Scènes de la vie conjugale…

C’est le titre d’un grand et profond film d’Ingmar Bergman mais c’est surtout ce que vivent beaucoup de Français.

J’ai toujours été passionné par les biographies, non seulement pour les moments officiels et les événements publics qu’elles relatent, mais en raison de la relation des épisodes privés où la psychologie des couples se révèle, où les caractères, confrontés aux bonheurs ou aux aléas de l’existence, se montrent dans leur vérité.

Compte tenu de la propension de plus en plus nette du législateur à se mêler de notre vie familiale ou intime, je n’ai pas l’impression, avec ce billet, de tomber dans un voyeurisme indécent mais bien plutôt de tenter d’analyser les richesses ou les possibles incommodités de la quotidienneté amoureuse.

La fessée aux enfants a été interdite et l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité la suppression du devoir conjugal.

Ce que l’on peut évidemment redouter, c’est le développement excessif de cette intrusion dans un univers qui, par principe, devrait demeurer à l’abri des regards et des curiosités indiscrètes.

Dans le même temps, se passionner pour la politique, comme je le fais, conduit à entrer de plain-pied dans des séquences conjugales qui, non seulement nous éclairent, mais se révèlent même indispensables à la compréhension intime de couples historiques ou mythiques. Cherchez l’homme, cherchez la femme, cherchez la nature de leur relation : autant d’injonctions qui permettent de poser, le plus souvent sur l’homme exposé à la lumière publique, un regard différent et, je le crois, décisif.

Il y a mille exemples qui démontrent la part incomparable que tient l’épouse ou la compagne aux côtés de l’homme de pouvoir, dans un sens largement entendu, les influences qu’elle exerce sur lui, le soutien indéfectible ou non qu’elle lui apporte, les conseils qu’elle donne, la discrétion dont elle use ; de multiples configurations qui, toutes, établissent qu’on ne gouverne pas seul, qu’on ne préside pas seul, qu’on ne décide pas seul, qu’on ne choisit pas seul ou qu’on ne domine pas seul.

Ce n’est pas pour rien qu’on a admiré Ségolène Royal en 2007 quand, soutenue par ses enfants, elle a surmonté avec beaucoup de classe la fin de sa vie amoureuse avec François Hollande.

Faut-il rappeler Nicolas Sarkozy dont les affres conjugales ont profondément assombri la joie de sa victoire éclatante de 2007 et qui depuis plusieurs années a trouvé auprès de son épouse Carla un soutien absolu ?

Peut-on imaginer une Brigitte Macron trahissant son époux quand il est traité honteusement et qu’il résiste comme il peut ?

Un Charles de Gaulle aurait-il pu accomplir un destin hors du commun sans l’adhésion entière de son épouse ?

Je suis persuadé que Bruno Retailleau tient beaucoup à l’avis de son épouse infiniment discrète mais certainement très influente.

Laurent Wauquiez a souvent évoqué le rôle capital de son épouse.

Cette solidarité conjugale, dans le grave et l’important, pourrait paraître évidente mais je connais des couples où le mari ou l’épouse n’ont qu’une envie : venir systématiquement défendre la cause de l’adversaire et contraindre celui ou celle qui doit se battre à le faire seul. Pourquoi ? Les causes sont multiples : il ne faut jamais omettre, dans le lot, l’étrange besoin de se distinguer et, au pire, de s’opposer jusqu’à trahir…

Les scènes de la vie conjugale ne me paraissent jamais inutiles, car, dès lors qu’elles sont exposées sans vulgarité ni atteinte au consentement, elles offrent au citoyen une image certes accessoire, mais nullement insignifiante, de la plénitude d’une personnalité.

L’idée d’une frontière étanche entre vie publique et existence privée n’a guère de sens : certains fragments de la seconde touchent de si près la première qu’ils méritent d’être connus.

J’aime que la politique nous fasse aussi entrer dans les coulisses de la scène.

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Voir les Commentaires (30)
  1. @ Achille le 6 février

    Il est dommage de répondre à l’humour seulement par l’aigreur… Vous auriez pu masquer celle-ci par un trait d’esprit. Par exemple : Chez CNews, on tourne en rond autour de l’actualité… Rien d’étonnant dès lors que, de temps à autre, un dérapage se produise…
    Ou : Sacré Praud ! On savait déjà qu’il a un petit vélo dans la tête. Cette fois, il grimpe dessus… Pour faire grimper l’audience ?
    Bon, je vous laisse regarder le sprint final de la Macronie. Les abandons se succèdent. Même le vieux Lang qui, le pauvre, risque un accident de Santé…

  2. @ Serge HIREL le 6 février 2026
    « Une source habituellement fiable indique la création prochaine, par Achille, d’une agence matrimoniale réservée aux futurs présidents – ou futures présidentes – de la République. »

    Une source fiable, dites-vous ? Je suppose que vous faites référence à CNews et notamment l’émission « H’Heure des pros » à ne surtout pas confondre toutefois avec « L’heure de vérité » des années 80 qui était quand même d’un autre niveau si j’en juge par cette séquence où PP fait du vélo sur le plateau de l’Heure des pros.
    Sans doute une façon un peu lourde d’effacer le malaise qu’il y a dans la station depuis deux semaines. C’est plutôt pathétique ! 🙁

  3. @ Mary Preud’homme le 6 février 2026

    Ravie de vous avoir amusée !

    Pour info, Brigitte et Emmanuel Macron se sont dit oui le 20 octobre 2007. Ça commence à faire un bail.
    Convenez quand même que la vie privée de l’actuel couple présidentiel est bien moins agitée que celle de ses prédécesseurs.
    Je pense surtout à François Mitterrand et sa double vie (nonobstant ses nombreuses maîtresses), Jacques Chirac à la réputation de chaud-lapin (*), François Hollande et sa clique de compagnes (dont il se séparait dès qu’elles dépassaient la quarantaine).

    (*) C’est à lui que l’on doit l’expression « cinq minutes, douche comprise ».

  4. @ Mary Preudhomme le 6 février 2025

    Une source habituellement fiable indique la création prochaine, par Achille, d’une agence matrimoniale réservée aux futurs présidents – ou futures présidentes – de la République. Les frais d’inscription seront en partie déductibles de leurs impôts, cette initiative patriotique relevant de l’intérêt général. Ils seront remboursés à 100 % à ceux qui s’engageront à procréer, quel que soit le statut de leurs partenaires – époux (épouse), concubin (concubine), amant (maîtresse), assistant personnel (secrétaire dévouée), ou même fan ou groupie… Il va de soi que les gardes du corps seront aussi admis.
    Voilà de quoi entamer une politique de redressement de notre courbe des naissances, en berne depuis cette année.

    Sacré Achille !

  5. Mary Preud'homme

    @ Achille 6/02/2026

    Vos deux derniers paragraphes sont littéralement tordants !

    François Hollande et sa chasse gardée : « la politique, une affaire d’hommes ». Comme c’est viril ! Un vrai dur, un tatoué l’ex-président culbuto ! Pas le genre à se faire emberlificoter par une Ségo, une Valérie ou une Julie ! Non, non ! Sans oublier Angela qui le menait par le bout du nez et le conduisait à la baguette sur le tapis rouge sous les yeux ébahis du monde entier !

    Et avec le gag des Macron tellement discrets sur leur vie privée dites-vous sans rire, c’est le pompon ! Un vrai conte de fées !

    Sacré Achille !

  6. – Sous ses airs discrets et effacés, « tante Yvonne », comme aimaient l’appeler les Français, avait l’oreille du Général. Elle pouvait faire et défaire la carrière d’un ministre.

    – Georges Pompidou aimait sincèrement sa femme et l’a défendue bec et ongles dans la cabale organisée contre elle (affaire Marković) et dont on n’a jamais vraiment connu les instigateurs.
    Elle ne s’intéressait pas à la politique, préférant l’art contemporain, mais tout laisse à penser que son avis comptait pour son mari, le président.

    – La femme de Valéry Giscard d’Estaing a sans doute été la « première dame de France » la plus effacée. On a pu le constater lors des vœux de la nouvelle année 1976, où elle était complètement paniquée.
    Je ne pense pas qu’elle ait eu la moindre influence sur les décisions de son mari qui, de toute façon, n’écoutait personne.

    – Ce n’est vraiment qu’à partir de l’époque de François Mitterrand que les femmes de présidents ont commencé à se distinguer.
    Danielle Mitterrand a très vite profité de sa position de femme du président pour soutenir les peuples en lutte, créant pour cela, en 1986, la fondation France Libertés – Fondation Danielle Mitterrand. Elle n’hésitait pas à s’écarter de la ligne diplomatique édictée par le président, qui parfois s’en agaçait.

    – Bernadette Chirac s’est également vite distinguée par son indépendance, s’engageant en politique, notamment en Corrèze, où elle a été longtemps conseillère générale.
    Je pense qu’elle avait une réelle influence sur la politique de son mari, sans doute plus que ses conseillers, et notamment que Villepin.

    – Cécilia, la fugace épouse de Nicolas Sarkozy, aurait certainement pu peser sur les décisions de Nicolas Sarkozy, mais leur séparation en début de mandat n’a pas permis de la mettre en évidence. Il semble toutefois que l’ex-président s’en soit bien remis, vu qu’aujourd’hui il file le parfait amour avec Carla Bruni.

    – La presse à sensation nous a largement fait part des frasques et turpitudes amoureuses de François Hollande, qui manifestement n’a jamais été un grand sentimental. Il semble toutefois qu’il se soit assagi avec sa dernière compagne, Julie Gayet. Il était temps !
    Même Ségolène Royal, finaliste de l’élection présidentielle de 2007, ne semble pas avoir eu le moindre impact sur la politique qu’il a menée. Pour lui, il est clair que la politique était une affaire d’hommes.

    – Le couple présidentiel actuel est très discret sur sa vie intime et c’est très bien comme ça. Je trouve parfaitement odieuse la campagne de dénigrement menée notamment sur les réseaux sociaux, portant sur la différence d’âge du couple et surtout les allusions perfides laissant entendre que Brigitte Macron ne serait pas une femme.
    Je pense que Brigitte Macron a une réelle influence sur la politique de son mari, sans jamais empiéter sur les prérogatives de ce dernier.

  7. Dans son précédent billet, notre hôte appelait à « un nécessaire simplisme de l’action » et s’insurgeait contre « la tare » qu’est celui-ci « pour l’esprit ». On ne peut trouver meilleur contre-exemple que son sujet d’aujourd’hui sur le respect, ou non, de la vie privée des personnalités publiques. Faut-il tout dire ou ne rien dire ? Faut-il lever le voile ici, pratiquer l’omerta ailleurs ? Faut-il chercher à savoir ou fermer les yeux ?… La réponse ne saurait être simple, tant les situations sont diverses et la réflexion nécessairement complexe.

    Finissons-en d’abord avec les « fake news » malveillantes, dont le seul objectif est de nuire. Le sort réservé à leurs auteurs doit être exemplaire : une punition suffisamment lourde, pécuniairement, pour qu’elle leur ôte à tout jamais l’envie de recommencer… avec, en prime, une longue interdiction d’utiliser les réseaux dits « sociaux ». Les peines actuelles sont insuffisantes, eu égard à l’ampleur du phénomène.

    Finissons-en également avec les informations portant sur des événements de la vie privée de personnalités publiques lorsque ceux-ci, parce qu’ils violent la loi, sont divulgués par une source officielle, en particulier la justice. Que les médias s’autorisent à les occulter serait une faute de leur part… Encore faut-il qu’ils restent dans la mesure. Cela a été le cas récemment dans l’affaire Guerriau-Josso, mais ne l’est pas du tout dans celle concernant J.-M. Morandini… Soit dit en passant, dans les deux cas, les délinquants ont bafoué la loi et gravement manqué à la morale… Comment expliquer que les médias les traitent aussi différemment ?

    Ceci réglé, le problème reste entier lorsqu’il s’agit d’informations relatives à des éléments de la vie privée de telle ou telle élite, exactes et vérifiées, mais obtenues grâce à des enquêtes personnelles et/ou à des sources sollicitées et fiables. Cette fois, il faut prendre en compte le droit à la vie privée de tout citoyen, l’attente du public, pas toujours justifiée, mais aussi le savoir-faire des réseaux dits « sociaux » pour transformer un fait réel, somme toute anodin — par exemple une infidélité — en bombe incendiaire.

    Ce dernier élément, apparu encore récemment, est désormais d’une importance capitale. L’affaire « Jean-Michel Trogneux » est révélatrice de la puissance de nuisance de ces poubelles : les médias se sont trouvés contraints d’évoquer cette thèse abjecte avant même que le couple présidentiel lui donne une consistance officielle en déposant plainte.

    Il est évident que, désormais, dans les rédactions, on ne pourra plus se comporter « comme dans le temps » et qu’aujourd’hui aucune d’entre elles ne pourrait décider de cacher la liaison de Mitterrand avec Anne Pingeot et l’existence de Mazarine, sous peine d’être couverte de honte par l’opinion publique. À l’époque, des dizaines de journalistes parisiens « savaient », mais la règle était, au nom du respect de la vie privée, de fermer les yeux tant que cela était possible… et c’est bien Mitterrand lui-même qui a donné le feu vert en faisant publier des photos de sa fille cachée dans Paris Match.

    Ce comportement, qui a aussi été le mien, n’est pas à la gloire des médias. Dans leur choix, ils n’ont pas tenu compte du préjudice que causait à la République l’entretien de cette maîtresse et de sa fille dans un palais officiel, du coût de leur sécurité, bref du détournement de fonds publics que cela représentait. Ils n’ont pas non plus tenu compte du fait que Tonton, lorsqu’il s’occupait de sa seconde famille, délaissait l’Élysée et les affaires de la France… tout comme Giscard, avant lui, quand, la nuit tombée, il visitait une dame dans les Yvelines… Sans une malencontreuse collision avec une camionnette de laitier, ses escapades seraient restées secrètes pour le grand public, même si, dans les salons, on jasait…

    Fort heureusement, ce temps semble révolu, et le président qui, nuitamment, après s’être débarrassé de sa sécurité, trompant aussi la vigilance de sa compagne officielle, s’en est allé à scooter apporter des croissants à son actrice préférée, a fait la « une » des meilleurs titres… Je dis bien « semble », parce que la presse, dont quelques « têtes » ne l’ignoraient pas, n’a jamais révélé qu’entre deux épouses successives et aimées, une personnalité de premier rang, à l’époque où elle n’était que candidate à l’Élysée, s’est entichée d’une journaliste parisienne pendant quelques mois… Cette liaison, il est vrai, ne portait pas préjudice au contribuable.

    Voilà probablement la principale question que les journalistes professionnels doivent se poser face à un événement de la vie privée d’une personnalité politique dont ils ont connaissance : a-t-il un quelconque rapport avec ses activités publiques, donc avec le mandat que lui ont confié les Français ? Si oui, il doit être révélé… Si non, le divulguer est une faute professionnelle.

    Ceci est plus vite dit que facile à appliquer… D’autant plus que les médias sont en butte à la concurrence sans limites des réseaux dits « sociaux », pour lesquels tout est bon pour faire du buzz. D’autant plus aussi qu’ils ont très largement perdu le monopole de l’information au profit de ces réseaux. Ce qui les conduit à devoir naviguer à vue, dans un brouillard qui se dissipe rarement, avec une boussole qui peut parfois ne pas leur indiquer le Nord…

    Il en va tout autrement lorsque les médias sont sollicités par des personnalités publiques qui cherchent à utiliser tel ou tel événement de leur vie privée pour se valoriser auprès du grand public, obtenir ses bonnes grâces, voire le manipuler. Le phénomène n’est ni nouveau ni rare et a fait la fortune de quelques éditeurs qui, sur dix pages, déroulent une « story » parfois montée de toutes pièces. Qui ne se souvient pas de Ségolène Royal convoquant les photographes dans sa chambre, au lendemain d’un accouchement, pour présenter à la France entière le nouveau rejeton de François ? Et il est évident qu’il n’y a nul hasard dans la promenade en amoureux mélancoliques de Carla et de Nicolas, diffusée en direct sur les chaînes d’information quelques minutes avant le début du terrible séjour à la Santé de l’ex-président.

    Les médias n’ont aucune raison de refuser systématiquement ces demandes… mais y accéder ne doit pouvoir se faire qu’à la condition que ces personnalités s’engagent à ne pas exiger leur silence quand un coup de projecteur sur leur vie privée leur est moins favorable… Désolé, Messieurs-dames, la presse n’est pas à votre service… Ce n’est pas vous qui décidez de son contenu.

  8. Patrice Charoulet

    Deux excellents spécialistes français de Nietzsche ont eu la bonne idée de publier un « Dictionnaire Nietzsche » aux éditions Ellipses. Ce volume de 300 pages aborde une cinquantaine de mots employés par le philosophe. Les deux auteurs donnent toutes les informations possibles en citant d’amples extraits de Nietzsche puisés dans quinze de ses livres les plus connus.

    Une particularité de ce dictionnaire est qu’une grande partie des citations est puisée ailleurs que dans ces livres, dans ce que les auteurs appellent les « Fragments posthumes ». Il est clair que, si ces fragments sont posthumes, le philosophe ne les a pas publiés et que les lecteurs ne les connaissent pas.

    En conséquence, on découvre des phrases et des pensées qui bouleversent la connaissance que l’on pouvait avoir du philosophe.

    Raison de plus pour acquérir ce dictionnaire.

  9. @ Giuseppe le 4 février
    « (…) une vraie anthologie (…) »

    Exemple glaçant de… populisme débridé qui conduit directement à l’implosion de la société.

  10. Patrice Charoulet

    Il y a cinq ans, le 4 février, la femme de ma vie a cessé de vivre. Depuis ce triste jour, je pense à elle et la regrette.
    J’ai dit qu’elle ne sera pas remplacée. Elle ne le sera pas.
    Voilà ma contribution aux scènes de la vie conjugale.

  11. @ Tipaza le 4 février 2026
    « C’est un collègue qui m’avait expliqué qu’il était partisan d’imposer, avant le mariage, un bilan de santé aux époux. »

    Il serait peut-être plus important d’imposer un bilan de santé psychiatrique aux candidats aux élections, en particulier aux élections présidentielles, ainsi qu’aux candidats aux élections parlementaires, appelés à devenir des législateurs.

    Mais nous risquerions alors de manquer de personnel politique, ce qui ne serait pas forcément un mal.

    Quant au choix des psychiatres, pas de problème : les experts qui trouvent des excuses à tous les criminels qui leur passent entre les mains, au nom de la bouffée délirante ou désopilante, pourraient parfaitement faire l’affaire.

  12. hameau dans les nuages

    Moi je dis, sur le même principe que Praud qui ce matin demandait des caméras dans les classes, qu’il faut en installer dans les chambres à coucher. For sure !

  13. « l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité la suppression du devoir conjugal. »

    Et pas un seul député, si attentif au sort des femmes, n’a pensé à proposer une campagne de santé publique : la prévention des migraines chez les femmes.
    C’est un collègue qui m’avait expliqué qu’il était partisan d’imposer, avant le mariage, un bilan de santé aux époux. Celui de la femme comportant l’évaluation d’apparition de migraines en début de soirée.

  14. Allons, sylvain, allons, nos limites ne sont pas malédictions, mais lieux de rencontre avec la grâce.
    Comme l’Alcide du terrible Ferdine, vos provocations ne cachent plus guère ce qui vous anime :
    https://www.youtube.com/watch?v=Z3BC2pmw_RY
    La croix de Jésus, dites-vous, il est l’heure de vous en appliquer la règle : cessez de jouer les fous pour réellement devenir sage, vous n’abusez que vous-même.
    https://saintebible.com/1_corinthians/3-18.htm

  15. L’État a toujours fait intrusion dans les ménages, par exemple avec le devoir conjugal et les causes de divorce. C’est la nature de ses immixtions qui change.

    Invariant : la société a toujours fourré son nez dans la composition des couples. Tiens, Macron paie le fait que, dans son cas, c’est la femme qui est plus âgée que l’homme. Qu’est-ce que ça peut bien nous faire ? Ce qui me concerne, c’est, d’un point de vue immédiat, qu’on nous accable de plus en plus d’impositions, et, d’un point de vue de survie de notre liberté, qu’on nous impose de plus en plus d’immigrés musulmans, soit ceux dont certains inaugurent de nous rendre le mal pour le bien.

    Comment voulez-vous que le peuple soit pris au sérieux quand il est commère et abusif ? Et moi, je dis à Macron : respecte la liberté des autres comme tu voudrais qu’on respecte la tienne, et sois heureux en ménage en n’accablant pas de prélèvements des ménages qui pensaient que tu allais t’opposer à ce qu’on persévère à taxer plus que n’importe où dans l’OCDE. On a vraiment les exceptions françaises qu’on peut.

  16. Xavier NEBOUT

    Avec la loi supprimant le devoir conjugal, refuser à son époux ou épouse d’avoir des enfants ne peut être fautif.
    Dès lors, l’adultère devient légitime, et reste à créer le contrat de ménage à trois ou quatre.

    Devons-nous être étonnés du mépris que notre civilisation de tarés inspire aux musulmans ?

  17. Il a été une époque, pas si lointaine, où l’on se mariait pour avoir des enfants et où l’amour conjugal se fortifiait quand le cercle de famille s’agrandissait. Le devoir conjugal — en clair, l’obligation de rapports sexuels en vue de procréer — était une évidence et n’avait rien à voir — ou si peu — avec la satisfaction de plaisirs sexuels plus ou moins débridés selon les individus.

    La contraception et l’avortement — remboursés comme s’il s’agissait de médicaments contre le rhume — ayant bouleversé les mœurs, qu’imposaient jusqu’alors la nature, la religion et l’État, le devoir conjugal a changé de caractère, d’autant plus que l’envie d’enfants n’est plus le souci premier de beaucoup de couples. Il est devenu une sorte d’obligation de batifoler dès lors que l’un des deux partenaires en éprouve le besoin…

    Ce qui est totalement aberrant dans une société où l’individualisme règne en maître et où des féministes radicales entendent « déconstruire » leurs conjoints… Dans l’état actuel de notre Code pénal, cette relation non désirée ressemble bigrement à un viol… Un viol légalisé par le Code civil…

    Dès lors, il est logique que la République laïque, qui, contrairement à la religion, ne codifie les mœurs qu’avec un certain retard sur leur évolution, prenne la décision non pas de quitter la chambre à coucher… mais de la surveiller selon de nouveaux critères.

    En sera-t-on, un jour prochain, à établir un contrat dûment signé entre époux avant de s’allonger sur le lit conjugal ?… Rien n’est impossible.

  18. La photo du billet est insoutenable, raciste, xénophobe, fasciste !
    Un couple blanc ? Mais c’est horriiiiible !
    Des hétérosexuels ?? Mais c’est homophooooobe !
    Et pourquoi pas la Croix de Jésus au-dessus du lit ? Non mais !

    Il nous faut du woke, du Queer, du progressiste, du zomo et de la zomette LGBT, du trans, de couleur bien entendu, de gauche sinon…

    Comme les pubs gauchistes inversées, le cambriolé est noir, les cambrioleurs sont blancs.
    Tous les couples sont mixés, l’homme noir et la femme blanche, ben voyons, les enfants sont « café au lait » ou « banania », sinon, la police de l’ARCOM va sévir et se servir de belles amendes, panpan cucul !

    Désolé cher Philippe, ôtez-moi cette photo trop « eSStrême droiââââte ».

  19. Marc Ghinsberg

    Cher Philippe,

    Je ne partage pas votre point de vue sur cette question.

    Chacun a droit au respect de sa vie privée, y compris les hommes et les femmes politiques. Il me semble inutile, et même problématique, d’aller fouiller dans les scènes intimes de la vie conjugale pour prétendre appréhender ou juger la personnalité profonde d’une figure publique.

    La vie privée n’est pas un décor accessoire de la vie publique. Elle est une sphère protégée où l’être humain, même exposé médiatiquement, conserve un droit fondamental à l’intimité. Quand on commence à considérer que « chercher la femme » (ou l’homme) derrière l’homme politique devient une méthode légitime et « décisive » d’analyse, on ouvre la porte à toutes les dérives : rumeurs, ragots, instrumentalisation, jugements hâtifs et souvent sexistes. Il existe d’autres chemins, plus respectueux et plus pertinents, pour saisir ce qui fait la stature ou les failles d’une personnalité publique.

  20. Cher Philippe Bilger,

    Je ne partage pas du tout votre point de vue concernant la frontière entre vie publique et vie privée.

    Je pense, au contraire, qu’il faut d’urgence rétablir un rideau étanche entre les deux.

    Qu’un homme (ou une femme) politique puisse bénéficier du soutien ou de l’avis de son conjoint est une chose qui le regarde, mais ce dernier n’a pas à apparaître en public, sauf si, bien sûr, il est officiellement investi d’une mission de service public.

    C’est l’élu qui a été désigné par le peuple : son conjoint n’a aucune légitimité pour donner son point de vue et prendre la lumière.

    Il n’y a rien de plus pénible que de voir les conjoints des chefs d’État bénéficier des services de l’État, les accompagner dans des voyages officiels, être interviewés, être reçus en grande pompe et même passer des troupes en revue !

    S’ils tiennent à les accompagner, ce devrait être à leurs frais et en restant invisibles.

    Un commercial est-il gratuitement accompagné de son conjoint lorsqu’il se rend à un rendez-vous d’affaires ?

    De Gaulle, Bayrou et Poutine, dont on n’a jamais vu les conjoints, sont un exemple à suivre.

    Ainsi que celui de Bernadette Chirac, qui n’a pas hésité à affronter le suffrage universel pour parler en son nom propre.

    Il en va de même pour le journalisme. Quel mépris de croire qu’un journaliste puisse perdre son objectivité par le seul fait d’être en couple avec un homme politique !

    1. Mais si mais si, on a vu Yvonne en Irlande au côté de son mari se promener sur une plage, mais à leurs frais.

    2. « De Gaulle, Bayrou et Poutine, dont on n’a jamais vu les conjoints, sont un exemple à suivre. » (PB)

      Ah bon, désolé, Madame de Gaulle accompagnait souvent son mari dans les voyages officiels… Cherchez sur Internet, vous trouverez les preuves…

  21. Cher Philippe, en l’espèce, si la notion de devoir conjugal était inscrite dans la loi, c’est bien là qu’il s’agissait d’une intrusion caractérisée dans la vie privée. En quoi une épouse devait-elle céder à l’obligation de se faire tringler lorsque son époux avait le zandoli qui frétille ? J’vous l’demande.

    En matière d’intrusion dans la vie privée, je vois venir gros comme une maison la suite de ce que Kadyrov, l’inutile toxique, cherche à imposer, soi-disant, pour les enfants. L’État prétendrait contrôler l’identité de ceux qui accèdent aux réseaux sociaux au prétexte de leur protection. Une volonté liberticide de plus.

    Il est évident que la finalité est de contraindre quiconque accède au Net à s’identifier, non pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’un enfant, mais pour le contrôler plus facilement et savoir ce qu’il fait. Car si vous demandez à un enfant de présenter son identité pour vous assurer qu’il en est un, vous serez nécessairement obligé de demander à l’adulte de présenter la sienne pour certifier qu’il n’en est pas un.

    Comme le dit très justement François Sureau, l’État n’est jamais neutre : il a des intérêts. Et la possibilité de savoir aisément ce que fait son petit peuple, sans avoir à investir dans une algorithmie complexe, est une aubaine. Ce monsieur est toxique, totalitaire, manipulateur.

    Un Trump qui se cache. Pour lui, un opposant est un ennemi. Il est temps qu’il parte. Le malheur est que la suivante ou le suivant chaussera ses patins et continuera dans la même voie.

    Ah, au fait, j’ai entendu dire que Morandini aurait protesté auprès de la SNCF contre la classe Optimum, pour la simple raison que si l’on interdit les enfants en première classe, il serait alors obligé de voyager en seconde. Je ne suis pas sûr de cette information, elle reste à vérifier.

    1. Jésus avait dit : « laissez venir à moi les petits enfants », Morandini n’a fait que suivre les conseils du Christ, ben voyons, que vous êtes « mauvaise langue » !

  22. hameau dans les nuages

    « J’aime que la politique nous fasse aussi entrer dans les coulisses de la scène. » (PB)

    Oui, en ce moment, à propos du couple présidentiel, cela me rappelle la fameuse émission Au théâtre ce soir, même si les décors ne sont pas signés Roger Harth ni les costumes Donald Cardwell, mais s’avèrent bien plus coûteux. 🙂

    L’amant dans le placard, les portes qui claquent, une gentille gaudriole…

    Soupirs…

    1. Bof, que vous êtes ringards ! Aujourd’hui, papa-maman, papa-papa, maman-maman, amant-homo, femme-homette, trans-queer, zoophiles, woke, progressistes, LGBT, tous ensemble, tous ensemble, ouais ouais, couchent, découchent, recouchent pêle-mêle, tête-bêche, recto verso, kamasutra pour les plus sportifs, ce n’est que de l’amouuuuur !

  23. « Une frontière étanche, hermétique entre vie publique et existence privée n’a pas de sens : il y a des fragments de la seconde qui touchent de si près la première qu’ils doivent être connus. » (PB)

    Nous pouvons le constater en ce moment avec Léa Salamé, dont le seul tort est d’avoir pour compagnon Raphaël Glucksmann et qui, pour cela, a été auditionnée par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public qui commence sérieusement à ressembler à un tribunal de l’époque stalinienne.

    Comment peut-on se permettre de porter atteinte à l’intégrité intellectuelle et professionnelle d’une journaliste au point de la contraindre à quitter son poste de présentatrice du JT dans le cas où son compagnon serait à une élection ? Ce qu’elle fera, ainsi qu’elle l’a annoncé.
    Je pense que sa réponse a été claire !

  24. « La fessée aux enfants a été interdite… »

    Le divin Marquis aurait fait remarquer, malicieusement, qu’elle n’était pas interdite aux femmes.

    https://www.librairie-intranquille.fr/livre/1903984-l-art-de-la-fessee-milo-manara-glenat-bd

    « l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité contre le devoir conjugal. »

    J’ai toujours considéré l’expression « devoir conjugal » comme un oxymore incongru. Pourquoi se marier si c’est pour vivre en colocation, je vous le demande ?

    Après, le mariage ou la vie en couple relèvent du mystère le plus mystérieux. Carl Gustav Jung disait que le mariage était une union à quatre. En plus de l’union de l’homme et de la femme, il y avait celle de l’anima de l’homme avec l’animus de la femme. C’est dire la complexité de la chose.

    J’ai toujours eu tendance à évaluer un homme à travers son épouse ou sa compagne, et pas seulement à cause de la remarque de Jung, mais parce que supporter un autre en permanence implique nécessairement certains accords inconscients. On peut donc découvrir l’un à travers sa compagne.

    Pour le reste, je suis farouchement opposé à l’intrusion étatique dans les salons, les chambres à coucher ou n’importe quelle pièce de la maison, y compris la cuisine. Je cuisine trop bien : je ne voudrais pas qu’on m’impose une parité culinaire avec ma femme. 😉

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