La droite n’aime pas les dissidents…

La venue en France de ce pape d’exception, Léon XIV, m’orientait vers un billet où le contraste éclatant entre une forme d’éternité et notre périlleuse contingence nationale aurait constitué le fond de mon propos.

Puis j’ai lu, dans le JDNews, sous une magnifique couverture consacrée à Sarah Knafo, dans la rubrique « Les Gens », l’inlassable promotion de Philippe de Villiers, qui publiera La Résurrection chez Fayard le 7 octobre. Après nous avoir déprimés avec Mémoricide et Populicide, il a donc décidé de nous revigorer.

Il veut ressusciter la « France éternelle ». Pour lui, « l’heure du sursaut » a sonné : il s’agit de « lever une cohorte de dissidents, une minorité restauratrice ».

Rien de très neuf dans ses convictions et ses injonctions habituelles. Mais il n’empêche que cette « cohorte de dissidents » m’a alerté.

D’abord, à supposer que la « France éternelle » ait jamais eu une existence tangible plutôt que symbolique, pourquoi faudrait-il la ressusciter ? Elle n’est pas morte. On peut la considérer comme étouffée sous mille entraves et déguisements qui la masquent, mais il s’agirait alors – tâche immense ! – de la délivrer de ce qui dissimule en partie son identité. On a le droit aussi de souligner que l’éternité selon Philippe de Villiers n’est pas forcément la nôtre, en tout cas pas intégralement…

C’est surtout cet appel aux « dissidents » qui interpelle. Comme si la droite conservatrice, souverainiste aussi, aspirait vraiment à les voir « se lever en cohorte », alors que tout démontre, sur les plans politique et médiatique, qu’elle ne les aime guère et supporte encore moins qu’on conteste son bloc homogène, monomaniaque et étouffant.

La triste dérive de la droite d’aujourd’hui est précisément qu’elle ne raffole que des « dissidents » bien dans le moule : apparemment contestataires, mais en réalité parfaitement intégrés à un modèle dominant devenu aussi monolithique que celui de l’extrême gauche et d’une part de la gauche.

Sur les plateaux de télévision, il est presque douloureux, intellectuellement, d’écouter des journalistes clairement de droite, comme enfermés chacun dans leur prison, incapables d’entendre leurs contradicteurs et montrant d’emblée les crocs pour ne pas risquer, si peu que ce soit, d’être influencés par autrui. Ils se confortent les uns les autres dans une sorte de concert où personne ne paraît gêné d’ânonner ce que l’autre vient de dire, persuadés d’avoir raison parce que la droite au nom de laquelle ils s’expriment serait, elle, responsable.

De grâce, alors, qu’on ne prétende pas, avec Philippe de Villiers, éprouver une quelconque fraternité pour les « dissidents », puisque le rêve de la classe médiatique, quelle que soit sa tonalité, est de n’avoir affaire qu’à une pensée unique, aisément gérable par les animateurs.

J’évoquais plus haut « une part de la gauche ». Il existe en effet quelques personnalités dont l’honnêteté foncière se révèle plus forte que l’idéologie, fût-elle socialiste. Jérôme Guedj, par exemple, est assez libre pour dénoncer la manière dont Philippe Brun a été traité.

Si nous étions véritablement conscients de la nécessité d’un authentique pluralisme dans notre espace démocratique, nous accepterions, en dépit de nos convictions partisanes, de considérer d’étranges dissidences.

Jean-Luc Mélenchon a réussi le tour de force d’être le dissident le plus officiel du monde. Bruno Retailleau est un radical qui n’oublie jamais qu’il n’est pas tout seul. Marine Le Pen n’est plus du tout dans ce registre. Il ne suffit pas de puiser à droite puis, pour autre chose, à gauche pour troubler le jeu politique traditionnel. En revanche, Nicolas Dupont-Aignan, qui va se représenter pour la quatrième fois, incarne à sa manière une forme de dissidence, par sa constance sans espoir et son argumentation répétitive, indignée, jamais lasse.

Personne ne l’admettra, mais le véritable dissident est Éric Zemmour, bien davantage que Philippe de Villiers, dont il est l’ami mais qui peut, lui, monologuer en majesté sans être contredit.

Zemmour, au contraire, dérange. La haine qu’il suscite, sa radicalité intellectuelle, cette volonté de pousser jusqu’au bout un raisonnement implacable et provocateur, mais sans la violence d’un Mélenchon, sa capacité à défendre un argumentaire qui choque même lorsqu’il relève du bon sens, son refus de complaire aux journalistes qui l’interrogent, sa profonde solitude dans le monde partisan malgré Reconquête! : tout fait de lui l’exemple unique d’une authentique dissidence. Avec, lorsque l’amitié s’en mêle, cette élégance de laisser l’autre libre de ses choix.

La droite n’aime pas les dissidents : ils risqueraient de déranger son confort intellectuel.

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Voir les Commentaires (59)
  1. Eh non, Bach est pour tout le monde, n’en déplaise à duvent et à la caste pure de sa petite personne, intelligence et raison confondues dans les plasmas indifférenciés des insultes de l’invective sectaire.

    Pardon de me répéter pour les oreilles soigneusement tamponnées comme les yeux des transgresseurs malgré eux qui, manifestement, ne savent pas ce qu’ils disent, a fortiori ce qu’ils font, et comptent sur l’IA des faux dévots pour démontrer les absurdes assertions de leurs invectives, preuve définitive de leur incapacité à les formuler et de la nécessité de soumettre aussi les machines à la loi éclairée, au risque sinon de voir toutes les duvent du monde imposer tyranniquement leur désir qu’elles prennent pour la réalité, ce qui est faux, obsolète et dépassé, de la plante des pieds de l’intelligence jusqu’à l’heure raisonnable du dîner.

    On ne saura que trop les inviter à entendre le rappel à la loi encore une fois prononcé, pour éviter de sans cesse se ridiculiser, comme si Isaac Newton avait accusé la pomme de lui tomber sur la tronche, plutôt que d’en dégager la loi qui permet d’en expliquer la chute.

  2. « La liberté d’expression a ceci d’intéressant qu’on peut y observer l’escalade des anathèmes sans arguments, quand l’agression se retourne irrémédiablement contre le transgresseur : c’est amusant ! »

    La liberté d’expression est une prérogative provisoire accordée par les puissants aux faibles.

    Mais les faibles qui sont aussi des imbéciles imaginent qu’ils n’ont aucun compte à rendre…
    Ils ont cette faculté, liée à leur condition, d’ignorer le réel, c’est pourquoi ils viennent, avec la bouche en cul de poule, vous lustrer le fondement au prétexte fallacieux que la liberté d’expression les autorise à être des c*ns.

    Maintenant, examinons l’usage du terme « transgresseur ». Ce terme vise à stigmatiser, car la transgression, très peu admise, suppose une violation d’une loi morale ou prétendue telle.

    Alors, il faut savoir que je me torche avec les lois morales, pour la raison simple et facile à comprendre que je pose comme infiniment supérieures à la morale l’intelligence et la raison.

    C’est pourquoi il ne saurait y avoir un retournement irrémédiable contre le transgresseur imaginaire.

    Dès lors, l’amusement vient du constat que la stupidité doit désormais compter ses jours, car, à s’exposer sans vergogne, elle prend le risque d’une éradication définitive, et c’est ainsi que l’IA ira jusqu’aux fins fonds des campagnes démasquer les tartuffes aussi bien que les faux dévots…

    PS : Quand j’épouserai, je vous attacherai près de la pissotière afin que vous puissiez recueillir ce qui vous est dû…
    PS 2 : N’oubliez pas de geindre et de gémir, des fois qu’un saint traîne ses guêtres à mes épousailles…
    PS 3 : Bach est pour les purs, vous êtes faisandé… et c’est ainsi qu’Allah est grand !

  3. Voilà, voilà : après la bouse, le crapaud sot qui chante faux.
    La liberté d’expression a ceci d’intéressant qu’on peut y observer l’escalade des anathèmes sans arguments, quand l’agression se retourne irrémédiablement contre le transgresseur : c’est amusant !

    Mme duvent a épousé les marches noires de tous les suprémacismes sectaires, prenant pour jérémiades ce qui observe avec précision tous ceux qui traitent les autres d’inférieurs, réservent Bach à leur caste de seigneurs.

    https://www.youtube.com/watch?v=oc2S7Mg9Cug&list=RDoc2S7Mg9Cug&start_radio=1

    Point besoin de pape pour apercevoir l’erreur et les laisser causer sans frein : ils sont cataracte au moulin de la démonstration, la loi les expulse de la joie et les laisse disparaître aux tourments de leur ressentiment.

    Bon mépris, mes seigneurs.

  4. Chez M. Bilger, on peut parler de tout librement, ce qui choque par les temps qui courent, où les censeurs deviennent les Justiciers…
    Tout peut être soutenu sous la forme que chacun décide, ça aussi, c’est hors norme.
    Il est donc appréciable de ne pas rencontrer, au détour de chaque phrase un peu musclée, des pleureuses et des victimes.
    Cela, à peu près tous les intervenants l’ont admis, sauf un, qui est né avant la honte…

    Il pense que l’usure lui obtiendra le dernier mot, parce que c’est un sot.
    Sa méthode rudimentaire lasse, mais, hélas, restera rudimentaire…

    Il faut donc se coltiner des phrases comme :
    « …mais (il) compte sur la prise de conscience individuelle pour accéder en toute liberté à l’égalité, par la fraternité. »

    La prise de conscience individuelle, c’est un truc qui vient à l’homme relativement facilement, après des dévastations qui, pour l’instant, n’ont pas atteint le seuil utile et nécessaire… Patience, patience…

    Par chance, ce maître pétri de bonté ne cesse d’inviter à ceci ou à cela, pour ceci ou cela, afin que ceci ou cela, et toute cette bonté le conduit directement à la menace, étonnant et drôle…

    Il faut savoir que, depuis que l’homme étudie l’homme, aucun écrit ne nous est parvenu nous décrivant la métamorphose du sot en philosophe.

    Au mieux, il a été rapporté qu’en Tasmanie un crapaud hautement toxique s’est transformé, après avoir assisté à des séances de yoga d’un mortel ennui et s’être frotté les pustules sur du Papaver somniferum, en danseuse du ventre… C’est sympa, mais on s’en tamponne le coquillard !

    Il est bon de suivre les préceptes qu’on souhaite imposer aux autres, et il est meilleur de ne pas fanfaronner lorsqu’on a pour armes les jérémiades et les menaces.
    Et il pleura, et il pleura, le pape informé viendra faire un miracle, frère, ô frère, si tu la fermais, on pourrait entendre le vent souffler dans les…

  5. @ Robert Marchenoir

    Vous êtes fragile, parce que votre absence d’arguments ne sait que finir par l’insulte, motivée par la contradiction de vos raisonnements.

    Je répète donc que je suis pour l’économie de marché, au nom de la liberté, notamment d’entreprendre, que je ne désigne pas les riches comme boucs émissaires, que je ne me reconnais donc pas du tout dans un quelconque collectivisme, mais compte sur la prise de conscience individuelle pour accéder en toute liberté à l’égalité, par la fraternité.

    Vous avez toute liberté de considérer ceci comme étant de gauche pour mieux déchaîner les diffamations de vos invectives ; je le considère comme étant essentiellement français.

    Quant au rappel à la loi, je l’assume et le réitère, vous invitant à renoncer à votre suprémacisme fondamental, au demeurant en parfaite contradiction avec le message chrétien, non seulement parce qu’il enlève à vos raisonnements, recevables par ailleurs, toute crédibilité, qu’il donne aux Russes des arguments de dénazification contre lesquels vous vous élevez, mais surtout parce que le racisme est un délit puni par la loi, loi que je vous invite à respecter, au risque, sinon, de finir aux roues d’un État rétabli dans son droit, comme je le souhaiterais, en compagnie de tous ces gauchistes que vous fustigez et, les fustigeant, avec lesquels vous finissez par vous confondre dans les plasmas indifférenciés des insultes de l’invective sectaire.

  6. Robert Marchenoir

    @ Aliocha – le 25 septembre 2026
    « Encore faudrait-il que je fusse gauchiste […] »

    Mais je ne parle pas spécialement de vous, figurez-vous. Vous n’êtes pas le centre du monde. Le gauchiste dont je viens de tracer le portrait, il existe en dizaines de millions d’exemplaires, en France, et en centaines de millions d’exemplaires à travers le monde. Vous ne croyez tout de même pas que je me donnerais la peine de réaliser tout ce travail simplement parce que vous auriez des idées idiotes et criminelles ?

    Votre narcissisme est abyssal. C’est d’ailleurs l’une des caractéristiques de la gauche.

    Vous n’êtes pas de gauche ? Ce n’est pas à vous de le dire. Les escrocs disent rarement qu’ils sont escrocs. Les Soviétiques prétendaient être démocrates. De Gaulle disait qu’il n’était pas un dictateur. Ceux qui se disent de gauche se prétendent les défenseurs de la liberté et de la fraternité.

    « Or, je ne le suis pas [de gauche], étant pour l’économie de marché, encadrée par la protection sociale, les droits de l’homme et la démocratie, les quatre piliers de la table européenne selon Michel Rocard. »

    Vous êtes donc de gauche. Si vous êtes pour la protection sociale, vous êtes évidemment à gauche. Si vous érigez Michel Rocard en modèle (et ce n’est pas la première fois), vous êtes bien évidemment de gauche. Il était quoi, Rocard ? de droite ?

    Je ne parle même pas de votre « anti-racisme » enragé, qui est la religion de la gauche contemporaine.

    « On se contentera donc d’un simple et constant rappel à la loi face à notre redoutable et pourtant si fragile camarade […] »

    Ah, voilà. La loi dit ce qu’on doit penser. Elle ordonne l’orientation politique. Vous êtes bien un communiste, une graine de dictateur. Votre pensée est intégralement réfutée, et tout ce que vous trouvez à répondre, c’est : la loi vous interdit de dire cela. Ce qui est d’ailleurs faux, bien sûr. Je serais curieux que vous nous expliquiez ce qui serait illégal dans ce que je viens d’écrire… (ne vous donnez pas cette peine).

    Et puis toujours les fantasmes des idéologues impuissants : je serais « fragile ». La diffamation personnelle. Le type qui n’a plus aucun argument, qui n’en a jamais d’ailleurs eu, et qui se met à déraper vers l’intimidation, l’insulte typique des musulmans et des immigrés racistes anti-blancs : babtou fragile. Vous ne pouvez pas vous en empêcher, hein…

    Heureusement que vous êtes pour la charité et l’amour universels… Qu’est-ce que ce serait si vous étiez un ratiocineur hargneux et mesquin se rêvant en contremaître de l’humanité…

  7. Encore faudrait-il que je fusse gauchiste pour entendre Robert Marchenoir continuer son monologue onaniste, justification de sa haine irrecevable démocratiquement.

    Or, je ne le suis pas, étant pour l’économie de marché, encadrée par la protection sociale, les droits de l’homme et la démocratie, les quatre piliers de la table européenne selon Michel Rocard.

    On ne compte plus le nombre infini de fois où je l’ai répété, ce qui ne sert à rien face à ceux, barons de la tech ou Chinois, semblables mafieux, et à tous ceux qui ne comprennent pas que nous n’en sommes plus à la domination et à vouloir l’obtenir, quand l’empire colonial européen, au nom d’un message chrétien incompris, n’a su finir qu’à Auschwitz.

    On se contentera donc d’un simple et constant rappel à la loi face à notre redoutable et pourtant si fragile camarade, réclamant aussi pour lui le rétablissement de l’État dans son droit, au risque sinon, à l’image de Milei, de le voir soumis à ceux qui voudraient nous faire croire que la liberté est incompatible avec la démocratie et ne savent que retourner, non plus à un ordre païen impossible car dévoilé par le texte, mais aux plus implacables barbaries des âges caverneux, elles aussi consignées avec précision.

    Il est invité, naturellement, à prendre conscience que ce n’est pas le minuscule Aliocha qui voudrait imposer quoi que ce soit, mais qu’il est possible de prendre conscience de la réalité de nos structures mentales décrites avec la plus implacable clarté, pour ensemble élaborer les solutions en conséquence.

    Alors la liberté, que je défends avec lui, pourra trouver son expression dans l’équilibre d’une relation apaisée, quand chacun aura renoncé à accuser autrui du péché qu’il n’a pu reconnaître qu’en lui-même, s’appliquant avec rigueur à soi-même ce qu’on réclame de lui, condition nécessaire et suffisante à la démocratie.

  8. Robert Marchenoir

    @ Aliocha – le 24 septembre 2026
    « Milei a raison, le ressentiment et la jalousie conduisent au meurtre. Reste à démontrer que l’extrême droite est sans ressentiment. Nos camarades de ce bord-là, ici, en sont l’exemple contraire. »

    Bah non, en fait, c’est vous qui en êtes l’exemple contraire. Vous passez votre temps ici à prétendre que vous êtes un monstre de vertu, tandis que tous les autres commentateurs seraient des ordures égoïstes et hargneuses. Outre que d’un point de vue purement mathématique, la chose est tellement peu statistiquement probable qu’il faut la considérer comme impossible, vous passez à côté de l’essentiel.

    Comme tout bon gauchiste, vous pensez que ce sont les intentions qui comptent. Il faudrait être complètement vierge de tout ressentiment, ne porter aucune accusation envers personne, être constamment charitable envers les pires ordures, etc.

    Pour commencer, ce n’est nullement votre cas, comme en témoigne votre brûlant ressentiment contre ceux que vous appelez les « racistes », les incessantes accusations que vous portez envers tout le monde, les invectives envers les commentateurs en quoi consiste essentiellement votre participation ici…

    On voit mal comment on pourrait faire de la politique sans porter d’accusations contre ceux qui nuisent au bien public.

    Plus fondamentalement, vous ignorez, comme d’habitude, les piliers de la religion chrétienne que vous prétendez pourtant imposer à tout le monde, même aux incroyants, à l’instar d’un musulman qui aurait tout juste changé l’étiquette de sa foi.

    L’un des fondements du christianisme est le péché originel. En sorte que tout homme est plus ou moins fautif. Mais il n’est nullement nécessaire d’être chrétien pour tenir compte de cette réalité humaine.

    La vérité est que l’homme est imparfait. Nul n’agit correctement en toute circonstance, nul ne prend les bonnes décisions tout le temps. Il est d’ailleurs bien difficile à quiconque de discerner immédiatement, et à coup sûr, si telle ou telle action d’autrui est appropriée ou juste.

    Face à cette réalité, le gauchiste se réfugie dans l’intention : seule l’intention compte, et si elle est bonne, rien d’autre n’a d’importance, et en particulier pas le résultat.

    L’Europe et l’Amérique du Nord sont-elles envahies par des peuplades étrangères haineuses et violentes, qui pillent, violent, agressent, tuent et détruisent la civilisation autochtone ? Aucune importance, pourvu que les résidents d’origine ne soient pas « racistes ».

    Javier Milei a-t-il obtenu, pour son peuple, des résultats économiques extraordinaires en un temps record, pour la première fois en Argentine depuis pratiquement un siècle ? Aucune importance, puisqu’il a dit « merde » aux gauchistes, en conséquence de quoi l’on peut discerner que ses intentions ne sont pas intégralement pures et saintes à l’égal d’un Jésus-Christ (ne parlons pas des saints eux-mêmes, nombreux à avoir mené une vie de péché avant de venir à résipiscence).

    Le gauchiste adore les intentions, car elles sont inconnaissables. M’aimes-tu ? Question qui n’a pas de réponse. En revanche, les intentions du gauchiste, lui, sont évidemment excellentes, pures et parfaites en tout temps et en toute circonstance. Puisqu’il est de gauche.

    Tandis qu’il lui suffit d’accuser (première infraction à ses propres règles) le monde entier et sa mère d’être « raciste », ou fasciste, ou nazi, ou pas assez gentil, ou pas assez « respectueux » envers les minorités, ou pas totalement dépourvu de ressentiment envers les violeurs, les assassins, les socialistes et ceux qui les favorisent, pour parvenir à mettre sous le tapis les problèmes soulevés par ses adversaires, et bien sûr, de ce fait, empêcher leur résolution.

    La philosophie libérale résout ce problème d’une autre manière : en matière politique, ce ne sont pas les intentions qui comptent. Ce sont les résultats. Et pour favoriser les meilleurs résultats possibles – sachant qu’ils seront toujours insatisfaisants – il faut mettre en place les incitations appropriées. Incitations qui s’imposent à tout le monde, les vertueux comme les malandrins, les intelligents comme les abrutis, les honnêtes comme les menteurs, les faibles comme les forts.

    Par exemple, le marché. Le marché incite tout le monde à faire de son mieux, et la concurrence fait émerger le meilleur. Les prix qui se forment sur un marché libre informent tous les participants de la valeur réelle des biens et services demandés et offerts, par conséquent l’allocation des ressources disponibles (pétrole, travail, capital, machines à dénoyauter les pêches…) tend à devenir optimale, ce qui améliore le sort de tous.

    En revanche, le socialiste, le « gauchiste de merde », tient à faire savoir que ses intentions sont meilleures que celles de tout le monde, par conséquent il faut lui obéir : il faut être « anti-raciste », il faut mettre en place, par l’intermédiaire de l’État qu’il a noyauté, les mesures de « justice sociale » qu’il impose, et ainsi de suite.

    Résultat : les agriculteurs sont incapables de subvenir à leurs besoins dès qu’il pleut ou qu’il fait soleil trop longtemps, lorsque le prix de l’essence augmente de 40 % c’est un drame national et les Français mendient des « aides » auprès de l’État, il est impossible de trouver un logement à moins d’être millionnaire, et l’on finit par considérer comme normal que des enfants ne puissent pas aller à l’école, ni des femmes très âgées à l’hôpital, sans risquer de se faire violer par des barbares venus de l’étranger.

    Mais le gauchiste a les mains propres et les intentions pures : il n’a pas dit « merde », donc ça va.

    En fait, une fois que le gauchisme a fait son oeuvre pendant un siècle (Argentine) ou 80 ans (France), la seule façon de s’en sortir est bien souvent d’avoir recours à des gens qui hurlent « meeerde ! » du matin au soir, genre Javier Milei ou Donald Trump, histoire de réveiller ceux qui ont pris des mauvaises habitudes, de leur fourrer le nez dans les horreurs de la réalité qu’ils ont laissé s’installer à force de complaisance, de leur montrer qu’une autre voie est possible, et de les convaincre des efforts nécessaires pour redresser les choses.

    Évidemment, les imbéciles, les paresseux et les malhonnêtes disent : oh ! il a dit un gros mot… (parce qu’eux, évidemment, n’en disent jamais). Mais ils ne se donnent pas la peine, par exemple, d’écouter les explications économiques de Javier Milei, beaucoup plus ardues à suivre, ni d’observer les extraordinaires résultats de sa théorie mise en pratique. Pas plus que de reconnaître les excellents résultats obtenus par Donald Trump en matière d’arrêt de l’immigration illégale.

    J’ai fait exprès, dans mon précédent commentaire, de mettre en valeur la partie la plus croustillante de la fameuse interview de 2021 de Javier Milei qui est devenue virale, où il accusait, dans une hystérie théâtrale, les « gauchistes » d’être des « merdes » qui voulaient « tuer » tout le monde.

    Mais j’ai pris soin de mettre un lien vers l’extrait vidéo de moins de trois minutes, qui suffisait déjà à comprendre l’argument allant au-delà de la simple insulte. Et de mettre un autre lien vers la vidéo intégrale (un peu moins d’une demi-heure), où l’on pouvait constater que, dans la même émission où il hurlait contre les gauchistes, Milei développait sa pensée à la manière d’un professeur d’université – qu’il est vraiment ; le profil de son compte X, d’ailleurs, ne mentionne même pas sa qualité de président de l’Argentine. Il se qualifie uniquement d’économiste.

    Je me suis même donné la peine d’expliquer ce qu’il y avait derrière les liens. Bah non. Il y a toujours quelques paresseux et quelques insensés qui se ruent sur le morceau de barbaque agité sous leur nez, tels des chiens affamés, et qui s’abstiennent de fournir le travail nécessaire à toute entreprise intellectuelle, morale ou politique. C’était un test. Le résultat, hélas, est conforme aux attentes.

    Confort moral égoïste ou intérêt général, il faut choisir.

  9. Duvent m’a traité de bouse.
    N’étant pas complètement décérébrée, elle s’applique donc à elle-même ses propres conclusions, fort justement, donnant néanmoins à penser que, si nous voulions atteindre la souveraineté populaire, chacun est appelé à se gouverner lui-même, reconnaissant que l’excrément qu’il aperçoit chez l’autre n’est que le sien, qu’il aurait reconnu…
    On pourrait alors entendre combien suave est le vent quand il échappe aux mensonges des truands et qu’il apprend à tout un chacun, quel que soit le niveau où il s’évalue, à en chanter ensemble les harmonies du salut :
    https://youtu.be/Ol8sHqZLUOE?list=RDOl8sHqZLUOE&t=65

  10. Je ne suis pas bégueule, j’utilise quelquefois un vocabulaire fleuri, j’aime la précision des mots tels que « merde », je ne recule pas devant l’emploi de quelques tournures infâmes, je me délecte de quelques expressions qui suppriment toute délicatesse, je m’assois sur la bienséance plus souvent qu’à mon tour et, forte de ces qualités remarquables, j’affirme ceci :

    C’est à juste titre que M. Charoulet relève cette prose qui est plutôt la déjection indigne de celui qui veut représenter une nation.

    C’est le propre de l’imbécile de croire que parler comme au bistrot est le signe d’une certaine force.

    C’est une erreur de penser qu’on est iconoclaste quand on utilise la trivialité pour exprimer ses idées.

    C’est le propre du caractère médiocre de confondre la force brutale et la virilité.

    C’est le penchant naturel du furieux que de mépriser son ennemi.

    C’est un manque total de discernement que de croire à son propre cirque.

    C’est une insulte à son pays et à son peuple que d’afficher une nature inférieure comme garantie.

    En un mot, ce bougre est une merde parmi tant d’autres, hélas !

    Je dis « merde » pour être comprise par les sectateurs décérébrés qui pensent qu’une nation peut être gouvernée, conduite vers un avenir durablement florissant, par des moins-que-rien…

    La sédition, l’injustice, la violence, la traîtrise, le chaos sont les plaisirs recherchés par les maniaques sadiques portés aux nues par des frustrés impuissants et couards.

    Voilà du beau monde ! À qui on peut dire que traiter les autres de « merde » est à la portée de n’importe quelle « merde »… pas du dirigeant d’une nation !

  11. Milei a raison, le ressentiment et la jalousie conduisent au meurtre.
    Reste à démontrer que l’extrême droite est sans ressentiment.
    Nos camarades de ce bord-là, ici, en sont l’exemple contraire.

    Ce n’est pas par le ressentiment qu’on résoudra le ressentiment, et l’escalade des invectives ne peut aboutir qu’au pire et à la négation de l’autre.

    Libéralisme et socialisme oublient leurs fondements communs en cette lutte, le souci du plus faible, et, comme dans toute lutte, deviennent les doubles semblables de leur conflit mutuel, obsédés par l’autre à abattre et complices alors de l’abandon des plus petits, qui seraient pourtant leur point de convergence.

    Il ne leur reste alors, effectivement, qu’à partager ce qui les rassemble : la négation d’autrui, la tronçonneuse de tous les retours à la barbarie, sans cesse accusant l’autre d’être la cause de sa jalousie, ce qui n’est ni libéral ni socialiste, mais un échec infantile.

    Résoudre cette similitude indiquerait que l’être humain est prêt à accéder à l’âge adulte de la démocratie, quand la liberté comme la charité ne peuvent pas être obligatoires, dans la même exacte mesure, mais qu’il est possible de choisir d’être charitable.

    On a alors la capacité de mesurer la patience infinie nécessaire pour attendre cet instant dont nous sommes pourtant si proches, puisque nous sommes à même de le formuler.

    Il serait préférable, pour atteindre cette solution, d’éviter de s’entretuer.

  12. Robert Marchenoir

    @ Patrice Charoulet – le 23 septembre 2026 (@ Robert Marchenoir)
    « Vous avez dit récemment ici grand bien de Javier Milei. Ce dirigeant politique argentin vient d’écrire ceci sur X, en capitales d’imprimerie : ‘Journalistes de merde, après vous vous plaignez quand je vous dis que vous êtes des merdes qui passez votre temps à mentir. Vous êtes des poubelles répugnantes’. »

    Vous approuvez, j’espère ? J’ignore à quelle occasion Javier Milei a fait cette déclaration, mais vous avez l’air de découvrir la lune… Vous devriez me lire plus souvent : j’ai rapporté à plusieurs reprises, ici, son interview légendaire de 2021 à la chaîne de télévision A24, où il s’en prenait aux « gauchistes de merde ». Il faisait allusion, entre autres, aux journalistes de gauche bénéficiant de fonds publics. Deux ans plus tard, il était élu président de l’Argentine.

    Javier Milei : « Vous ne pouvez pas céder un millimètre de terrain aux gauchistes de merde ! »

    Viviana Canosa : « Pouvez-vous définir ce que vous entendez par gauchistes de merde ? »

    JM : « Les collectivistes de tout poil. »

    VC : « Pourquoi les traitez-vous de merdes ? »

    JM : « Mais parce que ce sont des merdes ! »

    Écoutez le passage dans son entier : la description qu’y fait Milei de la société argentine en 2021 ressemble étonnamment à la situation française.

    Cela vaut aussi la peine d’écouter l’émission complète, où Milei se livre, comme à son habitude, à une intervention de philosophie politique de haut niveau ; on y passe d’Eugen von Böhm-Bawerk, l’un des fondateurs de l’école autrichienne d’économie, qui a réfuté Marx, à son élève Ludwig von Mises, auteur du traité monumental L’Action humaine, sorte de Somme théologique du libéralisme ; de la théorie objective de la valeur (socialiste) à la théorie subjective de la valeur (libérale).

    Milei y explique sa conviction que la politique est avant tout affaire de choix moral : le socialisme est basé sur la jalousie, le ressentiment et la haine ; il conduit nécessairement au meurtre.

    Comme on le voit en France avec l’attaque contre Quentin Deranque, l’assassinat de Samuel Paty, les multiples victimes de l’immigration…

    Après l’avoir écouté, il devient clair que les dissidents par excellence, aujourd’hui, ce sont les défenseurs du libéralisme.

  13. @ Patrice Charoulet le 23 septembre

    Merci pour l’info… Je ne savais pas que France Inter était diffusée en Argentine…

    Plus sérieusement, il s’agit d’un cas avéré de légitime défense. Avant son élection, les médias de gauche argentins ont traité Javier Milei d’homophobe, de zoophile, de nazi, d’incestueux, bref, de m*erde… Et le bal continue de plus belle, au fil de ses réussites économiques, financières et — ce qui les fait le plus enrager — sociales.

    Son libéralisme le conduit à les laisser s’époumoner et son caractère volcanique à aboyer de temps en temps… Voilà tout.

    PS : Annonce à paraître sur le site « Le Bon Coin » : « Peuple dit “réfractaire” cherche clone Javier Milei — CDD de 5 ans, voire plus si nécessaire — urgent pour cause d’incompétence de l’actuel locataire de l’Élysée — prévoir ceinture et bretelles — imitateurs sans talent et candidats de seconde main s’abstenir expressément. »

  14. Patrice Charoulet

    @ Robert Marchenoir

    Vous avez dit récemment ici grand bien de Javier Milei.
    Ce dirigeant politique argentin vient d’écrire ceci sur X, en capitales d’imprimerie :
    « Journalistes de merde, après vous vous plaignez quand je vous dis que vous êtes des merdes qui passez votre temps à mentir. Vous êtes des poubelles répugnantes. »
    Plus fort que Trump !

  15. Robert Marchenoir

    @ Attila – le 22 septembre 2026
    « Quelle médiocrité ! Faute d’arguments, vous sortez l’artillerie lourde : le complot de la « caste » et la complicité de crime. Prêter des intentions monstrueuses à son contradicteur pour éviter le débat d’idées, voilà la véritable esquive. Vos outrances théâtrales ne trompent personne. »

    Dit le gauchiste sans présenter le moindre argument. À ce stade, on ne sait même plus de quoi vous causez : vous vous contentez d’éructer. La seule chose qu’on doit comprendre, c’est que vous faites partie du camp du bien.

    Donc à nouveau, puisque tel était le sujet dont nous discutions : sur l’immigration, vous avez quelque chose à dire ? Sur l’imposition croissante de la loi totalitaire islamique en France, vous avez un avis ? Sur les viols répétés d’enfants et de femmes âgées commis par les immigrés, sur les agressions, sur l’égorgement des prêtres et des professeurs, sur le pillage de la France par l’assistanat, la fraude, le vol et le vandalisme, sur le remplacement forcé du peuple indigène par des populations haineuses, violentes et arriérées, on peut espérer une « réflexion historique » de votre part ? Un début de diagnostic ? Une esquisse de préconisation en vue d’un remède ?

    C’est bien vous qui esquivez, non même pas le débat d’idées, parce que ça c’est de la masturbation intellectuelle dont votre caste, en effet, n’est que trop coutumière, mais le débat sur les faits et sur les actions, bref le débat politique.

    Philippe Bilger, dans l’article que nous commentons, déplore que trop de politiciens prennent la pose du dissident, parce que ça fait chic, sans avoir la lucidité et le courage d’exercer véritablement l’indépendance de pensée qui caractérise ce trait. Et il affirme qu’Éric Zemmour est l’un des seuls à pouvoir revendiquer ce titre.

    Pourquoi ? Qu’est-ce qui, dans la pensée d’Éric Zemmour, fait de lui un dissident au bon sens du terme ? Voilà ce dont vous ne voulez à aucun prix qu’on débatte, parce que cela vous conduirait à devoir admettre la justesse de son combat contre l’immigration, l’islamisation et le Grand remplacement. Cela vous conduirait à devoir admettre que vous, les gauchistes et les « anti-racistes », usurpez le titre de dissidents dont vous vous parez avec tant de complaisance.

    Et pour cela, vous vous employez à interdire la discussion avant même qu’elle ne commence, en prétendant qu’Éric Zemmour n’est pas un dissident, car Alexandre Soljenitsyne aurait subi plus de persécutions que lui de la part de l’État.

    Mais ce n’est pas le sujet. Soljenitsyne est mort, et il a gagné dans la mesure où l’URSS est tombée. Le sujet, c’est la France en 2026. Et là, il s’agirait d’être aussi lucide et aussi courageux que Soljenitsyne l’a été en son temps. Ce qui implique de ne pas se contenter de lâcher des gros mots genre « Soljenitsyne », ce qui ne mange pas de pain car vous n’êtes pas un citoyen soviétique écrivant ces lignes en 1974. Cela implique de soutenir Éric Zemmour, et non Soljenitsyne.

    Mais je suis ravi de vous avoir fait sortir de vos gonds : cela montre que j’ai touché juste, et que votre véritable objectif, à vous et à vos pareils, n’est pas l’intérêt général des Français. Il est bien de préserver vos places, plus ou moins payées par le contribuable.

    Cependant, votre règne se termine, comme le montre la prise de conscience nouvelle, par ce peuple que vous prétendez représenter, de la nocivité de la dette. Au lieu de vomir des imprécations personnelles, ici, dont l’inefficacité devrait retenir votre langue, vous feriez mieux de préparer en silence, et avec le plus d’humilité possible, votre revirement stratégique.

    Et puis tant qu’à faire, changez de pseudonyme. Prétendre représenter le camp du bien lorsqu’on se dénomme Attila, c’est d’un infantilisme consternant.

  16. Au risque de me répéter et pour contredire la propagande, la position idéologique de Milei n’est pas saine et explique ses errements géopolitiques.

    Se prendre pour Moïse avant la rencontre divine et la transmission des Dix Commandements ne suffit pas à se prétendre judéo-chrétien, au risque sinon, argument du président argentin pour conjurer les peurs, de retourner aux temps des cavernes.

    Sa lutte contre le wokisme se perd dans les mêmes outrances que celles des investisseurs américains dont il a un besoin absolu pour réussir ses réformes, louables, je le répète, mais qui ne devraient pas s’appuyer sur un bric-à-brac idéologique qui use du texte pour justifier la domination de ses bienfaiteurs, quand la liberté qu’il revendique devient alors une soumission qui ne dit pas son nom.

  17. @ Robert Marchenoir

    Quelle médiocrité ! Faute d’arguments, vous sortez l’artillerie lourde : le complot de la « caste » et la complicité de crime. Prêter des intentions monstrueuses à son contradicteur pour éviter le débat d’idées, voilà la véritable esquive. Vos outrances théâtrales ne trompent personne.

  18. @ revnonausujai

    Oui, en effet, ras-le-bol de cette sale habitude de débaptiser les noms de nos voies à l’avantage, bien souvent, de personnes peu recommandables (Robert Badinter, par exemple — certaines rues portent déjà son nom).
    Quant à Navalny, on s’en f… Personnage ambigu, de toute façon, et sans le moindre rapport avec la France.

  19. @ Serge HIREL

    En réalité, la phrase que vous citez énonce un principe fondamental du droit constitutionnel républicain : la liberté de l’un s’arrête là où commence celle des autres, et c’est la loi qui fixe cette frontière.

    Ce fonctionnement s’appuie sur des fondements précis :

    Le principe fondateur de 1789

    L’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (qui a valeur constitutionnelle) dispose :

    « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

    La distinction entre la liberté et l’abus est présente dès l’origine.

    En France, la liberté d’expression n’est pas soumise à une censure a priori : vous n’avez pas besoin d’une autorisation préfectorale ou gouvernementale pour publier un livre, tenir un discours ou diffuser un article. C’est en ce sens qu’elle est dite « entière » quant à l’initiative.

    L’encadrement intervient après coup, sous le contrôle d’un juge indépendant, pour sanctionner des délits précis définis par le Code pénal ou la loi de 1881 sur la presse : diffamation, injure publique, incitation à la haine, à la violence ou au terrorisme, ou encore négationnisme.

    Dans la tradition républicaine, la loi est l’expression de la volonté générale. Ce sont les représentants élus des citoyens (l’Assemblée nationale et le Sénat) qui délimitent ces interdictions afin de protéger la dignité des personnes et l’ordre public.

  20. @ Serge HIREL
    « Y compris vos amis de LFI ?… Jean-Luc ne va pas apprécier. »

    Mais je n’en ai rien à faire de LFI et de « Jean-Luc », qui ne sont pas davantage mes amis que les vôtres. Et c’est là le problème de certains intervenants : lorsque l’on ne soutient pas ou que l’on combat même la formation ou les personnes qu’ils soutiennent, ils vous collent un affiliation à d’autres.

    ———————-

    @ sylvain
    « Le RN : 0 dette, 0 crime de sang. »

    N’ayant pas eu le pouvoir exécutif, effectivement le RN n’est pas responsable de la dette.
    Je vous l’accorde et encore heureux, 0 crime de sang.

  21. @ Patrice Charoulet le 22 septembre 2026

    Quelle honte ! Le boulevard Lannes est l’un des boulevards des Maréchaux : vouloir effacer le nom d’un héros français au profit d’un plumitif russe ne peut sortir que d’un esprit dérangé et prêt à n’importe quelle salope*ie pour se faire valoir.
    Vous devriez être déchu de vos droits civiques !

  22. Patrice Charoulet

    À propos de dissidents, j’ai proposé, et je propose derechef, au gouvernement français et/ou à la mairie de Paris, de rebaptiser l’endroit où se trouve l’ambassade de Russie à Paris, boulevard Lannes, « boulevard Navalny ». Il serait amusant de voir tous ceux qui voudraient écrire à cette nouvelle adresse.

  23. @ RR le 22 septembre 2026

    Le RN : 0 dette, 0 crime de sang.
    Les macroniens et leurs complices gauchistes : 3 600 milliards de dette, des bassines de sang d’innocents massacrés par leurs protégés arabo-africains, OQTF et multidélinquants, tous impunis et encouragés par Macron et sa justice rouge, véritable Inquisition aux ordres.

  24. @ Robert Marchenoir le 22 septembre 2026

    Quel mec, ce Milei ! J’ai lu et relu avec passion ses réponses claires, nettes et précises. Je rêve d’un Milei chez nous, j’en bondis de joie. Je dirais même plus : « JE SUIS MILEI ! »

  25. Vous savez, personne n’est dissident. Ils prônent, à quelques nuances près, la même chose : prendre votre pognon pour ne rien en faire de correct… Si la haute opinion de soi est une dissidence, alors oui, ils le sont.
    C’est pour leur grandeur qu’ils s’écharpent, pas pour des questions d’ambitions politiques, ce qui serait respectable.
    Ils sont vils, cupides, menteurs.
    Va falloir faire gendarme.

  26. Robert Marchenoir

    @ Exilé – le 22 septembre 2026
    « Tels les Byzantins de 1453, nous discutons en quelque sorte de l’existence d’un socialisme respectable. »

    À ce sujet, je vous recommande l’excellente interview de Javier Milei, recueillie hier à Buenos Aires par Darius Rochebin, pour LCI, en prévision de la visite du président argentin à Paris. En voici quelques extraits.

    Darius Rochebin : « Quand les socio-démocrates vous disent : on a besoin aussi du socialisme pour amender, pour corriger le capitalisme, qu’est-ce que vous répondez à ça ? Est-ce qu’on n’a pas besoin des deux ? »

    Javier Milei : « On ne négocie pas avec le mal. Le socialisme, c’est le mal absolu. […] »

    « Ils ont assassiné 150 millions de personnes. Je ne veux rien accepter d’une idéologie perverse, sinistre, qui, même dans un laboratoire, même sur une feuille de papier, aboutit à l’échec. »

    « Ce sont des gens qui n’ont pas besoin d’aller gagner leur vie dans le monde réel […] en générant des affaires ou de la production. C’est une invention de papier. Le socialisme peut vivre seulement dans les cercles académiques, sans jamais avoir fait ses preuves de manière empirique. […] »

    DR : « Ça, ce sont les staliniens, les socialistes extrêmes, le socialisme idéologique qui veut créer une utopie au prix du sang. Mais vous admettez, quand même, qu’il y a des socio-démocrates qui sont de bons gestionnaires ? Il y en a eu, en Europe, non ? Des Tony Blair, des gens comme ça ? »

    JM : « Rien de ce qui provient du socialisme n’est bon. Rien. Vous savez, c’est une mort lente. Soit vous choisissez de mourir lentement, ou alors vous choisissez de mourir brutalement, par un coup de fusil. »

    « Le socialisme, dans toutes ses versions, constitue une erreur théorique, et en plus un véritable désastre dans la vie réelle. Il n’y a pas de juste milieu dans le socialisme. Vous savez comment ça s’appelle, la voie médiane ? Ça s’appelle le fascisme, le nazisme. […] »

    « Toutes les variations du socialisme mènent à de mauvais résultats. […] Quelques-unes arrivent par la voie démocratique, par la voie du populisme. »

    DR : « Vous savez que beaucoup d’Européens n’accepteront jamais ce que vous dites, parce qu’ils diront : il y a une dimension de racisme dans les idéologies fascistes ou nazies, qui n’ont rien à voir évidemment avec le socialisme. »

    JM : « Comment ? Qu’est-ce que vous dites ? Quel était le nom du parti de Hitler ? National-socialiste ! Lorsque vous regardez l’histoire, Hitler et Mussolini étaient des socialistes. Hitler admirait Mussolini. Mussolini était communiste, à l’origine. […] C’étaient des idéologies profondément anti-libérales. La seule différence, par rapport aux autres socialistes, c’est que les autres étaient des internationalistes. […] »

    « Il n’y a pas de bon socialisme. Je veux être libre. Je ne veux pas être un esclave. »

    On perçoit, dans cet entretien, le caractère un peu barjot de Javier Milei, auquel Darius Rochebin n’hésite d’ailleurs pas à le confronter, en toute sympathie. Il y a quelque chose du fanatique en lui. Cela ne doit naturellement pas conduire à rejeter sa vision du monde…

    Le domaine dans lequel il paraît le plus faible, le moins assuré, dans cette interview, c’est la politique étrangère. Malgré une orientation générale tout à fait saine (soutien à la civilisation occidentale basée sur la philosophie grecque, le stoïcisme, la Bible, la Torah et le droit romain), opposition à l’immigration et au wokisme, il fait un éloge sans nuance de la stature internationale de Donald Trump, dont il gobe le bobard des neuf guerres auxquelles il aurait mis fin, tandis qu’il apporte son soutien sans mélange à l’Ukraine – ce qui est pour le moins contradictoire.

  27. @ RR le 22 septembre
    « Je mets un lien pour peu que certains m’accusent de dire n’importe quoi »

    Vous dites en effet n’importe quoi et ce lien prouve votre mauvaise foi. Touteleurope.fr est un site appartenant au Secrétariat général aux affaires européennes (et à la SNCF, on ne sait trop pourquoi). Sa mission est de promouvoir « Bruxelles » et les institutions européennes, dont le Parlement de Strasbourg… lequel s’est constitué partie civile dans le procès dit « des assistants parlementaires ». Ce qui conduit ce site quasi officiel à ne défendre que le point de vue de cette assemblée.

    Cela va jusqu’à ne pas dire un mot de la défense du RN, qui conteste jusqu’au chef d’accusation et l’emploi de l’art. 432-15 du Code pénal, et à s’appuyer sur des sources aussi controversées que Mediapart et « Complément d’enquête ».

    Bref, de la propagande bien écrite… mais de la propagande néanmoins.

    « La vérité, c’est que les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale sont tous, sans exception, pourris. »

    Y compris vos amis de LFI ?… Jean-Luc ne va pas apprécier.

  28. Depuis quelques semaines, nous avons évoqué, dans le cadre de la préparation aux élections de 2027, divers personnages tels que MM. Hollande, Attal, Glucksmann, E. Philippe, etc., qui sont des socialistes déclarés ou crypto-socialistes ou socialo-gauchistes de fait, d’après leurs agissements et propos, pour ne pas parler d’autres du même tonneau tels que les faux Verts et tutti quanti. (*)

    Mais alors que, tels les Byzantins de 1453, nous discutons en quelque sorte de l’existence d’un socialisme respectable, ce qui est d’ailleurs un oxymore, nous ne voyons pas l’éléphant au milieu de la pièce qu’est le montant catastrophique de la dette publique de la France, résultat direct et inéluctable de plusieurs dizaines d’années d’incohérences socialistes de fait, même si la « droite » a parfois pu y participer sans avoir dénoncé la perversité de ce système chimérique.

    Pourtant, puisque l’avenir était déjà annoncé quand la Constitution de 1958 a affirmé que « la France est une République sociale », sans même évoquer les limitations pratiques de cette affirmation, nous pouvons comprendre que c’était mal parti.

    « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » (Albert Einstein)

    Mais n’est-ce pas ce que nous sommes en train de faire quand nous remettons sans cesse sur le tapis le socialisme, quelle que soit sa forme, en espérant à chaque fois, en dépit de l’expérience, qu’un bien puisse sortir d’un mal ?

    (*) M. Mélenchon, qui a pris ses distances par rapport à ses congénères, est la preuve vivante de ce à quoi peut mener en pratique un socialisme abusivement dit « modéré ».

  29. @ Robert Marchenoir
    « Nous vivons véritablement dans un régime communiste qu’on ne saurait appeler « light », car ce serait trop désinvolte, trop bénin par rapport à la réalité. »

    Va falloir un peu redescendre, mon brave !

    Vous vivez dans vos charentaises et il va falloir vous chausser, sinon il se pourrait bien que vous soyez attaqué par votre chat dans votre salon, que vous prenez pour la forêt du Congo, et ça, c’est pas bénin…

    Si ça vous excite de vous monter le bourrichon, considérez ça comme un plaisir solitaire, et un peu de décence ne nuira point…

    À toutes fins utiles, il faut que vous sachiez que votre nabot spumescent Zemmour n’est pas plus en danger que moi et que ses lumières n’éclairent pas tellement, sinon sa dulcinée, qui, elle aussi, brille par sa capacité à lustrer les imbéciles. Vous nuisez activement, avec constance et beaucoup de dévotion, à la réflexion politique ; que vous n’en ayez pas honte est risible.

    Dans quel mortel ennui, quelle atroce odeur de renfermé êtes-vous confit et déconfit ?
    Le monde est plus vaste que votre petite roue de hamster.

    Je vous propose de vous détendre en prenant une tisane de séné : vous allez faire d’une pierre deux coups…

    Au fait, est-ce que vous savez que vous manquez de désinvolture ? La désinvolture, c’est pour la jeunesse, une façon de vous dire que l’avenir lui appartient… Vieux !

  30. Tuons donc le gauchisme et l’antiracisme, nous dit-on, en grand pourvoyeur d’arguments poutiniens, réunis au rival qu’on dénonce en la même transgression.

    On peut admirer le président argentin pour le remède de cheval qu’il administre à son économie, sans pour autant céder au bric-à-brac idéologique libertarien qui accompagne son discours.

    Cela évite de se soumettre aux grands pacificateurs façon Trump ou Netanyahou, pour se rendre compte qu’en référer à la caverne pour apaiser la crainte des peuples, les guidant hors d’Égypte tel Moïse traversant les eaux, fait abstraction du fait que le prophète, après avoir obéi au feu qui ne brûle pas de toutes les libertés, s’est vu par la suite offrir par l’Éternel les tables de la Loi, qu’il a dû maudire son peuple de leur désobéir, adorateur du veau d’or que déjà il était, oublieux de sa condition d’esclave étranger, prêt à réduire en esclavage ceux qui ne voudraient pas se soumettre aux omissions qu’alors comme désormais ils profèrent.

    Il serait donc nécessaire, pour ne pas céder aux interprétations régressives qui nous ramènent aux temps pré-païens, d’entendre celles qui interprètent le texte par le texte et en proposent l’accomplissement, au risque, sinon, de transgresser les Dix Commandements pour retourner aux lynchages industriels qui ont déjà détruit l’Occident au nom de cette méconnaissance.

    Cela ne signifie pas qu’il faille réhabiliter le socialisme, lui aussi coupable de la même élision et de dérives semblables et symétriques, mais comprendre que Thiel, Musk, Zuckerberg, après avoir détruit le cerveau des enfants, peuvent se garder leurs délires d’interprétation qui concluent que la liberté n’est pas compatible avec la démocratie ; que Jésus, nous enjoignant à nous comporter comme des enfants, ne désigne pas Isaac comme modèle, mais lui-même, fils d’une idée renouvelée de la divinité, accomplissement de la loi ancienne, appel à la maîtrise de nos comportements meurtriers, loi d’évolution indiquant qu’il est infiniment plus pragmatique d’aimer son prochain que de le haïr, même si cette loi de toute rigueur est plus ardue à accomplir que de vouloir l’annihiler.

    Il nous reste donc à comprendre et incarner cela, sens réel de la mission européenne qui offre à la liberté le cadre indispensable à son expression, qui est l’État de droit, celui qui empêche en toute liberté les libertariens comme les totalitaires de tous se retrouver chinois, comme tous les démagogues nous y engagent, au nom de textes dont ils n’ont pas encore entendu la conclusion salvifique de l’interprétation, heureuse et à notre main, quand enfin nous aurons entendu qu’il n’y a pas de dieux méchants, mais la capacité du cœur humain à aimer son prochain, choix offert d’user de sa liberté pour enfin ne plus s’en passer et construire le monde de justice et de paix qui alors nous attend, loi suprême accomplie par une foi enfin dégagée de ses superstitions, évitant à chacun de se prendre pour ce qu’il n’est pas.

  31. Robert Marchenoir

    @ Attila – le 21 septembre 2026

    Je vois que vous faites toujours fonctionner la turbine gauchiste à paroles automatiques. Il va falloir que vous travailliez beaucoup plus. Vous n’êtes pas sur France Inter, ici. Démontons donc point par point le tas de boue que vous nous avez à nouveau démoulé.

    « Plutôt que d’analyser la cohérence du concept de dissidence appliqué à une figure hypermédiatisée. […] »

    Je n’en ai rien à faire, « d’analyser la cohérence d’un concept ». Ça, c’est ce à quoi s’emploient les faux intellectuels dans votre genre, pour détourner la conversation à l’aide d’un rideau de fumée verbal. Mon but à moi, c’est d’assurer la survie de mon peuple et de ma civilisation. Et ça passe par l’éradication des nuages de fumée que vous, les gauchistes, vous vous employez à répandre. Donc non, ne comptez pas sur moi pour pinailler à perte de vue sur « le concept de dissidence ».

    « Vous préférez dresser une liste d’invectives. »

    Pas du tout : j’ai dressé une liste d’accusations minutieusement étayées contre vos propos et votre idéologie. Ne confondez pas.

    « […] conclure par des jugements ad hominem. »

    Ah ! nous y sommes. La complainte automatique du gauchiste quand il est incapable de se défendre sur le fond. Un jugement ad hominem, par exemple, c’est si j’avais écrit que vous étiez un homosexuel passif, et qu’en conséquence, votre condamnation d’Éric Zemmour était fallacieuse. Vous voyez la différence ?

    « […] autrement que par l’esquive. »

    Euh, non. Ça, c’est vous.

    « Sur le fond comme sur la forme, la dissidence ne se décrète pas à coups de formules théâtrales ; elle se mesure aux risques réels qu’un pouvoir autoritaire fait peser sur la liberté physique d’un individu. Ce n’est manifestement pas le cas ici. »

    « Manifestement ». Le gauchiste pense qu’il suffit de coller un adverbe pour avoir raison.

    C’est sûrement pour cela qu’Éric Zemmour est protégé en permanence par plusieurs policiers d’élite à lui affectés par la République Françouése, comme je viens de le rappeler. C’est parce que Macron adore Zemmour et qu’il ne peut lui refuser aucun privilège abusif. Cela n’a absolument rien à voir avec l’insistance des gauchistes dans votre genre à l’accuser de « racisme », ni avec le djihad en cours sur le territoire français, ni avec les menaces de mort dont il est l’objet parce qu’il lutte contre l’islamisation de la France.

    « Vous qualifiez les condamnations pour provocation à la haine de « persécution ». Il y a là une étrange contradiction pour une pensée qui se revendique de l’ordre et de la loi. »

    Il n’y a là aucune contradiction. Vous en appelez à Soljenitsyne. C’est exactement ce qu’il a subi, et ce qu’ont subi les dissidents sous toutes les dictatures : des condamnations judiciaires pour des délits d’opinion. Comme Zemmour.

    « La liberté d’expression en France est entière, mais elle s’exerce dans le cadre de la loi républicaine, votée par la représentation nationale. »

    Des lois scélérates, liberticides, qu’il convient d’abolir. Des lois qui instituent le délit d’opinion sont caractéristiques d’une dictature. Vous pouvez ajouter de l’adjectif tant que vous voulez, y mettre du « républicain » à pleines mains, que vous ne pourrez rien changer à ce fait.

    Je note, une fois de plus, ce procédé gauchiste constant : dire une chose et son contraire à la suite. « La liberté d’expression en France est entière, mais elle s’exerce dans le cadre de la loi républicaine » – laquelle musèle la liberté d’expression.

    Il va falloir que vous sortiez de votre tautologie paresseuse si vous voulez débattre dans des espaces de droite.

    « Décréter qu’une condamnation judiciaire valide automatiquement la vérité d’un propos relève du pur dogmatisme : à ce compte-là, n’importe quel délit devient un acte d’héroïsme. »

    C’est l’inverse : c’est vous qui venez de dire qu’Éric Zemmour avait tort parce qu’il avait été condamné pour « racisme » par les tribunaux (peu importe l’imputation juridique exacte : discours de haine, etc.). Ce sont les gauchistes comme vous qui disent que Mélenchon n’est pas antisémite, puisqu’il n’a jamais été condamné pour cela. C’est bien votre camp qui « valide automatiquement la vérité d’un propos » à l’aide de « condamnations judiciaires ». « Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. » Comme d’habitude, le gauchiste accuse les autres des vices dont il se rend coupable.

    Sur ce point, je n’ai fait que prendre le contrepied de votre affirmation, et, au point où nous en sommes, ce n’est même pas une exagération. Dans les faits, toute condamnation pour « racisme », ou délits assimilés, est la preuve que son auteur se bat pour la survie de la France et de sa civilisation. Et qu’il manifeste un courage extrême dans ce but, puisque, justement, il brave la justice et la mort sociale que de telles condamnations sont susceptibles de provoquer, en plus des peines elles-mêmes.

    Sauf, comme je l’ai écrit, s’il s’agit de condamnations pour antisémitisme, puisque le judaïsme est à la base de notre civilisation ; et s’il s’agit de racisme anti-Blancs, puisque les Blancs, c’est nous.

    Je termine par le passage le plus odieux de votre réponse :

    « Déplacer le débat vers un inventaire anxiogène ne valide en rien votre définition de la dissidence ; cela confirme seulement l’incapacité à défendre une posture théorique autrement que par l’esquive et la surenchère. »

    Ce que vous appelez « un inventaire anxiogène », ce sont les lignes suivantes que j’ai écrites :

    « Et au sujet de l’immigration, vous avez quelque chose à dire ? Sur l’imposition croissante de la loi totalitaire islamique en France, un avis ? Sur les viols répétés d’enfants et de femmes âgées commis par les immigrés, sur les agressions, sur l’égorgement des prêtres et des professeurs, sur le pillage de la France par l’assistanat, la fraude, le vol et le vandalisme, sur le remplacement forcé du peuple indigène par des populations haineuses, violentes et arriérées, une « réflexion historique » de votre part ? »

    Questions qui constituent le fond du sujet, et auxquelles, bien sûr, vous n’avez pas daigné apporter la moindre réponse.

    Donc s’inquiéter, par exemple, de l’explosion des viols de femmes très âgées, un crime qui n’existait absolument pas chez nous avant l’immigration de masse, rechercher les moyens d’y mettre fin, ce serait « faire un inventaire anxiogène », et ça, ce serait mal.

    Surtout, il ne faut pas en parler, car cela créerait de « l’anxiété ». Si les gens sont anxieux au point qu’ils hésitent à sortir le soir, qu’ils fuient les grandes villes, qu’ils tremblent pour leurs enfants, qu’ils ne peuvent plus vivre normalement, c’est parce que je rapporte la réalité de la délinquance immigrée sur le blog de Philippe Bilger ; ce n’est pas parce que 150 femmes très âgées se font violer tous les ans en France.

    C’est vous, qui pratiquez « l’esquive ». C’est vous, qui cherchez par tous les moyens à perpétuer les horreurs perpétrées par les immigrants criminels, parce que les reconnaître détruirait votre idéologie – et accessoirement, vous priverait des sinécures confortables qui sont les vôtres dans le monde intellectuel, médiatique, associatif, artistique, de la fonction publique et de l’État.

  32. @ Robert Marchenoir
    « Thaïs d’Escufon, Vincent Lapierre »

    C’est certain qu’ils sont courageux et honnêtes. Ils méritent d’être soutenus !

  33. @ sylvain
    « le RN, le seul parti respectable »

    Avec toutes les affaires qu’il trimbale !
    Je mets un lien pour peu que certains m’accusent de dire n’importe quoi :
    https://www.touteleurope.eu/institutions/qu-est-ce-que-l-affaire-des-assistants-du-rn-au-parlement-europeen/

    Et il n’y a pas que cette affaire-là.
    La vérité, c’est que les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale sont tous sans exception pourris et les Français en sont de plus en plus conscients, d’où une abstention de plus en plus massive.

  34. @ Attila le 21 septembre
    « La liberté d’expression en France est entière, mais elle s’exerce dans le cadre de la loi républicaine, votée par la représentation nationale. »

    Dans une même phrase, vous parvenez à affirmer que l’expression des citoyens est libre de toute entrave… et qu’elle est encadrée à leur demande !
    Chapeau le gaucho !

  35. Nous, les gens de droite, on peut en témoigner :

    Il y a de plus en plus de « Tanguy » dans les familles de gauche, dans la société gauchiste, et ça ira en augmentant : l’assistanat poussé jusqu’au paroxysme, aides, allocs à profusion, illimitées, sans modération et sans contrôle.

    Le travail étant considéré par la gauche comme une atteinte aux droits de l’homme.

    Les partis de gauche incitant à la (Allah) paresse sociale, à la (Allah) désobéissance civile, à l’insoumission, sans parler des appels à la violence et à la haine contre le RN, le seul parti respectable mais gênant pour la diaspora mafia gauchiasse macronienne.

    Motif : patriotisme, morale, civisme, respect de la nation ??? Mais non, ces ordures gauchistes se tamponnent de la France comme de leur première vidange ; ils ont tout simplement peur de perdre tous leurs sièges de députés et de ministres grassement payés aux prochaines élections en faveur du RN, au plus haut dans les sondages.

    Toutes ces générations de tocards, losers gauchiasses, vont se laisser gaver comme dans des fermes d’élevage intensif : c’est l’avenir inévitable et irréversible de notre société.

  36. « Si nous étions véritablement conscients de la nécessité d’un authentique pluralisme dans notre espace démocratique, nous accepterions, en dépit de nos convictions partisanes, de considérer d’étranges dissidences. » (PB)

    Mais si le « pluralisme » c’est l’équivalent d’une recette de cuisine comportant 500 g de champignons de Paris de droite et 500 g d’amanites phalloïdes de gauche, nous pouvons comprendre le manque d’enthousiasme d’une partie des participants…

  37. Robert Marchenoir

    @ caroff – le 21 septembre 2026

    Vous faites justement remarquer qu’Éric Zemmour, qui n’est pas particulièrement dans les petits papiers du gouvernement, bénéficie d’une protection policière rapprochée. Cela veut dire que les services de l’État considèrent qu’il existe des menaces de mort tout à fait crédibles et permanentes à son encontre.

    Voilà qui ridiculise un peu plus l’assertion d’Attila (21 septembre 2026) selon lequel Éric Zemmour serait simplement « contredit » dans le cadre du « débat démocratique », et « impopulaire auprès de certains éditorialistes ».

    Les Soviétiques, les maoïstes et les polpotistes se contentaient d’emprisonner et d’exécuter. Le communisme d’ambiance occidental est beaucoup plus pervers. Il importe sa police politique, ses sections d’assaut, ses assassins sous la forme d’immigrés façonnés par un millénaire et demi de barbarie musulmane, puis il se contente de leur désigner implicitement ses ennemis en les diabolisant sans cesse, en leur collant l’étiquette de « raciste », « d’islamophobe » et de « nazi ».

    Après quoi, les malheureux se promènent avec une cible dans le dos. S’ils se font insulter dans la rue, agresser voire tuer, les intellectuels de gauche gardent les mains propres. Ils n’y sont pour rien. Ce n’est qu’un malheureux fait divers, et on dira tout de même qu’ils l’ont bien cherché.

    Bien évidemment, la police ne peut pas protéger tout le monde. Éric Zemmour l’est, Florence Bergeaud-Blackler l’est, mais Pierre Sautarel, Thaïs d’Escufon, Vincent Lapierre et bien d’autres ne le sont pas. Ce dernier se fait littéralement courser dans certaines villes où il réalise des reportages, et ce n’est même pas dans des quartiers d’immigrés. On le reconnaît : cela suffit à déclencher la rage meurtrière de la racaille importée par millions, qui exécute les basses oeuvres des gauchistes au pouvoir sans même avoir besoin d’instructions.

    Nous vivons véritablement dans un régime communiste qu’on ne saurait appeler « light », car ce serait trop désinvolte, trop bénin par rapport à la réalité.

    Le gauchisme tue, « l’anti-racisme » tue. Ce ne sont pas des figures de style.

  38. ​@ Robert Marchenoir

    Votre réaction illustre parfaitement le glissement sémantique que je dénonçais.

    Confondre la véritable dissidence — celle de Soljenitsyne sous le KGB ou de Navalny au goulag, réduits au silence, torturés ou assassinés — avec la situation d’un homme politique disposant d’un parti, d’antennes télévisées quotidiennes, d’éditeurs nationaux et de millions d’euros de fonds de campagne est une insulte à la mémoire des vrais dissidents. Être vivement contredit dans un débat public et contesté dans les urnes n’est pas une « persécution d’État » : c’est le fonctionnement normal d’une démocratie pluraliste.

    Vous qualifiez les condamnations pour provocation à la haine de « persécution ». Il y a là une étrange contradiction pour une pensée qui se revendique de l’ordre et de la loi. La liberté d’expression en France est entière, mais elle s’exerce dans le cadre de la loi républicaine, votée par la représentation nationale. Décréter qu’une condamnation judiciaire valide automatiquement la vérité d’un propos relève du pur dogmatisme : à ce compte-là, n’importe quel délit devient un acte d’héroïsme.

    Plutôt que d’analyser la cohérence du concept de dissidence appliqué à une figure hypermédiatisée, vous préférez dresser une liste d’invectives, m’attribuer une étiquette et conclure par des jugements ad hominem. Déplacer le débat vers un inventaire anxiogène ne valide en rien votre définition de la dissidence ; cela confirme seulement l’incapacité à défendre une posture théorique autrement que par l’esquive et la surenchère.

    Sur le fond comme sur la forme, la dissidence ne se décrète pas à coups de formules théâtrales ; elle se mesure aux risques réels qu’un pouvoir autoritaire fait peser sur la liberté physique d’un individu. Ce n’est manifestement pas le cas ici.

  39. Vite fait, bien fait, j’ai apéro avec les potes.

    Pour faire court, un match droite vs gauche :

    À droite : le style, la classe, l’allure, le charisme, la beauté, la politesse, le respect et la fierté des valeurs : morale, famille, civisme ; la culture de la liberté : expressions diverses, économiques, sociales…

    À gauche : la pensée unique, la dégaine dégueu, l’insignifiance, le moche, l’inculture, l’irrespect des vraies valeurs, famille, éducation, l’amoralité, l’incivisme, la censure, la liberté d’expression muselée, Radio France, service public soviétique, l’arrogance et le cynisme déplorables et pathétiques des ligues d’intellos donneuses de leçons, d’excuses permanentes et de repentances.

    J’ai pas été trop long ? Sinon, je peux faire encore plus court : la droite, c’est l’air pur des cimes et de la liberté ; la gauche, c’est le dépotoir et les fosses septiques de tous les détritus nauséabonds de la société. Je peux faire encore plus court : levez le doigt, les ceusses qui le désirent.

  40. Robert Marchenoir

    @ Attila – le 21 septembre 2026
    « Contresens historique… mystification rhétorique… niveau zéro de la science politique… critique d’une paresse affligeante… formules sirupeuses… autosatisfaction éditoriale… pauvreté de la réflexion… »

    Que d’indignation ronflante et ampoulée, que d’adjectifs en vrac… et tout ça pour en venir à ça :

    « Présenter Zemmour comme quelqu’un qui pousse un raisonnement « sans la violence d’un Mélenchon » fait l’impasse totale sur ses condamnations judiciaires pour provocation à la haine. »

    Ben voyons. Zemmour a tort parce que la justice a dit qu’il a tort. C’est le degré zéro de la réflexion et de la science politique, comme vous dites…

    Quelqu’un qui a été condamné pour « racisme » ou pour « provocation à la haine » est un héros. Cela veut dire qu’il a raison. Sauf, bien sûr, si c’est un antisémite ou un anti-Blanc (mais ce dernier cas est très rare).

    « Le texte confond délibérément l’impopularité auprès de certains éditorialistes et la persécution d’État. Zemmour n’est pas censuré ; il est simplement contredit, ce qui est le principe même d’un débat démocratique. »

    Et tout de suite après, vous nous dites qu’il a été condamné en justice pour ses opinions ! Ce qui est exactement la définition de la persécution d’État…

    Vous accusez Philippe Bilger de paresse intellectuelle, et vos deux seuls arguments consistent à dire : Éric Zemmour a moins souffert qu’Alexeï Navalny, et c’est un « raciste » estampillé comme tel par la justice. Comme paresse intellectuelle, ça se pose un peu là…

    Et au sujet de l’immigration, vous avez quelque chose à dire ? Sur l’imposition croissante de la loi totalitaire islamique en France, un avis ? Sur les viols répétés d’enfants et de femmes âgées commis par les immigrés, sur les agressions, sur l’égorgement des prêtres et des professeurs, sur le pillage de la France par l’assistanat, la fraude, le vol et le vandalisme, sur le remplacement forcé du peuple indigène par des populations haineuses, violentes et arriérées, une « réflexion historique » de votre part ?

    La propension des gauchistes à dire une chose et son contraire dans le même souffle est proprement stupéfiante. De même que leur rage à accuser les autres des vices qu’ils pratiquent assidûment.

    Ils sont tellement décérébrés par leur propre propagande qu’ils ne s’en rendent même pas compte. Le gauchisme est bien une maladie mentale.

  41. Je ne sais pas si Philippe de Villiers a droit à une escorte policière depuis plusieurs années comme c’est le cas de Zemmour, ni s’il a un accueil particulièrement épicé orchestré par les conformistes LFistes toutes les fois qu’il tient une réunion publique ou qu’il dédicace un livre.

    Est-ce normal que Reconquête! indique au tout dernier moment le lieu d’une réunion publique pour qu’elle ne donne pas lieu à des débordements pestilentiels de la meute ?
    Je ne sache pas que le vicomte subisse de telles humiliations lors de ses déplacements.

    Knafo et le Z sont en effet autrement plus dangereux que l’échappé du bocage qui s’écoute parler tous les vendredis soirs.
    Il paraît que son ton illuminé et sentencieux plaît à la vile multitude catho-tradi qui l’écoute pérorer sur CNews.

    Je suis, comme Philippe Bilger, effaré par l’attitude révérencieuse des journalistes de droite comme, par exemple, Geoffroy Lejeune et Eliot Deval, qui méritent mieux que ces génuflexions grotesques devant l’ex-sous-préfet de Vendôme.

  42. Dissident si on le compare aux autres partis politiques et à la pensée dominante médiatique. Mais loin de là si on compare ce qu’il dit à ce que pensent spontanément beaucoup, sans toujours le dire. Le tout pour lui est que les électeurs s’en rendent compte, plutôt que de se fier à l’image que les partis concurrents essayent de donner de lui.

  43. Dissident en France, c’est du papier mâché.
    Il ne risque rien, sauf l’opprobre médiatique, mais avec les réseaux sociaux on peut y survivre. Vendre un livre ?
    C’est la compromission maximale avec les cercles d’intelligence et la geste imposée pour avoir une amorce en plateau.
    Un dissident russe, un dissident chinois, vénézuélien ou cubain, c’est quand même autre chose. Ne mélangeons pas les damnés de la terre et les petits marquis boursouflés de la droite française, réputée la plus bête du monde.

    Entre-temps, la droite bien propre sur elle vient de disparaître de la diète du Land de Mecklembourg-Poméranie par la chasse démocratique. Elle n’a pas fait les 5 % réglementaires. Mais, comme chez nous, le président du parti s’accroche aux branches et ne veut en aucun cas les lâcher. Dans la pantalonnade, nous ne sommes plus seuls.

  44. Célérusses !

    Chui bon prince, les ceusses et icelles qui hésitent encore pour veauter à la (allah) droite, sachez qu’il existe deux droites : la mollasse en barboteuse et couches-culottes, les LR, et l’eSStrêmeuh drouaaaate facho nazie raciste, ecétéri, dont je fais partie, cécelle qui mange les petits enfants et pique les sacs à main des mamies à la (allah) sortie des supérettes les soirs de pleine lune à l’heure du loup-garou.

    Mais, car il y a un mais, nos brillants chercheurs ont enfin trouvé (sur ordre bien entendu) que derrière ce RN facho raciste, gna gna gna, se cachent des agents russes qui mettent le feu dans des grandes exploitations et font dérailler des trains, donc j’en déductionne que le RN collabore avec la Russie, ma que malhouré ! Enfin ça y est, on les tient ! Par la barbichette léninienne ? Ben non, ils n’en portent plus, tout fout l’camp !

    Donc, si vous cherchez un slogan de campagne anti-RN, ne fatiguez pas les miettes des neuneurones en putréfaction qui jonchent votre cavité orbitale, criez haut et fort : « le RN, célérusses ».

    Ne me remerciez pas, j’ai l’habitude d’aider mes malheureux adversaires dans la peine (à jouir), ce qui me vaut parfois des remarques désobligeantes de notre Kommintern depuis Mochecou, surtout qu’on leur a demandé des prêts bancaires, vaut mieux se tenir à carreau.

    Tous en chœur : « célérusses » ! Mon bon cœur me perdra.

  45. L’angle mort absolu de ce billet réside dans la dépréciation et le détournement du concept de dissidence.

    Associer la dissidence à des figures comme Éric Zemmour, Philippe de Villiers ou Nicolas Dupont-Aignan relève d’un contresens historique. Soljenitsyne, Havel ou Navalny risquaient le goulag, l’exil ou la mort. Zemmour et Philippe de Villiers vendent des centaines de milliers de livres chez Fayard, enchaînent les prime times sur CNews ou BFM, et vivent confortablement du système médiatique qu’ils prétendent combattre.

    Faire passer un chef de parti hypermédiatisé (Reconquête!) pour un « véritable dissident » relève de la mystification rhétorique. Le texte confond délibérément l’impopularité auprès de certains éditorialistes et la persécution d’État. Zemmour n’est pas censuré ; il est simplement contredit, ce qui est le principe même d’un débat démocratique.

    PB distribue des bons et des mauvais points dans un inventaire à la Prévert (Mélenchon, Retailleau, Le Pen, Guedj, Brun). L’analyse de chaque personnalité tient du niveau zéro de la science politique : « Mélenchon dissident officiel », « Dupont-Aignan constance sans espoir », sans l’ombre d’un fait ou d’une référence idéologique.

    La critique des « journalistes de droite » est d’une paresse affligeante. PB accuse des confrères d’« ânonner » et de « montrer les crocs », sans citer aucun nom, aucune chaîne, aucun exemple d’émission.

    Le billet prétend dénoncer la « pensée unique », mais son masque tombe dans le dernier tiers. Dès qu’il s’agit d’Éric Zemmour, la prétendue rigueur critique s’efface devant des formules sirupeuses : « radicalité intellectuelle », « bon sens », « élégance », « profonde solitude ».

    Présenter Zemmour comme quelqu’un qui pousse un raisonnement « sans la violence d’un Mélenchon » fait l’impasse totale sur ses condamnations judiciaires pour provocation à la haine.

    Ce n’est pas un billet d’analyse politique, c’est un exercice d’autosatisfaction éditoriale. PB utilise un registre faussement soutenu (« périlleuse contingence nationale », « minorité restauratrice ») pour masquer la pauvreté de sa réflexion et usurper le prestige moral des vrais dissidents au profit d’une ligne politique précise.

  46. Avis à la (Allah) population :

    « Nous, les de droite, nous lançons un appel aux charlots socialos, charlocialos : Ohé, les socialos, faudrait changer votre méthode qui consiste à dire : la droite est pire que nous, l’héritage que nous a laissé la droite…

    Quand allez-vous gouverner tout seuls comme des grands ?
    Car aujourd’hui, il y a des couacs… vos couacs !
    Ceux qu’a pu faire la droite, c’est du pipi de chat à côté des vôtres.
    Seuls comptent ceux d’aujourd’hui, les vôtres !
    Ils sont autrement plus importants que ceux que faisait la droite…
    Ce n’est pas en les stigmatisant que cela vous empêchera de continuer d’en faire,
    car vous êtes tellement nuls que vous allez continuer d’en faire !

    Tas de charlots !
    Socialos, va !

    Conseil d’un RNiste pur et dur, ne me remerciez pas, c’est cadeau ! »

    1. « Tas de charlots ! Socialos, va ! Vous allez voir ce que vous allez voir, vous allez être stigmatisés à l’aune de vos stigmatisations. »

      Comme on se retrouve : paille et poutre, et le mur du jugement stigmatisant qu’on se prend en pleine poire, quand l’enfer, c’est toujours les autres.
      Cessez donc de bâtir votre maison sur le sable des insultes, homme insensé guidé par les faux prophètes, vous ne construisez que sa ruine.

  47. Robert Marchenoir

    @ hameau dans les nuages – le 20 septembre 2026

    Il suffit de siffler, et le covido-négationniste local rapplique. Ça marche à tous les coups. Vous êtes formidablement bien dressé…

    « Je pensais que votre position avait évolué, vu les échos qui nous arrivent des USA. »

    Les échos qui nous arrivent des USA. Voilà de l’info en béton armé ou je ne m’y connais pas…

    « Même la plateforme Doctissimo […] prend doucement ses distances avec la vérité officielle. »

    Mais aucune précision sur la nature des « distances » en question, aucun lien, rien.

    Évidemment, comme vous ne comprenez rien à rien lorsqu’il est question de science (et de pas mal d’autres choses, d’ailleurs), vous seriez bien en peine de nous expliquer, avec vos propres mots, en quoi le délire complotiste de Philippe de Villiers, dans son livre Le Jour d’après, serait le reflet de la vérité…

    Au fait, vous l’avez lu, ce torchon ? Parce que venir au secours d’un livre sans l’avoir lu, c’est un peu léger…

    1. hameau dans les nuages

      Et voilà ! J’ai sifflé et vous êtes arrivé en courant 🙂
      Je ne vais pas abreuver le blog de Monsieur Bilger de liens que vous êtes capables en un clic de trouver comme vous le faites souvent. Donc Fauci… toussa… il ne se passe rien aux US.
      Ah, ce matin sur CNews, cette chère Brigitte Milhau de nous expliquer, toujours avec le sourire et ses petites mains s’agitant, l’arrivée de cas d’Alzheimer chez les jeunes, en donnant les conséquences mais pas les causes.
      https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9010601/

      Vous pouvez faire un don :
      https://www.cnews.fr/emission/2026-09-21/la-chronique-sante-alzheimer-chez-les-jeunes-quand-y-penser-1922032

      Bon je vous laisse, j’avais « oublié » que j’avais du bois à faire 🙂

  48. J’aimerais bien que quelqu’un m’explique, sur ce blog, quelle est la différence dans les programmes d’Éric Zemmour, de Nicolas Dupont-Aignan, de Florian Philippot, de François Asselineau, d’Éric Ciotti, de Jordan Bardella, auxquels j’ajouterai Philippe de Villiers, même s’il n’est pas candidat à la prochaine élection présidentielle et qu’il fait le fanfaron tous les vendredis soir sur CNews.

    Ils sont tous, sans exception, souverainistes, identitaires (pour ne pas dire racistes), pour le Frexit et clairement pro-russes. Bref, ils sont pour le retour au bon vieux temps des années soixante.

    Certes, Jordan Bardella excepté, tous ces gens-là ne dépasseront pas les 2 ou 3 % s’ils venaient à présenter leur candidature (en admettant, pour certains, qu’ils arrivent à obtenir leurs cinq cents parrainages).

    Quant à Éric Zemmour, le moindre bon sens aurait voulu qu’il laisse la place à Sarah Knafo, qui est bien plus populaire que lui dans les sondages, bien plus compétente que lui sur les sujets traitant de l’économie (et accessoirement bien plus télégénique). Il ne va pas dépasser les 7 %.

    Inutile de s’attarder sur Nicolas Dupont-Aignan qui, lors de ses quatre tentatives précédentes, n’a jamais dépassé les 3 % d’intentions de vote. À ce niveau, l’obstination relève du grotesque.

    Finalement, à l’extrême droite, tout le monde veut être le chef. Simple querelle d’ego.

    Il est vrai qu’au PS et dans la majorité présidentielle, le problème est exactement le même.

    Qui sortira vainqueur de cette élection qui tourne en histoire de cornecul ? On le saura en mai prochain. Les cinq prochaines années risquent de s’avérer difficiles…

  49. Eh oui, la haine sectaire ne supporte aucune dissidence.
    À droite comme à gauche, là est son unique compétence.

    1. Euh, bémol : la haine serait plutôt du côté de la gauche. C’est intenable à écouter : tant de violence dans les propos, de menaces, de calomnies, d’insultes… Ils sont champions ! La droite est trop timide et timorée, elle balbutie, elle s’excuse à l’avance si elle offusque ses adversaires. Ce sont de pâles copies des vieilles droites, plus énergiques à l’époque, qui faisaient honneur à la (Allah) France pendant que la gauche la souillait.

  50. Robert Marchenoir

    Éric Zemmour, bien sûr, mais aussi Sarah Knafo, qui est aussi dissidente que lui mais qui démolit le mammouth par l’autre versant. Zemmour s’attaque au tabou de l’immigration et de la race (même s’il ne prononce pas ce dernier mot), Knafo à celui de l’étatisme et de la dépense publique.

    De même que Javier Milei, en Argentine, s’est beaucoup appuyé sur sa soeur Karina, qu’il appelle « le patron » et qui est secrétaire générale de la présidence, de même Sarah Knafo est ce qui est arrivé de meilleur à Éric Zemmour – politiquement, j’entends.

    Le Z est resté un polémiste, tandis que sa blonde fait de la politique. Elle a aussi une capacité d’empathie et de séduction qui fait défaut à son partenaire. Et puis elle a davantage d’inventivité. Zemmour tourne un peu en rond, sur des thèmes fondamentaux, certes, mais il semble incapable de proposer des idées nouvelles en réaction aux événements.

    Surtout, Sarah Knafo a fait franchir ce pas décisif au camp libéral-conservateur : elle a compris que pour gagner, il fallait cesser de promettre du sang et des larmes et, au contraire, expliquer pourquoi des réformes libérales radicales étaient en mesure d’améliorer de façon spectaculaire le sort de tous, à brève échéance. Il fallait cesser d’encourager le vice français qui consiste à entretenir la guerre de tous contre tous, en montrant que tout le monde avait intérêt à plus de liberté et moins d’État.

    Quant à Philippe de Villiers, je n’ai jamais eu le courage de l’étudier suffisamment pour le dézinguer comme il conviendrait ; il est tellement nul que son écriture et sa parole me dégoûtent. Il est difficile de résister plus de quelques minutes.

    Ce qui est certain, toutefois, c’est qu’il s’agit d’un imposteur. Qu’il ait raison sur les idées de base de l’extrême droite ne rentre pas en ligne de compte. Être opposé à l’immigration, défendre la tradition française, c’est le minimum. Au point où nous en sommes, expliquer que l’eau mouille ne fait pas de vous un politicien d’élite.

    Le premier signal d’alarme, c’est son style. Cette façon ampoulée et prétentieuse de s’exprimer, cette application à ne pas employer le mot juste pour lui préférer le terme rare, l’emphase et la boursouflure. Ce qui cache mal sa méconnaissance de la langue française, d’ailleurs.

    La forme étant le fond, on s’aperçoit vite que Philippe de Villiers est un mythomane, un type qui n’a rien fait politiquement, qui profite d’un bref et ancien passage ministériel pour se donner la stature d’un oracle qu’il n’est pas. Quelles sont les analyses originales qu’il a proposées, les idées nouvelles qu’il a exposées, les mesures innovantes qu’il a défendues ? Je veux dire, à part cirer ostensiblement les pompes à Poutine ?

    Quand on est capable d’annoncer à grand fracas qu’on va enfin vous révéler les scandales de la politique française, et que, dans un livre intitulé Le Moment est venu de dire ce que j’ai vu (2015), on s’emploie à ridiculiser Jacques Chirac en lui faisant dire, face à un parterre de chefs d’État, que la date la plus importante de l’histoire de France est 1664, à cause de Kronenbourg, lorsqu’on répète cette anecdote jusqu’à plus soif, avant d’avouer quatre ans plus tard qu’on l’a intégralement inventée, on reconnaît qu’on est un fumiste, un clown, un type qui s’emploie uniquement à cultiver sa petite notoriété personnelle, pour flatter sa vanité et s’assurer l’aisance financière qui vient avec des livres à succès soutenus par une présence médiatique.

    Et ne parlons pas de ses délires complotistes à l’effet que la pandémie de Covid aurait été organisée par les élites mondialistes pour asservir l’humanité (Le Jour d’après, 2021).

    1. hameau dans les nuages

      « Et ne parlons pas de ses délires complotistes à l’effet que la pandémie de Covid aurait été organisée par les élites mondialistes pour asservir l’humanité (Le Jour d’après, 2021). »

      Ah ! Je pensais que votre position avait évolué, vu les échos qui nous arrivent des USA. Apparemment, non.
      Même la plateforme Doctissimo, dont les fondateurs sont Claude Malhuret et Laurent Alexandre, plateforme reprise par TF1, prend doucement ses distances avec la vérité officielle que l’on nous a distillée au forceps dans tous les médias.
      Il restera des Jérôme Marty indécrottables, avec leurs milliards d’années de recul sur ce vaccin. Quoique sa clinique à Fronton soit en redressement judiciaire. Il va peut-être, lui aussi, prendre du recul, ce qui ne serait pas un mal.

  51. Marc Ghinsberg

    Trop de dissidents, pas assez de doctrine.
    Cher Philippe Bilger, votre constat est juste : la droite supporte mal la contradiction. Mais son mal, de mon point de vue, n’est pas un déficit de dissidence : elle en regorge. Villiers, Retailleau, Le Pen, Zemmour, Dupont-Aignan : cinq noms et chacun se croit le plus authentique. Ce qui lui manque, c’est l’inverse : une discipline.

    Elle est unanime dans l’humeur et divisée sur le fond. On s’accorde sur ce qu’on refuse, on s’écharpe sur ce qu’on propose. Cet accord dans l’indignation, que vous décrivez sur les plateaux, ne fait pas un programme.

    Il lui manque d’abord un corpus économique. Depuis le gaullisme, la droite n’a jamais tranché entre libéraux, colbertistes et populistes sociaux. Elle promet la baisse de la dépense et la sanctuarisation de tout ce qui la constitue.

    Il lui manque ensuite une vision de l’Europe. La fracture de Maastricht n’a jamais été refermée, et 2005 l’a laissée à vif. Europe des nations, puissance européenne et sortie cohabitent sous la même étiquette.

    Il lui manque aussi un chef. Le gaullisme a reposé sur un homme, puis un appareil a vécu autour d’un chef reconnu, de Pompidou à Chirac et, un temps, Sarkozy. Depuis, on ne compte que des chapelles, chacune avec son cercle et son livre en librairie. Or, une présidentielle, c’est un peuple qui rencontre un homme ou une femme, pas un archipel.

    La dissidence est un luxe d’opposant. Elle permet de dire non et dispense de gouverner. Vous regrettez que la droite n’aime pas la contradiction, on peut regretter qu’elle en fasse un mode de gouvernance sans jamais en tirer une doctrine.

    On objectera que réclamer une doctrine et un chef, c’est réclamer le bloc que vous dénoncez. La différence est pourtant simple : un bloc interdit le débat, une doctrine l’organise. Les partis qui durent débattent avant de trancher, puis s’y tiennent. La droite, elle, débat sans cesse et ne tranche jamais, ce qui lui donne à la fois l’esprit de chapelle et l’impuissance de l’archipel. La pensée unique est le contraire d’une pensée qui a fini par choisir.

    Elle n’a pas besoin de dissidents supplémentaires. Elle a besoin d’un corpus, d’une ligne sur l’Europe et de quelqu’un pour les porter.

    Une dernière précision. On peut juger qu’une sensibilité de gauche n’a aucune légitimité pour juger la droite, et moins encore pour lui prodiguer des conseils. Ce serait pourtant se priver d’un regard extérieur qui connaît, au sein de sa propre famille, les mêmes difficultés : les chapelles, les querelles de chefs, la doctrine introuvable.

    Qui a vu sa maison se lézarder reconnaît sans peine la fissure chez le voisin.

  52. « La droite n’aime pas les dissidents : ils risqueraient de déranger son confort intellectuel. » (PB)

    Moi non plus !
    Jusqu’à preuve du contraire, « dissident » n’est pas une compétence…

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