D’abord, le bonheur de pouvoir suivre médiatiquement – et tranquillement – les débats du procès en appel concernant Nicolas Sarkozy et d’autres, relatifs au financement libyen présumé de sa campagne de 2007. Avec, tout particulièrement, les chroniques de Laurent Valdiguié dans Marianne et celles de Stéphane Durand-Souffland dans Le Figaro.
Tranquillement, en effet, sans être interrompu sans cesse, comme sur CNews, par une inconditionnalité et une ignorance satisfaites d’elles-mêmes, et aussi éloignées d’une authentique information qu’Olivier Faure de la loyauté politique.
L’appel, certes, donne lieu naturellement et la plupart du temps, à des débats moins intenses, moins exacerbés, plus maîtrisés.
Le président Olivier Géron, qui connaît parfaitement le dossier, n’y est pas pour rien. Sa compétence calme y contribue beaucoup. Les avocats généraux ne sont pas en reste sur ce plan.
L’appel, dans les affaires à la fois judiciaires et politiques, offre aussi le grand avantage, du moins faut-il l’espérer, d’une remise en cause, lorsque le procès de première instance n’a pas été favorable aux prévenus, des stratégies de défense, des arguments avancés, des questionnements et des plaidoiries, parfois dans un sens radicalement contraire aux versions initiales.

Même si cela ne semble pas être le cas pour ces audiences d’appel, il y a cependant des infléchissements, voire des voltes psychologiques – Alexandre Djouhri est ainsi passé de l’arrogance à « l’imbécillité prétendue » – qui changent le climat judiciaire et le chargent de moins d’électricité. Comme si la plupart des mis en cause avaient pris acte du fait qu’un certain type de dénégations avait fait fiasco, par leur totale invraisemblance, et que l’appel ne pouvait être la continuation paresseuse et sans surprise de la première instance.
Le seul, peut-être, qui persévérera (apparemment, il l’a déjà annoncé) dans sa position initiale est Nicolas Sarkozy, parce que son incrimination ne fait pas de lui un appelant ordinaire, mais une personnalité dont la condamnation, dans une affaire gravissime, viendrait ajouter, à un tableau judiciaire déjà lourd, une ultime touche honteuse et impardonnable. C’est de son destin qu’il est question, de l’image qu’il laissera dans la mémoire des Français.
Une fois écartés les préliminaires procéduraux sans la moindre consistance, on peut s’interroger sur l’incidence, dans les débats, de la mort de Ziad Takieddine et de l’indisponibilité médicale de Claude Guéant, qui ne sera pas présent lors des audiences et ne pourra pas répliquer aux possibles accusations dont il fera l’objet. L’un ou l’autre, l’un et l’autre seront-ils des boucs émissaires commodes ou placés à leur juste niveau de responsabilité, de culpabilité ?
M’est-il permis aussi, sans tirer de conclusion du rejet opposé à Nicolas Sarkozy concernant la confusion des peines liée à son bracelet électronique, de m’interroger sur l’effet possible, dans les débats d’appel et dans l’arrêt à venir, des péripéties, parfois indécentes, qui ont suivi sa première condamnation avec exécution provisoire ? Son incarcération de vingt jours a notamment favorisé l’écriture et la publication d’un livre dans lequel, détenu, il osait se comparer au capitaine Dreyfus…
Quel que soit l’arrêt rendu, pourrait-on au moins ne pas entendre de la part des avocats de la défense, de certains médias et de quelques soutiens politiques sectaires et peu républicains, des commentaires réprobateurs inutiles ou, pire, des vitupérations dirigées contre l’institution judiciaire ?
Je le précise : ce n’est pas elle qui est poursuivie ni qui est coupable…
@ Tipaza le 28 mars 2026
Ben voilà, quand les choses sont dites simplement, sans circonlocutions tarabiscotées, je comprends.
En somme vous nous présentez la version revue et adaptée à notre époque en pleine perdition, des quatre cavaliers de l’Apocalypse. 😊
@ Tipaza le 28 mars 2026
Joli !
À répondre au mal par le mal, on finit par le prendre pour le bien.
« À l’ombre des fleurs de cerisier,
il n’est plus d’étrangers. »
— Kobayashi Issa
@ Robert Marchenoir le 28 mars 2026 (@ Achille)
« …il y a des gens qui vous demandent de lire à leur place. »
Enfin Marchenoir, vous pourriez faire un petit effort.
Lire n’est rien, c’est comprendre qui est tout, et pour qu’Achille comprenne il suffit de faire un résumé de quelques lignes.
Par exemple, je propose ceci :
En ouvrant nos frontières sans discernement, nous avons laissé entrer quatre cavaliers, chacun monté sur un cheval de Troie :
Le premier s’appelait la désolation,
Le deuxième s’appelait la haine du Blanc,
Le troisième, la guerre civile silencieuse,
Le quatrième enfin était la conquête du pays d’accueil.
@ Achille – le 28 mars 2026
« Mais si vous pouviez résumer ce laïus [de Lodi] en une vingtaine de lignes, je suis preneur ! »
Hahaha. Vous me prenez pour ChatGPT, ou quoi ?
« Étant, comme vous le savez, un peu fainéant, je n’ai pas eu le courage de lire. »
Honnête – mais recordman du culot, quand même. La Frônce, le pays tellement ravagé par l’assistanat qu’il y a des gens qui vous demandent de lire à leur place.
@ Lodi – le 27 mars 2026
Un jardinier dirait : « Une fois qu’on a enlevé les gourmands, on devrait apercevoir les 🍅 »… 😉
@ Lodi le 27 mars 2026
Matin de printemps –
Imite le cadran solaire,
Il ne compte que les heures claires.
@ Robert Marchenoir le 27 mars 2026 (@ Lodi)
« Votre prose se mérite. C’est dur de rentrer dedans et il y a beaucoup de choses à élaguer »
Étant, comme vous le savez, un peu fainéant, je n’ai pas eu le courage de lire.
Mais si vous pouviez résumer ce laïus en une vingtaine de lignes, je suis preneur ! 😊
@ Robert Marchenoir
Merci à ceux qui se donnent la peine de lire. Ce sont des réflexions qui se répondent les unes les autres mais qui n’ont pas appris à captiver le lecteur et sont un peu longues, comme une conversation avec soi-même.
Et pour vous souhaiter à vous et aux autres un agréable printemps, faisons court :
Matin de printemps –
Mon ombre aussi
Déborde de vie !
— Kobayashi Issa
@ Lodi – le 27 mars 2026
Votre prose se mérite. C’est dur de rentrer dedans et il y a beaucoup de choses à élaguer, mais quand c’est fait, il arrive qu’on y trouve des réflexions très pertinentes.
Allez, on s’en fait une petite dernière : jetée de Paris, elle conserve malgré tout une mairie… Il faut bien le reconnaître, son fief local, ce n’est pas des pouilleux qui l’habitent, alors les histoires d’argent et le reste, ils ont les moyens de les supporter. C’est un peu cynique, mais il faut bien avouer que, quand on pense fin de mois, on n’a pas trop de temps à consacrer à la bagatelle… Du moins, je le pense.
Prétendre reconquérir les territoires perdus de la République ? Autant dire qu’une fois que les immigrés musulmans, aussi indésirables que de plus en plus indésirés, auront franchi les frontières, on les persuadera de respecter les lois comme les citoyens, eux qui usurpent leur place auprès des nationaux et qui innovent en ce que certains rendent le mal pour le bien. C’est idiot : quand les gens s’imposent, ce n’est pas pour s’en laisser imposer. Aux gens qui ne comprennent que la force, on fait la morale : mais quelle bêtise !
Et cela après avoir commis la folie de les laisser entrer. Cela me rappelle une personne déséquilibrée qui ne manque pourtant pas d’intelligence et qui ne ferme pas la porte à clé, chez elle, dans la journée, prétendant qu’il n’y a guère de risque dans son village, ce qui ne l’empêche pas d’avoir un système d’alarme pour quand elle est absente. Donc il y a risque et pas risque à la fois dans sa tête, tourner cette clé n’est pas un réflexe, et, malgré le fait qu’il n’y ait pas de force de l’ordre au village, cette personne attend leur prompte arrivée en cas de problème. Et la même personne est pour l’immigration, croyant qu’il suffit d’expulser les plus problématiques, comme si les pays sources allaient reprendre facilement leurs brebis galeuses, et comme si cela suffisait, de toute façon.
Bref, dans la vie comme politiquement, c’est : je me mets à la merci du monde, et aux autres de m’en sortir ; si j’explique ce qu’il en est du monde, les accusations oscillent entre raciste et coupable du crime capital d’être dans la froide raison. Bien sûr, on saurait intégrer n’importe qui et on ne tombera jamais sous la coupe des musulmans, même si je montre que les chrétiens minoritaires, tenant les villes et non les campagnes, ont interdit le paganisme, et que des totalitaires minoritaires ont asservi le peuple sans être davantage adulés par les foules. Il faut croire à son pays, et non savoir ce qu’on sait du cours du monde, en somme, et les droits de l’homme admirés prouveraient qu’on est formidable quand on est incapable de conserver sa liberté. On dirait les chrétiens qui n’aiment ni la liberté ni leurs prochains mais se flattent de leurs textes ; d’ailleurs, les textes servent aussi à dignifier les Russes au prétexte de leur littérature. Mais qui n’en a pas ?
Par contre, rester libre et ne pas chercher à tyranniser les autres, c’est, pardon de le dire, plus rare. Je sais bien que la religion ne vaut rien, et la preuve en est que les croyants se flattent de textes en trompe-l’œil, mais je m’insurge que les littéraires instrumentalisent la littérature, s’en servent comme d’une serpillière pour nettoyer les infamies de leurs petits chouchous. La littérature vaut infiniment mieux que cela : elle est le réceptacle de la tradition comme de la créativité, l’éternelle ode à la vie, et est maudite de tous les dogmes pour qui tout discours ne relevant pas de leur orthodoxie en serait une autre, concurrente, dont on déplore l’existence. Oui, même dans la Chine impériale, où certains l’assimilaient à une école face au bouddhisme, au confucianisme et au taoïsme, et je ne vais pas enfoncer des portes ouvertes sur notre cas. Mais que ceux qui excusent la tyrannie se servent de ce qui, par essence, va contre elle pour se justifier ou légitimer la tyrannie est une trop grosse imposture pour que je la laisse passer.
Qu’en est-il de la folie ? Prendre le risque de laisser entrer n’importe qui chez soi ; après, aux autres de se débrouiller. Prendre ce qui est libérateur par nature, comme la littérature, comme bénédiction des chaînes. Bref, se défausser : je crois en l’être humain, mais aux autres de s’occuper des dégâts, et pervertir le sens de ce qui est.
Cela me rappelle ces religions où l’on se défausse aussi, vous savez, et pas de rien : de ce monde ; peu importe la chute de Rome ou la nôtre, il y aura une Jérusalem céleste. Donc tout peut bien s’écrouler, on empêche César d’agir comme il le faudrait, mais on l’appelle si l’on a « bobo » pour son petit confort personnel.
Bien sûr, en France, fille aînée de l’Église, comme s’il y avait de quoi se vanter, ce sont les droits de l’homme qu’on sort pour permettre aux liberticides de se déverser chez nous, comme s’il y avait un droit à immigrer. Existerait-il, dans ces modernes Tables de la Loi, qu’il faudrait considérer qu’elles ont été gravées à une époque où l’on n’était pas confronté à des ingrats de compétition, rendant le mal pour le bien ? On a une façon d’interpréter nos références tout à fait délirante et bien digne des fondamentalistes ; comme ces arriérés, on oublie que la lettre tue et que l’Esprit vivifie, rare phrase pertinente du fatras, alors extrayons-la.
Réalité et fiction sont faites par l’être humain, il y a donc autant d’invention dans les deux. Mais parfois, la folie donne, dans la réalité, de curieux prolongements aux mythes. Homère parle d’un cheval de Troie bâti par les assaillants pour prendre la ville. Nous, c’est en accueillant n’importe qui que nous donnons un cheval de Troie pour que, soit nous, soit nos successeurs ne finissions asservis. Point commun entre réalité et fiction : une minorité suffit pour faire triompher les agresseurs, réduire le reste à un reste, car qu’est-ce que l’esclave ?
Les anciens le savaient bien et n’ont pas aboli l’esclavage ; les modernes l’ont aboli et n’ont pas voulu se rappeler que la servitude dégrade. Mais c’est pourtant évident et gardé en dépôt dans les textes de fiction, plus véridiques que les philosophes prétendant un esclavage par nature, ou ceux qui, montrant l’horreur de la chose, croient pouvoir nier que les statuts et traitements dégradants dégradent, tout simplement.
Donc L’Odyssée, scène d’Ulysse et de son chien :
— Eumaios, voici une chose prodigieuse. Ce chien gisant sur ce fumier a un beau corps. Je ne sais si, avec cette beauté, il a été rapide à la course, ou si c’est un de ces chiens que les hommes nourrissent à leur table et que les rois élèvent à cause de leur beauté.
Et le porcher Eumaios lui répondit :
— C’est le chien d’un homme mort au loin. S’il était encore, par les formes et les qualités, tel qu’Odysseus le laissa en allant à Troie, tu admirerais sa rapidité et sa force. Aucune bête fauve qu’il avait aperçue ne lui échappait dans les profondeurs des bois, et il était doué d’un flair excellent. Maintenant les maux l’accablent. Son maître est mort loin de sa patrie, et les servantes négligentes ne le soignent point. Les serviteurs, auxquels leurs maîtres ne commandent plus, ne veulent plus agir avec justice, car le retentissant Zeus ôte à l’homme la moitié de sa vertu quand il le soumet à la servitude.
Bref, rappelons-nous que le monde est ce qu’il est… L’asservi, qu’on me permette de rappeler cette évidence, le reste, sauf cas bien extraordinaire de l’abolition de l’esclavage ou de débarquement. Comment peut-on attendre, comme des esclaves, le caprice d’un maître : que les indésirables se comportent bien, que les forces de l’ordre nous sauvent des désordres que nous appelons par notre imprudence, ou d’un sursaut de vertu d’un peuple asservi ? Notre peuple a été attentiste et en garde la mentalité ; les peuples envahis par des ennemis ou menés par des tyrans restent, pour la plupart, dans leur ergastule.
Le monde n’est pas un don que chacun aurait reçu, mais ce qui vous sera fait payer par la souffrance et arraché par la mort.
Et ce monde est ainsi régi : si vous le niez, il vous niera et vous finirez asservi, à moins que ce soient vos successeurs qui paient pour votre déficit de lucidité :
« Le combat est père de toute chose, de toutes les lois ; les uns, il les porte à la lumière comme dieux, les autres comme hommes ; les uns, il les fait esclaves, les autres, libres. »
Héraclite
J’ai cru comprendre que le procès en appel dans l’affaire de la campagne Sarkozy-Kadhafi, qui se tient actuellement à Paris du 16 mars au 3 juin 2026, devait être plus rapide que celui tenu en première instance en 2025, du fait que tous les dossiers ont déjà été intégralement instruits. Franchement, c’est très long.
« Son incarcération de vingt jours a notamment favorisé l’écriture et la publication d’un livre dans lequel, détenu, il osait se comparer au capitaine Dreyfus… » (PB)
Un beau coup de « saton » de rugby de la belle époque. Au passage, un ressemelage en règle de CNews… Du rugby « à l’ancienne » : au moins, les mots ne laissent pas de traces apparentes, et puis, quand c’est mérité, c’est se faire du bien.
Aujourd’hui, je ne pense pas que Sarkozy intéresse grand monde, cette droite est à terre, bien qu’elle revendique son ancrage profond. Ouais… je veux bien : avoir une belle équipe sur le papier ne fait pas gagner les matchs ; pour l’instant, les présidentielles, c’est sans eux.
Le bouquin de Sarkozy, pour ceux qui l’ont lu, cela les a bien fait rigoler : se comparer au capitaine Dreyfus, fallait oser ; il paraît même que, si on ne l’avait pas retenu, il aurait élevé sa prose au niveau de la « Roue rouge ». Ce devaient être des bruits de couloir : le capitaine Sarkozy face à son grand destin post-affaires judiciaires. Faut pas exagérer non plus ; par contre, au nombre de ses affaires, si c’étaient des médailles, là, c’est sûr, il concurrencerait un maréchal russe. Bon courage pour la suite et son futur bouquin, « Ma vérité »… On n’a pas fini de rire.
Quel pauvre type, s’il avait pu lustrer les bottines avec la langue il l’aurait fait. Président par accident, il a compris de lui-même qu’il ne faisait pas la pointure et s’est déballonné comme un gosse. Et dire qu’il en existe pour le trouver intelligent ou malin.
Home > Churchill > Speeches > 1941 – 1949 Speeches > Never Give In, Never 10/29/1941
Never Give In, Never, Never, Never, 1941
https://www.nationalchurchillmuseum.org/never-give-in-never-never-never.html
Pour en rire, si ce n’est en pleurer :
https://x.com/amelielabrande/status/2036895075876176277?s=58
Et dire que ce type a eu les clés du pays…
On a Hanounouille et là c’est Hollan… Pareil, quoi!
On attend le Messie et on nous file des nouilles plates. On attendait Sarkozy et on a eu les Dalton. On n’en sort pas !
L’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de Sarkozy n’est plus qu’une anecdote qui appartient au passé… comme lui. Quelle que soit la vérité judiciaire qu’établira la cour d’appel, s’ajoutant à d’autres dans lesquelles il a déjà été condamné, elle abondera le sentiment que Sarko n’a pas été un dirigeant politique de haute valeur morale. La marque qu’il laissera dans l’Histoire en pâtira… mais cela n’a aucune importance.
Un procès qu’il ne lui sera pas fait, mais qu’il mérite amplement, est celui que l’on pourrait nommer du « Kärcher ». Quand, le 20 juin 2005, à La Courneuve, il avait énoncé la promesse de « nettoyer » la Cité des 4 000, tout le monde avait compris que celle-ci concernait tous les « quartiers perdus de la République » où sévissait une délinquance déjà insupportable, liée, la plupart du temps, à la présence d’immigrés et de « Français de papier » peu enclins à respecter la loi française. Las… ce ne fut qu’un coup de menton — et un claquement de talonnettes — sans suite…
La France avait alors cru à un sursaut régalien du ministre de l’Intérieur… Ce n’était qu’un coup d’épée dans l’eau qui préparait sa campagne présidentielle… On connaît la suite — le laxisme « normal » de Hollande, le laisser-faire scandaleux de Macron —… et le résultat : l’explosion du narcotrafic, l’insécurité jusqu’au cœur de Paris et, sur le plan politique, depuis ces derniers jours, la mainmise du communautarisme sur plusieurs villes que leurs nouveaux maîtres essaieront de transformer en têtes de pont d’une invasion de populations exogènes déjà en cours.
Le cas de Saint-Denis est particulièrement douloureux parce que symbolique : les rois de France qui y sont enterrés — dont Charles Martel — sont en quelque sorte devenus les premières victimes d’un basculement civilisationnel… et Sarko a sa part de responsabilité dans cette prise d’otages…
Quant à CNews, l’obstination de certains de ses journalistes, en particulier de Pascal Praud, non pas de défendre bec et ongles l’ex-président en argumentant, mais d’en faire un saint homme par principe, est plus qu’irritante. Pour ma part, elle m’exaspère et je comprends « le bonheur » de notre hôte de ne plus avoir à supporter cette vénération, finalement malsaine. Compte tenu du peu de crédit que militants et sympathisants de droite — des droites — accordent aujourd’hui à Sarkozy, il ne fait aucun doute que cette attitude révérencieuse est contre-productive pour la chaîne et qu’elle gagnerait en crédibilité si elle évitait de passer son temps à lui construire un statut de victime… au point d’en faire son « boulet » (plagiat d’Olivier Faure assumé).
CNews gagnerait aussi en crédibilité si certains de ses journalistes, en particulier Gauthier Le Bret, prenaient le temps nécessaire au contrôle et à la mise en perspective d’une information avant d’émettre un commentaire à l’emporte-pièce… et tout à fait contestable par quiconque en connaît le contexte. Mardi soir, en pestant contre les huées et menaces qu’ont subies les maires sortants dans certaines villes tombées aux mains de l’extrême gauche, il a donné un bel exemple de ce manque de recul.
Toute la soirée, il a amalgamé les dérives survenues à Mantes-la-Jolie — commune dont je suis l’évolution politique depuis 1968 — avec celles constatées dans plusieurs villes — Saint-Denis en particulier — où une gauche sectaire et arrogante a conquis la mairie. Or, le nouveau maire de MLJ — 34 ans, né dans cette ville, famille d’origine sénégalaise, Sciences Po, cadre supérieur dans les milieux financiers internationaux — est « apolitique », certes non encarté, mais apparemment proche d’une gauche plutôt sociale-démocrate… et, en tout cas, bien loin d’être un autre Bagayoko. Un seul reproche à faire à Adama Gaye : il ne semble pas avoir dénoncé immédiatement ces comportements indignes.
Par ailleurs, à la lecture des résultats électoraux, on s’aperçoit que le maire sortant (DVD) aurait été réélu dès le premier tour s’il n’avait pas eu à faire face à une autre liste DVD (19 %)… et qu’il est plus qu’anormal qu’au second, alors que cette dernière s’était retirée, l’élu sortant (46 %) n’ait pas bénéficié d’un report massif des électeurs de celle-ci (-800 voix). Le candidat élu, lui, a fait un bond de 24 % à 54 %, soit 3 700 suffrages supplémentaires…
L’explication : le communautarisme (1 000 voix de plus dans les bureaux du Val Fourré, dont la population est à 80 % musulmane) + le report sans exception des électeurs de gauche (15 % au premier tour) +… les 800 voix venues de la seconde liste DVD, conduite par un proche de Pierre Bédier, ancien maire (RPR) et, aujourd’hui, président (UDI-DVD-ex-LR) du conseil départemental des Yvelines.
Le seul but de cette liste était de faire chuter le maire sortant, qui, ancien poulain de Bédier, est devenu son ennemi juré après avoir osé signaler une affaire de corruption mettant en cause deux placiers du marché du Val Fourré et un adjoint proche de l’homme fort du département, adepte d’un clientélisme décomplexé lorsqu’il était maire de Mantes-les-Deux-Mosquées (dont une salafiste…).
Il eût peut-être été intéressant pour les téléspectateurs de CNews de découvrir cela, qui démontre entre autres que le communautarisme est désormais capable de gagner une élection sans l’aide de LFI — ceci me paraît gravissime — et que certains maires de droite qui ont pactisé avec le frérisme sont tout aussi responsables de la perte des communes qu’ils dirigeaient que leurs collègues de gauche, trop souvent dénoncés comme étant les seuls à pratiquer ce dangereux pas de deux.
Mais Gauthier Le Bret, faute d’être allé un peu plus loin que quelques images de gestes déplacés, a préféré en rester à leur dénonciation…
Qui aime bien châtie bien… Gauthier, il n’est pas trop tard pour bien faire…
Cher Philippe,
La justice s’enfonce ! L’ombre de Hollande, le bal de Taubira auront bien œuvré à la misérable et pitoyable descente aux enfers d’une justice politique qui ne convainc plus qu’elle-même !
Nicolas Sarkozy est l’un des symptômes d’une justice malade qu’il faudra réformer entièrement.
Nous assistons à un républicide, aux premières traces judiciaires de l’avancée des extrémistes de gauche.
Françoise et Karell Semtob
@ Jérôme le 25 mars
Il y a aussi Ziad Takieddine, mort d’un cancer deux jours avant sa comparution au tribunal, où il devait témoigner et confirmer — ou non — s’il y a eu subornation de témoin, et qui a été payé 600 000 euros au Liban pour le faire taire, en lui demandant de changer brusquement de version, dans le sens contraire à ses premiers témoignages accusant à plusieurs reprises N. Sarkozy d’avoir reçu plusieurs dizaines de millions de Kadhafi pour sa campagne présidentielle de 2007, en échange de le faire venir à Paris et de le faire reconnaître sur la scène internationale comme un homme digne et honnête.
S’il est avéré que Sarko est impliqué dans ce qui lui est reproché, il mérite de finir dans les pires geôles de la République — et Dieu sait qu’elles peuvent être « plaisantes ».
Les vingt jours qu’il y a passés ne sont alors qu’un hors-d’œuvre bien suave.
Dans d’autres contrées, ce serait, au choix, un suicide à la Epstein ou une balle dans la nuque…
C’est un « mort-qui-marche » qui va être rejugé en appel. M. Sarkozy a été éjecté de la sphère politique pléthorique où rien ne manque dans aucun camp, et le chaos chez sa famille n’aidera pas à se souvenir de lui, sauf à charge !
Serait-il blanchi en appel que l’opinion qui s’intéresse à lui n’y croira pas encore. Le faisceau de présomptions est bien trop lié serré.
Je n’entends pas perdre ne serait-ce que cinq minutes à me pencher sur le cas Sarkozy.
Par contre, concernant la magistrature, souvenons-nous de l’affaire Fillon.
Qu’un député fasse travailler un copain à faire semblant de travailler, ou sa femme à répondre au téléphone à la maison, dès lors que cela ne coûte pas un centime de plus ou de moins à l’État, il n’y avait vraiment pas de quoi fouetter un chat.
Alors, moi, les magistrats qui l’ont condamné par idéologie, je les mettrais bien en taule pour dix ans, et dix ans de plus pour nous avoir privés de celui qui se promettait de nous sauver de la faillite financière dans laquelle nous sommes.
Partant, on me permettra d’être sceptique concernant Sarkozy, encore que dix ans ne seraient pas cher payés pour la petite virée en Libye dans l’intérêt d’Israël.
Cher hôte,
Cette affaire de financement est l’une, sinon la plus grosse tache attachée à un futur président — il était alors ministre de l’Intérieur — puis à un président, car elle ne se limite pas au financement, mais bien à des morts suspectes : Choukri Ghanem repêché dans le Danube, Mohamed Albichari, qui se traitait pour le diabète et en meurt alors qu’il était jeune et en parfaite maîtrise de son traitement, les blessures par balles en Afrique du Sud de Bechir Saleh, et, au mépris des morts du DC10 d’UTA, quand Hortefeux et Guéant vont aller en Libye pour négocier l’amnistie d’Abdallah Senoussi, prétendument sans que Sarkozy soit au courant.
Et puis, dernièrement, l’assassinat du fils de Kadhafi, Saif al-Islam, très suspect, sachant que ce dernier avait été livré aux rebelles au moment de la guerre faite à la Libye dans l’espoir que ces derniers le fassent passer de vie à trépas afin de le faire taire. C’est dorénavant chose faite, et cela tombe opportunément.
Par le plus pur hasard de la vie, j’ai pu avoir des retours de discussions entre un plus que très proche et Mme Zohra Mansour, qui a toujours affirmé, en off, que Kadhafi ne croyait pas à l’attaque de son régime par la France de Sarkozy, compte tenu de tout l’argent qu’il lui avait versé.
Je n’ai aucun doute sur sa culpabilité. La justice en décidera peut-être différemment, et il faudra que nous, les humbles, qui partirions au trou pour bien moins que ça, en prenions acte : la justice aura tranché. J’espère qu’il n’en sera rien, qu’il prendra un maximum de peine — ce qui lui permettra de faire écrire par ChatGPT le tome 2 de ses mémoires de prisonnier : « La douche en prison, ça fait mal au c*l » — et qu’il retournera au trou pour plusieurs années, ce dont je doute fort.
Il mériterait de finir devant le tribunal international de La Haye en compagnie de Bush, de feu Kissinger, à titre posthume, de Netanyahou, de Poutine et de quelques autres. Cela n’arrivera malheureusement pas. Il paraît que c’est le camp du bien.
L’incarcération de Nicolas Sarkozy suite à sa condamnation en première instance était évidemment une provocation idiote, qui a permis à l’intéressé de se livrer à l’indécente victimisation que l’on sait.
Cette justice pourrie est seule responsable des frais engagés pour abattre la bête Sarko ; des faits reprochés, ces magistrats s’en tamponnent le coquillard. De haine recuite et de revanche rageuse, ces soudards voulaient à tout prix se payer la tête de Sarko et en faire un trophée de salon lors de leurs dîners de cons mondains de crétins bobos gauchos. Arrêtez d’être naïf et niais : ne me dites pas que c’est par respect de la justice, de l’honneur, ces malfrats ? Allons, allons, un peu de sérieux.
Qu’ils remboursent tous ces frais engagés et qu’ils soient virés de cette institution gangrenée par l’ultra-gauchisme ; qu’ils fassent leur mea culpa et présentent leurs excuses à Sarko.
Je comprends très bien votre intérêt pour ce procès d’appel, on reste toujours plus ou moins marqué par son métier.
Mais ma détestation du personnage Sarkozy est telle que, pour moi, il est coupable de tout et du reste, et surtout coupable de la trahison du référendum de 2005.
Pour cette trahison, j’ai longtemps pensé que la seule sentence possible était celle des fossés de Vincennes à l’aube.
Avec le temps, je suis devenu plus humanitaire — je n’ai pas dit plus humain — et, à présent, une condamnation aux galères suffirait à faire mon bonheur.
Condamné à traverser le détroit d’Ormuz, dans les deux sens aller-retour, en ramant nuit et jour, avec l’incertitude de confondre le bruit des poissons volants et celui des drones environnants.
La cour d’appel ira-t-elle jusque-là ?
J’en doute, rien n’est parfait, comme disait l’autre.
L’aller-retour à la rame du détroit d’Ormuz, je prends 😀
L’acharnement, pour ne pas dire le harcèlement, d’une certaine justice envers Nicolas Sarkozy me laisse perplexe. Cela fait maintenant quatorze ans que l’ancien président de la République est traité comme s’il était le caïd d’un cartel de la drogue, sans que les charges retenues contre lui aient permis de prouver, de façon indubitable, sa culpabilité.
Ce comportement particulièrement agressif ressemble, dans un autre registre, à celui de certains militants de LFI qui ont insulté des maires battus aux élections municipales de dimanche dernier et qui ont dû quitter leur mairie sous les huées et les menaces, escortés par la police municipale afin d’assurer leur protection.
Je n’ai pas voté pour Nicolas Sarkozy, ni en 2007 ni en 2012, mais je trouve le traitement à son égard indécent et malsain.
Maintenant, il faut arrêter !
Où va-t-on si la macronie confond vermine et hermine ?
« Maintenant, il faut arrêter ! »
Arrêter Sarkozy ?
Si, au bout de quatorze ans d’enquêtes et de procédures judiciaires frénétiques, la Justice n’a été capable de produire, pour tout argument, que des présomptions reposant sur des témoignages contestables, sans aucune preuve tangible, je ne pense pas qu’elle soit en mesure d’en apporter aujourd’hui.
Nicolas Sarkozy est « grillé ». Nous ne le verrons plus sur la scène politique. Même si son mandat de président de la République est entaché de décisions contestables et de petites magouilles pas très propres, je ne pense pas qu’il ait déshonoré son pays.
Il a droit, aujourd’hui, à ce qu’on lui fiche la paix !
À la sortie de sa condamnation en première instance, Nicolas Sarkozy avait reproché aux magistrats d’avoir dépensé près de dix millions d’euros dans ce procès. À qui la faute ? Quelle indignité ! Fallait pas tremper dans des affaires scabreuses et scandaleuses !
Est-ce légal de demander à NS et à ses compères condamnés le remboursement de la totalité des frais que la justice a dû engager sur la période de presque 19 ans ? enquêtes pyramidales, en France et à l’étranger, etc. ?