Patrick Bruel : la loi du nombre ?
Avec Patrick Bruel, on est soumis à une vigilance complexe qui doit, en effet, concilier deux constats : d’un côté, on ne sait rigoureusement rien, sur le plan judiciaire, de son éventuelle implication ni de sa culpabilité dans l’ensemble de ces affaires ; de l’autre, ce qu’on en apprend médiatiquement ne rend pas absurde ce sentiment ordinaire selon lequel il n’y a pas de fumée sans feu et que la multiplicité comme la grande similitude des pratiques transgressives alléguées finissent par laisser peu de place au doute.
Comme si, en quelque sorte, le nombre faisait loi.
Ce n’est pas de l’hypocrisie que cette exigence imposant de tenir les deux bouts de la chaîne : d’un côté, la présomption d’innocence ; de l’autre, le droit de penser ce que l’on veut de la matérialité des faits, de leurs modalités et des dénégations opposées.