Du poison dans l’humanisme…

Personne n’est irréprochable. Mais certains ont moins que d’autres à se faire pardonner.

En approuvant la charge de Fabien Roussel contre Jean-Luc Mélenchon (JLM) et en sortant du canal de la réflexion politique, comme on quitte son couloir de nage, les citoyens engagés apprécient le fait que ce responsable communiste ait énoncé cette double évidence : que la gauche écologiste, socialiste et communiste devrait se séparer absolument de LFI, et que Jean-Luc Mélenchon serait le pire candidat de second tour, en 2027, face au Rassemblement national.

Est-il permis de s’interroger à ce sujet ? Malgré les apparences, n’y aurait-il pas chez JLM une volonté obscure et, pour tout dire, suicidaire, de précipiter les forces dites progressistes dans un naufrage, plutôt que d’avoir la sagesse de se retirer afin de leur laisser une chance ?

Qu’on n’attachât pas la moindre importance à ces opinions serait admissible, puisque, n’exprimant que des libertés d’analyse personnelle, elles n’ont pas pour vocation de prétendre à la généralité.

Ce schéma de pensée est applicable à des enjeux bien plus fondamentaux, à des problématiques capitales qui relèvent de la morale publique, du vivre-ensemble, de l’humanité et de l’humanisme le plus pur. Mais c’est précisément dans cette matière si délicate et vouée à l’universalité qu’il convient de considérer que le poison s’est installé dans l’humanisme pour le gangrener.

Au point d’empêcher la communauté nationale de se rassembler, comme un seul homme, autour, par exemple, de la lutte contre le racisme.

Ce billet m’a été inspiré par un article de Louise Couvelaire dans Le Monde, qui annonce « l’espoir d’un retour de la lutte antiraciste dans le débat public », en se fondant notamment sur la manifestation de Saint-Denis, qui aurait réuni environ 6 000 personnes.

Cet espoir, cet éventuel retour seraient plausibles s’ils ne résultaient pas d’une entreprise idéologique et partisane menée par des responsables loin d’être irréprochables sur les plans humain et politique. Cette cause à vocation universelle est ainsi confisquée par des citoyens engagés, avec des finalités tout autres que celles d’une unité humaniste, et des mots d’ordre tels que « résistance », qui montrent bien que l’ennemi est davantage la droite, voire la droite radicale, que le fléau du racisme.

Si la bonne foi avait eu droit de cité dans cette polémique liée à des propos de Michel Onfray et de Jean Doridot, sur CNews, à la suite de l’élection du nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, c’est immédiatement, au regard des contextes, que l’on aurait dû exonérer ces deux personnalités de tout racisme. Mais le souci n’était pas l’équité, il était dans la charge.

Comment considérer qu’un combat prétendument humaniste ait en définitive pour conséquence de cliver, de fracturer, de mentir, d’amplifier les antagonismes au lieu de les réduire ?

Pour user d’une ironie saumâtre, voir Jean-Luc Mélenchon venir au secours éthique et politique du maire de Saint-Denis relève d’une forme de farce, quand certaines des interventions du premier ont pu être qualifiées d’antisémites.

Que l’immoralité en vienne à stigmatiser des propos faussement traités de racistes, c’est soit le comble du ridicule, soit le signe d’une société totalement égarée dans ses principes et ses repères.

Le poison gangrène de plus en plus l’humanisme : les imparfaits donnent des leçons, les diviseurs prêchent l’unité, l’universel est piétiné. Chacun dans son camp, sa cause, ses valeurs propres.

Pourtant, il faut être absolument et résolument contre le racisme et l’antisémitisme. Partons à la recherche de ceux qui n’ont jamais trahi, au nom de la politique, l’authentique humanisme.

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Voir les Commentaires (31)
  1. Serge HIREL

    @ Jove le 12 avril

    L’ironie malveillante est le moyen le plus courant qu’utilisent les militants d’une cause soumise à de fortes critiques ou faisant l’objet de doutes sérieux pour masquer la faiblesse de leurs arguments et/ou le manque de sources vérifiées. L’emploi du terme « génocide » pour qualifier les conséquences de l’intervention de Tsahal à Gaza après le massacre du 7-Octobre — terme qui, plus que tout autre, condamne sans appel l’accusé, impose l’innocence de la victime et provoque une immense émotion — repose sur un chiffre qui impressionne — 73 000 — et quelques autres tout aussi glaçants.

    73 000 morts… Tel est le bilan de ce « génocide » perpétré par Israël… Mais d’où sort ce décompte ? De trois sources : le service de presse du Hamas, le ministère de la Santé du Hamas et une agence de l’ONU — l’OCHA — qui a reconnu que sa source était… les deux premières. Celles-ci appartiennent à la branche politique du mouvement terroriste, dont la branche armée a commis le pogrom du 7 octobre… Bonjour la neutralité ! Adieu la fiabilité…

    La vérité est que, pour l’instant et, probablement, pour toujours, le bilan exact des victimes palestiniennes — civils et terroristes — de la « guerre de Gaza » ne pourra pas être établi, même si, dès maintenant, on peut réfuter, pour cause d’exagération manifeste, certaines affirmations du ministère de la Santé du Hamas, par exemple le fait que 70 % de ces morts sont des femmes et des enfants.

    Il ne s’agit pas de nier que Tsahal ait fait des victimes collatérales. Toute guerre en provoque. Et encore plus dans ce type de conflits qui opposent un État à une milice terroriste ne respectant en rien le droit international. Une armée régulière ne tire pas sur une école, un hôpital, un quartier résidentiel… Mais comment peut-elle agir autrement quand l’ennemi utilise ces lieux pour stocker ses munitions, pour planquer ses chefs, pour masquer les entrées de ses installations militaires souterraines ? Quand les terroristes du Hamas utilisent femmes et enfants comme boucliers humains et se servent de leur mort pour se victimiser ?

    Oui, à Gaza, contre le Hamas, et, aujourd’hui, à Beyrouth, contre le Hezbollah, Tsahal a détruit et détruit des écoles, des hôpitaux et des centaines d’immeubles. Oui, elle a fait et fait des victimes civiles… Mais, dans la quasi-totalité des cas, elle a annoncé avec précision ses bombardements… Ricaner de sa « moralité » rend évident votre parti pris viscéral contre Israël.

    Enfin, il faut en finir avec la fable du « pauvre Gazaoui aux mains du Hamas qu’il exècre ». Cela fait des années qu’on nous la sert… et elle est très largement fausse. Des otages du 7-Octobre ont été séquestrés dans des familles, y ont été martyrisés, des groupes en liesse ont applaudi les tueurs à leur retour du pogrom, conspué leurs proies… et l’on se souvient de l’ambiance de lynchage qui régnait lors des premières libérations de « prisonniers » organisées en public pour les humilier… À tel point que ce sont les geôliers eux-mêmes qui protégeaient leurs victimes.

    Et s’il fallait une dernière preuve de cette collusion entre la population de Gaza et le Hamas, aux commandes du territoire depuis 2006, l’actualité nous l’apporte : bien que très affaibli, le mouvement terroriste est déjà réinstallé dans les secteurs dont Tsahal s’est retirée. Jusqu’à maintenant, on n’a pas entendu un seul Gazaoui le regretter… ou s’y opposer. Syndrome de Stockholm ? Je n’y crois pas une seule seconde.

  2. @ Patrick Emin
    « Génocide [commis par Israël à Gaza] »

    Vous avez raison. Il ne s’est rien passé de répréhensible dans la bande de Gaza. Comment aurait-il pu en être autrement de la part de l’armée la plus morale du monde ? C’est comme actuellement au Sud-Liban (banlieue d’Israël). Comment ça, il y a des victimes civiles ? Ne seraient-ce pas plutôt des membres du Hezbollah déguisés en civils pour donner du grain à moudre aux médias antisémites ?

    Ça me rappelle le dialogue suivant dans True Lies (James Cameron, 1994) entre Jamie Lee Curtis (JLC) et Arnold Schwarzenegger (AS) :

    JLC : « Have you ever killed anyone? » (As-tu déjà tué ?)
    AS : « Yeah, but they were all bad. » (Oui, mais c’étaient tous des méchants.)

  3. Serge HIREL

    @ Patrick EMIN le 10 avril
    « Rima Hassan serait une terroriste. »

    Personne n’a dit cela. Le constat général est qu’elle soutient une organisation terroriste, le Hamas, qui a assassiné 1 200 personnes parce qu’elles étaient juives ou au service d’Israël. Soutenir un mouvement terroriste est un délit.

    « Elle soutient la résistance d’un peuple sous occupation »

    Faux : il ne s’agit pas de « résistance », mais de terrorisme. Gaza, avant le 7 octobre, n’était pas « sous occupation »… et le Hamas, qui, depuis 2006, contrôle les deux tiers du peuple palestinien, entretient, avec l’aide plus ou moins active de militants du Fatah, une guérilla en Cisjordanie (Judée-Samarie), qui oblige Tsahal et les Israéliens vivant sur ce territoire à riposter à ses actes de terrorisme.

    « Que cet État se soit autoproclamé en 1948 (…) »

    Jusqu’à présent, tous les États se sont autoproclamés. L’État d’Israël s’est donc autoproclamé… et en toute légalité, puisque la résolution de l’ONU du 29 novembre 1947 avait organisé le partage de la Palestine (alors sous mandat britannique) entre un État hébreu et un État arabe, Jérusalem devant être placée sous administration internationale. Les dirigeants palestiniens ont refusé de créer un État et ont déclenché une guerre contre Israël dès le lendemain du vote de cette résolution. Vous tentez de réécrire l’histoire en omettant l’entière responsabilité des Palestiniens et des États arabes dans un conflit vieux de 79 ans.

    « Génocide [commis par Israël à Gaza] »

    Ce n’est pas parce que des « observateurs internationaux » s’accordent sur ce terme pour qualifier l’intervention de Tsahal sur le territoire de Gaza (administré depuis 2006 par le Hamas) qu’il s’agit d’un « génocide ». La Cour internationale de justice, à La Haye, n’a jamais utilisé ce mot, pas plus que l’Assemblée générale de l’ONU. Seule une commission d’experts mandatée par cette institution l’a employé. À noter qu’elle était dirigée par une diplomate d’Afrique du Sud, État très critique envers Israël — pour ne pas dire hostile.

    « (…) une désinvolture qui devrait alarmer quiconque s’intéresse encore à la rigueur intellectuelle. »

    Regretter cette « désinvolture », c’est bien… mais le mieux est encore de faire preuve soi-même de « rigueur intellectuelle ».

    P.-S. : Rien n’indique que CNews « impulse » la ligne éditoriale de ses consœurs, et je crois même que celles-ci font preuve de beaucoup de réticence vis-à-vis de toute information que « la chaîne Bolloré » (pouah…) diffuse la première. Si vous voulez citer un média influent, citez Le Monde… Hélas…

  4. Du poison dans l’humanisme ? Ne cherchez pas, c’est l’islamisme, le pire poison au monde, politique religieux social sociétal, la violence absolue, la terreur, la mort, c’est l’humanislamisme qui dominera le monde entier dans quelque décennies, ne sortez pas vos mouchoirs, vous l’avez voulu, contentez-vous de le subir.

  5. D’après ce que j’ai entendu dire, quelqu’un aurait affirmé devant un Noir que l’être humain est un animal, et cela aurait été interprété comme visant spécifiquement cette personne, comme si elle était traitée d’animal.

    Grande vérité pourtant : quelle que soit notre couleur, nous sommes des animaux ; comme le chat — noir, blanc ou écaille de tortue — reste un chat, ni plus ni moins.

    Comme nous l’envoyait dire F68.10, les gens n’ont pas les bases.

    https://www.youtube.com/watch?v=2bjk26RwjyU

    Des questions bien plus passionnantes s’ouvrent à nous : quels sont les propres de l’Homme ? Vraie peau de chagrin, soit dit en passant. Comment pratiquer la conquête spatiale ? Comment augmenter les capacités humaines ?

    Bref, au lieu de ces petits débats truqués, comment progresser ? S’entraîner les uns les autres vers la boue, ou marcher vers l’horizon.

  6. Patrick EMIN

    Le traitement médiatique de Rima Hassan : chronique d’une diffamation orchestrée

    Il existe, dans le paysage médiatique français contemporain, une mécanique d’une redoutable efficacité : celle du mensonge répété jusqu’à l’évidence. Prenez une figure politique clivante — en l’occurrence Rima Hassan, eurodéputée dont le seul tort apparent est de défendre publiquement le peuple palestinien — et observez le processus à l’œuvre. CNews impulse, les chaînes d’information amplifient, et le téléspectateur, faute de recul critique, absorbe. Après tout, raisonne-t-on confusément, tant de voix concordantes ne sauraient se tromper simultanément. C’est là précisément où réside le piège.

    Le premier acte de cette construction narrative tient en quelques mots : Rima Hassan serait une terroriste. Non pas parce qu’elle aurait posé quelque acte répréhensible, mais parce qu’elle soutient la résistance d’un peuple sous occupation. Ce glissement sémantique — du militant au terroriste — est accompli avec une désinvolture qui devrait alarmer quiconque s’intéresse encore à la rigueur intellectuelle. Il repose sur un postulat non formulé mais omniprésent : les Palestiniens, femmes et enfants compris, seraient par essence des agents de destruction, télécommandés depuis Téhéran, irréconciliables avec l’existence d’Israël. Que cet État se soit autoproclamé en 1948, qu’il ait depuis lors engagé des conflits successifs avec ses voisins, envahi des territoires, violé des espaces souverains et conduit ce que nombre d’observateurs internationaux qualifient désormais de génocide — tout cela, curieusement, n’encombre guère les plateaux télévisés.

    Mais l’affaire prend une dimension proprement surréaliste avec l’épisode de la garde à vue. Des fuites soigneusement orchestrées depuis l’intérieur même d’un commissariat — pratique illégale, rappelons-le, mais visiblement tolérée — viennent informer une presse fort accommodante que l’eurodéputée aurait transporté de la drogue dans son sac à main. Jusque dans les locaux de la police. Volontairement. L’absurdité de la charge n’a apparemment freiné personne. Plus c’est gros, dit-on, plus ça passe. Sauf qu’il existe un seuil au-delà duquel la grossièreté du mensonge finit par se retourner contre ses auteurs. On aurait pu tout aussi bien l’accuser de quelque crime médiéval — le résultat eût été à peine plus grotesque.

    Ce qui demeure, au fond, c’est un tableau assez sombre de l’état de notre espace public : des rédactions qui reprennent en chœur une même information fabriquée, sans vérification, sans distance ; des institutions policières perméables aux manipulations politiques ; et une France qui, loin de s’honorer à défendre les peuples martyrisés, choisit d’intimider ceux qui osent le faire.

    À défaut de pouvoir changer ce système, on peut au moins refuser d’en être le relais. Ne pas répéter ce qu’on n’a pas vérifié. C’est peu. Mais dans le contexte présent, c’est déjà considérable.

  7. Xavier NEBOUT

    À propos de la supériorité d’une race sur l’autre.
    Pourquoi l’homme moderne a-t-il une masse cérébrale bien inférieure à celle de l’homme des Eyzies (dit de Néandertal) ?
    Pourquoi ne nous dit-on pas quelle est l’incidence sur les capacités intellectuelles, et plus précisément sur l’expérience extatique, et donc la spiritualité ?
    Et pourquoi les Européens sont-ils plus ou moins bruns, alors que celui des Eyzies, dont le musée propose une reconstitution, est blond roux, ressemblant à G. Depardieu ?

    Elle n’est pas chouette, cette question ?
    Mais si vous répondez, vous êtes raciste !

  8. Serge HIREL

    @ Ciceron le 9 avril

    En fait, pour imposer votre point de vue, vous utilisez très précisément la même méthode que Jean-Luc Mélenchon : les ciseaux et le marteau-pilon. Quand on vous demande de lire « at-ten-ti-ve-ment » les propos de Michel Onfray et de Jean Doridot, vous n’en faites rien. Vous continuez à prétendre que les mots qu’ils ont prononcés, et qui font l’objet de la polémique déclenchée par LFI, relèvent du délit de racisme, sans prendre la peine de vérifier qu’ils n’ont pas été sortis de leur contexte, de vous assurer qu’ils concernaient directement Bally Bagayoko, d’entendre les dénégations des deux « accusés », qui protestent de leur absence d’intention de s’en prendre à l’individu en raison de sa couleur et de son origine, et de constater qu’ils n’ont jamais été soupçonnés d’avoir commis un tel délit dans leur brillante carrière professionnelle… Votre clou est tordu…, mais un clou, même lorsqu’il est tordu, à force de frapper dessus, finit par rentrer… et, si l’on n’y prend pas garde, à ébranler le mur.

    Le plus inquiétant dans votre démarche est que vous en appelez à l’État pour soutenir vos affirmations sans fondement et à la justice pour dire le vrai… dans une affaire qui n’existe pas. Deux institutions qui ne devraient pas avoir de temps à perdre pour écouter de faux plaideurs qui ont échafaudé un faux crime…

    Quant à vos réponses à mes questions, je m’attendais à ce que vous vous lanciez dans ce récital de beaux principes que chante tout antiraciste patenté dès l’instant où on l’interroge sur le racisme anti-Blancs, mais qui, en réalité, considérant qu’il n’existe pas, ne bougera pas le petit doigt pour défendre ceux qui, quotidiennement, dans les « quartiers perdus », aux mains de communautés exogènes, subissent leurs insultes… et leur dégoût des Français, qu’elles ne masquent plus.

  9. Michel Deluré

    Il en va de l’humanisme comme de la plupart des valeurs. Beaucoup s’accordent sur leur universalité, à la condition, bien évidemment, que ce soit leur propre conception et leur propre pratique de ces valeurs qui s’imposent !

    Vouloir universaliser des propriétés qui n’appartiennent en fait qu’à quelques hommes revient à imposer un faux universalisme.

    C’est de même un faux humanisme que de croire, et de faire croire — quelle que soit la raison de cette croyance —, que certaines catégories d’hommes seraient moins humaines que d’autres.

    Elle est malvenue, cette gauche qui n’a que la haine à la bouche, de nous jeter à la figure ses leçons de morale et de se prétendre seule porteuse d’un authentique humanisme, alors que cette valeur, précisément parce qu’elle est universelle, ne se conçoit qu’indépendamment de toute appartenance à quelque groupe que ce soit.

  10. « Au point d’empêcher la communauté nationale de se rassembler, comme un seul homme, autour, par exemple, de la lutte contre le racisme. » (PB)

    Ah ! La lutte contre le « racisme », nouvelle forme de chasse aux sorcières dont on espère un effet fédérateur d’unité nationale que le football a échoué à assurer, bien que l’on ait pu s’en douter.

    Mais qui peut nous dire précisément ce qui se cache, en gravité, derrière tous ces comportements ou activités qualifiés de « racistes », qui, sous une même appellation, peuvent impliquer des conséquences de degrés allant de l’anodin, dans le cas de plaisanteries discutables, à l’horreur absolue, dans le cas d’exterminations de masse ?

    L’auteur des propos suivants, tenus en public : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures » ne risquerait-il pas, de nos jours, les foudres de la justice, avec à la clé des peines qu’elle n’ose même plus prononcer contre les auteurs d’agressions physiques graves ?

    Eh bien, ce personnage n’est autre que Jules Ferry, qui a fait jusqu’à ce jour l’objet d’un quasi-culte républicain (façon franc-maçonne) car, incroyable mais vrai, c’est bien la République française qui, avant les nazis, a fait la promotion d’un racisme institutionnalisé « bien-pensant », allant jusqu’à l’inculquer, sous l’égide de Paul Bert et d’autres, aux écoliers — et donc, par ce biais, au reste de la population —, ce que la plupart des parangons de vertu antiraciste et grands donneurs de leçons semblent ignorer.

    « Les manuels scolaires diffusés durant les premières décennies de la Troisième République étaient empreints d’une vision hiérarchisante des races humaines, et les manuels de Paul Bert paraissent emblématiques à cet égard. Républicain proche de Jules Ferry, médecin physiologiste, gouverneur de l’Indochine, Bert fut aussi un grand rédacteur de manuels scolaires. »
    https://hal.science/hal-04688655v1/document

  11. @ Serge HIREL

    Je vous remercie de votre réponse, bien que je regrette que vous ayez perçu mon analyse comme « fielleuse ». L’objectif n’était pas de verser dans l’invective, mais d’interroger la portée de certains discours dans l’espace républicain. Permettez-moi de répondre à vos points avec la clarté que le sujet impose.

    Sur la « manipulation » et le droit
    Vous invoquez une manipulation des propos de Michel Onfray et Jean Doridot. Pourtant, la justice n’est pas saisie sur des intentions, mais sur des faits : l’emploi de termes qui, aux yeux de l’État et du préfet de la Seine-Saint-Denis, sont susceptibles de constituer une offense ou une provocation. Accuser un élu d’exiger une « allégeance » ou de « violer la République » est un argument politique légitime ; l’attaquer sur son identité ou sa légitimité au sein de la nation est une dérive juridique.

    Sur l’indépendance de la justice
    Vous appelez de vos vœux une démonstration d’indépendance de la justice. Nous nous rejoignons sur ce point : c’est précisément parce que la justice est indépendante qu’elle doit examiner si les critiques formulées contre cet élu du « 9-3 » ont dépassé le cadre de la contestation politique pour atteindre celui de la discrimination. On peut désapprouver le désarmement d’une police municipale sans pour autant verser dans des amalgames que la loi réprime.

    Réponses à vos trois questions
    Pour lever toute ambiguïté sur ma position, je répondrai point par point à votre questionnaire :
    Le racisme anti-Blancs existe-t-il ? Oui. C’est une réalité que nier serait absurde. Toute haine fondée sur l’origine ou la couleur de peau est un fait sociologique.
    Est-il condamnable ? Absolument. La loi française ne fait aucune distinction : toute provocation à la haine, quelle que soit la cible, est un délit que je condamne avec la plus grande fermeté.
    Si non, pourquoi ? La question ne se pose donc pas. En revanche, reconnaître l’existence du racisme anti-Blancs ne doit pas servir de « bouclier » pour légitimer d’autres formes d’ostracisme.

    Le débat démocratique gagne à rester sur le terrain des idées et des actes politiques. C’est là que se situe la vraie « élégance » républicaine. Attendons donc, comme vous le suggérez, que la justice fasse son œuvre.

  12. Mary Preud'homme

    Mélenchon n’aime pas la France.
    Il méprise son histoire, en nie les valeurs, notamment humanistes, et rêve d’un pays patchwork, purement artificiel et dissonant, qui viserait à abolir toutes les règles établies et traditionnelles pour imposer partout des cultures hybrides. À cela s’ajoute que tout son langage suinte la haine ; c’est donc peu dire que JLM est clivant. En réalité, c’est un homme dangereux, manipulateur, perfide, fanfaron, dont le racisme, l’antisémitisme et le fanatisme seraient, selon moi, avérés. Ce que j’avais remarqué de longue date pour l’avoir parfois rencontré en Essonne, lorsqu’il venait solliciter un rendez-vous au conseil général.

    Ainsi, une politique « à la Méluche » se traduirait inévitablement par une régression terrible, tant pour les Français de souche ou de longue date (qui, je le rappelle, ne sont pas tous leucodermes) que pour les naturalisés de bonne foi (nonobstant leurs origines ou leurs religions) et pour les nouveaux arrivants qui ont choisi la France comme patrie, ayant à cœur de s’y intégrer le mieux possible et d’y voir grandir et s’épanouir leurs enfants.

    Quant à ce qui se passe à Saint-Denis avec l’élection du nouveau maire, c’est, bien sûr, inquiétant. Voilà où l’on en arrive à force de se refuser à nommer les choses, d’interdire les statistiques ethniques et de multiplier d’autres imbécillités. Cela sous-entendrait que les non-Blancs (au sens intégral du terme) auraient honte de ce qu’ils sont — une idée fausse, hélas admise par beaucoup d’antiracistes revendiqués, et qui représente en réalité une forme de racisme à rebours extrêmement pernicieuse et tenace.

  13. « Du poison dans l’humanisme… » (PB)

    Ah, j’aurais plutôt tendance à écrire que l’humanisme est un poison civilisationnel.
    Le suffixe « -isme » est la marque des idéologies.
    Dès lors qu’on entre dans une idéologie, il se produit le même processus que lorsqu’on entre en religion : on perd toute faculté d’objectivité.
    L’adhésion à une idéologie vaut fusion avec ce que cette idéologie promeut et, dès lors, implique le rejet de ce qui est autre.

    Et lorsque cet humanisme, qui se veut en principe porteur d’objectifs de bonheur individuel, se perd dans une idéologie politique, c’est le malheur assuré au bout du compte.
    Il est rare, et même exceptionnel — pour ne pas dire utopique — qu’un bonheur collectif promis par le politique se confonde avec le bonheur individuel auquel rêve tout homme ordinaire.
    « Normal » signifiant ici libéré de toute volonté de pouvoir sur autrui, ce qui est précisément la marque du politique.
    Partant de là, les qualités supposées de l’humanisme sont utilisées dans le combat politique pour l’accès au pouvoir.

    Le point le plus faible de cette idéologie humaniste est la survalorisation accordée à la victime.
    Certes, la victime doit être secourue, soignée, aidée pour se rétablir ; mais cet état de victime, transitoire par nature, ne saurait valoir une compassion éternelle.
    Ou alors, il faudrait admettre que la psychanalyse n’a pas tort lorsqu’elle affirme que la victime a une part de responsabilité dans son état de victime.
    Bref, se complaire dans son état de victime pour être assisté en permanence est une faute que la société actuelle transforme vite en qualité de premier ordre.
    Et certaines victimes, politiquement orientées, en profitent.

    Après viennent les combinaisons politiques, où les intérêts particuliers jouent leur partition, l’humanisme servant d’argument pour dissimuler le véritable objectif : le pouvoir, simplement.

    Le tango joué par Fabien Roussel avec Jean-Luc Mélenchon, en fonction des échéances locales ou nationales, est caractéristique.

    Bagayoko n’est pas un perdreau de l’année : c’est un vieux routier de la politique sous l’étiquette PCF. Conseiller municipal sur une liste PCF pendant dix-neuf ans, puis conseiller général, toujours sous cette étiquette, il change de crèmerie et devient « insoumis » quand cela l’arrange, tout en bénéficiant du soutien implicite du PCF pour son élection à la mairie.

    Mais pour l’élection présidentielle, les données changent.
    D’une part, cette élection est la « mère » de toutes les élections ; d’autre part, Mélenchon, ancien trotskiste — et donc marxiste-léniniste — a pris ses distances avec le dogme communiste.

    Il aurait abandonné la lutte des classes, fondement du communisme, pour lui substituer une lecture fondée sur la question raciale.
    Oubliés le « Groupons-nous, et demain… » de L’Internationale, oubliés le « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous » : le centre de gravité se déplacerait vers une autre forme de conflictualité.

    La formule de LFI se réduirait ainsi à ceci : un « racisé » devrait voter pour un « racisé ». Il ne serait plus question de prolétaires ni de l’exploitation de leur force de travail, mais de victimes définies par leur couleur de peau ou leur origine.

    Il n’y aurait plus l’ombre d’un conflit entre exploiteurs et exploités, mais une opposition entre dominants blancs et dominés racisés, ces derniers étant présentés comme les victimes innocentes des malheurs du monde, qu’ils subiraient, à leur corps défendant, sous le fouet — symbolique — du Blanc.

    Ce virage de Jean-Luc Mélenchon est sans doute le virage de trop pour le très stalinien Fabien Roussel, qui s’était refusé, il n’y a pas si longtemps, à qualifier Staline de dictateur.

  14. Serge HIREL

    « Pour user d’une ironie saumâtre, voir Jean-Luc Mélenchon venir au secours éthique et politique du maire de Saint-Denis relève d’une forme de farce (…) » (PB)

    La farce est un art théâtral respectable, et les personnages loufoques qu’on y croise sont source d’éclats de rire… On conviendra unanimement que l’humour du sieur Jean-Luc Mélenchon et de ses sbires ne permet pas de fatiguer nos zygomatiques. Pour qualifier sa posture et ses propos, mieux vaut utiliser le vocabulaire des égoutiers et des vidangeurs… même si le seul maître à bord de LFI parvient à ciseler ses élucubrations, souvent haineuses, toujours malsaines, dans un français… que, de nos jours, l’Éducation nationale n’enseigne plus.

    Ce détail n’est probablement pas sans importance dans l’attrait incompréhensible qu’il parvient à maintenir autour de son personnage de vieux politicien hargneux et querelleur.

    Toute personne qui ne se complaît pas dans un sectarisme rigide et la détestation de ses semblables ne peut que partager l’analyse de notre hôte sur la situation détestable dans laquelle se trouve notre société. Ce climat délétère a été parfaitement illustré samedi dernier, à Saint-Denis, lors de la manifestation « antiraciste » organisée par Bally Bagayoko, le nouveau maire (LFI), déjà très controversé et en délicatesse avec le Code des collectivités territoriales.

    En fait, il s’agissait d’un rassemblement de dirigeants et de militants essentiellement d’extrême gauche venus « occuper » « la cité des rois morts et du peuple vivant », selon les termes abjects de Mathilde Panot… qui croit probablement que le fondateur de la France s’appelle Robespierre.

    Inutile de s’étendre outre mesure sur l’ambiance de cet après-midi lugubre, qui a vu défiler la chienlit gauchiste parée de tricolore, comme si elle défendait la République, alors que son objectif serait de la détruire et de la remplacer par une dictature totalitaire, où les seules « victimes » seraient ses protégés des « quartiers perdus » et où les Français seraient remplacés par des individus racistes exécrant les Blancs.

    Mais il me semble qu’il faut tout de même relever, plus que cela n’a été le cas, l’agression virulente de « Ba-Ba », approuvée par ses « camarades » et « compagnons de lutte », contre la liberté d’expression et la liberté de la presse. Il n’est pas tolérable que, sans compétence aucune en cette matière, il ait exigé la fermeture d’une chaîne d’information en continu pour le seul motif qu’elle informe et commente ses propos, ses faits et ses gestes. Il n’est pas tolérable que l’Arcom n’ait pas réagi fermement face à cette pression politique, qui fait fi de son indépendance. Il n’est pas tolérable que le gouvernement ait ordonné au préfet du « 9-3 » de participer à la curée au nom de l’État.

    Peut-on écrire, sans être accusé de racisme, que, si, dans cette affaire échafaudée de toutes pièces, CNews était ne serait-ce que condamnée à une amende, la France deviendrait une république bananière ?…

    Je l’ai dit, j’approuve totalement le billet de Philippe… mais il me semble néanmoins que, face à ces impostures, son ton est trop réservé. À sa lecture, j’ai ressenti une certaine résignation, comme si, à l’instar de Jean-François Copé, qui a baissé les bras face au voilement de certaines conseillères municipales de sa ville, il estimait qu’il est trop tard pour renverser la table.

    Non, dans quelques mois, les Français auront une dernière chance de dire que rien n’est inéluctable, que cette marée humaine venue d’ailleurs peut être jugulée, que l’assimilation peut encore l’emporter sur le communautarisme, que Mélenchon et ses apôtres peuvent être tenus définitivement à l’écart de la destinée de la France.

    Un simple bulletin dans l’urne, puis quelques référendums révisant la Constitution de 1958 pour la rendre efficace face aux périls actuels, pour rétablir l’entièreté de notre souveraineté, et la France irait déjà beaucoup mieux… Même si les dégâts causés par la Macronie et, plus généralement, la gauche depuis 1968 — au pouvoir ou dans l’ombre — seront un boulet à traîner pendant plusieurs décennies.

    Dans quelques mois, comme nos parents et grands-parents, nous aurons le choix entre prolonger la débâcle et nous lamenter, ou relever la tête et décider que la France n’est pas prête à se soumettre, ni aux envahisseurs ni à « Bruxelles ».

    P.-S. : Une bonne nouvelle, toutefois… Tout n’était pas noir ce samedi à Saint-Denis. LFI, le PS et SOS Racisme se sont copieusement invectivés… Quand les bandes se combattent, c’est l’ordre qui progresse…

  15. Il me semble que le défaut d’allégeance a été reproché à notre hôte, lui valant l’exclusion de la chaîne où il ne lui est désormais plus possible de déployer sa phrase équilibrée.

    Il sera donc impossible, pour ceux qui y sont encore invités, de faire entendre, sans céder au clanisme, la réalité du clanisme qui réclame de leur part une allégeance clanique pour continuer à s’y exprimer.

    Michel Onfray devrait donc, s’il tient à être entendu par plus que ceux de son petit clan, éviter de désigner les autres du terme générique « ces gens-là », terme qui enferme la réalité de son discours dans un comportement qui le contredit, mimant exactement ce qu’il dénonce, pour enfin accéder à ce qui manque à sa pensée brillante : une conversion romanesque, reconnaissant se retrouver lui-même, tel l’apôtre au chant du coq, aussi persécuteur que ceux qui le persécutent.

    Il aurait alors l’occasion d’emprunter, face aux racistes invétérés comme à ceux qui les miment en un racisme réciproque redoublé, la voie toute indiquée, seule à même de mener à la paix : le renoncement aux représailles par le pardon de l’ennemi, les fortifications de la justice face aux justifications de la force.

    Il reste, en réalité, à son athéisme d’intégrer les enseignements de l’anthropologie chrétienne, celle qui révèle les ressorts du clanisme, pour devenir ce qu’il nous démontre ne pas être : réellement incroyant en la violence.

  16. Xavier NEBOUT

    @ Serge HIREL et autres petits camarades

    L’allégeance relève d’un devoir naturel d’ordre filial envers son père et son roi, symbole du père de la nation, consacré par le pouvoir spirituel de l’Église, comme jadis dans la tribu par le chaman, pour combler spirituellement l’écart entre la filiation réelle et symbolique.
    En république, il relève de l’honneur — et du déshonneur — d’obéir (ob ouïr) à un pouvoir qui n’est pas d’essence paternelle ou royale, contre sa conscience.

    Partant, un fonctionnaire qui, dans une république, obéit à son supérieur contre sa conscience est un être sans honneur, qui se vend pour son salaire et ses avantages. C’est pourquoi P. de Villiers a démissionné de son poste de sous-préfet en 1981, pour ne pas avoir à obéir à F. Mitterrand. Le nombre de fonctionnaires ayant agi de même est révélateur du degré de pourriture de notre civilisation.
    Et c’est pourquoi aussi le maire gauchiste invite, à bon droit sur le plan moral, les fonctionnaires de droite, désormais sous ses ordres, à démissionner.

    On n’apprend évidemment pas cela dans les universités de la République, mais tout le monde le sait au fond de soi-même, sans avoir la connaissance nécessaire pour bien le dire. Alors, on joue les idiots, par lâcheté et hypocrisie.
    Voilà pourquoi une monarchie, tout au moins constitutionnelle, et une religion commune sont indispensables à la cohésion d’une population, à défaut d’être une nation.

  17. Accuser faussement les opposants est hélas un sport chez les Français, eux qui se croient missionnés pour faire la morale au monde entier.

    Pour ce qui me concerne, je me rappelle qu’on a pu me traiter de raciste parce que je m’oppose à l’immigration musulmane, où l’on innove en nous rendant le mal pour le bien. Une mesure de prudence pourtant absolument indispensable si nous voulons rester libres, car, je le rappelle, l’Histoire montre que des minorités peuvent fort bien prendre le pouvoir : les chrétiens dans l’Empire romain, les totalitaires plus près de nous. On a aussi pu me traiter d’antisémite pour avoir dit la vérité sur le monothéisme, ce désastre qu’ils n’ont d’ailleurs pas inventé mais repris, et dont ils ont fort peu poussé les conséquences naturelles, puisque les Inquisitions et autres djihads, ce sont leurs usurpateurs qui les ont inventés.

    Je me rappelle, et je ne pardonne pas : je méprise les coupables méprisables !

  18. Bally Bagayoko, dans son discours, a utilisé une comparaison sportive qui est fausse. Il a indiqué que, dans le sport, le vaincu faisait allégeance. Or, dans le sport, le vaincu ne fait pas allégeance.
    En revanche, en temps de guerre — même chez les Vikings, par exemple — le vaincu fait allégeance. Certains peuples, pour avoir la vie sauve, ont ainsi fait allégeance à l’islam. Dès lors, Bally Bagayoko se place dans une logique de guerre, et Michel Onfray a eu raison d’utiliser la métaphore tribale.

  19. Serge HIREL

    @ Ciceron le 7 avril

    Avant d’écrire ce commentaire qui, sous couvert d’analyse sérieuse, se veut surtout fielleux, il aurait été bon que vous écoutiez « at-ten-ti-ve-ment » les propos de Michel Onfray et de Jean Doridot. Cela vous aurait évité de vous fourvoyer dans une démonstration abracadabrantesque de leur prétendu « racisme ».

    Les termes qui leur sont reprochés ont tous fait l’objet d’une grossière manipulation de la part des « antiracistes » — deux paires de guillemets sont nécessaires tant cette appellation est mensongère — du clan Mélenchon et, en particulier, de « Ba-Ba » : le désigner par ses seules initiales serait faire affront à notre regrettée BB. Ce monsieur, qui, à peine élu, a violé la République en exigeant des fonctionnaires municipaux qu’ils lui fassent « allégeance », ose, le lendemain, venir pleurnicher dans les jupes de Marianne, sous prétexte que ces deux personnalités, l’une et l’autre respectées et éloignées de tout racisme, auraient fait preuve d’ostracisme et de ségrégation à son encontre.

    Si elle émanait d’un néophyte découvrant la sphère politique et n’y comprenant rien, cette plainte devrait être classée sans suite tant elle est farfelue… ou inepte. Mais « Ba-Ba » n’est pas — n’est plus — n’importe qui, en raison du soutien bec et ongles que lui apporte Mélenchon, mais aussi de la décision de Lecornu — toujours fidèle serviteur du Prince — de demander au préfet du « 9-3 » d’associer l’État à cette plainte… et ainsi de porter secours à un maire qui veut désarmer la police municipale de la ville dont il s’est emparé.

    Ce qui constitue une honte absolue, mais aussi une belle occasion pour la justice de démontrer son indépendance en prononçant la relaxe des deux accusés pour absence de délit. Constatant la manipulation de leurs propos, elle pourrait aller jusqu’à juger « Ba-Ba » coupable de « plainte abusive »…

    Votre commentaire étant outrancier, tordu et inélégant vis-à-vis de notre hôte, je me contenterai de vous poser trois questions : le racisme anti-Blancs existe-t-il ? Si oui, est-il condamnable comme tous les autres racismes ? Si non, pourquoi ?

  20. « Du poison dans l’humanisme… » (PB)

    Joli titre, mais complètement dépourvu de cohérence avec la suite. Car comment ne pas voir que cette « gauche écologiste, socialiste et communiste » est bel et bien constituée de diverses nuances de toxicité, allant des « moins pires » (ce qui reste à démontrer), que seraient l’écologisme et le socialisme, à la plus vénéneuse et mortelle d’entre elles, le communisme, comme l’a démontré plus d’un siècle de crimes monstrueux, dans des domaines multiples, jamais vus dans l’histoire de l’humanité en matière politique, fondés sur une idéologie démentielle dont la simple apologie devrait, normalement, être catégoriquement interdite dans un pays qui se targue de défendre les droits de l’homme ?

    Ah, c’est vrai : c’est Gorbatchev, qui savait de quoi il parlait, qui a été crédité d’avoir probablement déclaré que la France était « le dernier pays soviétique d’Europe ». Alors nous comprenons mieux où réside la cause du mal.

    Mais nous, dans le dernier pays d’Europe à n’avoir pas fait le ménage sur ce plan, nous sommes condamnés à vivre aux côtés des adeptes non repentis de cette idéologie mortifère, sans être sûrs que, un jour ou l’autre, ils n’auraient pas envie de retourner à leurs mauvais penchants…

  21. Hier j’ai écouté l’analyse, ou plutôt l’exégèse de Caroline Fourest sur Rima Hassan et ses déboires toxiques. Pas brillant pour cette dernière, elle a quand même un passé sulfureux dans ses tweets, le tout repris par une journaliste d’investigation.

    Rien de nouveau sous le soleil, je ne suis pas juriste, le droit n’est pas à ma portée, c’est tellement compliqué de textes, de machins, de décisions contradictoires… Bref, elle devrait passer entre les gouttes, pourtant le portrait fait sur elle est loin de celui d’une bergère, c’est un peu à faire peur.

    Un archipel disait Jérôme Fourquet, pour l’instant côte à côte, bientôt face à face disait Gérard Collomb après son passage à l’Intérieur. Le livre Le Frérisme et ses réseaux de Florence Bergeaud-Blackler en parle mais même s’il a été lu, il n’est pas entendu.

    On vit une époque sensationnelle, LFI en icône… Si même ils font peur aux staliniens de Fabien Roussel, le PC soutient la reconstruction nationale, cherche à apparaître comme un parti responsable, tout en restant idéologiquement fidèle à Staline, le mal doit être encore pire que ce que les électeurs pensent, quand la fiction dépasse la réalité.

  22. hameau dans les nuages

    @ Ciceron le 7 avril 2026
    « Le billet de PB est une élégante tentative de disqualification. Sous couvert de défendre un « humanisme pur », il opère un renversement rhétorique : les victimes et ceux qui les défendent deviennent les « diviseurs » »

    Les victimes ? Quelles victimes ? Non mais vous plaisantez ? Vite, dépêchez-vous de prévenir les nouveaux arrivants, qu’ils ne deviennent pas de nouvelles victimes…

    Cicéron c’est point carré.

    https://x.com/ou_va_ma_France/status/2041619430451327171

    Étonnamment, chaque nouvelle « victime » coûte à la société aussi cher que ma retraite, pour laquelle j’ai cotisé quarante années. Soit environ 1 000 euros.

  23. Serge HIREL

    « J’ai bien conscience qu’en approuvant la charge de Fabien Roussel contre Jean-Luc Mélenchon, je sors de mon canal de réflexion politique, comme on quitte son couloir de nage. » (PB)

    En ce qui me concerne, je ne vois dans cette « charge » qu’un très bel exemple de duperie du PC. Un dirigeant politique respectable et crédible ne peut pas dire que « Mélenchon est certainement le pire candidat de second tour » après avoir permis l’élection spectaculaire de deux maires LFI particulièrement extrémistes, à Saint-Denis et à La Courneuve. Fabien Roussel ne s’en vante pas beaucoup, mais, à Saint-Denis, il a placé des « cocos » encartés sur la liste de Bally Bagayoko et, à La Courneuve, entre les deux tours, il a donné son aval à la fusion de la liste de Nadia Chahboune (PC -22 % des voix) avec celle d’Aly Diouara (LFI -38 %), au détriment du maire sortant (PS -35 %), qui a été battu de 241 voix.

    De plus, en fusillant JLM, il ne prend pas grand risque de passer pour un fossoyeur de la gauche, le « Lider Maximo » n’ayant quasiment plus aucune chance d’accéder au second tour… À moins que PS et PC, en le choisissant comme candidat unique de la gauche au premier tour, ne décident de se « suicider ».

    1. Surtout contre le racisme anti-Blancs, bien plus criminel que l’autre, impuni homologué toléré et encouragé par les mollahs islamos fachos gauchistes macroniens inquisiteurs procureurs qui massacrent la France et ont fait de notre pays une minable cabane de fond de jardin islamiste.

  24. Je ne peux m’empêcher de citer notre grand Montesquieu pour exprimer un certain relativisme.

    « Il me semble, Usbek, que nous ne jugeons jamais des choses que par un retour secret que nous faisons sur nous-mêmes. Je ne suis pas surpris que les nègres peignent le diable d’une blancheur éblouissante, et leurs dieux noirs comme du charbon. »

    Et donc que l’humanisme n’est pas le même selon les latitudes.
    L’ONU n’a-t-elle pas proposé des présidences de commissions, notamment à l’Iran ?

  25. « Pour user d’une ironie saumâtre, voir Jean-Luc Mélenchon venir au secours éthique et politique du maire de Saint-Denis relève d’une forme de farce, quand certaines des interventions du premier ont pu être qualifiées d’antisémites. » (PB)

    Il semble établi que le thème pilote de la prochaine campagne électorale, qui doit désigner le successeur d’Emmanuel Macron, sera le racisme sur fond d’humanisme de bon aloi, même si le pouvoir d’achat et la sécurité ne manqueront pas d’être évoqués.

    « Le grand remplacement » annoncé par J-L Mélenchon risque de se produire plus vite qu’il ne l’a prévu, à commencer par le sien qui, par ses outrances et ses provocations, a réussi à créer une scission définitive avec les autres partis de la gauche (PS, PCF et même écolos).

    Et son successeur pourrait bien être Bally Bagayoko, qui est en train de lui ravir la vedette dans les quartiers sensibles, ainsi qu’on a pu le constater lors de la manifestation contre le racisme de samedi dernier.
    Bally Bagayoko, considéré déjà par certains médias et sur les réseaux sociaux, comme le Barack Obama français.
    Il prétend que personne ne peut le récupérer, mais lui, par contre compte bien récupérer les adeptes de LFI. . En plus il a la couleur qui va bien pour finaliser le « grand remplacement » annoncé par J-L Mélenchon.
    Il y a pourtant beaucoup d’élus « tout blancs, tout moches » dans les rangs de LFI. Que vont-ils devenir dans la « Nouvelle France » ?

    1. Obamakayoko, le futur président mollah d’une ex-France devenue une verrue islamo facho gauchiste ; les Blancs de souche auront été éradiqués grâce à cette formule célèbre et très efficace : « la valise ou le cercueil ».

  26. Xavier NEBOUT

    Ce matin, sur France Culture, débat sur la conception du moi chez Pascal et Descartes, entre des pauvres gens qui auront passé leur vie à étudier la philosophie et ne savent pas que le « moi » dont ils se gargarisent, c’est l’âme. Âme ne vient en effet pas de « ani-ma » — funeste erreur —, mais de « à moi » — atma — ; en Inde, atmadana pour don de son âme. Ils ne savent pas non plus que le m qui est dans âme, c’est le aime de aimer, de maman, de l’amour, et qui relève du langage issu de la nature humaine.

    Les « humanistes » sont les fossoyeurs de l’humanité. Celle-ci s’est en effet construite sur l’expérience extatique ou spirituelle, et par conséquent sur le souci du salut de l’âme après la mort.

    Or, c’est de nos jours que, plus que jamais, avec les comptes rendus des EMI, nous sommes certains de la survie de l’intellect et de la vue à la mort, que l’on renie l’essence de l’humanité pour s’affaler dans ledit humanisme.

    Mais nos « humanistes », lorsqu’à leur mort, s’éloigneront de leur corps, que pourront-ils faire d’autre que tenter de hurler un énorme « m*rde, je me suis trompé », et, le pire : « j’ai trompé ceux qui m’ont fait confiance » ? Il sera trop tard pour comprendre que là est la faute contre l’Esprit qui ne peut être pardonnée. Alors que faire de son âme ?

    Sur l’antisémitisme, est-il condamnable de dire qu’il n’y a jamais eu d’esclaves en Égypte, que la mer Rouge ne s’est pas ouverte pour les laisser passer, que Noé n’a pas mis des baleines dans son bateau, que la tour de Babel n’a jamais existé ? Ou d’en tirer les conséquences sur le plan spirituel ?

    Sur le racisme, il est une règle de la nature humaine, et même du vivant : « qui se ressemble s’assemble ». Alors, les « Blancs » et les Noirs « se sentent mieux entre eux », et, sans oser le dire, les Français dits de souche sont, ou seraient, terrorisés à l’idée d’être gouvernés par des Noirs.
    Tout le reste n’est qu’hypocrisie.

  27. L’argument central de PB est que la lutte antiraciste serait « gangrénée » parce que portée par des figures qu’il juge disqualifiées (Jean-Luc Mélenchon, LFI).

    C’est un argument ad hominem. PB disqualifie la cause (l’antiracisme) en s’attaquant aux messagers. Même si l’on admet que JLM est une figure clivante, cela n’enlève rien à la réalité du racisme ni à la légitimité d’une manifestation. En exigeant des porteurs de cause qu’ils soient « irréprochables », il rend de fait tout combat social impossible, personne n’étant pur.

    PB vole au secours de Michel Onfray et Jean Doridot, affirmant qu’il faudrait les « exonérer de tout racisme » au regard du contexte.
    PB, qui se pique d’universalisme, semble pratiquer une analyse à deux vitesses. Il est d’une sévérité implacable pour les « mots d’ordre de résistance » de la gauche, qu’il qualifie de « poison », mais demande une compréhension immédiate pour des propos tenus sur CNews (chaîne dont il était un habitué). Il y a là un biais de confirmation flagrant : il protège son camp médiatique tout en criminalisant moralement le camp politique adverse.

    PB regrette que la lutte contre le racisme « clive » et « fracture ».
    C’est une vision assez naïve, voire un déni de réalité sociologique. La lutte pour les droits a toujours été un rapport de force. En reprochant aux antiracistes de désigner un ennemi (la droite radicale), il feint d’ignorer que le racisme est aussi un projet politique porté par certains courants. Demander une « unité humaniste » sans désigner les causes du racisme revient à vider le combat de sa substance pour n’en garder qu’une coquille vide et consensuelle.

    Il qualifie de « farce » le soutien de Mélenchon au maire de Saint-Denis en rappelant les accusations d’antisémitisme pesant sur le leader de LFI.
    PB utilise ici l’antisémitisme non pas comme un sujet d’analyse de fond, mais comme une arme rhétorique pour invalider toute autre forme de combat mené par Mélenchon. C’est ce qu’on appelle la « concurrence des victimes » ou l’instrumentalisation des haines : il suggère que l’on ne peut pas défendre quelqu’un contre le racisme si l’on est soi-même soupçonné d’une autre forme de haine.

    En méprisant la manifestation de Saint-Denis (6 000 personnes) et en la réduisant à une « entreprise idéologique », il évacue totalement le ressenti des citoyens concernés par les propos d’Onfray ou Doridot.
    Le billet est très centré sur les joutes verbales entre éditorialistes et chefs de partis. PB semble s’intéresser davantage à la « pureté » du débat intellectuel qu’à la violence réelle des propos dénoncés par les manifestants.

    Le billet de PB est une élégante tentative de disqualification. Sous couvert de défendre un « humanisme pur », il opère un renversement rhétorique : les victimes et ceux qui les défendent deviennent les « diviseurs », tandis que ceux qui tiennent des propos polémiques sont les « incompris ». C’est un billet qui prône l’apaisement mais qui, par son ton et ses cibles, participe activement à la polarisation qu’il prétend dénoncer.

  28. « Que l’immoralité en vienne à stigmatiser des propos faussement traités de racistes, c’est soit le comble du ridicule, soit le signe d’une société totalement égarée dans ses principes et ses repères. » (PB)

    Mais, cher monsieur Bilger, vous semblez découvrir seulement maintenant le moteur de la gauche et son mode de fonctionnement, à savoir accuser avec cynisme ses adversaires d’une amoralité qui lui est intrinsèque et qu’elle est en fait la première à mettre en œuvre systématiquement.

    Par exemple, dans des affrontements de type syndical, il arrivera qu’elle reproche à son opposition d’avoir exercé des violences qui ont en réalité relevé de sa propre initiative.
    Et, pour compléter le tableau, elle recourra à tous les médias qu’elle contrôle ou sur lesquels elle exerce une certaine influence pour diffuser de façon tonitruante sa réécriture de l’histoire.

    En ce qui concerne le « racisme » qui aurait subitement recouvert la France dans les années 70, dans un des pays les moins racistes au monde depuis des siècles, il s’agit en fait d’une véritable escroquerie, montée autour d’une machine de guerre fabriquée de toutes pièces et renforcée par des lois prétendument dites « anti-racistes », élaborées par elle pour museler l’opinion afin qu’elle ne puisse pas, sous peine d’être « diabolisée », exprimer librement et pacifiquement les divers problèmes inhérents à l’arrivée massive de populations « n’ayant pas les codes » (comme disent parfois certains magistrats), en interdisant tout débat démocratique à ce sujet.

    À telle enseigne que nous en attendons toujours un…

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