Il faut être simpliste…

Au cours de cette fin de semaine, comme souvent face à la surabondance d’informations, d’analyses et d’entretiens, j’ai été frappé par le simplisme de la réflexion, toutes tendances confondues, tandis que j’apprenais dans le même temps que, « au Danemark, les étrangers condamnés à des peines de prison d’au moins un an seront expulsés » (JDD).

Il y a donc un simplisme nécessaire de l’action, puisque celle-ci choisit, pratique, exclut et tranche. En entreprenant, elle abandonne une part du réel ; en accomplissant, elle en assume l’autre.

À force de dénigrer le « en même temps » sans comprendre que, sur le plan intellectuel et médiatique, il était fondamental, on a inversé les priorités.

Pour l’esprit, le simplisme est une tare. Dans l’action, il doit être une obligation.

La malédiction française consiste à simplifier la pensée et à compliquer l’action.

Le dernier sport national serait-il de dénier au président de la République la moindre qualité ?

Faut-il forcément approuver politiquement les brillantes Marion Maréchal et Sarah Knafo pour prendre acte de leur talent et de leur aptitude incontestables au raisonnement ?

Est-on obligé de rappeler sans cesse qu’Éric Zemmour a été condamné, pour avoir le droit d’applaudir son courage intellectuel et certaines de ses positions ?

Pour mettre en doute Jordan Bardella, faut-il recourir, comme certains le font, à l’accusation d’inculture ou de légèreté intellectuelle ?

Serait-ce indigne de distinguer, au sein de LFI, des sensibilités différentes ?

Suis-je déraisonnable parce que je ne parviens pas à faire porter sur Emmanuel Macron tout l’opprobre du monde ?

Est-il permis de penser que Rachida Dati aurait gagné, dans Le Grand Jury, à parler moins vite et moins longuement afin d’être mieux entendue et plus convaincante ?

Ne serait-on plus du tout républicain en regrettant que le Premier ministre, roi du compromis en faveur des socialistes, n’ait pas poussé plus loin le rapport de force et se soit, en définitive, laissé manipuler ?

Suis-je iconoclaste quand je n’éprouve pas le besoin de porter Donald Trump aux nues ni de le dénigrer absolument ?

Suis-je trop suspicieux lorsque je déteste lire ces critiques culturelles du tout ou rien, parce que j’y vois davantage de clientélisme que de sincérité ?

Suis-je ridicule lorsque, sur le plan sportif, je me moque de la suspension de Daniel Bravo pour « des propos sexistes », alors que, par ailleurs, avec Christophe Josse, il forme un duo de commentateurs calamiteux et que toutes les personnes concernées s’en lavent les mains sur beIN Sports ?

Ce simplisme est insupportable, qui privilégie, chez les personnalités comme dans les faits, seulement ce qui vous plaît et vous sert. Je suis lassé de ces mutilations à foison.

Mais, de grâce, qu’on m’abreuve de simplisme, qu’on nous en inonde, qu’on nous en sature. Du seul, du vrai.

De celui de l’action. Qui tient les promesses du verbe et les met vite en œuvre.

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Voir les Commentaires (42)
  1. @ Serge HIREL le 4 février 2026

    « Serge Nedjar s’en serait pris à la présentatrice (…) »
    …devant témoins ! Petit détail qui a son importance !
    Parfois, un témoin ça parle…
    De toute façon, vu la tournure que prennent les événements, nous ne tarderons pas à voir l’épilogue de cette sordide affaire « Morandini ».
    Tout ça devrait se régler d’ici quelques jours, dans l’intérêt de la « première chaîne d’info(x) de France ».

  2. @ Robert Marchenoir le 4 février
    « Tous ceux qui ont une once d’intelligence et d’énergie vont se barrer. »

    Avez-vous préparé vos valises ? Comme le dit Jove, ça nous ferait des vacances…

    « (…) totalement étanche à ce qui n’est pas Lui, Lui, Lui. »

    La réponse s’impose : https://www.youtube.com/watch?v=grn7SMp_EDs
    Désolé, cher Phénix, je n’ai pas trouvé portrait plus proche pour vous décrire. Vous persiflez… Dutronc, lui, s’amuse… En fait, il s’amuse de vous… et de votre Moi, Moi, Moi…

    PS : Si, si, l’anticommunisme, dans sa phase aiguë -ce qui est votre cas-, est une malade grave, qui bouffe le cerveau, même celui des surdoués…

  3. @ Serge HIREL le 4 février 2026
    « Aucune affirmation : uniquement des conditionnels et des « selon ses proches », « selon son entourage »… Et cela vous permet d’affirmer que tout va mal chez CNews, que la rédaction s’insurge et que le Vicomte va rendre son rond de serviette… »

    Tout va très bien sur CNews, tout va très bien !
    Cependant il faut que l’on vous dise, on déplore un tout petit rien. Un incident, une bêtise. Une altercation entre Sonia Mabrouk et 𝐒𝐞𝐫𝐠𝐞 𝐍𝐞𝐝𝐣𝐚𝐫
    « Ce dernier s’en serait pris, devant témoins, à la présentatrice qui, déstabilisée, aurait préféré rentrer chez elle sans présenter la tranche de la mi-journée. » (SIC)
    Elle a été remplacée au pied levé par Élodie Huchard.

    Mais bien sûr tout ça ne sont que des rumeurs de gens qui n’aiment pas CNews. 😊

  4. @ Robert Marchenoir le 4 février 2026
    « tandis qu’eux méritent les zavantages Jacky »

    Qui a dit que Marchenoir manquait d’humour ?

    En première lecture – je diagonalise, pour aller vite, la pastille en haut à gauche donnant le temps de lecture auquel on a droit, après quoi on est pénalisé – j’ai cru que c’était des avantages … bref une blague porno, je m’attends à tout.
    Et puis, je me suis dit : c’est pas possible, nous avons la meilleure modératrice du monde, je relis, tant pis pour les pénalités, de toute façon mon compte est à découvert, on ne pourra pas faire le moindre retrait.

    Et là – EUREKA – j’ai compris l’humour à la Marchenoir.
    Fallait lire à haute voix, ce qui n’était pas précisé par ladite pastille en haut à gauche.

    Pour le reste, je veux dire le contenu de son commentaire, il n’a pas tout à fait tort, sans avoir complètement raison.

  5. @ Achille le 4 février

    Quel que soit le sujet traité, vos sources ont deux points communs :

    – Elles ne sont jamais primaires. Elles sont, au mieux, secondaires, voire tertiaires. On passe donc de la vérité à la rumeur, du « on-dit » au « peut-être », du « certain » au « selon »… Vous pratiquez avec une belle constance la technique la plus malsaine : le colportage de ragots (« On m’a dit qu’untel a dit qu’on lui avait dit que X disait que Y lui avait dit… que l’homme qui a vu l’ours disait… »).

    – Elles ne sont jamais vérifiées. Ici, vous citez le compte X d’un « média » que France Vérif qualifie de « douteux », sans même prendre la peine d’aller vérifier la source qu’il indique (Le Canard enchaîné). Voici ce que dit le Volatile :
    https://www.lecanardenchaine.fr/politique/53011-philippe-de-villiers-seme-la-chouanlit-chez-cnews

    Aucune affirmation : uniquement des conditionnels et des « selon ses proches », « selon son entourage »… Et cela vous permet d’affirmer que tout va mal chez CNews, que la rédaction s’insurge et que le Vicomte va rendre son rond de serviette…

  6. Robert Marchenoir

    @ Jove – le 4 février 2026
    @ Robert Marchenoir le 3 février 2026
    « Si vous croyez que je vais lire en détail votre prose indigeste et délirante, vous êtes à côté de la plaque, j’ai bien mieux à faire. »

    Bon, je crois que nous avons affaire ici à un sous-doué d’un modèle tout à fait classique sur Internet.

    1.- Prétend ne pas me lire.

    2.- Me lit quand même.

    3.- Écrit pour dire qu’il ne me lit pas alors qu’il répond à un truc que je viens d’écrire.

    4.- Ne répond à rien de ce que j’ai dit mais prétend que je devrais écrire plus court, parce qu’il est trop bête et trop paresseux pour lire davantage que quelques lignes.

    5.- Trouve malin de se vanter en public de son illettrisme.

    Et c’est un type comme ça qui nous pond un commentaire pour ne rien dire d’autre que : tout est la faute d’Emmanuel Macron, les autres Français n’ont rien à se reprocher.

    Voilà qui donnerait envie de voter pour Emmanuel Macron.

    Et d’ôter le droit de vote à « Jove » et à tous ses semblables – car ils sont nombreux. Une fois Macron remplacé par un autre, ils feront de même avec le suivant. Tout sera la faute de Tartempion ou de Duchemolle, tandis qu’eux méritent les zavantages Jacky pour lesquels nos Ancêtres se sont Battus – mais pas question de bosser pour autant. Tout leur est dû.

    Ça va marcher. Le pays se tiers-mondise à grand pas. Tous ceux qui ont une once d’intelligence et d’énergie vont se barrer. Resteront des millions d’immigrés incapables et haineux qui exigeront leur subsistance des Desouche restants, lesquels seront des socialistes incapables et paresseux hurlant toujours les mêmes revendications en direction de la marionnette qui occupera l’Élysée à ce moment-là.

    Jusqu’à ce que le FMI déclare la France en faillite, débranche les salaires des fonctionnaires, coupe les retraites, instaure la semaine de trois jours parce qu’il n’y aura plus d’électricité le reste du temps (cessez de ricaner bêtement, l’Angleterre a connu ça dans les années 70) – pas payée cinq jours, hein, faut pas rêver…

    Les nationaux-socialistes se plaignent de l’immigration, mais la France va bientôt devenir un pays d’émigration : comme le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, l’Irlande… Les enfants enverront des chèques de l’étranger à leur famille, tels de vulgaires Maliens installés à Saint-Denis. De temps à autre, ils viendront en vacances au pays pour dire bonjour aux parents, visiter les monuments, puis repartir bien vite dans des nations normales comme l’Argentine, les États-Unis, la Pologne voire l’Ukraine, si une paix durable s’est établie d’ici là.

    Mais bon : les « Jove » et autres écervelés ont « mieux à faire » que de se retrousser les manches pour éviter ça…
    ______

    @ Serge HIREL – le 3 février 2026
    « S’il existait un trophée décerné au meilleur saucissonneur de textes dont le seul objectif est de leur faire dire le contraire de ce que leurs auteurs ont voulu exprimer, il ne fait nul doute qu’il vous serait attribué à l’unanimité, avec, en prime, deux mentions spéciales : l’une saluant votre arrogance, l’autre votre mauvaise foi. »

    Ici, nous avons affaire à un autre modèle de sous-doué tout à fait courant sur Internet.

    1.- N’a rien à dire.

    2.- Le dit quand même.

    3.- Croit que « de mauvaise foi » signifie : ce que dit Machin démolit mes croyances et mes préjugés, mais comme je suis bien incapable de réfuter ses arguments, puisqu’ils sont justes, j’ai besoin d’un truc que j’ai lu quelque part et que les grandes personnes utilisent parfois pour dire du mal des autres.

    En fait, il s’agit d’une variante de la catégorie générale que je viens de décrire : le gars est, de plus, petit notable de province, ex-journaliste et élu local imbu de lui-même, paradant comme un paon, jouissant de s’imaginer en petit chef de sa commune et de ses environs, et totalement étanche à ce qui n’est pas Lui, Lui, Lui.

    Multipliez ce genre de personnalité par mille, cent mille, des millions, et vous avez le climat idéal pour attirer en France les entrepreneurs, les investisseurs et les scientifiques du monde entier.

    Ça va marcher.
    ______

    P.S.: Le même qui se défend d’être communiste me reproche mon anticommunisme : « Votre crise d’anticommunisme s’aggrave »… Parce que l’anticommunisme est une « crise », bien sûr, autant dire une maladie mentale. Pas un réflexe sain et salutaire, une lutte indispensable de tous les instants contre les petits chefs, genre Serge Hirel, et les grands chefs qui appliquent sa détestable idéologie à tous les étages de l’État.

    Les gaullo-communistes et autres gauchistes de droite sont si bêtes qu’ils ne se rendent même pas compte du caractère incriminant de leurs propos.

  7. revnonausujai

    @ Achille
    « En France il ne s’agit que d’un simple animateur de talk-show qui est accusé (et condamné) de perversion sexuelle, alors qu’aux États-Unis, c’est carrément le président du pays qui est accusé des mêmes travers. Et pourtant, lui, a prêté serment sur la Bible lors de son investiture… »

    Pas de faux-semblants, nommez-le ! William Jefferson Clinton, vous savez, celui qui, avec sa harpie, va être contraint de témoigner dans l’affaire Epstein ; quoique, pas d’illusions, il n’est pas à un parjure près !

  8. @ Serge HIREL le 4 février 2026
    « Mais c’est une croisade que vous menez contre Morandini ! Vous en êtes au point, dans un même message, de l’enjoindre de démissionner et de suggérer à la direction de CNews de le virer… Sous quel prétexte pourrait-elle le faire sans se mettre en danger d’être condamnée par un tribunal des prud’hommes, qui, lui, doit appliquer le droit… et non jouer les Pères La Vertu ? »

    Je vous ferai juste remarquer que ce sont surtout des personnalités de la droite radicale et même un peu plus – autrement dit « vos copains » – qui sont partis en croisade contre Morandini. Je ne vais pas vous rappeler les noms vu que les ai déjà cités.

    Déjà, certains sponsors ont décidé de ne plus insérer leurs spots publicitaires au cours de l’émission « Morandini live ».
    Pire, Philippe de Villiers, le porte-étendard des cathos réacs, envisagerait de quitter CNews si Morandini était maintenu à l’antenne.
    Quant à la chute des audiences, elle ne cesse de s’amplifier, ce qui laisse présager une issue fatale pour l’émission « Morandini Live » car le taux d’audience compte bien avant la camaraderie crapuleuse pour la « première chaîne d’info de France »…

    Mais ne nous plaignons pas trop. En France il ne s’agit que d’un simple animateur de talk-show qui est accusé (et condamné) de perversion sexuelle, alors qu’aux États-Unis, c’est carrément le président du pays qui est accusé des mêmes travers. Et pourtant, lui, a prêté serment sur la Bible lors de son investiture…

  9. @ Robert Marchenoir le 3 février 2026

    Si vous croyez que je vais lire en détail votre prose indigeste et délirante, vous êtes à côté de la plaque, j’ai bien mieux à faire.
    Un conseil, qui vous permettra peut-être de suivre la recommandation de brièveté répétée çà et là par notre hôte : créez un blog pour vous tout seul où vous pourrez vous épancher sans retenue, et sans polluer ce qui ne vous appartient pas. Ça nous fera des vacances.

  10. @ Achille le 2 février
    « [J.-M. Morandini] a un employeur qui peut décider à tout moment de s’en séparer… »

    Mais c’est une croisade que vous menez contre Morandini ! Vous en êtes au point, dans un même message, de l’enjoindre de démissionner et de suggérer à la direction de CNews de le virer… Sous quel prétexte pourrait-elle le faire sans se mettre en danger d’être condamnée par un tribunal des prud’hommes, qui, lui, doit appliquer le droit… et non jouer les Pères La Vertu ?

    Quant au « jugement » du public, il semble qu’il s’agisse aussi d’une impasse : en une semaine, pourtant émaillée de centaines de messages aussi indignés que les vôtres, son émission (280 000 téléspectateurs en moyenne) n’en a perdu que 4 %…

    L’épilogue de cette affaire sera probablement celui que vous souhaitez. Il est probable qu’actuellement Morandini négocie les conditions de son départ. Mais ni lui ni la direction de CNews n’annonceront celui-ci sous la pression d’une campagne de dénigrement. Calmez-vous… et vous verrez que vous aurez gain de cause…

    PS : Évitez donc de relayer les « fake news » de Libé et de Marianne. « Sonia Mabrouk est en partance », vous félicitez-vous… C’est vrai… En partance pour un congé maternité, comme l’a annoncé Gala en novembre dernier. Moralité : il ne faut pas vous contenter de lire la presse de gauche et de la croire, il faut aussi feuilleter les magazines people… quand vous allez chez le coiffeur.

    Par ailleurs, en déclarant qu’elle ne « cautionnait » pas le maintien de J.-M. Morandini à l’antenne, Sonia Mabrouk, dont on connaît la franchise, n’a pas réellement failli à l’article 3 de la Convention nationale des journalistes professionnels, qui rappelle le droit pour ceux-ci « d’avoir leur liberté d’opinion, l’expression publique de cette opinion ne devant en aucun cas porter atteinte aux intérêts de l’entreprise de presse dans laquelle ils travaillent ». Elle a d’ailleurs rappelé, dans la même déclaration, son « respect » de sa « hiérarchie ».

  11. @ Robert Marchenoir le 3 février (@Jove)

    S’il existait un trophée décerné au meilleur saucissonneur de textes dont le seul objectif est de leur faire dire le contraire de ce que leurs auteurs ont voulu exprimer, il ne fait nul doute qu’il vous serait attribué à l’unanimité, avec, en prime, deux mentions spéciales : l’une saluant votre arrogance, l’autre votre mauvaise foi.

    Votre méli-mélo final relève du grand art de l’embrouille et de l’enfumage.

    N’hésitez pas à me répondre… et sans galanterie, si cela vous chante… Vos colères m’amusent… Allez, cherchez bien dans votre besace… Il doit bien y rester quelques arguments fallacieux…

    P.-S. : Votre deuxième message de ce jour est inquiétant. Il indique que votre crise d’anticommunisme s’aggrave. Consultez ! Vous voyez trop rouge…

  12. Robert Marchenoir

    @ Garcimora – le 3 février 2026
    « Il vous plaît de fustiger la fonction publique… »

    Non. Ça ne me « plaît » pas. Votre choix de mot est malhonnête. Il suggère que mon opinion sur le sujet procède du caprice, du défoulement, que ça me fait plaisir d’être volé du matin au soir par l’État et contraint à vivre dans un pays dangereux, désagréable, pauvre, sans avenir, où l’on rencontre à chaque pas des fonctionnaires mesquins et obtus qui s’ingénient à vous pourrir la vie et à ne pas faire ce pour quoi on les paye.

    Ma fustigation de la fonction publique est parfaitement justifiée, étayée qu’elle est sur des faits vérifiables, que j’ai présentés ici à d’innombrables reprises et que les étatistes dans votre genre ne se donnent jamais la peine de réfuter, et pour cause : ils sont vrais.

    Figurez-vous qu’il me plairait immensément davantage de vivre dans un pays libre, un pays débarrassé de la horde fonctionnariale à la française.

    « …la fonction publique, que vous méconnaissez… »

    Non. Je la connais parfaitement. C’est bien ce qui vous ennuie. Vous êtes fonctionnaire, je suppose ? Ou simplement communiste d’habitude ? C’est précisément parce qu’un long et difficile travail m’a permis de découvrir tout ce que la fonction publique cache sur elle-même, que j’en connais plus long sur le sujet que bien des gens, voire que les fonctionnaires eux-mêmes. Et ce n’est pas joli, joli à voir.

    À chaque fois que l’on soulève une pierre dans le jardin de la fonction publique, on découvre les horreurs qui grouillent en-dessous et dont le discours public ne parle presque jamais.

    Je connais bien ce méprisable truc rhétorique qui est le vôtre, celui de tous les corporatismes, consistant à rejeter de façon arrogante toutes les critiques, au motif que seuls les membres de la corporation en question connaîtraient leur sujet.

    Puis-je vous rappeler que c’est moi le patron ? C’est moi qui les paye, les fonctionnaires. Ils sont donc à mon service, et non l’inverse. Le client est roi. Le fait que ces messieurs croient pouvoir réclamer l’impunité face aux critiques est précisément ce qui les condamne.

    « La fonction publique que vous opposez systématiquement au secteur privé. »

    Ben, évidemment. Parce qu’elle est systématiquement opposée au secteur privé. Elle parasite le secteur privé, elle le pille à la pointe des pistolets de la police, elle n’en fiche pas une et si l’on pouvait, au moins, obtenir d’elle qu’elle ne fasse rigoureusement rien, au lieu d’embêter le monde, ce serait déjà un immense progrès.

    Le secteur privé, c’est la concurrence, la liberté, l’intelligence, la créativité, l’effort, la générosité et la richesse.

    La fonction publique, c’est le monopole, l’oppression, la bêtise, la mesquinerie, la paresse et la misère.

    Évidemment qu’ils sont opposés. Essayez donc, pour une fois, de nous expliquer en quoi ils ne seraient pas opposés. Votre commentaire péremptoire et dépourvu d’arguments est précisément ce qui serait inadmissible de la part de quiconque dans une entreprise libre, dans le secteur privé.

    « ll faut des fonctionnaires, comme il faut des entrepreneurs. »

    Qui a dit le contraire ? Encore un truc rhétorique des communistes : mettre dans la bouche de leurs adversaires un propos absurde qu’ils n’ont jamais tenu, afin de n’avoir pas à réfuter les propos parfaitement justes qu’ils ont, en réalité, tenus.

    Évidemment qu’il faut des fonctionnaires. Mais il en faut beaucoup moins, et ils doivent avoir beaucoup moins de pouvoir. Il faut abolir le statut de la fonction publique, qui est l’un des piliers du coup d’État communiste silencieux de 1945 perpétré sous le gouvernement du général de Gaulle.

    « Vous avez toutefois raison de souligner l’obésité de l’État, qui devrait réduire la voilure. »

    Eh ben alors ? À quoi rime votre réponse ? C’est du oui mais non, encore une fois ?

    « Et, je vous en prie, si vous me répondez, évitez la morgue, grogne et rogne qui vous sont coutumières. »

    Sûrement pas. La morgue est du côté des fonctionnaires et des communistes tels que vous. Moi, je suis en colère. Je m’indigne. Je hurle de façon pleinement légitime et justifiée. Je défends la veuve et l’orphelin. Vous avez oublié Stéphane Aisselles et son bouquinou ridicule intitulé Indignez-vous ! ?

    Ah, mais voilà, c’étaient les gauchistes qui étaient invités à s’indigner. Quand la droite s’indigne, vous avez vos vapeurs, vous trouvez que c’est de la « rogne » et de la « grogne », c’est pas convenable dans vos salons gauchistes ruisselant du pognon gratuit des autres. Va falloir vous habituer.

    « Un peu de galanterie, que diable ! »

    Et puis quoi encore ? Vous voulez pas que je vous apporte le petit-déjeuner au lit, aussi ? D’abord, comment puis-je savoir que vous êtes une femme, si vous n’adoptez pas un pseudonyme manifestement féminin ? Au lieu de Garcimora, appelez-vous donc Marthe, Thérèse ou Joséphine, si vous tenez à bénéficier des privilèges que seul le patriarcat capitalo-sexiste de droite a longtemps insisté pour vous procurer.

    Parce que ça va bien cinq minutes, le deux poids deux mesures. Vous avez voulu l’égalité, vous l’avez. Le féminisme règne en maître. Vous avez la majorité dans de nombreux secteurs de la fonction publique : l’enseignement, la magistrature, les services d’assistanat et de poupougnage… Assumez.

    Que je sache, un euro d’impôt prélevé par une contrôleuse du fisc a la même valeur qu’un euro d’impôt prélevé par un contrôleur. Faudrait voir à pas nous prendre pour des jambons, non plus.
    ______

    @ hameau dans les nuages – le 3 février 2026
    @ Robert Marchenoir le 3 février 2026
    « À propos d’insultes et de rabaissement, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. »

    Bah oui, pôv’petit choupinou d’amour, vous avez été « insulté » et « rabaissé ». Montrez-nous donc où et quand cela se serait passé, au lieu d’esquiver le débat en vous plaignant d’offenses imaginaires, vieux truc des syndicalistes communistes.

    Votre sanglot long du gauchiste contrarié proviendrait-il du fait que je viens de réclamer que l’on supprime le ministère de l’Agriculture, que l’on réprime impitoyablement les « paysans » qui emploient illégalement de la main-d’oeuvre immigrée, que l’on favorise les « fermes de mille vaches », les « poulaillers industriels » et les « usines à saumons », que l’on fasse disparaître les exploitations agricoles trop petites pour être rentables et que l’on se félicite de l’accord de libre-échange avec le Mercosur ?

    Soit exactement le contraire de la politique misérabiliste et communiste que vous vous employez à défendre ici même, une politique de pauvreté subventionnée, de superstition, de paresse, d’obscurantisme, de corporatisme, de mépris de l’intérêt général et d’impunité quant aux exactions permanentes des militants agricoles ?

    C’est vous qui offensez en permanence la vérité et l’intérêt général des Français au profit des intérêts particuliers mal compris d’une minorité d’agriculteurs incompétents, ce n’est pas moi.

  13. hameau dans les nuages

    @ Robert Marchenoir le 3 février 2026

    À propos d’insultes et de rabaissement, c’est l’hôpital qui se moque de la charité.
    À propos d’hôpital, une petite vidéo glaçante de Pierre Chaillot sur le croisement des courbes de décès et celle de la baisse de la natalité, en se basant sur les données officielles. Ni oubli ni pardon.
    https://www.youtube.com/watch?v=MtORoTibqIY

  14. Robert Marchenoir

    @ Jove – le 3 février 2026
    « Qui d’autre que notre Emmanuel national est responsable du pataquès dans lequel on se trouve ? »

    Vous. Je crois l’avoir déjà expliqué. Rien de ce que vous dites ne le réfute.

    « Il est un peu facile de passer son temps à… »

    Peu importe si c’est facile ou pas. L’important est de savoir si c’est vrai, ou juste. C’est facile de dire que l’insécurité et l’immigration sont excessives. Ça n’en est pas moins vrai.

    « Il est un peu facile de passer son temps à insulter le pays et ses habitants… »

    Personne n’insulte le pays et ses habitants. Dire la vérité aux habitants sur leur pays n’est pas les insulter, c’est les traiter en adultes libres et responsables.

    Mais vous préférez peut-être qu’on vous mente pour préserver votre confort psychologique et vos intérêts particuliers à court terme. Vous êtes peut-être un gauchiste woke, un flocon de neige à l’américaine, une pauvre petite victime-née qui se prétend insultée dès qu’on lui énonce des vérités déplaisantes, des vérités qui devraient l’inciter à changer ses convictions, ses comportements et ses votes.

    « …à jouer le kakou à l’international… »

    Qu’est-ce que c’est que ce langage d’enfançon débile ? Macron ne fait pas le kakou à l’international. Il défend les intérêts de la France. Vous savez ce que c’est ? La politique étrangère, c’est un concept qui évoque quelque chose, pour vous ?

    Ou bien êtes-vous un souverainiste en carton, un nationaliste de pacotille, quelqu’un qui pense que la puissônce de la Frônce lui est donnée en cadeau par le général de Gôl, par nos ancêtres qui se sont battus pour nos zavantages Jacky, que la liberté s’obtient sans efforts et sans sacrifices ?

    Quelqu’un qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, et qui pense que rien de ce qui se passe au-delà des frontières de son pays n’a d’incidence sur sa vie quotidienne ? Quelqu’un qui pense que le patriotisme consiste à se faire l’écho des puissances étrangères hostiles à la France ?

    « jouer le kakou à l’international quand on n’a rien dans son jeu », jolie façon de régurgiter les insultes méprisables de Donald Trump à l’encontre de Volodymyr Zelensky. Macron n’a pas d’atouts dans son jeu, c’est la France qui en a, ou n’en a pas. Et contrairement à ce que prétendent les défaitistes et les traîtres dans votre genre, la France en a encore beaucoup, malgré les efforts des porte-voix de ses ennemis qui passent leur temps à tirer contre leur camp, les perroquets du poutinisme et du trumpisme.

    « …et de ne jamais se sentir une quelconque responsabilité. »

    C’est de vous que vous parlez, je suppose ? Ce que fait Emmanuel Macron, comme ce que font les autres politiciens, ce n’est autre, bien souvent et en dernière analyse, que la volonté de leurs électeurs.

    Je note que vous êtes prodigue en invectives et avare en préconisations concrètes. Nous sommes donc bien d’accord que vous êtes pour la réforme des retraites proposée par Emmanuel Macron et rejetée par Marine Le Pen, pour la privatisation de la Sécurité sociale, pour la suppression des ministères de l’Agriculture et de la Culture, pour une répression impitoyable des « paysans » qui emploient illégalement de la main-d’oeuvre immigrée, pour les « fermes de mille vaches », les « poulaillers industriels » et les « usines à saumons », pour l’éradication des exploitations agricoles trop petites pour être rentables, pour l’accord de libre-échange avec le Mercosur, pour le passage à la retraite par capitalisation, contre le remboursement des fauteuils pour handicapés, pour la suppression des tickets-restaurant, pour des sanctions pénales contre les congés-maladie de complaisance, pour la suppression du salaire minimum, pour l’autorisation d’expulser les locataires mauvais payeurs, pour une baisse radicale de la dépense publique et de l’emprise de l’État, pour l’envoi de l’aviation française dans le ciel ukrainien afin d’abattre les missiles russes, etc., etc. ? N’est-ce pas ? Rassurez-moi ?

  15. Voyez Jérôme, du pain et des jeux, il en réclame, Jove, le reste, ce sont des mensonges qu’on refourgue aux hommes pour leur cacher leurs instincts : hardi petit, une bonne mise à mort et bien dégoulinante ; le peuple est satisfait, bien diverti !

    https://youtu.be/eKC7qgAijPw?t=2516

    Alors la dentelle du travail bien fait, la tendresse et les doigts de la fée, pensez… Quel ennui !

  16. @ Robert Marchenoir 1er février 2026

    Il vous plaît de fustiger la fonction publique, que vous méconnaissez et opposez systématiquement au secteur privé.
    Sarah Knafo se rêve en ministre de la performance, permettez-moi d’éclater de rire : il faut des fonctionnaires, comme il faut des entrepreneurs.
    Vous avez toutefois raison de souligner l’obésité de l’État, qui devrait réduire la voilure. Et, je vous en prie, si vous me répondez, évitez la morgue, grogne et rogne qui vous sont coutumières. Un peu de galanterie, que diable !

  17. « Suis-je déraisonnable parce que je ne parviens pas à faire porter sur Emmanuel Macron tout l’opprobre du monde ? » (PB)

    Oui, déraisonnable est le mot. Qui d’autre que notre Emmanuel national est responsable du pataquès dans lequel on se trouve ?

    Il est un peu facile de passer son temps à insulter le pays et ses habitants, à se pousser du col avec la complicité non feinte des médias, à jouer le kakou à l’international quand on n’a rien dans son jeu, à ruiner le pays comme jamais, et de ne jamais se sentir une quelconque responsabilité. Ce sinistre personnage n’a fait que s’entourer de personnalités de second ordre (du style Bruno Le Maire ou Élisabeth Borne) qui ne puissent lui faire de l’ombre, on voit le résultat !

    Les Français sont patients, trop patients. Dans d’autres pays, les fourches auraient déjà été sorties et cette engeance politique aurait disparu de la circulation. Fuera, comme dirait Javier !

    Je pose la question simplement : en quoi les deux quinquennats de notre Lider Maximo national auront-ils été bénéfiques au pays ? Je sais, poser la question est déjà y répondre…

  18. « Le dernier sport national serait-il de dénier au président de la République la moindre qualité ? » (PB)

    Oh que non, cher monsieur Bilger, au contraire, bien que président de la République, nous aimerions voir en lui l’amorce d’au moins une petite qualité.
    Mais pour l’instant, rien, absolument rien, il continue de s’enfermer mordicus dans son système autiste en faisant honte à la France.

    Tout en contribuant à accélérer sa chute.

  19. « Pour l’esprit, le simplisme est une tare. Dans l’action, il doit être une obligation. » (PB)

    À première vue, ce point de vue, frappé du coin du bon sens, s’applique à toute démarche humaine… Dans l’entreprise privée, dont l’objectif est d’attirer et de satisfaire le client, la réussite dépend essentiellement de décisions mûrement réfléchies par la direction, simples à appliquer et prises au bon moment. Dès qu’un patron panique et réagit à l’instinct, il met sa « boîte » sur la mauvaise pente.

    De même, la décision politique doit être claire — « Si c’est flou, c’est qu’il y a un loup… » — et prise sans tergiversation. Pour être la bonne, elle doit, elle aussi, nécessairement découler d’une étude la plus complète possible de la question à résoudre et surtout ne pas être dictée par l’émotion.

    Mais l’objectif, cette fois, est tout autre. Il s’agit de satisfaire le citoyen ou, plus exactement, les citoyens… qui ont chacun des attentes différentes. Il faut donc ajouter à la réflexion menée en amont de la décision un filtre majeur : l’intérêt général, qui, comme chacun sait, n’est pas la somme des intérêts particuliers. Ce qui entraîne des approbations — il est souhaitable qu’elles soient majoritaires —, des déceptions et des oppositions.

    Cela s’appelle l’exercice de la démocratie : le peuple souverain, après un débat lui présentant le dossier qui lui est soumis, choisit la décision qui convient au plus grand nombre, soit via les élus qu’il s’est choisis, soit directement, par référendum ou votation. L’organisation régulière de ce type de consultations est un bon baromètre du degré de démocratie…

    Reste le cas, qui me semble particulier, de la justice. Cette fois, il s’agit de décisions qui s’appliquent à une seule personne et qui doivent respecter le code pénal, lequel précise des quantums de peine en fonction de la gravité des crimes et des délits. On pourrait imaginer dès lors, comme c’est le cas dans la plupart des dictatures, que les auteurs de méfaits identiques récoltent la même punition… Il suffirait donc, pour rendre la justice, d’une IA qui, stockant et étudiant les arrêts antérieurs, exécuterait une tâche purement administrative…

    Fort heureusement, en France et dans toutes les démocraties, ce cauchemar n’a pas sa place. Les peines sont personnalisées et établies après une ou des audiences où les parties — victime, société et accusé — sont écoutées.

    Ce qui oblige les juges à une réflexion complexe… puis à un jugement qui ne l’est pas moins, puisqu’il est adapté à la personnalité de l’accusé et aux circonstances précises de son crime ou de son délit.

    Dieu — ou la République — nous préserve qu’il n’en soit jamais autrement ! Et que la justice reste l’exception qui confirme la règle qui vaut dans tous les autres secteurs de la société : réflexion complexe et action simple sont gages de succès.

  20. Si je vous dis :

    « Nous subissons la dictature criminelle des diversités : ils épient, surveillent, guettent le moindre faux pas des Blancs de souche et se tiennent à peu près tranquilles malgré tous leurs crimes, tant que nous leur déversons des milliards pour acheter la paix sociale, qui ralentit le futur massacre prévu — une guerre civile sans fin contre nous dès que le robinet à subventions sera tari. »
    … est-ce simpliste ?

    Zemmour l’avait bien expliqué, avec force arguments, chiffres et preuves : est-ce simpliste ?

    Seule réaction de ses ennemis islamo-gauchistes macroniens : « c’est un raciste, etc. »
    Propos ultra-simplistes de collabos soumis, gauchistes aux QI de rossignols, qui donnent raison à Zemmour. Est-ce simpliste ?

    Vive le simplisme : ça évite de forcer ses neurones, surtout pour les gauchistes qui en sont fort dépourvus quand l’« esstrêêmeuh drouaaaate » fut venue.

  21. « Il y a donc un simplisme nécessaire de l’action, puisque celle-ci choisit, pratique, exclut et tranche. » (PB)

    Hum, mais c’est que je ne suis pas d’accord du tout.
    L’action est complexe pour toutes les raisons invoquées concluant, à tort, qu’elle devrait être simpliste.

    Pour faire bref, en trois points :

    La pensée doit être complexe, en ce qu’elle doit appréhender l’ensemble du problème dans toutes ses composantes, proches et lointaines.

    Le but à atteindre doit être unique. On ne court pas deux lièvres à la fois, dit le proverbe. Un seul but, et une volonté pour l’atteindre par tous les moyens.

    Et c’est là que l’action peut, et souvent doit, devenir complexe, puisqu’elle doit, par tous les moyens, atteindre ce but unique.

    Pour faire simple — et même simpliste, pédagogiquement — un exemple tiré de la nature.

    Un cours d’eau, un fleuve :
    sa pensée, la nappe phréatique, complexe, souvent indéfinissable dans ses profondeurs ;
    son but unique, rejoindre la mer. S’il ne l’atteint pas, il se perd dans l’inutilité des sables du désert ;
    le moyen, c’est-à-dire l’action : courir comme un torrent de montagne ou dessiner des méandres en plaine, pour ensuite se transformer en rapides si la pente s’accentue. En un mot, accepter la complexité du terrain en s’adaptant, et avoir un lit correspondant à cette complexité.

    L’action se heurte à ce qu’il y a de plus terrible, pour un fleuve comme pour nos politiques : la réalité, à laquelle rien ni personne n’échappe.

    La différence, c’est que le fleuve s’adapte, en modifiant son cours sans renoncer à son but, tandis que nos politiques, obsédés par la perspective de durer, nient cette réalité, oublient leur but, en supposant qu’ils en aient eu un, autre que celui de vaines promesses.

    Quant à l’unicité du but, elle a été niée elle aussi par l’arrogance du « en même temps », qui annonçait l’échec programmé de la politique macronienne.

  22. @ Robert Marchenoir
    « Dans une société normale, il y a beaucoup plus d’entrepreneurs et de salariés du secteur privé, pour lesquels le processus de décision que vous appelez de vos voeux est une seconde nature : on est confronté à une situation par définition complexe, par essence caractérisée par mille faits et incitations contradictoires. La nature même du travail sur un marché libre, stimulé par la concurrence, consiste à les prendre tous en compte, puis à trancher rapidement et clairement. »

    C’est tellement juste !
    Vous creusez des fondations, un imprévu survient, câble non repéré, etc. C’est la décision immédiate, les délais courent donc ce n’est pas le moment de monter des blancs en neige.
    Des décisions de ce type c’est tous les jours, les réunions de chantier c’est au minimum une fois par semaine, sans compter le pilotage et la coordination.

  23. Je partage avec vous, cher hôte, cette envie de simplification. Pour autant, je ne partage pas vraiment l’idée qu’il nous faudrait « obligatoirement » apprécier tel ou tel aspect d’un personnage au prétexte que tout n’est pas détestable.

    Par exemple, à part son physique, je ne trouve pas que Marion Maréchal soit particulièrement brillante par ses idées et ses développements.
    Sarah Knafo est d’une toute autre trempe, quand bien même je ne partage pas grand-chose avec elle.

    J’ai déjà écrit ici qu’il y a bien des encartés au RN qui me paraissent de qualité : Jean-Philippe Tanguy, Laurent Jacobelli et quelques autres, même si je n’en suis pas, loin s’en faut. Il en va de même pour Manuel Bompard, très brillant, même si, là encore, je n’en suis pas.

    Ces exemples pour affirmer que je partage votre nuance, mais pas totalement. Il est possible, d’une part, de rejeter en bloc un personnage que l’on trouve pitoyable — c’est le cas, en ce qui me concerne, de notre Kadyrov national, qui tente une fois de plus une saillie liberticide avec l’histoire de la pièce d’identité et d’Internet, du bibendum du Sénat et de quelques autres que je ne trouve pertinents en rien, voire néfastes en tout — et, d’autre part, dans le cadre nécessaire de l’action, de trancher, quand bien même cela ne plaît pas à tout le monde.
    Mais attention : il est quand même pas mal de réfléchir avant d’agir.

    Je vais digresser un peu, car je lis, au sujet de Morandini, des affirmations que je ne partage pas, et qui ne concernent pas que lui, mais que l’on peut ramener à une considération plus générale sur la prise en compte de la morale.

    Il ne faudrait pas, dans le cas de Morandini, faire de la morale et se contenter de ce que dit la justice qui — et c’est juste — n’impose pas qu’on interdise d’antenne ce pédophile avéré. Je ne partage pas cet avis. Ce monsieur affiche des opinions, fait de la morale en permanence, et nous devrions nous affranchir de toute considération de ce type le concernant ?
    Il traite de détournements de mineurs, d’agressions sexuelles en s’en scandalisant, alors qu’il est lui-même condamné sur le sujet. Il nous bassine sur les OQTF violeurs, là où il demande à un garçon de 16 ans de se filmer en train de faire une fellation à son frère de 14 ans. Il n’est pas OQTF, lui… il est dans la morale permanente et n’a pas un échantillon sur lui.

    Pourquoi devrait-on s’abstenir de se préoccuper de la morale, particulièrement quand elle concerne des personnages publics amenés à prendre des positions morales sur des sujets de société ?

    On peut en débattre, mais pour ma part il me semble qu’il n’a plus — à mon sens, il ne l’a d’ailleurs jamais eue — sa place dans des émissions d’information, de désinformation serais-je tenté de dire en ce qui le concerne.

    D’une façon plus générale, se développe un peu l’idée, surtout à droite et basée sur la contestation de la morale de gauche, qu’il y en a marre de la morale. Mais que je sache, les volontés de « droitisation » s’appuient précisément sur des considérations morales de ce que devrait être une société. Les lois sont le reflet d’une volonté morale. C’est, si l’on est honnête, une part de ce qui fonde la contestation actuelle : l’idée que les lois ne représentent plus ce que devrait être la morale générale.

    La loi n’est pas un objet isolé : elle est le reflet, à un instant T, de la volonté d’une société, de sa philosophie — c’est peut-être un mauvais terme si l’on considère que Boyard, Delogu et quelques autres votent des lois. Cela évolue lentement, parce qu’il est nécessaire, dans ces domaines, de ne pas se précipiter, mais peut-on dire que la morale est absente de la loi ?

    Et si la loi ne nous semble pas assez morale, en quoi devrait-on s’interdire de le dire et de penser qu’en tant que citoyen — patron en l’occurrence dans le cas de Morandini — on ne pourrait prendre des décisions relevant de ce que l’on considère moral ?

    Ce n’est pas parce que la loi ne le dit pas que l’on devrait s’abstenir de penser qu’il faudrait quand même.

    La peine de mort est abolie — tant mieux en ce qui me concerne — et pour autant cette abolition est contestée, souvent sur des motifs moraux, recevables ou contestables, par la morale comme par le pragmatisme.

    Il est tout à fait compréhensible d’affirmer que la morale ne peut pas se substituer à la justice, mais elle peut être prise en compte pour décider : rien de choquant à mon sens. D’autant que, dans le cas précis de Morandini, il semble que le point de vue moral soit partagé, assez indifféremment du point de vue idéologique.

    Je m’égare, cher hôte.

  24. « À force de dénigrer le « en même temps » sans comprendre que, sur le plan intellectuel et médiatique, il était fondamental, on a inversé les priorités. » (PB)

    Il existe une différence énorme entre d’une part le « en même temps » intellectuel, presque philosophique et lié à l’art de la nuance, et de l’autre le « en même temps » macronien qui, à force d’être employé à tout propos et hors de propos, relève de l’escroquerie pure et simple en permettant de dire une chose et son contraire pour tromper le monde, ce qui est une forme de mensonge et de profonde malhonnêteté.

  25. @ Serge HIREL le 2 février 2026
    « Il est le seul à pouvoir décider de son sort… et surtout sans se laisser influencer par les vociférations des réseaux dits « sociaux »… auxquelles vous ne manquez pas d’apporter régulièrement votre soutien. Seriez-vous le fantôme de Robespierre ? »

    Et pourquoi serait-il le seul à décider de son sort ? Il a un employeur qui peut décider à tout moment de s’en séparer (ainsi qu’il en avait d’ailleurs manifesté l’intention en cas de condamnation définitive de l’animateur).

    Je vous ferai juste remarquer que j’ai cité essentiellement des personnalités « phares » de CNews qui ne cautionnent pas la décision de la direction de CNews, à savoir : Sophia Mabrouk (qui est en partance suite à ses propos), mais aussi Pascal Praud, Laurence Ferrari, Philippe de Villiers (le seul, à mon avis, à pouvoir faire plier Vincent Bolloré) et, dernièrement, Marion Maréchal et J.-P. Tanguy.

    Pour Morandini, la situation n’est plus tenable. Mieux vaut pour lui démissionner (avec, je le présume, des indemnités substantielles) plutôt que d’être viré (et donc de subir le déshonneur).

  26. Cher Aliocha,
    Que voulez-vous dire par la phrase suivante : « La dentelle exige le doigté, disait Céline ».
    On pourrait croire une citation extraite du journal de Jeffrey Epstein 🙂

  27. Quatennens- Morandini, même combat, quand les sacrificateurs réclament les clémences du pardon, mais seulement quand il s’agit d’un membre de leur secte.

  28. @ Achille le 1er février
    « Je doute que la direction de CNews puisse continuer longtemps à soutenir [J.-M. Morandini] »

    La direction de CNews a fait le choix – difficile, courageux, mais normal pour une chaîne qui en fait sa marque et lui doit sa réussite – de respecter la liberté d’expression de J.-M. Morandini, que le tribunal, lui non plus, n’a pas cherché à museler. Aujourd’hui, la balle est dans le camp de l’animateur. Il est le seul à pouvoir décider de son sort… et surtout sans se laisser influencer par les vociférations des réseaux dits « sociaux »… auxquelles vous ne manquez pas d’apporter régulièrement votre soutien. Seriez-vous le fantôme de Robespierre ?

  29. @ Ellen, le 1er février
    « Comment est-ce possible de parler ainsi quand on cherche à négocier ? »

    Mais Trump ne cherche pas à négocier réellement avec les mollahs ! Il sait, comme tout le monde, qu’il leur est impossible d’accepter ne serait-ce que l’une de ses exigences, sous peine d’effondrement de leur régime. Sa décision est prise depuis longtemps : il va frapper. La seule incertitude réside dans la date de la frappe. Pour l’heure, il cherche…

    — d’une part, à prendre le temps de rassurer ses alliés arabes, qui craignent la violence de la réaction désespérée de Téhéran, en amassant des moyens colossaux de défense de leurs territoires. Il doit aussi donner aux dirigeants des pays du Golfe l’assurance que les États-Unis seront sans nuance à leurs côtés si l’Iran devient une poudrière après la chute des mollahs — faute d’un leader politique rassembleur — ou, au contraire, une démocratie, qui pourrait être un exemple à suivre pour certains de leurs… sujets supportant mal leur autorité quasi divine.

    — d’autre part, à se donner les moyens d’une guerre-éclair sans troupes au sol, lui assurant non pas la défaite complète et immédiate du régime islamiste, mais la sécurité des soldats et des matériels américains. L’idée est de désorganiser le régime des mollahs au point qu’il soit incapable de faire face à la volonté d’une grande partie de la population de changer de dirigeants. Sur ce point, Trump compte beaucoup sur le savoir-faire des Israéliens en matière de manipulation… Eux partagent cette même envie de chasser au plus vite Khamenei et sa bande.

    — enfin, à se placer dans la situation de paraître avoir réellement voulu négocier, afin de ne pas décevoir son électorat MAGA. En majorité, celui-ci n’a pas compris la différence entre l’isolationnisme, qu’il plébiscite mais que les États-Unis ne peuvent pas se permettre sans risquer la récession, et le protectionnisme, que Trump organise et qui, pour être efficace, nécessite parfois des actions extérieures dont l’objectif est de maintenir les adversaires économiques à distance des ressources en matières premières et des marchés.

    Cette discordance oblige le président américain à attendre de pouvoir se placer, aux yeux du « peuple MAGA », dans la position de l’offensé dont les mollahs ont refusé la main tendue, afin de réveiller sa fierté nationale et de sonner ensuite l’offensive militaire sans risquer une défaite aux midterms.

    Le langage de charretier qu’il emploie est un élément de sa stratégie : il séduit sa base électorale, mais surtout conduit l’Iran à lui répondre sur le même ton et à paraître ainsi de plus en plus belliqueux… Ce qui lui permettra, d’ici peu, de dire que les mollahs ne lui laissent pas d’autre choix que le canon…

  30. La dentelle exige le doigté, disait Céline, et la simplicité du génie ne saurait être confondue avec les simplismes régressifs, qui toujours préfèrent le comment au détriment du pourquoi :

    « La globalisation hyperconnectée, la finance et le marketing favorisent la pensée du comment au détriment du pourquoi. Et l’investissement se porte de préférence sur les techniques, le how to do, le calcul, le « gagnant-gagnant », le deal. L’espace psychique, l’expérience intérieure ne sont pas vraiment une « valeur » dans la société en voie vers le transhumanisme et le streaming des images, régression hypnotique et ivresse des affects s’ensuivent.

    Les adolescents en particulier sont plus exposés à cette dépersonnalisation. Contrairement à l’enfant qui joue et qui cherche, l’adolescent est un croyant en quête d’idéal, forcément déçu, doublé d’un nihiliste qui détruit et se détruit. Il nous faudra réinventer l’École des parents, former un nouveau « corps enseignant », avec des référents et tuteurs capables d’aider à la reconstruction de la vie personnelle et d’une vie sociale.
    Pendant quelques années j’avais déplacé mon séminaire sur « Le besoin de croire » à la Maison des adolescents de l’hôpital Cochin, auprès d’une équipe soignante interdisciplinaire. Souad, appelons-la ainsi, s’était radicalisée en ligne. « Esprit scientifique », elle rejetait les cours de français et de philo, « langues de colonisateurs », se disait féministe, « ne faisait confiance qu’à Allah », et rêvait de djihad. Accueillie sans jugement, elle a mis du temps à s’ouvrir, à jouer, à rire, à se raconter. Puis elle a retiré sa burqa, repris le français, découvert la poésie arabe des soufistes sensuels… Il existe des chemins discrets qui rendent fierté aux identités en souffrance. Un travail de dentelle. »

    https://www.pileface.com/sollers/spip.php?article3583

    L’action est aussi simple que la patience, sans laquelle on risque sinon de combattre le djihad par lui-même, autant dire lui offrir sa complète victoire.
    Il nous reste à apprendre à devenir parents, ce qui demande du temps.

  31. « La malédiction française consiste à simplifier la pensée et à compliquer l’action. » (PB)

    Ce qui rend nos prétentions universalistes des plus comiques… Pour penser le tout, combien ne faut-il pas connaître de parties et avoir de capacité de synthèse !

    En vérité, plus nous sommes impuissants à penser l’universel, plus nous donnons dans le discours ronflant pour faire semblant, après quoi nos actions sont compliquées et de peu de poids.

    Nous croyons pouvoir dicter nos Dix Commandements au monde, alors que nous ferions bien mieux de travailler à maintenir notre liberté.

    En France, tout le monde fait semblant d’avoir une idée de la manière de changer le monde ou de la façon d’en abstraire la France ; mais le pays est aussi impuissant à cela que, mettons, le malheureux Japon à se soustraire au harcèlement occidental visant à le forcer à faire du commerce.

    On s’exagère ses forces, ou bien on se lance dans la chanson du déclin parce qu’on mythifie le passé. Quand le pays semblait puissant, les Français étaient impuissants — par exemple sous le roi absolu, et sous Napoléon. Moi, franchement, la gloire des dirigeants, ou celle par procuration des gens d’aujourd’hui, indifférents aux malheurs des ancêtres, ce n’est pas mon bol de cervoise.

    Et le Général, donc ! qui nous fait oublier que notre pays, vaincu, a été délivré par d’autres.

    Bon, la gloriole en souffre certes : on n’a plus de colonies, mais en revanche on est libre — même si, hélas, on préfère user de cette nouvelle dignité pour contrôler les autres plutôt que pour créer. Ce qui fait que les barons de la tech se moquent, justement, en disant qu’ils innovent, que les Chinois copient et que les Européens légifèrent. Et encore ! En vérité, les Chinois se mettent à innover, renouant avec l’époque où ils inventaient la poudre et tant d’autres choses qu’on pourrait en faire un dictionnaire amoureux des techniques chinoises.

    Non, chez les Français, le commerce, c’est mal : on se croirait sous l’Ancien Régime. Il faut absolument avoir un office, être fonctionnaire… ou bien leur en vouloir à mort, par l’excès inverse. Pourtant, dès qu’une société est complexe, on y voit des commerçants et des fonctionnaires. Je ne comprends même pas comment certains croient pouvoir s’en passer.

    Sans trancher la question de savoir s’il y eut d’abord échange ou pouvoir — ou plus probablement les deux en même temps — ces deux réalités se sont développées et complexifiées dans des sociétés comptant davantage d’individus, rendant leur organisation plus complexe.

    Comme un jeu de dominos en croissance ! Voilà. Mais je dirais qu’il faut ôter la complication à la complexité. Ôter délicatement tout ce qui sert essentiellement à la vanité, comme le millefeuille administratif. Car non, nul ne saurait tout contrôler — et, en somme, encore heureux.

  32. Comment est-ce possible de parler ainsi quand on cherche à négocier ?
    L’indomptable animal n’a aucune limite depuis qu’il nous a laissés tomber !
    👀 📢 de 0:01 à 2:00
    https://www.youtube.com/watch?v=cfj9nR_tPE0

    P.-S.: une photo de Sarah Knafo accolée à celle de Rachida Dati serait la bienvenue. Juste pour faire notre choix…

  33. Deux questions – simples – qui vont vraiment fâcher : Faut-il oublier Verdun et ses Poilus pour dénigrer Vichy et ses collabos ? Faut-il haïr Pétain pour glorifier de Gaulle ?

    Une autre, d’actualité : Pour démontrer sa puissance, faut-il porter des lunettes de soleil ?

    Une quatrième : Le chef des armées doit-il se mettre aux abonnés absents pour faire rendre gorge à ceux qui qualifient nos soldats de « terroristes » ?

    Encore une : Doit-on oublier que nous devons notre liberté aux Américains pour, quatre-vingts ans plus tard, sur une île glacée mais stratégique, aligner quinze pioupious face à eux ?

    La dernière : Faut-il commettre un interminable laïus pour convaincre que Macron, en tous domaines, a desservi et dessert le peuple français, la nation française, l’État français et donc la France ?

    La vraie dernière : Faut-il soulever des montagnes pour simplement imiter le bon sens et la décision de Mette Frederiksen ?

  34. Oui, il faut être simpliste, y compris quand il faut prendre certaines décisions délicates.

    La fronde commence à prendre de l’ampleur. Maintenant, le maintien de J-M Morandini
    est désavoué par le « JDD » et Philippe de Villiers , sans oublier Sonia Mabrouk, Pascal Praud et Laurence Ferrari.

    Je doute que la direction de CNews puisse continuer longtemps à soutenir l’animateur. Tant pis s’il faut perdre le titre de « première chaîne d’info de France ». L’honneur passe avant ce genre de colifichet.

  35. « Mais, de grâce, qu’on m’abreuve de simplisme, qu’on nous en inonde, qu’on nous en sature. Du seul, du vrai. » (PB)

    Mais du simplisme vous en avez été abreuvé plus que de raison, Philippe Bilger, quand vous étiez invité dans l’émission « L’heure des pros », avec tous ces sachants, ces « Yaka-FauKon » qui nous déballaient doctement leurs solutions pour diriger la France, tirées du livre « Comment gouverner la France pour les Nuls ». 😊

    1. « Comment gouverner la France pour les Nuls »

      Fastoche ! Votre gouvernement a trouvé la soluce : 3 500 milliards de dette, records mondiaux de crimes, de narcos, d’invasion migratoire islamiste, etc., etc.
      Ma sieste m’attend. Je voulais vous être utile, ne me remerciez pas : c’est de bon cœur, le mien est à l’extrême drouâââte.

  36. Robert Marchenoir

    C’est très bien vu, en effet. J’ajoute un élément d’explication : si « la malédiction française consiste à compliquer l’action », c’est en raison de l’infection des mentalités par le poids des fonctionnaires et des hommes politiques.

    Dans une société normale, il y a beaucoup plus d’entrepreneurs et de salariés du secteur privé, pour lesquels le processus de décision que vous appelez de vos voeux est une seconde nature : on est confronté à une situation par définition complexe, par essence caractérisée par mille faits et incitations contradictoires. La nature même du travail sur un marché libre, stimulé par la concurrence, consiste à les prendre tous en compte, puis à trancher rapidement et clairement.

    En France, le prétendu service public, constitué par l’alliance perverse de la fonction publique et du corps politique, est si nombreux qu’il contamine la nation tout entière par son vice principal : l’irresponsabilité.

    La rémunération des uns comme des autres étant largement indépendante des résultats (on est politicien à vie malgré les échecs électoraux), le temps n’étant pas compté, le travail inutile justifiant le maintien et l’accroissement des fameux « moyens » (c’est à dire l’argent volé dans la poche du contribuable), il est inévitable que l’action se perde en complications infinies, en détails superfétatoires, en initiatives redondantes, en exceptions aux exceptions aux exceptions.

    J’ajouterai que votre maxime n’est pas tout à fait exacte : la malédiction française ne consiste pas uniquement à simplifier la pensée et à compliquer l’action. Elle consiste aussi à compliquer la pensée, de façon ô combien effroyable.

    J’entends bien ce que vous dites : c’est à juste titre que vous fustigez le sectarisme, le manichéisme, l’absence de nuance dans la pensée politique, qui, inévitablement, dégradent la qualité de la décision.

    Mais ce vice coexiste, hélas, avec une épouvantable complexité de la pensée politique, fonctionnariale et intellectuelle. Le pinaillage à perte de vue, l’incessant « oui mais non », la ratiocination sans but, la cuistrerie détachée des réalités se conjuguent pour produire un flot de paroles et d’écrits inutiles qui obscurcissent le diagnostic comme la décision, tout en creusant la dette.

    C’est pour cela qu’une personnalité comme Sarah Knafo, qui est simplement normale, fait figure de divine surprise, de génie tombé du ciel, du seul fait qu’elle parle clairement, pose des diagnostics simples sans se perdre dans les détails, et propose des solutions judicieuses autant que faciles à comprendre.

    Il nous en faudrait des wagons comme celle-là. Peut-être le président argentin Javier Milei, qui a fait cloner ses quatre chiens à partir de son premier mastiff mort en 2017, pourrait-il nous donner des tuyaux à cet effet.

    C’est lui que Sarah Knafo, Éric Zemmour et Marion Maréchal devraient aller voir pour s’inspirer de son exemple, et non Donald Trump, qui excelle dans le simplisme, le n’importe quoi et, disons-le, la subversion de la démocratie par une marche résolue vers un fascisme kleptocratique.

    Tout en discréditant, hélas, pour longtemps, les rares initiatives judicieuses et efficaces qui sont les siennes. Je vous laisse imaginer ce qui va rester, aux États-Unis et dans le monde, de l’idée de réduire presque à zéro les arrivées d’immigrants illégaux, une fois que Trump aura quitté le pouvoir, et dès à présent, alors qu’il a transformé la police de l’immigration en milice à sa botte autorisée à tuer les opposants politiques en toute impunité.

  37. Marc Ghinsberg

    Si j’ai bonne mémoire, c’est bien Paul Valéry qui a écrit :
    « Le simple est toujours faux. Ce qui ne l’est pas est inutilisable. »
    De là naît une règle d’action : penser complexe, agir simple.
    Mais passer d’une compréhension lucide et nuancée d’un réel intrinsèquement complexe à une action vraiment simple et efficace relève de l’exercice le plus difficile qui soit.
    Il faut alors réussir plusieurs prouesses simultanées :
    distinguer avec rigueur l’essentiel de l’accessoire,
    – ne pas confondre coïncidence, corrélation et causalité,
    – accepter que toute action réelle soit, par nature, imparfaite et partielle,
    – et pourtant la rendre suffisamment claire, communicable et opérationnelle pour qu’elle puisse être exécutée efficacement.
    C’est précisément dans cet écart, entre la richesse nécessaire de la pensée et la sobriété impérative de l’action, que se joue la véritable intelligence pratique.

  38. hameau dans les nuages

    Et plus on attend en tergiversant et plus on devra trancher dans le vif, et plus ce sera douloureux. C’est pourtant simple.

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