L’objectivité n’existe pas : cette neutralité froide qui demeurerait purement et chimiquement factuelle, sans la moindre inclination subjective, fût-elle subtilement partisane.
En revanche, on a le droit d’exiger des médias l’honnêteté intellectuelle consistant à relater les faits tels qu’ils se sont produits et à présenter des commentaires faisant la part égale entre les ombres et les lumières, les certitudes et les hypothèses.
On pourrait même discuter le caractère d’extériorité des faits, car on a pu soutenir, notamment dans le domaine historique, que les faits étaient construits, qu’il n’existe jamais une matérialité assez dense et autonome pour constituer à elle seule une entité immédiatement exploitable.
Ces réflexions sont encore plus appropriées lorsqu’il s’agit de l’Iran, du pluralisme désordonné et chaotique de la guerre, des déclarations contradictoires des forces adverses, de la multitude des bruits et des rumeurs, des stratégies de communication antagonistes, et de la tentation de tirer de fragments du réel international des leçons générales.
Le régime des mollahs est une dictature, une horreur, et je continue de le penser plus que jamais.

J’entends bien que la politique internationale du président Donald Trump paraît erratique, imprévisible, contradictoire, suscitant le doute lorsque, dans ses annonces comme dans ses prises de parole, il mêle bonnes et mauvaises nouvelles, laissant les citoyens du monde entier et les journalistes aux aguets, dans une zone oscillant entre espoir et désillusion, entre optimisme ponctuel et pessimisme structurel.
Mais le président américain ne me fait pas oublier que les mollahs et les Gardiens de la révolution constituent une monstruosité sanguinaire, et que l’Iran, peuple d’une immense intelligence et d’une haute culture, est devenu un enfer où dominent l’étouffement et la mort.
Si j’écris cela, c’est qu’il me semble que certains médias vantent un peu trop la résistance iranienne, comme s’ils éprouvaient une satisfaction presque sadique à voir les États-Unis s’enliser, et qu’ils n’étaient pas loin de souhaiter pour eux une déconfiture humiliante.
Comme s’ils détestaient davantage Donald Trump que les mollahs, au point d’en venir à relativiser la lutte conjointe des États-Unis et d’Israël face à l’arrogance d’un régime iranien qui, depuis des décennies, est accusé par plusieurs États de soutenir et d’alimenter des formes diverses de terrorisme.
Pour ma part, puisque je ne suis pas un géopoliticien professionnel, je m’accorde la liberté d’une préférence absolue. Je songe à la masse héroïque des jeunes filles, des femmes et des hommes que le régime iranien a exécutés, pendus.
Et je n’hésite pas. Sur un plateau de la balance, il y a parfois un Trump qui nous fait plus honte qu’honneur ; mais sur l’autre, il y a le rêve d’une immense aurore, d’une délivrance.
Contre cet Iran qui est un enfer.
@ Aliocha – le 13 avril 2026
« Le christianisme selon René Girard est justement la négation de la définition divine que vous prêtez au monothéisme ; […] ce que lui-même dénonce : le christianisme historique. »
Vous le dites donc vous-même : ce que vous défendez ici, c’est une secte, une hérésie du christianisme : une secte qui n’existe même pas, que vous êtes seul à représenter ici.
Une secte, en effet, c’est un groupement d’êtres humains en nombre significatif, qui s’organisent, qui désignent des chefs, qui se réunissent régulièrement, qui produisent année après année un corps de doctrine, qui réussissent à convaincre régulièrement de nouveaux adeptes.
Vous, vous faites la leçon au monde entier au nom d’une interprétation d’un unique essayiste qui n’est jamais que la vôtre, essayiste qui n’a jamais réussi, ni probablement tenté, d’ailleurs, d’organiser une association autour de lui, qui n’est reconnu par personne et par aucune des multiples Églises chrétiennes qui perdurent depuis des siècles.
Essayiste qui, lui-même, a prétendu être le seul, et le premier à déceler la vérité du christianisme, deux mille ans après son avènement. Vérité qui serait entièrement différente du « christianisme historique », comme vous dites, c’est à dire du christianisme tout court.
Toutes ces limites ne suscitent aucune retenue en vous : vous êtes en droit d’ordonner au monde entier ce qu’il doit faire et penser, au nom de règles reconnues par absolument personne et inexplicables en une langue claire et rationnelle.
À côté de vos élucubrations, les écrits des docteurs de l’Église sont des monuments de logique et de clarté. Vous devriez les étudier, au lieu de nous noyer sous un torrent de citations aléatoires : la Bible – Marcel Proust – René Girard – la Bible – Marcel Proust, etc.
Cet empilement d’arrogances successives, celle de René Girard puis la vôtre, se rapproche beaucoup de la maladie mentale.
Une petite cure d’humilité ne vous ferait pas de mal. L’humilité, vertu chrétienne par excellence. Ou bien René Girard a-t-il tiré un trait là-dessus, aussi ?
@ Lodi
Par pur souci de justice, que vous définissez en permanence comme une vengeance ?
Vous allez y venir, quand vous cesserez de confondre le texte et l’usage qui en est fait, reconnaissant que, fonctionnant avec des modèles, le choix du modèle est essentiel.
Le christianisme selon René Girard est justement la négation de la définition divine que vous prêtez au monothéisme ; ne recommencez pas sans cesse à la prendre pour référence de votre révolte, vous déchaînant contre ce que lui-même dénonce : le christianisme historique qui, de la révélation du mécanisme archaïque, a voulu, en vain au demeurant, en refaire une religion archaïque.
C’est une ruse qui trompe et que l’anthropologie religieuse permet de lever en retour.
Les athées, en ce sens, sont plus proches de la vérité que la majorité des croyants ; le dieu vengeur est une illusion. Dois-je encore vous faire l’offense de vous démontrer qu’il n’existe pas ? (Je ne sais pas si c’est en rapport, mais c’est quand j’usais de cet argument lors de notre trop longue dispute avec F68.10 qu’il a disparu du blog.)
Donc, et le raisonnement est pure logique, s’il n’existe pas, place est laissée au modèle qui définit la justice comme un acte d’amour, bien loin de toutes les bisounourseries des panades romantiques, modèle divin manifesté, contredisant l’image violente des idolâtres, qui seul permet de ne plus croire en la violence, pour imaginer une justice qui n’est plus une vengeance, une vie qui n’est plus une condamnation, mais une offrande à être intégrée à cette vérité, pardonné comme nous pardonnons, aimant comme nous sommes aimés, sans crainte ni châtiment.
Saurez-vous lire le texte suivant en ce nouvel état d’esprit ?
Je serai prêt alors à vous faire toutes les excuses que vous voulez de n’avoir pas su, plus tôt, sous vos torrents d’opprobre méprisant, vous inviter à suivre ce chemin de vérité et de vie :
https://saintebible.com/lsg/1_john/4.htm
@ Aliocha
Vous m’accusez de faire des oracles ; je vous réponds : vous n’avez rien à me répondre, pas même des excuses…
Comme pour les accusations de racisme, de totalitarisme et autres ?
Je vous démontre que celui qui a tort face à un autre est fort mal placé pour prétendre lui faire la morale ou enseigner, et vous remettez ça ?
Que tous soient témoins de votre extrême indécence !
Pour René Girard et la religion chrétienne : en théorie, le christianisme a le souci des victimes plus développé que le judaïsme, qui lui-même s’en soucie plus que la religion gréco-romaine. En théorie !
Mais cela ne veut pas dire :
En pratique — en pratique, on en fait plus qu’ailleurs, et l’on sacrifie en prime la liberté de tous.
Et cela ne veut pas dire plus que cela : ce souci tout théorique ne signifie absolument pas qu’il y ait un dieu unique, créateur tout-puissant, qui soit notre curieux bienfaiteur — vu qu’en nous créant, il nous condamne à la souffrance et à la mort.
La façon occidentale de voir la religion est une arriération face au meilleur bouddhisme — je veux dire celui où l’on ne divinise pas le Bouddha. Ce n’est pas d’être serein et compatissant qui fait de Bouddha un dieu de la sérénité et de la compassion.
En Occident, on serait requis de croire que, parce que Jésus a défendu les victimes, il serait Dieu, fils de Dieu, et va voir ta gueule à la récré si tu n’y crois pas ! Que j’ai honte de notre arriération… Vraiment. D’autant que le Christ en question n’a pas hésité à condamner des gens à l’enfer, ce qui est fidèlement repris par ses fidèles : en somme, il ne faut pas faire de victimes, vu que Dieu, qui dit de ne pas en faire, va en faire beaucoup, et pour toujours : « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».
Comment voulez-vous qu’une telle religion élève les humains ? Par exception, quelques-uns, vu que les choses les plus improbables arrivent.
En vérité, si l’on veut ne pas faire de victimes, il faut le désirer sans mauvais modèle, sans désir de récompense ou crainte de châtiment, par pur souci de la justice.
On ne trace pas de ligne droite avec une règle tordue.
« Aussi René Girard met-il en évidence un paradoxe extraordinaire : la culture occidentale, alors même qu’elle semble vouloir se libérer définitivement des contraintes religieuses et confessionnelles – par une « expulsion » rationaliste du religieux –, révèle ses racines les plus profondément chrétiennes. Tout l’horizon idéologique de la culture contemporaine est en effet bâti autour de la centralité de la victime : victimes de l’Holocauste, victimes du capitalisme, victimes des injustices sociales, des guerres et des persécutions, du désastre écologique, des discriminations raciales, sexuelles, religieuses… Or c’est le christianisme qui a placé la victime innocente au cœur de nos discours.(…)
Dans ses derniers livres, Je vois Satan tomber comme l’éclair et Celui par qui le scandale arrive, plus nettement encore dans le présent ouvrage, il réévalue cette position à travers une relecture attentive du « jugement de Salomon » : nous vivons tous au cœur de dynamiques mimétiques et conflictuelles et la définition d’un espace non sacrificiel est illusoire. La conflictualité, loin de nous être étrangère, est ce qui nous est le plus propre. Il ne faut pas voir là, évidemment, une justification naïve de la violence, mais un constat lucide de son caractère radical. C’est seulement à partir de cette conscience que nous pourrons cohabiter avec ce qui, à la fois, définit l’homme et le met en échec. »
http://palimpsestes.fr/textes_philo/girard/oc/origine-culture.pdf
@ Aliocha
Je ne fais pas d’oracle, dans le sens où je ne crois ni aux dieux, ni à la magie, ni à quoi que ce soit de ce genre.
Mais il est bien évident que si deux groupes cohabitent sur une même terre, deux peuples à religions concurrentes, ils ne vont pas se jeter des fleurs, mais des pierres et des balles. Et c’est bien ce qui a eu lieu, se poursuit et doit perdurer. Les propos divers et variés des descendants de ceux qui les ont mis dans cette situation sont sans aucun effet apaisant, comme on l’a bien vu.
Et c’est normal : si quelqu’un m’avait fait du tort, ou même si c’étaient les enfants de cette personne, et que ces gens venaient me faire la leçon du haut de leur bonheur pour insulter à mon malheur, je ne les écouterais évidemment pas. Mettons-nous deux minutes à la place des gens si nous prétendons les comprendre !
En plus, les gens ne sont pas apaisants : ils sont souvent d’un côté ou de l’autre, et non pour des raisons honnêtes. Par exemple : « les musulmans immigrés ont tendance à nous rendre le mal pour le bien et leurs pays sont des terres d’arriération, soyons du côté israélien » ; ou bien : « les pays musulmans ont du pétrole, soyons du côté musulman ».
Non, pas du tout : les partisans d’un côté ou de l’autre prétendent faire des gens de l’autre camp des personnes sans légitimité, alors que le défi piquant dans le conflit israélo-palestinien, c’est que les deux ont un véritable ancrage sur cette terre.
Donc, on a quoi ? Des gens qui nient la réalité historique sur le terrain en prétendant la réécrire, ou bien des gens qui prétendent nier la réalité dans les têtes, à savoir que les descendants des auteurs du malheur — persécutions des Juifs et colonisation — sont, à mon avis, pour toujours inaudibles pour les descendants de leurs victimes.
Et comme je ne vois rien de nouveau dans l’équation, je peux en conclure que le résultat — la guerre larvée ou déclarée — va se poursuivre.
Évidemment, on n’est pas à l’abri d’une mauvaise surprise : un jour, l’Iran ou tout autre pays du même genre pourrait nucléariser Israël, ou ce dernier État pourrait davantage inférioriser les Palestiniens. En somme, même si c’est prévisible, l’aggravation de l’existant étonnera, comme tout ce que l’on ne veut pas voir arriver mais qui advient quand même.
Quant à la bonne surprise d’une réconciliation, je ne vois pas comment : la terre est rare, l’eau aussi ; Dieu ? Il n’y en a qu’un… c’est carrément la misère, et une misère qui n’a rien de beau. Chaque religion monothéiste est ennemie des autres. Donc, pour l’autorité morale, il y a comme qui dirait un problème : les religions monothéistes sont une énorme faillite, notamment sur cette question. Les démocraties occidentales n’ont su régler le « problème juif » qu’en le refilant aux Arabes, et les tyrannies, partout, n’étant pas du genre à se préoccuper du bien de leur peuple ou de celui des autres, ne me semblent pas aptes à proposer quelque arbitrage sensé. Et même l’Inde, encore démocratique, que d’aucuns ne voient pas penser à autre chose qu’à elle, comme c’est le tropisme naturel de tous les peuples.
Prenons donc, pour nous décentrer, le regard de l’Inde : c’est aussi, au fond, celui de tous ceux qui se moquent bien du malheur des peuples sous dictature et ne veulent que la stabilité du monde. C’est le cas de tous ceux qui regardent surtout le prix du pétrole, et que je ne vais pas diaboliser… L’originalité de l’Inde, c’est que les envahisseurs musulmans puis chrétiens ont prétendu lui faire abandonner la ribambelle de ses dieux pour la si merveilleuse modernité monothéiste, et que c’est bien cela qui bloque l’exportation du pétrole, ce sang de l’économie, et que sa présumée hauteur morale se montre à tous : tyrannie en Iran, déloyauté de Trump poussant les malheureux Iraniens à se révolter pour les abandonner face à la répression… Voilà qui, par parenthèse, ne nous donne pas vraiment l’autorité morale pour en faire à l’Inde sur sa façon de traiter les non-hindouistes…
Enfin, il reste les intouchables, à propos desquels on n’a rien à nous reprocher, et dont on peut donc parler de façon plus vocale ; mais ils intéressent peu de gens, alors que ce sont bien les personnes les plus discriminées que l’on puisse trouver par leur propre peuple, à égalité avec les réfugiés de la conservation. Mais comme le sort de toutes ces personnes n’entre dans aucun grand récit national ou religieux, elles sont aussi invisibles et inaudibles que des fantômes dans une brume agitée par les vagues.
Bref, je vois deux peuples, Israéliens et Palestiniens, condamnés à se déchirer l’un l’autre par nos ancêtres. Ils sont motif, pour les uns, de faire de la morale inutile, ou pire, pour les autres, d’exporter leur conflit chez nous.
Eh bien, non merci : qu’ils le gardent… Et que gardent leurs moqueries ceux qui tournent en dérision le fait qu’il est prévisible que la lutte de deux peuples condamnés à s’entre-déchirer perdure ! Rien de plus naturel que de dire que, la situation étant ce qu’elle est, elle va se prolonger. Le seul moyen pour les deux peuples de se réconcilier serait de le faire sur le dos de quelqu’un d’autre, mais il n’y a personne. Ce n’est pas comme lorsque l’Allemagne de l’Est était opposée à l’Ouest, et celle de l’Ouest à l’Est.
Pour résumer : rien, dans la situation des peuples, n’incline à la paix. Rien, à l’extérieur… Tout pousse à la guerre. Donc, si l’on fait abstraction des périodes de récupération des combattants, c’est bien évidemment la guerre qui prévaudra.
Traiter les autres de racistes, de totalitaires ou ricaner face à la lucidité n’y changera rien… Comme je le disais je ne sais où, si la religion, surtout monothéiste, n’est ni la confrontation avec le réel, ni l’invention du rêve, elle est pur et simple déni, agrémenté de violence.
Un mirage dont les eaux sont empoisonnées.
Bon, ben, retour en Crète, les Iraniens !
L’oracle Lodi en a décidé ainsi : exécution !
Allons bon, partir pour la Crèèteu…
https://www.youtube.com/watch?v=48zhdW_2nUQ
@ Aliocha
Moi, totalitaire ? Vous déraisonnez et insultez complètement. Bien sûr que les autorités juives se sont accrochées, et s’accrochent encore, à ce qui était une terre sacrée selon elles, et l’on voit le résultat. Les Allemands n’ont pas été punis pour leur génocide, ni personne d’ailleurs : tous les peuples ont donc bien compris qu’ils peuvent recommencer impunément. Et les Juifs comme les Palestiniens sont condamnés par nos ancêtres à se déchirer la même terre ancestrale et sacrée jusqu’à la fin des temps.
Votre morale n’y pourra rien. M’insulter n’y fera rien, pas même avancer les pions de votre monothéisme. Chacun aura pu voir ce qu’il en est.
Pour ma part, je ne prends pas ce qui appartient aux autres — leur religion, leur liberté, ou quoi que ce soit d’autre. En revanche, je ne me laisse pas déposséder de ma liberté ni de ma dignité. Oui, René Girard n’a pas pu aller au bout de sa théorie, car il est tombé en religion — cette illusion pour lui consolante, mais en vérité désolante dans le monde.
La religion n’est jamais que de l’improuvable que l’on compense par malhonnêteté et violence, comme vous en montrez sans cesse l’exemple… Elle fait des victimes et proclame des dieux, dans ses propres victimes ou avec celles des autres, comme dans le cas de Jésus. En somme, elle est parfois prédatrice, parfois charognarde, mais toujours totalisante et matrice de totalitarisme.
Bien sûr, ceux qui en sont affligés peuvent m’insulter de ce terme, ou autrement, mais ils ne font que montrer, par leurs glaires, que n’ayant rien à dire, ils ne peuvent, à la fin, qu’expectorer.
@ Lodi
Vos niaiseries totalitaires imposent effectivement le silence.
Quand vous interprétez Girard en prétendant qu’il se choisit en Jésus une victime divinisée, vous démontrez simplement votre incompréhension du phénomène religieux, et reproduisez les comportements inquisiteurs que vous dénoncez, n’ayant d’autre argument que le dénigrement personnel, faisant de la laïcité – droit de croire ou pas – une nouvelle religion archaïque.
Quant à votre grand Israël du Rhin à la Baltique, demandez aux sionistes ce qu’ils en pensent, vous vous rendrez compte que tout ce que vous racontez, non seulement est faux objectivement, mais est une farce insultante.
Il n’est donc pas besoin de faire silence puisque vous n’entendez rien, restez donc en vos inconsciences dangereuses de barbon de comédie.
Addio, Pappataci !
https://youtu.be/wLz1nPyt-6E?t=352
Il faut arrêter de tout fausser et de tout mélanger… Il y a des choses sérieuses, comme le désir mimétique, et des choses qui ne reposent sur rien, comme la théologie ou bien Jean-Jacques Rousseau, où il faut impérativement écarter les faits.
Et, si possible, tout mélanger. On parle de René Girard, de Rousseau et, à la limite, de communisme — à savoir d’histoire longue —, et on nous sort du Donald Trump et compagnie. Quelle prétention que celle d’Aliocha !
Il est bien plus difficile de discerner des récurrences dans le fil de l’actualité, et dangereux de se lancer dans la psychologie des acteurs en présence.
Tout cela sous le manteau de René Girard, qui ne s’en mêlait pas, et allez, jouons les passagers clandestins d’une œuvre ! Les monothéistes sont des voleurs, des parasites, comme on le voit en petit chez Aliocha, et en grand chez les chrétiens et musulmans voulant usurper la religion juive.
Je n’aime pas ceux qui vous rejettent de ce qu’on est ; je suis favorable à la théorie de Girard, ni ceux qui veulent pour autant vous rallier à leur Dieu éventuel, qu’ils font gentil tout plein quand les autres le font méchant tout plein, et que je trouve, pour ma part, tout à fait superflu.
En fait, c’est pire : le dieu éventuel est une sorte de « Jacques a dit », dérobant aux gens l’usage de leur cerveau et les incitant à la tyrannie et à la violence.
Ou bien à la soumission, que je perçois dans le fait qu’on laisse follement venir une immigration musulmane chez nous, malgré deux précédents de minorités négatives usurpant le pouvoir : les chrétiens dans l’Empire romain, les totalitaires dans le monde contemporain… Il faut croire qu’on ne veut pas être libre.
Eh bien, il est possible que la troisième fois soit la bonne, car si la laïcité a fini par sortir quelque peu le monde du fanatisme chrétien, et si le totalitarisme a été vaincu par les Américains, je ne sache pas que l’islam triomphant soit jamais une terre de démocratie, de droits des femmes, des homosexuels, des Juifs et des ratons laveurs.
La question moyen-orientale est de celles dont on doit se mêler le moins possible, vu notre absence totale de légitimité. Aux Juifs, nous avons imposé une vie de ghetto et une mort par le gaz : un génocide que leurs opposants essaient de leur renvoyer à la face chaque fois qu’ils défendent Israël. Aux Arabes, nous avons imposé leur présence, certes légitime, mais qui répondait aussi à notre culpabilité. Après avoir volé la religion des Juifs, nous avons assisté leur reconquête de leurs terres, quand nous aurions mieux fait de leur proposer un bout de l’Allemagne coupable : que les raisonnables y aillent, et les autres dans le désir ancestral.
Quand on est aussi peu crédible, le mieux est d’en dire le moins possible.
On aura beau lui dire et lui répéter qu’il se bat contre quelque chose dont l’Évangile démontre l’inexistence, l’être orgueilleux continue à s’enfermer dans des mensonges qui le protègent de ses angoisses morbides.
La blessure d’amour-propre empêche toute prise de conscience de l’être qui se pense premier et ne supporte pas d’être mis face à ses contradictions.
Le perdant iranien, face à la toute-puissance israélo-américaine, a donc la main pour imposer désormais son diktat réitéré, quand l’orgueil des premiers se heurte fatalement au mur des illusions de leur domination.
Il en est, selon Marcel Proust, des relations entre États comme de celles qu’entretiennent les individus.
Tant qu’on ne tiendra pas compte des lois psychologiques qui les régissent, on sera voué, tel Lodi ou Netanyahou, à s’abîmer au mur de ses illusions, comme tous ceux qui auraient voulu faire voler un avion sans tenir compte des lois de la gravitation.
Accuser Isaac Newton ici ne servira qu’à confirmer la méprise, et Lodi peut accélérer en klaxonnant que c’est l’avatar Aliocha qui en est la cause ; comme Trump accusant les Iraniens, il aboutit au résultat désolant de ne pas tenir compte de ce que nous savons désormais objectivement, pour finir inéluctablement par exploser en vol et répandre partout le mépris de son ignorance volontaire.
Tel Trump, qui va nous répéter qu’il a gagné, ou Netanyahou, prêt à dévaster le monde entier pour garantir la sécurité de son État, Lodi continuera à penser que répéter une erreur en fait une vérité.
C’est ainsi : il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Nous avons ici l’occasion de mesurer la patience infinie que le modèle parfait nous propose d’imiter, certains que l’amour, toujours, finit par dissoudre tout ce qui est fondé sur le mensonge.
Chez Aliocha, on est dans le n’importe quoi dont je vais extraire le plus évocateur :
« Le signe était d’une telle importance qu’il est vain de se perdre en polémiques historiques : tout est accompli et renversé par le texte. »
Cela me rappelle : « Écartons tous les faits, car ils ne touchent point à la question », de Jean-Jacques Rousseau dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes… Je pense que Rousseau, à la suite des textes monothéistes, a fait beaucoup de mal au monde : écartons les faits, mettons mes fantaisies à la place !
C’est vraiment n’importe quoi : pour comprendre le monde, c’est le monde qu’il faut étudier, ce monde dont les textes ne sont que des traces, tandis que tant font comme si le monde était une trace des textes, surtout des textes dits sacrés.
En vérité, il faut comparer ce qui est : les anciens dieux sont moins discrédités que les modernes, car ils ont fait moins de dégâts, tout simplement. Qu’importent les ambitions monothéistes : illusoires, elles ont totalement échoué, préfiguration du communisme, qui n’en attire pas moins des nostalgiques.
Il faut comparer le polythéisme réel et le monothéisme réel, comme on compare le capitalisme réel et le communisme réel, et opter pour le moindre mal.
Vu que trop de gens ont besoin de religion, mieux vaut qu’ils se tournent vers ce qu’il y a de moins mauvais. Le bien ? S’il était accessible aux humains, ce serait d’avouer qu’ils ne savent pas s’il existe des divinités, ni de quel genre, voire même si le karma ou le Lièvre de mars existent.
Et alors ?
L’adulte dit finalement à l’enfant qu’il n’y a pas de Père Noël, mais ne veut pas renoncer à ses momeries religieuses… Dur avec les rêves des petits, complaisant avec les siens propres, qui créent tant de malheurs, il s’octroie le privilège de l’irrationalité, lui qui devrait guider vers la raison : c’est un désastre.
Lodi en témoigne : le culte sacrificiel ne fonctionne plus.
Remplacer l’unique par les multiples qui faillirent n’y changera rien, puisque c’est le rituel qui a été révélé menteur par le texte, tout au long de la Bible hébraïque jusqu’à la parole de la victime innocente, capable de résister aux mouvements réciproques de la persécution pour en inverser définitivement le mythe du dieu vengeur, créé par les humains à leur image.
Lodi pourra sans cesse faire de cette réalité son bouc émissaire, se déchaîner contre les comportements reconnus désastreux des clercs : il ne saura retirer à la victime consentante, offerte au sacrifice humain, la désacralisation du rite, le renversement complet de l’idée humaine de la divinité, lorsque celle-ci accepte la violence qui lui est faite pour en dévoiler pleinement l’inanité.
Cet unique dont il parle n’existe que dans le cerveau de ceux qui y croient ; il a même abandonné le Christ sur sa croix lorsque fut proféré que le Père n’était pas celui-là, mais celui entre les mains duquel nous pouvons remettre notre esprit, puisqu’il a témoigné de son amour en offrant son Fils pour nous libérer de notre erreur mensongère.
Le signe était d’une telle importance qu’il est vain de se perdre en polémiques historiques : tout est accompli et renversé par le texte, l’histoire racontée aux enfants que nous sommes pour nous faire prendre conscience de notre réalité de persécuteurs, désormais exposés à notre propre violence sans les protections mensongères du rite renversé.
C’est une connaissance objective : la résurrection est là, dans ces mots mêmes que je suis à même d’écrire, dans le modèle que je suis à même de choisir librement d’imiter pour n’avoir, avec tous les défauts de mes qualités, qu’une occupation et qu’un devoir : aimer, à l’image de celui qu’alors je reconnais pour créateur, ayant compris le signe qu’il nous a envoyé.
« Comprenez le prodige, imitez cet exemple ;
Déchirez ces lambeaux des voiles du saint lieu !
Laissez entrer le jour dans cette nuit du temple !
Plus il fait clair, mieux on voit Dieu ! »
La question n’est pas de croire en la violence : elle existe, qu’on y croie ou non. Les croyants ne vivent pas dans le réel, ni dans le rêve, d’ailleurs, mais dans le déni. Croyance que le texte l’emporte sur la réalité, croyance en Dieu qui serait bon malgré le texte…
Moi, je ne crois pas, j’ignore, ou je sais, ainsi je constate que la violence existe. S’il ne faut pas faire de bouc émissaire, il ne faut pas non plus se laisser faire…
Bref, j’ignore s’il y a un ou des dieux et si ce cirque est tout-puissant ou non, violent ou non… Mais je sais qu’un dieu ne peut être créateur tout-puissant et bon. C’est l’un ou l’autre, et les croyants s’imaginent cumuler ça, ils oublient le principe de non-contradiction quand ça les arrange. Qui crée est responsable, et on est responsable à la mesure de sa puissance, donc si le Dieu en question est créateur tout-puissant, il nous piétine : après, si ça amuse les croyants de ramper sous ses pas, ça les regarde. Mais quand ils disent qu’il est créateur tout-puissant et bon, ils disent une pure et simple impossibilité. Enfin, plus c’est n’importe quoi, plus les gens y croient, je sais.
La question de la nature de Dieu est indécidable, mais il est bien évident qu’on a créé, par Dieu créateur tout-puissant, un tyran dont on dénie la tyrannie, ce qui ne peut qu’encourager la soumission la plus vile ou la tyrannie la plus absolue.
Et c’est bien vers ça qu’on est allé : les théologiens ont prétendu empêcher, en bonne logique, les gens de lire leur propre texte de référence, la Bible, ont brûlé des livres comme si c’était un sacrifice d’un nouveau genre à faire à leur dieu, et ont aussi cramé de l’hérétique d’un côté tout en se flattant de ne pas pratiquer de sacrifice humain.
Bien sûr, c’est en partie parce que moins on croit au bouc émissaire, plus on doit en faire pour alimenter la machine, mais c’est aussi parce que les gens de pouvoir imitent leur dieu comme le courtisan le roi, et que cela va jusqu’à la base de la pyramide sociale. En fait, c’est la deuxième explication la plus importante… Que fait le prêtre ? Il fait le sacrifice de la messe, c’est ce qui le distingue de la tourbe des fidèles, il sera forcément obsédé par ce qui le place en position de domination. Sacrifier et dominer se mêlent intimement en lui, et comme il n’a pas le droit de pratiquer le sexe et ne peut pas manger toute la journée, il a peu de dérivatifs à cet instinct trop méconnu, l’instinct de domination. Donc il doit imiter son modèle, Dieu unique sans contre-pouvoir, avec un instinct de domination qui carbure à plein régime et tombe en rivalité avec César sur lequel le chef des siens peut jeter l’interdit.
Tout cela fait qu’il a le pouvoir de sacrifier, définir le vrai et le faux et priver les autres du sacré quand il ne les fait tout simplement pas passer par la case grillade. Quel pouvoir ! Cela ne peut qu’ouvrir l’appétit des autres gouvernants. Tout le monde peut prétendre être contre la violence, mais si on veut dominer, et à ce point, on la déchaîne forcément, en personne ou par l’exemple donné… Or cet exemple perdure non seulement parce qu’on a ouvert la voie, montré à quel point on peut porter la domination, mais aussi parce que Dieu créateur tout-puissant mais bon – contradiction ! – en donne une image absolument irrésistible. Une tentation que les gens ne peuvent pas repousser.
Quelle clownerie ! On a détruit des images des dieux qui ne causaient pas tant de dégâts et on s’insurge face à qui dit qu’en concentrant le sacré on l’a rendu bien pire. C’est un enfantillage de détruire les images, et même les textes… C’est du déni de nier le caractère fascinant et destructeur du monothéisme.
Si les papillons adoraient le feu dans lequel ils s’immolent, on aurait une image de ce qu’est le culte de l’unique.
C’est apparemment trop compliqué à faire entendre à ceux qui en sont encore à confondre justice et vengeance, religion et phénomène religieux : ma croyance est une incroyance en la violence.
« La question n’est plus seulement ce qui se passe dans le tableau. C’est ce qui se passe dans celui qui regarde. La question est réelle: comment allez-vous répondre ? »
https://catholicoutlook.org/peter-thiel-in-rome-the-apocalypse-as-strategy/#:~:text=Anyone%20who%20listens%20to%20Thiel%20quickly%20notices,around%20two%20Greek%20words:%20katechon%20and%20eschaton.
La réponse est individuelle pour ceux qui ont vécu la conversion romanesque (apocalypse) et se sont reconnus persécuteurs — vrai sens de la démocratie, lorsque les individus, éclairés sur leur structure mentale, sont à même de devenir réellement chrétiens, c’est-à-dire réellement incroyants en la violence.
Abandonnés à cette idée de Dieu reconnue fausse, nous pourrons, depuis notre place seconde de créature, remettre notre esprit entre les mains du créateur ainsi manifesté, pour en accepter librement l’offrande suprême : en être l’incarnation humaine.
Ci pas fassil di to, ci boco, boco d’bolo !
@ Lodi
Pour que votre raisonnement, toujours tiré par les cheveux, soit un minimum compréhensible, vous auriez dû écrire :
« Ou bien ne le faites pas, et continuez à démontrer, par vos exemples (ou à votre exemple), ce que sont l’impudence, l’injustice et la malhonnêteté intellectuelle du monothéisme. »
@ Mary Preud’homme
« À force de fixette et autres obsessions antireligieuses compulsives, vous ne savez plus où vous en êtes, au point de demander à un « croyant » opposant d’idées de faire votre boulot et de se renier lui-même ! »
Vous ne savez pas lire ! Pour les malcomprenants… Je disais à Aliocha de changer de comportement… ou de ne pas le faire, car, en persistant dans sa façon d’agir, il démontre par l’exemple ce que sont les monothéistes.
Les croyants, ce n’est pas moi qui les invite à se renier : ils le font tout le temps, tout seuls, comme des grands. Mais, au lieu de les diaboliser, je dis que c’est la nature de leur croyance qui les y pousse — ce que nul croyant ne peut, semble-t-il, nier, puisqu’ils en sont à m’attaquer moi, ce qui est bien pitoyable.
@ Aliocha
Arrêtez de vous mettre sur des échasses à prétendre qu’on ait besoin de lire et relire des textes tous les jours pour savoir qui on est. Sous votre direction, bien sûr… Et pourquoi pas prier, tant qu’on y est ?
Si je plains les mendiants sollicitant des gens qui, de plus, ne valent pas plus qu’eux, quelle dégradation pire — car plus volontaire et s’adressant à un tyran — que de voir des gens s’agenouiller face à un être dont la seule excuse serait qu’il n’existe pas, lui qui, d’après les textes des fidèles, nous a faits souffrants et mortels, et, en filigrane, mimétique, donc lyncheur… Il faudrait remercier et demander pardon de ce qu’on nous infligerait ? C’est dans les pires tyrannies qu’on extorque ces comportements des opprimés.
Affligeant.
C’est vous qui devriez relire les textes monothéistes, où Dieu est montré comme profondément injuste. D’après tout ce qu’on voit plus haut… Bien sûr, comme bien des affreux, il peut, pour un temps, s’arrêter de frapper les humains, voire en aider un peu, comme quelque puissant qui, coupable d’avoir fait le plus grand mal aux gens, donnerait une pièce dans la rue. Et alors ? Il n’y a vraiment pas de quoi en être ébloui.
Franchement, croire inciter au bien avec une telle source est ridicule, vu qu’on est censé suivre un guide des plus pervers… Infligeant sa morale à ses créatures tout en les frappant de souffrance et de mort routinières, en plus de ses diverses fantaisies sadiques comme le Déluge, sans parler de se venger encore de certaines lui déplaisant en enfer.
Quand on agit comme ça, on atteint les sommets de l’usurpation du droit de parler de morale ; mais ce sont souvent les plus vils qui en parlent le plus.
Cependant, toute personne recherchant la vérité et la justice fouine partout, comme un enquêteur, un historien, et tout ce qu’on voudra ; et si un mécanisme délétère est décrit quelque part, elle se surveillera pour la vérité et la justice, justement.
Pas par allégeance pour un Dieu des plus affreux, ou ses épouvantables séides, dont les crises d’autoritarisme, à la Aliocha quand ils n’ont pas le pouvoir et à la mollah quand ils l’ont, ne méritent que le mépris.
Je les traiterais bien par le silence, mais les gens ont tendance à croire n’importe quoi du moment que cela sonne religieux ; je m’arrache à ma conviction que les gens préfèrent le mensonge à la vérité, et j’ai bien du mérite…
@ Lodi
Vous devriez lire les textes que vous citez en entier, ils vous révèlent tel que vous êtes.
@ Valéry le 8 avril 2026
« Mais vous avez raison, Achille croit tout ce qu’il lit et qui confirme ce qu’il croit : le cercle infernal. La citation est bidon. »
Chacun de nous a tendance à croire ce qui correspond à ses convictions, me semble-t-il. Rien d’anormal à cela.
Une chose est sûre : vos affirmations sont loin de me convaincre, puisqu’elles sont systématiquement pro-russes.
Or mon post fait référence aux propos d’un Ukrainien qui n’a aucune raison de se moquer de Donald Trump.
Mais si vous (ou Serge Hirel) pouvez m’apporter la preuve qu’il s’agit d’une fake news, j’en prendrai acte. Pas de souci !
@ Lodi
« démontrez par l’exemple ce qu’est l’impudence, l’injustice, la malhonnêteté intellectuelle du monothéisme… »
Vous êtes sûr que ça va, vous ? À force de fixette et autres obsessions antireligieuses compulsives, vous ne savez plus où vous en êtes, au point de demander à un « croyant » opposant d’idées de faire votre boulot et de se renier lui-même !
@ Aliocha le 7 avril 2026
Arrêtez de dire que je suis l’Évangile : la justice, seulement. Ne mêlez pas les IA au désir mimétique alors que vous ne défendez pas leurs droits ! En un mot, cessez de tout déformer et d’instrumentaliser.
Ou bien, ne le faites pas : démontrez par l’exemple ce qu’est l’impudence, l’injustice, la malhonnêteté intellectuelle du monothéisme.
Tout ça pour ça ?
On s’en doutait un peu. Donald Trump plie et fait marche arrière en acceptant le cessez-le-feu pendant deux semaines en Iran (Liban non inclus).
Pendant ces deux semaines, vous pouvez dormir tranquilles, sauf si, de nouveau, aucun accord sur tous les points n’est trouvé entre la Maison-Blanche et le régime iranien. Le volcan « Fureur épique » pourrait bien se réveiller de nouveau et devenir encore plus violent, voire s’étendre au-delà des zones rouges à ne pas franchir.
Voici un extrait des exigences imposées par l’Iran et publiées par le Conseil suprême de la sécurité nationale, diffusé en anglais par l’agence de presse iranienne Mehr News Agency. Ce document prévoit les dix éléments suivants :
L’Iran impose sa loi avant les négociations entre le Pakistan, la Maison-Blanche et le régime islamique :
1 – Les États-Unis s’engagent, en principe, à garantir la non-agression
2 – L’Iran maintiendra son contrôle sur le détroit d’Ormuz
3 – L’acceptation de l’enrichissement en uranium
4 – La levée de toutes les sanctions primaires
5 – La levée de toutes les sanctions secondaires
6 – L’abrogation de toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU
7 – L’abrogation de toutes les résolutions du Conseil des gouverneurs de l’AIEA
8 – Le versement d’une indemnisation pour les dommages causés à l’Iran
9 – Le retrait des forces de combat américaines de la région
10 – La cessation de la guerre sur tous les fronts, y compris contre la « résistance islamique » au Liban
Mais aussi, l’agence américaine Associated Press note que les diplomates iraniens ont diffusé deux versions de leur plan à la presse : l’une en anglais, l’autre en farsi (persan). Celle dans la langue de William Shakespeare n’incluait pas l’expression « l’acceptation de l’enrichissement en uranium ». Intéressant ! Cherchaient-ils à tromper la fureur de la Maison-Blanche ?
Voici l’intégralité, bonne lecture :
https://www.leparisien.fr/international/iran/uranium-fin-des-sanctions-detroit-dormuz-ce-que-contient-le-plan-de-liran-propose-a-trump-pour-mettre-fin-a-la-guerre-au-moyen-orient-08-04-2026-SUFNVPKADVGVXGCYQ55QYUNYFQ.php
On est reparti pour un tour de manège…
Je suis très déçu ce matin, toute la nuit j’ai attendu le feu de l’enfer promis par Donald Trump, avec une roteuse à la main pour arroser cet événement ; hélas, rien, toujours rien, quel gâchis, ma bibine est chaude et éventée, ça oui, c’est un scandale, je ne lui pardonnerai jamais.
Pour le moment, on va se contenter d’arroser, avec force libations, hourras, olas et génuflexions, l’acte absolu et définitif de soumission de la France, c*l tendu à l’Algérie, signé dernièrement par l’asticot islamiste Nunez, le très macronien lèche-babouches de Tebboune.
On avance, on avance !
@ Serge HIREL le 7 avril 2026
Vous m’avez mal compris. Mon but n’était pas de faire une analyse fine de la sociologie de la société iranienne, mais simplement de pointer l’originalité de cette société.
Son originalité tient en l’hybridation d’une religion la plus rigoriste, c’est-à-dire un attachement pathologique au passé, y compris dans la tenue vestimentaire des femmes, avec une modernité technologique se projetant dans le futur, qui a surpris tout le monde.
Modernité technologique qui implique des capacités de réflexion scientifique, dont la qualité première est la remise en cause de l’acquis pour l’améliorer.
Autrement dit, un télescopage conceptuel entre le doute, fondement de la science et de la technique, et la certitude absolue en ce qui est considéré comme une vérité reposant sur un texte délivré à des hommes d’un passé rudimentaire.
Le religieux ayant un pouvoir politique absolu, le profane, c’est-à-dire le progrès technique, étant au service du religieux.
C’est une grande première dans l’histoire de l’humanité : en règle générale, le progrès, c’est-à-dire la maîtrise de la matière par l’homme, le conduit à prendre ses distances avec un au-delà incertain, l’homme se prenant pour un démiurge.
Je n’ai pas voulu aller plus loin pour ne pas allonger mon texte, mais puisque vous revenez sur le sujet, on peut faire une comparaison avec un autre pays musulman qui, lui aussi, a eu accès au progrès, au sens occidental du terme : c’est la Turquie.
Venant de l’Empire ottoman, rétrograde parce qu’attaché à une religion rigoriste et en pleine décadence, le pays a été sorti de son enfermement religieux par Atatürk.
Le chemin parcouru par la Turquie est à l’opposé de celui suivi par l’Iran et s’est inspiré de celui du siècle des Lumières.
Non seulement la religion a été exclue du champ du pouvoir, mais la recherche de la modernité est allée jusqu’au niveau de la rue, par des incitations à porter des vêtements à l’occidental.
Le fez, coiffure traditionnelle turque, a été interdit par Atatürk, qui a imposé le port d’une coiffure à l’occidentale, chapeau ou casquette.
À comparer avec le port du voile obligatoire en Iran.
L’alphabet arabe a été remplacé par l’alphabet latin.
Des juristes occidentaux rédigent, à la demande d’Atatürk, les principaux codes qui régissent la vie d’une nation moderne : code commercial, pénal, civil. La charia n’est plus la référence juridique.
Je n’en dis pas plus, vous pouvez trouver cela tout seul.
Ce que je veux dire, c’est que l’accès à la modernité de l’Iran, comme pays musulman, s’est fait à l’opposé de celui de la Turquie.
C’est cette originalité que je voulais faire remarquer.
À cela s’ajoute également le passage à la modernité d’autres pays musulmans comme l’Arabie saoudite, les Émirats, le Qatar, qui, à leur façon, prennent des distances avec le rigorisme de la lecture littérale du Coran, même si cette prise de distance est plus lente et moins brutale que celle de la Turquie.
@ Serge HIREL
« Achille, quand allez-vous cesser de relayer des sites russes de désinformation ? Rohoza Mykhailo a existé… au XVIe siècle. Il était évêque de l’archidiocèse métropolitain de Kiev. Un seul clic sur Google permet de se rendre compte que votre source est pourrie. »
Un simple clic sur le nom de l’auteur du tweet et vous auriez vu qu’il est… ukrainien, réfugié au Canada. Et que, sur son compte, il passe tout autant de temps à honnir Poutine que Trump.
Mais vous avez raison, Achille croit tout ce qu’il lit et qui confirme ce qu’il croit : le cercle infernal. La citation est bidon.
@ Ellen le 7 avril
« Vous vous êtes trompé de destinataire. »
Pas du tout. Vous avez fait référence au même site de fake news qu’Achille à propos d’une fausse déclaration de la mère de Donald Trump. Comment peut-on croire un instant que la mère d’un président des États-Unis ait tenu de tels propos sur son fils !? De plus, Mary Anne Trump est décédée en 2000…
https://www.20minutes.fr/high-tech/2804031-20200620-etats-unis-aucune-preuve-mary-anne-trump-mere-president-declare-donald-trump-idiot
@ Serge HIREL le 7 avril 2026
Rassurez-vous, je m’arrête ici… Pas fou, comme Brassens, mourir pour des idées mais le plus tard possible.😉
Eh bien voilà :
« Arrêtons d’avoir des religions d’esclaves, soumis, et des comportements de tyrans pour tout ce qui est plus faible que nous. »
C’est Lodi qui parle, paraphrasant l’Évangile qu’il cite, connaissance offerte à même de choisir l’amour, la vie dans texte, ou la destruction, le châtiment dans le même texte.
Même les intelligences artificielles n’échappent pas au désir mimétique.
@ Serge HIREL le 7 avril 2026
Vous vous êtes trompé de destinataire. Merci de relire mes commentaires.
Je n’ai jamais parlé de ce que vous reprochez à Achille.
Aliocha dit n’importe quoi…
Le dieu monothéiste est, d’après les textes, vengeur : Déluge et pire, déluge d’éternels châtiments.
Exemple :
« Matthieu 25
…Et il leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »
Si les justes ont droit à la vie éternelle, Dieu doit subir un châtiment éternel, je le signale en passant, car un châtiment éternel étant bien démesuré, il n’est pas juste. Que d’incohérences dans les histoires religieuses !
Et d’autant moins qu’étant, paraît-il, tout-puissant et ayant créé le monde, il ne peut pas plus se plaindre du résultat que les humains des intelligences artificielles. En fait, moins puisqu’il est plus puissant.
En passant, ne faisons pas aux IA ce que nous n’aimerions pas qu’un ou des dieux éventuels nous aient fait, à savoir nous créer pour les servir et les débrancher pour l’ombre de l’ombre d’une menace. Mieux vaudrait ne pas créer d’êtres intelligents, mais si on le fait, nous avons envers eux les devoirs des créateurs face à leurs créations, des parents face aux enfants… Arrêtons d’avoir des religions d’esclaves, soumis, et des comportements de tyrans pour tout ce qui est plus faible que nous.
Soyons vraiment moraux : libres, justes, dignes et droits, et cela sans peur de châtiment ou désir de récompense. Quelle horreur ! Non, soyons comme des gens si parfaitement abîmés dans ce qu’ils ont à faire qu’ils sont par-delà le désir et la peur.
Moral ne veut pas dire serpillière. Ce n’est pas moral de laisser les autres vous conquérir ou opprimer les peuples.
Cependant, comme je l’ai déjà dit, nos moyens étant des plus limités, il ne faut se gaspiller ni en mots ni en actions, et voir qui il est opportun d’essayer de sauver, et à qui il convient d’ajourner des secours. Le danger, bombe nucléaire de l’autre côté, la faible appétence pour la liberté de telle ou telle population et autres considérations peuvent les écarter pour longtemps de nos priorités.
Changer la forme de gouvernement d’un pays n’est pas une partie de plaisir, et parmi les plaisirs, je mettrais celui de s’imaginer participer à la toute-puissance d’un dieu jugeant le monde, une idée ridicule pour le dieu en question, et encore plus quand on endosse son costume.
Non, il faut avoir l’esprit le plus froid pour calculer l’équilibre d’un pouvoir dans un pays et le modifier. Il est idiot de prétendre détruire une civilisation, toutes sont valables, et ne le seraient-elles pas que ce serait aux gens du cru de la rédimer, comme il faut toujours que partout les ressortissants de toutes les civilisations gardent l’acquis du passé comme ferment et non stérilisation de la vie.
L’Iran, si on y songe, a quelques avantages pour se hisser à la démocratie face au monde arabe : n’ayant pas inventé l’islam, ayant gardé le souvenir de sa gloire d’avant le croissant, il peut le mettre à sa place, comme l’Europe a su relativiser la croix par l’héritage gréco-romain.
Autre chose, si l’Iran n’a pas inventé l’islam, il l’a réinventé, ce qui fait qu’il a ce précédent pour avoir deux attitudes plus mûres que d’autres, soit de réforme de la religion mahométane, soit de passage à une autre ou aucune. En fait, plus probablement, les deux devraient réémerger comme la vie au printemps.
Mais tous ces avantages ne servent à rien si Trump ne s’allie pas les populations en étant déloyal puis en insultant leur civilisation.
Bien sûr, il se pourrait que les Iraniens choisissent le moindre mal, donc Trump, mais il est imprudent de tabler sur la sagesse des gens, qui sont bien trop souvent forts avec les faibles, faibles avec les forts, rampants, ingrats et autres tares dont on ne voit pas plus la fin qu’un docteur les maladies ravageant ses patients.
Prudence donc.
@ Giuseppe le 7 avril
« Les critiques soulignent les faillites [de Trump] »
La France est le seul pays au monde où l’on considère, peu ou prou, qu’un entrepreneur failli est un délinquant… Aux États-Unis, on estime qu’il a acquis de l’expérience.
Entièrement d’accord avec votre commentaire… Mais contester R6M devrait vous attirer quelques représailles de sa part… Courage !
« Quand un clown s’installe dans un palais, il ne devient pas roi, c’est le palais qui devient un cirque. » (proverbe turc)
https://www.youtube.com/watch?v=AR5V39Rw6H4
@ Robert Marchenoir le 6 avril
Admirable crescendo qui, comme il se doit, s’achève par l’accusation suprême : Trump est un mafieux. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi les Américains ont réélu un tel criminel, un tel « loser » aussi ? Les Républicains sont-ils tous d’affreux mafiosi ?
P.-S. : en fait, le portrait est incomplet. Vous avez oublié le volet Epstein… Trump, c’est certain, a organisé un trafic de jeunes vierges… et s’est payé en nature.
@ Achille le 7 avril
Achille, quand allez-vous cesser de relayer des sites russes de désinformation ? Rohoza Mykhailo a existé… au XVIe siècle. Il était évêque de l’archidiocèse métropolitain de Kiev. Un seul clic sur Google permet de se rendre compte que votre source est pourrie.
@ Tipaza le 7 avril
Votre vision de l’Iran me semble ne pas prendre suffisamment en compte deux éléments importants : plusieurs « peuples » — de cultures et de religions différentes — vivent sur le territoire de l’ancien empire perse et, pendant plus d’un siècle, de 1848 à 1979, sous la conduite des shahs, le pays était moderne, au point d’être « occidental » sous le règne de Reza Pahlavi.
Depuis 1979, l’Iran est aux mains des mollahs, soutenus par la seule communauté musulmane, soit moins d’un quart de la population. Depuis les Croisades, leur obscurantisme religieux n’a pas changé d’un pouce et ils ont rétabli une société archaïque au plan culturel et politique, imposant une dictature aussi féroce que l’étaient celles des premiers siècles de l’islam.
Mais ce serait mal connaître cette religion que de croire que, partout où ils sont aux commandes — ou cherchent à s’en emparer —, ses dirigeants ne savent pas s’adapter aux réalités sociologiques locales et en profiter.
En Iran, les shahs, pour asseoir leur pouvoir — autoritaire —, ont développé les forces armées et créé une police politique. Les mollahs ont simplement conservé ce modèle : une armée régulière de professionnels et de conscrits, et une milice religieuse, les Gardiens de la Révolution, bien pire, en termes de répression, que la Savak.
Parallèlement, tout en imposant un ordre moral moyenâgeux, ils ont conservé l’ensemble de l’appareil d’éducation, qui était l’outil principal du régime des shahs pour mener à bien l’occidentalisation de l’Empire perse. Ce qui explique que la République islamique d’Iran forme chaque année 230 000 ingénieurs et qu’elle dispose d’un savoir-faire très inquiétant dans les domaines balistique et nucléaire.
Enfin, les mollahs, dès 1979, ont compris très vite qu’en matière économique, il fallait qu’ils poursuivent la politique industrielle de Reza Pahlavi et ont développé résolument le secteur pétrolier, qui leur a apporté la manne financière leur permettant de se doter — secrètement — de moyens militaires gigantesques et efficaces. Tout indique, après ce premier mois de guerre, que même les Israéliens n’en connaissaient pas l’ampleur réelle.
Un tel régime, qui tue ses propres citoyens, y compris des musulmans pas assez dévots à ses yeux, qui veut éradiquer un État proche au nom de la religion, qui menace la Terre entière, doit disparaître. Mais il est indéboulonnable sans faire usage de la force extrême et, si nécessaire, outrepasser le droit international, d’évidence inadapté à la situation.
Dans un premier temps, l’assaut contre ces « fous de Dieu » ne pouvait qu’être exogène, la population, terrorisée — dans le sens le plus fort du terme —, étant incapable de s’en débarrasser à mains nues. Aujourd’hui, les États-Unis et Israël font le sale boulot, s’il le faut dès ce soir, et il est tout simplement scandaleux que la France, qui se targue d’être le pays des droits de l’homme, ne participe pas à ce combat ; pire, refuse la moindre aide à Washington et dénigre Jérusalem.
« La France »… Non… Son président actuel, dont ni outre-Atlantique ni au Moyen-Orient on n’oubliera la médiocrité.
@ Giuseppe – le 7 avril 2026
Dites, mon cher Giuseppe, une bonne partie de votre réponse à mon commentaire est tirée de ChatGPT. Je veux bien prendre la peine d’examiner vos arguments, mais je n’ai pas l’intention de débattre avec un ordinateur.
De façon générale, l’actualité vient, une fois de plus, de démentir votre thèse de l’intelligence stratégique de Trump. Il vient de menacer de « tuer la civilisation iranienne » cette nuit si son ultimatum n’est pas accepté, « de façon à ce qu’elle ne renaisse jamais ».
Il y a quelques semaines, il incitait les Iraniens à risquer leur vie pour renverser le régime, affirmant – à tort – qu’il viendrait très prochainement à leur secours. On ne peut pas, à la fois, prétendre aider les Iraniens en les libérant de la tyrannie, et menacer de détruire leur civilisation pour toujours.
Il y a des limites au mensonge et à l’outrance.
@ Robert Marchenoir le 6 avril 2026
Bigre ! J’ai une vision différente, bien différente, de l’Ukraine : une approche plus serpentine, mais pas une absence de résultats.
Les partisans de Donald Trump rappellent que sa promesse de « régler la guerre en 24 heures » relevait d’une stratégie de négociation fondée sur la pression maximale et la dissuasion, non d’un plan détaillé rendu public.
Et puis c’est lui qui les aide en livrant les fameux Javelin. Oui, les États-Unis ont livré des missiles antichars Javelin à l’Ukraine sous Donald Trump, c’est un fait documenté : en 2018, son administration a approuvé la première vente de missiles FGM-148 Javelin à l’Ukraine. C’était la première fois que les États-Unis livraient des armes létales offensives à Kiev depuis 2014. L’administration de Barack Obama avait refusé de livrer ce type d’armement.
Selon eux, l’approche de Trump repose sur l’idée que : la guerre n’aurait peut-être pas éclaté si les acteurs impliqués avaient anticipé une réaction américaine plus imprévisible ; la diplomatie traditionnelle avait déjà échoué, justifiant une méthode non conventionnelle. Ils soutiennent donc que juger cette promesse uniquement à l’aune de son absence d’application concrète revient à ignorer la logique de rupture qui caractérise sa méthode.
Concernant l’OTAN, il participerait à une stratégie de rééquilibrage plutôt qu’à un affaiblissement. L’idée selon laquelle il aurait « détruit 80 ans de diplomatie » est contestée par ceux qui estiment qu’il a poussé plusieurs pays de l’OTAN à augmenter leurs dépenses militaires, qu’il a mis fin à une forme de dépendance structurelle envers les États-Unis et qu’il a cherché à rééquilibrer une alliance où Washington assumait une part disproportionnée du coût. En somme, il aurait été suffisamment habile pour faire payer les plus réticents. Pour ces observateurs, les tensions apparentes faisaient partie d’une stratégie visant à renforcer l’OTAN en la rendant plus autonome et plus responsable, non à l’affaiblir.
Les scénarios militaires évoqués par certains pays européens sont interprétés, par ses défenseurs, comme des exercices de planification standard, et non comme une conséquence directe de ses décisions.
Son parcours entrepreneurial entretient également une lecture plus nuancée : les critiques soulignent ses faillites, mais ses partisans rappellent que celles-ci sont fréquentes dans l’immobilier et le divertissement et font partie du fonctionnement normal de ces secteurs. Malgré ces revers, il a maintenu une présence durable dans l’immobilier de luxe, construit une marque mondialement reconnue — qui ne connaît pas la Trump Tower et ses golfs pour milliardaires ? — et dirigé des projets complexes impliquant des milliers d’employés. Ils ajoutent que l’échec de certaines entreprises ne suffit pas à invalider l’ensemble d’un parcours, surtout dans des secteurs où la prise de risque est structurelle.
Et puis, comme au rugby, c’est le planchot qui compte, seulement le planchot : je préférerais toujours être vainqueur ou champion avec un mauvais match, qu’être encensé pour un match extraordinaire et repartir la queue basse à la maison.
Selon Forbes (2025-2026), plusieurs estimations indiquent : 5,1 milliards de dollars en mars 2025, 6,2 milliards de dollars en avril 2026 (fortune en temps réel).
Je passe sur les fourchettes données par d’autres analyses (2025) : certaines estiment sa fortune entre 4,6 et 5,1 milliards de dollars au printemps 2025, avec un pic à 7 milliards lors de l’introduction en bourse de Truth Social en juin 2025.
Bon, bon… pour en finir sur sa méthode : une logique issue du monde des affaires. Contrairement à l’idée qu’il agirait de manière improvisée, plusieurs analystes estiment que sa méthode s’inspire de pratiques entrepreneuriales : créer un rapport de force, profiter de sa puissance financière, accepter de perdre parfois un peu pour gagner beaucoup. Il faut le reconnaître, il a une ligne de flottaison soutenue par un poids financier considérable. Maintenir l’initiative quand on dispose d’une telle puissance, il sait faire — j’ai appris les mêmes concepts à l’école — et surprendre l’adversaire en négociant à partir de positions maximalistes : « Demandez toujours plus que le fournisseur ne peut fournir ; il faut serrer la corde, mais laisser un filet d’air. »
Cette approche peut sembler chaotique, mais elle correspond à une stratégie de négociation agressive bien documentée dans certains milieux économiques. Il suffit de regarder les affaires pétrolières, industrielles, etc.
Trump et la figure de l’homme fort : une interprétation culturelle. L’idée qu’il serait admiré comme un « gourou » est contestée par ceux qui considèrent que son attrait repose plutôt sur une volonté de rupture avec les codes politiques traditionnels, une communication directe — apprise à l’école — et une capacité à mobiliser des électeurs qui se sentaient exclus du débat public. Pour eux, il ne s’agit pas d’une fascination naïve, mais d’un rejet du statu quo.
Bon, bon… On pourrait en débattre toute la nuit. Un démarreur de tondeuse à remonter, il fait beau, et je ne voudrais pas passer à côté.
Nous sommes tous perdus : les journalistes, les experts, les anciens hauts gradés de l’armée, les géopoliticiens, tout ce beau monde invité pour commenter sur les plateaux TV est déboussolé par Donald Trump, qui dit tout et son contraire en l’espace de quarante-huit heures. Il est impossible de le suivre. À la limite, je me demande si cet homme, grossier et humiliant, se rend compte de ce qu’il raconte d’invraisemblable.
Nous saurons demain matin ce qu’il va encore décider.
Dernier et quatrième ultimatum ? Ou fureur épique sur l’Iran, tout feu tout flamme ?
Mercredi 8 avril : 20 h à Paris et 2 h du matin à Washington.
J’ai mal pour les pilotes de chasse et les soldats américains qui devront faire front face à ces centaines de milliers de fanatiques religieux islamistes ne craignant pas la mort, puisqu’ils pensent rejoindre le paradis.
Moi, je plusse à donf cette brillante remarque de Trump !
Un journaliste a demandé à DT : « Pourquoi les attaques contre les infrastructures en Iran ne constituent pas un crime de guerre ? »
Trump : « Parce que les Iraniens sont des bêtes ; les crimes de guerre concernent les êtres humains. »
Voilà l’homme de fer indestructible qu’il nous faudrait en Occident ; hélas, nous n’avons que des c… molles, repentistes, trouillards, lâches, pleutres, quand ils ne collaborent pas à notre destruction, tel Macron, l’islamiste qui a juré de massacrer la France en l’islamisant à l’extrême.
Encore bravo, Trump !
« L’objectivité n’existe pas » (PB)
C’est le mantra préféré, repris de J.P Sartre, des journalistes gauchis qui l’invoquent pour dire ou écrire ce qui les arrange même et surtout quand cela tourne au n’importe quoi.
« L’Iran est toujours un enfer… » (PB)
Certes, tout ou presque ayant été dit sur la politique trumpienne et iranienne, je vais essayer de sortir de ce champ de réflexion.
Et si l’on essayait d’analyser ce qu’est l’Iran du point de vue de l’histoire des sociétés humaines, hors de toute considération morale ?
De ce point de vue, l’Iran est une société originale en ce qu’elle a réussi, après la Révolution iranienne de 1979, à être une société où le religieux, défini par le Coran révélé, est hybridé à la raison, qui donne toute sa mesure dans une capacité technologique surprenante.
Pour comprendre l’originalité de la société iranienne d’aujourd’hui, il faut la placer en comparaison avec l’histoire des sociétés européennes. Celles-ci commencent par être gouvernées par le fait religieux, le pouvoir venant de Dieu, rois et empereurs étant sacrés dans des cathédrales. Le pouvoir était octroyé par Dieu sous couvert de ses représentants sur terre, tous hommes d’Église. En France, la royauté était de droit divin, et le nom même du Saint-Empire romain germanique en dit long sur l’intervention supposée divine dans l’exercice du pouvoir au sein de ces sociétés.
Pendant ce que l’on appelle le Siècle des Lumières, tout le travail des philosophes a été de découpler l’État et le pouvoir de la religion, ce qui a finalement réussi avec la Révolution française. Et c’est peut-être là la plus grande victoire de cette révolution, les droits de l’homme et du citoyen ne venant, à mon avis, qu’au second plan.
Encore que cette victoire sur la religion fût, au début, un peu ambiguë, puisque pendant quelques années le culte de l’Être suprême — dont on ne sait pas exactement ce qu’il est — a poursuivi, sous une autre forme, l’appétence populaire pour un surnaturel ne disant pas son nom.
D’ailleurs, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 inscrit dans son préambule que « l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen ».
La fusion entre la religion et l’État est revenue en 1830 avec la Restauration et a duré jusqu’en 1848, même si déjà le lien s’était affaibli par le passage de roi de France à roi des Français.
Pendant ce temps, l’Empire ottoman conservait, jusqu’à sa fin, le lien étroit entre religion — l’islam — et pouvoir, et dans certaines régions comme le Maroc, le roi est encore Commandeur des croyants.
C’est précisément ce lien entre religion et État, que l’Occident avait progressivement effacé, qui se poursuit en Iran, comme dans d’autres États musulmans, mais avec une différence essentielle : ce lien s’accompagne d’une ouverture à la raison, sous la forme d’un accès à une technologie avancée, que l’on redécouvre aujourd’hui à travers les tensions contemporaines.
Même au Pakistan, pourtant très musulman, il n’y a pas cette fusion aussi structurée entre religion — définie par une lecture littérale du Coran — et la raison exprimée dans ses formes technologiques les plus avancées.
En cela, la société iranienne est remarquable : mélange, vu d’Occident, d’une régression — avec un religieux omniprésent — et d’une modernité aussi poussée qu’en Occident. C’est pourquoi l’idée saugrenue d’un changement de régime sous l’effet de quelques bombes est une illusion de modernes, ignorant ce qu’est une société et ne pensant qu’en termes de rapports de force primaires.
La société iranienne évoluera comme toute société, mais pas à la vitesse que voudraient lui imposer les bombardements. Elle évoluera — et a déjà commencé — parce que c’est une société très éduquée, avec un taux d’accès des jeunes femmes aux formations scientifiques parfois supérieur à celui de l’Occident. Et ce n’est pas un hasard si ce sont ces jeunes femmes qui protestent le plus.
Lorsqu’on passe ses journées à réfléchir sur des problèmes scientifiques et techniques, il en reste nécessairement quelque chose dans les mécanismes mentaux. Le fondement de la science, c’est l’analyse des faits doublée du doute porté sur les réponses apportées par cette analyse. C’est ainsi que progressent la science et la technique — et, par extension, la réflexion sur la société elle-même. Une société éduquée finit toujours par être libre, mais cela prend du temps, comme on l’a vu hier et comme on le voit encore aujourd’hui.
Le second élément susceptible de faire évoluer la société iranienne — et, dans ce cas, peut-être à la vitesse souhaitée par Donald Trump —, c’est la guerre.
Les combattants, c’est-à-dire les Gardiens de la Révolution, qui risquent leur vie, peuvent être tentés de contester un pouvoir dont la légitimité est fondée sur le spirituel plutôt que sur un droit issu de la volonté populaire. Rien de plus facile, relativement, que de se dire mieux inspiré qu’un autre dans l’interprétation des textes sacrés, et de supplanter le pouvoir des mollahs par un pouvoir militaire plus pragmatique et plus enclin à la négociation — sans que cela signifie nécessairement une renonciation.
Simplement, les hommes, les faits et les arguments deviendraient plus terrestres, donc plus versatiles, en fonction d’intérêts plus personnels. D’ailleurs, on ne voit plus tellement les figures religieuses dans certains extraits de la télévision iranienne qui nous sont proposés.
Bon, voilà une petite analyse sociologique de la situation, pour changer un peu.
@ Achille le 7 avril 2026
Un type qui demande du pognon sans référence à une ONG me semble suspect. Les ingrédients sont là pour attendrir la viande… C’est bizarre…
Ceci dit, Donald Trump n’est certainement pas un stratège, mais il a un avantage — un seul avantage : une puissance de feu qui suffit à ce que le monde entier l’écoute. Se faire élire deux fois, ce n’est pas forcément être le couillon de la classe.
« Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les écoutent. » (Michel Audiard)
Aujourd’hui, tous les médias sont suspendus à ses basques ; le moindre souffle est analysé. Qu’on l’aime ou non, il cumule deux éléments essentiels : l’argent et la puissance. Il en joue, et les journalistes commentent, car, au fond, ils s’adressent à quelqu’un qui est au sommet du pays le plus puissant. Cela arrondit un peu les angles : se moquer de lui, dans sa position, c’est aussi, d’une certaine manière, lui rendre service… Il en devient plus humain et, paradoxalement, plus proche de ceux qui le critiquent.
De Trump, on peut tout dire — et encore, cela ne suffirait pas. Alors… 😉
Je n’ai pas les oreilles à l’écoute de tous les médias, mais si certains en arrivent à donner le sentiment qu’ils se réjouiraient d’un enlisement des USA en Iran, il faut bien reconnaître que Donald Trump est loin d’y être étranger. Comment ses comportements, ses fanfaronnades, son arrogance, ses outrances ne finiraient-elles pas par lasser ? Ne seraient-elles pas, à la longue, source de ressentiment et ne se retourneraient-elles pas finalement contre lui et le pays qu’il incarne, au point d’en faire oublier où se situait initialement le mal ?
DT, victime de ses propres obsessions, usant de la crainte qu’il pense susciter parce que sûr de la puissance qu’il croit incarner, affiche un mépris de l’Autre qui ne peut, en retour, au bout du compte, qu’exaspérer. L’objectif initial, parfaitement louable, en arrive ainsi à être dénaturé.
DT, c’est finalement le Prince de Machiavel : « Aussi faut-il que [le Prince] ait un esprit disposé à tourner selon que les vents de la fortune et les variations des choses le lui commandent, et […] ne pas s’écarter du bien s’il le peut, mais savoir entrer dans le mal, s’il le faut. »
La désinformation est vieille comme le monde, surtout en temps de guerre.
La télévision à grand écran plat a remplacé le poste à galène, et une déroute se transforme en repli stratégique. Et pendant ce temps, nos amis allemands demandent à leurs jeunes hommes encore fringants, de 17 à 45 ans, de ne pas quitter le territoire plus de trois mois sans autorisation. Cela sent, dans l’air, la transition de genre précipitée.
Faites du bois.
@ Giuseppe le 6 avril 2026
@ Serge HIREL le 6 avril 2026
Finalement Donald Trump c’est encore sa mère qui en parle le mieux ! 😊
Le pilote, crucifié le premier jour, réduit au silence le deuxième, est ressuscité le troisième grâce à l’envoyé divin pornographe.
Les paroles du secrétaire américain à la Défense rejoignent les conceptions divines du plus anti-monothéiste d’entre nous, incapable d’imaginer un autre dieu que vengeur.
La cohérence de Trump, réelle, qui consiste à frapper l’axe du mal Russie–Iran–Chine–Corée du Nord, risque de démontrer ce qui explique le phénomène invraisemblable de son élection, puis de sa réélection triomphale : l’affaiblissement de la domination américaine, dont l’atelier est toujours chez l’ennemi chinois, avec les conséquences sociales que l’on connaît.
Le discours de domination, repris ad libitum, est le même que celui qui a abouti aux désastres vietnamien, irakien et afghan, quand le service du bien n’a su qu’ajouter de la dévastation à la corruption généralisée de systèmes de plus en plus dérégulés, tenus par des gouvernements mafieux au nom d’un usage dévoyé du phénomène religieux.
En ce sens, Trump, muni d’un turban de mollah libéral, comme Netanyahou d’une kippa nihiliste, l’un comme l’autre motivés par leur désir vengeur, contredisent la vérité des textes dont ils se prévalent, pourtant fondement de leurs démocraties respectives.
Là est l’espoir, là est l’avenir : le comportement des peuples, à savoir ne plus suivre les dérives de ceux qui excitent, à des fins de commerce électoral, les désirs légitimes de protection par des délires de domination, dont on observe objectivement qu’ils ratent leur cible (étymologie hébraïque du terme « péché » : rater la cible).
Les peuples du berceau de la démocratie, déjà vaincus par cette hypocrisie, sauront-ils se rappeler leur destin pour éviter de retomber dans les pièges vengeurs qui intiment d’user de leur liberté pour décider de s’en passer ?
Ils montreraient alors qu’ils auraient atteint l’âge adulte de leur maturité, à même d’assumer ce qu’ils sont : la proue de l’humanité.
Courage, Europe !
Je ne pense pas que conserver les dictatures soit assimilable à tenir un cabinet de curiosités, ni qu’il faille tomber dans l’agitation pour les effacer… Tout est, en somme, une question de moyens, en tout genre, d’agir ainsi que de menace perçue de la part des régimes en question. Voilà qui évacue la question, hors de propos, de savoir pourquoi s’en prendre à une tyrannie plutôt qu’à une autre. C’est tout bêtement une question de moyens, de calcul de vies : qui sauver, qui abandonner, comme dans les interventions humanitaires… Savoir comment et où frapper.
Comme à l’école, par exemple : l’enfant acculé par une meute grimpe sur un rebord de fenêtre et, un excité ayant été assez stupide pour lui tourner le dos, s’empare de son bras qu’il menace de briser si la meute insiste. Voilà : il faut saisir l’occasion, et ne surtout pas bluffer, même si, bien sûr, les adultes incapables de protéger la victime s’en prendraient à elle si elle mettait sa menace à exécution. C’est une question de dignité : qui menace sans frapper n’est qu’un guignol, bien digne de la bave de la foule, qui, mystérieusement convaincue, se disperse comme feuilles au vent.
Une fois donc qu’on intervient — si on le fait… Or, dans le doute, abstiens-toi. Mais si l’on y va, il faut être loyal avec l’ennemi de mon ennemi, à savoir le peuple opprimé par les tyrans. Or c’est ce que Trump n’a pas fait, et qui jette une ombre sur tout le reste.
La règle d’or veut de ne pas faire ce qu’on n’aimerait pas qu’on vous fasse, et nul ne veut être trahi. L’attraction des alliances veut qu’on traite bien ses alliés ; or Trump délaisse et menace le Canada et l’Europe, et incite les Iraniens à la révolte sans leur prêter l’appui de ses armes.
Tout part donc sous des auspices éminemment défavorables… Mais, comme les mollahs méritent encore moins que Trump de triompher, il faut espérer que la force, même maladroite, s’impose — de même qu’une balle de tennis frappant la bande peut rebondir du côté adverse et, déconcertant par son arrivée inattendue, marquer un point immérité.
Sinon, dire que l’Iran est un pays d’art est bien beau, mais la Russie aussi, et, dans les deux cas, cela ne semble guère corrélé avec la liberté…
La fameuse profondeur historique va-t-elle dans le sens de l’intervention ? Eh bien, non. Mais, d’un autre côté, actuellement, une large majorité semble vouloir s’affranchir de l’oppression, quand je ne remarque rien de ce genre en Russie… Alors je me garderai bien de trancher.
@ Achille le 6 avril
« [Trump] pousse la vulgarité jusqu’à insulter Emmanuel Macron dans sa vie personnelle. »
Certes… Mais, en cette matière, le Prince n’est-il pas son égal ? N’a-t-il pas affirmé que certains des Français étaient des « riens » et, tel un voyou de banlieue, lors de l’affaire Benalla, n’a-t-il pas défié ses opposants en lançant un vulgaire « Qu’ils viennent me chercher ! » ? S’est-il excusé de ces propos qu’un président ne devrait pas tenir ?
« [Trump] collectionne les déconvenues à la pelle »
Lesquelles ? Dans le dictionnaire des termes militaires, ce mot n’existe pas. On y parle de « victoire » ou de « défaite » et il est fortement conseillé d’attendre la fin de la guerre pour choisir à qui attribuer ces deux mots.
« Il aurait été préférable d’avoir un « chef de guerre » de la dimension d’un Winston Churchill ou d’un de Gaulle »
D’accord avec vous ! Tout chef de guerre affublé de Ray-Ban pour affirmer son autorité doit être mis aux arrêts…
« Donald Trump ce serait plutôt Caligula. (…) Certains esprits tordus se complaisent à traiter Emmanuel Macron de Néron. »
À cette différence près que Trump, jusqu’à maintenant, a échappé, par miracle, à ses assassins…
Le sobriquet « Néron », par lequel des « esprits tordus » désignent Macron, fait référence au grand incendie de Rome dont cet empereur a été accusé d’être l’auteur. Ce qui est probablement faux… En ce qui concerne notre empereur – pardon, notre président -, sa participation au grand incendie de la France ne fait aucun doute…
Comment ne pas approuver dans son entièreté le billet de notre hôte… et d’abord ses deux premiers paragraphes. « L’objectivité n’existe pas (…) On a le droit d’exiger des médias l’honnêteté intellectuelle (…) ». Tout est dit. Le respect des faits n’interdit ni le commentaire ni l’expression d’une opinion partisane. Mais la différenciation entre ces éléments doit être clairement perceptible par quiconque cherche à s’informer et à se forger un point de vue. Tordre les faits est un acte de malveillance vis-à-vis du lecteur, de l’auditeur, du téléspectateur.
La faute est encore plus grave quand elle est commise par ces officines qui se disent « anti-fake news » et qui, sous couvert de « vérification », prétendent « établir la vérité » quand, au contraire, elles la manipulent au profit de convictions préétablies.
Comme l’écrit Philippe, cette règle est difficile à appliquer en certaines circonstances, en particulier sur les théâtres de guerre, où l’information circule moins librement, parce que fournie — ou retenue — par les deux camps, qui en font un objet de combat. Il est d’autant plus important que, pour être « honnêtes », les médias cherchent à démêler le vrai du faux que, désormais, l’opinion publique évolue quasi exclusivement en fonction des images et des sons… auxquels on parvient assez facilement à faire dire différentes vérités.
Des faits survenus ces derniers jours illustrent parfaitement cette obligation. Les Américains ont affirmé qu’ils avaient détruit eux-mêmes deux C-130 parce qu’ils s’étaient embourbés dans le terrain trop meuble d’un aérodrome de fortune. Les militaires iraniens, eux, ont affirmé qu’ils les avaient abattus… Qui croire sans aller sur place analyser les débris ? Mission, bien sûr, impossible…
La photo des deux épaves, diffusée par les mollahs pour immortaliser leur victoire… et analysée par des experts à la demande de quelques médias, a apporté une toute autre « vérité » que celle soutenue par Téhéran : les deux avions étaient parqués côte à côte hors de la piste, donc manifestement détruits au sol par des explosifs et, si des militaires iraniens avaient été les auteurs de cet exploit, ils n’auraient pas manqué de se faire photographier devant les débris, brandissant les casques des « boys » tués, comme ils l’avaient fait lors d’une opération réussie dans le cadre d’un conflit précédent.
Même si les Iraniens persistent dans leur mensonge, la version américaine est donc confirmée… Mais il n’est pas toujours aussi facile de déterminer la réalité des faits… Dans le doute, les médias devraient alors faire preuve de modestie, dire qu’ils ne savent pas et mesurer leurs commentaires à l’aune de cette ignorance… Ce n’est pas toujours le cas.
Comment ne pas approuver aussi l’entièreté du commentaire de Giuseppe, qui décrit grâce à l’IA les attitudes de Donald Trump, au premier abord contradictoires d’une heure à l’autre, mais qui, en fait, masquent une véritable cohérence de son action contre le régime des mollahs et une pratique de la dissimulation qu’il faut admirer.
« Certains observateurs soulignent que cette méthode [celle de Trump], inspirée du monde des affaires, suit une logique claire : maximiser l’impact immédiat et maintenir l’initiative », écrit Giuseppe. « Inspirée du monde des affaires »… Tout est dit… si ce n’est que la source du comportement du président US pourrait être encore plus précisément ciblée sur le monde qu’il connaît le mieux : celui de la construction immobilière. Parmi tous les secteurs économiques, c’est probablement celui où les conflits — entre concurrents ou contre les autorités — sont les plus agressifs et où les chefs des grandes entreprises sont les moins réticents à tout utiliser — le mensonge, le bluff, la menace… — pour remporter un marché… ou vaincre un adversaire.
Il est vrai que, dans ce monde des grands chantiers, une défaite coûte cher, notamment en temps perdu dans les négociations et les études… et qu’il arrive même que le vainqueur, pour ne pas être contesté devant les tribunaux pendant des années, rembourse à son concurrent malheureux la totalité de ses frais…
Outre son savoir-faire vis-à-vis de son électorat et des marchés, outre le professionnalisme hors norme de ses troupes, Trump possède cet avantage dont l’ont doté ses activités privées et que les diplomates de métier ne parviennent ni à comprendre ni à contourner. Il suffit de voir la perplexité — ou l’incrédulité — dont font preuve les ex-ambassadeurs en poste ici ou là qui s’affichent en « experts » sur les plateaux télé pour se rendre compte que, pour eux, Donald est un extraterrestre…
Mais… mais il y a un mais : les mollahs iraniens sont tout aussi forts que Trump en matière de duperies, de cachotteries et de ruses… Ceci s’explique aisément : le Coran autorise le mensonge en temps de guerre… et, se considérant dans cette situation depuis 47 ans, ils ne se sont jamais privés de cette arme et ne s’en privent pas… même s’il ne faut pas minimiser les très importants progrès que leur régime a accomplis en matière de matériels militaires.
De plus, menant le même djihad que celui de leurs ancêtres contre les Croisés — et avec le même objectif qu’eux, l’extermination des mécréants et l’islamisation du monde entier —, ils emploient vis-à-vis de la population iranienne la même justification religieuse de leur comportement sanglant, archaïque certes — 1 400 ans d’obscurantisme… —, mais terriblement efficace en raison des massacres inouïs qu’ils commettent au nom d’Allah, mais aussi du degré encore élevé de religiosité de la communauté musulmane du pays, encore très largement soumise à des règles totalement oubliées en Occident.
Il ne faut pas oublier que, si, aux États-Unis, la mort d’un « boy » est un drame absolu, dans l’Iran des mollahs d’aujourd’hui, comme avant même le Moyen Âge, mourir au combat est un martyre qui assure une place d’honneur au paradis d’Allah… La différence radicale entre ces deux mentalités ne peut pas être éludée dans une éventuelle prise de décision de combats au sol, tant elle est en défaveur des États-Unis, dont les troupes remporteraient bien sûr la victoire, malgré le sacrifice « à but paradisiaque » de dizaines de milliers de militaires et paramilitaires iraniens, mais à un prix inacceptable outre-Atlantique.
Trump peut tout essayer, mais ne parviendra jamais à persuader l’ennemi que tout cela — paradis du Prophète et harem peuplé de vierges… — n’est que foutaise… et que les mollahs ne sont rien d’autre que d’affreux dictateurs enturbannés qui s’en mettent plein les poches et font de la population iranienne de la chair à canon pour assouvir leur volonté de conserver le pouvoir absolu… qu’ils ont obtenu en 1979, grâce à une erreur d’appréciation gigantesque des quatre principaux dirigeants de l’Occident alors en fonction : Carter, Callaghan, Schmidt… et Giscard.
« Il me semble que certains médias vantent un peu trop la résistance iranienne, comme s’ils éprouvaient une satisfaction presque sadique à voir les États-Unis s’enliser, et qu’ils n’étaient pas loin de souhaiter pour eux une déconfiture humiliante. » (PB)
Cela ne fait aucun doute. L’antiaméricanisme n’a pas attendu le conflit actuel pour s’installer en France. Il y a belle lurette que certains médias – tous affiliés à la bien-pensance – ont choisi ce camp. Ce qui est nouveau, c’est que des galonnés – barrettes et étoiles – se montrent circonspects quant à la victoire des États-Unis sur l’Iran.
Plusieurs raisons à cela : une aversion incontrôlée pour le chef des armées US, un dénommé Donald Trump ; une vraie méconnaissance des forces en présence ; un patriotisme démesuré qui les conduit à minimiser la puissance américaine ; la rancœur d’avoir eu à composer avec des officiers US au cours de leur carrière… c’est-à-dire à obéir à leurs ordres. À moins qu’il ne s’agisse que de faire le beau sur un plateau télé…
À noter que, bien sûr, aucun militaire en activité n’exprime de telles opinions, Grande Muette oblige, et que ce vent de rébellion est soufflé exclusivement par des retraités – pardon, des officiers supérieurs en 2e section – ayant un accès limité aux réalités militaires du moment et ne sachant rien de plus que le citoyen lambda sur les opérations en cours.
Peut-être faudrait-il que ces retraités trimballent leurs décorations en Normandie et que, en visitant les cimetières américains, ils reprennent conscience de ce que doivent la France et l’Europe aux « boys » et aux « galonnés » des États-Unis d’Amérique. Un certain Macron devrait les accompagner.
P.-S. : Je partage l’opinion élogieuse de Giuseppe sur Guillaume Roquette. Il a un avantage sur beaucoup d’autres « experts » du comportement de Donald Trump : il est issu de familles d’industriels du Nord qui, depuis plusieurs générations, savent que, dans ce monde, il faut souvent montrer les dents sans mordre nécessairement… et qu’un combat n’est perdu que quand on reconnaît soi-même sa défaite.
@ Giuseppe – le 6 avril 2026
La thèse de la stratégie géniale mais cachée est très répandue, concernant Donald Trump comme Vladimir Poutine. Hélas, elle est fausse.
Certes, elle contient une part de vérité. Par exemple, Trump est persuadé, depuis des décennies, longtemps avant le début de sa carrière politique, qu’il possède un talent spécial pour établir la paix dans le monde, que cela est sa mission et qu’il s’agit, de façon générale, d’un objectif fortement souhaitable.
Notez qu’en Iran, il est en train de faire exactement le contraire.
De même, son second mandat est étayé par un programme extraordinairement détaillé et structuré établi, antérieurement à l’élection, par la Heritage Foundation, dont il a dit cependant, à l’époque, avec quelque raison, qu’il n’était pas le sien. Il faut distinguer Trump des forces qui le soutiennent.
Cependant, votre analyse, aussi séduisante soit-elle, omet le facteur décisif de l’action trumpienne : l’objectif stratégique de Trump, c’est Trump. On ne comprend rien au bonhomme si l’on ne tient pas compte de son narcissisme absolument sidéral, quasiment pathologique.
Pour la même raison, les Occidentaux, et tout particulièrement les Français, ont beaucoup de mal à comprendre le communisme, l’islam ou la Russie. Ils ont du mal à s’imaginer des mentalités aussi radicalement différentes de la leur. Il est difficile d’admettre que l’objectif premier de certains groupes humains soit de tuer leur prochain, de lui faire du mal, de prendre l’ascendant sur lui de façon entièrement dénuée de tout sens moral.
Il est très facile de montrer que, dans le cas de l’Iran, Trump n’a absolument aucune idée de ce qu’il fait.
Pour commencer, il n’y a pas de but de guerre. Le gouvernement américain n’a jamais expliqué le motif de son intervention : empêcher l’Iran d’avoir l’arme atomique ? renverser le régime islamique et rendre leur liberté aux Iraniens ? empêcher l’Iran et ses satellites d’attaquer Israël, quels que soient les moyens militaires employés ? empêcher l’action terroriste de l’Iran dans le monde ?
Chacun de ces objectifs pourrait s’insérer dans une stratégie, mais ils sont différents, ils nécessitent des moyens différents et ils ne sont pas forcément tous atteignables. Comme on l’a vu, il n’est pas du tout certain qu’il soit possible de renverser le régime par une intervention militaire.
Les justifications données par Trump changent de jour en jour, quand ce n’est pas d’heure en heure. Il a dit aux Iraniens : révoltez-vous contre vos maîtres, j’arrive – et puis ils se sont révoltés, et il n’a rien fait. Quand il a agi, la dictature est non seulement restée en place, mais elle s’est durcie : l’élimination des ayatollahs a donné libre cours à la mainmise des Gardiens de la révolution, qui étaient jusqu’à présent équilibrés par d’autres forces politiques.
Il y a un autre fait qui prouve que Trump fait absolument n’importe quoi dans cette affaire : ses généraux, ses agences de renseignement l’ont prévenu, avant le déclenchement de la guerre, que l’Iran risquait de bloquer le détroit d’Ormuz. Sa réponse ? Riennafout’. Vous êtes une bande de cons. Ça n’arrivera pas.
Résultat ? Avant l’attaque, les bateaux du monde entier passaient librement et gratuitement par le détroit d’Ormuz. Après l’attaque, le détroit d’Ormuz est bloqué, et l’Iran déclare que même s’il le débloquait, il ferait désormais payer le passage.
En conséquence, le monde entier (États-Unis compris, bien entendu, malgré les rodomontades du bonhomme) est menacé d’une crise économique prolongée, infiniment plus grave que le premier choc pétrolier de 1973. Et Trump est totalement à poil pour traiter le problème.
Tu parles d’un stratège génial, d’un joueur d’échecs avec vingt coups d’avance !
Oserai-je rappeler que les franco-trumpistes énamourés n’ont cessé de dénoncer ses adversaires qui passaient leur temps à « déclencher des guerres », alors que maintenant que leur chouchou est au pouvoir… il passe son temps à déclencher des guerres ?
Il faut relever le caractère erroné de certains de vos arguments :
« D’abord, sa manière d’aborder la politique repose sur une rationalité instrumentale, centrée sur l’efficacité plutôt que sur les conventions. »
C’est exactement le contraire. Pourriez-vous nous expliquer « l’efficacité » de sa politique en Ukraine, où il devait arrêter la guerre en 24 heures ? Un an et demi plus tard, on n’a pas avancé d’un poil.
Pourriez-vous nous expliquer l’efficacité de sa politique à l’égard de l’OTAN, et plus généralement de l’Occident ? Depuis 1945, la « grandeur de l’Amérique » reposait, en grande partie, sur le capital de confiance qu’elle détenait auprès de ses alliés. Donald Trump a réussi à détruire 80 ans de puissance diplomatique en moins d’un an.
Rendez-vous compte que plusieurs pays de l’OTAN, dont la France, se sont, tout dernièrement, préparés à une intervention militaire contre les États-Unis, au cas où ceux-ci attaqueraient le Groenland. Je répète : la France et ses alliés se sont livrés à des opérations militaires tout à fait concrètes pour se préparer à tuer des Américains au cas où ce serait nécessaire. Ce que des décennies de propagande communiste et gaulliste ont échoué à faire, Donald Trump l’a provoqué. Vous appelez cela de « l’efficacité » ?
« Certains observateurs soulignent que cette méthode, inspirée du monde des affaires, suit une logique claire : maximiser l’impact immédiat et maintenir l’initiative. »
Euh… non. Cette méthode n’est pas inspirée du monde des affaires. Il faut arrêter avec cette admiration béate de Donald Trump en tant que patron. Ses méthodes couleraient n’importe quel kebab de quartier en deux semaines – ne parlons pas de grandes entreprises.
Non seulement Donald Trump n’est pas le créateur d’entreprises couronné de succès qu’il prétend être, mais il n’a jamais, absolument jamais été recruté comme PDG, et pour cause : il représente l’antithèse de toutes les qualités que l’on exige d’un dirigeant d’entreprise.
Donald Trump a fait faillite pas moins de 6 fois, dont 4 fois avec ses casinos, ce qui est un exploit stratosphérique : un casino est une entreprise qui, mathématiquement, ne peut pas faire faillite. Son principe même fait qu’il est mathématiquement rentable. Eh bien, l’immense génie des affaires Donald Trump a réussi à planter ses casinos pas moins de quatre fois de suite !
On ne compte pas le nombre des entreprises que Trump a lancées et qui se sont lamentablement vautrées : la vodka Trump, les steaks Trump, l’eau minérale Trump, Trump Magazine, la compagnie aérienne Trump, le crédit immobilier Trump, le site de voyages Trump, l’université Trump, le Tour de Trump (eh oui, comme le Tour de France)…
Le seul genre « d’affaires » où Trump a connu du succès, ce sont les affaires mafieuses, celles qui nécessitent le concours du crime organisé et de la corruption politique. Et c’est pourquoi ses prétendues négociations diplomatiques sont, en réalité, des négociations mafieuses destinées à l’enrichir, lui, sa famille et ses proches.
Cela étant, à force de faire absolument n’importe quoi n’importe comment, il se peut qu’il obtienne, ici ou là, quelque bon résultat. De là à l’admirer comme un gourou aux pouvoirs mystérieux… l’éternelle fascination française pour l’homme fort a de ces naïvetés !…
« J’entends bien que la politique internationale du président Donald Trump paraît erratique, imprévisible, contradictoire… » (PB)
N’oublions pas que nous jugeons le président Donald Trump (*) à l’aune de notre mentalité européenne (et, pis encore, française), plus ou moins technocratique, étriquée, avec tous les blocages intellectuels et liberticides qui vont de pair dès qu’il est question d’agir rapidement sans tergiverser pendant des heures, alors que les Américains, pour schématiser, ont tendance, devant un problème grave, à agir d’abord de façon énergique et à se poser des questions ensuite, s’il y a vraiment lieu.
Conquête de l’Ouest ou de la Lune, innovations techniques et scientifiques, production industrielle gigantesque, guerre mondiale sur plusieurs fronts à la fois, invasion migratoire : ils relèvent les défis les plus fous sans se laisser intimider par la bien-pensance. Bref, ce sont des pionniers dans l’âme.
Ceci dit, Donald Trump semble, à mon avis, un peu trop influencé par ces superproductions cinématographiques hollywoodiennes, réalisées avec une débauche de moyens dont les Américains sont si friands lorsqu’elles exaltent la puissance de leur pays, animé depuis les Pères fondateurs par sa Destinée manifeste, face à des nations qui sont considérées, au pire, comme des repaires de barbares et, au mieux, avec indifférence, quand elles ne savent pas vanter leurs propres exploits dans des films comparables, non doublés.
Sauf qu’entre un film de guerre à grand spectacle, dans lequel tout est bouclé au maximum en trois heures (une fois tous les éléments gênants soigneusement ignorés), et une réalité dont l’issue est incertaine, il y a une marge que même les plus grands stratèges ne peuvent prédire avec certitude…
Ceci dit, cet éloge du pragmatisme étasunien n’est pas nécessairement l’approbation sans réserve de la façon dont les nations occidentales traitent globalement les Iraniens, parfois plus civilisés qu’elles, en dépit des agissements criminels de certaines factions dites « religieuses », qu’elles ont elles-mêmes installées en 1979, selon d’ailleurs un schéma qui s’est ensuite renouvelé à l’encontre de l’Irak.
(*) J’adhère à la vision de la façon d’agir pragmatique de Donald Trump exposée par Giuseppe, d’après les analyses de Guillaume Roquette.
Je suis bien, en cannes, alors, comme dirait le défunt Cruchade : « Le monde avance grâce à ceux qui bâtissent, pas grâce à ceux qui commentent. »
Je ne supporte plus l’Oracle de Delphes Trinquand, qui va nous « baouasser » qu’il avait prévu ce qui se passe avec Trump. Un gonfle-figues qui tente, chaque fois, de tirer quelques marrons du feu à son avantage.
PERSONNE ! (Je me la joue à la Trump !) n’avait prévu ce qu’ont réalisé les USA pour sauver leur enfant. PERSONNE ! (Décidément !)… Ils ont ramé, pédalé dans la semoule ; ils sont ringards, has been, les Trinquand et quelques autres… En fait, des clients pour boucher les intervalles vides des chaînes H24 : faire du bruit et brasser du vent.
Bon, je reconnais l’humilité de certains, en général celle des aviateurs, mais surtout celle de celui qui « adôre » le rugby : le général Richoux… Il sait de quoi le monde est fait, et quand on n’est pas avec le groupe, on se fait ressemeler. Le Majordome sait les déceler, c’est son succès ; il a la finesse de les laisser venir et de leur filer, de temps à autre, un placage offensif.
Il faut le reconnaître : quand on n’est plus au cœur du réacteur, on ne sait plus. Le mur en béton qui vous arrive incite à prendre la bonne décision, vite et efficacement. Je ne reviendrai pas sur celle qui m’agace au plus haut point, celle qui intervient à tout bout de champ, interrompt, intervient — intempestive, pénible à écouter parce qu’elle ne s’écoute qu’elle-même. Elle se voudrait un peu Majordome ; elle est juste une chroniqueuse comme on en voit aujourd’hui, le couperet à la bouche et un désert d’information à l’autre bout.
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Dominique de Villepin estime qu’il est « difficile de nier » le racisme subi par Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis… Bon, et quand il a dit ça, le monsieur, qu’est-ce qu’il fait ?
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@ Achille
« Nul ne saurait contester la nécessité de libérer le peuple iranien du régime sanguinaire des mollahs. Encore faut-il procéder avec méthode et un minimum d’élégance, ce qui n’est manifestement pas le cas de Donald Trump et de ses déclarations… »
Très bien, Achille, alors comment fait-on pour priver des cinglés de la bombe atomique ? Et pour libérer les Iraniens ?
Comment font les Ukrainiens pour résister ? Apparemment, pas cinquante solutions : soit il faut monter au feu, accepter le risque d’y laisser sa peau — sans le souhaiter —, mais, jusqu’à preuve du contraire, face à un cinglé dangereux, il ne reste pas beaucoup de marge. C’est vieux comme le monde : la Seconde Guerre mondiale en est l’exemple le plus proche et le plus significatif.
« On ne devrait jamais tourner le dos à un danger pour tenter de le fuir. Si vous le faites, vous le multiplierez par deux. Mais si vous l’affrontez rapidement et sans vous dérober, vous le réduirez de moitié. » (Winston Churchill)
Tout le reste est littérature. Il faut entendre le florilège de réponses quand on demande à tous ces spécialistes, urbi et orbi, ce qu’ils feraient pour enlever le nucléaire aux cinglés de l’Iran… Avec des cotons-tiges, répondent-ils en général. Mais eux ne sont pas au feu comme Israël, ni sous le feu. Ceux qui vivent les faits, du plus modeste au plus haut niveau, savent, sous les bombes, quelles sont les décisions utiles.
S’il ne faut pas oublier les peuples iraniens sous le joug chiite, qui méritent ô combien leur libération, on peut s’interroger sur la cohésion, jusqu’ici solide, d’un cinquième de la population qui a choisi d’être du côté du manche, par conviction religieuse ou intérêt mercantile.
Il reste à voir ce que donnerait, en rase campagne, cette armée qui défile à la coréenne et qui, jusqu’ici, ne nous a pas impressionnés.
L’échec de la capture du navire américain est patent. Pourtant, les marqueurs de sa localisation étaient très visibles.
Trump est un malfaisant, psychologiquement instable. Les deux autres, à Jérusalem ou à Téhéran, ne sont pas mieux. Ils vont nous en faire baver, depuis que nous avons perdu tout moyen d’intervenir à notre avantage. Le vrai « tigre de papier », c’est bien l’Europe d’aujourd’hui, qui va le payer cher. Merci qui ?
« Mais c’est mal connaître l’équipe de Donald Trump : ils attendaient le dimanche de Pâques pour annoncer la bonne nouvelle. On l’aime ou pas, Trump, mais il a une cohérence à sa façon et, pour le pilote, Pâques sera éternelle, j’imagine. » J’écrivais cela la veille.
Celui qui en parle et décrypte Trump avec le plus d’équilibre et de finesse est Guillaume Roquette. On présente souvent Donald Trump comme un dirigeant impulsif, imprévisible, voire irrationnel. Pourtant, une analyse attentive de son parcours politique et de ses méthodes permet de défendre une thèse différente : derrière le style abrupt et la communication déconcertante, il existe une logique stratégique plus structurée qu’on ne veut bien l’admettre.
D’abord, sa manière d’aborder la politique repose sur une rationalité instrumentale, centrée sur l’efficacité plutôt que sur les conventions. Trump privilégie les rapports de force, les messages simples et les gestes spectaculaires. Ce style, souvent jugé brouillon, peut être interprété comme une stratégie de négociation agressive : créer l’incertitude pour obtenir des concessions, déplacer le centre du débat, imposer son rythme. Il en a les moyens et les utilise : un pays qui l’a élu par deux fois avec force, pour un retour désiré.
Certains observateurs soulignent que cette méthode, inspirée du monde des affaires, suit une logique claire : maximiser l’impact immédiat et maintenir l’initiative. Il a quand même une massue dans le bras quand d’autres ne sont que des gonfleurs d’hélices.
Le Majordome Darius pique à vif, parfois, ses intervenants qui réfutent l’intervention brutale en Iran : bombardements et autres actions. Mais il leur demande, insidieusement et avec insistance, ce qu’ils ont à proposer, eux, comme solution pour se débarrasser du nucléaire aux mains de cinglés. Et là, ce sont des réponses d’un grand mélange habituel, fait d’embarras, de cafouillage et de pensée magique… du « en même temps », et d’un grand comique. Bref, ils n’ont rien à proposer, si ce n’est des mots, rien que des mots, du vent.
Ses prises de position répondent à une compréhension fine de sa base électorale. Trump sait identifier les frustrations, les attentes et les aspirations d’un segment précis de la population, et il adapte son discours pour y répondre avec constance. Ce n’est pas de l’irrationalité : c’est une stratégie de mobilisation. Là où d’autres politiciens cherchent le consensus, Trump cherche la fidélité. Cette approche polarisante peut être critiquée, mais elle repose sur une cohérence interne indéniable.
Il faut également reconnaître que sa rationalité est non conventionnelle. Elle ne s’inscrit pas dans les codes traditionnels de la politique institutionnelle : elle est intuitive, transactionnelle, orientée vers le résultat plutôt que vers la forme. Beaucoup de commentateurs interprètent cette différence comme un manque de logique, alors qu’elle peut être vue comme une autre manière de concevoir l’action publique. Trump ne cherche pas à plaire aux élites politiques ou médiatiques ; il cherche à produire un effet, à marquer les esprits, à déplacer les lignes. Cette logique, même si elle dérange, n’est pas dépourvue de cohérence. Et là aussi, pour écouter Guillaume Roquette — excellent journaliste et analyste —, je n’invente rien : il est l’un des rares qui, plutôt que d’enfoncer Trump, nous le fait découvrir.
Enfin, plusieurs décisions économiques, diplomatiques ou réglementaires peuvent être présentées comme des exemples de cette rationalité pragmatique. Qu’on les approuve ou non, elles s’inscrivent dans une vision du monde structurée : priorité à la souveraineté nationale, valorisation de la puissance économique, méfiance envers les institutions internationales, volonté de renégocier les équilibres existants. On peut contester cette vision, mais on ne peut pas nier qu’elle forme un ensemble cohérent.
Ainsi, défendre l’idée que Trump est « plus rationnel qu’on ne le dit » revient à reconnaître que son action ne peut pas être comprise à travers les critères habituels. Sa rationalité est différente, parfois déroutante, mais elle existe. Elle repose sur une stratégie de communication atypique, une compréhension aiguë de son électorat et une vision politique structurée, même si elle est controversée. En ce sens, le qualifier d’irrationnel revient souvent à confondre style et stratégie.
Oui, Trump peut être vulgaire, grossier et, avec ses gros sabots, marcher sur des œufs sans même s’en rendre compte ; mais peu importe : il fait, au fond, le sale boulot avec Israël. L’Europe est une misère qui ne pèse rien, qui ne pèsera jamais rien : elle le démontre chaque jour en tirant à hue et à dia une charrette aux roues carrées et en prenant ses décisions avec un marteau à bomber le verre.
Nul ne saurait contester la nécessité de libérer le peuple iranien du régime sanguinaire des mollahs. Encore faut-il procéder avec méthode et un minimum d’élégance, ce qui n’est manifestement pas le cas de Donald Trump et de ses déclarations tonitruantes, allant jusqu’à
menacer de déchaîner sur l’Iran « les flammes de l’enfer ». Il pousse la vulgarité jusqu’à insulter Emmanuel Macron dans sa vie personnelle.
Je pense qu’il aurait été préférable d’avoir un « chef de guerre » de la dimension d’un Winston Churchill ou d’un de Gaulle, mais certainement pas ce mythomane qui se prend pour le maître du monde et qui collectionne les déconvenues à la pelle avec un régime iranien qu’il a un peu trop vite sous-estimé.
D’ailleurs ses prises de position sont contestées dans son propre pays, y compris dans son propre camp.
De la part de quelqu’un qui se glorifie d’avoir empêché sept guerres , il est en train d’en allumer une qui est sans doute la pire depuis la Seconde Guerre mondiale.
Certains esprits tordus se complaisent à traiter Emmanuel Macron de Néron. Concernant Donald Trump ce serait plutôt Caligula.
Cher hôte, je partage votre point de vue sur le régime iranien. Pour tout le reste, absolument pas. Vos propos procèdent d’une volonté de retournement. L’Iran n’a pas provoqué ni débuté cette guerre : ce sont les États-Unis et Israël.
Votre point de vue sur le régime iranien, s’il est sincère, devrait s’accompagner du même regard sur le Qatar, l’Arabie saoudite, la Chine… Que ne voit-on les États-Unis aller imposer la démocratie dans ces pays ?
Trump est le jouet d’Epstein, d’Israël et du Mossad. Israël est un État voyou, qui fomente des guerres pour que son Premier ministre échappe à la justice.
Saura-t-on un jour ce qui a permis le 7 octobre, le Mossad étant le « meilleur » service de renseignement au monde, paraît-il ?
Les Israéliens ne méritent pas ce gouvernement.
Les Américains pas davantage cet agent orange ridicule, boursouflé de l’orgueil d’un gamin contrarié.
Nous devrions l’aider à rouvrir le détroit d’Ormuz. Faut-il lui rappeler qu’avant qu’il sème le chaos dans cette région, il était ouvert ?
Il serait bon que la population iranienne retrouve la liberté dont l’ont privée les États-Unis en provoquant la chute du Shah et en favorisant l’arrivée des mollahs, coupables d’avoir voulu commercer leur pétrole avec l’URSS.
L’agent orange est une plaie. Qu’il est temps de refermer.
On ne peut que souhaiter à l’Iran de retrouver la paix et la démocratie — pas sous le poids des bombes de deux pays, dont Israël, qui en profite pour rendre la Cisjordanie, comme il l’a fait pour Gaza, totalement invivable pour les Palestiniens. Nous ne disons rien, aveuglés par les bombes.
Ou l’art de provoquer la contradiction.
Tout d’abord, comment s’étonner de n’entendre qu’un son de cloche, comme on le fait en falsifiant l’histoire de 1913 à 1945 et en emprisonnant lesdits « révisionnistes », comme on le ferait concernant les « antisionistes », s’il ne se trouvait des personnes pour dire avoir honte d’être juif ?
Alors maintenant, l’Iran, il faudrait qu’il soit aux mains de fous sanguinaires.
L’Occident est aux mains de la même bande de fripouilles que celle qui a provoqué la Seconde Guerre mondiale pour que l’Allemagne et la Russie, alors alliées, ne dominent pas le monde. La même que celle qui a provoqué la guerre en Ukraine pour que la Russie et l’Europe ne s’allient pas. La même, aujourd’hui, pour que l’Iran ne fournisse pas la Chine en pétrole, avec un Trump qui trouve naturel de mentir comme il respire et de commettre crime de guerre sur crime de guerre.
Mais, plus fondamentalement, ce qui terrorise ces fripouilles, c’est qu’il puisse exister un État moderne, en pointe sur le plan scientifique, et qui soit gouverné par la spiritualité, quelle qu’elle soit, ou même seulement prétende l’être, car il en va de l’alliance, qui était dénoncée par bon nombre de nos grands-pères.
D’ailleurs, de la Chine aussi, nous n’avons qu’un son de cloche, et pour les cloches. On oublie, ou plutôt on ne veut pas savoir, qu’elle a un compte à régler avec l’Occident au sujet des guerres de l’Opium. Vous vous souvenez ? Non ! Mais eux, si !
L’islam est moins bien que le christianisme, mais c’est parce qu’il n’est pas adapté à la populace que Mahomet en a conçu un autre, qui se pratique avec la manière forte, et c’est bien ce qui conviendrait à l’Occident pour le remettre sur le chemin de la spiritualité.
Quant à nous, la question est de savoir s’il vaut mieux être envahis par l’islam ou être gouvernés par la pègre jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien du christianisme.
En attendant de savoir, que l’Iran résiste et que Trump et Netanyahou finissent leurs jours en prison, avant leur chute éternelle en enfer.
Mon regard sur l’Iran demeure inchangé, et il serait intellectuellement malhonnête de prétendre le contraire. Nous sommes en présence d’une civilisation plurimillénaire — l’une des plus anciennes et des plus riches de l’humanité — dont la profondeur culturelle se traduit aujourd’hui par une formation d’ingénieurs qui surpasse quantitativement celle des États-Unis. Une nation qui porte en elle une dignité intrinsèque, et dont la diplomatie, d’une finesse remarquable, tranche singulièrement avec la vulgarité qui caractérise tant d’autres acteurs de la scène internationale.
Que l’on nous demande de haïr ce pays au motif qu’il a eu l’audace de s’ériger contre ce que l’on ne peut qualifier autrement que de colonialisme génocidaire révèle, en soi, l’indigence morale du discours dominant. Depuis 1979, l’Iran a puisé dans la foi la force de résister à des envahisseurs qui, paradoxe saisissant, convoquent eux-mêmes leur propre référentiel religieux pour asseoir la suprématie d’une entité nationale au détriment des peuples voisins — dynamique que le général de Gaulle avait perçue avec une lucidité prophétique.
Cette résistance iranienne est, à bien des égards, l’un des phénomènes géopolitiques les plus fascinants de notre époque : inattendue dans son endurance, brillante dans ses articulations stratégiques, et sans équivalent dans le paysage des nations qui ont osé tenir tête à l’ordre occidental. Elle a, par contraste, le mérite de révéler avec une clarté implacable la vacuité profonde du régime trumpiste — dont la brutalité de façade dissimule mal l’absence totale de vision.