Debray-Tesson : un duo ?

Quel dommage que, dans Le Figaro Magazine, on ne laisse pas dialoguer Régis Debray et Sylvain Tesson sans intermédiaire ! Seuls des extraits de leurs propos nous sont rapportés, assortis d’une analyse dont on se passerait.

Malgré cette réserve, c’est tout de même un infini bonheur de l’intelligence et du langage que cette confrontation, fût-elle seulement apparente, entre deux esprits. Elle est pleinement justifiée et nous change de cette habitude déplorable de certains médias qui, pour remplir leurs pages, organisent des rencontres, contre tout bon sens, entre des personnalités qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre et qui, surtout, n’apportent rigoureusement rien aux lecteurs, ni séparément ni ensemble.

Tout le contraire de Régis Debray et de Sylvain Tesson ! Si je demeure un peu sur ma faim à cause de la méthode utilisée, cela tient à la logique et aux contrastes, confortables et faciles, qu’elle permet.

En effet, comme il est aisé d’opposer la passion de l’Histoire chez Régis Debray à celle de la géographie chez Sylvain Teson ; le culte d’une révolution internationale, jadis, chez l’un, et, chez l’autre, l’attirance pour les seules révolutions intimes ; l’exigence de solidarité chère à la gauche et le goût de la solitude, qui n’est pas étranger à une certaine droite dans laquelle je serais fier de me tenir si Tesson s’y trouve aussi !

Mais ces oppositions, pour n’être pas sans intérêt, ne disent pourtant pas grand-chose de ces deux êtres. Il semble, d’ailleurs, que ce qu’ils combattent ensemble soit bien plus signifiant et instructif que ce qui paraît encore les diviser aujourd’hui.

Qui pourrait péremptoirement aborder ce terrain alors que, si le passé de l’un n’a pas eu le même humus que celui de l’autre, les réalités du présent et leur lucidité à ce sujet les ont accordés ?

Derrière leur dialogue malheureusement éclaté, que de connivence, que de complicités, que d’hostilités claires et profondes à l’égard de ce qui ruine notre société et dégrade notre civilisation ! Ce n’est pas mythifier ces belles intelligences que de les sentir communes dans des détestations qui sont les nôtres, ou pourraient l’être, si nous avions autant d’aura et de courage qu’eux pour les exprimer…

Comment ne pas percevoir, chez ces deux esprits d’élite, de superbes similitudes : l’aptitude à l’écoute, la capacité de se combattre soi-même, le refus de tout dogmatisme, l’art du verbe, mais aussi une forme de tolérance qui les conduit à ne jamais considérer l’infinie diversité du vivant comme un adversaire, mais à combattre seulement les idées et les principes qu’ils récusent.

S’y ajoutent la grâce d’une modestie vraie, d’autant plus impressionnante que, du haut de leurs destins séparés par le temps, ils auraient pu être tentés de l’oublier ; et aussi ce désir éperdu de sortir de soi, de résister à la tentation du narcissisme, pour devenir des aventuriers en tous les sens du terme, mais à portée universelle.

Ce contre quoi ils luttent et se dressent – avec une lassitude résignée chez Régis Debray, une ironie presque affectueuse chez Sylvain Tesson – compose un puissant réquisitoire contre les dérives de notre époque.

Ils forment plus qu’un duo : une voie à suivre.

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Voir les Commentaires (25)
  1. Robert Marchenoir

    @ Serge HIREL – le 15 avril 2026
    « En bon sectaire, R6M ne se contente pas de dénigrer quiconque lui déplaît, de lui porter des coups bas, de le projeter à terre… Comme les voyous, il continue à le massacrer, le piétine, croyant pouvoir parvenir à le rayer du monde des humains… »

    Vous êtes complètement fou. Critiquer vos propos ou ceux des autres, ce serait tenter de les rayer du monde des humains ? Vous vous prenez pour qui ? Mussolini ? Hitler ? Donald Trump ? Allez voir un psychiatre, c’est urgent.

    « J’ai écrit que l’article du Figaro était un festival de nombrilisme et de vanité. »
    « On vous croit… Vous êtes un expert en la matière… »

    Vous n’avez pas besoin de me croire. J’ai expliqué pourquoi. Vous n’avez pas expliqué le contraire. Quant à être nombriliste ou vaniteux, je ne parle jamais de moi, ici. Contrairement à vous, à d’autres commentateurs, et, ce qui est plus pertinent, à Régis Debray et Sylvain Tesson, qui s’étalent longuement sur leur personne, de préférence à toute autre chose.

    On me reproche d’ailleurs suffisamment, ici, de ne pas parler de moi. Décidez-vous. J’en parle trop, ou pas assez ? Ça ne peut pas être les deux.

    « Serge Hirel assurait que [la vidéo du dialogue de mai 2022 entre Tesson et Debray] permettait, bien mieux que l’article indiqué par Philippe Bilger, de saisir toute l’intensité du talent de l’un et de l’autre. »
    « Je n’ai jamais écrit cela. Votre hargne à mon égard vous étouffe… »

    Holàlà… vous voilà tout vexé d’un soupçon imaginaire de ne pas avoir été suffisamment approbateur envers Philippe Bilger… Vous avez, en fait, indiqué un autre entretien interminable entre Debray et Tesson que celui dont il a traité, qui aurait été plus intéressant qu’une vidéo fournie par un autre commentateur. Et ce texte est beaucoup plus long que l’article récent du Figaro analysé par Bilger. Il permet donc de mieux apprécier la « pensée » de nos deux zigotos.

    Quant à moi, j’ai simplement entrepris de réfuter le fond de votre admiration erronée envers Debray et Tesson. Le texte que vous fournissez achève de les condamner. Bien loin de réfuter mon analyse initiale, il la confirme.

    Contrairement à la façon grotesque que vous avez de vous victimiser, il n’y a nulle hargne dans mon observation. Elle consiste simplement à réfuter un argument que vous m’avez opposé, et que vous avez cru bon. J’ai expliqué pourquoi il était mauvais. Vous n’avez pas expliqué le contraire.

    Mais vous savez prendre la pose en affectant de fausses indignations, art que vous maîtrisez à merveille. Continuez de nous faire comprendre pourquoi c’est un devoir de dénoncer le monde du journalisme traditionnel français – celui que vous défendez -, les faux intellectuels qui occupent le temps de cerveau disponible genre Tesson et Debray, et la connivence qui lie les uns aux autres.

  2. Bonsoir M. Bilger
    Merci, vraiment, pour votre analyse, et toujours votre capacité à admirer. Et transmettre cette admiration.
    J’ai lu le livre ce week-end, j’y ai vu de la finesse, de l’humour, du style.
    Les commentaires à votre billet… Quel déchaînement de ressentiments.

  3. @ Tipaza

    Ce qui rend pathétique Régis Debray, c’est toute la prétention qui l’inspire, accoquinée à la vanité ; puis il vient, en se tortillant car il est rompu aux choses de la vie, montrer combien il est tout à fait incapable de se changer, pour la raison première qu’il n’en a aucune envie, et pour toutes celles qui suivent, qui découlent de l’inconsistance massive du bouffon…

    Quant à cette découverte de RD :
    « C’est en soi-même, à l’intérieur, découvre-t-on un peu tard, que les choses se passent », elle est risible !
    Il nous informe, dans l’hypothèse où on ne l’aurait pas découvert, que sa réflexion est celle d’un incorrigible et infatué vieillard qui n’a pas vu le temps passer, ce qui n’est pas le plus atroce, puisque le plus atroce est qu’il n’a pas vu les autres et le monde…

    Trop tard, c’est trop tard pour se congratuler soi-même… Poseur !
    Par ailleurs, à l’intérieur, il ne se passe rien parce que « soi-même » n’est rien…

  4. Pour info :
    Le Point, dans son numéro à paraître demain en papier, mais déjà disponible en numérique, propose un article sur Régis Debray, avec quelques allusions à Sylvain Tesson.
    Il s’agit toujours de la promotion du livre des deux compères, mais aussi de quelques autres ouvrages de Régis Debray.

    L’article se termine par une phrase de Régis Debray :
    « C’est en soi-même, à l’intérieur, découvre-t-on un peu tard, que les choses se passent. »

    Mon commentaire sur le billet se terminait par ceci :

    « Bien que d’âges différents, ils semblent d’accord sur le “c’est ainsi”, suivi du “que faire ?”, en répondant à cette question par la formule de Montaigne ou de Descartes, je ne sais plus : “se changer soi-même plutôt que de changer le monde”. »

    Étant l’homme le plus modeste du monde, je me suis fait violence pour rappeler cette concordance de points de vue. Mais c’est juste pour éclairer mes collègues, vous pensez bien. 😉

  5. Serge HIREL

    @ Robert Marchenoir le 14 avril

    En bon sectaire, R6M ne se contente pas de dénigrer quiconque lui déplaît, de lui porter des coups bas, de le projeter à terre… Comme les voyous, il continue à le massacrer, le piétine, croyant pouvoir parvenir à le rayer du monde des humains…

    « J’ai écrit que l’article du Figaro était un festival de nombrilisme et de vanité. »

    On vous croit… Vous êtes un expert en la matière…

    « Serge Hirel assurait que [la vidéo du dialogue de mai 2022 entre Tesson et Debray] permettait, bien mieux que l’article indiqué par Philippe Bilger, de saisir toute l’intensité du talent de l’un et de l’autre. »

    Je n’ai jamais écrit cela. Votre hargne à mon égard vous étouffe… Au fait, avez-vous apprécié les « gros poumons » qui se baladent dans celle dont je vous ai fait cadeau, consacrée aux ébats de la famille de Maria Carolina ? En tout cas, ça ne vous a pas calmé.

  6. Robert Marchenoir

    L’autisme social si caractéristique de la franchouillardie m’étonnera toujours. Je suis allé écouter le dialogue entre Régis Debray et Sylvain Tesson organisé par Le Figaro, en 2022, à la salle Gaveau à Paris, et dont Serge Hirel assurait qu’il permettait, bien mieux que l’article indiqué par Philippe Bilger, de saisir toute l’intensité du talent de l’un et de l’autre.

    Cet échange d’une heure trois quarts confirme, et aggrave, mon diagnostic de ces deux aigrefins.

    J’ai écrit que l’article du Figaro était un festival de nombrilisme et de vanité. À la salle Gaveau, l’animateur a complaisamment demandé à ses invités de nous expliquer leur caractère, leur personnalité, ce à quoi ils ont complaisamment consenti.

    Alors moi je suis comme ci, comme ça, tandis que moi c’est plutôt ceci et cela. Mais on s’en tape, Messeigneurs ! Si la postérité décide que votre existence a été suffisamment exceptionnelle pour justifier une biographie, c’est son auteur qui se chargera, peut-être, de nous éclairer sur ce point.

    En attendant, il est singulièrement inintéressant, pour ne pas dire indécent, de convoquer le public pour vous étaler vous-mêmes sur le sujet. Ce qui pourrait, éventuellement, justifier votre débat, c’est que vous nous appreniez, sur le monde, quelque chose que nous ignorons. Si votre renommée se justifie, c’est en vertu des connaissances ou de la sagesse qui seraient les vôtres. Pas parce que vous auriez assez peu de retenue pour vous livrer à une psychothérapie en public !

    D’autant qu’il faut voir le contenu des aveux… Je parlais tantôt de la préférence accordée à la brillance du verbe par rapport à la vérité et à la pertinence. L’immense Sylvain Tesson s’est empressé de confirmer mon verdict en déclarant qu’il était prêt à tuer ses proches pour le plaisir de trouver un bon mot.

    Oui oui oui, c’est de « l’humour ». C’est juste de l’humour pas drôle, inconvenant, et certainement déplacé de la part de quelqu’un qui se flatte d’être « conservateur », « de droite », partisan des « valeurs traditionnelles » voire de « l’écologie humaine ». Cela montre aussi le sens erroné de ses priorités.

    Régis Debray, lui, s’est revendiqué « gaulliste d’extrême gauche ». J’avais fait remarquer que mettre l’une à côté de l’autre les photos de De Gaulle et de Rosa Luxemburg, sur sa cheminée, c’était déjà se moquer du monde, mais là il aggrave son cas.

    On ne peut évidemment pas être, à la fois, gaulliste et d’extrême gauche, ce qui veut dire plus communiste que le parti communiste lui-même. Le général avait certes des tendances qu’on appellerait aujourd’hui « sociales », il a certes commis l’imprudence de se compromettre avec Staline par son alliance secrète de 1941, croyant, par vanité, qu’il serait capable de se jouer de lui, mais son opposition résolue au communisme, dans le principe, ne fait aucun doute.

    On voit par là, au passage, combien il est urgent de disqualifier le gaullisme aujourd’hui et de le faire disparaître de la scène politique : il sert de cache-sexe à des truands intellectuels comme Régis Debray pour excuser leur communisme maintenu et jamais renié. Se dire gaulliste, aujourd’hui, c’est invoquer la carte magique qui permet de faire passer toutes les fautes, toutes les lâchetés, toutes les trahisons.

    J’avais aussi dénoncé l’irresponsabilité qui transpirait de l’article du Figaro. À la salle Gaveau, Régis Debray a décrit sa prise de distance avec sa jeunesse de guérillero communiste en disant que la vieillesse venue, « on » cesse de militer, « on » s’accommode de l’état des choses. Parle pour toi, vieux barbon.

    Si, par militer, il avait voulu dire abandonner le sectarisme, la soumission à une idéologie et la croyance qu’il faut bien trucider quelques ennemis de classe pour parvenir au socialisme, cela pourrait se comprendre. Mais ce n’est pas ce qu’il a dit.

    Tout en s’abstenant de renier sa complicité avec Castro et Che Guevara, il a expliqué, que, mon Dieu, arrivé un certain âge, on cessait d’avoir des convictions, parce que bon, parce que bref, parce que zut.

    Mais c’est parfaitement faux. Des gens comme Ludwig von Mises, comme Friedrich Hayek, comme Margaret Thatcher, comme Thomas Sowell aujourd’hui encore, ont défendu leurs convictions avec talent et énergie jusqu’à un âge fort avancé, tant qu’il leur est resté la force physique nécessaire. La différence est qu’ils les ont conservées jusqu’au bout, parce qu’elles étaient justes. Qu’ils se sont dévoués pour les expliquer jusqu’à leurs dernières forces, parce qu’ils étaient convaincus que les autres, que leurs descendants pouvaient en tirer bénéfice. Et qu’ils n’ont jamais eu recours aux méthodes perverses des sectaires qui pensent que la force prime le droit et que la fin justifie les moyens.

    Debray, lui, se défausse des deux côtés : il ne demande pas pardon pour son passé communiste (*), et il se vante de ne plus croire à rien. Le summum de l’irresponsabilité, comme je le disais.

    Le comble est qu’il y a des gens qui ont payé leur place pour aller écouter cela, dans une salle de concert qui a vu défiler des musiciens de renommée mondiale qui avaient un authentique talent, eux. Allez fouiller dans les archives de l’INA ou de France Culture, et écoutez n’importe quel débat entre intellectuels des années 1940, 1950 ou 1960. Il y a un abîme de différence.
    ______

    (*) Contrairement, par exemple, à Stéphane Courtois, qui a expliqué, dans son entretien vidéo avec Philippe Bilger, que les écailles lui étaient tombées des yeux lorsqu’il s’est aperçu que les camarades avec lesquels il partageait son logement cachaient des Kalachnikov sous leur lit.

  7. Serge HIREL

    @ Patrice Charoulet le 13 avril

    Les personnalités que vous citez sont plus des « sommités » que des « élites ». Elles sont inconnues du grand public, ne sont donc pas « élues », c’est-à-dire choisies par lui. Le lien ci-dessous vous permettra d’accéder à un texte particulièrement instructif sur l’étymologie et le sens du mot « élite » :
    https://www.persee.fr/doc/horma_0984-2616_1993_num_20_1_1195#:~:text=%22Elite%22%20%3A%20d'un,’o%C3%B9%20d%C3%A9rive%20%22%C3%A9lection%22%20.

    Dans votre commentaire, vous ciblez deux « esprits d’élite », mais ne citez que Sylvain Tesson… en oubliant Régis Debray… Il est vrai que celui-ci est ancien de Normale Sup et possède donc une peau d’âne exceptionnelle, qui vous oblige à le respecter. Tesson, lui, comme Onfray, est un vulgaire écrivain, à peine diplômé… Un DEA de géopolitique pour l’un, un doctorat de philosophie de l’université (sans renom) de Caen… Autant dire des certificats d’études…

    « Le Figaro Magazine, ça coûte cher. Vous avez les moyens, Robert Marchenoir. »

    Deux commentaires :
    Vous nous avez fait part maintes fois de votre goût pour le merlan à l’eau… « Le Figaro » du samedi et ses suppléments pèsent aux alentours du kilo et coûtent 4,90 euros. Le prix moyen du kilo de merlan est de 14,90 euros. Le premier nourrit l’esprit, le second satisfait le ventre. Conclusion : vous êtes dépensier… et préférez votre estomac à vos méninges…
    Non, Robert Marchenoir n’a pas acheté le « Fig’Mag ». Il en a volé le contenu en utilisant un logiciel illégal et prétend qu’il n’a pas à respecter le droit de propriété du journal. Grosso modo, c’est un peu comme aller au supermarché, remplir son chariot et sortir sans passer par la caisse…

  8. Serge HIREL

    @ duvent le 14 avril
    « Je n’ai pas l’intention d’avoir un quelconque acolyte »

    Je n’ai rien écrit de tel, ni même sous-entendu. J’ai simplement constaté que votre appréciation sur ces deux écrivains – si, si, renseignez-vous, ils sont écrivains… – était quasiment identique à celle de Robert Marchenoir… Il s’agit donc d’un commentaire et, sur ce blog, les commentaires sont libres, n’est-ce pas ?

    De même, je constate que, persistant dans votre détestation des deux compères, vous poursuivez votre compagnonnage avec R6M… tout en restant presque courtoise, ce qui n’est jamais son cas.

  9. Serge HIREL

    @ Robert Marchenoir le 13 avril

    Rien de nouveau sous le soleil… Il n’est nul besoin de perdre du temps à répondre à vos délires et à vos injures habituels contre les médias français, les journalistes et, plus généralement, tous ceux qui vous tiennent tête.

    Toutefois, dans ce commentaire long comme un jour sans pain, vous vous êtes pris les pieds dans le tapis… Vous vous montrez, comme d’habitude, revêtu de la défroque du libéral radical… L’un des principaux totems du libéralisme est la défense du droit de propriété, n’est-ce pas ? Or, votre comportement est totalement inverse à cette règle : vous avez volé le droit de propriété du « Figaro » en publiant sur ce blog un lien vers un article qui lui appartient et auquel vous avez eu accès par un moyen illégal.

    Le masque est tombé, Marchenoir : en réalité, vous êtes de ceux qui s’opposent à la propriété privée et la violent sans vergogne. Vous êtes marxiste, « rouge », « coco », bolchévique, stalinien… et même kgbiste, tant vous passez votre temps à épier les commentateurs de ce blog et à repérer ceux et celles qui vous déplaisent et auxquels, dès lors, vous faites un « procès de Moscou »… Vainement.

  10. @ Serge HIREL le 14 avril 2026
    « Et vous voilà devenu l’acolyte de votre souffre-douleur préféré, Robert Marchenoir, qui, comme vous, se déchaîne contre ces deux compagnons d’un soir, que vous qualifiez, l’un et l’autre, d’inutiles. »

    Ceci n’est pas un argument !
    Ceci ne présente aucun intérêt !
    Ceci ne justifie pas votre propos !

    Je ne vous connais pas plus que Marchenoir et vous êtes bien libre de dire ce qui vous convient tous deux, je suis aussi libre, que vous, de dire ce qui me plaît puisque nous sommes ici, dans un lieu ou l’on a par une extraordinaire disposition le loisir d’exposer quelques idées et tournures…

    Que vous admiriez ou pas qui vous voulez est excellent.
    Je n’ai pas l’intention d’avoir un quelconque acolyte, d’aucune sorte, et chacun est le bienvenu pour exposer et développer sa propre vision.
    Vous écrivez ceci : « Sous-entendu : les intellectuels ne servent à rien… Voilà bien ce qui nous sépare… et vous rapproche de R6M. »
    Je n’ai rien sous-entendu, j’ai affirmé que ceux dont il est question, en dehors du fait qu’ils soient possiblement écrivains, ont des prétentions qui vous plaisent et leur principale visée est tout de même de nous faire savoir qu’ils ont trouvé l’Hippocrène, et que le public ignare serait inspiré d’écouter leurs muses.

    Je prétends le contraire !
    Vous êtes sensible à la déesse aux cent bouches, ce qui rend votre propos inepte, mou, et sans saveur.
    Comme ce penchant n’est pas interdit par la loi, vous pouvez vous vautrer comme bon vous semble, dans ce qui est pour vous un modèle de réflexions.
    Vous croyez que la société a besoin de plus d’ineptie, de plus de bouffons, de plus de médiocrité, de plus d’imposteurs, ce qui n’est pas particulièrement subtil ; je crois, quant à moi, que nous en avons plus qu’assez !!!

    Debray est vain, aucune trace ne demeurera, car la force de sa plume est d’une puissance à peine suffisante pour un magazine de loisir, et il en est de même pour Tesson.
    La plume sert non pas à se glorifier, non pas à oindre les imbéciles, mais à éclairer, à révéler, à instruire, et guérir une humanité aveuglée par la sottise en majesté.

  11. Serge HIREL

    @ duvent le 13 avril

    Holà ! Quelle tempête ! Tout cela parce qu’un amateur de cigares d’Amérique centrale et un promeneur qui aime les chemins creux ont échangé quelques idées au coin du feu en compagnie d’un journaliste qui a rapporté leurs propos… Et vous voilà devenu l’acolyte de votre souffre-douleur préféré, Robert Marchenoir, qui, comme vous, se déchaîne contre ces deux compagnons d’un soir, que vous qualifiez, l’un et l’autre, d’inutiles.

    Vous me houspillez parce que vous croyez que, ayant écrit que Régis Debray et Sylvain Tesson sont des « personnalités hors du commun », je les admire. Qu’en savez-vous ? Reconnaître que tel ou tel est extraordinaire (dans le sens premier du terme), revient-il à leur dresser des lauriers ? Affirmer que Jean-Luc Mélenchon est un excellent orateur, est-ce partager ses élucubrations ?

    Donc, vous auriez beau lire mon commentaire à la loupe et même l’étudier au microscope, vous n’y décèleriez pas le moindre indice sur mon approbation ou non de leurs parcours personnels, de leurs convictions politiques et de leur comportement vis-à-vis du grand public.

    Pour tout vous dire, je ne parviens pas à oublier que Debray, dans sa jeunesse, a été un révolutionnaire communiste qui a fait le coup de feu, et à prendre au sérieux le côté aventurier de Tesson qui me paraît trop « Marais » et « Café de Flore » pour se mesurer à l’inconnu… Bien que j’imagine assez bien que, si les circonstances s’y étaient prêtées, la jeunesse de l’un aurait pu être celle de l’autre. Avec toutefois l’engagement coco en moins pour Tesson… l’excellent Philippe, son père, ne l’aurait pas supporté.

    Bref, ce que j’admire chez ces deux-là, c’est leur intelligence, leur goût de la réflexion et, il faut le dire, la qualité de leur pratique de la langue française.

    Dans le dialogue (savoureux ?) que vous avez imaginé entre « l’huître fétide » (Debray) et vous, vous affirmez qu’« exister veut dire servir vraiment à quelque chose »… Sous-entendu : les intellectuels ne servent à rien… Voilà bien ce qui nous sépare… et vous rapproche de R6M.

    Pour qu’une société fonctionne, c’est-à-dire pour que chacun s’y sente chez lui, les « saltimbanques » y sont aussi indispensables que les « géomètres ». Que serait la France sans Victor Hugo et bien d’autres ? Que serait la France sans Gustave Eiffel et bien d’autres ?

    Que l’on apprécie ou pas Régis Debray et Sylvain Tesson, ce sont des écrivains qui nourrissent la culture française (qui n’est pas au mieux) et leur dialogue, s’il apparaît vide à certains, en enrichit d’autres. En cela, ils « servent »… et les « benêts » sont peut-être ceux qui les dénigrent… bien souvent sans avoir lu une seule page de l’un de leurs ouvrages.

  12. Mais Tipaza, comme vous avez bien fait de plaider pour ces deux monuments, ce qui fait que vous ne m’avez pas convaincue du tout, et cela est une excellente chose.

    C’est ainsi, et aussi le pourquoi du comment, que le vieux Debray, après avoir zoné par-ci par-là, s’inquiète pour des choses inquiétantes…

    Oui, oui, oui, y a des gens bons qui s’inquiètent, sans quoi des gens comme moi, qui s’en tamponnent, auraient plongé le monde dans une pétaudière ; or, voilà que toutes les bonnes pensées de RD ont empêché ce chaos !

    Et qu’est-ce qu’on dit à Régis ? Ben, on lui dit comme à Derrick : t’es qu’un c*n, Derrick !

    Et puis il y a celui-ci, qui est vertical ; ouais, ça c’est fort ! Ça, ça envoie du lourd… vertical à mort, ça change tout. Mais on peut pas se l’imaginer comme ça sans préparation, faut se plonger dans de l’abscon, du vrai, du qu’on comprend nib(e), du qu’on se dit : mais bordel, pourquoi qu’il est si con, Derrick ?

    Pour que le monde tourne dans le sens des aiguilles dégoulinantes de Dali…

  13. Patrice Charoulet

    La bonne nouvelle est qu’on n’a pas dû se fader Onfray.
    Vous avez dit « deux esprits d’élite » ? Sylvain Tesson ? Quelle blague !
    Voici quelques esprits d’élite : Anne Amiel, Céline Spector, Pascal Engel, Christophe Bouriau, Frédérique Ildefonse, Frédéric Nef, Dan Arbib, Marie-Frédérique Pellegrin, Patrick Wotling, Kim Sang Ong-Van-Cung, Denis Kambouchner, Nathalie Chouchan, Emmanuel Faye…

    Le Figaro Magazine, ça coûte cher. Vous avez les moyens, Robert Marchenoir.

  14. L’article du Figaro est un peu décevant, comme peut l’être la bande-annonce d’un film.
    Cet entretien avait pour but la promotion du livre qui sera publié dans la semaine.

    Une remarque sur la photo de Régis Debray, qui tient dans ses mains la bande dessinée La Route de Manu Larcenet, à partir du livre de Cormac McCarthy.
    C’est très certainement un clin d’œil amical à Sylvain Tesson (ST), mais je crois qu’au-delà du titre, ce livre n’a rien à voir avec la façon de ST de concevoir la marche.

    Dans le livre, il s’agit de la fuite d’un homme avec son fils devant un cataclysme qui a dévasté le monde.
    Les voyages de ST ne sont pas une fuite. L’objectif n’est pas de fuir, c’est de se retrouver lui-même, en s’éloignant de ce que la civilisation moderne peut avoir d’artificiel et donc d’oppressant.

    ST utilise l’espace dans toutes ses dimensions : la marche ou le vélo dans l’espace plat des steppes, et l’alpinisme dans l’ascension des hauteurs, les grandes ou les petites, mais obstinées, des stacks ou piliers de bord de mer.

    Marcher avec l’horizon comme point de vue est une façon de vider son cerveau des problèmes artificiels, c’est-à-dire qui ne sont pas de survie, et qui nous bloquent souvent.
    Il faut avoir pratiqué cette marche pour comprendre.

    Dans l’article du Figaro, ST parle des alpinistes qui sont des conquérants de l’inutile. Il faut se souvenir qu’à d’autres occasions, il a expliqué que la marche ou l’alpinisme — l’effort physique aux limites — lui permettait d’être à « la verticale de soi », reprenant le titre d’un livre d’une de ses amies alpinistes réputées, elle aussi.

    « Être à la verticale de soi » : la formule est belle et exprime la paix que l’on peut trouver en soi lorsque l’on est en harmonie avec ses profondeurs.

    Tout, chez Sylvain Tesson, montre qu’en ce moment il est à la verticale de soi, ayant changé de vie sous la contrainte des séquelles de sa chute.

    Je connais mal Régis Debray, sinon par son compagnonnage avec Che Guevara, tueur affiché, et pas seulement pour avoir ordonné des exécutions, mais pour avoir tué lui-même. Erreur de jeunesse qu’il a payée très cher ; depuis, il s’est rendu compte que les frontières avaient un sens, et qu’un peuple, c’était aussi des frontières.

    Je pense que les malheurs qu’il a eus en Bolivie lui ont ouvert les yeux sur la réalité de ce qu’est un peuple. Le marxisme panaméricain que le Che proposait avait été rejeté par les paysans indiens.

    Depuis son retour, il a eu le temps de méditer cet échec, qui est un échec de l’idéologie internationaliste et sans-frontiériste. À cela s’ajoute le fait que ce soit un lettré, et que voir le déclin de la langue et de l’enseignement doit le faire méditer sur les illusions que le socialisme de Mitterrand avait créées chez lui.

    Si l’on peut faire un lien entre ces deux intellectuels, c’est qu’ils donnent l’impression d’une certaine acceptation de la situation, ce qui ne signifie pas résignation.

    Le verbe ne se résigne jamais, mais la révolution, qui est la manifestation du verbe dans la société, n’est plus reconnue comme faisant partie du processus d’amélioration de la vie.

    Bien que d’âges différents, ils semblent d’accord sur le « c’est ainsi », suivi du « que faire ? », en répondant à cette question par la formule de Montaigne ou de Descartes, je ne sais plus : « se changer soi-même plutôt que de changer le monde ».

  15. Robert Marchenoir

    @ Serge HIREL – le 13 avril 2026
    « Si cet article est nul, pourquoi le publiez-vous illégalement sur ce blog ? »

    Afin que chacun puisse en juger. Sur pièces. Mais on a bien compris que pour vous, ce sont les élites dont vous pensez faire partie qui doivent dire au peuple ce qu’il est autorisé à penser. Sans qu’il ait accès aux faits. Vous l’avez explicitement écrit ici il y a quelques années.

    Par ailleurs, je n’ai pas « publié cet article sur ce blog ». J’ai donné un lien vers un site d’archivage qui le contient.

    De plus, ce n’est pas illégal. Vous n’avez aucune compétence juridique, et vous confondez « défrise certains journalistes de bas niveau et les patrons de presse auxquels ils font allégance » avec « illégal ».

    « Est-ce pour nuire à la presse, dont vous ne cachez pas votre détestation ? »

    Quelle extraordinaire prétention qui est la vôtre ! Dénoncer la médiocrité de journalistes comme vous, regretter la mauvaise qualité de trop nombreux médias français, ce n’est pas « détester la presse ». C’est au contraire l’estimer, lui faire l’honneur d’être exigeant à son égard.

    Il ne manque pas, dans le monde, d’excellents médias auxquels je fais régulièrement référence. Seulement ceux-là, vous n’en parlez pas. Il ne manque pas, non plus, d’excellents analystes que je mentionne souvent, qui ne sont pas des journalistes professionnels, mais qui surpassent régulièrement les médias traditionnels en compétence comme en lucidité, trouvant leur public grâce aux nouvelles technologies dans lesquelles vous êtes analphabète.

    Et faisant concurrence, en effet, à ceux des médias traditionnels qui n’ont pas su s’adapter à cette révolution.

    Suscitant la rage impuissante de passéistes dans votre genre, qui ont oublié que le client est roi, que la seule justification d’un média c’est la satisfaction de son public, et qui s’accrochent au corporatisme oligarchique qui, seul, protège leur absence de talent, grâce à quelques menus privilèges encore concédés par l’État français.

    Car la France est particulièrement nulle à cet égard, comparée à ce qui se passe ailleurs dans le monde. Il ne manque pas, en Ukraine, dans les pays baltes, en Angleterre, aux États-Unis, de médias qui ont su affronter avec succès cette nouvelle concurrence d’Internet. Non seulement ils sont infiniment meilleurs que les journaux français les plus prestigieux, mais ils sont beaucoup plus accessibles. Ils ont beaucoup moins recours à cette mesquinerie française consistant à restreindre au maximum le libre accès à leurs articles en ligne.

    Pourquoi ? Eh bien parce que la quasi-totalité des pays occidentaux ne souffrent pas du niveau extrême de communisme qui règne en France, celui que vous ne cessez de défendre et sans lequel vous ne seriez rien. Dans les pays normaux, les pays plus ou moins libres, on peut gagner de l’argent plus facilement. On n’a pas besoin de maman-État pour vous donner le sein et vous protéger contre la « concurrence déloyale », c’est à dire la concurrence tout court.

    C’est l’étatisme franchouillard délirant dont vous êtes le promoteur hargneux qui a fini par rendre la plupart des médias français totalement inutiles, abandonnés de leurs lecteurs.

    « Par ailleurs, je viens de perdre cinq minutes pour lire attentivement votre patafar… Il est nul, méchant et volontairement blessant. Que vous ne supportiez pas Régis Debray et Sylvain Tesson, c’est votre droit. Que vous exprimiez cette opinion, c’est votre droit… Mais cela peut se dire en quelques mots, sans encombrer le blog d’une « littérature » inutile. »

    Il faut admirer l’absence complète d’argument dans votre jugement, qui, lui, bien sûr, n’est ni « nul », ni « méchant », ni « volontairement blessant ».

    Môssieur le journaliste-et-élu-local-et-directeur-de-festival-de-musique-classique et mon cul sur la commode a dit ; maintenant, vous obéissez.

    Vous êtes le maître du monde et de ses environs, c’est vous qui ordonnez la longueur nécessaire des opinions qui ne sont pas les vôtres – et celles qui vous déplaisent doivent avoir la décence d’être singulièrement courtes.

    Les zélits genre Régis Debray ou Sylvain Tesson ne doivent jamais être « blessées ». Il faut leur lécher les pompes. Tout comme il faut lécher les pompes à Poutine, de Gaulle, Staline ou toute autre figure d’autorité qui a vos faveurs.

    Heureusement que c’est vous qui me traitez de « maître du monde » ! Le syndrome de projection est un peu trop manifeste ; vous devriez vous dissimuler un peu mieux.

    Et puis, le pompon : la menace, que vous ne cessez de brandir, d’ailleurs, envers ceux qui ont le front d’avoir un avis différent du vôtre :

    « Faut-il aussi vous rappeler que vous êtes très facilement identifiable grâce à votre adresse IP et qu’utiliser un VPN n’assure pas l’immunité ? »

    Lâchez l’affaire, Hirel. Vous êtes aussi nul en technologie qu’en droit intellectuel. Vous ne connaissez rien à Internet. Vous êtes très gentil de vous soucier de ma sûreté face à une menace policière inexistante, mais je suis parfaitement protégé, ne vous inquiétez pas.

    Vous êtes tellement bête, cependant, que vous ne vous rendez même pas compte de l’énormité de votre aveu : la seule façon de garder des lecteurs, pour des médias français méprisés et abandonnés de tous, ce serait de leur envoyer la police. Même en URSS, on n’était pas allé jusque-là.

    La liberté est en train de balayer votre monde, et vous n’y pouvez rien.

  16. Serge HIREL

    @ Robert Marchenoir le 12 avril
    « J’ai lu l’intégralité de l’article, et je suis consterné : c’est nul »

    Si cet article est nul, pourquoi le publiez-vous illégalement sur ce blog ? Est-ce pour amoindrir la qualité de celui-ci ? Est-ce pour défier la loi ? Est-ce pour nuire à la presse, dont vous ne cachez pas votre détestation ?

    Faut-il encore une fois vous rappeler que, désormais, la survie des entreprises de presse qui éditent journaux et magazines sur papier dépend des revenus que leur apporte la version numérique, et que déverrouiller celle-ci pour en profiter gratuitement est non seulement un délit (vol et recel de données), mais une atteinte à la démocratie, ces publications, fragiles économiquement, assurant l’exercice de la liberté d’expression ?

    Faut-il aussi vous rappeler que vous êtes très facilement identifiable grâce à votre adresse IP et qu’utiliser un VPN n’assure pas l’immunité ?

    Par ailleurs, je viens de perdre cinq minutes pour lire attentivement votre patafar… Il est nul, méchant et volontairement blessant. Que vous ne supportiez pas Régis Debray et Sylvain Tesson, c’est votre droit. Que vous exprimiez cette opinion, c’est votre droit… Mais cela peut se dire en quelques mots, sans encombrer le blog d’une « littérature » inutile.

  17. Cher hôte, sans vouloir être désobligeant, Sylvain Tesson est aventurier et Régis Debray mercenaire gauchiste comme je suis reine d’Angleterre. Le premier se fait filmer sur son canasson parcourant les steppes mongoles. C’est un peu comme moi chez le proctologue. Ça manque d’intimité. Un cameraman, un perchman, prouuuuut, c’est bon, coupez, c’est dans la boîte. Quant à Debray, mercenaire combattant d’mes deux… Il se raconte depuis 50 ans. Les quelques soldats de fortune que j’ai eu l’occasion de fréquenter sont plutôt discrets, pas des matuvus. Ces deux personnages sont inintéressants et donneurs de leçons, ça va souvent de pair.

  18. @ Serge HIREL le 13 avril 2026
    « Peut-on espérer que ce duo de bretteurs, dont la seule arme est la pensée, serve d’exemple au monde politique… »

    De quelle pensée s’agit-il ?

    Duo de bretteurs ? Mister shoes et Mister goes ?

    Vous manquez singulièrement de jugeote.

    Depuis quand un lèche-bottes comme Debray, une espèce de courtisan bas de gamme, devrait-il servir d’exemple ?

    Qu’a-t-il fait d’extraordinaire ? Se dandiner au plus près du pouvoir ?

    Se promener dans les herbes et les lianes, en fumant, les yeux dans le vague, les mains dans les poches, et, de temps à autre, secoué par un hoquet, venir pondre une sorte de mantra débilitant, qui ne servira jamais à rien ni personne ?

    Ce héros asthénique est habile, il subjugue avec une voix de confesseur pervers…

    C’est la fin du monde ! Les c*ons ne sont pas neutralisés, ils sont encore là, à déblatérer des choses importantes comme :
    « Le temps est bon
    Le ciel est bleu
    J’ai deux amis qui sont aussi mes amoureux
    Le temps est bon
    Le ciel est bleu
    Nous n’avons rien à faire, rien que d’être heureux »

    Ce type est tout à fait rien !

    Quant à Sylvain Tesson, il se leurre bien volontiers, car elle est très confortable, l’aventure qui consiste à jouer dans les cordes, quelques petits crochets, uppercuts, une danse sur la pointe des pieds, et, à la fin, je me rince la dalle avec un peu de Ruinart…

    Loin du ring, il fait nuit noire, il fait froid, la faim n’est pas une expérience qui s’arrête ; non, ce n’est pas une expérience dont on ira exposer l’intérêt à cette vieille baderne de gauchiste extrême, qui se découvre une dilection pour la bonne droite douillette et accueillante, car la droite, il faut le savoir, c’est un boxon où tout le monde est bienvenu, surtout les relapses croulants et décrépits…

    C’est ainsi que, pour se servir largement et durablement, on gave les benêts de discours creux concoctés entre amis, lesquels discours sont aussi profonds qu’une mare et aussi utiles que la main de ma sœur dans la culotte du zouave du pont de l’Alma.

    C’est qui, d’abord, ce zouave ? Hein !

  19. Serge HIREL

    Notre hôte se serait-il lancé à la recherche des couples apparemment les plus improbables ? Après Jordan, natif du « 9-3 », et Maria Carolina, d’essence royale, voici donc Régis Debray, ancienne figure de proue d’une gauche extrême, et Sylvain Tesson, héraut d’une France éternelle chère à une droite affirmée…

    Autant le premier duo, construit dans le champ de l’intime, peut laisser perplexe, autant le second, évoluant dans celui de l’intelligence, se conçoit sans peine, même si, comme l’autre, son avenir ne sera pas nécessairement un long fleuve tranquille, les protagonistes, dans les deux cas, présentant à la fois de solides points de convergence et quelques distorsions annonciatrices de débats entre eux…

    Laissons Jordan et Maria Carolina à leurs amours… Le flirt — tout en échanges de pensées — de Régis et de Sylvain n’est pas nouveau. On le connaît depuis 2022, lorsque Le Figaro, à la recherche de cadeaux pour son lectorat huppé mais prisant néanmoins l’inédit, a eu l’idée d’une rencontre entre l’ex-révolutionnaire devenu sage et l’aventurier encore fougueux, mais déjà philosophe. Ce fut la révélation publique d’un coup de foudre déjà survenu…

    Depuis 2018, ils échangeaient déjà de multiples correspondances et ont poursuivi ce dialogue écrit, qui, édité par Gallimard, sera en vente dès le 16 avril dans toutes les bonnes librairies. Quoi de plus normal que Le Figaro joue le rôle de chaperon du couple qu’il a révélé et assure une promotion XXL de son œuvre commune en publiant des extraits d’une « conversation au coin du feu » des deux écrivains, réunis dans la propriété campagnarde de l’ex-compagnon du Che, au milieu des volutes de fumée des cigares du Nicaragua offerts par Sylvain ?

    En fait, il n’y a rien de bien extraordinaire dans l’histoire de cette « idylle »… Ces deux-là étaient faits pour s’entendre. Non parce qu’ils sont nés tous deux à Paris, non parce qu’ils sont, l’un et l’autre, les rejetons de familles bourgeoises aisées. Pas plus que parce qu’ils ont su trouver leur chemin personnel sans être « le fils de… ». Mais parce que, depuis toujours, hormis l’amour, qui relève de l’instinct, l’intelligence, la raison, la réflexion sont les plus puissants facteurs de rapprochement entre deux êtres. Et, sur ce point, Sylvain Tesson et Régis Debray sont incontestablement des personnalités hors du commun.

    Certes, leurs convictions politiques, leur vision du monde de demain sont divergentes, mais, au lieu de les opposer, elles leur offrent matière à un dialogue serein, respectueux de l’autre, allant jusqu’au bout des choses sans éprouver le besoin de convaincre. C’est cette démarche apaisée, mais néanmoins sans concession, qui forge la qualité de leur relation intellectuelle, qui lui donne sa force… et qui génère l’admiration de notre hôte.

    Peut-on espérer que ce duo de bretteurs, dont la seule arme est la pensée, serve d’exemple au monde politique, qui, au fil des ans, se montre de plus en plus incapable de réfléchir, de plus en plus querelleur, de plus en plus vain, au point de paraître inutile ?…

    Pour vivre, il faut espérer… Alors espérons que le monde politique saura, d’ici peu, retrouver ce chemin qui conduit, non pas à l’union parfaite, mais à un dialogue constructif dans lequel chacun apporte ses idées et ne rejette pas d’emblée celles de l’autre, en l’accusant parfois de « fascisme »…

    Cadeau pour ceux qui admirent les deux écrivains : l’enregistrement de leur « Rencontre du Figaro » de mai 2022. C’est un peu long, mais beaucoup plus intelligent que la vidéo offerte hier à Robert Marchenoir, qui dissèque les menus plaisirs que s’offre la famille de Maria Carolina…
    https://podcasts.lefigaro.fr/le-figaro-les-rencontres-le-figaro/202505130817-rencontre-avec-regis-debray-et-sylvain-tesson

  20. Le plus répugnant est Debray, une sorte de tapin triste, ancien ceci, et très ancien cela, qui semble accablé on ne sait par quoi, possiblement sa fatuité.

    – Pourquoi ne pas te taire, vieille huître fétide ?
    – Mais parce que je bave, donc j’existe !
    – Non, vieille huître fétide, tu n’existes pas vraiment…
    – Mais pourquoi ?
    – Parce qu’exister vraiment veut dire servir vraiment à quelque chose, et une huître fétide ne sert à rien qu’à vidanger le cloaque…
    – Alors, je sers à quelque chose !
    – Oui, un peu et c’est là ton destin tragique que Sophocle a si bien raconté dans Ajax…
    – Je savais que j’étais un héros…
    – Non, tu n’es rien, rien du tout, et le monde s’en remet vachement bien…Buvons un coup aux abrutis bavards, prétentieux et tellement inutiles !
    – Oui, buvons et trinquons à moi, car je suis un révolutionnaire et j’ai une mission impossible à remplir que je vais fourguer à plus c*n que moi ! Je me ris de me voir si beau sur le papier glacé !
    – Non, mon brave celui que tu regardes s’appelle sylvain je crois, et sylvain tu sais, il ne sait pas trop ce qu’il dit, ni ce qu’il fait, ni pourquoi il est là, c’est pour ça qu’il part loin, loin, loin et qu’il revient, pour voir si toi tu es resté là où il t’a laissé…
    – Oui, oui, oui, je ne bouge pas, j’ai peur des révolutionnaires, ils ne sont plus ce qu’ils étaient, avant du temps de De Gaulle et de la dame du Luxembourg. Maintenant j’ai les chocottes, je préfère boire un petit coup à la maison…
    – Ta gueule l’huître ! Bâille cela suffira ! Pouah !!!

  21. Tesson et ses disciples devraient remettre leurs logiciels à jour. Actuellement, la France est colonisée, islamisée, criminalisée, droguée, pervertie sexuellement, dégénérée, dépravée, ruinée économiquement : fuite de capitaux, fuite des cerveaux, fuite des citoyens vers des cieux plus sécurisés, le pays étant devenu une jungle sans foi ni loi : juges gauchistes corrompus, complices des délinquants, police muselée, écoles, facs, universités « Orange mécanique », mineurs criminels protégés, intouchables, profs tabassés, lynchés en toute impunité du pouvoir allié aux envahisseurs, Frères musulmans qui imposent leurs lois islamistes dans toutes les institutions publiques et sur leurs territoires : Marseillistan, Saindenistan, Grenoblistan, Lyon, Nantes, Rennes, Roubaixistan, etc., abandonnés par la France en toute compassion et collaboration du pouvoir macronien.

    Les LFI-HamaSS au racaillistan du 93cubistan, bientôt à l’Élysée — ne riez pas.
    Le cas Nunez, qui autorise le voilement des gamines, est un symbole absolu de soumission, un cas psychiatrique pathologique de destruction du pays sur ordre des mafias gauchistes macroniennes à genoux devant les islamistes ; mis à part se promener avec un entonnoir sur la tête, je ne vois pas quelle thérapie appliquer à ce sinistre ministre de l’Intérieur, couché comme un asticot devant son maître Macronéron, tueur de la France.

  22. J’ai remarqué que les sous-marins et autres porte-avions, ainsi que beaucoup de nouvelles armes de haute technologie, sont nommés, portent des noms, quoi.

    Je propose que le prochain lance-flammes, capable de fondre le tungstène à 100 mètres, porte le nom de « Marchenoir ».
    Pour mémoire, le tungstène fond à 3 400 °C !

    Je reviendrai, pas le temps maintenant.

  23. « Derrière leur dialogue malheureusement éclaté, que de connivence, que de complicités, que d’hostilités claires et profondes à l’égard de ce qui ruine notre société et dégrade notre civilisation ! Ce n’est pas mythifier ces belles intelligences que de les sentir communes dans des détestations qui sont les nôtres, ou pourraient l’être, si nous avions autant d’aura et de courage qu’eux pour les exprimer… » (PB)

    Il n’est pas rare que les intelligences de gauche et celles de droite se rejoignent lorsqu’il s’agit de traiter des situations conflictuelles, tant nationales qu’internationales.
    L’intelligence, par nature, ne saurait être spécifique à un seul côté de l’échiquier politique, vu qu’elle repose d’abord sur la raison.
    Les concepts philosophiques, idéologiques, spirituels ne sont que des artefacts destinés à nous orienter vers des chemins escarpés, pas toujours très fiables.

    Je ne connais pas grand-chose de Régis Debray, qui fut très à la mode dans les années 70-80 chez les intellectuels bon teint, mais parfaitement incompréhensible pour les gens du peuple, qui doivent se lever tôt le matin.
    Il fait référence à une idéologie de gauche qui, avec le temps, a montré ses limites.

    Je préfère le pragmatisme de Sylvain Tesson, dont j’ai lu plusieurs livres (Dans les forêts de Sibérie, Un été avec Homère, Avec les fées…).
    C’est lui qui a dit un jour : « La France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer. »
    On ne saurait mieux dire !

  24. Xavier NEBOUT

    Comment ne pas se sentir inculte au regard du palmarès de Régis Debray ? Comment oser se mesurer ?

    Cependant, à regarder de plus près dans ce qu’on en trouve sur la toile, ainsi que dans son histoire complète dans Wikipédia, il y manque quelque chose : la spiritualité, au sens véritable du terme : es-pri, ce qui prime, symbolisé par le dieu Prithou, celui qui prime sur tout.

    Alors, je songe au sourcier, peut-être illettré, qui, avec son pendule, trouve le fil d’eau et la profondeur à laquelle il se trouve, ou encore le réseau tellurique et sa nocivité. Et il trouve aussi bien sur place qu’à distance, sur un plan. En fait, il trouve ce à quoi il pense d’abord, sans en avoir conscience, en passant par l’Esprit.

    Et puis, il trouve aussi où on a mal, autrefois en passant sa main près du corps, et puis en voyant l’aura. Mais avec la main, il manipule l’aura et guérit. Peut-il aussi le faire à distance, par la force de sa pensée ?

    Il n’a pas eu à parler de mystique et du salut de l’âme, pour dire de Régis Debray : « Il bavasse, mais il ne sait rien du tout, sinon les combines pour se faire payer à faire semblant, comme il est dans les bons usages de la pègre intellectuelle qui fait sombrer notre civilisation. »

  25. Robert Marchenoir

    J’ai lu l’intégralité de l’article, et je suis consterné : c’est nul. On n’apprend rien. Deux intellectuels français qui rivalisent de ronds de jambe et se payent de mots.

    Régis Debray représenterait l’histoire, et Sylvain Tesson la géographie : un bon mot repris à son compte par le journaliste du Figaro, mais qui semble bien avoir été inventé par le premier. Hu, hu, que je suis génial et que je suis spirituel : ça ne veut rien dire, ça ne sert à rien, ça n’apprend rien, mais Dieu que ça sonne bien et que c’est facile à reprendre par les journalistes amis !

    Régis Debray porte les cent millions de morts du communisme sur la conscience, mais on chercherait en vain dans cet interminable pataphar un repentir sincère à cet égard, une récusation authentique et complète de cette complicité de crime contre l’humanité.

    Non seulement on ne la trouve pas, mais Debray repasse une couche avec ce clicheton aussi consensuel que possible : « Lorsqu’on lui fait remarquer la présence d’un portrait du général de Gaulle posé sur sa cheminée : ‘De Gaulle et Rosa Luxemburg. Je tiens beaucoup à cet équilibre, précise-t-il. L’un, me semble-t-il, doit corriger l’autre.’ « 

    Plus macronien, plus centriste mou, plus oui mais non et je ne me fâche avec personne, c’est difficile.

    D’ailleurs, « Les mots sont ambigus. Je ne voudrais pas que cela soit lu comme une déclaration d’amour à Mme Le Pen. » Bah non, surtout pas ! Même suggérer une once de compréhension pour la nouvelle représentante de la gauche molle qui est qualifiée à tort d’extrême droite en raison de son opposition très modérée à l’immigration, c’est au-dessus des forces de Régis Debray.

    Il est aussi capable d’énoncer de monumentales sottises, en plus de confirmer son insondable lâcheté :

    « Debray avoue aussi préférer les écrivains de droite : ‘Les gens de gauche cultivent le raisonnement, la lenteur, l’hypothético-déductif, c’est ennuyeux. Les gens de droite ont une rapidité, une élégance, même si certains sont abjects. Ce sont des gens qu’il ne faut pas nécessairement rencontrer, mais qu’il faut lire !’ « 

    Il reconnaît donc que le talent est du côté des écrivains de droite, cependant il ne faut toujours pas les rencontrer, on risquerait de se salir et de renoncer aux dividendes de l’être-de-gauche : la droite, c’est par définition le camp du mal. S’en démarquer, c’est s’attribuer un certificat de vertu sans avoir besoin de rien prouver.

    Cette sentence est précédée d’une prétendue constatation aussi séduisante que fausse. Il y a certes des exemples montrant que la gauche serait ennuyeuse car raisonnante, tandis que la droite serait la championne du trait d’esprit qui fait mouche.

    Mais l’inverse existe aussi. Jean-Paul Sartre, dans sa répugnante préface aux Damnés de la terre de Frantz Fanon : « Abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre. »

    À l’inverse, vous voulez un sommet de « raisonnement, de lenteur et d’hypo-déductif ennuyeux » ? Tapez-vous les mille pages de L’Action humaine de Ludwig von Mises, un monument de la pensée de droite.

    Et d’ailleurs, en quoi le trait d’esprit assimilable sans effort serait-il préférable à l’aridité de la vérité, qui ne peut être atteinte qu’au bout d’un parcours difficile ?

    Régis Debray raconte n’importe quoi, mais ça sonne bien. C’est sûrement vrai, puisque c’est dit d’une façon si flatteuse.

    Quant au brave Sylvain Tesson, qui n’a pas de sang sur les mains contrairement à son acolyte, on cherche en vain un éclat de sagesse de sa part dans cet entretien. En fait, il ne dit pratiquement rien. C’est le gauchiste qui accapare le micro.

    Tout juste apprend-on que le « géographe » a apporté des « cigares du Nicaragua » pour agrémenter la rencontre, et qu’il a la chance de pouvoir courir le monde, apparemment sans soucis financiers, pour observer de belles choses, comme « une petite église sur une colline ».

    Lui non plus, d’ailleurs, ne fait pas preuve d’un courage politique démentiel : « Je ne suis pas un adorateur du mouvement libéral », tient-il à faire savoir. Bah non. Surtout pas. Il ferait beau voir qu’il reconnaisse quelque vertu à l’un des corps de pensée les plus vilipendés du pays, à droite comme à gauche…

    Dans le monde réel, chez les « vrais gens » comme on dit à gauche, il faut trimer dur pour gratter assez d’argent dans le but de faire un peu de tourisme à l’autre bout du monde. Une richesse qui n’est produite que grâce aux enseignements de la pensée libérale. Mais Sylvain Tesson est riche de naissance, il faut croire : il peut se payer le luxe de « l’inutilité ».

    « Il y a de la politique dans mon échappée, avoue l’aventurier. Je crois à l’utilité de l’inutilité. C’était l’expression d’un alpiniste des années 1960 qui appelait les alpinistes les ‘conquérants de l’inutile’. Après tout, un révolutionnaire aussi, c’est un inutile, parce qu’en général, il rate. »

    Quel monument de cuistrerie ! Tesson pose à l’esthète de droite, mais il nous sort l’un des clichetons les plus nocifs de la gauche : tout est politique, même un oisif professionnel qui passe son temps à faire du tourisme ! « Je crois à l’utilité de l’inutilité » : et hop ! encore une formule creuse qui passe pour profonde !

    Quant aux révolutionnaires qui sont « inutiles », car, en général, « ils ratent », il faudra en parler aux centaines de millions de malheureux qui ont vécu un siècle de « ratages » de l’URSS, de l’Allemagne nazie, de l’Europe centrale soviétisée, de la Chine de Mao, du Cambodge de Pol Pot, de l’Afrique marxiste… sans compter le Cuba de Fidel Castro et Che Guevara, le copain du pote de Tesson avec lequel il devise aimablement, cornaqué par le journaliste « de droite » du Figaro qui vante « la beauté des choses, [le] plaisir concret de la vie : fumer un cigare, boire un bon verre de vin rouge, apprécier une conversation au coin du feu ».

    En somme, y’a deux types qui ont écrit plein de livres et qui passent beaucoup à la télé, parce qu’ils aiment la bonne bouffe et les plaisirs de la vie, comme à peu près 100 % des gens.

    Cet article est un condensé des pires travers du monde intellectuel français, qui se retrouvent des deux côtés de la barrière politique : la brillance du verbe préférée à la vérité comme à la pertinence, l’absence d’expertise et de sagesse, le nombrilisme, la vanité, l’irresponsabilité, l’isolement total vis-à-vis des problèmes de la population et des tendances de fond de l’histoire.

    On nous exhibe deux soi-disant sages, et à aucun moment ne sont évoqués les craquements historiques dans lesquels nous sommes plongés : l’effondrement de la natalité en Occident, la submersion migratoire, l’accroissement vertigineux de la bêtise, l’explosion de la délinquance, la tyrannie de la technologie numérique, la révolution de l’intelligence artificielle et ses risques, la difficulté pour une part croissante de la population de trouver un logement ou un emploi, l’ébranlement du modèle démocratique, les menaces de guerre mondiale et de guerre civile…

    Deux inutiles contents d’eux-mêmes qui boivent des coups en troussant des formules de style. Et qui trouvent un journal complaisant pour relayer leurs bavardages.

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