Une Coupe du monde comme le monde…

Il n’y a plus de petits ou de grands, d’équipes dominatrices ou dominées, de résultats acquis, de certitudes évidentes, de parfaite lisibilité, de clarté rassurante.

Il y a, au contraire, une totale imprévisibilité, rassurante ou traumatisante, c’est selon. La glorieuse incertitude du sport ou l’effacement de tous les repères ?

La Coupe du monde est confrontée aux mêmes aléas que le monde, que la géopolitique, avec chaque jour ce qui n’est même plus une surprise, tant l’inattendu est devenu la règle…

Les Pays-Bas sont éliminés, et l’Allemagne aussi. Dans son groupe, le Cap-Vert s’est qualifié pour les seizièmes. L’Angleterre, brillante contre la Croatie, s’est éteinte par la suite. On ne peut regarder personne de haut. Il n’y a plus de réputations établies. N’importe qui se croit autorisé à damer le pion à ceux qu’on croyait intouchables. C’est une révolution sur les terrains.

Avec, en surplomb, une superbe équipe dont l’attaque peut être éblouissante, qui a des défauts, qui ne joue pas forcément toujours bien, sauvée, parfois, par telle ou telle pépite, mais qui, selon tous ses adversaires, est au-dessus du lot : la France. Elle est – sur un mode, elle, équilibré – comme Donald Trump et l’Amérique. Elle plane sur le monde du football comme le président américain, de manière parfois erratique, pour le pire comme pour le meilleur, prétend imposer sa loi à l’univers.

À entendre tout le monde, la France a déjà gagné. Cette certitude ressassée peut être tactique : l’endormir, lui donner trop confiance en elle, lui faire croire que la Coupe est déjà dans sa poche. Avec Didier Deschamps, il y a peu de risques qu’elle se laisse prendre à ce piège…

La France, je l’espère, battra la Suède ce soir 30 juin. Si un malheur sportif survenait, ce serait la continuation d’une Coupe, d’un monde, qui refusent de se laisser apprivoiser…

Quel signe, aussi, de savoir que, pour une fois, si nous l’emportons, nous n’aurons pas l’Allemagne sur notre chemin. On aurait tellement aimé la battre !

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Voir les Commentaires (22)
  1. Bravo à Pascale et Philippe Bilger qui ont réussi à faire de ce blog un echantillon représentatif du niveau de la classe politique française.
    Je n’ai pas la prétention à décerner des palmes, moi-même n’étant pas toujours au top de ma forme, mais parfois c’est du lourd !

  2. Il se dit que la finale pourrait bien opposer à nouveau la France et l’Argentine… Le spectacle serait aussi dans la tribune officielle… Quelle équipe soutiendrait Donald, flanqué de Milei, son meilleur disciple, et de Macron, dont il se moque ?… Applaudir plus fort Messi que Mbappé relèverait de l’incident diplomatique de première importance…

    De toute façon, quel que soit le vainqueur, nul doute qu’il prétendra que ce sont les States – et lui bien sûr – qui ont gagné parce qu’ils ont organisé la Coupe du monde la plus fabuleuse, la plus flamboyante, la plus exceptionnelle de tous les temps…

    Si Emmanuel esquisse un sourire narquois… le cognac sera taxé à 150 %…

  3. @ sylvain le 1 juillet 2026
    « Sauf que votre Dupont a failli faire perdre son équipe en finale. »

    C’est ben vrai tout ça, comme dirait La Mère Denis, et en plus de cela, elle rajouterait qu’avec un peu de chance on pourrait mettre Paris en bouteille et que Dupont a failli ne pas avoir la médaille d’or olympique… Sauf qu’il est médaillé d’or ! 🥇

    Vous devez confondre avec quelqu’un d’autre, sans doute, joueur de bilboquet, et ma pensée se tourne vers un de ses champions, Jordy Youpala ; lui, dans le genre, on ne fait pas mieux. Un très grand espoir de la discipline. Quelle poilade !

    « Antoine Dupont, demi de mêlée de Toulouse, au micro de France 2 après la victoire contre Montpellier (28-20 en finale de Top 14) : « Dans certaines réactions dans les tribunes, on voit qu’il y avait plus d’ambiance il y a quelques années, mais nous, on le prend comme le premier. Il faut mesurer la chance qu’on a d’être ici tous les ans et de gagner quatre ans d’affilée, c’est incroyable. On ne se rend pas forcément compte de ce qu’on a fait aujourd’hui, et tant mieux car ça nous motive pour les années à venir, mais il faut savourer. On ne fait pas le match de l’année, mais on s’en fout, c’est un Bouclier de plus. Ça marque notre génération dans le club et dans le rugby français. » »

    L’Équipe (une relation, instituteur, disait avec le sourire qu’il avait appris à lire dans L’Équipe).

    Et comme l’avait dit aussi Pierre Berbizier au soir d’un match exécrable pour son titre à lui : « Seule la victoire est belle… »

    Seuls les losers emploient « faillir ». Mais quelle poilade !

    1. Pour résumer : les « cagades » de Dupont auraient pu coûter très cher à Toulouse ; il peut remercier ses coéquipiers.

  4. « Les Pays-Bas sont éliminés, et l’Allemagne aussi. » (PB)

    En d’autres termes, seuls les pays du « Club Med » sont encore capables de faire parler d’eux grâce à leur équipe de football, avant de disparaître de la scène.

  5. La WC 2026 m’intéresse modérément : la formule à 48 équipes crée des matchs de poule sans intérêt. La Roja me fait plus rêver que d’autres équipes. Une fois de plus, la Chine n’a pas réussi à trouver 11 bonshommes parmi 700 millions de Chinois pour construire une équipe ; les 700 millions de Chinoises apprécieront.

    Mais les progrès de l’arbitrage par IA sont très intéressants. Le ballon embarque une pile au lithium et une puce qui envoie 500 messages par seconde à tout un réseau d’antennes disposées autour et au-dessus du terrain. Les paquets contiennent l’heure à la milliseconde près, la position exacte du ballon, sa vitesse dans les trois dimensions, son angle de rotation, le type de frappe et son intensité, ainsi que d’autres informations de synchronisation. Le système d’exploitation de la puce est un Linux temps réel customisé. Le ballon ne décide rien : il mesure et envoie.

    Par contre, l’intelligence artificielle Eye Hawk (Œil de faucon) de la FIFA reçoit les informations, les traite, décide et transmet la substantifique moelle, le gratin de la crème, à l’arbitre, qui dispose en dernier ressort de l’interface de la VAR. Le système d’exploitation d’Eye Hawk est lui aussi un Linux temps réel customisé. Les antennes et les caméras entourent le stade et le toit. Les joueurs sont modélisés sous forme de squelettes, puis habillés. Le potentiel de perfectibilité est encore énorme. Mais déjà, comme ça, le hors-jeu et la ligne de but sont sécurisés.

    Que la meilleure équipe gagne (la Roja), toutes les autres vont perdre. Le banzuke du basho de Nagoya est officiellement publié. Je vais plutôt suivre les combats de sumo du mois de juillet.

  6. Eh oui, il fallait bien trouver quelque chose pour gâcher la fête.
    Une petite fille voilée prise en photo aux côtés des Bleus.
    On se doutait bien que dans l’équipe il y avait quelques joueurs musulmans qui, en toute innocence, avaient souhaité que leurs enfants figurent sur la photo.
    Celle-ci a été prise aux États-Unis. Peut-être une manœuvre pour déstabiliser les Bleus qui sont donnés archi-favoris, allez savoir !

    1. Surtout pour narguer et provoquer le RN, prononcez « Rhaine » : c’est le sport national le plus pratiqué chez nous par les gauchiasses. « Nananèèèère, bisque, bisque, rage ! » Non seulement on exploite les jeunes gamines sexuellement, mais aussi politiquement et religieusement. C’est ça, la nouvelle France, pays dans lequel on trouve beaucoup de diversité d’espèces, comme dans un zoo.

    1. Le veau français se tamponne comme de l’An mil de la dette pharaonique : « YAKA piquer le fric aux riches », voilà la solution miracle pour tous ces crétins gauchistes au QI de bulot.
      De plus, y a pire que la dette : c’est le risque RN au pouvoir. Ben voyons !

  7. @ Giuseppe le 30 juin 2026
    « Le foot aussi a ses exceptionnels, comme le rugby avec Dupont. »

    Sauf que votre Dupont a failli faire perdre son équipe en finale : ses coups de pied à suivre, débiles et tentés aux plus mauvais moments, ont été des cadeaux tombés du ciel pour les Montpelliérains. Heureusement que ses coéquipiers ont rattrapé et rectifié ses erreurs monumentales, dignes d’un jeune débutant de cinquième série. Quant à ses chandelles dans son propre camp, n’en parlons pas : quelle honte !

    Dupont n’était pas concerné par le match, mais plutôt par les calculs politiques à venir, quand il sera sollicité par les mafias, malfrats et racailles macronistes et gauchistes pour lancer la campagne contre le RN ; le rugby ne dure qu’un temps, alors qu’un poste de lèche-babouches ministériel, bien rémunéré, c’est pour la vie. Pas folle, la guêpe !

    Beaucoup, autour de moi, ont vu la même chose, mais comme c’est un dieu intouchable, on le murmure secrètement. Les médias, eux aussi, se taisent par pudeur : on ne déboulonne pas une telle statue, surtout pas avant les élections, pas avant que Dupont n’ait terrassé le démon RN. Ben voyons !

    Cher Giuseppe, descendez de votre palombière et arrêtez le picnet, surtout avec cette canicule : ça joue des tours.

  8. J’étais jeune, je révisais le bac, la « fonction alcool », quand tout à coup Edson Arantes do Nascimento, Pelé, décoche un tir du milieu du terrain ; il avait vu que le gardien s’était avancé. Une première pour l’époque, sans doute la première, loupée, mais tellement improbable et pleine de vision. Le foot aussi a ses exceptionnels, comme le rugby avec Dupont.

    J’ai eu le bac grâce au sport, insouciants, bien sûr, à l’époque. Autour de moi aussi, c’était Midi Olympique, L’Équipe, Miroir Sprint, en culottes courtes, sa couleur inoubliable. Mais je rêvais de construire, comme mes proches, hôpitaux et logements… je ne ferai pas la liste, j’avais sans doute le talent de ce dont je rêvais.

    Et puis là, les points se gagnaient ; en RDM, c’était impitoyable. Je n’avais pas le plus en sport, je n’étais qu’un généraliste, rien d’exceptionnel, je sentais que j’étais fait pour construire et que c’est là que j’obtiendrais mes médailles.

    Quand je skiais, à l’époque, sur les pistes rudes en dessous du Pic-du-Midi, j’avais plus que du mal à suivre mon plus jeune frère, qui survolait les obstacles… Être moyen ne me convenait plus. Le sport a toujours été présent pourtant, du cadre Gitane replica de Bernard Hinault au Bianchi de légende et à mes VR17, c’était parfois dur mais une bonne formation aussi. Vive le sport ! Mais un rêve accompli, c’est encore le plus beau.

    Bon, on pourrait y passer la nuit, et ce soir il y a un match de foot, pas de bac à passer, je serai sans doute aussi attentif que pour les exploits de Pelé.

    J’ai pris un caramel à la « fonction alcool » : la fonction alcool est un groupe hydroxyle (-OH) lié à un atome de carbone, conférant aux molécules des propriétés polaires et une réactivité spécifique. Faut pas croire, ce que réalise Antoine Dupont dans son domaine, ça le vaut largement aussi.

  9. La Coupe du monde de 2026 est celle de Messi, qui aurait dû être exclu dès le premier match.

    Les pays africains ne semblent pas les bienvenus. D’aucuns condamnent les règles, car le Cap-Vert est en seizièmes de finale ; on parle de supprimer les meilleurs troisièmes de chaque groupe pour éviter ce bug financier, en oubliant que le Cap-Vert a terminé deuxième du sien.

    À partir du moment où le sélectionneur choisit les meilleurs joueurs, je ne vois pas pourquoi il y aurait des quotas.

    Le problème, c’est que le tri se fait dès l’école primaire.

    Certains jeunes Blancs se font voler leurs affaires et dissuader de continuer le football malgré de probables qualités athlétiques.

    Les Noirs en équipe de France sont un peu comme les énarques en politique, le vivier est inépuisable. Mais eux réussissent, au contraire des politiques, et c’est la réussite que nous souhaitons.

    Est-ce une faute et, si tel est le cas, à qui l’attribuer ?

    Il est possible qu’aucun Deschamps ne puisse émerger dans ces conditions, contrairement à ce qui se passait il y a quarante-cinq ans. DD, malgré son caractère gagnant, serait rentré chez lui en pleurant, en disant : « Il y a une bande qui a décidé de faire sa loi. » Ça ne doit pas être le seul.

    Le sélectionneur doit faire avec les acteurs à sa disposition. Et si, statistiquement, les clubs de foot recensent davantage de Noirs, cela se retrouve dans l’équipe nationale.

    L’essentiel n’est-il pas que ces joueurs aient envie d’une France qui gagne ? Qu’ils soient fiers, tel Olise, de représenter le pays ?

    Je suis content si l’équipe de France gagne, même si je reste nostalgique de l’équipe de Giresse, Genghini, Amoros, Battiston, Bats… et, bien sûr, Platini, qui, elle, perdait certes, mais parfois avec de l’allure.

    Actuellement, grâce à Deschamps, le football est devenu un sport à onze contre onze et, au final, c’est la France qui gagne. Respect à lui pour son apport au pays.

    Est-il préférable d’avoir une équipe de Noirs fière de faire gagner la France ou un président blanc fier de la faire perdre ?

    On a les deux, lequel supprimeriez-vous ?

  10. Voilà la France qui gagne. Ce n’est plus vraiment celle de Papin et de Platini, mais seule la victoire est belle.
    À noter que Kylian Mbappé, qui était un peu boudé depuis quelque temps, a repris des couleurs dans le cœur des Français. Étonnant, non ? 🙂

  11. Vous avez dit Équipe de France, cher Philippe ?
    M’est avis qu’elle a dû faire un détour…
    Y’a un étranger au premier rang tout à fait à gauche !

  12. Avant le match France-Sénégal, le président du Sénégal avait dit : « Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura gagné. »
    Ce qu’il ne savait pas, c’est que le Bwana — Didier Deschamps — de l’équipe de France est blanc !
    No comment !
    Je blague, évidemment. 😉

    1. Manquerait plus que D.D. porte un chapeau colonial et une cravache sous le bras comme au bon vieux temps des colonies.

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