Il n’est pas convenable, je sais, dans le monde d’aujourd’hui, d’avouer que l’on ne sait pas tout et que l’on se sent même un peu égaré face aux tragédies meurtrières qui endeuillent une part de l’univers ; que l’on voudrait être au fait, mais qu’on ne l’est pas.
La modestie sincère avec laquelle, sur certains plateaux, je ne dissimulais pas mon ignorance sur tel ou tel thème — la vie internationale, les problèmes économiques par exemple — n’est désormais plus tenue pour une qualité, mais pour une faiblesse.
Puisque je suis perdu et que les autres savent tout.
Pourtant, dans le pluralisme parfois chaotique et contradictoire de la multitude d’informations sur l’Iran, Israël, le Liban, le détroit d’Ormuz — bombardements, destructions, massacres, missiles, stratégies affichées ; voltes constantes du président américain soufflant tour à tour, ou parfois simultanément, optimisme et pessimisme ; roide et déterminée volonté jusqu’au-boutiste de Benjamin Netanyahou ; espérance d’une révolte du peuple iranien, qui serait aujourd’hui suicidaire —, il est difficile de s’afficher sûr de soi, péremptoire, persuadé d’avoir tout compris du présent et tout pressenti du futur, omniscient.
Mais dire qu’on est perdu n’est pas une solution.
Nous avons des experts. Déjà leur titre, la qualité dont on les crédite, sont rassurants. Ils ont beau se contredire, peu importe, puisqu’ils sont experts et que nous devons être religieusement à leur écoute et tenter de faire, pour notre usage personnel, une synthèse de leurs discussions.
Nous avons des consultants. Après s’être consultés, ils nous proposent leur vision. Et il serait malséant d’en douter. Ils ne s’accordent pas, mais on ne leur demande qu’une chose : nous donner l’impression qu’ils en savent plus que nous.
Qu’ils ne sont pas perdus alors que nous le sommes, que je le suis.

Il y a parfois de petits miracles où l’illusion d’une lumière décisive se crée. Je songe à L’Événement, récemment sur France 2 : une émission limpide et intelligemment éclairante, animée par Caroline Roux, qui sait poser de bonnes questions, brèves — en tout cas moins longues que les réponses des spécialistes. Mais les lendemains surviennent, qui dissipent les quelques certitudes dont nous nous étions enrichis.
Je reste perdu devant la rumeur, la folie et le désordre du monde, devant cette géopolitique où, de plus en plus clairement, il y a des monstres étatiques et des pays en seconde division.
Ces dérives s’aggravent quand, comme moi, on est maladivement sensible à la forme et que l’on n’est pas loin, parfois, d’approuver un fond discutable, seulement parce qu’il a été remarquablement exprimé. Ce qui peut conduire à ce désastre : préférer un Dominique de Villepin à un Raphaël Glucksmann…
Cette angoisse d’être perdu, loin de s’atténuer à force de m’informer tous azimuts, s’amplifie au contraire : cumulant analyses, débats et nouvelles, je suis noyé dans cette infinie surabondance qui engloutit le citoyen se rêvant lucide alors qu’il n’est que dépassé.
Cependant — et c’est le vice suprême — beaucoup, non seulement n’ont cure d’aller chercher partout ce qui leur manque, mais s’imaginent suffisamment compétents pour être des géopoliticiens en chambre (voir mon billet « Les géopoliticiens en chambre« ) et des petits maîtres capables d’enseigner leur ignorance, au moins relative.
Pour ma part, je n’éprouve aucun scrupule à me déclarer perdu. Je ne m’en flatte pas, mais j’y vois au moins un aiguillon pour tenter, au cœur de la complexité désordonnée, de discerner la lumière la plus fiable et la plus plausible.
Perdu, oui, mais pour m’y retrouver !
@ Patrick Emin le 20 mars 2026
Modeste, mon gars !
Quand, le 06/11/2000, le Charles de Gaulle a cassé et perdu une hélice, nous avons été bien contents de faire appel aux Amerloques pour nous sortir de la mer*e !
N’insultons pas l’avenir, nous aurons peut-être encore besoin d’eux pour réparer toutes les saloperies et toutes les idioties que le freluquet a commises durant son séjour à l’Élysée.
Il y a, dans les contraintes du langage diplomatique, une forme de tyrannie douce que l’on accepte trop volontiers, comme si la gravité des enjeux interdisait définitivement toute incursion du burlesque dans le champ des relations internationales. C’est précisément ce corset rhétorique que l’on déplore, au moment où l’histoire elle-même semblait tendre la perche à une répartie d’anthologie.
Car enfin, lorsque Donald Trump — avec cette désinvolture impériale qui lui tient lieu de doctrine — a enjoint aux nations européennes, et à la France en particulier, de prendre en charge le règlement d’une situation dont il était, pour l’essentiel, le principal artisan, une occasion rare s’offrait à la diplomatie française : celle de répondre sur le même registre, c’est-à-dire celui de l’absurde assumé.
L’image s’impose d’elle-même, avec une évidence presque trop belle : Monsieur Macron, dans un communiqué rédigé avec tout le sérieux protocolaire requis, proposant au président américain l’envoi d’une brigade spécialisée — des artisans compétents, rompus aux situations les plus délicates — pour résoudre les désormais célèbres problèmes de plomberie qui affectent les porte-avions de la première puissance navale mondiale. Le geste aurait eu cette qualité rare de l’élégance ironique : en apparence courtois, au fond dévastateur.
Il y aurait eu là, dans cette réponse hypothétique, une vérité politique que mille discours solennels n’auraient su formuler aussi nettement — celle d’une Europe qu’on convoque pour réparer les dégâts des autres, et qui, pour une fois, aurait eu l’audace de retourner la métaphore comme un gant.
Mais voilà : la diplomatie préfère ses platitudes. Et le débouchoir reste dans le placard.
@ Serge HIREL le 17 mars 2026
J’aurais aimé vous aider, mais j’ignore qui est ce monsieur. Il ne donne pas son nom, dommage.
WikiLeaks ne le connaît pas non plus.
@ Ellen le 17 mars
Qui est ce type en costume-cravate qui débite certitude sur certitude en prenant la posture d’un « sachant », expert en économie et en diplomatie ? Ce site, qui s’est donné pour nom « Décryptage conservateur », a été créé le 19 février dernier et prétend avoir près de 3 millions de « vues » pour 42 vidéos du même acabit, toutes présentées par ce même « expert », dans le même décor, et toutes postées « il y a 1 heure »… Même les commentaires donnent l’impression de sortir tous de la même plume… En savez-vous plus ?… Personnellement, je n’ai aucune confiance dans ce genre de documents. Faux site russe, probablement…
Il est incompréhensible. Hier, Trump dit : « Peut-être qu’on ne devrait pas être là », puis il supplie le monde de l’aider dans le détroit d’Ormuz en stationnant des navires de guerre pour ouvrir le passage à tous les pétroliers, même à ceux des pays ennemis de l’Iran.
Ils disent tous NON : on ne participera pas à la guerre de Trump et de Netanyahou. Nous n’avions été ni prévenus ni impliqués. Trump nous a tous ignorés, humiliés, imposé des droits de douane, s’est moqué publiquement de Zelensky dans le salon Ovale à Washington, alors que c’est Poutine qui a attaqué l’Ukraine en 2022. On n’a pas oublié.
Pour éviter une troisième guerre mondiale, nous disons NON à Trump. Qu’il se débrouille, le gros malin voulant avaler le Panama, le Canada, le Groenland… bientôt ce sera aussi le Venezuela et Cuba. Trump nous vend ses avions, son pétrole et son armement à prix d’or et voudrait qu’on engage, en plus, des milliards d’euros pour venir à son secours ? Tout ce qu’il sait faire, ce cow-boy à la casquette blanc/rouge, c’est nous menacer de représailles si on lui refuse notre aide dans sa guerre.
Nous restons défensifs et non offensifs : pas question d’exposer les marins du monde entier pour les rapatrier dans des cercueils et engendrer le terrorisme sur notre sol.
Nos réponses sont fermes : la France, l’Australie, le Royaume-Uni, le Japon, l’Allemagne, la Chine refusent d’y participer en envoyant leurs navires de guerre dans le détroit d’Ormuz.
Ce documentaire est très intéressant et instructif. C’est très bien expliqué !
https://www.youtube.com/watch?v=-8lMm7dzux4
@ Giuseppe le 14 mars
« C’est du « brutal » comme on dit dans « « Les Tontons flingueurs »
Vous avez mis la main sur une pointure ! Le gars est au moins agrégé ès populisme (mention gouaille) et a toutes les chances de se faire payer une tournée dans chacun des Cafés du commerce où il raconte son baratin… Le secret de son savoir ? Il n’a jamais ouvert un bouquin d’économie, ni lu quoi que ce soit sur la gestion des énergies, ni même sur la manière dont l’État ponctionne ce marché.
https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/structuration-des-prix-de-lessence-et-du-gazole-en-france
Voici un peu plus sérieux, même si ce document n’aborde pas dans le détail le mécanisme des flux financiers entre les différents acteurs du marché du pétrole… Mais il ne faut pas sortir de Polytechnique pour comprendre que, sur n’importe quel marché, une hausse du prix de la matière première provoque, plus ou moins vite, une augmentation du prix du produit fini vendu au consommateur. D’une importance capitale pour l’économie mondiale, le marché du pétrole étant extrêmement sensible aux aléas, notamment géopolitiques, mais aussi tendu parce que les pays producteurs sont organisés pour qu’il le soit, il est normal qu’une augmentation du prix du pétrole brut provoque immédiatement — en fait, dès une nouvelle livraison — une augmentation du prix des carburants à la pompe. Ce qui permet à tous les acteurs de ce marché, du raffineur au distributeur, de lisser financièrement leurs soubresauts, parfois gigantesques… C’est le cas ces jours-ci.
Même si les distributeurs ne sont pas tous blancs comme neige, le vrai profiteur dans cette affaire, c’est l’État, qui refuse de geler ses taxes à taux fixe et n’autorise la mise sur le marché que de 14,5 millions de barils du stock stratégique (100 millions de barils), en annonçant urbi et orbi qu’il participe ainsi grandement à limiter les tensions d’approvisionnement liées à la guerre au Moyen-Orient et, de ce fait, lutte contre l’augmentation du prix des carburants. À noter que l’annonce n’a eu aucun effet sur la courbe ascendante du prix du pétrole brut… Pour info, la France consomme 1,5 million de barils par jour…
NB : Note pour Kardaillac : le texte en lien dépasse les 144 signes et espaces… Ne l’ouvrez pas… Vos yeux ne supporteraient pas une deuxième chute…
@ sylvain le 14 mars 2026
On n’est vraiment pas gâtés en France. Trois as et grands spécialistes de la finance : Thierry Breton, Bruno Le Maire et enfin Emmanuel Macron, chef de file du « quoi qu’il en coûte », ex-banquier et associé chez Rothschild, auraient dû tous les trois suivre une formation accélérée chez un économiste de la finance mondialement reconnu pour ses compétences.
Avec tout ce qu’on paie, ils ont quand même réussi à mettre notre pays en quasi-faillite.
Et ce n’est pas fini… Le pire reste à venir !
@ Michel Deluré le 14 mars 2026
Très bonne analyse du comportement de Trump.
Il traite les problèmes politiques comme s’il s’agissait d’affaires économiques où, si l’affaire ne peut se conclure, on passe à autre chose.
Il ne sait pas ou n’a pas conscience que les problèmes politiques qui concernent les pays et les nations qui vont avec, relèvent du temps long.
Tout simplement le temps qu’il a fallu pour former cette nation en unifiant les peuples qui la composent, même s’ils parlent la même langue, transformer cette nation en un pays défini par ses frontières, donc se faire accepter par ses voisins, et enfin faire un État gérant ce qui a mis des siècles à se constituer.
Le temps économique n’est pas le temps politique, je veux parler du vrai temps politique, pas celui électoral des démocraties.
Le système électoral des démocraties, avec des dirigeants jetables à la moindre déception populaire, a fini par avoir l’effet pervers de faire oublier le temps long des nations.
La République une et indivisible, conserve encore le souvenir des provinces et on sait les différences, et pas seulement d’accent, entre un Marseillais et un Lillois.
La modernité se surestime et prétend tout régler par la raison, quand elle existe, ou par les intérêts économiques, comme l’UE.
Le réel se rappelle à elle, par exemple par le refus du Sud global de se fondre dans un modèle faussement rationnel.
La vie en général, et la vie politique ne sont pas rationnelles.
Trump non plus apparemment, le drame est que son irrationalité vient souvent en quadrature avec l’irrationnel des pays qu’il veut soumettre.
« …voltes constantes du président américain… » (PB)
La situation évolue tellement vite sur le terrain, comme en ce qui concerne l’environnement géopolitique, qu’il ne peut faire autrement.
De toute manière, il est probable qu’il ne fait que suivre ce que lui disent les chefs militaires de la situation, à savoir l’amiral Brad Cooper (commandant opérationnel direct sur le terrain, CENTCOM) et le général Dan Caine (supervision stratégique globale, Joint Chiefs).
De plus, nous avons affaire à une guerre atypique, une sorte d’« opération spéciale » — c’est la mode — qui ne ressemble à aucun modèle passé, avec deux alliés qui ne poursuivent pas exactement les mêmes buts de guerre.
@ Ellen le 14 mars 2026
« Comme le disait très bien Thierry Breton il y a deux jours : « On est tous dans le brouillard, on ne sait pas où on va ni comment cela va se terminer. »
Thierry Breton, spécialiste du brouillard économique, n’a jamais su où il allait, mais a su comment cela s’est terminé : 3 500 milliards de dette. Bravo l’artiste !
@ Tipaza 14/03/2026
S’agissant de Trump, je pense surtout qu’il voudrait, convaincu qu’il est de sa toute-puissance, que le temps objectif se plie à sa volonté, qu’il le domine et le soumette en fait au temps de sa conscience, à son temps subjectif.
Trump est un homme pressé, qui ne vit même pas dans le présent qui dure, mais dans l’instant qui appelle l’urgence et ne laisse effectivement, comme vous le soulignez, pas de place à la réflexion.
C’est en quoi il est dangereux.
Comment ne pas être perdu quand on entend D. Trump nous raconter tout et son contraire en l’espace de vingt-quatre heures ?
Comme le disait très bien Thierry Breton il y a deux jours : « On est tous dans le brouillard, on ne sait pas où on va ni comment cela va se terminer. »
En attendant, Emmanuel Macron devrait faire revenir tous les soldats français stationnés en Irak et dans tous les pays nous menaçant de représailles.
@ Xavier NEBOUT le 14 mars 2026l
« La politique génocidaire d’Israël à Gaza et qui est la cause de tout.
Ah oui, quand même ! Vous vouliez plutôt dire :
« La politique génocidaire du HamaSS terrorislamiste, qui veut détruire Israël et qui est la cause de tout. »
Là, on comprend mieux. Merci quand même d’être passé : je rectifie les fakes, c’est mon boulot.
Rony Brauman, juif né à Jérusalem, est quasiment interdit de merdias. On l’entendra sur une chaîne YouTube gaucho de chez gaucho avec un présentateur assorti, mais qui n’enlève rien à la pertinence de ses propos dénonçant la politique génocidaire d’Israël à Gaza et qui est la cause de tout.
https://www.youtube.com/watch?v=dzmk6xkxvNQ
C’est du « brutal » comme on dit dans « Les Tontons flingueurs », mais au moins ça a le mérite de le dire.
Un peu comme un article « Tous pourris ! » que j’avais lu ailleurs et qui précisait que « cela fait du bien de le dire ! ».
https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid0TyWgagsyEvGPi1oXvwJyLFynmEaTyn3aEGYBnL3NHZ3c1R8M1nXcCa6jixvhwSEfl&id=100001554925379&_rdr
Alors je sais le prix de remplacement et le risque… Les distributeurs ne prennent aucun risque ! Ils ont peu de marge, mais c’est un produit d’appel. Tous des coquins ! Si j’avais un peu de temps, je vous dirais.
Il est vrai qu’il est trompeur de dire que les stocks sont à prix bas et, en ce moment, il y a les « profiteurs de crise ». Ce n’est pas si simple que cela : c’est uniquement si on veut mettre son pantalon avec la ceinture et les bretelles. Rappelez-vous le passage de « Il était une fois dans l’Ouest ». Et le sort que réserve Henry Fonda à celui qui porte ceinture et bretelles.
Les distributeurs ne sont pas des philanthropes ; ce ne sont pas des magasins d’État comme on en trouvait en URSS et ailleurs.
@ Robert Marchenoir
« On m’accordera que Florence Bergeaud-Blackler sait de quoi elle parle concernant l’islam. On peut donc lui faire confiance pour inviter, dans son Centre de recherches sur le frérisme (CERIF), des personnes qui savent également de quoi elles parlent. »
Pour l’avoir citée ici lors de la sortie de son livre Le Frérisme et ses réseaux, j’ai été surpris du très peu d’impact sur les médias, mais cela, c’était avant. Anthropologue, elle a toujours un regard lucide et aiguisé sur les ombres qui nous entourent. Récompensée mais discrète, elle avait, lors d’une interview, expliqué qu’elle avait reçu des menaces de mort… Le quotidien de ceux qui déroulent une vérité de chercheur.
Pour le reste, comme le disait un ancien officier du renseignement israélien, Trump a un flou impénétrable qui serait très construit dans sa façon de mener cette guerre. Cela arrange aussi Israël : depuis le temps qu’ils voulaient se débarrasser des « mollahs de la mort » (je traduis).
Par contre, nous découvrons que nous avons un deuxième porte-avions, deux pour le prix d’un : un offensif et un défensif… « 1000 milliards de dollars ! », dirait Trump ; tout le reste est littérature.
« Cependant — et c’est le vice suprême — beaucoup, non seulement n’ont cure d’aller chercher partout ce qui leur manque, mais s’imaginent suffisamment compétents pour être des géopoliticiens en chambre et des petits maîtres capables d’enseigner leur ignorance, au moins relative. » (PB)
Mais quand ceux qui s’intéressent à la géopolitique, ne fût-ce que pour démonter les sophismes relayés en la matière par le prétendu service public de l’information (*), d’après les calembredaines débitées par les hommes du Régime et leurs acolytes, peuvent-ils être qualifiés de « géopoliticiens en chambre » quand ils se contentent d’adhérer aux conclusions de spécialistes reconnus, appartenant à des universités telles que l’université de Chicago, par exemple ?
(*) Étrange service public qui, d’après les travaux menés par une commission parlementaire, nous coûte « un pognon de dingue » pour un contenu qui tient trop souvent de la propagande et de la désinformation.
Monsieur Hirel a-t-il imaginé que son pavé interminable puisse être lu en entier ? À mi-chemin, les yeux m’en tombent !
Drôle de manière que cette position de croupier sur le blog d’autrui.
« Pourtant, dans le pluralisme parfois chaotique et contradictoire de la multitude d’informations sur l’Iran, Israël, le Liban, le détroit d’Ormuz (…) il est difficile de s’afficher sûr de soi, péremptoire, persuadé d’avoir tout compris du présent et tout pressenti du futur, omniscient. » (PB)
Dans cette multitude d’informations qui nous assaille, il faut faire la différence entre :
L’information qui est lue avec le temps de la lecture qui est un temps maîtrisé. Un temps qui permet la réflexion et le tri du vrai, du vraisemblable et du faux.
L’information audiovisuelle qui nous est déversée en flots continus, avec un temps qui s’enfuit de façon non maîtrisée.
Et enfin l’information diffusée par les réseaux sociaux, qui pour être une information lue, relève tout de même de l’information du temps non maîtrisé, par la vitesse avec laquelle elle est appréhendée.
Pour avoir un sens et être utilisable dans la durée, l’information doit pouvoir être extraite du temps non maîtrisé pour être traitée dans le temps maîtrisé.
La tyrannie de la vitesse qui s’impose à nos dirigeants, les sondages permanents et l’électoralisme empêchent cette capacité d’abstraction, sauf pour les grands.
Et ceux-là sont des hommes d’État, et ils sont si rares.
Cette réflexion m’est venue après avoir lu dans le Figaro ceci :
« Lorsque le chef du Conseil suprême iranien de sécurité nationale, Ali Larijani, s’est exprimé sur la télévision d’État iranienne ce vendredi, il n’a pas manqué de railler le président américain: « Le problème avec Donald Trump, c’est qu’il n’est pas assez intelligent pour comprendre que les Iraniens sont une nation mature, forte et déterminée. » »
Ce qu’il manque à Donald Trump, c’est la maîtrise du temps de réflexion, pour trier les informations.
C’est très américain, et donc moderne comme comportement, de considérer la vitesse comme un élément déterminant de l’action, même là où elle devrait s’effacer.
Et c’est comme ça que Trump est piégé dans le conflit iranien, où l’Iran des mollahs a la maîtrise stratégique de la guerre, puisque bénéficiant du temps long, du temps maîtrisé, avec la capacité d’assécher le monde de pétrole en bloquant le détroit d’Ormuz.
En fait, quand on y réfléchit bien, le problème n’est pas tant ceux qui n’y comprennent rien que ceux qui comprennent tout de travers, interprétant les faits, les sortant de leur contexte et pour finir confondant information et opinion.
Ensuite, tout est question de vocabulaire. Certains ici nous pondent des posts interminables dans un langage ampoulé, d’autres, sans doute moins cultivés, doivent se limiter à des éructations et vociférations grotesques.
À chacun son style ! 😊
Que Philippe et la quasi-totalité des Français soient « perdus » face à l’extrême complexité de la situation au Moyen-Orient, cela ne changera rien à l’issue de celle-ci, ni notre hôte, ni aucun d’entre nous n’ayant le moindre pouvoir de décision en matière de politique internationale de la France… Mais que le Président de la République, chef des armées, semble lui aussi quelque peu égaré est autrement plus inquiétant.
Une lecture gaullienne de la Constitution -la seule en vigueur depuis 1958- permet au locataire de l’Élysée d’agir à sa guise, sans garde-fou, dans le « domaine réservé ». Quand cette disposition – exorbitante dans une démocratie – est aux mains d’un stratège ou, simplement, d’un chef d’État avisé et peu enclin aux volte-face soudaines, tout va bien… Et l’Histoire nous dit que de Gaulle en fut un et qu’après la perte de prestige provoquée par une IVe République manquant de souffle et, surtout, l’affaire algérienne, la France, sous sa conduite, a retrouvé son rang.
Mais… Mais notre président actuel, qui s’accroche à son fauteuil quoi qu’il nous en coûte, n’a pas la carrure du Général. Ni sa prestance, ni sa prescience, ni sa détermination… Ni, surtout, cette faculté rare que celui-ci possédait de savoir faire respecter la France tant par ses adversaires que par ses alliés, de la placer là où elle pèserait. Macron n’est et ne sera jamais le grand patron que mérite notre diplomatie, n’est et ne sera jamais le grand chef digne de commander nos troupes.
Les exemples de pitreries qui le disqualifient sont légion, de son équipée au Liban au lendemain de l’explosion du port de Beyrouth au tout récent discours pompeux prononcé à bord du Charles-de-Gaulle, mouillé prudemment dans les eaux territoriales grecques – même Guterres, le pitoyable secrétaire général de l’ONU, a osé se rendre à Beyrouth… -, de ses déguisements en marin ou en pilote de chasse à l’humiliation que lui a infligée Poutine à quelques heures du début du conflit russo-ukrainien. Sans oublier son allure de PDG réunissant son conseil d’administration quand il se fait filmer au début d’un conseil de défense…
Quant à sa gestion de la situation au Moyen-Orient… Je le dis tout net : elle tient du numéro de funambule et est d’autant plus indigne que la France, plus que tout autre État, a à se faire pardonner par les Iraniens l’aide qu’elle a apportée, voici 47 ans, à Khomeini, fondateur d’un régime terroriste qui assassine ses propres citoyens.
Ne faut-il pas être « égaré » quand, aucun des trois belligérants n’y attachant la moindre importance, on prêche, matin, midi et soir, le retour au respect du droit international, alors qu’on sait que l’ONU, depuis sa création, a été incapable de mettre fin, par ses résolutions plus ou moins contraignantes, aux conflits qui se sont succédé au Moyen-Orient ?
Ne faut-il pas être « égaré » pour croire qu’il suffit de dire que la France ne participe pas à la guerre, que sa position est « défensive », pour que les mollahs assiégés ne s’en prennent pas aux intérêts français ? D’autant plus que les troupes françaises stationnées dans plusieurs pays du Golfe participent militairement à la défense de ceux-ci, que Téhéran bombarde à grand renfort de missiles et de drones ?
Ne faut-il pas être « égaré » pour envoyer à proximité du conflit son unique porte-avions et deux ou trois autres navires de guerre et leur donner pour unique mission d’assurer la protection du Liban par leur seule présence, voire, si cela devient nécessaire, d’en évacuer nos ressortissants et nos soldats opérant au sein de la FINUL ? Comment croire un instant que le régime iranien, qui joue sa survie en utilisant tous les moyens possibles, ne verra pas là une tentative d’agression du « petit Satan » ?
Ne faut-il pas être « égaré » pour n’avoir pas compris que Téhéran, qui, dès le premier jour du conflit, a dit qu’il s’en prendrait à tous les intérêts occidentaux, mettrait sa menace à exécution ? Après le premier attentat contre notre base navale d’Abou Dhabi, c’est de l’amateurisme ou de la désinvolture de ne pas avoir évalué à sa juste mesure la menace qui pesait sur celle proche d’Erbil en Irak, région kurde autonome où sévissent des milices pro-iraniennes ?
Ne faut-il pas être « égaré » pour ne pas s’apercevoir que les soldats français qui, sur cette base, formaient des troupes kurdes au contre-terrorisme, risquaient leur peau, même si leur mission, visant les derniers tueurs de Daech, ne concernait pas directement ces milices aux ordres de Téhéran ? Il est insupportable d’avoir à se dire que, si cette base avait été mise en sommeil (*), sa mission n’étant plus primordiale, l’adjudant-chef Arnaud Frion ne serait pas « mort pour la France ».
Plus généralement, ne faut-il pas être « égaré » pour se féliciter mezzo voce de la mort du Guide sanguinaire – ne pas la regretter… – et, en même temps, ne pas soutenir pleinement et sans aucune arrière-pensée l’opération israélo-américaine contre les mollahs, même si elle n’a pas reçu le label onusien ? Comment ne pas comprendre qu’elle vise à éradiquer un régime théocratique qui, au nom d’Allah, depuis sa fondation en 1979, veut la disparition d’Israël et du peuple juif ? Un régime qui mène une guerre sainte ordonnée par Mahomet voici 1 400 ans, une guerre de conquête contre les mécréants, l’Occident aujourd’hui. Un régime depuis longtemps mafieux, tant ses dirigeants ont détourné à leur profit l’immense richesse que procure la production du meilleur pétrole de la planète.
Ne faut-il pas être « égaré » pour ne pas se rendre compte que ces mollahs, décidés à déclencher le feu nucléaire dès qu’ils en auraient la maîtrise, sont cent fois plus dangereux pour la paix au Moyen-Orient que ne l’était Saddam Hussein, mille fois plus inquiétants pour la paix du monde que ne l’était Ben Laden ?
Ne faut-il pas être « égaré » pour ne pas comprendre que la France, aujourd’hui sous la menace d’une immigration musulmane d’une ampleur insupportable, sera directement impactée si, par malheur, les mollahs, bien qu’affaiblis, parviennent à se maintenir au pouvoir ? Il ne faut pas être grand clerc pour prédire que, dans ce cas, elle aurait à subir une pression difficilement contrôlable de cette population exogène qui, déjà, refuse ostensiblement de se plier à nos us et coutumes…
Vingt-quatre heures après l’assassinat d’Arnaud Frion, tout indique que le chef des armées demeure sur sa posture « défensive », que les représailles, s’il les envisage, tiendront du coup de menton, qu’il lira un discours bien écrit dans la cour des Invalides avant de poser sur le cercueil l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume… et qu’il en restera là. « Calme et sang-froid », a-t-il dit… Quand on attend de lui volonté et courage… Quand on attend de lui d’être « sans peur et sans reproche », comme le proclame la devise des chasseurs alpins qui ont perdu un camarade… parce que le président de la République s’est « égaré ».
(*) Selon un communiqué cosigné en septembre 2024 par les États-Unis, qui en sont le chef de file, et Bagdad, les opérations de la Coalition internationale contre l’État islamique – alliance à laquelle la France participe depuis sa création en 2014 – se termineront en septembre prochain en Irak, avec la fin de celles menées dans le Kurdistan irakien, là où a eu lieu l’attentat contre le 7e Bataillon de chasseurs alpins, corps dans lequel Arnaud Frion servait en qualité de formateur. Cette décision, que Trump ne semble pas avoir remise en cause, avait été prise en raison de l’affaiblissement notoire de la menace djihadiste. Il aurait peut-être été bon, dès les prémices du conflit en cours, que la France s’interroge sur la nécessité de sa présence jusqu’à l’automne dans cette zone infestée par des terroristes pro-iraniens…
Quant à la FINUL, créée en 1978 par l’ONU pour tenter de mettre fin à la guerre entre le Liban et Israël et de pacifier le Sud-Liban, 700 de ses « casques bleus » sont des militaires français (opération Daman). Sous pression des États-Unis et d’Israël, qui ont toujours considéré que cette force leur était défavorable, l’ONU a décidé de mettre fin à sa mission le 31 décembre prochain… D’ici là, dans cette région dont Tsahal cherche à déloger définitivement les terroristes du Hezbollah, le danger restera permanent pour notre contingent, qu’il vienne de l’un ou de l’autre des deux belligérants… Ne serait-il pas temps d’envisager au moins de le réduire ?
Ce n’est pas tout, d’affirmer ne pas savoir. Il faut aussi savoir ce qu’on ignore. Et ne pas hésiter à affirmer qu’on sait ce qu’on sait face aux promoteurs de l’ignorance – et ils sont nombreux.
Dans l’affaire qui nous occupe, les authentiques experts de l’Iran savent ce qu’ils ignorent : la propension de la société iranienne à se débarrasser du régime actuel et à remplacer la théocratie islamique par quelque chose qui ressemble davantage à la démocratie. Ce qui est un paramètre crucial de la guerre en cours.
On m’accordera que Florence Bergeaud-Blackler sait de quoi elle parle concernant l’islam. On peut donc lui faire confiance pour inviter, dans son Centre de recherches sur le frérisme (CERIF), des personnes qui savent également de quoi elles parlent.
C’est le cas de Fabrice Balanche, qui, dans cette interview accordée à Florence Bergeaud-Blackler, affirme :
« J’ai du mal à croire que le fils du shah puisse revenir au pouvoir. Il est extrêmement populaire dans la diaspora, mais il faut se méfier des diasporas. Ce ne sont pas des gens qui sont représentatifs de la population à l’intérieur [de l’Iran]. On a très, très peu d’informations sur ce qui se passe à l’intérieur de l’Iran. »
« Cela fait trente ou quarante ans que les chercheurs n’ont plus accès au territoire iranien. En France, le dernier qui a pu faire du terrain, c’est Bernard Hourcade, qui est à la retraite depuis longtemps, qui a 80 ans. Les réseaux sociaux ne remplacent pas le terrain. »
« Les trois quarts des Iraniens rejettent le régime islamique, mais on n’a pas d’opposition armée, en Iran. Or, on ne pourra changer ce régime que s’il y a une opposition armée. Je ne connais pas l’Iran de l’intérieur. Il ne faut pas prendre nos désirs pour des réalités. »
« Il faut faire attention aux exilés qui multiplient les interviews sur les plateaux : ce sont des gens gentils, sympathiques, mais qui n’ont pas l’objectivité [qui serait nécessaire]. En tant que chercheur, je n’ai pas les informations qui me permettraient de dire : il y a un mouvement d’opposition, en Iran, qui est capable de renverser le régime. »
L’autre chose que l’on sait que l’on ne sait pas, ce sont les intentions de Donald Trump. Les trumpistes nous disent la même chose que les poutinistes (et ce sont souvent les mêmes) : leur champion joue une partie d’échecs en cinq dimensions, ses décisions chaotiques et ses revirements apparents cachent une stratégie profonde, si profonde qu’elle en est impénétrable par nous autres simples mortels.
S’il est vrai que Trump est mû par certaines convictions qui sont connues, il est tout aussi vrai que c’est un débile mental léger qui dit et fait n’importe quoi. Son imprévisibilité est une marque de bêtise et d’incompétence, pas un rideau de fumée destiné à dissimuler une pensée structurée et lucide.
De façon générale, si l’on veut apprendre ce qu’on ne sait pas, il ne manque pas de sources compétentes, même si elles ne savent pas tout. Il suffit de les trouver.
« Je suis perdu… » (PB)
Trump aussi.
« Perdu, oui, mais pour m’y retrouver ! » (PB)
Trump aussi.
Pour les grands spécialistes devant l’éternel des plateaux TV, c’est pareil. Alors quand je me regarde je me désole mais quand je me compare je me console… On n’a pas fini de creuser pour chercher une boussole… surtout quand elle n’existe pas.
Bonjour Philippe,
Vous trouvez que Glucksmann a du fond ??? Il a un QI d’asperge, un fond… de sauce béchamel pour agrémenter son QI.
Quant aux zaixpairs, s’ils le sont je suis reine d’Angleterre.
Pascal Praud, un âne, faussement cultivé, juste bon à balancer de la fake news avec ses airs qu’il veut intelligent mais qui traduisent sa médiocrité.
Soldat tué au M.O., réponse très ferme de Macron, torse bombé : « C’est inadmissiiiiible ! »
Imitant les célèbres vocalises de Darmanul, la Castafiore de la macronie : « C’est intoléraaaable, c’est inadmissible… » !
La flottille en folie, nouveau gag de Croquignol, qui nous aura tout fait : ridicule, honte, humiliation.
—
Dernière minute : pour ne pas trop fâcher les mollahs, nous apprenons que la France a un porte-avions, tenez-vous bien : « défensif » ! LOOOL !
Comment ça ? Une marche avant et cinq marches arrière ? Les avions décollent à reculons ?
Déjà sept victimes à la (Allah) première sortie ; notre brillant stratège en replis stratégiques nous demande de garder notre calme, sinon les mollahs vont froncer les sourcils et nous envoyer encore un suppositoire sans vaseline, dont ils ont le secret, à l’endroit où jamais le soleil ne luit, sachant qu’en France il y a beaucoup de demandeurs sexuels LGBT, genrés, queer, trans, qui goûteraient bien à ce traitement spécial jouissif.
Nous apprenons que les impôts fonciers vont augmenter.
C’est l’escroquerie parfaite de la pègre qui nous gouverne tant ce n’est pas la propriété mais l’habitation qui génère des dépenses collectives.
« Je suis perdu… » (PB)
Nous en sommes tous là !
« Point de chemin !
Vers l’inexploré
À jamais inexplorable, vers l’inobtenu
À jamais inobtenable. Es-tu prêt ?
Point de serrures, point de verrous à repousser.
Tu vogueras à travers les solitudes.
As-tu l’idée du désert et de la solitude? »
Méphitophélès s’adressant à Faust, dans le Faust II
Monsieur Bilger, ne vous en faites pas, certains ici, au caractère omniscient bien affirmé, vont vous éclairer de manière définitive.
D’autre part, faisant partie du camp du Bien, il n’y a pas grand-chose à discuter hormis sur des points de détail. La conclusion, tout le monde la connaît déjà.
Bonjour Philippe, c’est bien normal d’être perdu. On peut dire qu’on l’est quasiment tous et le premier est naturellement Monsieur Trump. Être perdu dans ces circonstances est tout à fait normal, il n’y a rien d’extraordinaire. Quand vous êtes au milieu d’un incendie, ce n’est pas le moment de réfléchir posément aux causes et aux effets.
Ne soyez pas jaloux de Pascal Praud, vous ne lui arrivez pas à la (Allah) cheville ; c’est un Robin des Bois, un Jean Moulin de l’information résistante aux charias islamos-macroniennes. Votre haine envers lui démontre que vous avez choisi votre camp : celui de la lâcheté, de la couardise, de la soumission, de la trouille, de la collaboration avec la dictature islamo-gauchiste macronienne ; vous n’êtes que des vermisseaux rampant dans vos fientes pendant que PP vous méprise et vous nargue, tas de losers, avec son sourire inimitable qui doit vous paraître insupportable, et c’est très bien !
@ sylvain
La radio libre, c’est Sud Radio, CNews, c’est Radio Netanyahou, et ça en devient grotesque.
CNews, la radio qui encourage et félicite ces héros israéliens fabuleux qui tiennent tête au monde entier, la voix de la liberté face aux corrompus soumis et vendus à l’islamisme gauchiste nazi anti-juifs macronien. L’héroïsme de CNews, victime d’une inquisition odieuse, ignoble, des procureurs islamo-fachos gauchistes du pouvoir ; les bûchers de l’Arcom en auront raison tôt ou tard. Radio Pétain est sur les rangs et trépigne d’impatience
@ Exilé
À vrai dire, si l’on cherche la petite bête, il y a aussi la sombre affaire Jumonville, où George Washington, alors lieutenant-colonel de la milice de Virginie, en reconnaissance dans la vallée de l’Ohio, aurait fait tuer un officier de Louis XV en 1754 — ce dernier négociant sous drapeau parlementaire et en temps de paix. Le gouverneur de la Nouvelle-France en fut naturellement fort irrité, et moins de trois mois plus tard, le futur Président devait capituler assez piteusement à Fort Necessity devant un détachement d’infanterie de marine et de miliciens. Washington signa des aveux circonstanciés qu’il rétracta ensuite, arguant de sa mauvaise connaissance du français…
Désolé, cher Philippe, mais pour moi CNews reste la seule chaîne d’information réelle de faits cruels prouvés, chiffrés, que la macronie, dictature anti-liberté d’expression, tente de cacher ; je sais que ça gêne, mais je suis un supporter fervent et je défendrai bec et ongles cette chaîne contre les fachos gauchistes macroniens, en apportant les preuves concrètes, bien entendu.
Un seul exemple, parmi des milliers d’autres : la mort de stress de cette mamie dont l’appartement a été squatté, abandonnée par la justice, le préfet, l’élu local et la presse gauchiste au service du pouvoir criminel, censée cacher et faire taire les contestataires ; un bon parfum d’Iran ayatollesque chez nous, pays gangrené par cette macronie islamogauchiste antisémite, anti-juifs.
Eh oui, un proprio, par définition gauchiste : c’est de droite, donc facho raciste, etc., etc.
Seule CNews en a parlé. Et oui, je sais, c’est gênant, mais je balance toutes ces ordures qui laissent crever des innocents en toute impunité.
D’ailleurs la preuve est faite, cette mamie ne répond plus, elle a obéi aux consignes de se taire sinon…
@ Metsys le 13 mars 2026
« Bon, c’était Talleyrand et l’affaire XYZ à la fin du Directoire, et il faut reconnaître que l’US Navy naissante nous a coulé quelques frégates, mais enfin ce sont les Américains qui sont venus nous prier d’arrêter les frais… »
Eh oui, il est inexact de dire que la France, ou plutôt la République française, n’a jamais été en guerre avec les États-Unis d’Amérique :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Combat_de_l%27USS_Constellation_et_de_l%27Insurgente
« Puisque je suis perdu et que les autres savent tout. » (PB)
Vous êtes simplement, Philippe, conscient de ce que vous êtes, de vos propres limites, là où les autres, qui prétendent tout savoir, sont pour beaucoup dans l’ignorance de ce qu’ils ne sont pas.
Qui aujourd’hui, dans ce monde déboussolé, peut prétendre ne pas être perdu ? Même l’arrogant et proclamé tout-puissant Trump, empli de ses apparentes certitudes, face à l’évolution des événements depuis son investiture, est, soyez-en sûr, lui-même perdu, ce qui est beaucoup plus inquiétant.
Attendez, vous n’avez pas tout vu. Ce conflit d’ego sur fond de religion messianique va maintenant s’externaliser comme une gangrène, avec attentats sous faux drapeau. Battage médiatique hallucinant afin de terroriser les populations, comme pour le Covid, et garder ainsi la main. Ça va être du sport ; PP va être content, et son donneur d’ordres aussi.
Le Messiah va pouvoir arriver ! Mais non ! Messie, Messie !
Je vous laisse, il fait enfin beau aujourd’hui et j’ai aiguisé ma tronçonneuse.
« Ces dérives s’aggravent quand, comme moi, on est maladivement sensible à la forme et que l’on n’est pas loin, parfois, d’approuver un fond discutable, seulement parce qu’il a été remarquablement exprimé. » (PB)
Ça, c’est de l’autocritique !!!
Dès lors, vous n’êtes pas perdu ; disons que vous êtes lucide, très lucide, et cela ne nuit point !
Il n’est pas bon pour l’honnête homme de vouloir suivre l’étendard du premier beau parleur venu ; il n’est pas glorieux de se fourvoyer durablement. Et lorsque les yeux se décillent, la lumière éclaire la pensée d’un autre jour, un jour blafard et glacial que réchauffera bientôt un déchaînement de violence qui n’existe pas même dans un pandémonium bien tenu…
Les événements terribles que l’on couvre d’un silence complice finissent inévitablement par souiller le monde ; qu’il s’effondre sous le regard torve qui couve le désastre est d’une logique irréfragable.
Si une douleur vient à se faire sentir quelque part dans votre poitrine, ne vous étonnez point ; si un malaise intense abîme votre sérénité, n’en soyez pas troublé ; si votre conscience vous appelle, examinez donc ce qu’elle vous soumet. Vous n’avez plus besoin de bannière, ni de condottiere, et pas davantage d’expert… Il vous suffit d’être vous !
Aux experts, dites :
« Nihil agis, nihil moliris, nihil cogitas, ego non modo audiam sed etiam non videam planeque sentiam »
(Catilinaire I, paragraphe 8)
Bah, ce n’est pas vous qui n’y comprenez rien, c’est juste que nous ne sommes plus dans le coup.
À vrai dire, je reverrais avec plaisir un ministre des Relations extérieures gruger bassement les Américains à New York puis à Paris, avant de leur déclarer une quasi-guerre puis de couler un bon millier de navires devant leurs côtes. Rien que pour voir la tête de DT quand on lui demanderait 6 millions de dollars pour condescendre à recevoir ses envoyés.
Bon, c’était Talleyrand et l’affaire XYZ à la fin du Directoire, et il faut reconnaître que l’US Navy naissante nous a coulé quelques frégates, mais enfin ce sont les Américains qui sont venus nous prier d’arrêter les frais…
PS. Je plaisante, naturellement…
L’amour détruit tout ce qui est fondé sur le mensonge et déchire le voile qui couvrait nos iniquités.
Que beaucoup en soient encore à la conception romantique ou à la séduction, les voient donc découverts et exposés, perdus puis retrouvés en ce qui est, éternellement et tout à fait au-delà de nos petites personnes, notre réalité, nos vies en somme, invités pour un tout petit temps au festin de la noce, dans la mesure où nous répondrions favorablement à cet honneur.
Ivan Illich citait la conclusion de ce poème aztèque : « Pour un tout petit temps, nous sommes prêtés l’un à l’autre. »
L’un à l’autre, là est la lumière et la certitude, quand l’un, perdu, trouve l’autre, pas plus retrouvé, pour ensemble cesser de mentir face à notre réalité parfaitement exposée, débarrassés de toutes les illusions de la force pour mieux ne pas respecter son empire, joie complète qui supporte toutes les souffrances d’être ainsi gardés de la corruption par la grâce, prêtés, oui, pour un tout petit temps d’éternité, l’un à l’autre.
Savoir faire simple ne semble pas être une vertu du temps.
Il y a quelque 1,8 milliard de musulmans sur la planète et 13 millions de juifs. Alors, si les juifs suscitent la haine des musulmans contre eux, la question se pose de savoir combien, sur les 1,8 milliard de musulmans, sont disposés à se sacrifier dans une guerre contre les juifs.
En sachant un peu compter et écouter, l’ignorant en déduit que nous assistons au suicide d’Israël.
On lui objectera Trump, mais Trump, lui, s’occupe en réalité des Chinois, et, en plus, il oublie l’Inde.
Quant à l’Europe, avant même d’être complètement envahie par l’islam, elle commence à en avoir ras le bol des Américains et va aller voir ailleurs, côté chinois…
Enfin, là où celui qui ne sait rien commence à se croire d’une intelligence supérieure, c’est en se demandant comment on a pu faire pour se donner des Trump, des Netanyahou, des vendeurs de layettes et des Macron pour chefs. Ah, vous avez dit : démocratie ?
PS. Philippe Bilger s’est opportunément fait jeter à temps de CNews – Radio Netanyahou – en ne cirant pas assez les pompes de ce dernier.
Votre expression « de petits maîtres enseignant leur ignorance » est formidable ! Merci cher Philippe Bilger. Vous avez ensoleillé ma journée.
« Puisque je suis perdu et que les autres savent tout. » (PB)
Cela n’a pas dû être facile pour vous, Philippe Bilger, d’être le candide de service dans l’émission « L’Heure des pros » pendant toutes ces années.
Passer deux fois par semaine quelques heures au milieu de ces « experts » autoproclamés, capables de nous expliquer pourquoi tout va mal dans ce pays sur un ton pontifiant, avec en tête de gondole l’inénarrable Pascal Praud qui a tout compris avant tout le monde, ainsi qu’il nous en fait encore la démonstration dans son dernier édito…
Sur le nucléaire, il évoque un « mélange d’incompétence, de bêtise et d’idéologie ». Trois domaines dont il faut bien reconnaître qu’il les maîtrise parfaitement !
Je lui suggérerais de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Cela ne ferait jamais qu’une candidature farfelue de plus. Après tout, Coluche l’avait fait en 1980 et il avait de très bons sondages.
PP serait même capable d’obtenir plus de voix que Dominique de Villepin ! 😊