La morale, aujourd’hui, est à charge !

Ce monde politique m’est insupportable, tant il se déchire par idéologie au point de contester les évidences même les plus irréfutables. Il deviendrait plus facilement acceptable s’il s’accordait au moins sur ce qui crève les yeux et l’esprit, offrant ainsi une base solide à la réflexion, à partir d’une appréhension honnête du réel.

Je n’ai pas besoin du seul exemple tragique de Quentin Deranque pour m’émouvoir ou m’indigner, à intervalles réguliers, de la manière dont les partis, les élus, les responsables politiques et les médias évacuent l’éthique face à des crimes indéniables, en relativisant leur gravité. Ces publications, par exemple subtilement Le Monde ou plus ostensiblement Libération, détournent de l’essentiel pour nous mettre en garde contre l’accessoire ou contre ce qui n’est plus vraiment d’actualité. On a ainsi eu droit, pour Quentin, au péril représenté par l’extrême droite et, sur BFMTV, avec un Bruno Jeudy pugnace, aux « milices d’extrême droite » invoquées par Clémentine Autain, tandis que, pour Louis Boyard, il n’y avait aucun lien entre LFI et La Jeune Garde !

Il y a là un système pervers : plutôt que de prendre de plein fouet l’horreur intrinsèque d’un épisode, quelle que soit son origine et sa tonalité politiques, il préfère, par confort ou par réflexe, s’engager dans une dispute périphérique ou une digression dilatoire. Un crime d’extrême droite ? Mais l’extrême gauche a fait la même chose, ou pire ! Un crime d’extrême gauche ? Mais l’extrême droite, depuis des années, serait indépassable en matière de violence politique !

Un tel procédé est dévastateur. À force de tenir pour rien la séquence judiciaire – qui, elle, avec impartialité, saura distinguer les ombres et les lumières, les responsabilités et les justifications -, il multiplie les procès avant l’heure, strictement et exclusivement inspirés par la mauvaise foi partisane, et crée un climat aux antipodes de la sérénité démocratique.

Le lamentable « deux poids, deux mesures » en alternance est déjà assez désastreux sans qu’on y ajoute un discrédit qui me préoccupe au plus haut point. La rançon de cette équité impossible, de cette impossible honnêteté, est que les personnalités qui cherchent à échapper à cette fatalité d’une morale seulement relative ne sont pas loin, dans cet univers, d’être moquées, qualifiées de naïves et d’idéalistes, considérées comme indignes de l’efficacité, du réalisme, voire du cynisme imposés par la vie politique.

Comme exemples, il suffit de se souvenir du ton condescendant avec lequel on a accueilli le départ du gouvernement de Bruno Retailleau – quelle honte de l’avoir quitté en raison d’une déloyauté du Premier ministre Lecornu, et non pour une médiocre entourloupe politicienne ! – et du regard porté sur les ambitions de Raphaël Glucksmann ou de Jérôme Guedj, l’un et l’autre n’ayant pour tort que de vouloir préserver un peu d’éthique dans un monde qui prétend s’en passer. Leur hostilité sans cesse affirmée à l’encontre de LFI n’exclut pas la divergence idéologique mais procède avant tout d’une exigence morale, le second n’osant pas d’ailleurs, face au RN et à LFI, répudier l’un et l’autre.

Tant que l’on jugera niaise la volonté de rendre meilleur le monde politique grâce à des vertus simplement humaines, distinguant l’honnête homme du mauvais, et que le sens moral sera perçu comme un élément à charge, on ne pourra jamais espérer, face à des crimes odieux, de droite comme de gauche, une indignation consensuelle, un dégoût unanime.

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Voir les Commentaires (38)
  1. Ces cris d’orfraie face à ce qui serait une nouvelle violence en politique relèvent soit de la mauvaise foi, soit de l’ignorance. Je ne suis pas très vieux, mais plus tout jeune : le tractage, le collage d’affiches… quand j’étais jeune, relevaient d’un tempérament kamikaze. Il ne faisait pas bon se retrouver entre les nervis de Tixier-Vignancour et les barriques à pastis des services d’ordre PCF-CGT.

    La seule chose à déplorer est la mort d’un enfant.

    Tout le reste, le blabla sur la violence de l’autre qui n’a rien fait qu’à commencer, de droite, de gauche et surtout des hypocrites du centre, tout aussi violents — remember the Gilets jaunes, le Covid et autres déplorables comportements de l’extrême centre —, c’est de la posture posturale.

    Ce jeune homme, les vidéos le montrent, faisait partie de la bagarre. Cela ne veut en rien dire que sa mort n’est pas regrettable, mais lorsqu’on met le doigt dans la violence, il faut être conscient qu’elle peut entraîner la mort. Pour faire un parallèle, je choquais mes camarades gauchistes en expliquant que le petit Clément Méric était responsable de sa mort. Les vidéos montraient qu’il avait volontairement agressé le garçon qui l’a tué.

    Pour ma part, je n’ai pas d’absolu contre la violence, mais il faut être conscient que… c’est violent et, je me répète, quand on met le doigt dedans, il n’y a pas de limites, et c’est tout à fait normal.

    Conclusion : mieux vaut l’éviter tant que l’on peut.

  2. Je viens juste de passer mon anniversaire : un poisson, ça nage et ça fait du ski… Enfin plus maintenant, mais pour ne pas m’oublier, je me suis fait plaisir en groupe : Asolo Prosecco Extra Brut Bresolin. Bien sûr, cela console de la médiocrité politique, en attendant un peu plus le sauveur d’un pays en décrépitude.
    « Le Désert des Tartares », nous vivons.
    Marc Bloch au Panthéon, un peu tard sans doute, mais il n’est jamais trop tard pour ceux qui suivront.

    Je ne citerai pas les noms, comme pour le breuvage : des draps troués, du linge élimé, un service de cardiologie — pour un ami — délabré… Je ne citerai pas non plus un autre hôpital ; j’ai pris des photos, tellement cela dépassait l’entendement — je pense savoir de quoi je parle, ayant traîné mes guêtres à bâtir des hôpitaux, des services d’urgences et des mises à niveau.

    On sent bien la mort prochaine de l’hôpital public, et toujours les Intouchables. Il faut du courage pour renverser la table, on n’est pas dans le privé. J’aurais fait le ménage, c’est sûr. Mais je ne serais pas resté bien longtemps, c’est insupportable. Cela pue le manque de patron. Le policé, ça va un moment, mais après il faut rentrer dedans.

    Je le dis et le redis : la limite de la démocratie, c’est celle de la décision. Il en faut, du courage, dans un milieu public, pour casser un système en état de commotion cérébrale.
    J’ai eu honte par deux fois de notre hôpital, c’est récent ; il faudra de l’autorité, sinon c’est la mort assurée de notre hôpital public.

    Et puis ces médecins qui pleurnichent : ils ont fait des études longues… ouais… ils ont des responsabilités… ouais… On apprenait toute notre vie et on signait chaque année une délégation de pouvoir, les risques assumés, et on passait devant les tribunaux quand il y avait des morts ou des accidents.

    Ils me gonflent, ces médecins — pas tous, j’en ai côtoyé d’exceptionnels, et de ceux qui ne se plaignaient pas. Un service de fin de vie, je n’ai pas oublié : si on en avait écouté certains, nous y serions encore pour scier un passage en béton ; la trouille communiquant des uns sur les autres, et le courage d’un seul médecin spécialiste qui m’a expliqué la sensibilité des machines en place et, du coup, m’en a aussi donné. On a scié et le service qu’il dirigeait a retrouvé de l’air.

    Trop de tout dans notre pays, des gonfleurs d’hélices aux batouilles ; il fallait voir tout ce monde autour lors des réunions, et tous regardaient la pointe de leurs chaussures avant de prendre une décision… De la folie douce, et aujourd’hui le mur est là, la misère aussi.
    Tout cela puait le manque de dirigeants, la force assumée de réformer ; l’hôpital public mourra de sa belle mort, sans blessures et sans s’en rendre compte.

    Si je peux, je me barre pour me faire soigner dans le privé ; c’est triste, mais c’est ainsi. La dernière fois, le patron a mis dehors des personnes de la communauté du voyage ; il leur a expliqué que, chez lui, c’était le malade et au plus un accompagnant, autrement qu’ils dégagent ; le surplus est parti. Bien sûr, il faut du courage.

    La méthode chinoise : quand on laisse faire, c’est toujours un peu plus et la gangrène se répand. Après, c’est trop tard pour opérer. J’ai mal à l’hôpital public, le socle de la cohésion nationale, un pilier de la démocratie. Mais bon sang, des patrons, et qu’on fasse péter le numerus clausus ! Pas celui de maintenant, qui n’a rien changé et qui crée autant de manques.

    Celui qui a corrigé et qui a passé des concours sait parfois la différence qui existe entre 100 places : Messi n’aurait jamais été retenu, Garrincha non plus, et bien d’autres encore de nos jours.

  3. Pour faire écho à Robert Marchenoir, l’exemple du marché du lait en Europe est déjà en surproduction structurelle :

    L’UE produit plus de lait qu’elle n’en consomme. L’Allemagne est l’un des deux plus gros producteurs européens avec la France.

    Le Général voulait réformer les structures de propriété agricoles, jugées bien trop petites et pas du tout adaptées au nouveau marché. Il l’a formulé à plusieurs reprises.

    Chez nous, selon les statistiques issues du recensement agricole (Insee + ministère de l’Agriculture), les exploitations de moins de 20 hectares représentent environ 17 % du total. Parmi elles, celles autour de 10 hectares (catégorie 5–20 ha) constituent environ 10 à 12 % des exploitations françaises. Trop nombreuses, pas viables.

    Depuis 50 ans, l’agriculture française connaît une concentration des exploitations, souhaitée par le Général, avec l’avènement des tracteurs fournis avec le plan Marshall. La France a bien reçu des tracteurs américains dans le cadre du plan (1948-1952).

    Ce n’était pas la majorité de l’aide, mais cela a joué un rôle important dans la mécanisation rapide de l’agriculture française après la guerre.

    Aujourd’hui, une exploitation moyenne, c’est autour de 69 ha, avec la disparition progressive et inéluctable des petites fermes, souvent moins rentables.

    Seules resteront une minorité qui pratiqueront le produit très haut de gamme, réservé à la restauration étoilée ou au commerce de pays qui pratiquent l’excellence des produits dits de luxe, ou de filières rares locales.

    Pour le reste, c’est condamné : trop petit, trop cher, pas rentable. C’est un fait, et ce malgré les aides.

    Sans compter l’époque où on leur faisait acheter des tracteurs dignes d’exploitations du Middle West… Je caricature un peu, mais il m’arrivait de prendre le café avec mon voisin, concessionnaire puissant d’une marque internationale : « Ils vont droit dans le mur », me disait-il.

  4. @ Robert le 21 février 2026
    « Votre propos concernant CNews et Europe 1 serait parfaitement acceptable si vous mettiez en balance les grands dispensateurs de la doxa bien-pensante que sont les chaînes radio-télévisées publiques, voire les dérives de l’AFP quant à la présentation des faits. »

    Une fixette de Pascal Praud consiste, entre autres, à pointer du doigt la complaisance de France Inter et France Info envers l’ultra-gauche, se targuant de donner, sur « la première chaîne d’info de France », des infos que l’on ne retrouve nulle part ailleurs (dixit Philippe de Villiers).

    Il se trouve qu’hier je suis tombé sur une interview de Daniel Obono qui se tenait sur France Info. (*)

    Dans cet entretien (à partir de la minute 7), vous remarquerez que cette dame n’hésite pas à accuser cette radio « d’instrumentaliser de façon indécente et obscène » les relations entre LFI et la « Jeune Garde ». Je trouve que la journaliste a fait preuve d’une grande patience pour supporter l’agressivité de cette députée de LFI.

    Preuve, me semble-t-il, que cette chaîne publique, tant décriée par PP, ne fait preuve d’aucune complaisance envers LFI et est capable, elle aussi, de poser les questions qui fâchent.

    (*) Je ne regarde plus CNews le week-end car je ne supporte plus l’arrogance d’Eliot Deval.

  5. Mais quand donc Tipaza se rendra-t-il compte que l’autre, c’est lui, et qu’à sans cesse rabaisser autrui, c’est soi-même qu’on détruit ?
    Cela lui éviterait de donner le mauvais exemple aux petits bourgeois lyonnais des deux extrêmes, qui n’ont plus que la rixe pour être divertis.

  6. Robert Marchenoir

    Un bel exemple d’action morale en politique, et de la différence entre intérêt général et intérêts particuliers à court terme mal compris : le noble gouvernement français, dirigé par l’admirable Emmanuel Macron, a mis fin à l’épizootie de dermatose nodulaire bovine. Depuis début janvier, il n’y a plus aucun cas de cette maladie. En conséquence, la quasi-totalité des restrictions de déplacement ont été levées pour les bêtes concernées.

    Cet éclatant succès a été obtenu en utilisant les méthodes préconisées par la Science, les Sachants et les Vétérinaires de Plateau. Sous la direction du Psychopathe Narcissique Homosexuel, en poste à l’Élysée après avoir épousé sa maman.

    Et non celles préconisées par les abrutis de blog, les désinformateurs de réseaux sociaux et les faux syndicats agricoles Coordination rurale et Confédération paysanne : le premier, cache-sexe du Rassemblement national, le second de la France insoumise.

    Ne comptez pas sur ces derniers pour vous en informer. Ils savent hurler très fort quand il s’agit de répandre des mensonges, mais se font soudain très discrets lorsque la réalité les réfute, comptant sur l’oubli rapide procuré par le flot de l’actualité.

    Ne comptez pas non plus sur ces faux syndicats, sectaires, subversifs, menteurs et violents, pour vous dire que les fameux « petits paysans » sont, à tout le moins, co-responsables de l’épizootie de dermatose nodulaire bovine. En déplaçant clandestinement des bêtes frappées de quarantaine en violation de la loi, ils ont déclenché, ou à tout le moins aggravé la « crise » que certains de leurs porte-parole attribuent au gouvernement. Même certains éleveurs le reconnaissent.

    Ces délinquants, car il faut employer les mots justes, ont ainsi, non seulement gravement porté atteinte à l’intérêt général, mais aussi aux intérêts particuliers de tous leurs collègues éleveurs.

    Avant d’employer ce procédé immémorial de la propagande communiste : l’inversion accusatoire, également utilisée lors du meurtre de Quentin Deranque.

    Si ça, ce n’est pas un comportement immoral ayant des conséquences nuisibles pour toute la société, je ne sais pas ce que c’est.

    Notez que j’ai eu énormément de mal à retrouver ces informations, qui existent pourtant, mettant en cause la responsabilité des agriculteurs eux-mêmes dans l’épizootie de dermatose nodulaire. J’ai eu, en particulier, beaucoup de mal à trouver cette interview d’Étienne Fourmont, éleveur dans la Sarthe, qui révèle brièvement le pot aux roses, dans une interview du 14 décembre dernier sur BFM TV (notez le déchaînement de rage des désinformateurs dans les commentaires).

    Et je n’ai pas retrouvé du tout un autre reportage télévisé, que j’ai pourtant vu, sur Internet, où un autre éleveur, qui avait accepté à contre-coeur l’abattage de son troupeau, disait que plusieurs de ses collègues avaient déplacé leurs bêtes, et que l’épizootie ne s’expliquait pas autrement.

    De même qu’il est extrêmement difficile de trouver les informations permettant de comprendre la clé de cette affaire qui a beaucoup défrayé la chronique, en 2004, lorsqu’un agriculteur proche de la Coordination rurale, Claude Duviau, a tué une inspectrice du travail et un contrôleur de la Mutualité sociale agricole à coups de fusil, parce qu’ils venaient contrôler son exploitation.

    Il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Il est mort en prison en 2016.

    Si vous étudiez les médias de l’époque, et la déferlante de références plus récentes à ces meurtres, vous apprendrez que ce pôv’petit « paysan » était victime de tracasseries au sujet de ses « travailleurs saisonniers ». Ce que vous n’apprendrez pas, c’est que les saisonniers en question étaient des immigrés illégaux – très certainement exploités jusqu’au trognon en plus d’être employés illégalement.

    Ce que vous n’apprendrez pas non plus, c’est que les inspecteurs du travail, et autres fonctionnaires chargés de ces contrôles, avaient pour habitude de fermer systématiquement les yeux sur ce genre de situation, sauf dans les cas les plus flagrants. Ce sont eux-mêmes qui le disent.

    Voici donc un « syndicat », gravitant dans l’orbite du Rassemblement national, qui par conséquent hurle contre l’immigration, au moins par procuration, quand ça l’arrange ; et qui trafique de l’immigré illégal en douce quand ça l’arrange. Et enfin, qui tue les agents de l’État lorsqu’ils ont le front de tenter de faire respecter la loi contre l’immigration illégale. Puis qui bâillonne la presse, ou bénéficie de sa complaisance spontanée, afin de dissimuler le tout.

    Je ne vois pas la différence avec les méthodes communistes dûment éprouvées depuis un siècle.

    Les agriculteurs forment l’un des groupes de pression les plus protégés et les plus assurés de l’impunité, en France, dans leurs exactions contraires à l’intérêt général. La complaisance dont ils bénéficient de la part de l’opinion publique est inexplicable.

    Cette situation est l’un des innombrables faits qui font de la France, objectivement, un pays communiste.

    Et si vous pensez que le gaullisme est la solution, comparez les positions gaullistes avec ce que le général de Gaulle pensait vraiment des « paysans », et ce qu’il a réellement fait concernant l’agriculture.

  7. Xavier NEBOUT

    @ Michel Deluré

    Si l’enseignement de notre langue commençait par l’apprentissage des mots dans leur vérité, c’est-à-dire leur étymologie, les Français sauraient que le mot morale, étant issu de mœurs, la morale — ce qui est relatif aux mœurs — ne peut que résulter d’une notion supérieure qui ne peut relever que du souci du salut de l’âme et donc d’une religion.

    Nos enseignants sont les premiers responsables de la perte de notre civilisation par celle de la spiritualité, à laquelle la plupart, imbus d’idéologies de pacotille, ne se sont jamais donné la peine de comprendre quoi que ce soit.

  8. Manif de Lyon :

    Très bonne décision de Bardella sur la non-participation du RN à la manif, les gauchistes en auraient profité pour l’accuser de récupération honteuse et d’alimenter la violence fasciste d’extrême droite dans les rues.

    Pauvres gauchistes rentrés bredouilles, n’ayant aucun RN à se mettre sous la dent, c’est vexant, je compatis.

    Bardella leur a posé un lapin, et de belle taille, bravo, c’est le signe d’un grand homme responsable, républicain, patriote, un avenir brillant à la tête de la France lui est promis : 2027, 2032, 2037, peu importe, avec son charisme naturel, son calme, son flegme face aux rageux haineux, il est le seul capable de redresser et gouverner le pays détruit par Macron et ses alliés corrompus collabos de gauche.

  9. @ Achille le 21 février 2026

    Votre propos concernant CNews et Europe 1 serait parfaitement acceptable si vous mettiez en balance les grands dispensateurs de la doxa bien-pensante que sont les chaînes radio-télévisées publiques, voire les dérives de l’AFP quant à la présentation des faits. Il suffit d’avoir regardé quelques séances de la commission parlementaire sur l’audiovisuel public pour en être convaincu.

    Je n’apprécie guère Pascal Praud, tout autant que sur LCI Éric Brunet, dont l’attitude est très proche en matière de tolérance quant aux propos tenus par leurs chroniqueurs. Quant à BFMTV, elle est très proche de la communication gouvernementale (Bruno Jeudy, par exemple).

    Si l’on peut regretter le prisme particulier des choix éditoriaux de CNews, il est non moins évident qu’elle force les autres chaînes d’information à évoquer des faits que, sans cela, elles auraient tendance à occulter ou à présenter de manière déformée, souvent au détriment de la parole des victimes trop facilement ignorées, surtout si elles appartiennent à la population française d’origine.

  10. Michel Deluré

    @ Xavier NEBOUT 21/02/2026

    La religion ne fonde pas la morale, mais c’est bien plutôt la morale qui fonde ou justifie la religion. Qu’est-ce que la morale sinon cet ensemble de devoirs que tout homme, qu’il soit croyant ou athée, s’impose, ou devrait s’imposer, à lui-même pour rendre la vie en société supportable.

    Ce n’est pas parce que je crois que Dieu existe que je me dois de bien agir, mais c’est bien parce que j’estime que je dois bien agir que je peux éventuellement être amené à croire en Dieu.

    La morale n’interdit pas de croire, elle peut même conduire à la religion, mais elle n’en dépend nullement et ne saurait surtout s’y réduire.

  11. https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/mort-de-quentin-deranque-dominique-de-villepin-craint-que-la-diabolisation-de-lfi-ouvre-un-corridor-au-rn/ar-AA1WJrbB?ocid=msedgdhp&pc=EDGEESS&cvid=6999bcdc5b4f4d69a07bd18021d37133&ei=38

    Encore et toujours ces penseurs qui se prennent pour des guides des bons esprits. Il n’a pas compris que lui aussi a été de cette classe qui a mis le pays en faillite, et pas comme technicien de surface.

    Une baudruche, l’emphase d’expression n’exprime qu’un vide sidéral dans la forme, c’est toujours creux et vide des qualités qui font les décideurs sur le fond, et lui il est plat comme une poêle.
    Il fera 3 ou 4 % au mieux aux présidentielles s’il y va. Jordy, c’est encore pire, il se met dans la posture d’un président à venir en parlant de nouveau cordon sanitaire, c’est risible tellement cela fait emprunté dans sa bouche et dans sa posture.

    Que le FN/RN se contente des marchés, là il faut dire qu’ils excellent, pour le reste, la politique aux vrais politiciens. C’est le fond qui manque le plus, malheureusement, les Allemands ont compris que nous étions un pays sans le sou, en surendettement justement, comme jamais : les citoyens sont à la mine, il n’y a plus un sou vaillant dans n’importe quel domaine.

    https://www.banque-france.fr/fr/communiques-de-presse/surendettement-une-hausse-des-depots-qui-confirme-la-fragilite-des-menages-les-plus-modestes-dans-un#:~:text=d%C3%A9p%C3%B4ts%20q…-,Surendettement%20%3A%20une%20hausse%20des%20d%C3%A9p%C3%B4ts%20qui%20confirme%20la%20fragilit%C3%A9%20des,%2C8%20%25%20sur%20un%20an.

    On vit à crédit et en stéréo comme dans la chanson, le pouvoir d’achat ne cesse de diminuer, et toujours des impôts et des taxes :
    taxe foncière 2 SMIC, énergies 2 SMIC aussi, chiffres moyens, et après il reste tout le reste à payer.

  12. Où est la morale quand on voit notre pays gouverné par les délinquants, criminels, casseurs extrêmes, fachos, gauchistes, antifanazis aux ordres de la macronie, terroristes sociaux, tueurs de Quentin, dernière victime de ce gouvernement donneur d’ordres à ces barbares nervis sanguinaires afin de détruire la France par la terreur ?

    Il faut privatiser d’urgence les facs publiques gauchistes, zones extrêmement dangereuses squattées par toute la lie de la fange gauchiste, bras armés de la macronie pour ses basses œuvres, exemple : les Gilets jaunes infiltrés par ces racailles antifanazies afin de discréditer le mouvement auprès de cette population de décérébrés prêts à avaler toutes les couleuvres du pouvoir.

    Toutes les facs publiques sont politisées à l’extrême gauche : enseignants gauchistes, étudiants gauchistes, formations et refuges de casseurs antifas de gauche criminels néo-nazis, crabes squatteurs d’amphis en toute impunité et sous protection de la gauche macronienne.

    Il est temps, avec un vrai gouvernement patriote républicain, de faire preuve de salubrité publique et sociale en privatisant et nettoyant ces dépotoirs à racailles de leurs éléments nuisibles ; un grand ménage s’impose d’urgence !

    Les facs ne sont pas des permanences politiques d’extrême gauche ni des bases terroristes ; les LFI HamaSS et leurs sous-fifres soumis, couchés, collabos : PS, PCF, EELV, véritables gangrènes cancérigènes alliées aux islamistes infiltrés dans toutes les institutions, doivent être dégagés par la force.

    Il nous faut un Trump, un Poutine, un Xi, un Milei et non ce guignol poudré gominé et ses ministricules charlots charlatans à la tête du pays.

    Bravo et soutien total à Praud et CNews, les seuls vrais journalistes qui clament haut et fort, chiffres à l’appui, les faits divers criminels qui gênent et dérangent le pouvoir et sa presse gauchiste collabo.

  13. @ Aliocha le 21 février 2026
    « Il est essentiel ici de garder la tête froide… »

    La tête froide, le ventre plein, les pieds au chaud.
    Toute la philosophie politique d’Aliocha !

  14. @ Valéry le 21 février 2026
    « En somme, on regarde les crimes en détail, si le criminel vote à droite, on retient ; s’il vote à gauche, on passe au suivant. S’il est musulman, passez votre chemin. Voilà comment on crée des statistiques pour enfumer. »

    Il semblerait que sur CNews et Europe 1 ce soit exactement l’inverse qui se produise.
    Et tout semble indiquer qu’à partir de lundi prochain CNews va passer à la vitesse supérieure avec sa nouvelle émission, de 11h à 13h,
    « 100% Frontières «  animée par Gauthier Le Bret, avec Erik Tegnér et Jules Torres.
    « Il y aura du punch. Il y aura quelque chose de vivifiant avec cette nouvelle émission ! » nous annonce Pascal Praud avec un sourire carnassier.

    Avec ces trois anges de l’Apocalypse, ça va dépoter, c’est sûr !
    Il va falloir éloigner les personnes sensibles de la télé (enfants de moins de 10 ans, femmes enceintes…)
    Du langage de la droite réactionnaire AOC.
    Reste à savoir si cela va marcher auprès du public de la chaîne, qui attend peut-être autre chose que de la propagande outrancière.
    Pas sûr que CNews continue à se targuer d’être « la première chaîne d’info de France » à l’avenir, d’autant que Sonia Mabrouk est annoncée chez sa concurrente directe, BFM, à la rentrée prochaine. 😉

  15. revnonausujai

    @ Achille
    @ Valéry

    Merci à Valéry d’avoir remis les pendules à l’heure concernant les prétendus chercheurs experts en socioprouproutologie du CNRS ou autres pétaudières. Les crédits devraient être exclusivement réservés aux travaux relatifs aux sciences exactes (dites dures) car c’est d’avancées dans ces domaines dont la France a besoin.
    Les chercheurs en « science » molle sont au mieux des parasites inutiles, le plus souvent des trublions malfaisants. Allez hop, au cul d’un camion poubelle ou au ramassage des patates, qu’ils goûtent à la vraie vie !

  16. @ paul le 20 février 2026
    « Et puis il y a cette déclaration de Macron en Inde : « La liberté d’expression est une pure connerie » — « Freedom of speech is bullshit ».
    Dormez, braves gens… »

    Cette déclaration quelque peu surprenante teintée de grossièreté assénée comme une vérité première à son habitude dans un pays étranger devant des hôtes qui ne peuvent que se demander pourquoi ce personnage se croit obligé de les prendre à témoin d’histoires qui ne les concernent en rien, explique en partie, avec d’autres, les échecs actuels d’une diplomatie française qu’il s’acharne à ridiculiser, ce qui tendrait à confirmer la mentalité destructrice qui l’habiterait.

    « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. »

    Enfin, en principe, car son attitude provocatrice montre qu’il y a quand même chez lui un problème quelque part au regard de l’article 11 du préambule de ladite Constitution :

    « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

    Face à son attitude, plusieurs remarques sont à formuler :
    Il ne connaît pas la Constitution.
    Il en a une vague idée mais il s’assied dessus.
    Il refuse de faire son travail.
    Il ne peut s’empêcher de se moquer du monde en le faisant savoir urbi et orbi.
    Il est le premier à fouler aux pieds des « valeurs de la République » que l’on assène à temps et à contretemps au reste des Français, alors qu’il est supposé en être le garant.

    Et le reste du monde politique, parlementaires et institutions comprises, reste coi au lieu de monter au créneau, face à un comportement inadmissible de plus.

  17. @ Achille
    « « L’immense majorité des morts issues des violences idéologiques viennent de l’ultradroite », selon un spécialiste de phénomènes de radicalisation et de violence politique, Xavier Crettiez »

    C’est de la triche. Ces militants enseignants et chercheurs, afin de conserver un narratif qui s’effrite de plus en plus, vont attribuer à la droite politique tout crime commis par une personne votant à droite, alors que dans l’écrasante majorité des faits énoncés (j’ai regardé la liste), il s’agit de conflit de voisinage, de conflits sous l’emprise de l’alcool, conflits de bar, de rue, rien de prémédité ou politique.

    L’ironie c’est que ces mêmes gens tels que votre chercheur à la noix, vont monter au rideau lorsque certains attribuent à l’islam les meurtres (et là il n’y a pas photo quant au nombre) commis au nom de l’islam. Explicitement.
    En somme, on regarde les crimes en détail, si le criminel vote à droite, on retient ; s’il vote à gauche, on passe au suivant. S’il est musulman, passez votre chemin. Voilà comment on crée des statistiques pour enfumer.

  18. Il est essentiel ici de garder la tête froide et d’éviter, comme nous y invite notre hôte, de céder aux comportements démagogues qui excitent, comme aux USA ou en Argentine, la démence collective.

    La droiture de Retailleau, lors de l’épisode de la trahison de Ciotti, est, à mon sens, pour le centriste que je suis, l’exemple à suivre pour la droite d’une rigueur morale qui ne cède pas aux tentations d’imiter la gauche dans son errance à l’endroit de son extrême par désir d’efficacité électorale.

    L’épisode si malheureux — qui n’étonne personne quand on connaît à quelles errances la jeunesse lyonnaise, et depuis si longtemps, est exposée — ne peut que créer les conditions d’une prise de conscience démocratique des raisonnables des deux camps, à même de définir l’urgence de la protéger.

    Là est la priorité de la prochaine présidentielle, quand le débat économique du redressement indispensable ne pourra mobiliser que dans la mesure où il saura définir le sens qu’il est nécessaire de lui donner, quand il n’y a d’ordre possible que par la justice au service de la paix sociale.

    Laissons donc Milei s’aplatir devant Trump et les forces perverties de l’ICE, la liberté ne saurait s’exercer que par l’apprentissage des devoirs qui y conduisent.

    Chaque parent est ici convoqué à assumer sa responsabilité, chaque leader à maîtriser son désir d’exciter, façon CNews ou RT, les démences collectives à des fins de commerce électoral.

    La démocratie n’est pas une publicité, mais une invitation à la responsabilité individuelle, seule à même de créer la souveraineté des peuples.

  19. revnonausujai

    Les poubelles débordent !
    Après Dominique Galouzeau de Villepin dit Dominique de Villepin, voilà-t-y pas la Gogolène ; gros manque de désinfectant !

  20. La morale en charge ?
    Mais nous n’en sommes plus là, la gauche est « Par-delà le bien et le mal. Prélude d’une philosophie de l’avenir ». On aura reconnu le titre d’une œuvre majeure de Nietzsche.

    Il y a bien une morale à gauche, dans toute la gauche. Chez l’ancien couple communiste et socialiste et leurs enfants légitimes, LFI, ou illégitimes, la Jeune Garde et autres antifas, que le couple fait mine de récuser mais qu’il adopte au moindre coup de vent, c’est-à-dire à la moindre élection.

    Toute cette gauche est morale, simplement il s’agit d’une morale autoréférencée, de leur morale à eux.
    Morale qui tient en une formule simple : ils sont le Bien et les autres sont le Mal.

    Cette morale autoréférencée conduit tout naturellement à un comportement parfaitement irrationnel, où le réel est fantasmé par le perpétuel ressentiment contre ce qui n’est pas de leur monde.

    L’irrationnel atteint des limites qui donnent à penser parfois que certains mériteraient d’être le Chapelier fou d’Alice au pays des merveilles.

    Dernier exemple en date de cette irrationalité, de ce comportement compulsivement à gauche sans trop savoir où se situent le bien et le mal : le comportement de ce pauvre Jérôme Guedj, pauvre en esprit.

    Le malheureux déclare un jour être candidat à la présidentielle pour barrer la route à Jean-Luc Mélenchon et aux dérives de LFI, et quelques jours plus tard se déclare prêt à voter LFI pour barrer la route au RN.
    Il y a une part de folie à ne concevoir la politique qu’en termes de barrages, l’esprit castor fait des ravages à gauche.

    Mais le malheureux — il doit l’être vraiment — vient de se rendre compte que le lynchage d’un jeune homme desservait la cause de l’extrême gauche et, par effet de billard, celle de la gauche tout entière.
    Il ne s’aperçoit pas que lui, fils de juifs sépharades — d’après Wikipédia — apporte ainsi son soutien au comportement antisémite d’une fraction de LFI menée par Rima Hassan, laquelle ne lui fera grâce de rien si elle advenait un jour au pouvoir, grâce en partie à sa voix à lui, Jérôme Guedj.

    Car nous en sommes là.
    Il n’y a pas plusieurs gauches, il n’y en a qu’une qui se présente sous différents déguisements selon les circonstances et l’opportunité de prendre un pouvoir qu’elle espère bien ne jamais rendre.

    De ce point de vue, l’application avec laquelle tous les médias, tous les membres de la gauche, standard et extrême, mais aussi de l’extrême centre, qui n’est qu’une version grimée de la gauche, relient l’extrême droite qui ne tue pas à l’extrême gauche qui tue pour diminuer la gravité des faits, montre la solidarité idéologique, et on peut dire clanique, de cette gauche.

    Ils sont le Bien et donc tout ce qu’on peut leur reprocher doit être relativisé en fonction du mal que l’autre pourrait faire, même s’il n’a rien fait, parce qu’il pourrait un jour le faire.
    Une philosophie de l’avenir, avatar nietzschéen, qui fait que le Bien — eux — doit anticiper le mal que les autres pourraient faire ou même penser faire.

    La médecine appelle ce comportement un processus pathologique de projection de son propre mal-être intérieur sur les autres.
    Il y a effectivement une forme de pathologie à toujours vouloir excuser le mal que fait la gauche à l’aune du mal que pourrait faire — au conditionnel — la droite.

  21. Xavier NEBOUT

    Sans la série des vérités interdites :

    1) Il ne peut y avoir de paix civile qu’avec une morale commune, donc une religion commune, et la religion ne se décrète ni ne s’invente mais s’hérite du père. Le christianisme est hérité des Gaulois, et les druides sont les héritiers des chamans d’il y a cinq cent mille ans.

    2) Les communistes ont voulu et veulent encore, comme tous les révolutionnaires, créer une morale sans religion.
    Ça nous a fait quelque cinq cent mille morts dans les belles années 1790, et cent millions à travers le monde avec le communisme dont l’extrême gauche est le bras armé depuis qu’il est inavouable.

  22. @ Mary Preud’homme le 20 février 2026

    Je crois avoir bien expliqué que je condamnais sans la moindre ambiguïté le lynchage de Quentin Deranque. Simplement je considère qu’il serait pour le moins simpliste d’occulter, ainsi que le font depuis une semaine tous les jours du matin au soir les éditorialistes et chroniqueurs de CNews et Europe 1, l’existence des milices d’extrême droite .

    Les milices des partis d’extrême droite sont tout aussi dangereuses que celles d’extrême gauche.
    « L’immense majorité des morts issues des violences idéologiques viennent de l’ultradroite », selon un spécialiste de phénomènes de radicalisation et de violence politique, Xavier Crettiez, professeur agrégé de science politique à l’université Paris Saclay-UVSQ.
    Lui, sait de quoi il parle, contrairement à Pascal Praud qui fait tranquillement sa propagande tous les jours pour l’extrême droite avec ses arguments pas très subtils.

  23. Mary Preud'homme

    @ Metsys
    « C’est parfois difficile à envisager, mais nous vivons une des périodes les plus paisibles de notre histoire. »

    Ce qui va sans doute réconforter, sinon culpabiliser, ceux qui viennent de perdre tragiquement un être cher comme les parents de Quentin et qui ont bien tort de geindre !
    Bravo l’artiste !

  24. Mary Preud'homme

    @ Achille

    Renvoyer dos à dos, comme vous le faites, une victime innocente et des agresseurs tortionnaires en bande organisée est une manière hypocrite, voire parmi les plus lâches, de ne pas prendre parti en renversant l’ordre des valeurs et responsabilités.

    Question : comment réagiriez-vous si l’un de vos proches, honnête homme, responsable et dévoué comme l’était manifestement Quentin (dont on sait que parmi ses engagements, il allait jusqu’à participer à des maraudes afin d’aider les plus démunis) se faisait ainsi sans la moindre raison, lyncher à mort par de la racaille gauchiste, soutenue par un Mélenchon et autres insoumis qui se prennent pour la République justicière à la « cémoi »… En réalité, de fieffés menteurs, poltrons, calomniateurs, agitateurs stériles et falsificateurs qui prétendent, entre autres, que la police tuerait… Alors que c’est l’inverse et que depuis des lustres, seules les FDO sont devenues leur cible favorite, tandis que par ailleurs des gauchistes bravaches sans risque et fanfarons, ne sont que dans l’invective, la violence, le harcèlement et les appels à la rébellion, voire au meurtre contre tous ceux qui à leurs yeux seraient censés représenter l’ordre, les règles et la loi républicaine. Autant d’institutions honnies qu’ils conchient à longueur de temps, sur toutes les gammes et dans tous les registres.

    Quant au vote des Français pour tel ou tel parti, ce n’est en rien le sujet, ce choix n’appartenant le moment venu qu’à chacun ou à chacune en son âme et conscience…

  25. Avez-vous remarqué que cette triste affaire du meurtre de ce jeune homme a permis à nos médias de ne plus parler de l’affaire Epstein ? Pourtant, il passait la moitié de son temps en France.
    Et puis il y a cette déclaration de Macron en Inde : « La liberté d’expression est une pure connerie » — « Freedom of speech is bullshit ».
    Dormez, braves gens…

  26. Michel Deluré

    Le monde politique est devenu d’autant plus insupportable que le débat politique a depuis longtemps, et notamment depuis 2017, basculé avec l’avènement d’une tripartition, opposant de manière inédite une masse de gouvernement hétéroclite, incohérente, sans colonne vertébrale à deux forces en revanche structurées positionnées aux extrémités de l’échiquier politique.

    Dans ce paysage nouveau profondément fracturé, le débat politique ne pouvait que se radicaliser, user d’arguments aussi simplistes que réducteurs, brandis comme autant de boucs émissaires faciles, et les discours de haine ainsi se développer. On n’analyse plus, on ne débat plus, on assène, quel qu’en soit le moyen, son idéologie comme étant seule vérité.

    On a ainsi favorisé l’instauration d’un climat délétère, détournant les énergies des réalités auxquelles notre pays est confronté, alors que ces mêmes énergies devraient être entièrement mobilisées au seul redressement de la France.

    Alors oui, morale et politique appartiennent à deux ordres différents comme nous le rappellerait Pascal. Mais ce n’est pas une raison pour faire de la politique en renonçant à la morale, une morale de la responsabilité, une morale du courage, qui puisse remettre ce pays sur les rails du redressement et faire renaître en lui l’espoir.

  27. « La morale, aujourd’hui, est à charge ! » (PB)

    Mais de quelle morale parlons-nous ?

    Extrait des débats relatifs à la loi du 28 mars 1882 sur l’enseignement primaire obligatoire : La morale laïque
    À ceux qui s’interrogent sur cet objet mal défini, Jules Ferry répond, le 10 juin 1881 : « Nous disons que l’instituteur enseignera quoi ? Une théorie sur le fondement de la morale ? Jamais, messieurs, mais la bonne vieille morale de nos pères, la nôtre, la vôtre, car nous n’en avons qu’une. »
    (Source : Sénat)

    Bien entendu, cette morale laïque est bien étriquée et ne vole pas très haut, mais c’est mieux que rien, surtout face au « Je fais ce que je veux » actuel.

  28. Il y a le temps de l’enquête judiciaire, puis celui des avis et jugements. L’affaire Quentin Deranque exige au moins une forme de circonspection car les faits et surtout leur chronologie comme leur enchaînement ne sont pas encore définitivement établis.

    En l’état, beaucoup se sont lancés dans une surenchère de points de vue pour le moins prématurés.
    En premier lieu, certains médias ont présenté Quentin comme quasiment un martyr parce que défenseur des jeunes femmes agressées de Némésis, certaines jetées à terre alors qu’elles n’étaient aucunement agressives. Ce geste-là était indubitablement altruiste. Il faut cependant savoir si Quentin a fait ou non partie du groupe qui plus tard s’est affronté aux membres de la Jeune Garde au coin de la rue. S’il en a fait partie, son agression peut être considérée comme une suite. S’il n’en faisait pas partie, alors les agresseurs s’en sont pris sans raison à des personnes au seul motif qu’ils les avaient classées comme fascistes, ce qui aggraverait encore leur responsabilité dans le meurtre qu’ils ont commis.
    D’autres médias l’ont présenté comme un extrémiste membre des groupuscules violents d’extrême droite contre lesquels la Jeune Garde serait censée justement s’opposer. Sur quels critères objectifs ces accusations sont-elles formulées ? Ici encore, il y a lieu de laisser l’enquête judiciaire fournir les éléments d’appréciation intellectuellement honnêtes.

    La dernière phase de l’agression mortelle est une démonstration de la rage destructrice des membres de la Jeune Garde. La répétition comme la localisation des coups par plusieurs individus, leur force maximale comme le dernier coup de pied à la tête montrent à l’évidence une volonté de tuer. Aucun n’a fait le geste d’écarter ses camarades pour arrêter les coups. Ils sont donc tous auteurs ou complices du meurtre de Quentin.
    Ce sont là les seuls éléments objectifs que le visionnement des images permet de formuler.

    L’aspect politique de cette affaire montre en réalité ce que monsieur Mélenchon a fait de son parti, à savoir un organe foncièrement lié à l’idéologie trotskiste dans ce qu’elle a de pire.
    La gauche d’une manière générale, mais surtout le parti LFI, est persuadée d’être dans le camp du Bien. En conséquence tout opposant, surtout s’il est d’une droite « forte », est donc nécessairement considéré comme faisant partie du camp du Mal et donc comme un ennemi potentiel et non comme un adversaire politique. D’où le classement comme fasciste de toute droite, même seulement nationale et gaulliste par exemple.

    Ce faisant, tous ces gens font preuve d’une méconnaissance crasse de l’Histoire. De fait, ils oublient que Mussolini, créateur du mouvement fasciste italien, était socialiste. Ils oublient aussi que le mouvement créé par Hitler était « national ET socialiste », d’où la contraction en « nazi ». Cette violence-là est donc bien issue de la gauche elle-même et non pas exclusivement de l’extrême droite.
    Certains se sont étonnés de l’usage de pseudos, y compris à l’Assemblée nationale. Or cette pratique est bien celle des mouvements révolutionnaires de la Russie tsariste de la fin du XIXe et du début du XXe siècles. Lénine, Trotski comme Staline étaient des pseudos…
    Sauf erreur de ma part, monsieur Mélenchon a fait dans sa jeunesse partie du trotskisme lambertiste. Le créateur de ce mouvement s’appelait Pierre Lambert qui n’était que l’alias de Pierre Boussel. Les membres de cette mouvance politique n’échappent donc pas à l’idéologie qui a servi à leur engagement politique dans les années 1960. Et soixante ans plus tard ils en sont toujours les serviteurs !

    Enfin, qu’il existe des mouvements d’extrême droite dangereux, personne ne saurait le nier et les autorités de l’État sont en charge de leur suivi et de les combattre. Mais cela ne saurait permettre de laisser penser que l’extrême gauche n’agirait qu’en réaction à l’action des groupuscules d’extrême droite.
    Mais il ne faut pas omettre de se rappeler que l’extrême gauche a des objectifs politiques bien définis et que c’est aussi elle qui est la source idéologique d’Action directe dans les années 1985-87.

  29. Loin de moi l’idée de minimiser des événements tragiques, mais il faut reconnaître que depuis quelques décennies la vie politique de l’Europe continentale s’est grandement pacifiée, au point de s’approcher des standards de sérénité du gouvernement de Sa Gracieuse Majesté.
    Il y a quatre-vingt-dix ans, pratiquement jour pour jour, le candidat de la gauche française aux élections législatives était plus qu’à moitié lynché par un groupe de Camelots du Roi, rendus furieux par l’enterrement d’un de leurs maîtres à penser.
    Et cinq mois plus tard, le principal leader de la droite nationaliste espagnole était liquidé à son domicile par le garde du corps personnel du premier secrétaire du Parti socialiste, avec l’assistance d’un capitaine de la gendarmerie locale.
    C’est parfois difficile à envisager, mais nous vivons une des périodes les plus paisibles de notre histoire.

    1. Ben ouais, tous ceux qui, par milliers, sont au cimetière, victimes des richesses prix Nobel pour la France, dorment paisiblement entre quatre planches, en attendant les suivants.

  30. revnonausujai

    Les antifas, Jeune Garde et autres Black Blocs sont des chiens enragés ; il devient urgent de les considérer comme leurs congénères quadrupèdes et ce serait joindre l’utile à l’agréable de leur appliquer la jurisprudence « bande à Baader » !

  31. Xavier NEBOUT

    Le respect de la morale commune – il n’est jamais inutile d’en revenir à l’étymologie, ce qui est relatif aux mœurs – est lié au salut de l’âme, et c’est ainsi qu’il était encore enseigné à la fin du XIXᵉ siècle à l’école publique, sachant qu’une religion est une méthode de salut de l’âme.

    Voilà qui est beaucoup trop simple pour être à la portée des veaux de la République, qui, eux, suivent des idéologies – étymologiquement, paroles des dieux, symboles des principes -, ou pouvoirs de l’esprit, et donc auxquelles ils ne comprennent rien non plus.

    Les veaux ne comprennent que le bâton, mais en démocratie représentative, et donc menée par la démagogie, il n’y a plus de bâton.

    Alors de vaillants défenseurs de la « démacratie » ont été si indignés de l’existence même de tenants de la régression, qu’emportés par une saine colère et, subconsciemment, « sainte colère », ils ont tué l’un de ses membres.

    Les coupables sont donc ceux qui ont provoqué la colère de jeunes gens innocents, épris de justice : le RN et Retailleau !

    Vous allez voir que ça va, de manière à peine voilée, finir ainsi en circonstances atténuantes.

  32. On a beau dire que l’extrême droite est pire que l’extrême gauche, c’est le contraire : pendant que le RN s’assagissait, LFI, à force de tout conflictualiser, se retrouve coupable de lynchage à mort politique. Et de même, de plus en plus de Français se tournent vers l’extrême droite, et désespérant de contrôler une insécurité croissante et une immigration musulmane où certains nous rendent le mal pour le bien, votent RN. Il y a, c’est certain, un problème de gestion économique avec ce parti…. Relativisé par le niveau stratosphérique de notre dette et l’augmentation, encore, des impôts. Il y a la complaisance avec la Russie poutinienne qu’il vaudrait mieux abandonner à l’extrême gauche. Mais en somme, l’écart se réduit avec le centre et la droite, même si je crédite Macron de quelques prises de conscience, comme sur le nucléaire.

    Pour ce qui est de la condamnation de tous les meurtres politiques, on est en France, donc bon courage. On est handicapé par le fait qu’entre ceux qui rêvent d’exercer le pouvoir type roi absolu ou ceux qui ne songent qu’à faire tomber des têtes au nom d’une Révolution toujours à prolonger, vraiment handicapé, à la ramasse. Dût la vanité nationale en souffrir, il ne faut surtout pas que d’autres nations nous imitent en cela. On peut aussi se passer de copier notre Constitution. Par contre, comme je l’ai toujours dit, mieux vaut avoir la bombe, comme l’humiliation canadienne et le martyre ukrainien l’illustrent de façon quasiment mathématique. En politique, presque tout est rapport de force.
    Ailleurs ? J’aimerais bien que non, mais la manière dont on préfère diaboliser l’adversaire à chercher la vérité avec des arguments de fond me donne malheureusement raison quand je dis que c’est déjà largement le cas.

  33. « On a ainsi eu droit, pour Quentin, au péril représenté par l’extrême droite et, sur BFMTV, avec un Bruno Jeudy pugnace, aux « milices d’extrême droite » invoquées par Clémentine Autain, tandis que, pour Louis Boyard, il n’y avait aucun lien entre LFI et La Jeune Garde ! » (PB)

    Le lynchage odieux de Quentin Deranque est l’aboutissement d’un délitement du monde de la politique qui s’est amorcé avec la formation de La France Insoumise (LFI) par J-L Mélenchon du 10 février 2016.
    Cela fait neuf ans que les députés de ces nostalgiques de la Terreur sèment le désordre dans l’hémicycle, par leurs vociférations et leurs insultes adressées aux membres du gouvernement et, bien sûr, à ceux de leur frère ennemi le RN. (*)

    Il est clair que le grand gagnant de la mort tragique de Quentin Deranque est le RN qui voit son principal adversaire être totalement désavoué par la population, ceci à quelques mois des élections municipales et à un an de la campagne électorale pour l’élection présidentielle.

    Mais il ne faudrait pas pour autant donner l’absolution aux partis d’extrême droite qui, eux aussi, disposent de milices tout aussi redoutables que « la Jeune Garde », milice antifasciste fondée en 2018 par le député Raphaël Arnault.
    Un train peut en cacher un autre…

    Les élections à venir – municipales et bientôt présidentielle – seront déterminantes pour les années à venir et les Français doivent en prendre conscience en votant pour des candidats qui n’utilisent pas des officines séditieuses pour s’emparer du pouvoir.

    (*) On retrouve LFI et le RN main dans la main quand il s’agit de déposer une motion de censure contre le gouvernement.

  34. Robert Marchenoir

    Salutaire rappel que celui-là. La politique, en effet, est affaire de morale. C’est l’autre nom de l’intérêt général. Il est tout aussi important de rappeler que la morale, ça se discute, ça se défend et ça se démontre. Ce n’est pas : moi ch’pense que, ni : c’est ton opinion, qui en vaut bien une autre.

    De tout temps, les philosophes et les théologiens ont tenté de démontrer le bien-fondé de leurs conceptions morales par la raison. C’est une opération tout à fait indispensable. Il en va de même en politique.

    Il est important aussi de noter qu’on peut aboutir, ainsi, à des morales différentes. Beaucoup pensent, par exemple, que la « justice sociale » est un aspect de la morale politique qui va de soi. Mais l’on peut démontrer, au contraire, que la « justice sociale » est immorale (je suis de ceux qui s’y emploient).

    En démocratie, le but de la politique est de choisir entre ces différentes morales une fois qu’elles ont été exposées et justifiées.

    Trop souvent, hélas, l’intérêt général disparaît entièrement, et les gens pensent que la politique consiste à hurler le plus fort possible pour imposer leurs intérêts particuliers. Voire, pour certains, à les imposer à coups de pied dans la tête.

    Je suis, par exemple, très frappé par l’attitude de certains, dans mon entourage de gauche, qui, lorsqu’ils voient leurs convictions contestées d’un point de vue de droite, se récrient : mais si l’on faisait comme tu dis, alors moi ou tel membre de ma famille perdraient tel avantage.

    Cet égoïsme décomplexé révèle la vraie nature de l’être-de-gauche. Si ces personnes étaient sincères dans leurs convictions, elles devraient au moins tenter de maquiller leurs intérêts particuliers derrière l’intérêt général. Après tout, la gauche, c’est la générosité, l’attention portée aux besoins d’autrui, l’ouverture à l’Autre et tout le tralala. N’est-ce pas ? Eh bien non. Dès que vous vous déclarez résolument opposé aux piliers de l’idéologie de gauche, c’est tout de suite : mon nombril, mes allocations, mon logement social… Ils ne se cachent même pas. Ils ne voient même pas le problème.

    Un autre obstacle à cette éthique de l’intérêt général, c’est le whataboutisme que vous décrivez : oui oui oui, y’a Quentin Deranque qui s’est fait démonter la tête, mais what about les crimes (réels ou supposés) de l’extrême droite ? Le but est alors de déplacer la cage de buts à roulettes, de changer le sujet de la discussion. Le relativisme tue le sens moral.

    Une autre attitude barre la route à une saine discussion démocratique sur l’intérêt général, ainsi que vous le décrivez : le cynisme. Il est, hélas, particulièrement en vogue à droite, à l’extrême droite, chez les souverainistes, bref « dans nos rangs ». Trop de personnes qui s’estiment impuissantes, victimes du « système », pensent que la solution consiste à imiter ses pires défauts. Les politiciens qui nous gouvernent sont sans scrupules, menteurs, font prévaloir la force sur le droit ? Eh bien nous allons en faire autant, mais à notre profit. Par ici le bon argent de l’Union européenne destiné aux assistants parlementaires. Que Trump mette les gauchistes en prison. Pourquoi se gêner ?

    Ceux qui refusent de donner dans la combine sont des naïfs, des bisounours. Jouer les durs sans scrupules console de se sentir dépourvu de moyens.

    Deux autres points me frappent, dans l’affaire de la Jeune Garde. Pour commencer, il aura fallu un meurtre pour que le monde médiatique et politique prenne conscience du coup d’État permanent et silencieux perpétré par l’extrême gauche en France ; du terrorisme, pas seulement intellectuel, imposé par les idéologues de gauche dans notre pays.

    Tant qu’un homme n’avait pas été tué dans des circonstances aussi flagrantes, lors d’un meurtre politique, la très ancienne stratégie de terreur délibérée dans laquelle il s’inscrit paraissait parfaitement normale. L’expression « terrorisme intellectuel » a un bon demi-siècle. Elle est tellement vieille qu’elle a été remplacée par d’autres termes : politiquement correct, wokisme. La réalité n’a jamais changé. Certains de ceux qui refusaient de la voir viennent de se réveiller. Espérons qu’ils ne se rendormiront pas, et qu’ils iront jusqu’au bout de leurs conclusions.

    Hélas, une deuxième constatation permet d’en douter : bien des gens se récrient, face au meurtre de Quentin Deranque, affirmant bien fort que les soi-disant anti-fascistes sont, en réalité, des fascistes.

    Ce n’est pas tout à fait faux, mais ça sert surtout à enfumer le monde : les « anti-fascistes » sont, tout simplement, des communistes. La France Insoumise n’est pas fasciste, elle est communiste. La Jeune Garde est communiste, elle fait ce qu’ont fait tous les communistes depuis la nuit des temps : calomnier leurs adversaires en les traitant de fascistes, englober sous ce terme l’ensemble des autres acteurs politiques, et tirer justification de cette étiquette pour employer tous les moyens à leur encontre, y compris, comme on vient de le voir, le meurtre.

    C’est Staline qui a pris la décision stratégique, au lendemain de la Libération, de traiter tous les Occidentaux de fascistes – à l’exception des communistes dont il tirait les ficelles. Comment le gouvernement est-allemand appelait-il le mur de Berlin ? Le « mur de protection anti-fasciste ». Inversion accusatoire, renversement de la réalité : le mur ne sert pas à empêcher les Allemands de l’Est de fuir vers la liberté, il sert à empêcher des fascistes imaginaires d’attaquer le paradis communiste.

    C’est exactement la rhétorique de la Jeune Garde, de La France Insoumise, des soi-disant « anti-racistes », bref de la gauche dans son ensemble. La calomnie, le harcèlement, la dénonciation des « ennemis du peuple », l’intimidation, le chantage, les interdictions professionnelles, la privation de logement, les interdictions bancaires, la grève politique ou insurrectionnelle, les attaques physiques en meute et jusqu’au meurtre pur et simple, c’est ce à quoi les communistes ont oeuvré depuis la nuit des temps. Rien n’a changé.

    Le « fascisme » est un dérivatif. Le fascisme originel, celui de Mussolini, était un avatar du communisme. Son concepteur a commencé par être marxiste. Sous l’impulsion des Soviétiques, le mot « fasciste » est devenu, pour la plupart des gens, un synonyme de nazisme. Mais ce dernier était, de son propre aveu, une variante du socialisme, c’est à dire du communisme. C’était, comme le disait Hitler, le communisme sans le cosmopolitisme et sans les Juifs.

    Cet énorme angle mort du discours public, cette obstination à ne pas désigner le communisme par son nom, à ignorer sa réalité historique, sont gros de dangers. Ils signifient que l’opinion publique n’a toujours pas abandonné sa désastreuse illusion : les communistes, ce sont les gentils. Ils s’opposent aux fascistes, qui sont les méchants. Et d’ailleurs, les communistes n’existent plus, puisque l’URSS a disparu : restent les socialistes, qui sont des communistes encore plus gentils que les autres.

    Tant que le meurtre de Quentin Deranque ne sera pas désigné sous son vrai nom : un acte authentiquement communiste, perpétré par des communistes convaincus, aucun progrès ne pourra être accompli sur le chemin de la justice, de la morale et de la paix.

    Tant qu’on ne reconnaîtra pas que ce meurtre n’est que le prolongement d’une stratégie qui commence par des actes bien plus anodins, d’une idéologie qui a infecté tous les bords politiques y compris la droite et l’extrême droite, nous serons privés de liberté.

    Quand Javier Milei hurle, à la télévision, qu’il ne faut pas céder un pouce de terrain aux gauchistes, car ce sont « des merdes » qui « veulent notre mort », il fait figure de détraqué. Mais le meurtre de Quentin Deranque lui donne raison. Ça commence par les atrocités des bolcheviques pendant la guerre civile russe, ça se continue par les intimidations de la CGT dans les entreprises sous les Trente Glorieuses, et ça en vient, de nos jours, à la police de la pensée sur les réseaux sociaux, dans les universités, dans la rue, au travail, dans les médias. Et puis, pour bien vous mettre les points sur les i, on tue un type à coups de pied dans la tête. Et on affirme qu’il l’avait bien cherché.

    Ça s’appelle le communisme. Le socialisme. La gauche.

  35. Cher Philippe Bilger

    On ne peut qu’abonder dans votre sens sur l’incapacité de certains observateurs à s’en tenir strictement aux faits. Cette manipulation de la réalité est surtout le fait de ceux qui se réclament d’une idéologie progressiste, comme c’est le cas de la plupart des journaux nationaux et régionaux, ainsi que de l’audiovisuel public ou celui financé par des propriétaires de gauche.

    La raison en est très simple. Soit on se trouve dans un combat militant, et alors la cause justifie l’entorse volontaire au réel. Soit, et c’est le cas de la plupart des sympathisants de gauche, on se construit un monde parallèle qui épouse la noble cause pour laquelle on se bat, et alors c’est avec la meilleure bonne foi du monde qu’on fait passer la réalité sous les Fourches caudines de l’idéologie.

    Pour la mort de Quentin, on a eu droit au protocole écrit d’avance.
    1) On discrédite la victime (identitaire, intégriste, d’extrême droite).
    2) On renvoie dos à dos bourreaux et victimes (le lynchage devient une rixe).
    3) On évoque l’extrême droite et sa prétendue violence, ce qui est ici totalement hors-sujet.
    4) On convoque le passé lointain (Clément Meric) pour diluer les responsabilités.
    5) On passe rapidement à autre chose.

    Par contre, si la victime est la bonne victime, c’est une tout autre histoire.

    Pour terminer, un exemple éclairant de la soumission à l’idéologie. Vous saluez le courage de Jérôme Guedj. Certes, mais même agoni d’injures par LFI, il n’en votera pas moins pour ce parti en cas de duel avec le RN : l’éthique a des limites !

  36. Il y a, bien entendu, un meurtre — c’est la qualification retenue par la justice, et nul ne saurait en contester la légitimité procédurale. L’enquête suit son cours, les institutions feront leur travail. En soi, le fait divers ne mérite pas de s’y attarder outre mesure : les homicides jalonnent, hélas, le quotidien judiciaire de ce pays.

    Mais voilà — et c’est là que tout bascule — ce meurtre n’est pas un meurtre ordinaire. Il ne relève ni du crime crapuleux, ni des passions privées. Sa nature est d’une tout autre dimension, et nous le savons avec précision : il est le produit direct d’une confrontation politique, d’un affrontement entre deux factions aux antipodes de notre échiquier idéologique — la gauche radicale et la droite radicale. Je me refuse délibérément aux qualificatifs d’« ultra » ou d’« extrême », dont l’inflation rhétorique finit par vider le langage de toute substance analytique.

    Ce qui est en jeu ici dépasse largement le fait divers : c’est la violence politique dans ce qu’elle a de plus nu, de plus inquiétant, qui s’est manifestée. Et si nos responsables politiques comme nos éditorialistes cherchent à replacer ce drame dans son contexte idéologique, cette démarche ne me semble pas seulement légitime, elle est nécessaire. Car c’est précisément ce que l’on est en droit d’attendre de la justice elle-même : qu’elle ne se contente pas de sanctionner un acte, mais qu’elle en éclaire le sens, et par là, nous aide collectivement à en mesurer la gravité.

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