Délibérément, je tiens à publier ce billet avant même de connaître les réquisitions sur les peines.
Ce n’est évidemment pas de la plupart des médias que viendra le moindre hommage à l’égard des trois avocats généraux ayant porté l’accusation dans le procès libyen concernant principalement Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Claude Guéant.
En général, ils sont trop occupés à tresser des couronnes aux avocats et à la défense, puisqu’il est bien connu que, pour eux, une vérité devient suspecte dès lors qu’elle est trop partagée et qu’elle accable une ou plusieurs personnalités qui, n’avouant jamais, bénéficient d’une sorte d’immunité de principe.
Il est clair que, médiatiquement, Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un véritable réflexe de sauvegarde, si l’on excepte Mediapart, Le Monde et Marianne. C’était peu de chose au regard de l’apologie honteuse et systématique dont la droite — n’est-ce pas, Laurent Wauquiez ? — et l’extrême droite — n’est-ce pas, Jordan Bardella ? — ont entouré l’ancien président de la République. Comme si, au fond, la magistrature était devenue plus haïssable que ceux qu’elle poursuivait, tandis que les avocats étaient exaltés jusqu’à faire oublier que les juges n’inventent ni les infractions ni les procédures.
On percevait même, chez le citoyen ordinaire, une forme de retenue à se laisser aller à une indignation pourtant compréhensible face aux multiples agissements et procédures se rapportant à NS. Comme si la fonction qu’il avait exercée constituait encore une sorte de bouclier.
Dans le procès libyen en appel, il semble qu’un basculement se soit opéré, tant dans l’opinion qu’au sein du camp conservateur. Non pas que la cause soit entendue : la juridiction d’appel peut parfaitement confirmer le jugement de première instance, relaxer NS — je n’y crois pas — ou, au contraire, le sanctionner plus sévèrement et pour l’ensemble des infractions visées.
Mon propos n’est donc pas d’anticiper la décision, mais de saluer en soi le remarquable travail de l’accusation : le talent, la maîtrise et la qualité des avocats généraux, l’intelligence et la pertinence de leur argumentation, leur manière courageuse et lucide d’appréhender l’ampleur des incriminations imputées au « clan des malfaiteurs associés » et d’en tirer les conséquences pénales lors de l’audience de réquisitions du 13 mai.
Cette prestation collective de classe mérite d’autant plus d’être louée qu’elle s’est accomplie dans des débats placés sous l’égide et l’autorité d’un président exceptionnel qui, « commissaire Maigret du riche » selon Marianne, n’a guère laissé d’espace ni à l’accusation ni à la défense.

On n’a pas si souvent l’occasion de pouvoir se dire fier de la pratique du ministère public et, lorsqu’on l’est, d’avoir envie de le faire savoir, pour que je me prive de ce bonheur légitimement corporatiste. Il n’est pas nécessaire d’attendre l’arrêt de cette juridiction d’appel pour identifier les raisons pour lesquelles, dans tous les cas et quel que soit l’avenir judiciaire de cette affaire, le roi est nu : NS est devenu un justiciable plus qu’ordinaire, dans l’acception péjorative du terme.
D’abord, je continue à penser que ses avocats, contraints de défendre une ligne dont on perçoit depuis longtemps les limites, ne sont pas forcément critiquables. Un client comme NS n’est pas facile. Cependant, son conseil historique, si doué, si dévoué, aurait été meilleur et pleinement à la hauteur des enjeux de cette affaire. On ne chasse pas un Thierry Herzog, on le garde !
Ensuite, la manière lâche et basse dont NS a accablé ses plus proches collaborateurs et nié jusqu’à plus soif des évidences a démontré que l’allure n’était pas son fort et qu’il avait été largement surestimé sur ce plan. Qui l’aurait imaginé fuyant à ce point ses responsabilités ? Les protestations d’innocence ne sont pourtant jamais obligées d’emprunter des chemins sordides.
Enfin, dans la même veine, face aux deux attestations de Claude Guéant, lassé de servir de bouc émissaire, NS, interrogé sur ce point à l’audience, a multiplié dénégations, rétractations et précautions, composant une séquence qui n’a guère eu d’allure ni servi l’honneur. Mais peu importe à Arnaud Lagardère qui, manifestement, devant ses administrateurs, préfère rester étranger à ces hautes exigences !
Sans vouloir sombrer dans une chasse aux sorcières, on devrait inventer, pour les intellectuels, les politiques et les journalistes aveuglés par l’ignorance, la complaisance ou le clientélisme, une infraction d’indécence démocratique. Chaque condamnation de NS a donné lieu à des tombereaux d’inepties ou d’écœurantes flagorneries, sans le moindre souci de justice ni d’équité.
« Une atteinte à la confiance publique à un niveau inégalé, le plus haut degré de gravité que la République puisse connaître », selon les mots de l’avocat général Damien Brunet.
S’il est condamné, c’est donc à cela que sera associé, sur ce plan terrible, le nom de Nicolas Sarkozy.
@ Michel Deluré le 19 mai 2026
Dont acte !
Les Américains ont une excellente formule pour qualifier les limites du doute : « Beyond any reasonable doubt ». Je ne vais pas plagier Wikimachin pour aller plus avant, mais bon.
Qu’un accusé ait ou non commis les faits qui lui sont reprochés, et aussi perturbant que cela paraisse, il doit — ou devrait — être juridiquement relaxé si l’accusation est infoutue de prouver sa culpabilité.
@ revnonausujai 19/05/2026
J’ai seulement affirmé qu’une absence de « preuves décisives » (sic Véronique Raffeneau) ne signifie nullement la non-culpabilité d’un justiciable, ce qui me semble évident et a été démontré en d’autres circonstances.
Pour le reste, loin de moi la pensée, si elle vous a effleuré, d’un jugement qui ne tiendrait nullement compte de la notion de doute. Faut-il encore évaluer le degré de ce doute !
Oui, monsieur Bilger, vous pouvez être fier du travail remarquable de l’accusation. Depuis que Sarkozy a entaché la vie de collaborateurs, qui ont servi de parapluie dans toutes ses manœuvres délictueuses pour arriver au pouvoir, non pour le salut de la France et des Français mais pour le sien propre, il est temps que justice se fasse. La victimisation dans laquelle Sarkozy se drape a montré ses limites.
Toutefois, la justice risque bien de ne pas s’appliquer. Le verdict de rester lettre morte. L’indulgence, pour ne pas dire autre chose, du juge d’application des peines, maillon faible de la justice dans les dossiers Sarkozy, fera que celui-ci ne purgera sans doute qu’une toute petite partie des peines qui lui seront infligées. Et de recommencer à plastronner.
@ Véronique Raffeneau
Mais cela a à voir avec le procès médiatique qui est fait à Sarkozy depuis près de vingt ans. Et comme, en tant que ministre de l’Intérieur et ensuite chef d’État, il n’a rien fait pour soigner sa réputation auprès de la magistrature, bien au contraire, cela a certainement eu un retentissement sur leur jugement. D’où une exaspération et un acharnement manifeste pour le prendre en défaut et le faire tomber à la première occasion, quel qu’en soit le prix* ; avec l’aide « providentielle », il est vrai, de Mediapart, qui a sorti toutes les affaires et les a colportées « impunément » partout dans la presse et sur les réseaux, Sarko étant devenu, devant la France entière et même au-delà, nonobstant l’absence de preuves tangibles, la tête de Turc absolue et par conséquent le coupable idéal !
*Plus de quinze ans de procédures, ce qui doit représenter des sommes colossales, dont l’estimation n’a toujours pas été rapportée en dépit de la demande d’un ou plusieurs parlementaires en séance.
@ Michel Deluré
Personne, jamais, n’est le mieux placé pour dispenser des leçons de maintien à celui qui, assailli de coups de pied et d’affronts, lâche prise, même un millionième de seconde, alors qu’il cherche une voie de sauvegarde au bord d’un précipice.
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@ Mary Preud’homme
Mary, je ne pense pas une seconde que les origines juives de Nicolas Sarkozy aient à voir quoi que ce soit dans ce procès.
Les coups de butoir contre la magistrature du quinquennat Sarkozy ont largement suffi pour que se fixe un abcès dévorant où pullulent et croupissent depuis des années tous les poisons des rancunes, des rancœurs, des aigreurs et des ressentiments.
@ Michel Deluré le 18 mai 202
« Quant aux « preuves décisives », sachant qu’elles ne constituent nullement les seules sur lesquelles se fonde un jugement, leur absence, selon votre appréciation, ne prouve pas pour autant l’innocence du justiciable. »
Conception communisante digne des procès de Moscou !
En bonne justice, ce n’est pas à l’accusé de prouver son innocence, mais à l’accusation de prouver sa culpabilité. Du temps où l’appareil judiciaire était respectable et non politisé, l’adage des cours et tribunaux disait justement que « le doute doit profiter à l’accusé ».
Il y a vraiment des destitutions de magistrats félons qui se perdent !
@ Véronique Raffeneau
Oui Véronique. Nicolas Sarkozy ayant été désigné à maintes reprises tel un justiciable comme les autres, se voit hélas contraint et forcé de se défendre avec les seuls moyens qui lui restent et sa vérité à lui, que l’on ne peut lui retirer ; d’autant qu’au-delà de sa personne, il y a tous ses proches, sa femme, ses enfants, etc., qui se trouvent salis et déshonorés par ces procès interminables.
Quant à Stéphane, qui s’en est pris à moi sans me nommer, quelle franchise, quel courage ! Qu’il se renseigne un minimum, ce monsieur, concernant le déroulement des affaires reprochées à Sarkozy, qui ont commencé bien avant son élection à la présidence de la République et dont certaines ont fait pschitt tant les dossiers étaient vides.
C’est évident que l’énoncé de ses origines a beaucoup nui à Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa. Et je ne suis pas la seule à l’avoir remarqué, jusqu’à un homme de gauche comme Bernard Kouchner pour l’avoir dit ouvertement et même publié.
Il faut dire qu’un personnage atypique comme Sarko, dont les parents venaient d’ailleurs, d’origines hongroise, grecque et juive séfarade côté maternel, qui avait réussi à la force du poignet à se hisser aux plus hautes fonctions, avait de quoi faire tiquer et grincer des dents les jaloux, les envieux, les frustrés, et surtout les antisémites compulsifs qui sont plus nombreux qu’on ne le croit, y compris sur ce blog. D’autant qu’attaqué de toutes parts, notamment sur ses goûts de luxe tapageur, ses fréquentations de milliardaires avec tout le clinquant, ajoutés à ses traits de caractère, d’un naturel frondeur, provocateur et mordant, il ne faisait rien pour arrondir les angles. Bien au contraire, il fonçait tête baissée sur ses opposants ou ses détracteurs, impatient de leur rabattre le caquet. Insupportable pour Edwy Plenel et toute sa smala de journalistes aux aguets pour le faire tomber, jouant les balances à tire-larigot auprès de la justice des petits pois, cette dernière trop heureuse de pouvoir se venger et coincer ce malpoli qui se croyait intouchable.
Eh oui ! Force est de constater que les ennuis de Sarkozy ont commencé avant même les enquêtes foireuses de Mediapart. C’est fou, ce besoin maniaque et vicelard de nombre de journalistes en mal de reconnaissance d’aller fouiller dans la vie des gens et déblatérer à tour de bras… Une justice qui se fait désormais plus sur les réseaux sociaux et dans les médias que par les professionnels, lesquels se contentent de plus en plus d’engranger les renseignements, vrais ou faux, d’empiler des dossiers comme des cadres dans une ruche et d’en faire leur miel bien à l’abri derrière leur masque !
* https://fr.timesofisrael.com/kouchner-les-origines-juives-de-sarkozy-lui-ont-nui/
@ Véronique Raffeneau 17/05/2026
Je ne pense pas que notre hôte soit tout de même le plus mal placé pour dispenser des « leçons de dignité, d’honneur et d’allure » !
Quant aux « preuves décisives », sachant qu’elles ne constituent nullement les seules sur lesquelles se fonde un jugement, leur absence, selon votre appréciation, ne prouve pas pour autant l’innocence du justiciable.
@ Serge HIREL
Je vous rejoins et salue votre résistance.
Mais vous ne pourrez rien contre les indécrottables sarkozystes, qui ont l’explication que je résume ainsi : « Il est tout à fait logique que Sarkozy soit condamné, tant il est innocent de ce qui lui est reproché. »
Une commentatrice parlait des origines juives de Sarkozy en expliquant que ces dernières étaient à l’origine de ses ennuis.
Sarkozy n’a pas besoin d’excuses foireuses pour expliquer ses ennuis ; il s’est très bien débrouillé tout seul et, s’il avait mis la même énergie à servir le pays, nous n’en serions pas là.
Je n’aurais évidemment pas fait mieux, mais, à la différence de lui, je n’étais pas président de la République.
Je ne sais pas ce qui rend le plus aveugle : la lucidité ou l’idolâtrie ?
@ Michel Deluré le 17 mai
« Vous oubliez une quatrième catégorie dans la liste de vos malfaiteurs (…) »
Tout à fait exact. Mais, pour ma (maigre) défense, je dirai que celle-là est parfaitement… invisible… tout en étant la plus dangereuse, puisque ses membres bénéficient d’un sentiment d’invulnérabilité… jusqu’au jour où celui-ci leur fait risquer le méfait de trop… qui leur vaudra la case « prison »…
Je sais, je suis optimiste…
@ Mary Preudhomme le 17 mai
Toutes mes excuses pour cette erreur de cible… L’important est que la flèche vous soit parvenue. Comparaison, analogie, métaphore, peu importe. Le nom du capitaine Dreyfus n’a pas à être prononcé dans une affaire qui relève de la délinquance de malfrats ordinaires, qui ont troqué leur honneur et le respect de nos institutions contre le rêve d’un fric-frac leur permettant de tenter de biaiser une campagne électorale essentielle.
On est là dans un toute autre registre que celui de l’antisémitisme qui a valu à un officier de l’armée française, parce qu’il était juif, cinq années de bagne, avant une réhabilitation acquise de haute lutte.
Par ailleurs, rien, absolument rien ne permet d’étayer votre thèse selon laquelle les ascendances juives de Sarkozy lui ont valu et lui valent des poursuites judiciaires injustifiées. Son attitude systématiquement agressive envers les magistrats est largement suffisante pour expliquer que ceux-ci ne se sont jamais montrés indulgents à son égard.
Quand on insulte la justice, mieux vaut être parfaitement droit… Ce qui — c’est aujourd’hui prouvé par les condamnations définitives dans le cadre de « l’affaire Bygmalion » — n’est pas le cas de l’ex-président de la République. Il a joué avec le feu… Il s’est brûlé… Il sera très probablement condamné en appel dans « l’affaire libyenne »… Il ne pourra que s’en prendre à lui-même. À son goût du fric, du pouvoir, et à sa détestation chronique de l’hermine…
« Ensuite, la manière lâche et basse dont NS a accablé ses plus proches collaborateurs et nié jusqu’à plus soif des évidences a démontré que l’allure n’était pas son fort et qu’il avait été largement surestimé sur ce plan. » (PB)
« Une attitude détestable qui relève de la veulerie et n’appelle qu’un commentaire, celui-là même que Nicolas Sarkozy servait sur les plateaux TV pour éreinter ses adversaires, s’abstenant ainsi d’argumenter : « Quelle indignité ! » » (Serge HIREL)
Mais quelle autre défense est possible, quelle allure est possible quand un tribunal condamne sans preuves décisives pour association de malfaiteurs et qu’il prononce une exécution provisoire de la peine de prison dans le seul but de briser et de mettre l’homme à terre ?
Qui êtes-vous pour dispenser ainsi des leçons de dignité, d’honneur et d’allure ? Que savez-vous de la dignité quand celle-ci est piégée de toutes parts par un acharnement vengeur ?
Il y a des situations où les circonstances condamnent à n’être qu’un homme, « fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui ».
@ Serge HIREL 16/05/2026
Vous oubliez une quatrième catégorie dans la liste de vos malfaiteurs : celle des malfaiteurs ayant réussi leur coup et qui ne se font, heureusement pour eux et malheureusement pour la société, pas prendre. Et cela arrive !
@ Serge HIREL
« L’un des commentateurs de ce billet compare cette « affaire libyenne » à l’affaire Dreyfus… Tenter ce parallèle, qui vise à faire de Nicolas Sarkozy la victime d’une erreur judiciaire « historique », est une insulte à l’encontre du capitaine Alfred Dreyfus, dont l’innocence a été non seulement établie, mais aussi prouvée. »
Un peu de franchise, Serge Hirel. Le commentateur était en fait une commentatrice et le rapprochement que j’avais fait avec l’affaire Dreyfus n’avait nullement valeur de comparaison, mais était plutôt une analogie en forme de métaphore destinée à démontrer l’inanité d’un acharnement judiciaire davantage basé sur le personnage (haï) du mis en cause que sur les faits reprochés.
Ce faisant, force est de constater que Nicolas Sarkozy a été de longue date desservi par son ascendance juive et la réputation qui va avec, le rendant automatiquement (génétiquement et définitivement) coupable de tous les péchés d’Israël, trahisons et abominations, et ce dès le premier jour de son élection. Sans qu’il soit besoin pour ses adversaires compulsifs de preuve tangible ni de prouver ou démontrer quoi que ce soit.
Amen !
Ce billet est un chef-d’oeuvre de corporatisme. Comme d’habitude…
Il existe trois catégories de malfaiteurs : ceux qui se font prendre en flagrant délit et ne peuvent nier leur forfait ; ceux qui réussissent leur coup, mais se font pincer parce qu’ils ont oublié un détail qui permet à la police de les identifier et d’apporter, mieux que leurs aveux, une preuve de leur participation au méfait ; et ceux qui, pour diverses raisons, ne parviennent pas à leurs fins, mais en ont néanmoins réalisé les préparatifs à un niveau tel que leur intention de nuire peut être démontrée.
Le justiciable Nicolas Sarkozy, d’évidence, n’appartient pas à la première catégorie. Ni à la deuxième, l’enquête n’ayant pas établi sans l’ombre d’un doute qu’il a bénéficié d’argent public libyen pour financer sa campagne présidentielle de 2007. Mais il relève incontestablement de la troisième. Il a beau se démener comme un diable, le faisceau d’indices le cernant est largement suffisant pour établir soit qu’il est à l’origine du projet — ce qui en fait le donneur d’ordre, l’organisateur et le bénéficiaire prévu du délit —, soit qu’il en a accepté l’idée qui a germé dans la tête d’un de ses amis, devenant ainsi complice d’un projet qui enfreint gravement la loi. La première hypothèse paraît la plus probable, les deux missives de Claude Guéant renforçant cette opinion.
Que le Parquet national financier ait quelque peu instruit à charge, soit, mais cela ne change rien à ce qu’il a trouvé… Et, mieux que le ministère public en première instance, les trois magistrats du parquet général qui, en utilisant adroitement ces éléments concrets, ont accablé l’ex-président, ont effectivement accompli un travail remarquable que la défense aura toutes les peines du monde à détricoter. D’autant plus que le prévenu s’obstine dans une posture de « mec clean » et n’hésite pas, pour ce faire, à charger ceux qui, non seulement, l’ont aidé dans son entreprise délictuelle, mais qui, de plus, jusqu’à voici peu, avaient tous supporté d’être présentés, selon les circonstances, comme des voyous, des pieds nickelés ou des « serviteurs du prince » dont le zèle avait précipité celui-ci dans la tourmente…
Une attitude détestable qui relève de la veulerie et n’appelle qu’un commentaire, celui-là même que Nicolas Sarkozy servait sur les plateaux TV pour éreinter ses adversaires, s’abstenant ainsi d’argumenter : « Quelle indignité ! »
Quelle indignité pour un responsable politique d’en être à salir l’honneur de ses compagnons de route pour tenter de sauver le sien ! Quelle indignité pour un autoproclamé meneur d’hommes de se décharger ainsi sur eux de toute responsabilité dans une affaire dans laquelle il est mis en cause ! Quelle indignité pour un ancien président de la République de se comporter comme un caïd de banlieue, un de ces multirécidivistes qui, oubliant leur casier judiciaire, essaient de faire croire, contre l’évidence, que jamais, au grand jamais, l’idée ne leur est venue d’outrepasser la loi…
L’un des commentateurs de ce billet compare cette « affaire libyenne » à l’affaire Dreyfus… Tenter ce parallèle, qui vise à faire de Nicolas Sarkozy la victime d’une erreur judiciaire « historique », est une insulte à l’encontre du capitaine Alfred Dreyfus, dont l’innocence a été non seulement établie, mais aussi prouvée. Cependant, cette comparaison tient sur un point, un seul : ces deux « affaires », l’une parce que l’armée et la justice ont fauté pour des raisons indignes, l’autre parce qu’elle ternit gravement le prestige de la fonction présidentielle, resteront des souillures dans notre belle Histoire de France.
@ Robert Marchenoir le 15 mai 2026
Les barbouzes ont été rendus sympathiques auprès du public par des films comme Les Barbouzes, Le Gorille vous salue bien, La Valse du gorille, Les Tontons flingueurs ; j’en oublie sûrement. Et surtout grâce à ces acteurs formidables, populaires et talentueux : Lino Ventura, Bernard Blier, Jean Lefebvre, Robert Dalban, Michel Constantin… J’en oublie peut-être, mais tout le monde passait un bon moment et en redemandait.
La réalité est tout autre, ce que ne savaient pas beaucoup de jeunes conquis par ces aventures et qui voulaient devenir « barbouzes » à leur tour.
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@ Nadette le 14 mai 2026
@ missbabaou le 14 mai 2026
Voilà deux commentaires qui résument très bien ce qui se passe : la France et sa dictature des juges rouges qui ne recherchent que la gloire d’abattre une célébrité, des revanchards haineux rageurs qui veulent lui faire payer très cher la boîte de « petits pois » ; si la torture était légale, ils jouiraient de le supplicier, la Libye – alibi prétexte, ils s’en tamponnent comme de leur premier string, ils veulent l’humilier, l’incarcérer à vie, ils créent des procès, ces juges gauchistes n’ont pas supporté qu’il leur tienne tête et ne se soit pas couché devant eux comme l’ont fait les autres présidents, tous aussi compromis dans des affaires politiques, mais étant de gauche soumis, donc intouchables. Juges racailles, justice dépotoir, ma liste de qualificatifs « élogieux » est interminable, je me demande comment Philippe peut supporter moralement d’avoir appartenu à cette espèce de caste-secte de mafrats mafieux ensoutannés. J’ai une pensée pour Lola, Philippine, Thomas et des centaines d’autres victimes de ces juges rouges complices de leurs criminels relâchés multirécidivistes intouchables.
« Il n’est pas nécessaire d’attendre l’arrêt de cette juridiction d’appel pour identifier les raisons pour lesquelles, dans tous les cas et quel que soit l’avenir judiciaire de cette affaire, le roi est nu : NS est devenu un justiciable plus qu’ordinaire, dans l’acception péjorative du terme.
[…] je continue à penser que ses avocats, contraints de défendre une ligne dont on perçoit depuis longtemps les limites, ne sont pas forcément critiquables. Un client comme NS n’est pas facile. Cependant, son conseil historique, si doué, si dévoué, aurait été meilleur et pleinement à la hauteur des enjeux de cette affaire. On ne chasse pas un Thierry Herzog, on le garde ! » (PB)
J’avais suivi le procès en première instance grâce aux excellents articles de Laurent Valdiguié dans Marianne. Je me suis bien moins intéressé au procès en appel.
Je comprends, Monsieur Bilger, que vous ayez été particulièrement sensible à la qualité des interventions des trois avocats généraux.
Je n’ai que peu d’estime pour Nicolas Sarkozy. Cela date de son passage au ministère de l’Intérieur, qui m’avait particulièrement déçu. Je n’ai guère été convaincu par son quinquennat tant, à mon avis, monsieur Sarkozy était éloigné de la stature d’un président de la République française.
Certes, il n’a pas manqué de courage en certaines circonstances, mais ce personnage vibrionnant, qui a subjugué une partie de la classe politique comme de la presse, n’avait pas, pour moi, le sens de la Nation française. J’en veux pour preuve le véritable coup d’État institutionnel qu’a représenté la remise en cause du vote du peuple français lors du référendum de 2005 et la signature du traité de Lisbonne avalisé par un Parlement couché.
Avant de me prononcer sur le procès en appel, j’attendrai patiemment le jugement définitif. Il n’empêche qu’au-delà de ce qui peut être reproché à monsieur Sarkozy, comme de la bassesse de son attitude envers ses collaborateurs, ce type de poursuites judiciaires revêt une dimension de procès politique, d’autant plus qu’il survient une petite quinzaine d’années après la fin du quinquennat et après une multitude d’autres procès qui lui ont été intentés.
On ne peut donc nier une forme d’acharnement d’une justice qui est bien moins active quand il s’agit de personnalités proches du pouvoir actuel. Cet état de fait se constate également dans le traitement du financement du Rassemblement national, par exemple, avec une condamnation de Marine Le Pen qui la rendra, si l’on se rapporte aux analyses juridiques de Régis de Castelnau, quasiment inéligible en 2027.
En revanche, je n’ai pas souvenance du même engagement de la justice en ce qui concerne des affaires du même type se rapportant à LFI ou au MoDem, tandis que le Parquet national financier a fait preuve d’une célérité remarquable dans les poursuites engagées, en période électorale, contre le candidat François Fillon.
Par voie de conséquence, je reste particulièrement circonspect quant aux interférences entre la justice et le politique. Force est de constater qu’une part de ces interactions résulte de la fabrication de la loi par le Parlement, comme des arrêts de la Cour de cassation, voire des décisions du Conseil d’État ou même du Conseil constitutionnel…
« Procès libyen : fier de l’accusation… » (PB)
Qu’on permette à un béotien de poser une question dont la réponse semble avoir été occultée depuis le début.
Si le procès porte sur des malversations financières attribuées à des hommes politiques en relation avec le régime de Tripoli, comment se fait-il que personne n’ait songé à établir le lien éventuel qui aurait pu exister avec les raisons troubles invoquées pour justifier cette étrange guerre menée contre la Libye ?
Notons aussi, de façon plus générale, que depuis que François Hollande s’est positionné en « chef de guerre », ses successeurs ont cru devoir agir de même pour, semble-t-il, se donner une importance qu’ils n’ont pas, au risque d’entraîner la France et les Français dans des conflits qui ne les concernent en rien et risquent de ne leur apporter que misère, mort et désolation…
Qui fera donc ce procès en imprudence irresponsable ?
« Dans le procès libyen en appel, il semble qu’un basculement se soit opéré, tant dans l’opinion qu’au sein du camp conservateur. » (PB)
Mais non.
Une bascule s’est opérée quand l’opinion n’a plus eu le moindre doute quant à la réalité de l’inextinguible règlement de comptes de la part de la magistrature qui se joue dans cette affaire.
Je pense que le grotesque épisode de l’exécution provisoire d’il y a quelques mois a définitivement détourné l’opinion de la prétendue fiabilité judiciaire de cette affaire ; cette bouffonnade a constitué une atteinte inégalée au crédit de la justice.
Sarkozy a fait vendre de l’or par la Banque de France.
Le manque à gagner est de 80 milliards d’euros. Et ce n’est pas son seul gaspillage.
Quant au procès, je préfère encore que le pognon sorte de la poche de Kadhafi que de la mienne pour le peu qu’il y a.
Sarkozy lâche ses proches « Oh quelle surprise ! ».
La plus belle réussite de Sarkozy fut quand même de se faire écraser par Hollande, déjà au débat et ensuite à l’élection.
D’aucuns sur ce blog parlent de ce qu’il a fait pour la France, de bien sous-entendu. J’ai beau chercher mais à part laisser des patates chaudes au successeur comme l’entreprise devant gérer les portiques de péages pour poids lourds ou d’autres trucs plus subtils, je ne vois pas.
@ Olivier Seutet – le 14 mai 2026
« Curieux ce goût des puissants (et pas seulement Sarkozy et consorts) pour les petites frappes. »
En effet. C’est l’un des vices nationaux pour lesquels les Français ont le plus d’indulgence. Il remonte à la Résistance et à de Gaulle. La première parce qu’elle a recyclé des malfrats (tout comme la collaboration, d’ailleurs), le second parce qu’il a toujours utilisé la pègre pour ses basses oeuvres, même s’il a pris soin de ne pas apparaître comme directement impliqué.
Pendant des décennies, et aujourd’hui encore, le mot « barbouzes », imprimé jusqu’à plus soif dans le Canard enchaîné, ne déclenchait que ricanements entendus et complaisants. Alors que dans tout pays démocratique normal, cela devrait susciter le scandale, être dénoncé comme la collusion du pouvoir politique avec le banditisme.
Ce qui est l’un des piliers du régime poutinien, au passage. Comment se fait-il que ce que l’on dénonce à juste titre à Moscou soit considéré, au pire, comme un péché véniel en France, consubstantiel à l’exercice du pouvoir ?
Une raison de plus de récuser le gaullisme, et de reconnaître que s’il a pu avoir son utilité historique, sa date de péremption est très largement dépassée. Ça commence à cocotter sévère.
@ Nadette le 14 mai 2026
Misère de misère, quelle pauvreté intellectuelle, quelle naïveté. Aucune morale… Vous répétez à l’envi ce que vous dit Sarkozy (alias Bismuth).
Il a fait quoi de bien pour la France ?
Tout se paie dans la vie. Nicolas Sarkozy pensait que les petits pois ne faisaient pas le poids face à celui qui se croyait plus malin et intouchable.
Pour sa défausse, combien d’avocats pour « l’instigateur NS » ? Trois, quatre ?
Fin novembre 2026, après les plaidoiries de ses derniers défenseurs fin mai, le président de la cour d’appel se prononcera sur la totalité des réquisitions demandées par l’avocat général. Ça risque de faire un grand boum. Mais bon : qui cherche trouve.
En attendant, et pour faire durer le plaisir de la liberté, il est fort probable que, si la sentence finale du 30 novembre ne plaît pas à NS, son armada d’avocats lui suggère de saisir la Cour de cassation. Le quatrième et dernier recours serait alors la Cour européenne des droits de l’homme.
Rien de tel pour gagner du temps avant de rentrer dans sa résidence secondaire de la Santé et écrire un deuxième tome : La haine d’une justice voulant salir la France au nom d’un innocent ?
Ou ne serait-ce pas plutôt Kadhafi-Sarkozy : une double honte pour la France, tombée sous le choc en 2007 ?
Je ne vous comprends pas M. Bilger.
Il y a des pans du dossier sur lesquels il n’y a pas de preuves. J’espère que les avocats seront top pour le défendre.
On le salit tous les jours, des absurdités parfois.
Pour moi il aura toujours mon soutien et je n’oublierai jamais ce qu’il a fait pour le pays.
Trois, oui, trois de vos collègues ont passé trois jours à requérir… Quel travail ! Quelle audace ! O res mirabilis ! Et vous (qui avez sans doute assisté à l’audience, sinon vous ne pourriez nous en faire autant jouir par de simples comptes rendus d’audience…) de vous confire en admiration à l’écoute de leur réquisitoire : quel courage, chers petits pois, à tirer ainsi sur une ambulance devant laquelle, au temps de sa splendeur, vous vous prosterniez très bas, n’osant la révolte devant le Prince que dissimulés honteusement dans votre permanence syndicale, décorée du misérable « mur des cons » !
Mais quel corporatisme de bas étage est donc le vôtre, quelle haine recuite portez-vous donc à ce président déchu que vos collègues ont envoyé au cachot, piètre vengeance d’une magistrature qui se prétend debout après avoir été si longtemps couchée !
De même qu’il est indécent de « cracher dans la soupe » après avoir bénéficié d’un confortable rond de serviette, de même ce coup de pied de l’âne et vos applaudissements à ce coup de sabot ne resteront pas à votre crédit…
Mais vous aurez l’approbation de vos petits, et habituels, thuriféraires…
On devrait toujours relire La Fontaine :
« Le Lion, terreur des forêts,
Chargé d’ans, et pleurant son antique prouesse,
Fut enfin attaqué par ses propres sujets
Devenus forts par sa faiblesse.
Le Cheval s’approchant lui donne un coup de pied,
Le Loup, un coup de dent ; le Bœuf, un coup de corne.
Le malheureux Lion, languissant, triste, et morne,
Peut à peine rugir, par l’âge estropié.
Il attend son destin, sans faire aucunes plaintes,
Quand, voyant l’Âne même à son antre accourir :
Ah ! c’est trop, lui dit-il, je voulais bien mourir ;
Mais c’est mourir deux fois que souffrir tes atteintes »
Je trouve gênant dans le procès du financement libyen les fréquentations douteuses des plus hautes autorités de la République : les Djouhri, Takieddine, Gaubert. Curieux ce goût des puissants (et pas seulement Sarkozy et consorts) pour les petites frappes. Quand on a besoin de bras pour des sales besognes, au moins on ne les reçoit pas dans les palais officiels et les Ritz et autres Bristol, il existe des services ad hoc pour cela.
Je suis un peu sidéré par l’absence de tenue de l’ancien président qui se désolidarise de ses anciens collaborateurs. De surcroît pour des motifs qui, là encore, pourraient prouver une proximité avec un des grands criminels de l’entourage de Kadhafi. Fuite devant ses responsabilités, frousse de les assumer, spectacle pénible.
Mais qu’apporte ce procès en dehors d’une accusation de mauvaises (effarantes même) fréquentations, de médiocrité abyssale des comportements ? Pas grand-chose, sinon des suppositions, des constructions plausibles peut-être, mais non avérées, en tout cas incertaines. Fallait-il, pour stigmatiser des sentiments de supériorité de ceux qui nous gouvernent si mal, les traîner si bas avec des concepts inappropriés d’association de malfaiteurs, de délit d’intention, avec des preuves fournies par une officine de presse, qui s’apparentent à un faux ?
Certains affirment que le financement occulte des campagnes présidentielles a toujours existé, d’autres prétendent que les procès relevant de ce délit, car il faut bien appeler les choses par leur nom, sont loin d’être prioritaires et que la justice, déjà passablement embouteillée, aurait bien d’autre grain à moudre, enfin d’autres encore considèrent que cette même justice se montre finalement beaucoup plus laxiste à l’égard d’autres types de délinquance qui pourrissent au quotidien la vie des citoyens. Et tout cela n’est assurément pas contestable.
Mais tout cela justifie-t-il pour autant que cette pratique délictuelle ne soit traitée par la justice que par-dessus la jambe et que cette même justice se dispense ainsi de passer, ne jugeant ni ne sanctionnant ? Laisser cette pratique impunie, n’est-ce pas finalement le meilleur moyen de la laisser prospérer ? Ne pas agir, est-ce le moyen le plus efficace pour corriger une pratique délictuelle, que chacun pourtant dénonce, et dans le cadre de l’élection présidentielle, la plus déterminante de toutes ?
Nous ne pouvons d’un côté exiger des politiques qu’ils soient vertueux et d’un autre nous offusquer qu’ils aient affaire à la justice lorsqu’ils ne le sont pas.
Il y avait @François Dupuis, avant Jean-Baptiste Botul, Paul Bismuth… J’en oublie certainement.
Mais François Dupuis attire immanquablement, comme François Pignon, le rire, alors rions un peu:
https://youtu.be/hz5xWgjSUlk?si=pnBVDxgL-ji8J1pZ
François Dupuis, chez nous ce serait François Cruchade, quelle poilade François !
Dans un post précédent sur le sujet, j’avais conclu que la justice avait perdu son bandeau.
Mais dois-je ajouter qu’il existe une certaine synchronicité entre la justice et certains médias ?
Alors que Ziad Takieddine était un témoin clé dans l’affaire Nicolas Sarkozy, un autre Franco-Libanais témoigne ces jours-ci : Robert Bourgi.
« L’ancien intermédiaire dit avoir été chargé, entre 1997 et 2005, de gérer les “gestes d’amitié” de chefs d’État africains envers Jacques Chirac. Il affirme avoir supervisé “une douzaine, voire une quinzaine” de remises d’argent, pour un total qu’il évalue à environ 50 millions d’euros. Il assure que Dominique de Villepin, alors secrétaire général de l’Élysée puis ministre des Affaires étrangères, était son interlocuteur direct dans ces opérations. “Le talon d’Achille de Dominique de Villepin, c’est l’argent, le luxe, l’aisance”, lance-t-il.
Robert Bourgi évoque aussi un épisode déjà raconté dans son livre « Ils savent que je sais tout », paru en 2024 : la livraison supposée, en novembre 2001, de trois millions de dollars dissimulés dans quatre djembés, envoyés par le Burkina Faso. Selon lui, Dominique de Villepin serait descendu dans la cour de l’Élysée pour aider à porter les instruments jusqu’à son bureau. Les faits allégués sont aujourd’hui prescrits et n’ont donné lieu à aucune condamnation. »
https://www.valeursactuelles.com/politique/robert-bourgi-ereinte-dominique-de-villepin-et-son-gout-pour-les-cadeaux-de-dirigeants-africains
Et l’enquête sur l’assassinat du policier Maréchal, le porteur de valises entre Mouammar Kadhafi et les sbires de Nicolas Sarkozy, elle en est où ?
Pourquoi le principal suspect, X…..Q….., n’a-t-il fait l’objet d’aucune investigation judiciaire ?
Pourquoi les journalistes qui ont publiquement affirmé connaître les détails des voyages de Maréchal n’ont-ils pas été interrogés ?
Ça sert à quoi, nom de Dieu, un avocat général ?
« Comme si, au fond, la magistrature était devenue plus haïssable que ceux qu’elle poursuivait, tandis que les avocats étaient exaltés jusqu’à faire oublier que les juges n’inventent ni les infractions ni les procédures. » (PB)
Une partie de la droite fait ça pour Nicolas Sarkozy, une partie de la gauche pour des délinquants, pour d’autres personnes.
Il serait souhaitable que les magistrats soient le plus impartiaux possible par profession, et les citoyens de par l’éminente dignité d’être des souverains.
Sinon, monsieur Bilger est, me semble-t-il, le seul avocat d’un ministère public qui en a bien besoin à cause des partis pris universels.
Haro sur Nicolas Sarkozy !
Toujours pas de « haro » sur les racailles narcos, migrants tueurs, violeurs, voleurs, casseurs antifasnazis, juges rouges complices des délinquants, La France insoumise pro-terroristes du Hamas…
Sarkozy aura été le plus beau baudet de cette fable judiciaire : moins risqué, cible célèbre que les juges rouges se disputent comme un trophée dans leurs salons de racailles bobos gauchos.
Pas touche à un chef narco : un home-jacking est si vite arrivé chez le juge kamikaze qui aurait le toupet de vouloir lui chercher des noises.
Toujours rien sur Jérôme Cahuzac ? Ah oui, il est de gauche, j’avais oublié… excuses aplaties.
République des juges islamo-gauchiste, narco, bananière : la macronie cumule les tares tout en donnant des leçons au monde entier.
Je n’aime pas cette justice rythmée par les articles d’une presse délatrice, façon Mediapart.
Une justice qui construit davantage qu’elle n’instruit.
Qui se base davantage sur des témoignages que sur des preuves.
Car aucun centime n’a été retrouvé.
De son vivant, Raymond Barre avait planqué 7 millions d’euros en Suisse, découverts seulement après son décès. Là : nada, rien.
La justice aurait-elle enlevé son bandeau ?
Un champion ! Et dire qu’il a été le président du pays… Bon, pour la suite, il a été balayé d’un revers de main par un de ses semblables : François Fillon et ses casseroles…
Décidément, une écurie fournie de vieux chevaux de retour qui font honte à la nation entière — et pas pour un vol de pistaches à l’étalage :
— Écoutes / Bismuth : 3 ans dont 1 ferme (bracelet)
— Bygmalion (2012) : en cassation, 1 an dont 6 mois ferme
— Financement libyen (2007) : en appel, 5 ans ferme + amende + interdiction
— Qatar 2022 : enquête
— Russie / influence : enquête
— Escroquerie au jugement : enquête
Et pendant ce temps-là, la vie du pays : une explosion du chômage, avec plus d’un million de chômeurs supplémentaires entre 2008 et 2012 ; une dette publique passée de 64 % à 85 % du PIB ; un pouvoir d’achat en baisse pour une grande partie des ménages, même si la crise financière mondiale explique beaucoup et que l’opinion publique lui en a largement tenu rigueur. Beaucoup de Français ont rejeté son style très direct, parfois perçu comme agressif, son omniprésence médiatique, ainsi que certains comportements symboliques : soirée au Fouquet’s, vacances sur le yacht de Vincent Bolloré… Ces éléments ont durablement abîmé son image. Une image de « président des riches », avec le bouclier fiscal, la suppression de l’ISF sur une partie du patrimoine et sa proximité affichée avec de grands patrons. Tout était réuni pour créer un rejet dans les classes populaires et une partie des classes moyennes.
Les mauvaises langues disent qu’il aura désormais le temps d’écrire les fresques d’Alexandre Dumas… Le tribunal, sans doute miséricordieux, lui trouvera une porte de sortie. On a toujours du mal, en France, à juger les politiques de haut rang. Un président de la République, c’est nouveau. Il s’en tirera sans doute sans trop de casse, mais, pour l’Histoire, ce ne sera pas très brillant. Et pour la légende, ce n’était pas non plus Robin des Bois.
« On percevait même, chez le citoyen ordinaire, une forme de retenue à se laisser aller à une indignation pourtant compréhensible face aux multiples agissements et procédures se rapportant à Nicolas Sarkozy. Comme si la fonction qu’il avait exercée constituait encore une sorte de bouclier. » (PB)
Ben oui, je fais partie de ces citoyens qui, bien que n’ayant pas voté pour Nicolas Sarkozy, trouvent que la justice fait beaucoup de zèle concernant l’ancien président de la République.
Des valises remplies de billets qui circulaient, c’était monnaie courante dans les campagnes présidentielles précédentes, et les candidats impliqués dans ce genre de magouilles n’ont pas connu un tel acharnement de la part des juges chargés de ces affaires.
La grande majorité des citoyens ont d’autres préoccupations que de se focaliser sur ce procès, clairement politique. C’est la vengeance des « petits pois ».
Ils préféreraient que nos juges fassent preuve du même zèle envers les narcotrafiquants, les passeurs de migrants, les violeurs et les pédophiles qui leur pourrissent la vie. Bref, les vrais dangers auxquels ils doivent faire face au quotidien, et dont on ne voit guère les résultats.
Dix ans de procédures, des faisceaux d’indices concordants ou discordants, mais toujours pas de preuves. Il n’empêche que Sarkozy devra payer le prix fort, et que la meute boulimique qui réclame à tout prix sa tête ne le lâchera pas.
Pas de quoi plastronner !
Et cela tandis que des monceaux de dossiers qui ne seront jamais traités ou classés sans suite s’amoncellent dans les greffes des tribunaux et que la France de plus en plus racaillisée, divisée, décadente, indolente, niée, dévalorisée, islamisée, fataliste, dépassée par les événements ou résignée continue de sombrer inexorablement dans le déclin, sinon sa disparition avant le Grand remplacement. Pour la plus grande satisfaction des binationaux, trinationaux ou Français de fraîche date ou de circonstances qui occupent de plus en plus de postes clés et se font élire triomphalement et ne roulent que pour l’étranger ou leur seule gloriole, tels des Rima Hassan et autre Bagayoko !
Pourtant question association de malfaiteurs destinés à faire dégringoler la France au plus bas, il y aurait vraiment de quoi faire par les temps qui courent, au lieu de continuer à nous bassiner avec l’affaire Sarkozy, comme il y eut jadis l’affaire Dreyfus !
Pauvre France !
J’ai soutenu M. Sarkozy, président.
J’ai suivi de près ce procès et appris mille choses que j’ignorais.
Je ne puis que souscrire à votre texte de ce jour.
L’appel n’est pas mon sujet, mais ce type m’horripile depuis qu’il a quitté la Place Beauvau.
Ministre de l’intérieur était son bâton de maréchal, personne n’a osé le lui dire. Comme prévu, les fautes ensuite se sont accumulées dans une exaltation pathétique.
Qui’on lui mette le bracelet qui va bien, qu’on lui retire les derniers priovilèges et qu’il se confine au cap Nègre.
On l’oubliera !
Excellente analyse sans complaisance ni hostilité, de la situation judiciaire et morale de Nicolas Sarkozy. On ne peut toutefois s’empêcher de relever la contradiction avec la position affichée par Bruno Retailleau, votre champion, qui affirmait après le jugement de première instance : « Je lui redis tout mon soutien et toute mon amitié dans l’épreuve qu’il traverse. Je ne doute pas qu’il saura mettre toute son énergie à se défendre devant la cour d’appel et faire prévaloir son innocence ».
Pas mieux, merci cher hôte.