François Baroin (FB), chevalier de la Légion d’honneur, a été décoré au Sénat devant le « gotha de la chiraquie et de la sarkozie »… et il aurait multiplié les « signaux énigmatiques » (Le Point).
« Et si c’était lui ? », s’interroge l’hebdomadaire.
L’attente permanente de FB par la droite – qu’on songe notamment au « pressing », longtemps exercé par Éric Ciotti pour l’imposer comme candidat présidentiel – n’est pas ridicule. On a tout à fait le droit d’avoir des préférences partisanes et parfois de s’y tenir en dépit de beaucoup d’évidences contraires.
Ces « signaux énigmatiques », quels sont-ils, à supposer qu’il soit possible de percer leur secret, peut-être seulement prétendu ?
Même les amis les plus proches de FB, par exemple Jean-Michel Blanquer, n’ont jamais su nous donner d’informations décisives sur sa personnalité, sa psychologie et les motifs profonds de ses choix, de ses abstentions ou de ses hésitations. Parce que, probablement, ils se satisfont d’explications superficielles tenant à des considérations banales sur le bonheur, la qualité de vie, l’importance d’autres occupations. Sans doute ne sont-elles pas toutes fausses, mais pour le moins insuffisantes.
Nous avons appris qu’il avait donné son parrainage à Bruno Retailleau, ce qui laisse présumer une forte proximité avec le projet de celui-ci. D’ailleurs, dans ses rares déclarations publiques, FB n’a jamais été avare de propos critiques sur Emmanuel Macron et son bilan. On aurait pu penser qu’alors, par un mouvement naturel d’opposition, il se serait voulu sans tarder, se fondant sur la légitimité de son passé, l’incarnation d’une contradiction officielle et décisive. Pourtant, cela n’a pas été sa démarche.
Pour qui le connaît un peu comme moi, on doit tout de suite exclure ce narcissisme vulgaire qui le ferait jouir précisément d’être désespérément attendu alors que, dans son for intérieur, il saurait que c’est pour rien, puisque pas une seconde il n’aurait envisagé de répondre positivement. Ce serait une forme de sadisme politique, et elle est étrangère à FB, qui est un honnête homme singulier.

Ses dispositions – et ses fonctions de maire et de ministre l’ont démontré – ne l’ont jamais rendu hostile à la notion d’engagement, avec ce qu’elle implique d’adhésion et de solidarité, d’un combat mené pour tous au nom de valeurs incontestables telles que la liberté, la responsabilité et l’autonomie des êtres. Mais, à la réflexion, cette implication forte et active, où s’allient chez lui intelligence et tolérance, ne l’a jamais conduit à pousser les feux de l’engagement. Jamais il ne l’a érigé au-dessus de tout, avec l’énergie, voire l’acharnement, d’une personnalité publique obsédée par la volonté de contredire ou de vaincre l’autre à tout prix.
Comme s’il se soumettait à un impératif de modération et de nuance faisant de lui, dans le monde d’aujourd’hui, une rareté, d’autant plus qu’il n’excluait pas, sur le fond, des convictions très sincèrement ancrées. La douceur de sa voix était ainsi moins un élément physique qu’une part de sa philosophie.
On a l’impression qu’au moment où il s’exprime, une lucidité supérieure l’incite à s’observer, à s’écouter, pour ne pas risquer des débordements qui le dégraderaient. Non pas cynique, désinvolte ou revenu de tout, mais campé dans le refus d’ajouter de la violence à la violence intrinsèque des débats d’aujourd’hui, sa retenue donnant précisément du prix à la vigueur de ses dénonciations.
Cette lucidité que j’ai évoquée est sans doute le ressort essentiel, non pas de cette valse-hésitation – il n’a jamais joué de ce registre, sauf à présumer chez lui des luttes intimes et secrètes -, mais de ces atermoiements qu’on lui prête et qui résultent davantage de la vision de ses amis, impatients de le voir servir, que de ses propres hésitations.
Cette qualité est chez lui à ce point développée, sans se mêler, malgré les apparences, à la moindre surestimation de soi, qu’elle le conduit à ne rien se dissimuler de la situation tragique de la France sur tous les plans, ni de l’immensité de la tâche de restauration qui attendrait le pouvoir en 2027. Peut-être le conduit-elle aussi à douter de l’efficacité même de l’action politique pour surmonter cet Himalaya que les passivités multiples d’antan n’ont cessé d’élever. Avec, malgré la meilleure volonté du monde, une forme d’épuisement avant même le début de l’entreprise ?
Au sein du « gotha de la chiraquie et de la sarkozie » réuni au Sénat, FB pouvait certes éprouver la satisfaction d’être présent et honoré. Mais dominait probablement chez lui cette ironie propre aux êtres doubles, capables d’être pleinement là sans jamais se payer de mots ni se laisser prendre au jeu des fausses fraternités : quelle comédie !
@ RR – le 25 septembre 2026
« Jean-Marie Le Pen n’est en aucun cas le Enoch Powell français. Par ses outrances et ses calembours débiles, il a été, au contraire, un frein à ce que la question migratoire soit abordée sérieusement. »
C’est tout à fait défendable, en effet. Et Enoch Powell était évidemment d’une tout autre stature. Cela ne l’a pas empêché d’être immédiatement éliminé de la vie politique dès son fameux discours des rivières de sang.
@ Ciceron
« À gauche, Mendès France et peut-être Rocard.
À droite, Giscard et peut-être Séguin. »
En quoi ces hommes étaient-ils des visionnaires ?
Le seul homme « politique » (ce n’en était en fait pas un, il n’en vivait pas à nos crochets comme tous les autres, y compris Jean-Marie Le Pen), c’était Jean-Jacques Servan-Schreiber (JJSS), auteur, en 1967, du Défi américain, dans lequel il exposait les mutations indispensables à opérer dans l’industrie, la nécessité d’investir dans les nouvelles technologies, le management participatif, etc. Rien de tout cela n’a été fait, notamment par le « visionnaire » Giscard dit d’Estaing (initiateur par ailleurs du regroupement familial des immigrés chez nous et qui gracia le condamné à mort Bruno T., assassin, dans des conditions atroces, d’une vieille dame).
On en voit le résultat.
Et que l’on ne me sorte pas que Jean-Marie Le Pen était un visionnaire sur la question migratoire : ce n’est que sous la pression insistante de François Duprat et de Pierre Bousquet, à la fin des années 70, qu’il s’est résolu, contre sa volonté au départ, à s’emparer de ce thème. Jean-Marie Le Pen n’est en aucun cas le Enoch Powell français. Par ses outrances et ses calembours débiles, il a été, au contraire, un frein à ce que la question migratoire soit abordée sérieusement.
@ Serge HIREL
Votre commentaire est très intéressant.
Ça m’a fait réfléchir à Delors, qui était la rare combinaison du technocrate et du visionnaire. Dans cette catégorie :
À gauche, Mendès France et peut-être Rocard.
À droite, Giscard et peut-être Séguin.
Qu’en pensent les intervenants ?
Koa, que m’aperçois-je ? Qu’Exilé n’a jamais compris ma position qui, depuis toujours, réclame le rétablissement de l’État dans son droit, maison par maison, quartier par quartier, habitué qu’il est, ne flattant pas ses fantasmes, à me lire en travers ou à préférer s’en tenir aux diffamations dont je fais l’objet ?
Il n’est pas au bout de ses surprises quand l’amour du prochain, dévoilant, voyant et décrivant la réalité des relations humaines, fait que tout ce qui est fondé sur le mensonge à ce sujet ne peut que s’écrouler car oui, conclusion proustienne, l’amour détruit tout ce qui est fondé sur le mensonge.
Exilé devrait contacter Albertine, hélas désormais disparue.
Baroin, Troyes, qu’en retenir de bon ?
La fameuse andouillette de Troyes qui commence, elle aussi, à se « halaliser », étant donné le nombre de musulmans envahisseurs qui imposent leur culture de gré ou de force dans sa ville ?
Leur champagne très « chaptalisé », piquette de cépages d’origine douteuse ?
Bof, à l’heure du burger halal et du Coca, c’est d’un ringard ! Baroin est une race en voie de remplacement et de disparition, trop blanc, trop de souche, et de droite en plus, ce qui est un sacrilège.
Cher Philippe, revoyez votre copie !
Ouin-Ouin a traversé les gouvernements, il faut vraiment vouloir à tout prix le faire sortir du bois pour en parler. Delors aurait voulu être élu sans se présenter, Baroin, c’est du même acabit : maire de Troyes, héritier d’une longue dynastie de droite, dans une ville qui ressemble à son maire, ni trop, ni trop peu.
Il n’a pas de casseroles, ce qui en fait un maire idéal pour une ville idéalisée. Il le sait, il ne se présentera jamais à une présidentielle. Aperçu souvent dans les gouvernements à une époque, il n’a pas laissé de souvenirs impérissables. Connu un peu plus que la Grande Bourgeoise Pécresse, mais, en dessous de la Loire, inconnu au bataillon.
Le portrait parfait du notable de province, la Champagne en fond de tableau, et lui derrière un bureau bien ciré.
@ Aliocha le 23 septembre 2026
« Le rêve macroniste, dont j’espérais qu’il aurait le courage de rétablir l’ordre en suscitant le consensus qui aurait permis de nettoyer le territoire, maison par maison, quartier par quartier, s’est transformé en cauchemar, quand les plus sécuritaires comme les plus laxistes n’ont su se réunir que pour refuser cette indispensable réaction républicaine et se perdre dans les soutiens aux gilets de toutes les couleurs, dans l’espoir de gagner la prochaine élection. »
Koa ? Que lis-je ? Halluciné-je ?
N’est-ce pas ce cher Aliocha en personne qui descend de son petit nuage, d’où il prêche un illusoire amour universel éthéré, après s’être aperçu, rattrapé par une réalité sordide, que sa bonne ville d’Annemasse, tristement connue des paisibles habitants de la Suisse voisine (selon l’expression locale), était aussi atteinte par certains « faits de société » qui rendent la vie impossible depuis quelques dizaines d’années à la plupart des citadins français, des grandes métropoles aux plus petits villages ?
Et, chose incroyable, si lui-même en arrive à tenir un discours auquel les plus durs de ces mollassons de l’extrême droite ont renoncé, c’est vraiment que la situation est grave.
Et pendant ce temps-là, le monde politique bavasse autour de chimères et de « programmes » complètement décalés par rapport à la situation générale de la France.
François Baroin est l’archétype du fantôme politique. Nous versons, Monsieur l’avocat général, dans les sciences occultes.
François Baroin est à la droite ce que fut Jacques Delors à la gauche : une personnalité de tout premier plan, capable d’être un homme d’État, mais qui, au dernier moment, renonce à son « devoir » : la candidature à la présidence de la République, Delors en 1995, Baroin en 2017, puis en 2022. Pourquoi en serait-il autrement en 2027, alors que la fonction suprême n’est plus un fauteuil à haut risque, mais un casse-tête pour kamikazes, tant la situation du pays, dans tous les domaines, est en ruine ?
Le 11 décembre 1994, à la télévision, alors que les sondages le donnent largement gagnant, après avoir déroulé un programme complet de gouvernement, celui qui était encore président de la Commission européenne achève son propos en annonçant qu’il n’est pas candidat à la succession de son ami Mitterrand… Il cite comme principales causes de ce renoncement son âge (69 ans), sa longévité en politique, « les potentielles divisions internes avec les socialistes » et « la probable absence de majorité favorable pour conduire ses réformes ».
En 2021, à 96 ans, interrogé par Le Point à propos de cette reculade qui avait sidéré les Français — mais pas qu’eux —, il indiquait : « Je n’ai pas de regrets [mais] je ne dis pas que j’ai eu raison. […] J’avais un souci d’indépendance trop grand, et je me sentais différent de ceux qui m’entouraient. Ma façon de faire de la politique n’était pas la même. »
Je crois que François Baroin, qui est de la même trempe que lui, qui, comme lui, fait de la politique pour servir — et non pour paraître —, est tout à fait capable d’un même constat… et d’un même comportement… Mais lui ne mettra peut-être pas 25 ans pour, de manière moins polie, dire qu’il ne s’est pas présenté en raison de la médiocrité des concurrents qu’il aurait eu à affronter, dans le camp adverse, mais aussi dans le sien.
Qui, ayant une véritable stature de chef d’État, irait se compromettre dans un « bloc de la droite et du centre » où figurent un pilier de bistrot et un tenancier de baraque à frites ?… Certes, aux côtés de ces deux « néo-macroniens », Bruno Retailleau et David Lisnard se comportent très différemment, mais, néanmoins, ne parviennent pas à s’imposer dans les esprits. L’ex-« bébé Chirac », dont le parcours politique est exemplaire, pourrait peut-être faire mieux… Mais le « ôte-toi de là que je m’y mette » n’est pas dans ses habitudes…
François Baroin est un homme lucide, comme le juge notre hôte, calme, réfléchi, mais aussi discret, secret même — à la manière du Général —, bosseur également… sans pour autant éprouver le plaisir de se donner en spectacle pour « attirer la clientèle »… On ne peut pas gagner un cinquième mandat de maire de Troyes quasiment au premier tour sans un solide bilan… Avis à ceux qui l’affublent du méchant qualificatif de « dilettante ».
Ce qui manque à François Baroin, ce n’est pas la volonté d’agir, mais la hargne de vaincre. Elle fait le bon candidat… pas nécessairement le bon président.
PS : Certains ici, en lisant mon propos sur Jacques Delors, pourraient croire que, s’il s’était présenté en 1995, mon vote lui aurait été acquis. Pas du tout… Il présentait un défaut rédhibitoire : il était européiste…
Jacques Delors a aussi commis une autre faute impardonnable. En 1981, candidat pressenti du PS dans une circonscription de Corrèze dans laquelle il aurait affronté Jacques Chirac, il renonce — déjà… — et met ainsi le pied à l’étrier à un jeune énarque… qui deviendra capitaine de pédalo… Lequel, dit-on, voudrait, en 2027, piloter un paquebot alors qu’il a déjà fait montre de son peu de talent pour éviter les récifs…
Ouin-Ouin comme Loulou au FN/RN. Le second avait essuyé un portrait au vitriol de la part du Volatile ; il paraît qu’il était un peu « cossard ».
Ce sont des gavés de la politique, qui n’ont vécu que dans ces milieux de retraite dorée. Un malin doit pouvoir y vivre sans trop se fatiguer et, en plus, faire illusion, surtout quand les autres bossent à votre place.
Toujours placé en bout de table, comme à la cantine, pour se servir en premier.
Dehors, tous ces types, vus, revus, usés jusqu’à la trame !
Cher Philippe, c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe !
Baroin, quelle farce !
Le prochain, faudra qu’il en ait dans le pantalon, et Baroin ne me semble pas trop bien pourvu de ce côté-là, malgré une vie sentimentale agitée et médiatisée ! Je me suis en outre laissé dire qu’il n’était pas un bourreau de travail…
En matière de courage, il n’y en a qu’un qui n’a peur de rien, c’est Merluche ; les autres sont un peu pâlots.
Sauf Ségolène, qui, elle non plus, n’a peur de rien, surtout pas du ridicule…
À quand un billet sur Ségo ?
Quand je dis que Merluche est la réplique de Hitler, certains sont dubitatifs, puis ils reconnaissent beaucoup de similitudes : rictus haineux, vociférations et gestuelle grotesque. Ils sont possédés par le diable. J’ai deux vidéos que je repasse à mes potes, confirmant mes dires ; ils sont convaincus par ce spectacle dantesque de ce que sont les enfers et l’au-delà de l’humanité.
Difficile de placer une quelconque espérance dans un homme qui pousse la discrétion à un point tel que l’on en est à se demander s’il est encore présent dans la sphère politique, au sein de laquelle il n’a d’ailleurs pas, lors de ses différents passages aux responsabilités, laissé des traces impérissables !
Je veux bien admettre que cet homme possède des qualités, puisque nombreux sont ceux qui l’encensent, mais j’avoue avoir beaucoup de mal, personnellement, à me forger sur lui un jugement, faute justement de paroles, d’actions significatives, en un mot de présence.
S’il est doté de tant de compétences, de qualités, pourquoi alors n’affiche-t-il pas plus d’ambition, pourquoi ne montre-t-il pas plus d’enthousiasme à mettre celles-ci au service de la France, dans un contexte où cette dernière en a tant besoin ? Peut-être parce qu’il lui manque justement cette ambition, cet enthousiasme, ce qui le disqualifie alors pour assumer la fonction présidentielle.
@ Giuseppe le 22 septembre 2026
« S’il avait eu du courage il aurait fait sauter la banque Lecornu, il annonce une cinquantaine de milliards alors qu’au fond il avait l’opportunité de semer le doute, le désarroi et la crainte d’une véritable faillite. »
Ah, ces hommes du régime et leurs « milliards », dont ils ne possèdent pourtant même pas le commencement d’un fifrelin, invoqués pour résoudre de façon magique tous les problèmes qui se posent à eux, y compris ceux qui ne leur coûteraient rien avec un minimum de bon sens et de réflexion :
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/budget-2027-sebastien-lecornu-annonce-1-5-milliard-d-euros-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles-et-2-6-milliards-pour-la-protection-de-l-enfance-20260915
Dans cet exemple, ne pourrait-on pas, pour commencer, trouver au milieu de la pachydermique administration française qui nous coûte « un pognon de dingue », quelques assistantes sociales qui pourraient suivre ce problème, en parallèle ou en lien avec leurs tâches habituelles ?
Mais c’est si facile de jeter l’argent par les fenêtres, l’argent que l’on n’a pas puis, la bise étant venue, d’envoyer des gabelous et autres nervis menacer des retraités pour leur extorquer ce qu’il leur reste pour vivre…
Cher Philippe, vous êtes ici chez vous, bien entendu, vous êtes libre de faire tous les billets que vous voulez sur n’importe quel sujet, mais, par pitié, refaites-nous des billets plus mordants dont vous avez le secret, bien plus proches de la réalité actuelle qui est catastrophique à tous les niveaux : liberté d’expression, économie, invasion islamiste, narcocriminalité record et menaces de guerre. Et n’oubliez pas le fameux slogan à la (Allah) mode qui fait rire le monde entier et même mon dentier : « célérusses », LOL !
En ce moment, le pire danger qui menace le climat social du pays, c’est l’alliance LFI-« sévice » public Radio France et surtout le pire procureur inquisiteur de ce cloaque nauséabond, haineux, revanchard et en pleine panique : Patrick Cohen et ses éditoriaux calomnieux, caricaturaux, insultants vis-à-vis de CNews, la seule chaîne qui résiste au fascisme islamo-gauchiste de la mafia gauchiste et qui, en outre, a mis une cible très dangereuse dans le dos de Pascal Praud.
Sans parler de cette inquisition moyenâgeuse, débile, très gauchiste, des sportifs, comédiens, chanteurs aux QI de bulot « mobilisés » contre le RN, sur ordre bien entendu, ben voyons !
Si le RN émettait des éditoriaux similaires à ceux de France Inter, inutile de dire que l’ARCOM lui bondirait dessus ; ceux de Patrick Cohen, protégé et encouragé par la macronie et ses gauchistes, passent crème. Et n’oubliez pas les fameux slogans anti-RN : « céléfachos, célénazis, céléracistes, etc. », qui refont rire le monde entier et mon dentier, RE-LOL !
Nous sommes donc bel et bien dans une dictature de pensée unique de gauche, seule autorisée… par l’ARCOM. C’est hallucinant !
Vous voyez que je peux vous guider dans certains sujets très urgents, je suis votre muse, ce qui m’amuse ; M. Baroin, que je salue et respecte, c’est un peu comme le fameux feuilleton Derrick que je mettais à l’heure de la sieste pour m’aider à roupiller du sommeil du juste.
Où donc est le courage ?
J’attendais la réaction prévisible de notre cher Giuseppe pour tenter, sans céder aux éternelles invectives des canards déchaînés, d’épargner le bouc du jour proposé au menu par notre hôte.
Lors de la venue du G7 dans notre région, en juin dernier, un impressionnant déploiement de la force républicaine s’est déployé pour assurer la sécurité de l’événement, avec une redoutable efficacité.
Depuis lors, dans l’agglomération annemassienne où nous logeons, sept fusillades ont retenti, la désertion des mêmes forces n’empêchant pas la mort d’un jeune homme dont on ne sait même pas s’il participait aux luttes de territoires mafieuses ou s’il a été victime d’une balle perdue.
Le rêve macroniste, dont j’espérais qu’il aurait le courage de rétablir l’ordre en suscitant le consensus qui aurait permis de nettoyer le territoire, maison par maison, quartier par quartier, s’est transformé en cauchemar, quand les plus sécuritaires comme les plus laxistes n’ont su se réunir que pour refuser cette indispensable réaction républicaine et se perdre dans les soutiens aux gilets de toutes les couleurs, dans l’espoir de gagner la prochaine élection.
Le Covid puis la guerre en Ukraine ont fini de briser la proposition de cheminer ensemble au service du bien commun, et le consensus démagogue n’a plus su, à l’habitude, que distribuer les chèques levés sur l’avenir des enfants assassinés, tout en refusant, avec la même détermination des contraires associés, une réformette des retraites, absurde réalité, avec la complicité du syndicat patronal quand la CFDT était prête à signer, refus bien entendu soutenu par les bataillons d’une opinion qui ne sait que s’opposer pour s’unir.
On pourra, comme les débats actuels en témoignent, tenter de parler en même temps plus fort que l’autre pour se perdre dans les brouhahas des incompétences qui, depuis cinquante ans, promettent réforme du millefeuille et places de prison sans strictement aucun résultat ; on ne saura que confirmer l’incapacité révélée par le retour aux urnes offert par un président conspué de toutes parts, même au sein de sa majorité explosée, tableau ainsi révélé de notre triste réalité.
Chacun, désormais, est face à son devoir de citoyen, libre d’offrir à la vindicte de son fantasme qui l’islamiste, qui le financier, qui le Kadirov bien nommé, qui la femme ou le pédé, à chacun son étranger pour éviter la prise de conscience de sa propre structure mafieuse et de sa propre responsabilité dans l’élaboration d’un futur viable qui saurait protéger les enfants.
Exposés aux retours mondiaux d’un clanisme de la caverne exacerbé électroniquement, la nouvelle technologie permet aussi d’en imaginer la résistance, quand désormais l’instinct de survie ne dépend plus du bouc proposé au menu de masses décérébrées, mais de ceux qui, informés de leur structure mentale vouée à se reproduire comme à cogner, auront pris la mesure historique des exigences à même de contenir cette réalité animale, pour exercer leur liberté à savoir s’en émanciper.
Affirmant à l’oligarchie mondiale du processus mafieux universel, qui ne doit ses profits qu’à toujours se vautrer dans les négations de cette réalité, soumettant la jeunesse aux pires accoutumances par crainte de ne plus être premier, apparaît, aux endroits des pires périls, le fil sur lequel nous sommes appelés à danser, quand la foi en l’avenir de l’humanité est le choix à notre main d’enfin appliquer nos lois, que l’État de droit n’est plus l’expression d’une bureaucratie mafieuse elle aussi, mais celle de la détermination de citoyens éclairés prêts à donner leur vie, et gratuitement, pour protéger leurs enfants.
Là est le consensus, et il est mondial et universel, comme la parole de la France, quand elle affirmerait son devoir et appliquerait sa loi, mettant chaque transgresseur face à ses choix, libre en sa décision d’assumer d’aller de lui-même se précipiter aux roues du char de l’État, enfin établi en la justice de son droit.
L’enfant alors, éduqué à la réalité de sa nature, pourra lui aussi exercer sa liberté de poursuivre ou non l’aventure, renseigné qu’il sera des exigences de la loi, celle qui permet de choisir, mais oblige à assumer les conséquences de ses choix.
Cher hôte, je me répète, je respecte infiniment votre volontaire optimisme qui vous fait sortir régulièrement quelques noms du placard, supposés intéressants pour gouverner la France, je crains que celui-ci n’altère un peu votre objectivité.
François Baroin trop lucide ? Je dirais plutôt trop silencieux.
Cela fait bien longtemps que l’on n’en avait pas entendu parler dans les médias, si l’on excepte, bien sûr, ses liaisons people avec Marie Drucker ou Michèle Laroque. Mais sur le plan politique, rien !
En 2017, il avait bien été pressenti pour devenir le Premier ministre de François Fillon, mais ce dernier n’a pas été élu pour les raisons que l’on sait.
Aujourd’hui, venu de nulle part, il se rallie à Bruno Retailleau qui est à la peine dans les sondages. Parviendra-t-il à le booster suffisamment pour lui permettre d’accéder au second tour et finalement être élu ?
Si oui, il peut espérer avoir enfin le poste de Premier ministre. Mais je crains qu’après dix années passées sans aucune action politique visible, ce ne soit pas gagné.
En politique, si l’on n’est pas sur le devant de la scène, on est vite oublié. Bref, c’est pas gagné !
Baroin… Oin… oin… in… Ségo… les fossiles de la République qui l’ont mise à mal, il n’y a pas qu’eux mais ils en sont pour une bonne partie. En gros, on veut réécrire l’histoire comme si une fois on n’en avait pas assez soupé.
Baroin il est au chaud, il a toujours préservé son petit confort, aucun courage, juste une façade à une époque bénie où seuls existaient deux partis, pour faire simple.
Manque plus que Pépère, paraît-il en embuscade, et Lisnard, prince chez lui qui ne sera jamais et ne voudra jamais être roi chez les autres.
J’en oublie sans doute, mais assez de tous ces vétustes. Morne plaine pour un avenir identique à ce qui est aujourd’hui. S’il avait eu du courage il aurait fait sauter la banque Lecornu, il annonce une cinquantaine de milliards alors qu’au fond il avait l’opportunité de semer le doute, le désarroi et la crainte d’une véritable faillite. Il aurait annoncé 150 milliards cela aurait eu de la gueule, mais là c’est ridicule, pusillanime.
Il ne manque plus que Hollande qui n’ira pas bien sûr, pas fou, il est lui aussi dans un confort de posture. Il faut avoir faim pour le poste… Ou avoir sauvé son pays… Winston Volodymyr au secours !
@ Exilé le 22 septembre 2026
« Sommes-nous désormais condamnés à faire les poubelles de la République pour trouver parmi les « copains et les coquins » un Président à peu près acceptable ? »
Poubelles ? Ça y ressemble. Nous sommes en pleine saison des vide-greniers et Philippe n’a trouvé que lui à se mettre sous la dent. Quelle misère !
@ Exilé
« Sommes-nous désormais condamnés à faire les poubelles de la République »
Elles sont pleines, avec strictement rien à récupérer dedans !
Je viens de reprendre la lecture de L’Origine des espèces de Darwin.
Dans les premières pages, il cite un axiome appliqué au monde animal, mais que l’on pourrait extrapoler à tout système humain, et notamment politique, à savoir : « Le semblable produit le semblable. »
Ce qui peut donc expliquer notre monde politique et l’impasse dans laquelle nous sommes.
Qui est François Baroin ?
La question mérite d’être posée autrement que par la seule loupe de la « lucidité ». Car l’homme n’a rien d’un timide que la modestie retiendrait au bord du gué.
Deux épisodes disent assez son tempérament. En novembre 1995, porte-parole du premier gouvernement Juppé, il est débarqué dans le même mouvement que les fameuses « jupettes », sans ménagement, sans considération pour les états de service. La brouille avec Juppé qui s’ensuit durera des années : rien d’un dépit d’un jour, mais une rancune tenace, celle d’un homme qui n’oublie pas les affronts. Puis, en 2011, quand Sarkozy hésite à lui préférer Bruno Le Maire pour Bercy, Baroin ne se contente pas d’espérer poliment : il fait savoir, avec une vigueur qui ne doit rien à la retenue qu’on lui prête aujourd’hui, qu’il entend ce fauteuil et pas un autre. Il l’obtient. Voilà pour la « douceur » et l’absence d’acharnement.
L’homme, au demeurant, est un épicurien assumé : grand chasseur, fidèle en amitié, sensible aux jolies femmes et, plus prosaïquement, au confort. Rien à redire à cela, on peut goûter la vie sans y voir un défaut de caractère.
Reste le bilan politique, plus incertain qu’on ne le dit. Ministre de l’Outre-mer, puis de l’Intérieur deux mois à peine, du Budget, enfin des Finances dans les dernières années difficiles du quinquennat Sarkozy. Qu’a-t-il laissé de marquant dans ces postes, sinon la compétence sans éclat d’un bon élève de l’appareil ? Sa réputation est peut-être plus surfaite qu’établie : celle d’un homme apprécié de ses pairs, respecté dans les couloirs, largement inconnu du grand public qui devrait pourtant, le cas échéant, voter pour lui.
On peut avoir du respect, et même de la sympathie, pour un homme que la jeunesse n’a pas épargné : en avril 1986, à vingt ans, il est témoin de la mort de sa sœur, renversée par une voiture. Dix mois plus tard, son père Michel Baroin, figure d’influence et ami personnel de Jacques Chirac, meurt dans le crash de son avion au Cameroun. Mais respect et sympathie ne suffisent pas à répondre positivement à la seule question qui compte : a-t-il, non pas l’envie diffuse d’être désiré, mais la volonté réelle et la trempe nécessaires pour exercer la plus haute charge de l’État ?
« François Baroin (FB) » (PB)
FB maintenant ?
Sommes-nous désormais condamnés à faire les poubelles de la République pour trouver parmi les « copains et les coquins » un Président à peu près acceptable ?
« FB ». J’espère que les futurs supposés candidats n’ont pas été classés par ordre alphabétique sur la liste, parce que là, on est seulement à « B ».