Marine Le Pen (MLP) a bénéficié en appel d’une décision qui tranche ostensiblement avec le jugement rendu en première instance. Celui-ci, invoquant l’ordre public démocratique, avait estimé de son devoir de lui interdire, avec exécution provisoire, une nouvelle candidature à l’élection présidentielle. La juridiction d’appel ne pouvait laisser passer une telle énormité sans réagir.
MLP est donc sauve sur le plan de l’inéligibilité puisqu’elle a déjà purgé celle, ferme, prononcée par cet arrêt. Pour l’essentiel, et fort heureusement, la cour s’est bien gardée d’emprunter une voie qui l’aurait conduite à s’immiscer directement dans les choix présidentiels du Rassemblement national en écartant MLP au bénéfice de Jordan Bardella. Elle a évité cet écueil et ce n’est pas une mince habileté, qui trouve d’ailleurs une justification juridique.
Là où la cour est assez remarquable, c’est qu’après avoir fait sortir la politisation par la porte, elle ne l’a pas ramenée par la fenêtre.
En condamnant MLP à trois ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, sous bracelet électronique, elle a intelligemment déplacé le débat et renvoyé toute la responsabilité de la décision ultime au RN, donc à MLP elle-même. Si cette dernière, après une réflexion collective et personnelle, maintenait son refus initial de faire campagne avec un bracelet, ce serait elle, et elle seule, qui tirerait les conséquences négatives de cette contrainte.

Alors que rien ne va l’empêcher, dans la soirée du 7 juillet sur TF1, non pas de revenir sur un engagement, mais bien d’expliquer que les incommodités d’un bracelet, qu’elle exagère d’ailleurs, ne seront pas, en définitive, compte tenu des circonstances et de cet arrêt, de nature à lui faire décliner l’honneur et la charge d’une quatrième candidature.
Ce n’est évidemment pas François Ruffin qui lui servira de référence. Pour lui, il serait « indécent et contre le sens commun » d’oser être candidate avec un bracelet. Ce qui est discutable et d’ailleurs ne dépend pas de lui !
Même en admettant les difficultés d’une telle campagne – il existe des juges de l’application des peines compréhensifs et conscients de leur obligation d’adaptation à cette donne sans précédent -, pourrait-on aller jusqu’à soutenir que l’exploitation de ce bracelet, ajoutée à sa prédominance dans les enquêtes d’opinion, ne serait pas un handicap pour elle ?
On abuse parfois de l’expression « tempête sous un crâne », mais, en l’occurrence, elle serait pertinente. Quelle sera la conclusion de MLP sur TF1 ? « Je n’y vais pas, mais je serai aux côtés de Jordan Bardella » ? Ou : « J’y vais et, si je l’emporte, il sera mon Premier ministre » ? Le présent est-il encore elle avec le nom de Le Pen, ou JB est-il déjà le futur ?
À elle de dire si l’arrêt sera total ou non.
@ duvent le 12 juillet 2026
Bulldog vous irait mieux comme pseudo.
Même sans la muselière, LFI vous adopterait aussitôt.
@ Ellen (@ Ciceron)
”Parler de la règle, c’est bien, mais la priorité aujourd’hui, c’est de réparer la France dans l’urgence, tant la situation actuelle du pays est gravissime, jamais autant meurtrie et détruite qu’en ce moment.”
La vache !!! Jamais autant ???
Me*de alors, c’est ce qui s’appelle avoir le sens de l’Histoire avec un grand H !!!
Ciceron, si j’étais vous, je me pencherais sérieusement sur les réparations urgentes, parce que là, finalement, grâce à tous vos contradicteurs, et leurs commentaires frappés au coin du bon sens, je m’interroge et conjecture…
Et si vous changiez de pseudo ?
Catilina, Verrès, ou Publius Claudius Pulcher, moi j’ai un faible pour ce bon Claudius…
Et puis si vous pouviez tenir compte de l’état de la France, ce serait bien ; enfin, ça permettrait de s’asseoir sur les lois, les règles, et tout le bataclan qui, vous le savez, gênent…
I would prefer not to…
@ Ciceron le 12 juillet 2026
Parler de la règle, c’est bien, mais la priorité aujourd’hui, c’est de réparer la France dans l’urgence, tant la situation actuelle du pays est gravissime, jamais autant meurtrie et détruite qu’en ce moment.
Donc, soit on applique la règle à l’ancienne, demandée par le peuple d’avant, soit on passe exceptionnellement au-dessus et on regarde devant nous pour réparer notre pays, que ces monstres de l’extrême gauche, qui, en première ligne, sont les plus dangereux, suivis par la macronie, les socialistes et les communistes, n’ont cessé de démembrer au bénéfice d’une immigration illégale, majoritairement islamiste radicale, incompatible avec notre culture et notre histoire.
Voilà pourquoi on veut que cela change au plus vite, si nous ne voulons pas être complètement dépouillés et couler sans bouée de sauvetage.
Curieux, non ?! Plus on paie d’impôts et de taxes diverses, plus la dette de la France augmente.
Où passe notre argent ?
@ Serge HIREL
Question :
Si la loi, votée par les représentants du peuple, prévoit qu’un citoyen condamné pour détournement de fonds ne peut plus exercer de mandat public, pourquoi considérer que l’application de cette loi par les juges serait un mépris du peuple, alors qu’il s’agit précisément de faire respecter une règle votée par les représentants de ce même peuple ?
@ Serge HIREL
« Je remercie Ciceron pour sa leçon de droit pour étudiants en première année, tout en remarquant qu’il est en partie contredit par deux très hauts magistrats, Rémy Heitz et Marie-Suzanne Le Quéau. En retour, je suis prêt à lui prodiguer quelques conseils en matière de vulgarisation du jargon judiciaire… »
Vous ne devriez pas plastronner ainsi !
Ciceron vous a exposé ce qui aurait dû être compris par vous, mais votre aveuglement et votre ironie très médiocre disqualifient définitivement vos propos.
Il est recommandé, en matière d’ironie, de connaître parfaitement son sujet, or il ressort de vos explications laborieuses que vous ne comprenez rien au droit, à la loi, à la justice, et ce n’est pas parce que vous diminuez, en tordant la portée des propos de votre contradicteur, que vous pourrez convaincre.
Par ailleurs et sur la simple question de l’honneur, ici, je précise que je n’ignore pas que le mot « honneur » est déplacé, puisqu’en politique il est synonyme de « bêtise », cette question donc, constamment foulée aux pieds, à elle seule devrait vous conduire à la mesure et à la pondération.
Vous êtes Ocnos, mais vous ne le savez pas !!!
P.-S. : Être contredit par Machinchose ou Trucmuche n’est pas la preuve que Ciceron a tort, et je dirais même mieux, c’est le contraire qui est vrai… Il est bon de réfléchir librement !
@ Ciceron
Outre votre « antimarinisme » patent, ce qui sous-tend votre nouveau commentaire est votre volonté corporatiste de placer la justice avant « le peuple ». Je ne partage en rien ce concept, hérité de l’Ancien Régime et désapprouvé clairement sous la Ve République, dont la Constitution l’a réduite au rang d’« autorité », et non plus de « pouvoir ». Apparaît aussi votre européisme judiciaire qui vous fait écrire : « la justice européenne et la justice française »… Cet amalgame, voulu par « Bruxelles », est l’un des plus mauvais coups portés à notre souveraineté.
Il serait long de répondre point par point à vos arguments. Je vais donc tenter d’être concis, sachant cependant que je risque une nouvelle leçon de jargon judiciaire de votre part.
1- Il n’est plus temps d’épiloguer sur l’inéligibilité. La cour d’appel a clos le débat en calculant très exactement son verdict sur ce point pour que Marine Le Pen ne soit plus inéligible avant même que celui-ci soit prononcé… et elle contredit sèchement le tribunal judiciaire de Paris.
2- La défense est libre de ses moyens et de la temporalité de leur emploi. Elle a indiqué plusieurs fois, dès l’instruction, qu’elle contestait l’utilisation par l’accusation de l’article 432-15. Qu’elle aille à la QPC quand cela lui semblera nécessaire pour sauvegarder les intérêts de sa cliente est de bonne guerre face à une justice qui cherche à entraver celle-ci politiquement. Ce qui lui est interdit par l’État de droit.
3- Vous avez tronqué volontairement mon propos pour vous permettre de m’accuser de ne pas respecter les magistrats qui ont eu à traiter ce dossier. Oui, ils ont beaucoup travaillé… et pendant longtemps… et encore aujourd’hui… Le « président » en question est celui du Parlement européen – Martin Schulz (2012-2017), membre du SPD allemand – qui a ouvertement poussé à l’ouverture de poursuites contre Jean-Marie Le Pen et les députés FN. Schulz n’a pas laissé un souvenir impérissable dans cette assemblée sans réel pouvoir… hormis qu’il a été lui-même accusé d’employer ses assistants dans des tâches étrangères à leurs fonctions…
4- L’article 3 de la Constitution proclame que « la souveraineté nationale appartient au peuple »… Il faut donc comprendre que celui-ci est au sommet de la hiérarchie des normes et que nul ne peut lui dicter sa conduite et ne pas respecter sa volonté. Autrement dit, dans cette affaire, d’abord politique, le vote du peuple l’emporte sans conteste sur tout autre jugement, y compris moral.
5- On peut entendre vos arguments sur la pertinence de l’emploi de l’article 432-15 par les juges d’instruction de première instance et d’appel… Mais on peut aussi les combattre en s’en tenant au strict respect du texte de la loi. Il convient donc d’en appeler au Conseil constitutionnel… en espérant qu’il s’en tiendra à un examen exclusivement juridique de la QPC…
Enfin, s’il est exact que la justice n’a pas à s’effacer devant les sondages, il est républicain et démocratique que, quand elle s’introduit dans le champ politique, elle se soumette à la volonté du peuple… que traduisent les sondages.
@ Serge HIREL
Votre argument central repose sur l’idée que priver une candidate de son éligibilité est un acte « antidémocratique ».
Dans une démocratie représentative, l’État de droit est le socle qui garantit que le suffrage universel n’est pas faussé. Si la loi prévoit une peine d’inéligibilité pour des délits financiers, son application n’est pas une entrave à la démocratie, mais une condition de son intégrité. L’idée qu’un candidat, du fait de sa popularité ou de ses « ambitions personnelles », serait exempté de la loi créerait une « démocratie à deux vitesses », où le poids électoral dispenserait de la probité exigée des autres citoyens.
2. Le détournement de la fonction de la QPC
Vous présentez la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) comme un outil stratégique pour « retarder » le jugement jusqu’après l’élection.
La contre-argumentation : La QPC a été créée pour protéger les droits et libertés garantis par la Constitution, et non pour servir de manœuvre dilatoire permettant d’échapper à une condamnation pénale. Utiliser la justice comme un instrument de calendrier électoral (le « lawfare » ou la stratégie du pourrissement) est précisément ce qui nourrit la méfiance envers les institutions. Une justice qui accepterait de suspendre son cours pour ne pas « nuire » à un scrutin deviendrait, par son inertie, un acteur politique de premier plan, ce qu’elle a précisément pour mission de ne pas être.
3. La remise en cause de la légitimité des preuves
Vous qualifiez l’affaire d’« affaire montée de toutes pièces ».
Cette affirmation ignore le travail des juges d’instruction, des magistrats du parquet, puis des juges de la cour d’appel, qui se sont appuyés sur des faits, des documents comptables et des témoignages. Qualifier une enquête judiciaire de « montée de toutes pièces » par un « médiocre président » sans apporter de preuves factuelles relève du discours politique pur, mais contredit la réalité de la procédure contradictoire où la défense a eu tout le loisir de contester les pièces et d’apporter ses propres arguments.
4. Le sophisme de la « volonté des Français »
Votre argument final suggère que seuls les Français doivent décider de l’aptitude d’une candidate à diriger, et non la justice.
Si ce principe était généralisé, il n’y aurait plus aucun contrôle judiciaire sur les élus. Le droit pénal définit ce qui est licite ou illicite pour assurer le fonctionnement de la société. En disant « laissez les Français choisir », vous plaidez pour une souveraineté populaire absolue qui abolit la hiérarchie des normes. Or, la loi s’impose à tous, même à ceux qui sont portés par une majorité. Si une candidate est jugée inéligible, c’est parce qu’elle a été reconnue coupable d’avoir contrevenu aux règles de cette même société qu’elle prétend vouloir diriger.
5. La contradiction sur l’article 432-15
Vous arguez que cet article ne devrait pas s’appliquer aux institutions européennes.
La justice européenne et la justice française ont établi que le détournement de fonds, même versés par une institution internationale, constitue un détournement de fonds publics dès lors qu’il s’agit d’argent public destiné à une mission d’intérêt général. L’argument selon lequel « ce n’est pas contre la France, donc ça ne compte pas » est une interprétation restrictive que le droit pénal européen et français rejette. Les fonds européens sont de l’argent public, et leur détournement nuit à l’intérêt commun de l’Union, dont la France est membre.
Votre argumentaire tente de substituer une légitimité électorale à une légalité pénale. La faiblesse de cette position est qu’elle transforme la justice en un simple « gêneur » politique. Pour ceux qui défendent l’État de droit, la justice n’est pas là pour « nuire à la démocratie », mais pour protéger le système démocratique contre les abus de ceux qui aspirent à le diriger.
En somme, votre texte suppose que la justice doit s’effacer devant le sondage. Or, la force de la démocratie réside dans l’idée qu’aucune figure, aussi dominante soit-elle, n’est au-dessus des règles fixées.
À en croire les divers commentaires publiés sur ce blog et les interventions à la radio ou sur des plateaux TV de quelques hauts magistrats en fonction, le combat fait rage entre les « marinistes » et les « antimarinistes » sur le point de savoir si, dans sa situation juridique actuelle, elle est « présumée innocente » ou « condamnée, mais en suspension ». La corporation se divise, les hermines se déchirent… Laissons-les à leurs désaccords, en remarquant toutefois que ceux qui la disent « suspendue » ont plutôt l’intention de la pendre…
Le seul examen de cet imbroglio qui vaille est de nature politique. Marine Le Pen devra-t-elle, oui ou non, faire campagne sous la menace d’une épée de Damoclès qui la frapperait avant le début d’avril et l’ouverture de la campagne officielle ? En plus clair, la justice a-t-elle décidé, oui ou non, de quitter le champ politique qu’elle a gravement investi en 2017 en désarçonnant François Fillon, alors, lui aussi, le favori de la course à l’Élysée ?
Bien que l’arrêt de la cour d’appel ait pu faire espérer ce retrait, il est aujourd’hui évident qu’il n’en est rien. Il est assez inhabituel, pour ne pas dire rarissime, voire inédit, que la Cour de cassation se fende d’un communiqué de presse concernant un recours avant même son dépôt et que, par deux fois – en février dernier et ce jeudi -, le procureur général de l’institution se précipite à la radio pour annoncer, de plus, que la « présumée innocente » allait bénéficier d’un « traitement de faveur »… qui pourrait l’abattre sur les marches de l’Élysée.
De grâce, pour notre démocratie, que la justice admette que MLP lui a échappé en profitant d’une faille dans son parcours judiciaire – la réduction de sa condamnation à l’inéligibilité – qui lui a permis de se présenter dans les mêmes conditions que les autres candidats.
De grâce, qu’elle accepte d’en faire une justiciable traitée comme les autres, qui a parfaitement le droit de se défendre d’une décision rapide de la Cour de cassation qui pourrait être fatale à ses ambitions personnelles et de tenter de retarder l’application du jugement d’appel bien au-delà du scrutin présidentiel. Pour cela, il lui suffira, en fin d’automne, de déposer une ou deux QPC, en particulier sur l’article 432-15, principal outil de l’accusation – il ne concerne que les crimes et délits commis « contre la nation », et non contre une institution internationale, tel le Parlement européen – qui, si elles étaient rejetées par la Cour de cassation ou examinées un peu trop rapidement par celle-ci, puis par le Conseil constitutionnel – l’une et l’autre ont trois mois pour statuer -, apporteraient aux Français la preuve que la justice et le pouvoir en place entendent les priver de la candidate qui domine tous les sondages.
De grâce, que la justice se rende compte que ce combat politique n’est pas le sien, qu’il aggrave la méfiance envers elle, qu’elle a suffisamment de travail pour dire et appliquer le droit – si possible avec fermeté – pour ne pas prendre le temps de nuire à la démocratie.
Bref, que la justice laisse aux Français le droit de choisir ou non Marine Le Pen comme présidente de la République. S’ils l’estiment inapte à cette fonction en raison de l’affaire des attachés parlementaires européens, montée de toutes pièces par un médiocre président socialiste d’une institution sans beaucoup de pouvoir, ils sauront le lui signifier.
P.-S. : Je remercie Ciceron pour sa leçon de droit pour étudiants en première année, tout en remarquant qu’il est en partie contredit par deux très hauts magistrats, Rémy Heitz et Marie-Suzanne Le Quéau. En retour, je suis prêt à lui prodiguer quelques conseils en matière de vulgarisation du jargon judiciaire…
@ Ciceron
Marine Le Pen présumée innocente ou non ?
« »Il n’y a pas de discussion là-dessus. Marine Le Pen est à nouveau présumée innocente », a déclaré la procureure générale près la cour d’appel de Paris, Marie-Suzanne Le Quéau, sur TF1 mercredi. L’élue RN « est condamnée par la cour d’appel mais en raison de ce pourvoi, elle n’est pas condamnée définitivement, et donc elle est toujours présumée innocente tant que la décision n’est pas définitive », a détaillé jeudi, sur France Inter, Rémy Heitz, le procureur général près la Cour de cassation. »
https://www.franceinfo.fr/politique/front-national/affaire-des-assistants-fn-au-parlement-europeen/vrai-ou-faux-condamnee-en-appel-marine-le-pen-est-elle-presumee-innocente-apres-son-pourvoi-en-cassation_8099321.html
@ duvent le 10 juillet 2026
Je vous invite à lire ce qu’en pense Benjamin Morel :
https://www.marianne.net/agora/entretiens-et-debats/benjamin-morel-marine-le-pen-n-est-pas-certaine-de-pouvoir-faire-normalement-campagne-jusqu-au-bout?
@ Robert
« Et donc, madame Le Pen serait alors contrainte, selon la diligence du juge d’application des
peines, de perdre sa liberté de déplacement et de terminer sa campagne présidentielle avec un bracelet à la cheville, si toutefois le Conseil constitutionnel l’inclut préalablement dans la liste des candidats agréés… »
Trouvez-vous qu’un bracelet à la cheville soit plus ou moins problématique ?
Si oui, en quoi réside la problématique ?
S’agit-il d’une question esthétique ou plutôt mécanique ?
Quel est le poids de ce bracelet ?
Quelles sont ses dimensions ?
Va-t-il s’assortir convenablement avec les chaussures ?
Est-il recommandé de prévoir d’ores et déjà une paire d’escarpins ?
Croyez-vous que les juges de la CC seront capables de saisir l’importance de l’apparence ?
N’y a-t-il pas un risque majeur de discrimination ?
Est-ce que l’image sera plus abîmée par ledit bracelet ou pour les raisons qui ont conduit à son attribution ?
Ces quelques questions visent à recueillir des réponses qui pourraient éclairer la populace profane…
Il va de soi qu’en matière de politique, noyer le poisson est un exercice très délicat, seuls ceux qui ont une certaine souplesse d’échine, et une faculté de dissociation parfaite, peuvent soutenir que ”le peuple jugera”…
Quand il l’aura fait, être ou ne pas être sera tout à fait inintéressant…
Les margoulins ont de beaux jours devant eux, puisque la crainte empêche de se questionner proprement, que les réponses viennent avant les questions, que les questions deviennent incongrues, que les timorés se croient mesurés, que les imbéciles s’imaginent Chrysostome, que la vérité n’est pas recherchée, et que pour ainsi dire, il y a de la tendresse à prendre les gens pour des cons ! Et la tendresse n’a pas d’ennemi connu… dans un bord*!
Ciceron procède ce 10 juillet 2026 à un certain nombre de rappels des dispositions du droit concernant l’état du dossier de madame Le Pen.
Ceci étant, j’ai mal ressenti l’intervention télévisée de monsieur Rémy Heitz.
De fait, elle est une menace claire vis-à-vis de madame Le Pen en affirmant que tout sera fait pour que la Cour de cassation rende sa décision avant le premier tour de la présidentielle. Car, de facto, si la Cour de cass confirme en droit la qualification des infractions qui lui ont valu condamnation en première instance et en appel, alors celle-ci reprendra ses effets dans les semaines précédant immédiatement ce premier tour.
Et donc, madame Le Pen serait alors contrainte, selon la diligence du juge d’application des peines, de perdre sa liberté de déplacement et de terminer sa campagne présidentielle avec un bracelet à la cheville, si toutefois le Conseil constitutionnel l’inclut préalablement dans la liste des candidats agréés…
Le procureur général près la Cour de cassation ne s’est aucunement engagé sur une date de rendu de la décision, reconnaissant que la durée de la procédure sera en grande partie liée à l’action de la défense. Mais il a affirmé que la Cour s’est organisée pour tenir ces délais.
Où l’on constate que toutes ces interventions sont éminemment politiques sous couvert de l’énonciation de rappels du droit. La question reste de savoir si madame Le Pen se retrouvera ou pas dans la situation de monsieur Fillon en 2017, d’autant qu’il sera encore inéligible en 2027 !
@ Serge HIREL 09/07/2026
La Cour de cassation ne va pas à nouveau juger MLP et décider si, oui ou non, elle est coupable des faits dont elle est accusée, mais elle va uniquement se prononcer sur la conformité de la décision de la cour d’appel avec le droit en vigueur.
Sa décision n’innocentera donc nullement MLP des faits qui lui sont reprochés, mais pourra éventuellement avoir pour conséquence de la renvoyer à nouveau devant la cour d’appel pour un nouveau procès.
Pour l’heure, le jugement est donc simplement suspendu. La réalité est bel et bien que MLP fera campagne avec le risque que, d’ici au terme de celle-ci, sa condamnation soit définitivement confirmée ou qu’elle soit contrainte d’affronter un nouveau procès, ce qui lui permettrait alors éventuellement, compte tenu des délais et si les cieux électoraux lui sont enfin favorables, de bénéficier d’une immunité présidentielle. C’est un pari audacieux pour elle, certes, mais aussi pour le pays.
Il semble se trouver ici des personnes qui ne sont pas gênées par les faits qui sont reprochés.
Elles ne doivent pas, dans leur vie, s’encombrer de scrupules, mais quoi de plus normal ?
Les scrupules ne viennent pas à ceux qui ont fait un fonds de commerce d’une nation…
Pourquoi ne pas mettre les doigts dans le pot de miel, et pourquoi ne pas s’en mettre jusque-là ? Et pourquoi s’em*erder avec des citoyens vampirisés et exsangues ?
Il est de bon aloi de marcher sur le dos des faibles, il est drôle de les tenir sous la botte, et c’est délicieux de pondre toutes les semaines un texte sur le contrôle des trottoirs roulants, de la m*rde dans les turbines, de la santé des chauves-souris et du chignon de mémé…
Pendant ce temps, le prytanée roupille et pète dans sa graisse. Heureux temps où la honte s’en est allée, temps béni où celui qui faute parle haut et fort de sa faute, qui peut parfaitement s’expliquer et même disparaître…
Les hommes de peu de foi, sans feu ni lieu, donnent le « la », et rien n’éveillera la conscience, car désormais elle siège dans la panse ventrue de la goulue ; il lui suffit d’être pleine… on sait de quoi !
@ Serge HIREL
L’affirmation que vous présentez contient des imprécisions juridiques majeures quant aux effets du pourvoi en cassation sur le statut de présomption d’innocence.
Voici les nuances essentielles pour comprendre la situation :
1. La présomption d’innocence n’est pas « rendue » par le pourvoi
La présomption d’innocence est un principe fondamental qui s’applique durant toute l’instruction et le procès. Lorsqu’une cour d’appel rend un arrêt de condamnation, cette présomption tombe, car la culpabilité a été établie par une juridiction du fond.
Le pourvoi en cassation a un effet suspensif sur l’exécution des peines (le condamné n’est pas incarcéré immédiatement si la peine n’est pas exécutive, et les peines d’inéligibilité ne s’appliquent pas tant que la décision n’est pas définitive). Cependant, il n’efface pas la décision de la cour d’appel et ne rétablit pas le statut de présumé innocent. La décision d’appel demeure l’expression de la vérité judiciaire tant qu’elle n’est pas cassée.
2. Ce que fait (et ne fait pas) la Cour de cassation
La Cour de cassation n’est pas un troisième degré de juridiction. Elle ne rejugera pas les faits (elle ne déterminera pas si Marine Le Pen a « commis les faits » ou non). Elle vérifie uniquement si la cour d’appel a correctement appliqué le droit.
Si la Cour rejette le pourvoi : La condamnation devient définitive (« force de chose jugée »).
Si la Cour casse l’arrêt : La décision est annulée (partiellement ou totalement), et l’affaire est renvoyée devant une autre cour d’appel pour être rejugée. C’est uniquement dans ce cas de figure que la question de la culpabilité est à nouveau ouverte.
3. « Vérité judiciaire » et réalité
Il est juridiquement incorrect de dire que le pourvoi « entraîne ipso facto que la vérité judiciaire n’est pas établie ». Au contraire :
la condamnation en appel constitue, à l’heure actuelle, la vérité judiciaire établie.
Le pourvoi est une voie de recours extraordinaire qui permet de contester la régularité juridique de cette condamnation, mais il ne suspend pas le caractère établi du jugement sur le fond.
En résumé : l’affirmation selon laquelle le pourvoi « rend » son statut de présumée innocente est inexacte. Marine Le Pen est une personne condamnée en appel dont l’exécution de la peine est suspendue par le recours en cassation. Elle ne retrouve pas le statut juridique d’une personne n’ayant jamais été jugée coupable.
@ Tipaza 09/07/2026
Je vous rassure tout d’abord, Tipaza, sur l’état de mon cerveau. Malgré les conditions climatiques exceptionnelles, aucun voyant rouge ne s’est encore allumé. Il semble donc, pour l’instant, tenir le choc thermique et être en parfait état de fonctionnement.
Pour le reste, vous invoquez les us et coutumes qui régissent en France le reversement par les parlementaires de tout ou partie de leurs indemnités à leur parti, pratiques d’ailleurs très différentes d’un parti à un autre, laissées à leur bon vouloir et qui ne sont nullement inscrites dans le marbre constitutionnel.
Ce qui est en cause dans le cas qui nous intéresse, c’est la mise en place d’un système organisé, entre 2004 et 2016, d’emplois fictifs rémunérés avec des fonds destinés aux assistants parlementaires européens et non au renflouement ou au financement des activités nationales d’un parti.
MLP a d’ailleurs habilement reconnu, avant l’appel, que ces dotations avaient bien été finalement détournées de leur affectation normale mais s’est empressée de préciser que c’était « de bonne foi », en raison du flou de la législation en la matière. En regard de sa formation de juriste et en vieille routière de la politique qu’elle est, nul doute à avoir quant à sa bonne foi sur ce point. Pour simplifier : « j’ai bien commis une erreur, mais en totale méconnaissance de cause, donc je ne suis pas fautive ».
Il est bon de rappeler que, dans ce même dossier, une prévenue s’est désistée le 22/10/2025, rendant à son égard la décision de première instance définitive, manière par là-même d’accepter la condamnation infligée et de reconnaître la réalité de la culpabilité.
Que Marine Le Pen soit jugée coupable ou innocente, cela n’intéresse pas les Français.
Marine Le Pen s’est relevée du débat de 2017 face à un adversaire qui a ruiné le pays, et cela, c’est très fort et signe d’espérance pour beaucoup. MLP a prouvé qu’on peut se relever des pires humiliations. Respect à elle.
À présent, on nous dit : « L’équipe du RN n’a pas d’expérience de cabinets ministériels, de l’action publique. »
Qui dit cela ? Ceux qui veulent garder les privilèges et ont ruiné le pays. Plus ils parleront, plus Marine Le Pen engendrera des votes de rejet pour l’adversaire du deuxième tour, mais également des votes d’adhésion pour le premier tour.
Au point où les zélites ont mis ce pays, dans lequel on ne peut plus sortir en sécurité, voir des voilées, se faire faire des queues de poisson par de la racaille en Golf noire qui jette les sacs de MacDo (halal, vraisemblablement) sur la route, qui te traite de raciste quand tu ne fais pas allégeance et ne laisse pas la priorité aux caisses de supermarchés ou d’allocations familiales et sociales… Pensez-vous que le citoyen va se dire : « Marine Le Pen a triché, je vais voter pour les potes à Bruno Le Maire et Xavier Bertrand (Mélenchon en fait partie) pour que la chienlit et la dépossession du pays continuent ? »
Ben voyons.
@ Achille le 9 juillet 2026
« Je propose que Nicolas Sarkozy lui passe son bracelet : état neuf, il a très peu servi ! »
Entièrement d’accord, même que la passation du bracelet pourrait se faire au Fouquet’s, ce palace légendaire réputé pour recevoir des présidents délinquants inculpés ; bémol : MLP récolterait un bracelet d’occasion. Cépazuste !
@ Michel Deluré le 8 juillet 2026
« Mais, sur le fond, il ne faudrait cependant pas oublier que cet arrêt ne modifie nullement l’essentiel, qui est la vérité, à savoir qu’il est confirmé que MLP est toujours condamnée pour des faits qui ont bien été commis »
Ce qui est « confirmé » est, non une « vérité », mais une réalité : la condamnation en appel de Marine Le Pen… déjà effacée par son pourvoi en cassation. Quant à la « vérité », que vous affirmez avoir été établie, à savoir que Marine Le Pen a bien commis les faits pour lesquels elle a été par deux fois condamnée, elle n’est, au mieux, que la vérité judiciaire… ou, plus exactement, l’a été, le pourvoi en cassation de MLP ayant pour effet immédiat de lui rendre son statut de « présumée innocente », ce qui entraîne ipso facto que la « vérité judiciaire » n’est pas établie.
À noter que MLP ne conteste pas que, sous son autorité, le RN, à l’époque où il s’appelait FN, a employé, pour effectuer des tâches « nationales », voire partisanes, des attachés parlementaires des députés européens de son parti, rémunérés par le Parlement européen. Ce qu’elle conteste, c’est que cela soit un délit et que l’article 432-15 du Code pénal soit le fondement des poursuites engagées contre elle et son parti.
D’une part, l’accusation n’a toujours pas apporté une preuve formelle que cela soit un délit. Non seulement le règlement intérieur du Parlement européen est extrêmement flou quant aux tâches permises à ces attachés parlementaires, mais le simple bon sens dit aussi qu’il n’est guère sérieux de vouloir séparer leurs activités « nationales » et partisanes de leur besogne « européenne ».
D’autre part, la défense estime que l’article 432-15, qui punit « les crimes et délits contre la nation », ne peut pas être utilisé dans cette affaire, la « victime » étant une institution internationale. Elle ne va pas jusqu’à rejeter la compétence des tribunaux français… mais, après tout, pourrait le faire, l’Union européenne possédant sa Cour de justice, la CJUE. Celle-ci, il est vrai, qui veille au respect des règles européennes, ne dispose pas d’un code pénal, l’UE n’étant pas – fort heureusement – un État souverain…
Si j’ai bien compris, MLP, à un passant qui lui rappelait ses déclarations passées sur le fait de faire campagne quand on a volé de l’argent public, a répondu qu’elle irait en cassation pour, sous-entendu, dire qu’elle était innocente.
SAUF ! Je ne suis pas juriste, mais un intervenant qualifié a rappelé que la condamnation est bien effective. Son pourvoi porterait sur l’examen d’un vice de forme ou de procédure. Bref, elle est bien coupable des faits reprochés.
Qui vivra verra, mais ce n’est pas joli, joli. Et puis, quand le gros de ses troupes, issues des classes populaires ou de frustrés, s’apercevra qu’elle a enfumé son électorat, qui y croyait à fond, bien sûr — « La seule qu’on n’a pas essayée » —, quelle sera la pirouette ?
Il y a une chose que je ne capte pas très bien chez le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz. Pourquoi s’est-il empressé d’aller sur la matinale de France Inter, le 9 juillet, en expliquant que la décision finale serait rendue « par une collégialité » de dix magistrats et que la décision de la Cour de cassation serait rendue avant le premier tour du scrutin, le 18 avril 2027 ?
OK, je sais que la Cour de cassation ne rejuge pas l’affaire, elle vérifie seulement que la loi a bien été appliquée. Mais que se passerait-il si la confirmation de la condamnation en appel était maintenue et que l’on obligeait Marine Le Pen à porter un bracelet électronique pendant les derniers jours ou les dernières semaines de campagne restant à courir avant le 18 avril prochain ?
On peut voir d’ici qu’un piège pourrait lui être tendu pendant sa campagne. Ça ressemble à un sacré piège. La cour d’appel lui laisse la fenêtre ouverte et la Cour de cassation pourrait la refermer pour éviter les courants d’air ?
Dans ce type d’affaire, quelle autre porte de sortie a encore Marine Le Pen ?
Passer la main à Jordan Bardella pour continuer la campagne en son nom ; ou s’adresser à la Cour européenne des droits de l’homme pour suspendre la décision de ces trois juridictions françaises ?
Ciel, que c’est compliqué, tout ça !
Je considère, Monsieur Bilger, que vous êtes plutôt tendre avec la cour d’appel de Paris en disant d’entrée : « Marine Le Pen a bénéficié en appel d’une décision qui tranche ostensiblement avec le jugement rendu en première instance. Celui-ci, invoquant l’ordre public démocratique, avait estimé de son devoir de lui interdire, avec exécution provisoire, une nouvelle candidature à l’élection présidentielle. La juridiction d’appel ne pouvait laisser passer une telle énormité sans réagir. »
Je rejoins aussi les analyses de Serge Hirel des 7 et 8 juillet 2026, comme celle de Marc Ghinsberg du 8 juillet 2026.
Il convient certes de rester prudent quant à nos avis. Il n’en reste pas moins que l’arrêt rendu par la cour d’appel est tout aussi politique que la condamnation de Mme Le Pen en première instance, du fait même qu’elle a veillé à gommer les arguments développés sur les risques futurs en matière d’ordre public en cas d’accès à la fonction suprême et, surtout, à se conformer aux recommandations du Conseil constitutionnel formulées l’avant-veille du jugement initial.
L’on se doit d’observer que la juridiction d’appel a confirmé la qualification des infractions retenues en première instance tout en réduisant le quantum des peines pour la plupart des accusés. Elle ne pouvait se permettre d’aller plus loin, sauf à désavouer le tribunal judiciaire de Paris et donc ses éminents magistrats.
Quant à la précipitation de Mme Le Pen à se déclarer candidate sur les ondes de TF1 après avoir évoqué son pourvoi en cassation (a priori avant même qu’il ne soit déposé par ses avocats), elle visait, à mon sens, à priver le parquet général de la cour d’appel de toute possibilité de pourvoi, car alors la condamnation de première instance aurait de nouveau été applicable de plein droit.
À cette précipitation de Mme Le Pen répond aussi celle de la Cour de cassation, qui semble vouloir rendre sa décision en avril 2027, donc à la veille du scrutin présidentiel, décision, elle aussi, éminemment politique.
Le climat ainsi instauré, tant de la part de la candidate déclarée que des trois échelons judiciaires, ne me semble donc pas de nature à pacifier le déroulement de l’élection présidentielle de 2027 et de la campagne qui la précédera.
@ Michel Deluré le 8 juillet 2026
« Mais, sur le fond, il ne faudrait cependant pas oublier que cet arrêt ne modifie nullement l’essentiel, qui est la vérité, à savoir qu’il est confirmé que MLP est toujours condamnée pour des faits qui ont bien été été commis »
Cher collègue,
Vous êtes autorisé à être anti-Le Pen, anti-RN, anti-droite nationale, tout ça quoi.
Mais sur ce blog vous n’êtes pas autorisé à oublier que vous avez un cerveau, et à reprendre la pensée bien-pensante la plus moutonnière, la plus con-venue, au sujet de ce procès.
Il est une règle en France et aussi dans tous les pays, que les membres d’un parti reversent à leur organisation une partie ou la totalité des indemnités reçues au titre de leur mandat.
L’argument étant que c’est le parti qui leur a permis d’être élu, et qu’il faut en retour faire vivre le parti.
Sur ce lien assez bien fait, vous avez des précisions.
https://www.ouest-france.fr/elections/legislatives/les-partis-demandent-aussi-a-leurs-elus-de-cotiser-3e6473e6-ca45-11ec-b8a9-1798a8f27ac1
Pourquoi ce qui est normal en France, et dans d’autres pays, nationalement, ne le serait pas dans le cadre de l’UE et surtout ne serait pas valide pour le RN ?
Là est le sophisme, pour être poli, parce que ça relève plutôt de la supercherie et de ces petits caractères minuscules qu’on ne lit jamais dans un contrat et qu’on nous rappelle lorsque l’autre partie refuse de tenir ses engagements.
Nous vivons en ce moment une situation totalement ubuesque.
– Nicolas Sarkozy s’est vu condamné à porter un bracelet électronique après avoir effectué son mandat.
– Marine Le Pen va devoir porter un bracelet électronique avant d’effectuer le sien (en supposant, bien sûr, qu’elle soit élue).
Je propose que Nicolas Sarkozy lui passe son bracelet : état neuf, il a très peu servi ! 😊
@ Ellen le 9 juillet 2026
« C’est ça la France d’aujourd’hui, un bord*l général !
Une propriétaire a attendu que les squatteurs de sa maison partent en vacances pour vider et récupérer sa maison, mais la justice lui a donné tort et elle risque la prison. »
« En même temps », dans notre quotidien, on apprend que le lycéen qui a poignardé une enseignante est libre, déclaré irresponsable.
Ben voyons !
Le pourvoi en cassation de MLP a provoqué un tsunami – en français un raz-de-marée, et même un ras la casquette – de questions plus ou moins pertinentes, certaines stupides à force de se vouloir trop intelligentes.
Chaque commentateur y va de son analyse, plus ou moins alambiquée.
Au final, j’ai retenu que MLP avait surtout gagné du temps grâce à son pourvoi.
Avec la naïveté qui me caractérise, je me dis que le temps étant de l’argent, MLP risque d’être condamnée avec des circonstances aggravantes pour avoir gagné de l’argent sur un procès où on lui reprochait d’avoir détourné de l’argent.
Vous suivez ?
Bon, considérant que sa condamnation relève du sophisme le plus grossier, comme je l’ai expliqué dans un commentaire précédent, je voulais montrer qu’au jeu du sophisme, il n’y a pas que les magistrats qui savent jouer.
C’est ça la France d’aujourd’hui, un bord*l général !
Une propriétaire a attendu que les squatteurs de sa maison partent en vacances pour vider et récupérer sa maison, mais la justice lui a donné tort et elle risque la prison.
https://www.msn.com/fr-fr/lifestyle/shopping/les-squatteurs-de-sa-maison-partent-en-vacances-l-%C3%A9t%C3%A9-la-propri%C3%A9taire-en-profite-pour-la-vider-mais-risque-d%C3%A9sormais-la-prison/ar-AA1oUFJS?ocid=winp2fp&cvid=6a4f402539d445f3a7f1c4304a6847d5&ei=19&cvpid=6a4f403db2b54c0c8e507e0f38182c59
Aucun politique ne s’est occupé depuis cinq décennies de changer cette loi imbécile.
Vite, ça urge !!
Rien que pour l’énervement, je voterai RN. Nananèèère ! J’ai mes mains pleines de doigts d’honneur, ça tombe à pic, y en aura pour tout le monde et l’immonde : pour ces guignols macroniens islamos-gauchistes du Conseil « prostitutionnel », des c*ls tendus soumis collabos, des « doigts dans l’homme », ligue ouaciste anti-Blancs, du conseil des « tas », gros tas de m… bouffis, repus aux triples mentons sur bedaine XXXL, à toute la smala islamo-facho-gauchiste des racaillistans arabo-africains qui poussent comme des champignons vénéneux dans tout le pays, et leurs complices traîtres à la (Allah) France : PS, PCF, EELV, escrolos mafieux, et les fachos nazislamistes LFI HamaSS du FUHRER Adolf von Mélenchon.
Gymnastique matinale digitale qui soulage mon arthrose ; nous avons toujours le portrait du vrai patriote pur et dur, blanc de souche, qui faisait honneur à la France : Jean-Marie Le Pen, du FN, un colosse breton qui savait humilier toutes ces racailles de gauche dégénérées, dépravées, détraquées socialement, sexuellement, qui se vantaient, il y a peu, devant le monde entier, d’avoir un Premier ministre LGBT au gouvernement, la honte absolue.
Pour quelle(s) raison(s) la Cour de cassation a-t-elle pondu un communiqué de presse moins de vingt-quatre heures après la condamnation en appel de Marine Le Pen ? Le fait est rarissime, voire inédit. À première vue, le contenu de celui-ci, rendu sibyllin par l’emploi du conditionnel, laisse supposer que l’institution est bien décidée à intervenir au beau milieu d’une campagne électorale majeure pour l’avenir de la France, et même à la veille de l’ouverture de la campagne officielle.
Si telle est son intention, l’intrusion du judiciaire dans le champ politique n’aura jamais été aussi limpide… et les Français, qui se souviennent comme si c’était hier du sort de François Fillon, épinglé par le PNF sur la foi d’un article de presse alors qu’il était le candidat le mieux placé pour accéder à l’Élysée en 2017, n’admettront pas un remake de ce scandale. La justice, déjà très critiquée, ne s’en relèverait pas. On peut être certain que ce n’est pas cela que cherche la Cour de cassation en semblant se positionner à nouveau en arbitre des élégances de la campagne électorale.
On se souvient aussi qu’en février dernier, sur RMC, dans le souci d’apaiser les tensions entre la justice et le pouvoir politique, Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation, avait estimé que, si la décision d’appel était connue en juin, celle-ci pourrait rendre son verdict fin 2026 ou au tout début de 2027. Ce qui, à ses yeux, aurait permis à MLP, si son recours était retenu, de se présenter et de faire une campagne présidentielle de plus de trois mois dans des conditions normales.
La vie politique, de plus en plus violente et imprévisible, a bouleversé la durée de cette campagne, désormais déjà entamée, Marine Le Pen ayant pris de vitesse tout le monde en proclamant sa candidature officielle moins de six heures après le prononcé du verdict la condamnant à nouveau, mais lui permettant de se présenter sans craindre vraiment d’être abattue en plein vol par la Cour de cassation. Il lui suffira de placer quelques obstacles de procédure sur le chemin du président de la chambre criminelle pour l’obliger à retarder sa décision au-delà du scrutin présidentiel… ou à la taire pendant au moins cinq ans si elle est élue à l’Élysée.
C’est peut-être là que se trouve l’explication de ce communiqué de la Cour de cassation, apparemment inquiétant. Sur TF1, Marine Le Pen a non seulement annoncé fièrement sa candidature, mais a aussi affirmé, sur le ton de la certitude absolue, qu’elle ne porterait pas de bracelet électronique durant la campagne… et ce, avant même que son recours soit déposé. Cette arrogance peut ne pas avoir plu à ces hauts magistrats, qui, pour tenter de relever le gant, ont tenu à rappeler qu’ils étaient les maîtres des horloges.
Ce qui est plus qu’incertain dans ce dossier, dont la temporalité percute celle de l’événement politique le plus important, depuis au moins 1981, de la vie politique française : l’élection présidentielle des 18 avril et 2 mai prochains. Élection lors de laquelle il leur sera impossible de priver les Français de la candidate aujourd’hui la mieux placée, sauf à risquer l’opprobre national.
@ Michel Deluré le 8 juillet 2026
Le seul cas où je pourrais voter MLP au second tour, c’est si elle était opposée à J-L Mélenchon.
Entre deux maux il faut choisir le moindre. Mais ce ne sera pas de gaîté de cœur. 🙁
Franchement, je dis bravo à Marine Le Pen !
Il ne faut quand même pas oublier une chose : cette femme est avocate. Elle connaît le droit, elle sait se défendre et elle sait parfaitement ce qu’elle fait.
Et surtout, il faut bien reconnaître que depuis des années, on lui met sans cesse des bâtons dans les roues. Malgré les obstacles, les attaques et les difficultés, elle est toujours là, debout, avec une détermination exemplaire. Elle ne baisse pas les bras, elle continue d’avancer et de se battre pour ses convictions.
Là où beaucoup pensaient qu’elle était coincée, elle a encore réussi à surprendre tout le monde. Pour moi, ce qu’elle vient de faire est un véritable coup de maître ! Elle montre une fois de plus son intelligence, sa force de caractère et son sens de la stratégie.
Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, qu’on partage ou non ses idées, il faut reconnaître sa persévérance et sa détermination.
Personnellement, elle mérite toute mon admiration. Bravo Madame Marine Le Pen !
@ Achille 07/07/2026
« …peut me chaut dans la mesure où je ne voterai pas pour le candidat RN au premier tour. »
Devrions-nous en déduire qu’au second tour, en cas de présence à nouveau du candidat RN, vous pourriez alors, en fonction de la configuration politique présente, succomber à la tentation, non pas de Venise, mais du RN ?
Mme Le Pen, le peuple demande que vous appliquiez ce programme :
Supprimer le Conseil constitutionnel, le Conseil d’État, le Conseil de l’Europe, etc. : tous ces mammouths gauchistes qui dressent des obstacles à toute tentative nécessaire pour redresser le pays.
Supprimer la LDH, le Défenseur des droits, la Halde, SOS Racisme (anti-Blancs), qui ne font que de la politique gauchiste, immigrationniste, raciste anti-Blancs.
Parquer les OQTF que l’Algérie refuse de reprendre dans des îles ; nous en avons de nombreuses qui ne servent à rien, et intimer fermement à cette Algérie de délinquants mafieux au pouvoir de Tebboune qu’ils seront tenus responsables de leur état de santé. Ils nous les ont envoyés, qu’ils les reprennent. La France n’est pas une poubelle à racailles algériennes.
Virer les squatteurs manu militari le jour même, ces ordures protégées par le préfet et la justice gauchiste macronienne.
Incarcérer les députés LFI qui propagent la haine, les menaces, le chantage et encouragent les terroristes palestiniens, voire dissoudre ce parti hyper dangereux de cassos attardés mentaux, députés racailles anti-France, racistes anti-Blancs, aux propos nazis, antisémites, anti-Juifs.
Arrêter de mettre aux Finances des bandits d’extrême gauche LFI, tel ce honteux Coquerel, qui passe plus de temps à faire de l’anti-RN et du pro-terrorisme palestinien qu’à compter les sous de la Nation.
Voilà une première étape facile à mettre en œuvre et, si la rue, gauchiste bien entendu, proteste, casse, incendie, frapper très fort, sans pitié.
En êtes-vous capable, Marine Le Pen ?
Bien sûr qu’elle allait y aller ! C’est pour elle l’ultime espoir de réussir à être élue. Elle y est allée et elle se servira à fond du fait qu’on aura tout fait pour l’en empêcher ; elle instrumentalisera son martyre. Mais elle y est, maintenant !
Elle n’aurait jamais laissé sa place à personne d’autre qu’elle-même. Entreprise familiale des Le Pen, la succession se fera dans la famille.
Jordy ? Un prête-nom qui lui devra tout, et elle n’aurait jamais pris quelqu’un d’autre qui, l’appétit venant en mangeant, se serait, au mieux, approprié la PME, au pire l’aurait déglinguée.
Le scénario idéal est en place… Le plus dur, c’est la première marche, mais, au fond, je pense qu’elle n’en a cure. Ce qui compte, c’est la prospérité héritée de la boutique familiale. Jordy à l’Élysée ? Même pas en rêve ! En majordome il sera, la voix de sa maîtresse ; tout le reste n’est que balivernes.
Elle n’a jamais été en aussi bonne posture. Elle se victimisera avec juste ce qu’il faut pour ne pas pleurnicher et prouver ainsi qu’elle est capable de se sortir de tous les pièges tendus. Sacrée MLP !
Pour le reste, elle gérera un pays en déficit, et c’est aussi la meilleure des postures : la faute à tous les autres. Elle a un programme économique désastreux, mais, au fond, ce n’est pas son pognon et, puis, elle nous dira aussi que ce ne peut pas être pire qu’avant. D’ailleurs, elle s’arrangerait pour être moins pire.
I have a dream :
J’ai rêvé que Marine Le Pen, présidente en 2027, était allée fêter sa victoire au Fouquet’s, boulets de bagnarde aux mollets, chaînes de galérienne autour du cou, signant des autographes aux milliers de fans venus se prendre en selfie avec la nouvelle star : une femme blanche, blonde, patriote, de droite, qui nous change de ces couleurs marron et noires polluantes qui enlaidissaient le paysage de la vraie France, pure et belle, d’avant l’invasion d’espèces étranges, violentes, haineuses, parasites, pilleuses d’allocs, qui ont plongé le pays dans un bourbier infect, malodorant.
Bardella et sa dulcinée à Matignon, ça aurait une certaine allure.
Mais, pour être à la page, un couple homme/femme ? Vous n’y pensez pas. La mode, c’est plutôt un jeune Premier ministre et son compagnon qui fait la navette avec l’Élysée.
Tous ceux qui ont plombé le pays en le laissant s’arabiser cherchent un candidat unique contre le RN. Le ticket Le Pen/Bardella ne pouvait pas rêver meilleur apporteur de voix.
Ils n’ont vraiment rien compris, nos anciens gouvernants.
C’est un peu comme si Domenech allait donner des conseils à Deschamps. Mieux vaut en rire qu’en pleurer.
Cet arrêt en appel est tout aussi politique que l’était le précédent jugement, puisqu’il a savamment prévu, pour la justiciable, par rapport aux précédentes sanctions, quelques subtils aménagements de circonstance pour laisser à MLP quelques échappatoires, opportunités que celle-ci s’est évidemment empressée de saisir, peut-être imprudemment, pour confirmer sa candidature à la prochaine présidentielle.
Mais, sur le fond, il ne faudrait cependant pas oublier que cet arrêt ne modifie nullement l’essentiel, qui est la vérité, à savoir qu’il est confirmé que MLP est toujours condamnée pour des faits qui ont bien été été commis, ce qu’elle a d’ailleurs elle-même reconnu. C’est donc bien une candidate, par deux fois reconnue coupable, par deux instances différentes, qui va se présenter devant les électeurs.
Si cette vérité n’était pas triste, il en serait risible de constater que ceux qui n’hésitent pas à s’ériger, dans leurs programmes et leurs discours, en garants de certaines valeurs sont prêts, eux, à les fouler aux pieds sans vergogne.
MLP n’a cessé de répéter que c’était au peuple français de décider de son sort. Pour les faits qui lui sont reprochés, non, c’était à la justice, et à elle seule, de se prononcer. La situation de candidate potentielle à l’élection présidentielle ne confère nullement, que je sache, une quelconque immunité à un prétendant à cette charge. Elle est une citoyenne comme une autre. En revanche, là où le peuple français est apte à juger MLP, sur un plan cette fois politique et non plus judiciaire, c’est bien sur sa capacité et sa probité à diriger le pays dans le contexte actuel.
Les rares macronistes sidérés par le bilan au-delà du médiocre laissé par le président de la com’, l’homme aux lunettes qui ne voit plus clair depuis longtemps, vont goûter aux délices de la lepénite aiguë pendant les mois à venir.
Beaucoup pensaient pouvoir se farcir le Jordan, que d’aucuns accusent de n’être qu’une savonnette, mais non, ils auront affaire à la vieille carne qui ne fond pas sous la dent…
Finalement, Marine me fait penser à Mitterrand qui avait été battu en 1965 puis en 1974 avant d’être élu en 1981.
Un personnage qui avait commencé à roder ses soupapes dans les années 1950 !
Qui avait fait croire qu’il était de gauche alors que ses convictions (?) le portaient à droite ou, tout simplement, vers son moi, dont il se délectait !
Marine Le Pen fait, elle, semblant d’être à droite, tout l’inverse donc de FM, quand toute sa faconde montre son gauchisme (« l’islam est compatible avec la République », la retraite à 60 ans, faire payer les riches, etc.).
Malgré ses erreurs, malgré sa fausseté, malgré son impréparation chronique et sa méchanceté (une qualité ?), MLP risque d’être élue pour son opiniâtreté, mais surtout grâce à la médiocrité de ses opposants (qui veut vraiment le petit Attal et l’insignifiant Philippe ?).
Restent néanmoins d’autres candidats de droite (Zemmour/Knafo et Retailleau), valeureux et sans casseroles, qui pourraient entamer sa course vers la victoire.
Mais je n’y crois pas, tant les Français voudront passer à la Javel les saletés qui nous encombrent.
@ Achille le 8 juillet
« Flirter avec une princesse étrangère est un brin contradictoire avec ses idées ».
Achille,
Ici l’Élysée, cellule du respect dû aux volontés du bien-aimé Président, brigade des réprimandes aux macroniens déviants.
Le flirt de Bardella est « européen » et donc bienvenu. Tenez-vous-le pour dit.
En cas de récidive, votre ligne vous permettant d’accéder aux éléments de langage sera coupée.
Signé : illisible (pour des raisons de sécurité du cabinet noir).
@ Kardaillac le 8 juillet
« La famille de Montretout a vécu sur la « Bête Europe » des années durant tout en souhaitant qu’elle crève. »
Ceci est une diffamation en bonne et due forme. Pour en apporter la preuve, même si, en droit français, c’est à vous de fournir celle(s) qui vous innocenterai(en)t, Marine Le Pen n’aurait qu’à présenter l’un des attendus de la décision rendue mardi par la cour d’appel. Le tribunal indique, sans aucune ambiguïté, que le détournement de fonds qu’il condamne n’a entraîné aucun enrichissement personnel.
Et n’aggravez pas votre cas en nous racontant qu’un député européen ne peut pas être contre la volonté de l’Union européenne de promouvoir le fédéralisme.
Je maintiens que le jugement d’appel est très politique… et ne pouvait que l’être puisque, quelle qu’eût été la décision des juges du second degré, elle devait confirmer ou infirmer celle, très politique aussi, prise en première instance. Et l’attitude de la Cour de cassation le sera également, puisqu’elle a à confirmer ou à casser cette décision d’appel. Ce qui est déjà sûr, c’est qu’elle agira, comme la cour d’appel, dans un souci d’apaisement de la polémique déclenchée par le jugement de première instance et avec l’objectif de respecter les électeurs et le déroulement démocratique du scrutin présidentiel.
« Ce n’est pas un procès politique. » Six mois après que Rémy Heitz, premier magistrat du parquet de France, a tenu ces propos au cours d’un entretien sur RMC, il faut les lire exclusivement, non comme une défense corporatiste de la justice, mais comme un avertissement envoyé à ceux des juges qui pénètrent sans vergogne sur le champ politique.
En déposant un recours devant la Cour de cassation, et, surtout, en le justifiant par la nécessité d’un examen approfondi du bien-fondé de l’emploi de l’article 432-11 du code pénal utilisé par les deux juridictions qui l’ont condamnée, Marine Le Pen prend un risque bien calculé.
D’abord, parce que l’accusation n’a pas apporté la preuve formelle du détournement de fonds, délit que punit cet article. Elle n’a eu pour toute munition que le non-respect, à ses yeux, d’un article du règlement intérieur du Parlement européen, dont la rédaction est très floue, voire incompatible avec la réalité du rôle et des activités d’un attaché parlementaire. Sur ce point, Tipaza pose la bonne question : « Comment faire la différence entre ce qui relève du strict fonctionnement européen du RN et le fonctionnement global du RN ? » J’en pose une autre : cette distinction est-elle souhaitable ? Ma réponse personnelle est non.
Il est probable que la Cour de cassation, tout en étant parfaitement compétente pour trancher ce casse-tête purement administratif, ne prendra pas le risque de le faire – elle entrerait dans le champ politique – sans prendre l’avis du Conseil constitutionnel via une QPC de la défense qu’elle acceptera.
Cela conduit directement à l’autre atout que s’est donné MLP : la domination du calendrier politique sur celui de la justice. Sans même tenir compte de cette éventuelle QPC, qui retarderait considérablement la décision de la Cour de cassation, bien au-delà du 2 mai 2027, celle-ci va se heurter à l’événement survenu mardi soir sur TF1 : la candidature officielle de Marine Le Pen qui, aussitôt annoncée, a provoqué le début « officieux » de la campagne présidentielle.
« Officieux », certes, mais néanmoins, depuis la gravissime affaire Fillon, considéré par les Français, qui sont très majoritairement pour que cette honte ne se reproduise pas, comme l’instant à partir duquel les candidats à la présidence, au moins ceux qui ont annoncé officiellement qu’ils l’étaient, doivent bénéficier d’un statut qui les met à l’abri de toute tentative de déstabilisation via des démêlés judiciaires, plus ou moins « opportuns ».
Rémy Heitz, encore lui et dans ce même entretien, avait déclaré : « La justice s’est mise en mesure de traiter les voies de recours [dont dispose MLP] avant l’élection présidentielle, sûrement avant la fin de l’année ou au début de l’an prochain, donc plusieurs semaines avant l’élection présidentielle. »
Christophe Soulard, premier président de la Cour de cassation, avait été moins affirmatif en janvier : « Il est de la bonne administration de la justice, si possible, mais je ne sais pas si ça sera possible, que la question soit réglée avant l’élection présidentielle », avait-il déclaré.
Fort bien. Mais l’un et l’autre, se référant à la quinzaine de jours que dure la campagne officielle avant le premier tour, n’ont pas pris en compte ce démarrage précoce et sur les chapeaux de roue de la campagne « officieuse ». Il est aujourd’hui évident qu’en janvier, celle-ci sera bien trop engagée pour qu’une décision de la Cour de cassation, quelle qu’elle soit, n’apparaisse pas comme une intrusion intolérable de la justice, de plus à son plus haut niveau, dans le débat, probablement très violent, qui fera rage. Annoncer alors que MLP doit porter un bracelet électronique ou l’en dispenser définitivement serait porter un coup de plus à la confiance, déjà très faible, qu’accordent les Français à l’autorité judiciaire.
Il me semble qu’hier soir, MLP a joué sa carte maîtresse, offerte quelques heures plus tôt par la cour d’appel, au meilleur moment. Était-elle consciente de lui faire ce cadeau ? La justice devra peut-être attendre dix ans avant de pouvoir à nouveau « s’occuper » d’elle…
@ Alberto le 8 juillet 2026
Décidément, je suis bien d’accord avec vous.
Un ami à moi pensait devenir le futur gérant d’une grosse PME locale de véhicules automobiles. Je l’avais mis en garde : une PME familiale ne fait jamais entrer au capital un « étranger », ou juste ce qu’il faut pour le motiver à bien travailler. Ils avaient une fille, et c’est elle qui en a hérité. Lui est parti.
@ Achille le 8 juillet 2026
C’est la canicule qui vous fait dire autant de bêtises ?
Si la femme a le droit de rêver à son prince charmant, pourquoi l’homme n’aurait-il pas le même droit ? Vous en faites quoi, de l’égalité homme-femme ?
Le ticket Le Pen-Bardella a viré en tête lundi dernier à 36 % d’intentions de vote.
Si, lundi prochain, ils passent à 40 %, en dépit de toutes les arguties judiciaires que les gens ne comprennent pas, on pourra dire que l’affaire de mai 2027 est pliée, car ils seront à seulement 10 points d’une majorité absolue au premier tour.
S’ils retombent à 32 %, c’est que le jugement confirmé, quelle que soit la psychose médiatique du bracelet, a choqué certains électeurs contre elle, ceux qui savent que la famille de Montretout a vécu sur la « Bête Europe » des années durant tout en souhaitant qu’elle crève.
Mais, à miser, je parierais plutôt sur une hausse mécanique due à l’exposition renouvelée du binôme et à l’obscurité des arguties.
Je ne sais pas pourquoi j’ai toujours regardé le Front national, puis le Rassemblement national, comme une PME familiale avec une marque déposée : Le Pen.
Et le revirement d’hier le confirme amplement : Bardella ne pouvait être qu’un leurre.
Jamais la chanson de Bashung n’a été aussi juste qu’en la circonstance :
« Ma petite entreprise
Connaît pas la crise. »
@ Tipaza le 8 juillet 2026 (@ Ellen)
« Soit il (Achille) est de mauvaise foi, et c’est la règle du jeu. On s’en moque.
Soit il est sincère, et pour être indulgent on peut dire que la canicule lui a chauffé le cerveau.
Ou alors c’est le grand âge, qui chez lui est un naufrage sans gilet de secours. »
Pour être sincère, (il m’arrive de l’être quelquefois), j’avoue que la Fête de la Musique de juin 2017 animée par quelques énergumènes complètement fêlés, et la photo du tout nouveau président avec un Antillais torse nu qui faisait un doigt d’honneur, m’ont un peu perturbé.
Ce n’est certes pas le meilleur souvenir que je garderai d’Emmanuel Macron. Mais les présidents de la République ont aussi leurs petits fantasmes.
Ceci ne l’a d’ailleurs pas empêché d’être réélu en 2022 avec un score fort confortable. Allez comprendre !
J’attends maintenant de voir ce que fera son successeur (ou sa successeure) en mai 2027. Si c’est un des candidats des deux partis extrêmes, je crains le pire. Il suffit de regarder comment ça se passe dans les pays qui sont sous ce type de régime. 😓
@ Ellen le 8 juillet 2026
« Moi, je trouve que ces deux jeunes moineaux, très classe, font un très beau couple et sont la fierté de notre belle France (d’avant). »
C’est vrai qu’ils sont mignons, nos deux tourtereaux qui font la une de Gala et de Paris Match depuis quelques semaines.
Mais enfin, pour un candidat censé vouloir défendre les traditions françaises, flirter avec une princesse étrangère est un brin contradictoire avec ses idées. Il eût mieux valu qu’il s’acoquine avec une Française bien de chez nous, fût-elle, elle aussi, d’origine aristocratique. Pourquoi pas une petite-nièce du vicomte Philippe de Villiers ? 😊
@ Ellen le 8 juillet 2026
@ Achille le 07 juillet 2026
« Allons donc, pas vous, Achille, vous n’allez pas vous y mettre aussi comme ces magazines à potins à lorgner par le trou de la serrure pour entrer dans la vie privée et amoureuse de Jordan Bardella, 31 ans, et de sa jolie princesse, 23 ans. Moi, je trouve que ces deux jeunes moineaux, très classe, font un très beau couple et sont la fierté de notre belle France (d’avant). »
Achille a raison, ce couple « d’avant » nous fait honte aujourd’hui : Jordy en djellaba et babouches, Carolina voilée, engrillagée… Voilà un vrai couple moderne qui ferait honneur à notre pays, colonie islamique.
Allons, Ellen, faut évoluer ! Sinon, vous allez passer pour une affreuse raciste d’extrême droite… Ben voyons !
@ Ellen le 8 juillet 2026 (@ Achille le 07 juillet 2026)
« Avec eux, aucun risque de nous faire le coup immonde lors de la Fête de la Musique comme en juin 2017, ou de nous montrer le torse huileux d’un Antillais, dealer de drogue, nous faisant son doigt d’honneur »
Bravo pour ce rappel d’un passé pas si lointain qui nous a fait honte.
En ce qui concerne Achille, deux hypothèses :
Soit il est de mauvaise foi, et c’est la règle du jeu. On s’en moque.
Soit il est sincère, et pour être indulgent on peut dire que la canicule lui a chauffé le cerveau.
Ou alors c’est le grand âge, qui chez lui est un naufrage sans gilet de secours. 🙂
J’ai suivi l’interview de Marine Le Pen sur TF1.
Surpris par le calme, la zénitude, dit ma voisine, de MLP qui annonce être candidate et se pourvoir devant la Cour de cassation.
Le calme et la maîtrise de soi de la Vieille Garde avant l’épreuve finale qui pourrait bien être un Waterloo, lorsqu’on se souvient des multiples décisions de cette Cour ultra-politisée.
La Cour de cassation a toujours pris des décisions en interprétant les textes de la façon la plus progressiste possible, avec parfois une tendance à un certain gauchisme juridique.
Il est clair qu’il n’y a rien à attendre de cette Cour de justice dans le sens d’une interprétation favorable pour MLP, à la lecture du fameux article qui est en cause.
Cette décision est une surprise pour moi.
Deux explications possibles :
Une réaction d’orgueil : elle considère qu’elle n’a pas triché et ne cède pas.
Une réaction plus politique : le Parlement européen lui reproche d’avoir utilisé l’argent du Parlement pour faire fonctionner le RN.
Comment faire la différence entre ce qui relève du strict fonctionnement européen du RN et le fonctionnement global du RN ?
Cette distinction relève du sophisme le plus grossier. Un parti politique ne fonctionne pas en segmentant ses centres d’intérêt ; tout est lié en politique, et d’ailleurs pas seulement en politique.
Elle espère peut-être faire la démonstration que les instances européennes veulent séparer ce qui relève de l’UE de ce qui relève du national.
Sur ce point, beaucoup de partis européens pourront la suivre, tellement l’affaire est artificielle. Artificielle et dangereuse, parce que les élus du Parlement européen sont élus nationalement.
On voit comment l’UE, par des procédures juridiques plus ou moins tordues, cherche à fédéraliser l’UE en découplant les nations et l’UE.
Au bilan, j’ai comparé l’attitude de MLP à celle de la Vieille Garde, habituée au feu des batailles. Alors je crois que ce combat d’arrière-garde qu’est le pourvoi en cassation se terminera comme s’est terminé le combat de la Vieille Garde à Waterloo.
MLP dira : « Merde ! » à la justice et aux magistrats, et mourra… politiquement.
Il est des circonstances où la prudence invite à ne pas réagir trop vite, de peur d’être pris à contrepied et de passer pour un naïf. C’est précisément ce qui s’est produit ici. Personne n’avait anticipé la manœuvre culottée de Marine Le Pen, qui a choisi de se pourvoir en cassation afin de suspendre l’exécution de sa peine, et notamment le port du bracelet électronique. Ses partisans sont ravis, les gars de la « Marine » exultent.
La balle est désormais dans le camp de la Cour de cassation. Statuera-t-elle avant le 1er janvier 2027 comme elle s’y était engagée par anticipation, ou appliquera-t-elle le délai habituel de douze à dix-huit mois ? Le feuilleton n’est pas clos. Il va continuer à empoisonner la campagne présidentielle.
Gag !
On connaît tous la présomption d’innocence : une caricature de justice. Même si un tueur a commis son crime au vu et au su de témoins, il sera déclaré innocent jusqu’au jour du verdict, qui peut durer quelques années. Sa victime, présumée assassinée, sera alors déclarée morte et enterrée le même jour. J’ai bon, là ???
Mais tenez-vous bien, nous avons aussi inventé une autre : la présomption de culpabilité, qui ne concerne que les hautes sphères du pouvoir. Un candidat trop gênant, et revoilà nos cabinets noirs à la manœuvre : un bouton de braguette ouvert, une cravate de travers, ce sont des signes qui ne trompent pas. Haro sur ce prétentieux qui ose défier le pouvoir en place, surtout s’il est de droite. Pas de problèmes pour Mélenchon, Ferrand, Cahuzac, etc. : ils sont de gauche, donc intouchables.
Soyons présumés fous avant d’enfiler la camisole.
@ Achille le 07 juillet 2026
Allons donc, pas vous, Achille, vous n’allez pas vous y mettre aussi comme ces magazines à potins à lorgner par le trou de la serrure pour entrer dans la vie privée et amoureuse de Jordan Bardella, 31 ans, et de sa jolie princesse, 23 ans. Moi, je trouve que ces deux jeunes moineaux, très classe, font un très beau couple et sont la fierté de notre belle France (d’avant).
Avec eux, aucun risque de nous faire le coup immonde lors de la Fête de la Musique comme en juin 2017, ou de nous montrer le torse huileux d’un Antillais, dealer de drogue, nous faisant son doigt d’honneur… La honte planétaire.
Ça nous change du modèle présidentiel actuel, si vous voyez ce que je veux dire.
La balle est dans son camp. Pendant le pourvoi en cassation saisi par Marine Le Pen, elle n’aura plus à porter le bracelet électronique pour mener sa campagne jusqu’aux prochaines élections présidentielles à deux tours. La cour d’appel s’est honorée de lui avoir laissé une fenêtre ouverte et a permis à ses électeurs de faire leur propre choix.
Comme Sarko, un bracelet de marque Rolex, ça aiderait pour sa campagne.
Oui, quand ?
https://www.facebook.com/reel/1805817284158942
@ Achille 07 juillet 2026
Bon, vous allez me dire que ce n’est pas un exemple à prendre et que nous ne sommes pas aux USA. N’empêche que Donald Trump, le clown, avec ces dizaines de procès sur le dos et une amende de plusieurs centaines de millions qu’il a dû payer pour éviter la prison ferme, cela ne l’a pas empêché de mener campagne et sortir vainqueur avec tous les pouvoirs entre ses mains.
Pour revenir au juge de l’application des peines qui lui seul dispose de 4 mois maxi pour réduire la condamnation, il se peut, s’il est de bonne humeur, qu’il réduise la peine sous bracelet électronique demandée par la cour d’appel de 12 mois et la faire porter à 6 mois. Il serait préférable que le JAP se décide courant juillet avant de partir en vacances.
@ Ciceron le 7 juillet 2026
Je suis tout à fait d’accord avec votre lecture. Avec Achille aussi, pour ce qu’il dit.
Un point sur lequel je suis certain que c’est du vent, c’est la candidature de Hollande. Il profite de ce que les médias le montent en épingle, mais lui-même le sait : personne ne veut plus de lui, à part quelques nostalgiques d’un PS mort et enterré depuis sa présidence. Un bilan désastreux – il n’est pas le seul –, il a fait fuir tous ceux qui pensaient qu’il les aimerait ; on les retrouve aujourd’hui chez LFI ou au FN/RN. Qui voudrait d’un type qui s’est dégonflé ? Qui voudrait d’un type qui a trahi tous ses engagements ? Qui voudrait d’un type aussi pusillanime ? Personne.
Son score serait sans doute aussi mauvais que celui de l’impayable Hidalgo, et cela, Hollande le sait mieux que quiconque. À gauche, il fera fuir tous les sympathisants de cette nouvelle gauche qu’il ne fera que renforcer. Tous le fuient.
@ Achille le 7 Juillet 2026
« Jordan Bardella est un pur produit de marketing politique, mais il n’a aucun vécu politique, aucune expérience de la vie active. Face à des adversaires avertis qui ont un redoutable talent oratoire, il va se faire descendre en flèche. »
LOL, MDR… Des adversaires avertis qui ont un redoutable talent pour… surendetter la France : 3 600 milliards de dette, faillites, fermetures d’entreprises, ruine économique, ensauvagement, insécurité record, narcotrafic européen, islamisation de toutes les institutions, etc., etc. RE-LOL ! Arrêtez de regarder l’émission La France a un incroyable talent, ça vous donne de mauvaises idées.
Au fait, tant que j’y suis : Bardella, 0 dette, 0 crime de sang sur les mains, aucun talent, bien sûr… LOL de LOL !
@ sylvain le 7 juillet 2026
« Au fait, tant que j’y suis : Bardella, 0 dette, 0 crime de sang sur les mains … »
Il semble pourtant que le beau Jordan ait quelques petits ennuis avec la Justice.
Si vous voulez mon avis, le mieux est de le laisser courir le guilledou avec sa princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles.
Faire des selfies avec ses admiratrices et draguer les riches héritières, c’est là qu’il est vraiment dans son élément ! 😊
Fastoche de créer et d’inventer des ennuis avec une justice à genoux, aux ordres, pour abattre un adversaire. Les cabinets noirs macroniens sont très efficaces. Ne me dites pas que vous êtes naïf à ce point : vous seriez le seul dans le pays, alors que tout le monde a compris cette nouvelle forme de dictature douce qui élimine les gêneurs.
@ Ciceron le 7 juillet
Ruffin, un grand moraliste qui discourt les mains propres ? Voui, voui… si on oublie ses écarts avec la déontologie en matière, justement, d’emploi de ses attachés parlementaires qui, en 2017, travaillaient également, en qualité de « journalistes », dans une feuille de chou qu’il avait fondée, dénommée « Fakir »… probablement parce qu’il se savait déjà illusionniste.
Voui, voui… si on oublie sa condamnation, en 2008, pour diffamation. Dans une de ses « œuvres », il avait trouvé intelligent d’appeler « Garbit » un adversaire nommé Gaham… et, pour faire bon poids, d’ajouter « Garbit, comme le couscous » et, encore moins élégant, « président couscous aux pieds de cochon »… On frôle là le racisme…
Ruffin ne serait qu’un « p’tit mec » lambda des quartiers populaires d’Amiens s’il n’avait pas élimé ses fonds de culotte sur les mêmes bancs qu’un futur président de la République… et il use et abuse de cette « chance ».
Philippe a eu tort de s’abaisser à citer les propos de ce type sans la moindre importance.
Personnellement, que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella qui représente le RN à l’élection présidentielle de 2027, peu me chaut dans la mesure où je ne voterai pas pour le candidat du RN au premier tour.
Je pense toutefois qu’au cours des débats qui se tiendront pendant la campagne électorale, MLP me paraît plus affûtée pour affronter ses adversaires que le jeune Jordan, qui n’a pour toute formation que les médias trainings intensifs dont il a pu bénéficier.
JB est un pur produit de marketing politique, mais il n’a aucun vécu politique, aucune expérience de la vie active. Face à des adversaires avertis qui ont un redoutable talent oratoire (*), il va se faire descendre en flèche.
Mieux vaut donc que ce soit MLP qui se présente. Certes, elle a montré, lors des débats de l’entre-deux-tours précédents, qu’elle avait tendance à se mélanger dans ses fiches, mais au bout de la quatrième tentative, je pense que désormais elle devrait pouvoir les maîtriser.
Quant au bracelet électronique, il est vrai que, pour une candidature à la magistrature suprême, ça fait un peu désordre. Mais finalement, ce sera aux électeurs français, et non aux juges, de décider si cela constitue un élément rédhibitoire ou pas.
(*) Je citerai : J.-L. Mélenchon, Édouard Philippe, Gabriel Attal, François Hollande.
20 h 30
Ils sont pénibles et assourdissants sur BFMTV. Cinq personnes parlent en même temps de la condamnation de Marine Le Pen, et pas une seule n’a réellement compris la décision rendue par la cour d’appel. On se croirait dans l’émission « Ça se discute »…
Dans une première analyse qui reste à affiner, on peut lire autrement le jugement de la cour d’appel. Pour ma part, il me semble qu’il reste très politique, compte tenu de la percée de Jordan Bardella dans les sondages – il devance nettement Marine Le Pen dans les intentions de vote au second tour – et des différences entre eux sur le volet socio-économique du programme présidentiel du RN.
Les juges d’appel ont fait d’une pierre deux coups. Leur « clémence » donne l’impression qu’ils admettent que le parquet et leurs collègues, en première instance, sont allés trop loin dans le champ politique, au point qu’il était évident qu’ils forçaient MLP à se retirer de la partie et, donc, qu’ils privaient les électeurs de la souveraineté de leur vote.
Cette fois, ils laissent à la condamnée – car elle est bel et bien condamnée pour un délit toujours aussi mal prouvé – la possibilité de se présenter, mais dans des conditions extraordinaires – dans le sens premier du terme – qui pèseront, non sur l’électorat RN – si elle décide d’y aller, aucune voix des pro-Bardella ne lui manquera -, mais sur celui qu’elle doit séduire pour l’emporter au second tour. Il est loin d’être acquis que la détention sous bracelet électronique ne sera pas, aux yeux de ces renforts potentiels, un motif de rejet…
Il fait peu de doute que, dans quelques minutes, MLP annoncera sa candidature. Elle n’a en réalité pas d’autre choix pour rester fidèle à son combat, d’autant plus qu’elle est à deux doigts de la victoire… mais avec cette nouvelle épée de Damoclès au-dessus de la tête.
Si, au contraire, les juges d’appel l’avaient assommée autant que ceux de première instance, le candidat à l’Élysée aurait été Bardella, n’en déplaise aux grincheux qui se plaignent de son âge, de ses hésitations – de moins en moins fréquentes – et même parfois de ses amours (qui ne les regardent pas).
Ses bons sondages conduisent à penser qu’au second tour, face à un candidat du centre droit, il aurait bénéficié de voix que ne parviendra pas à capter Marine Le Pen, ne serait-ce qu’à cause de son nom… En clair, ses chances de l’emporter auraient été plus assurées.
Conclusion : en « obligeant » MLP à se présenter alors que la voie est aujourd’hui mieux dégagée pour JB, les juges d’appel ont donné de l’air à son adversaire, quel qu’il soit, et sont donc restés très largement dans le champ politique, tout en se donnant l’image de magistrats qui ne font que du droit…
PB se réjouit que la cour ait évité l’écueil de l’inéligibilité automatique, y voyant une forme de « sagesse ». Or, c’est précisément ce point que Ruffin conteste. L’argument de Ruffin ne porte pas sur la conformité technique du jugement, mais sur le sens politique de l’acte : peut-on incarner la plus haute fonction de l’État, censée représenter l’unité et la dignité de la nation, tout en étant sous le coup d’une condamnation pénale ferme, symbolisée par un bracelet électronique ?
En suggérant que la question relève uniquement de la stratégie personnelle de MLP, PB évacue la responsabilité morale de l’élu. Pour Ruffin, la politique n’est pas qu’une question de « droit à concourir » ; c’est une question de décence face au peuple.
L’analyse de PB dépeint le bracelet électronique comme une simple « incommodité » technique, presque une formalité administrative que des juges de l’application des peines pourraient assouplir. Cette vision est dangereuse pour la sacralité de la justice.
La banalisation : en minimisant le poids symbolique du bracelet (symbole d’une entrave à la liberté imposée par une condamnation), on banalise la délinquance politique. Si le bracelet est perçu comme un simple obstacle logistique dont on s’accommode en faisant campagne, la sanction judiciaire perd sa portée punitive et sa force de désapprobation sociale.
PB reproche à Ruffin de vouloir imposer une norme morale. Pourtant, Ruffin se fait ici le porte-parole du « sens commun » : cette boussole qui indique que, dans une démocratie saine, la justice et le pouvoir exécutif ne doivent pas entrer en collision frontale.
Là où PB voit une « tempête sous un crâne » (une affaire purement interne au RN), Ruffin voit une crise de l’exemplarité. Réfuter Ruffin en disant que « cela ne dépend pas de lui » est une pirouette qui évite de répondre à la question de fond : est-ce que le peuple français accepte de voir son président porter un bracelet électronique ? Ruffin pose la question de la dignité, pas celle de la procédure.
PB soutient que la cour a intelligemment renvoyé la responsabilité au RN. C’est ignorer que cette « responsabilité » est un piège politique.
Si MLP maintient sa candidature avec le bracelet, elle normalise l’idée que le président est un justiciable comme les autres, mais un justiciable condamné.
Si elle choisit de ne pas y aller, elle avoue implicitement que la justice avait raison sur le fond.
Ruffin, contrairement à Bilger, ne cherche pas l’habileté politique. Il souligne une impossibilité de fait : il est indécent de prétendre diriger une nation quand on a été reconnu coupable de détournement de fonds ou d’abus de confiance, des faits qui touchent à la probité même nécessaire pour gérer l’argent public.
En conclusion, la réflexion de Ruffin est une invite à la hauteur. PB analyse le « comment » (comment la justice s’est dédouanée de la gestion de cette candidature), tandis que Ruffin pose le « pourquoi » (pourquoi la démocratie ne doit pas s’accommoder de cette dégradation). La position de PB est une lecture de juriste cherchant la stabilité institutionnelle ; celle de Ruffin est une lecture de citoyen exigeant l’intégrité de ses représentants.
À partir du moment où il n’y a pas de hors-jeu, je ne vois pas l’intérêt de s’arrêter devant le but vide.
Ils ont tous piqué dans la caisse et les Français le savent.
Le FN n’a eu accès à aucun financement et a dû se débrouiller, quand, pour d’autres, il s’agissait de s’en mettre encore plus dans les poches.
Fillon a frôlé le deuxième tour en y allant et, si les électeurs avaient imaginé le travail de Macron, il serait passé haut la main, comme à la primaire.
J’ai du mal à imaginer le garçon d’ascenseur Bardella en président. Marine Le Pen, qui se melonise, n’effraie plus ; mieux, elle rassure.
Les juges sont malicieux. La laisser se présenter était une évidence. La macronie a constaté que le Bardella était bien plus coté, conclusion, il fallait la remettre en course. En espérant qu’elle se « parjure » et fasse une campagne accompagnée de son bracelet électronique, elle sera bien moins en position de force que le Bardella. Je ne suis pas électeur tout court et certainement pas du RN, mais tout ça est gros comme le nez au milieu de la figure. On atteint un niveau de ridicule…
Bien sûr qu’elle va y aller ! C’est pour elle l’ultime espoir de réussir à être élue. Elle ira et elle se servira à fond du fait qu’on aura tout fait pour l’en empêcher ; elle instrumentalisera son martyre, mais elle ira !
Pourtant, ce sont des canailles, ils ont détourné plus de 4 000 000 €, ai-je lu. Par contre, ils ne vaincront pas malgré les scores éblouissants des sondages. Le père aussi avait abusé de certaines largesses.
Le FN/RN n’a pas changé et leur premier souci sera, s’ils sont élus, de faire un tour du côté des dossiers qui les concernent et un nettoyage approprié, sans doute. La peine est sympa, comme celle du Prisonnier. Décidément, nous n’avons que des pilleurs de troncs au plus haut niveau de la politique. On a plus vite fait, aujourd’hui, de compter ceux qui ont les mains propres.
Ruffin a raison, il faut en finir aussi avec les privilèges des anciens présidents, hormis, bien sûr, la sécurité. Ils sont battus, ils ne sont plus rien en Finlande : c’est la règle, ainsi que dans les pays nordiques.
Le loser Pépère, qui bénéficie encore de privilèges… Il ne s’est même pas représenté ! C’est de la folie douce et, en plus, il bénéficie de retraites en carbone pur. Il faut arrêter avec tous ces feux d’artifice. Bayrou a raison de dire qu’aujourd’hui l’impôt ne suffira plus à payer la charge de la dette. Et nous rémunérons encore des types qui ne sont plus rien.
Pas de vanité victimaire, pas d’hésitation, il faut y aller.
Marine candidate est une évidence.