… Face à une telle arme, nul doute que le feu nucléaire n’aurait aucune efficacité…

  37. « Pourtant la bonne foi, à défaut du savoir, aurait dû conduire à mettre en cause cette lamentable comparaison entre hier et aujourd’hui qui, dénaturant les caractéristiques fondamentales du fascisme et du nazisme et se faisant peur, délibérément ou non, engendrait cette conséquence : banaliser ces régimes totalitaires et atténuer leur terrifiante et singulière identité. » (PB)

    Mais, cher monsieur Bilger, s’il est une chose qui manque à la gauche et dont elle se rit, c’est bien la bonne foi, elle qui, de tout temps et en tous lieux, impute à ses victimes les violences, voire les meurtres, qu’elle leur a elle-même infligés.

    « Cette dérive préoccupante, qui prend de plus en plus d’importance, se retrouve aussi, mais sur un autre registre, quand on dilapide le terme de révolutionnaire en l’appliquant à un Jean-Luc Mélenchon parce qu’il a du talent, qu’il parle fort, qu’il invective les journalistes et qu’il se pose en gourou, n’espérant aucune subversion, mais seulement une installation à l’Élysée en 2027. » (PB)

    Je crains que vous ne vous berciez d’illusions, surtout au vu de la nature d’une partie de son entourage, dont certains éléments sont manifestement prêts à se lancer dans la politique du pire.

    Il suffit aussi de voir comment Jean-Luc Mélenchon joue avec le feu en caressant dans le sens du poil un certain électorat culturellement épris de violence ; nous pouvons donc nous attendre au pire dans le cas où il arriverait au pouvoir, par exemple dans une France en cessation de paiement possible au vu de l’emballement de la dette publique causée par M. Macron et consorts, pourtant réputés « compétents » (rires).

    Dans une telle éventualité, faisant que les pensions et les traitements ne seraient plus versés et que les factures de l’État ne seraient plus honorées, entraînant alors un blocage des administrations, nous pourrions nous attendre à de graves troubles sociaux, quand bien même ce dernier se servirait directement dans les comptes bancaires des Français, comme la loi Sapin le lui autorise.

    Et alors, Jean-Luc Mélenchon serait volens nolens obligé, par sa faute, d’adopter une attitude de type « révolutionnaire ».

    Dans ce cas, nous risquerions de nous retrouver dans une situation similaire à l’expérience dictée par l’histoire, montrant que ce sont les « modérés » (les moins extrémistes des dirigeants révolutionnaires historiques) qui risquent d’être les premiers à se trouver en situation difficile (euphémisme), les suivants étant les quidams qui seraient désignés comme coupables pour des raisons totalement arbitraires, dans un chaos total.

    Mais les manuels scolaires nous disent que les Français aiment, paraît-il, le chaos…

  38. Serge HIREL

    « Mes valeurs sont le mérite, le travail, la famille, la patrie », a dit Martine Vassal, avant d’ajouter : « l’humanisme et la solidarité ». Lors du débat télévisé organisé le 24 février par BFM TV, qui réunissait les quatre principaux candidats à la mairie de Marseille, la tête de liste LR, soutenue par la Macronie, a commis un crime. Un crime imprescriptible. Un crime dont la gravité n’a d’égal que le dégoût qu’il provoque dans l’ensemble de la sphère politique.

    Travail, famille, patrie… En France, dans notre République exemplaire, dans notre République fraternelle, dans notre magnifique République où chacun est libre de s’exprimer comme il l’entend, prononcer successivement ces trois termes vaut à quiconque un lynchage en règle… Quatre-ving-deux ans après la chute de l’État français qui en avait fait sa devise.

    Le pétainisme serait-il à ce point encore vivant ? La « révolution nationale » serait-elle à nouveau aux portes du pouvoir ? Le propos de Martine Vassal serait-il l’annonce du retour des « jours sombres » ?… En un éclair, ses adversaires politiques, que tout oppose, se sont unis pour la maudire, elle et ses répugnantes valeurs… qui, pourtant, sont fondamentales dans toute société dont les membres entendent se construire un avenir.

    Bien sûr, pour quiconque est capable de distinguer une réelle sincérité d’une posture politique, il s’agit d’un immonde stratagème dont le seul but est de disqualifier à coup sûr l’adversaire. Mais l’électeur lambda, lui, faute de sens critique et d’intérêt pour le débat politique, est ainsi conforté dans l’opinion qui lui a été inculquée par l’Histoire officielle — écrite par les adversaires du maréchal — que Pétain a trahi la France… et croira que Martine Vassal, parce qu’elle promeut les mêmes valeurs que lui, n’est que son clone… qu’il faut absolument, par tous les moyens, éloigner du pouvoir.

    La France est probablement l’unique pays au monde qui n’a pas encore réussi à enfermer dans son passé les années 1939-1945 qui l’ont déchirée. Non pour les oublier, mais parce que c’est le seul moyen de réconcilier réellement les Français, de panser définitivement les plaies, en évitant de rappeler sans cesse qui défendait qui pendant la guerre, en s’abstenant de se jeter à la figure des attitudes, les unes héroïques, les autres moins, qui appartiennent à une période révolue, en s’obligeant surtout à ne pas chercher systématiquement à comparer les situations actuelles à celles de ces années terribles pendant lesquelles des Français sont morts sous le feu d’autres Français.

    Régulièrement, depuis 1958, et de plus en plus ces dernières années, marquées par l’émergence du mélenchonisme — mélange d’idéologie totalitaire et de violence de rue —, les dirigeants de la gauche et de l’extrême gauche ont employé cette arme dangereuse de la réprobation populaire, en réutilisant à l’encontre de leurs adversaires le vocabulaire des années 30. « Fascistes », « collabos », « vichystes », mais aussi « munichois » et « réacs », sont monnaie courante dans leurs invectives… et provoquent une ambiance politique délétère qui, si elle persiste, conduira à des violences inouïes mettant en péril notre République, déjà mal en point.

    Macron, obnubilé par ses soucis carriéristes et sa peur panique des quartiers perdus, a-t-il pris conscience de la gravité de ce climat qui, à tout instant, peut engendrer le pire ? En tout cas, jamais, dans aucun de ses discours, par aucun de ses gestes, bien qu’il soit constitutionnellement garant de nos institutions, il n’a donné cette impression. Il est vrai que sa stratégie politique, le « en même temps » et le combat contre le RN, l’a obligé, depuis neuf ans, à ne pas se départir d’un certain penchant pour la gauche…

    Lui qui se pique de réécrire le « récit national » a-t-il envisagé que la seule solution pour calmer les esprits est de revisiter l’Histoire officielle des années 1939-1945, non pas pour affaiblir l’épopée du général, mais pour faire en sorte que l’action et le comportement du maréchal ne soient plus caricaturés, que ses manquements ne soient plus la seule jauge du « don de sa personne à la France » (discours du 17 juin 1940) ?

    Seul Jacques Chirac, en 1995, a entamé ce processus en reconnaissant « la responsabilité de la France dans la déportation vers les camps de la mort des Juifs de France ». À demi-mots, dans ce discours du Vel’ d’Hiv, tout en réaffirmant que « Vichy » était une faute indélébile dans notre histoire, il a ainsi reconnu que l’État français était, à l’époque, le pouvoir légitime de la France, sans pour autant nier que de Gaulle, lui aussi, possédait ce pouvoir.

    Qui osera aller plus loin que cet abandon de l’illégitimité jusqu’alors proclamée des gouvernements de Philippe Pétain ? Quels historiens oseront braver les foudres des gauchos et les priver d’une histoire considérée jusqu’à maintenant comme un dogme ?

    Ou faudra-t-il encore attendre deux ou trois générations pour que la France range dans un passé sans effet sur le présent une histoire qui ne dit pas toutes les vérités ?

  39. @ Robert Marchenoir le 10 mars 2026

    Voici deux extraits de votre commentaire :

    « De même, le terme “raciste” est une falsification évidente : être “raciste”, c’est simplement refuser l’immigration de masse et l’islamisation du pays, chose parfaitement raisonnable, légitime et, en fait, vitale. »

    « Il y a là un véritable racisme, meurtrier, qui a atteint, voire dépassé, à travers l’Europe, les États-Unis et l’Australie, le niveau qu’il avait sous le régime hitlérien avant que la guerre n’éclate : haine ouverte à l’égard des Juifs, exclusion de l’espace public (impossibilité de se rendre dans certains quartiers, de fréquenter l’école publique…), agressions individuelles (violences, viols, meurtres) et jusqu’à des massacres de masse (attentats antijuifs). »

    Cela ressemble aux propos d’un aliéné : tordre à ce point le sens des mots…
    Vous devriez ne pas vous laisser aller, par excès de confiance, à déblatérer sans la moindre rationalité.

    Mettons que le mot « raciste » soit une falsification, et que son véritable sens soit celui que vous donnez : serait-il possible que vous vous en teniez à votre propre règle ?
    Pourriez-vous nous dire la raison pour laquelle ce terme s’entend différemment suivant les besoins de la cause ?

    Vous ne savez pas assez bien dissimuler votre but, lequel est assez ignoble.
    Ainsi, vous devez savoir que votre position, qui consiste à :
    vous croire dépositaire exclusif de la vérité,
    refuser la pluralité des points de vue,
    confondre différence et menace,
    transformer votre unique intérêt en norme universelle,
    c’est être communiste !

    Vous ne pouvez tolérer les autres, ceux qui divergent ; vous ne pouvez supporter la liberté de pensée, et le carcan que représente la vôtre est significatif de votre formatage, puisque vous prétendez étouffer l’intérêt général au bénéfice d’un groupe dont l’intérêt serait la Loi…
    La vérité, évidemment, s’imposera à vous !
    Vous auriez brûlé deux fois Bruno, si vous l’aviez rencontré…

    NB : L’antisémitisme et le racisme sont deux choses distinctes qui nécessitent un développement clair, car de la confusion naît le chaos.

  40. Que ceux qui avancent à l’aveugle écoutent donc la parole qui éclaire et cessent leur débat stérile, qui voit l’extrême droite reprendre les arguments woke, à tous se considérer victimes pour justifier leur violence.

    Les ennemis se miment et courent à la destruction mutuelle ; l’heure est à la reconnaissance de la victoire idéologique totale de l’Europe unie, celle qui a éprouvé historiquement l’impasse des dominations impériales et doit inventer les institutions de la réconciliation.

    Sommes-nous prêts à défendre cela ? Telle est la seule question à se poser, laissant aux inquisiteurs les justifications de leur désir de domination, dont on observe qu’il ne sait que recommencer, au nom des textes de la paix et du pardon, les éternelles vengeances de tous les retours à la barbarie qui ne mènent qu’aux destructions mutuelles.

    Nous en avons les moyens ; il nous reste à en trouver la volonté pour accomplir notre destin de proue d’une humanité déterminée à construire les conditions de la paix et du bonheur des peuples.

  41. @ Robert Marchenoir le 10 mars 2026
    « En toute rigueur marxiste, le socialisme est beaucoup plus dur que le communisme : c’est l’ère du réel, celle où il faut casser des oeufs avant que la merveilleuse (et jamais vue) omelette du communisme ne se matérialise dans l’assiette. »

    Je commençais à trouver votre commentaire un tantinet longuet, il faisait un peu soupe à la grimace lorsque je suis arrivé à ce paragraphe !
    Excellent, pour l’amateur d’omelette que je suis.
    Omelette nature, je déteste les omelettes avec compléments, sauf s’il s’agit de girolles, le roi des champignons à mon avis.

  42. Ce billet m’a perturbé : moi qui étais fier d’être ultra-méga-giga-facho d’extrême droite, voilà que les temps ont changé : le vrai fascisme d’aujourd’hui est de gauche.

    Les LFI, le Fascisme Islamiste, le parti le plus violent, complice des criminels et des terroristes, et ses acolytes de gauche soumis, collabos — PS, PCF, EELV — ont créé un climat de haine extrême qui nous ramène aux heures sombres du nazisme des années trente ; Mélenchon, au visage ravagé par la haine et aux hurlements diaboliques, est le clone parfait de l’ex-führer Adolf, qui a mis l’Europe à feu et à sang.

    Me voilà coincé : j’ai toujours été fier d’être facho tant qu’il était de droite ; mais comme le fascisme a glissé à gauche, du coup la droite se trouve orpheline de ce fascisme qui la rendait célèbre. Alors que faire ? De gauche, moi ? Plutôt crever !

    Aidez-moi à retrouver les vraies valeurs du fascisme de droite, pitié, sinon on va me traiter de gauchiste, et ça je ne le supporterai pas longtemps.

    Une petite pour la route : on dit que c’est au pied du mur qu’on voit le maçon ; on peut tout aussi affirmer que c’est au bout du champ qu’on voit le facho. Bof, pas terrible… Je sors !

  43. Xavier NEBOUT

    « …une extrême gauche se croyant revenue des années en arrière, au temps (…) des termes de fascisme, de nazisme, de néonazisme ou, au mieux, de pré-fascisme. Cette passion rétrospective pour une Histoire terrifiante, et à nulle autre comparable… » (PB)

    Oui, lorsqu’on ne veut pas voir les atrocités du massacre de masse commis par les colonnes infernales en Vendée, ni les autres exploits révolutionnaires dans tout le pays.

    Il ne faut pas non plus parler des atrocités commises par les républicains espagnols, car sinon on pourrait penser que les atrocités relèvent d’une tendance gauchiste (le monde communiste mis à part, bien sûr ; là, les régimes communistes ont fait bien davantage de morts que ceux attribués au nazisme, mais « c’est pas pareil », c’était pour la bonne cause…).

    Et puis, il y a une grande différence entre les atrocités de gauche et de droite : c’est qu’avec celles de gauche, on se poile. Brûler des paysans dans leur ferme, enfiler des nouveau-nés avec une baïonnette, éventrer des femmes enceintes, ficeler hommes, femmes et enfants fuyant leur misère dans un bateau et couler celui-ci pour l’appeler « baignoire nationale », c’est poilant. Avec les Espagnols qui attachent les moines pour en faire un fagot qu’on arrose d’essence pour y mettre le feu, là, on se gondole.

    En fait, au pays des veaux qui ne veulent surtout pas savoir qu’ils sont sous le joug d’une pègre totalitaire gauchisante, seule la Shoah semble bénéficier d’une reconnaissance immédiate et incontestée du statut d’atrocité historique.

    Certains disent qu’Israël en serait à 50 000 morts à Gaza ; alors ces « certains », il faut bien les traiter de nazis, non ? Et puis, entre nous, tuer des Arabes, c’est une simple ratonnade : on ne va pas en faire un plat !
    Et puis, la guerre contre l’Iran ne serait-elle pas une guerre sainte ? Forcément, puisque à l’initiative d’Israël !

  44. Robert Marchenoir

    Vous remettez une pièce dans le juke-box !… Attachons-nous donc, une fois de plus, à réfléchir sur les termes les plus adaptés à décrire les mouvements politiques de notre temps. Comme nous vivons une rupture historique, nous avançons à l’aveugle et la sûreté de l’analyse ne s’imposera que plus tard. Cela ne doit pas nous empêcher de choisir, autant que faire se peut, les termes et les concepts aptes à appréhender la réalité au plus près, et à faire advenir les buts que nous souhaitons.

    Nous, ceux de « notre camp », c’est à dire, en gros, la droite. Vous rejetez l’appellation de fascistes qui nous est attribuée, telle une étiquette indécollable et infamante. Et, certes, en tant que gros facho, je conviens que nous devons refuser à la fois le mot, et la catégorie. Même un facho modéré tel que vous, cher Philippe Bilger, a intérêt à le faire.

    La manipulation historique est bien connue, et doit être sans cesse jetée à la figure de nos adversaires : les massacreurs soviétiques et leurs laquais communistes ont appelé « fascistes » tous ceux qui leur étaient opposés, en Occident, jouant sur l’amalgame entre fasciste et nazi et exploitant honteusement leur rôle dans la défaite d’Hitler. La rhétorique gauchiste contemporaine utilise tour à tour, comme synonymes, « fascistes », « racistes » et « d’extrême droite ». Quand ce n’est pas « nazis » tout court, chez les « antifas » comme chez Poutine.

    De même, le terme « raciste » est une falsification évidente : être « raciste », c’est simplement refuser l’immigration de masse et l’islamisation du pays, chose parfaitement raisonnable, légitime et, en fait, vitale.

    Le truc est tellement grossier, les repères historiques sont tellement évidents, que ces projectiles-là sont faciles à dévier.

    On gardera l’arme en réserve, toutefois, pour l’utiliser contre nos adversaires (avec modération, comme le Château Margaux, pour éviter l’accusation de deux poids, deux mesures) : il est manifeste que Poutine et Trump empruntent beaucoup au fascisme, qu’il soit mussolinien ou nazi. Il est aisé d’expliquer pourquoi : emploi de la démocratie pour détruire l’État de droit, soumission de l’économie à l’arbitraire du Grand Leader, aventurisme militariste à l’extérieur pour détourner l’attention des problèmes intérieurs, police politique, culte de la personnalité…

    De même, on ne se privera pas de souligner que le palestinisme, qui explose à gauche, n’est autre qu’un antisémitisme génocidaire, puisqu’il vise l’éradication pure et simple d’Israël et s’accompagne de persécutions à l’encontre des Juifs, désormais généralisées.

    Il y a là un véritable racisme, meurtrier, qui a atteint, voire dépassé, à travers l’Europe, les États-Unis et l’Australie, le niveau qu’il avait sous le régime hitlérien avant que la guerre n’éclate : haine ouverte à l’égard des Juifs, exclusion de l’espace public (impossibilité de se rendre dans certains quartiers, de fréquenter l’école publique…), agressions individuelles (violences, viols, meurtres) et jusqu’à des massacres de masse (attentats anti-juifs).

    Mais il est un autre terme piégé : les extrêmes. Certes, ils existent. La France insoumise est manifestement d’extrême gauche. Il est tout à fait contestable, en revanche, que le Rassemblement national soit d’extrême droite.

    Cependant, il y a plus important : il est à la mode de dénoncer « les extrêmes ». Ce serait, en soi, digne d’opprobre de se situer aux extrêmes. Seuls les modérés, les centristes seraient légitimes, eux qui chatoient de mille nuances et ne se mouchent pas dans la nappe, contrairement à nous autres grofachos.

    Mais l’extrémisme est une notion relative. Ce qui est extrême, c’est d’avoir une dépense publique de 57 % du PIB, une dette de 118 %, un laxisme outrancier envers la délinquance, une tolérance totale envers une immigration incontrôlée conduisant au génocide par substitution, une complicité ouverte avec les musulmans qui veulent imposer chez nous leur totalitarisme fanatique pour l’éternité… ça, c’est franchement extrémiste. Et c’est pourtant la politique des « modérés ». En conséquence, il est parfaitement souhaitable, nécessaire et raisonnable d’appliquer des mesures extrêmes pour corriger ces maux qui nous menacent.

    Il faut donc arrêter de couper les cheveux en quatre et de se placer sur le terrain de l’adversaire, en assurant que le Rassemblement national (ou tout autre mouvement de grofachos) n’est pas d’extrême droite. Ce sont bien des mesures énergiques, radicales – extrêmes, donc, qui sont nécessaires pour remettre l’aiguille du politomètre au centre du village qu’elle n’aurait jamais dû quitter.

    Au lieu d’essayer de nous revendiquer du camp du Bien dont les gauchistes nous exclueront toujours, parlons donc concrètement. La question n’est pas s’il faut être « extrême » ou non. La question est qu’il faut être anti-immigration, anti-islam, anti-délinquance, anti-dépense publique, pro-liberté et, donc, libéraux.

    Pas « libertariens » ou « ultra-libéraux » : libéraux. C’est un terme qui a un sens précis dans l’histoire des idées politiques, qui est étayé sur une oeuvre écrite considérable de penseurs éminents (français pour beaucoup) et qui, si elle reste étrangère à nombre de préjugés nationaux, peut être expliquée de façon simple et attirante, notamment aux jeunes.

    Si vous regardez bien, c’est ainsi que Sarah Knafo a grimpé dans les sondages des municipales à Paris : en expliquant concrètement comment elle baisserait le budget de la mairie, comment cela diminuerait les impôts des Parisiens, comment elle augmenterait les effectifs de la police municipale, etc.

    Il est facile de démontrer, par l’exemple, comment la liberté conduit, non seulement à une vie plus satisfaisante, mais aussi à une plus grande prospérité et à l’aisance pour le plus grand nombre. On aurait tout intérêt à remettre à la mode ces deux mots surannés.

    Après tout, c’est bien ce que recherchent la plupart des gens dans l’ordre matériel : une certaine sécurité financière, qui permette à la fois d’être à l’abri des aléas et de profiter de la vie. Aisance, prospérité : deux objectifs non seulement légitimes, mais parfaitement atteignables.

    Et ô combien préférables à l’éternelle opposition entre « riches » et « pauvres », qui perpétue le mythe de la lutte des classes et nourrit un ressentiment inextinguible. Quant à la détestable « classe moyenne », dont il est tellement à la mode de regretter la disparition, quelle horrible expression ! Qui se fixe comme but, dans la vie, d’être « moyen » ?

    À l’opposé, quels sont les termes et concepts nauséabonds dont nous devrions, pour notre part, enduire nos adversaires ? Qui est l’ennemi ? Comment le désigner ?

    Eh bien, pour commencer, le communisme. Ce terme a deux avantages : d’abord, il décrit exactement la réalité. Un pays qui a 57 % de dépense publique, où un « actif » sur cinq est fonctionnaire, est un pays communiste. Alors certes, une théorie de gros malins va ouvrir son encyclopédie de 1924 et objecter, en suivant avec le doigt, que le communisme requiert la « nationalisation des moyens de production ».

    C’est oublier que le communisme réel a évolué. Celui de Lénine n’était déjà plus celui de Marx. Celui de 2026, en France, permet à l’État de contrôler les entreprises indirectement : quand les impôts sont si lourds, quand la réglementation est étouffante, quand une police économique fait régner la terreur sous prétexte de percevoir des « cotisations sociales », quand vous lisez, dans les journaux, que n’importe quel ministre a le pouvoir de « convoquer » tel ou tel chef d’entreprise sans la moindre assise légale, eh bien on a le communisme sans le Goulag : l’État n’a même pas besoin de se casser les pieds à diriger les entreprises. Il tient les patrons en laisse.

    L’autre avantage du mot communisme, c’est qu’il est infamant. Les gauchistes savent bien que cette idéologie a fait 100 millions de morts. C’est bien pourquoi ils poussent des cris perçants lorsqu’on le dénonce, prétendant qu’il n’existe plus. De même qu’ils nous ont longtemps assuré que l’immigration de masse n’existait pas, que le Grand remplacement était une vue de l’imagination, etc.

    Pour vaincre cette incrédulité, plus ou moins sincère, on pourrait employer le mot socialisme pour désigner la même chose.

    Il aurait l’avantage de désigner la réalité de façon encore plus précise : l’URSS était, officiellement, socialiste. Le socialisme, dans le dogme marxiste-léniniste, c’est cette période, dans l’histoire, où le prolétariat est contraint d’exercer sa dictature, avant d’en arriver à cette dernière phase, paradisiaque, du communisme où, les classes ayant disparu, la dictature ne serait plus nécessaire.

    En toute rigueur marxiste, le socialisme est beaucoup plus dur que le communisme : c’est l’ère du réel, celle où il faut casser des oeufs avant que la merveilleuse (et jamais vue) omelette du communisme ne se matérialise dans l’assiette.

    Évidemment, dans notre époque inculte, personne ne connaît cette signification du mot. Tout le monde s’imagine que le socialisme, c’est la version gentille du communisme. François Hollande, quoi.

    Le hollandisme est certes détestable et mérite d’être conspué, mais le terme de socialisme est trop positif pour lui être attribué. Socialisme est trop souvent compris comme un synonyme de social-démocratie, terme qui ne veut rien dire. Il peut désigner, en effet, tout ce qu’on veut, depuis un filet de sécurité limité procuré par l’État, jusqu’au dirigisme étouffant qui est le nôtre.

    Ne restent donc que les termes de communisme – et de collectivisme, si l’on veut. Collectivisme présente l’avantage d’être plus concret que les deux termes précédents. Il a aussi un petit charme suranné, genre couteau entre les dents, qui n’est pas pour me déplaire.

    Mais comment faut-il qualifier la nouvelle droite qui se lève, à travers l’Occident, celle du Rassemblement national en France, de l’AfD en Allemagne, de Geert Wilders aux Pays-Bas, de Nigel Farage en Grande-Bretagne ?

    Pas d’illibérale, en tous cas. Ce terme de « démocratie illibérale » a été inventé par Viktor Orban, lors d’un célèbre discours électoral. Il est tout aussi stupide que le « centralisme démocratique » d’antan. Ça ne veut rien dire : on peut être anti-libéral (Orban l’est certainement), mais illibéralisme suggère une absence, une non-intervention de l’État, alors que c’est exactement le contraire.

    Le terme de populisme me paraît plus satisfaisant, bien qu’il ne soit pas idéal. Il suggère la démagogie, qui est l’une des caractéristiques principales de certains de ces mouvements : ils s’appuient sur des revendications populaires légitimes (comme l’opposition à l’immigration, ou aux excès dirigistes de l’Union européenne), mais y apportent des réponses insatisfaisantes.

    C’est ainsi qu’Orban et Trump ont, en effet, lutté avec une certaine efficacité contre l’immigration, mais le régime hongrois a surtout brillé par son autoritarisme (autre terme précis et concret qu’il convient de retenir – avec celui de dictature, qui s’applique parfaitement à la Russie, par exemple). Orban a saboté l’État de droit en bourrant la Constitution de dispositions simplement législatives qui les rend difficilement réversibles, il a étouffé la liberté de la presse par le biais de la publicité gouvernementale.

    Bien sûr, il est outrageusement russophile au détriment des intérêts de l’Occident, tout comme Trump et certains partis de « l’extrême droite populiste » européenne.

    Mais Viktor Orban a aussi instauré un niveau de corruption très important, qu’on retrouve dans les régimes poutinien et trumpiste. Cet emploi éhonté du pouvoir suprême pour s’enrichir, soi et ses alliés, est l’une des nouveautés les plus frappantes de ces trois régimes, que certains désignent sous l’appellation « d’extrême droite populiste ».

    Une autre nouveauté du poutinisme et du trumpisme est le messianisme théocratique conduisant à la guerre sainte. On le connaît bien au Kremlin, mais il est très frappant dans le deuxième mandat de Trump. D’une part, Moscou prétend incarner la Troisième Rome et prédit l’Apocalypse par l’éradication nucléaire de l’Occident satanique. D’autre part, la politique étrangère américaine est fortement influencée par le sionisme chrétien, très vivace chez les évangéliques, qui voit dans le retour des Juifs en Israël le précurseur du second avènement de Jésus.

    Poutine s’affiche dans les églises orthodoxes avec une bigoterie peu crédible pour un agent du KGB qui ordonne viols, assassinats et massacres, tandis que Trump se fait bénir dans son bureau en une scène grotesque qui ne déparerait pas au sein d’une secte, et qui ferait rougir jusqu’à Louis XIV.

    Le premier a son « confesseur » attitré, le second un « conseiller spirituel » de sexe féminin qui fait figure de gourou complètement déjanté : « Dire non à Donald Trump, ce serait dire non à Dieu », assure celle qui dirige très officiellement le Bureau de la Foi de la Maison Blanche. Les commandants de 30 bases américaines ont déclaré à leurs troupes que l’attaque contre l’Iran faisait partie du « plan de Dieu » conduisant à « l’Armageddon ».

    Si l’on ajoute l’islam conquérant, on obtient un trio de grandes puissances qui se caractérisent par leur aspect théocratique : l’autre grande nouveauté des adversaires politiques auxquels nous sommes désormais confrontés.

  45. « Le Conseil d’État a récemment validé la qualification d’extrême gauche donnée à La France insoumise (LFI) par le ministre de l’Intérieur. On continue, par commodité et paresse, à qualifier systématiquement d’extrême droite des structures politiques diverses : de droite extrême, de droite radicale ou de droite identitaire. Ce que le plus grand spécialiste de l’extrême droite, Jean-Yves Camus, ne cesse de dénoncer. » (PB)

    D’abord, comment faut-il comprendre le caractère « extrême » de l’extrême droite : comme une forme de radicalité ou de violence dans les idées (y compris quand elles sont portées par les gens les plus pacifiques qui soient), ou simplement au sens géographique, comme on parle par exemple d’Extrême-Orient ?

    Ensuite, la politique française actuelle ne consiste pas en une confrontation d’idées, mais en une valse d’étiquettes, surtout quand elles sont collées de la façon la plus arbitraire qui soit dans le dos de ceux que l’on cherche à discréditer, puis à faire taire, puis à détruire, parfois physiquement.

    Ce qui est scandaleux, c’est que ce procédé de classification de gens à qui personne n’a demandé leur avis se fasse à la fois par le Conseil d’État, le ministre de l’Intérieur et le Conseil constitutionnel, avant la reprise multiplicatrice médiatique, en marquant d’une sorte de sceau d’infamie des braves gens qui pourront ensuite être stigmatisés à la fois dans leur vie politique mais aussi dans leur vie privée, en leur collant une « cible dans le dos » qui attirera l’hostilité de nervis et de criminels de toutes sortes, comme un crime récent l’a exposé.

    Normalement, en ce qui concerne la classification de chaque parti, la moindre des corrections ne serait-elle pas de demander à son dirigeant comment il le positionne ?

    Ainsi, par exemple, je crois savoir que MLP récuse l’étiquette accolée au parti qu’elle dirige.

    Avec un État d’un gauchisme partisan qui pèse délibérément de tout son poids dans la balance électorale afin de fausser ainsi l’équité des scrutins, c’est tout simplement le caractère supposé démocratique du régime actuel qui est alors un peu plus écorné.

  46. Nous avons le choix de croire ou non en la violence et, n’y croyant plus, de défendre l’Europe selon Sloterdijk, l’union libre d’apostats décontractés, laissant les intégristes de tous bords à l’immigration des conflits de tous horizons, pour justifier leur débordement pourtant déjà vaincu idéologiquement.
    https://www.lepoint.fr/debats/dans-son-nouveau-livre-peter-sloterdijk-nous-eclaire-sur-les-tentations-imperiales-en-vogue-3Q2VVPTLTVAENFNJ2VAQYONZEI/

  47. C’est Staline qui, en 1935, invente la nouvelle stratégie consistant à dire que le monde politique est divisé en deux camps irréconciliables : les fascistes d’un côté et les antifascistes de l’autre.

    Simplification géniale du point de vue dialectique, puisque tout ce qui n’est pas antifasciste est fasciste ou allié du fascisme.

    Staline ordonne aux partis communistes de s’allier aux socialistes pour barrer la route à tout ce qui est fasciste, c’est-à-dire non de gauche.

    Le subterfuge marche bien et donne le Front populaire.

    C’est cette dynamique caricaturale de l’échiquier politique que Jean-Luc Mélenchon reprend à son compte.
    Sauf qu’il n’y a plus de fascisme.

    Qu’est-ce que le fascisme ?

    C’est une idéologie radicalement antidémocratique, une organisation de masse avec un encadrement paramilitaire et un chef indiscuté, objet d’un culte de la personnalité.

    Cela n’existe plus en France depuis longtemps.

    Mais qu’importe, Mélenchon connaît son monde de gauche et sait parfaitement que n’importe quel social-démocrate, qui n’est pas fasciste, ne l’a jamais été et ne le sera jamais, est tétanisé à la seule pensée que l’on puisse penser qu’il est fasciste.

    Et, effectivement, avec cette menace d’une suspicion de fascisme, se forment successivement la NUPES et le NFP, auxquels même le centre, avec Gabriel Attal et Édouard Philippe, se joint explicitement. Ce dernier déclarera voter communiste en cas de duel avec le RN.

    Et Bruno Retailleau refuse de s’entendre avec le RN, Rachida Dati avec Sarah Knafo, préférant perdre des élections que d’être soupçonnés de collaboration avec celui qui est à droite… de l’extrême gauche ou de l’extrême centre.

    Encore que ma gentillesse naturelle me pousse à penser que, dans le cas de Rachida, elle craint en plus, sûrement, la comparaison avec la si charmante et si puissante intellectuellement Sarah.

    Confusion mentale et électoralisme quand tu nous tiens.

    Or donc, s’il n’y a plus de fascistes au sens classique, qui sont les nouveaux fascistes ?

    Chacun ira de sa définition ; pour ma part, je propose celle-ci, qui découle directement de ce que j’entends des revendications des partis de gauche et des syndicats :

    Est fasciste celui qui considère que le principe de réalité est ou devrait être pris en compte par tous les partis politiques, et qu’il est plus important de résoudre les vrais problèmes du présent, en anticipant un avenir plus ou moins radieux et chantant, que de céder aux délires du « aujourd’hui on rase gratis ».

    Car la nouvelle exigence des antifascistes est là. Autrefois, on se donnait l’illusion d’un avenir idyllique ; aujourd’hui ils veulent tout, et tout de suite, puisque « ça ne coûte rien, c’est l’État qui paye », ou alors ce seront les riches ou les « zézés », enfin les autres.

    Ceux qui, ayant travaillé, ont de l’argent, car ces salauds de riches et de zézés ne travaillent que pour gagner de l’argent, jamais pour le donner spontanément… par exemple aux intermittents du spectacle.

    De ce point de vue, tout celui qui est à droite de Mélenchon est fasciste, écolo y compris s’il a travaillé dans sa vie et qu’il a quelques hésitations concernant les instructions du Lider Máximo.

    J’ignore si ceux qui ne font pas le ramadan sont considérés comme fascistes. Il faudra le demander à Rima Hassan.

  48. J’ai jadis entendu des paysans appeler Staline leur voisin un peu trop partageux – et, de temps en temps, qui sait, le voisin en question pouvait même voter socialiste…
    Aujourd’hui, dans des univers moins ruraux, sinon tout à plein boboïsés, la mode qui trotte est à la comparaison avec les collaborationnistes.
    Il se trouve que Jacques Chancel a consacré à Rebatet un épisode de Radioscopie, et il me semble avoir vu passer chez Pivot un autre Lucien notoire de Je Suis Partout, Combelle… Rebatet surtout est éclairant, encore qu’en 1969 il ne se consacrait plus qu’à la musicologie. Mais sur mon honneur et ma conscience, nous n’avons plus rien de tel aujourd’hui. Absolument rien qui soit comparable aux Décombres, même de loin. À ma connaissance, le dernier type qui croyait autant à ses idées politiques est mort au Cambodge en 1998.

  49. À mon avis, ces néfastes LFI vont pousser les gens à être islamophobes, parce qu’à diaboliser les uns tandis que les autres, musulmans, montrent leurs « vertus », une comparaison s’opère. Trop de musulmans nous rendent le mal pour le bien, donc une contre-publicité énorme se fait en défaveur de l’islam.

    Et dans les pays où cette religion domine, il n’y a ni démocratie, ni laïcité, ni droits des femmes : tout est aussi désert que les déserts.

    Bref, mais en fait, point n’est besoin de se prononcer sur une religion, comme si l’on n’avait rien de mieux à faire qu’étudier du repoussant : savoir qu’on nous rend le mal pour le bien suffit à motiver l’interdiction de l’immigration musulmane.

    Savoir qu’une immigration est censée ne pas nuire au pays, et savoir que les chrétiens, minoritaires dans l’Empire romain, y ont pris le pouvoir, et que les totalitaires, eux aussi minoritaires dans les pays qu’ils ont infectés, y sont parvenus également.

    C’est aussi savoir qu’une minorité suffit à asservir la majorité, et qu’il faut donc fermer la porte au plus vite, sans la laisser coincer par tous ceux qui glapissent, à tort, qu’on serait raciste. Prudent, politique : comme c’est le devoir de tout citoyen.

    Comme tous ceux qui ne veulent pas de chevaux de Troie tous plus ridicules les uns que les autres, dont, par exemple, l’idée qu’on laïciserait l’islam. Pardon ? Mais si les histoires de salut des arriérés passionnent ceux qui n’ont rien de mieux à faire, je préfère qu’on se concentre sur le devoir essentiel du citoyen : préserver la liberté de son pays.

    Si l’on voit cela de façon correcte, aider l’Ukraine en fait partie. Si l’on est généreux, on peut tenter d’infléchir l’intervention américaine en Iran dans un sens démocratique. Rien de plus et rien de trop, et surtout pas de pose de diva.

  50. @ Marc Ghinsberg le 8 mars 2026
    « Dès l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence, en 2017, Didier Maïsto, alors patron de Sud Radio, avait ainsi annoncé l’instauration d’un « fascisme soft ».  »

    Ce en quoi, au vu de la réalité depuis lors, il avait parfaitement raison.

  51. Il est vrai que les discours se sont durcis avec l’approche des élections municipales et la présidentielle d’avril prochain. Que ce soit dans l’hémicycle ou aux tribunes des meetings des partis politiques.
    LFI accuse la droite radicale de racisme et d’islamophobie, tandis que le RN, ainsi que les autres partis : majorité présidentielle, LR, PS et même les écolos, accusent LFI d’antisémitisme.

    Les mots en entraînant d’autres plus percutants, on en arrive désormais à parler de fascisme, nazisme, collabos, pétainistes.
    Dans la situation actuelle, il est clair que le danger pour notre démocratie provient de la secte LFI, notamment de J-L Mélenchon, mais aussi sa compagne – pour le pire et pas vraiment le meilleur – qui n’hésite pas à accuser les médias en des termes véhéments.
    Étonnant quand même venant d’un parti qui a tenu plusieurs fois des propos antisémites. Les derniers étant ceux du vieux gourou concernant Jeffrey Epstein et Jérôme Guedj…

  52. Marc-Antoine

    « Ce fascisme et ce nazisme à tout bout de champ apposent du ridicule sur ce qui a été, avec le communisme sanglant, le comble de l’horreur historique : paradoxale et absurde conséquence d’un usage immodéré de l’esprit partisan ! » (PB)

    En effet, c’est l’arbre qui cache la forêt des victimes du communisme, dont le nombre dépasse la centaine de millions, comme en attestent notamment les trois tomes de « Histoire mondiale du communisme » de Thierry Wolton (Les Bourreaux, Les Victimes et Les Complices, soit environ 3 300 pages). Pire que les victimes des massacres de Tamerlan et de la peste noire réunis.
    C’est pourquoi ce déni de réalité historique, scellé par l’Éducation nationale, confortée par l’effet Janis – militante et majoritairement ancrée à gauche – et par de trop nombreux historiens engagés, est un stratagème très pratique, efficace et qui perdure pour discréditer l’adversaire politique du bord opposé.

  53. hameau dans les nuages

    Rien de bien nouveau : quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage. Je subis souvent l’anathème de ce genre d’individus vivant l’instant présent, noyés dans l’alcool et d’autres substances les rendant esclaves, eux qui s’estiment épris de liberté. Obligé de sortir l’album des photos de travaux, voire les factures de matériaux de près de 40 années, correspondant par an à ce qu’ils dépensent en tabac et alcool quand ils nous demandent « comment on a eu tout ça ! »
    Devant les preuves, nous avons une réponse lapidaire : « ouais, mais votre vie n’est pas marrante »…
    Il faut sourire et leur offrir une bière, car ils deviendraient excessivement violents. Les cigales vont se transformer en frelons asiatiques, vu la décadence du pays et la situation internationale.

    Pourquoi croyez-vous que je fais du bois ? 🙂

  54. Xavier NEBOUT

    Objection, votre honneur !
    Le comble de l’horreur historique, c’est pour moi ce que les colonnes infernales ont fait en Vendée. Là, les limites mêmes de l’imaginable ont été dépassées.

  55. Patrice Charoulet

    Le fascisme à tout bout de champ. C’est vrai. Et le gauchisme à tout bout de champ. C’est aussi vrai. Les mots (politiques) ont un sens… qu’il faut connaître.

  56. Marc Ghinsberg

    Je partage votre constat sur l’usage inflationniste et souvent abusif des termes « fasciste » et « nazi » dans le débat public. Ces excès langagiers ne datent malheureusement pas d’aujourd’hui. Dès l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence, en 2017, Didier Maïsto, alors patron de Sud Radio, avait ainsi annoncé l’instauration d’un « fascisme soft ». On passera sur la contradiction intrinsèque d’une telle expression, qui associe un régime historiquement violent à une notion de douceur.
    Le véritable danger qui menace la France, comme nombre de démocraties occidentales, réside ailleurs : dans la montée d’un populisme illibéral aux accents parfois totalitaires, observable aux deux extrémités de l’échiquier politique. Ce courant se nourrit d’un mélange de démagogie, de remise en cause sélective de l’État de droit, de rejet de la contradiction, de promotion de solutions simplistes présentées comme relevant du « bon sens », le tout assorti d’une ignorance encyclopédique doublée d’une immodestie sans bornes.
    À gauche, dans le champ politique, Mathilde Panot en offre une illustration emblématique par certaines de ses déclarations et postures. À droite, dans la sphère médiatique, Pascal Praud en incarne une version caricaturale, où le recours permanent au « bon sens populaire » sert souvent de paravent à des simplifications outrancières et à une posture d’irrecevabilité systématique de toute nuance adverse.

  57. La campagne présidentielle qui s’annonce, sur fond de contexte guerrier, n’a pas fini de faire appel à des débats historiques témoignant de la plus grande confusion.
    Le discours claironnant et souvent très juste de Villepin est, à ce titre, très éclairant.

    Saura-t-il se l’appliquer à lui-même et aux rivalités délétères de la droite française aux crocs de boucher, dont l’élection de notre actuel président est le symptôme, comme elle l’est également des divisions de la gauche ?

    Il pourrait alors honnêtement se présenter à la prochaine élection, devant, s’il veut avoir une minuscule chance de réussite, sacrifier au « en même temps » : compromis, chose due…

  58. Le fascisme est de gauche, ça y est enfin, on les tient !

    Vous avez tous des décennies de retard concernant le fascisme, la fachosphère pour faire plus intello de gauche ; on peut être facho de droite. Moi je suis extrême facho d’ultra-droite et fier de l’être : c’est un honneur, une gloire. D’autres se cachent pour ne pas l’avouer. Enfin nous avons en face les détritus de la société : les de gauche qui ont véritablement viré au vrai fascisme, le national-socialisme de tonton Adolf tel que la définition officielle révisionniste de l’E.N., nid à crabes gauchiasses, le conçoit.

    L’acharnement diabolique des racailleries gauchiasses contre le RN en ce moment, c’est du pur, du vrai fascisme. La gauche et les macroniens sont donc, par définition, nos extrêmes fachos islamo-gauchistes : la gauchaîne, la gauchosphère, les inquisiteurs Torquemada du bûcher officiel merdiatique.

    Tous contre le RN ! Houlala, nos couches sont prêtes !

    Mot d’ordre à connotation nazie : il suffit de remplacer RN par Juifs, et la gauchiasserie pourra bientôt distribuer des étoiles jaunes aux membres du RN et à leurs millions d’électeurs.

    À chacun son petit fascisme : mon mien bien à moi, le gentil fachouillard, me convient parfaitement.

    Quant aux inquisiteurs fachos gauchiasses, que dire, à part que ces perdreaux n’ont pas la lumière à tous les étages et qu’ils participent activement, très fascistement, à la destruction de la nation orchestrée par la macronie fasciste islamo-gauchiste.

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