À la suite des violences, des dégradations et des pillages survenus dans la région parisienne, ainsi que des désordres constatés dans toute la France, qui ont plus que terni la joie sportive suscitée par un PSG doublement victorieux en Ligue des champions, il fallait tout de même un certain culot ministériel pour oser déclarer que « la situation avait été sous contrôle ». Laurent Nuñez a eu cette audace.
Naturellement, mentionner le nom de ce dernier conduit à évoquer Bruno Retailleau (BR), tant Laurent Nuñez paraît avoir pour principal objectif d’affaiblir, voire de défaire, ce que Bruno Retailleau avait réussi à mettre en œuvre en trop peu de temps.
BR s’est déclaré favorable à la reconnaissance faciale et, surtout, il a compris que le problème de ces violences collectives résidait dans la difficulté d’incriminer leurs participants dès lors qu’on s’en tenait au principe de la preuve individuelle. Pour que l’efficacité policière soit récompensée et que la justice pénale soit moins impuissante, il convient que les groupes dont la finalité est clairement agressive et destructrice, indépendamment du rôle de chacun, soient mis en cause pénalement en tant que tels. Faute de cette approche globale, nous éprouverions le même sentiment d’insatisfaction face au hiatus entre la multitude des interpellations, le nombre de relaxes et l’inconsistance des condamnations.

BR, depuis qu’il a enclenché un rythme soutenu pour sa campagne présidentielle, au sujet de laquelle il ne cesse d’affirmer qu’il ira jusqu’au bout, confirme son intention de « renverser la table » et d’élaborer un projet de rupture (Le Parisien). Il a eu raison de souligner, le 1er juin, sur CNews (avec Laurence Ferrari et Pierre de Vilno), qu’Édouard Philippe et Gabriel Attal avaient inscrit dans leur programme une large part de prolongement du macronisme, même s’ils sont contraints à la fois de s’en distancier et de l’assumer.
Lorsque Gérard Larcher reprend l’idée selon laquelle la droite et le centre ne devraient être représentés que par un candidat unique, il n’attire pas suffisamment l’attention sur le risque que constituerait la désignation, par quelque mode que ce soit, d’une personnalité autre que BR. Car nous assisterions inévitablement à la mise en œuvre d’un processus fatal, trop souvent observé, où la mollesse du centre viendrait gangrener la rigueur et la cohérence nécessaires de la droite.
Pour échapper à ce danger, la seule solution sera de confier la destinée du pays à un homme dont la constance, l’intégrité et la radicalité ne seront pas trop affaiblies par le souci tactique de laisser sa place à un centre dont les compromis affadiraient inévitablement le projet de rupture.
Si BR ne parvient pas à tenir son pari d’une droite retrouvant son élan fulgurant de 2007, si des joutes mesquines assombrissent l’avenir du président des Républicains, si certains préfèrent sa défaite au redressement de la France, alors le désastre sera imminent.
Si Jean-Luc Mélenchon est présent au second tour — BR a eu le courage et la lucidité d’affirmer qu’aujourd’hui LFI était plus dangereuse que le RN — il sera sèchement battu par le RN ; mais, dans les deux cas, la France verra son avenir obscurci, sinon bouché.
Pour la droite, BR n’est plus une option ; il est devenu une nécessité.
@ Serge HIREL le 7 juin 2026
@ hameau dans les nuages le 7 juin
Alors j’ai une solution pour notre ami commun. Friand des grandes exploitations notamment laitières, il pourrait à l’occasion investir son pécule dans une de ces fermes, car, paraît-il, malgré leur gigantisme, elles ont, pour beaucoup, du mal à joindre les deux bouts. Ce serait plus rentable que les assurances vie.
https://legrenierdeleco.com/investir-dans-une-vache-cest-plus-rentable-quun-fonds-en-euros-dassurance-vie/
Quand je parle de gigantisme, il faut raison garder car notre ami commun n’a jamais dû regarder une mappemonde pour comparer les surfaces d’exploitation entre la France minuscule avec par exemple l’Australie. J’ai connu un berger du pays Basque qui l’avait été en Australie. Il était ravitaillé par avion en gardant son troupeau dans l’immensité des plaines…
Comparaison n’est pas raison. Allez lui faire comprendre que la taille de la Beauce par exemple n’est qu’une chiure de mouche à l’échelle des surfaces agricoles d’autres pays.
@ Robert Marchenoir le 7 juin
« La contradiction, c’est le cœur de la démocratie et du journalisme »
Vous confondez la contradiction systématique, que vous pratiquez à haute dose, et le débat, dans lequel chacun respecte l’autre, présente son point de vue, le défend sans injurier ceux qui ne le partagent pas. Si vous étiez député, vous siégeriez sur les bancs de LFI… Si vous étiez journaliste… non, vous ne pouvez pas l’être. Ce métier exige un niveau d’écoute des autres que vous ne supporteriez pas.
@ hameau dans les nuages le 7 juin
Bon… Il fallait s’attendre aux ruades désordonnées de R6M, fabuleux spécialiste de l’agriculture, docteur incontesté ès journalisme… et sociologue de haut rang à ses heures perdues.
Selon mes statistiques, il devrait maintenant se calmer…
Mais il trouvera rapidement une autre tête de Turc.
@ hameau dans les nuages – le 6 juin 2026
@ Serge HIREL – le 7 juin 2026
Aucun argument, aucun fait. Pas la moindre tentative de raisonner sur les points en débat. Défaite en rase campagne, repli intégral sur l’attaque personnelle.
Vous êtes, l’un et l’autre, des fats non seulement ignorants et prétentieux, mais qui vous repliez sur l’insulte, voire la menace physique en ce qui concerne le soi-disant paysan à la retraite hameau dans les nuages. Vous êtes bien représentatifs d’une parole dégénérée qui se donne libre cours sur Internet.
Fort heureusement, l’agriculture française n’est pas uniquement composée de ratés agressifs, nombrilistes, superstitieux, ignorants des lois de l’économie et de la biologie, menteurs, complotistes et violents.
Il ne manque pas de véritables agriculteurs en France. Des gens sérieux, responsables, dynamiques, qui contribuent fortement aux exportations du pays, qui comprennent le fonctionnement de l’économie et des entreprises et qui sont conscients des réformes à accomplir dans ce secteur.
Et il ne manque pas d’élus municipaux et de journalistes de qualité, à l’écoute de leurs électeurs et de leur public, qui ne se croient pas sortis de la cuisse de Jupiter et qui ne passent pas leur temps à agresser ceux qui les « contredisent ».
La contradiction, Serge Hirel, c’est le coeur de la démocratie et du journalisme, que vous prétendez représenter ici de même qu’hameau dans les nuages prétend représenter l’agriculture. Votre prétention à me dénier le droit à contredire trahit une fois de plus votre nature de tyranneau.
Il semble, en fait, que vous soyez plutôt du côté de Mussolini et de Staline en ce qui concerne la liberté d’expression. Comptez sur moi pour contredire ce qui doit être contredit. Certes pas votre insipide et interminable production, qui est si ennuyeuse que je ne me donne même pas la peine de la lire, en général.
Mais vous n’êtes pas le premier à avoir tenté de mener une campagne d’intimidation à mon égard. Vous échouerez comme tous les autres. Les guignols comme vous, ça fait vingt ans que j’en bouffe une dizaine au petit-déjeuner.
Quant à vous, hameau dans les nuages, votre prétention à représenter la France à vous tout seul est caractéristique de votre mentalité d’arnaqueur. Vous n’êtes pas le premier à prétendre que vos adversaires « n’aiment pas la France » sitôt qu’ils ne cèdent pas à vos méthodes de voyou, consistant à vouloir imposer vos intérêts personnels, d’ailleurs mal compris, au détriment de l’intérêt des autres, par la menace et la violence. En d’autres temps et d’autres lieux, vous leur auriez reproché de ne pas aimer le peuple soviétique.
Vous n’êtes pas propriétaire de la France, hameau. Vous ne faites pas partie d’une race supérieure sous prétexte que vous avez élevé quelques bestiaux. Vous n’êtes pas indispensable. Parlez plus poliment, tentez d’expliquer rationnellement votre cause, essayez d’apprendre ce que vous ignorez et l’on vous écoutera peut-être.
@ hameau dans les nuages le 5 juin
Il se confirme que R6M (Robert Marchenoir, Maître du Monde et Même de Moi-Même) ne connaît strictement rien à l’agriculture. Avec ce genre de personnage qui sait tout sur tout et qui, de plus, va jusqu’à tenter d’humilier sa proie du jour, mieux vaut le renvoyer dans les cordes sèchement. Habituellement, il tire une dernière salve d’injures, puis se calme… Inutile de lui répondre avec précision, il ne démordra pas de ses certitudes. Son plaisir, ou plutôt son obsession, est de contredire…
@ Robert Marchenoir le 6 juin 2026
Mon Dieu, mais quel ramassis de bêtises n’ayant ni queue ni tête ! Vous virevoltez. Vous êtes la mouche du coche. Sur le dos de mes animaux, je mettais de l’huile de cade pour les chasser. 🙂
@ hameau dans les nuages – le 5 juin 2026
« Vous me le demandez ? Eh bien, je vous réponds. »
Vous n’avez répondu à aucune de mes questions.
« Vous n’y connaissez absolument rien… »
Je connais très bien le dossier.
« …et n’êtes pas sur le terrain. »
Vous n’en savez rien. D’ailleurs, on peut être sur le terrain et débiter de prodigieuses sottises sur le sujet. Vous en êtes la preuve.
Vous passez votre temps à répandre des mensonges complotistes sur le Covid. Or, vous avez été éleveur. Avoir des notions de base en biologie, en épidémiologie, c’est indispensable pour exercer ce métier. J’en conclus que vous êtes un bien piètre éleveur.
« J’ai donc vu l’évolution de fermes viables faisant disparaître la qualité au fil des années… »
Si elles ont dû évoluer, c’est qu’elles n’étaient pas viables. Vous êtes tellement aveuglé par votre idéologie que vous ne vous rendez même pas compte que vous vous contredisez vous-même.
« …prises dans une course effrénée à l’agrandissement et donc à une mécanisation à outrance. »
Vous voulez dire, je suppose, qu’elles ont été concurrencées par de meilleurs exploitants agricoles, dirigeant des fermes plus grandes et plus mécanisées.
C’est une bonne chose. Ce sont les vertus de la concurrence. Vous ajoutez les qualificatifs « effréné » et « à outrance » pour insinuer, sans l’expliquer, que ce serait une mauvaise chose. Mais qui décide à partir de quel moment l’agrandissement serait « effréné », et la mécanisation, « à outrance » ? Vous ? Le secrétaire général du parti communiste ?
Il n’y a pas d’agrandissement « effréné ». Il y a des tailles adéquates, dont la grandeur doit être établie par le marché. Il n’y a pas de mécanisation « à outrance ». Plus c’est mécanisé, mieux c’est. Ou bien préférez-vous importer des ouvriers agricoles illégaux du Pakistan, qui se brûlent vifs les uns les autres, comme tout récemment en Italie, afin de faire perdurer le système d’esclavage moderne dont ils profitent ?
Vous êtes à la fois anti-mécanisation et anti-immigration. C’est incompatible.
« Mon lait a été primé pour sa qualité en termes de richesse de ses composants… »
On s’en tape. Ça n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est ce que demande le marché. Le mouton-rothschild a lui aussi été primé pour la richesse de ses composants. Toujours est-il que la plupart des êtres humains (et même des Français) n’en boiront jamais de leur vie.
« …mais est passé à la première place un producteur de lait de race Holstein […] de piètre qualité mais faisant de la quantité. »
Est passé à la première place de quoi ? Pour un chef d’entreprise, vous avez un langage singulièrement dépourvu de rigueur. Je suppose que votre confrère aux Holstein vend davantage que vous. Eh bien ! ça veut dire qu’il est meilleur chef d’entreprise que vous. La voilà bien, votre jalousie infantile que je dénonçais.
Vous passez votre temps à nous expliquer que vous n’arrivez pas à vous en sortir financièrement. Cela veut donc dire, par définition, que vous êtes un mauvais chef d’entreprise. Vous pouvez être « primé » autant que vous voulez : si vous ne vendez pas, c’est que vous avez échoué.
Vous vous mêlez de dicter au consommateur ce que devrait être la « bonne qualité » et la « piètre qualité ». Mais ce n’est pas à vous de décider. C’est le client qui décide. La qualité à quel prix ? Quelle qualité ? Quel prix ? Pour qui ? À quelle occasion ? En quelle quantité ? Avec quels profits ? Vous avez 75 ans, mais vous raisonnez de manière infantile.
« J’ai été l’un des premiers adhérents et président local de la Coordination rurale… »
C’est bien ce que je vous reproche.
« …avec le slogan « Des prix, pas des primes ». »
C’est bien le problème. C’est un slogan. Un slogan imbécile et malhonnête.
Vous prétendez refuser les aides étatiques, mais vous réclamez à l’État qu’il fixe les prix. C’est une logique communiste.
La Coordination rurale est proche de l’extrême droite et du Rassemblement national, mais le RN n’est pas de droite : en matière économique, il est de gauche. Et la politique de la Coordination rurale est communiste. C’est très simple à démontrer. Il suffit de lire ses revendications.
« La Coordination rurale milite pour […] la garantie d’un niveau de vie équitable pour les agriculteurs, avec des prix rémunérateurs pour leurs produits. […] Une réorientation urgente de la Politique agricole commune doit avoir lieu afin de placer la notion de prix rémunérateurs au cœur de son fonctionnement. […] Assurer des prix suffisamment élevés pour permettre aux agriculteurs de se dégager un revenu […]. Les agriculteurs ont besoin d’une loi contraignante assurant des prix rémunérateurs supérieurs aux coûts de production. »
Voilà : c’est Martine invente la comptabilité à la ferme, l’économie agricole selon Karl Marx. Le « paysan » a un coût de production qui est fixe, il fait de la qualité passki se prend pas pour de la m…, épi l’Etat fait une loi pour que ça puisse se vendre plus cher que ça, passke quand même, il faut que le « paysan » puisse vivre de façon « rémunératrice » de sa terre, non mais sans blague.
Nulle part, dans ce discours délirant et totalement détaché de la réalité, ne figure le mot de productivité, la notion que le coût de production est une grandeur éminemment variable qu’il incombe à l’exploitant agricole de faire baisser le plus possible, l’idée que le marché pourrait avoir un vague rôle à jouer dans l’allocation optimale des ressources, et ainsi de suite. En somme, les notions économiques les plus élémentaires.
Je note, d’ailleurs, que votre conception communiste de l’économie agricole a été adoptée par le gouvernement d’Emmanuel Macron, avec les lois Égalim censées déterminer le « juste prix » à payer aux agriculteurs (2018, 2021 et 2023), toutes trois basées sur le principe qu’il se détermine à partir des coûts de production. La Coordination rurale est fondamentalement d’accord avec le pouvoir. La discussion ne porte que sur les détails.
Vous réclamez l’indépendance du chef d’entreprise, mais vous voulez en même temps la garantie de revenus du fonctionnaire. Ça ne va pas être possible. D’ailleurs, les documents de la Coordination rurale sont absolument incompréhensibles au commun des mortels. Ce sont des fonctionnaires-agriculteurs qui s’adressent à d’autres fonctionnaires dans un jargon de fonctionnaires, par-dessus la tête des citoyens dont ils prétendent faire le bien malgré eux, tout en cherchant à leur imposer des prix plus élevés. Pas étonnant que vous soyez aussi arrogant.
« Tant et si bien que le taux de suicide des paysans est l’un des plus élevés. »
C’est normal : s’ils sont tous aussi acharnés à nier la réalité que vous, on comprend qu’ils se donnent la mort. Le suicide est le refus d’admettre la réalité. La solution n’est pas le communisme.
« Pour ce qui est des zones entières qui ne pourront pas entrer dans votre modèle productiviste, elles deviendront d’énormes friches à l’abandon. »
Excellent ! On en profitera pour construire dessus tous ces logements dont la France manque depuis 1918. Ou bien toutes ces usines dont les « souverainistes » comme vous déplorent la disparition, mais qu’ils font tout pour empêcher de sortir de terre.
Au demeurant, vous ne fournissez aucun fait à l’appui de votre allégation selon laquelle « des zones entières » ne pourront pas entrer dans « mon modèle productiviste » – qui n’est pas le mien, c’est simplement celui qui a succédé au monde ancien où les Français étaient périodiquement contraints de manger de l’herbe par millions – littéralement – et mouraient, par conséquent, de faim.
« Encore hier, j’ai hébergé un Québécois faisant Compostelle et époustouflé par la nature […] qu’en adviendrait-il en seulement quelques années ? »
Oui oui oui. On est au courant. Seule la micro-agriculture communiste et misérable que vous prônez est à même de produire une belle nature. L’agriculture « productiviste », qui se pratique dans des pays bien plus étendus que le nôtre comme dans des pays bien plus exigus, détruit la nature, c’est bien connu. Les paysages américains, canadiens, hollandais ou israéliens, sont hideux, chacun sait ça.
« Je me demande sincèrement si vous aimez votre pays, la France. »
Je vous confirme que je hais profondément les franchouillards dans votre genre. Mais votre ahurissante prétention à représenter la France entière à vous tout seul n’est qu’une manifestation de plus de votre autisme profond. Il existe en France, figurez-vous, des esprits nobles, entreprenants, ouverts et généreux.
Au fait : la Coordination rurale, c’est aussi un ramassis de gens violents. Des racailles blanches. L’année dernière, l’un de leurs représentants a menacé de brûler les voitures de l’Office français de la biodiversité, comme n’importe quel émeutier maghrébin. En 2004, Claude Duviau, un agriculteur proche de la Coordination rurale, a tué deux inspecteurs du travail venus contrôler les immigrés travaillant dans des conditions illégales sur son exploitation. Il a été condamné à 30 ans de prison. La Coordination rurale lui a trouvé des excuses.
Faites ce que je dis, pas ce que je fais. C’est la mécanisation et la productivité qui permettent de se passer de l’immigration illégale, et c’est l’agriculture familiale prônée par la Coordination rurale qui nécessite un travail d’esclave que les Français se refusent à faire. Et vous, de votre côté, vous m’invitez à venir vous voir chez vous pour me casser la g… quand j’ai le front d’expliquer pourquoi votre conception de l’agriculture n’est pas viable. Des gens charmants, comme on voit.
« J’espère que, vu le basculement civilisationnel qui se produit, vous n’irez pas à la campagne quémander un litre de lait et une douzaine d’œufs chez un « paysan » dont vous avez souhaité la disparition au nom du productivisme mondialiste – comme l’a fait ma mère sous l’Occupation allemande après être passée devant les panzers porte d’Orléans… »
Pourquoi essayez-vous systématiquement de me donner raison à l’instant exact où vous prétendez que j’ai tort ? Toujours votre vieux fantasme du paysan fournissant le marché noir sous l’Occupation. Vous jouissez d’imaginer les Français mourant de faim et vous suppliant de les nourrir, et c’est ainsi que vous pensez gagner la sympathie de vos concitoyens ? À ce stade, je ne peux que me citer :
« Pourquoi, un jour, prétendez-vous que vous êtes un bienfaiteur de la Frônce que vous nourrissez gratuitement, par pure bonté d’âme, tandis que le lendemain, vous menacez d’affamer les Français si jamais vos mille et un caprices ne sont pas exaucés – vantardise idiote, bien évidemment : vous n’êtes en mesure d’affamer personne ? »
Vous finissez en lâchant cette dernière petite crotte :
« …ni attendre ceux qui viendront de vos copains ukrainiens. »
Le peuple martyr ukrainien vous dépasse de cent coudées, en agriculture comme dans tout le reste. Figurez-vous que grâce à mes copains ukrainiens, argentins, hollandais, israéliens, néo-zélandais, français, enfin les vrais agriculteurs du monde entier, en effet, je ne risque guère de mourir de faim, n’en déplaise à vos fantasmes de tortionnaire hitlérien. Ce sont les nazis et les communistes qui ont exterminé les peuples par la faim, ce sont les nazis qui ont suscité ce marché noir en France dont vous semblez si nostalgique ; ce sont les nazis qui ont mis le « paysan » au coeur de leur idéologie ; et vous, vous rêvez d’une agriculture encore plus étatique qu’elle ne l’est actuellement, à l’instar de celles qu’ont instaurées les socialistes hitlériens comme les communistes russes ou chinois.
Quand le Cinglé se moque de la France et de sa dette :
https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/notre-dette-est-%C3%A0-15-6-du-pib-qu-en-est-il-en-france-quand-vladimir-poutine-se-moque-de-l-%C3%A9tat-des-finances-fran%C3%A7aises/ar-AA24Tn0h?ocid=msedgdhp&pc=EDGEESS&cvid=6a22d66266614754b555389a17708d5e&ei=38
Un pays émergent je le dis…
@ Achille le 4 juin
« …en cas de second tour opposant J-L Mélenchon à Jordan Bardella, je voterai pour ce dernier. Certes en me pinçant le nez…
Outre la pince à linge pour le nez, pensez à vous munir d’un produit anti-démangeaisons. Il paraît que le contact entre la peau d’un électeur se pinçant le nez et le bulletin « Bardella » en provoquera d’insupportables…
« [Bardella] s’efforce d’imiter les mimiques et la gestuelle de Jacques Chirac (lunettes comprises). »
Voilà un argument essentiel contre lui ! Son programme ? Inutile de perdre du temps à le lire ! Chacun sait que, pour être élu à l’Élysée, il faut savoir caresser dans le sens du poil… non, pas l’électeur… le cul des vaches.
Il paraît qu’en secret, Jordan perfectionne son style — cela s’appelle du « vacca-training »… — en compagnie d’un garçon de ferme prénommé Gabriel…
@ Robert Marchenoir le 4 juin 2026
Vous me le demandez ? Eh bien, je vous réponds. Vous n’y connaissez absolument rien et n’êtes pas sur le terrain. Moi, oui, depuis quarante ans.
J’ai donc vu l’évolution de fermes viables faisant disparaître la qualité au fil des années, prises dans une course effrénée à l’agrandissement et donc à une mécanisation à outrance. Mon lait a été primé pour sa qualité en termes de richesse de ses composants, mais est passé à la première place un producteur de lait de race Holstein (l’ancienne race frisonne devenue Holstein en passant chez nos « amis » américains, obsédés par la quantité comme en toutes choses), de piètre qualité mais faisant de la quantité.
Je ne suis ni aigri, ni LFI, ni écolo (c’est votre obsession). J’ai été l’un des premiers adhérents et président local de la Coordination rurale avec le slogan « Des prix, pas des primes », car il était bien évidemment aisé de comprendre que les primes, qui n’en sont pas, étaient la morphine destinée à endormir le monde paysan dans une forme d’euthanasie passive.
Tant et si bien que le taux de suicide des paysans est l’un des plus élevés, alors qu’on leur promettait le bonheur avec le mondialisme et le productivisme. Et que, selon cette logique, 100 000 paysans suffiraient à la France, les autres étant condamnés à disparaître progressivement. Voilà qui devrait vous révolter, vu votre haine du communisme, que je partage. Je ne suis pas du tout amer, me satisfaisant d’avoir été, avec quelques amis, un lanceur d’alerte et d’avoir pu me reconvertir grâce à un travail acharné avec mon épouse. À 75 ans, je vous prends quand vous voulez pour remplir la bétonnière.
Après, pour ce qui est des zones entières qui ne pourront pas entrer dans votre modèle productiviste, elles deviendront d’énormes friches à l’abandon. Encore hier, j’ai hébergé un Québécois faisant Compostelle et époustouflé par la nature, venant à pied de Carcassonne. Nature entretenue par des culs-terreux et qui l’a été aussi par des gens comme moi, à ma très modeste mesure. Cette belle vallée d’Aspe, avec son patchwork de prairies, qu’en adviendrait-il en seulement quelques années ?
Je me demande sincèrement si vous aimez votre pays, la France. J’espère que, vu le basculement civilisationnel qui se produit, J’espère que, vu le basculement civilisationnel qui se produit, vous n’irez pas à la campagne quémander un litre de lait et une douzaine d’œufs chez un « paysan » dont vous avez souhaité la disparition au nom du productivisme mondialiste – comme l’a fait ma mère sous l’Occupation allemande après être passée devant les panzers porte d’Orléans – ni attendre ceux qui viendront de vos copains ukrainiens.
@ hameau dans les nuages – le 4 juin 2026
Pourquoi êtes-vous si jaloux de vos collègues agriculteurs qui réussissent mieux que vous, avec des exploitations plus grandes, plus productives, mieux gérées que la vôtre ?
Pourquoi vous entêtez-vous dans votre ignorance communiste des règles de l’économie, en vous accrochant à ce mensonge qui veut que plus les grosses entreprises agricoles se portent bien, plus les petites doivent péricliter ?
Avez-vous jamais entendu des chefs de petites entreprises non agricoles se plaindre de la réussite de très grandes entreprises ? Pourquoi devrait-il en être autrement dans l’agriculture ?
Pourquoi exigez-vous que vos concitoyens financent votre frilosité et votre irresponsabilité, en réclamant des revenus plantureux alors même que vous refusez d’augmenter votre productivité ?
Pourquoi confondez-vous prédiction et prescription, prévision économique et activisme politique, ce qui est et ce qui doit être ?
Pourquoi prétendez-vous que ce serait une mauvaise chose que le nombre des chefs d’entreprises agricoles diminue en France ? Qui a inscrit dans le marbre leur nombre qui ne devrait jamais varier ? Le général de Gaulle ? Karl Marx ? Jésus-Christ ?
Pensez-vous que ce soit une mauvaise chose que le nombre des fabricants d’automobiles se soit effondré entre, mettons, 1900 et 2026 ? L’usage de l’automobile a-t-il baissé pour autant ?
Pourquoi n’ouvrez-vous jamais un livre d’histoire économique, d’histoire politique, qui vous apprendrait que la pauvreté relative de la France, au fil des siècles, est due pour une part importante à la trop petite surface de ses exploitations agricoles ?
Pourquoi prétendez-vous vouloir vivre des revenus de votre exploitation agricole, mais ne réclamez-vous jamais la suppression des subventions agricoles, de la détaxation du carburant agricole, des innombrables primes à ceci et primes à cela ? Pourquoi ne réclamez-vous jamais la baisse massive du nombre des fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, dont les effectifs sont pléthoriques au regard de ceux des agriculteurs ?
Si vous êtes si malheureux dans votre métier d’exploitant agricole, pourquoi ne changez-vous pas de profession ? Est-ce parce qu’en réalité, vous n’êtes pas si malheureux que vous le dites, ou parce que vous pensez que Dieu le Père vous a donné le drouâ d’être exploitant agricole à vie, et de réclamer le bon pognon gratuit des autres si jamais cela ne vous rapportait pas assez ?
Depuis quand les patrons d’entreprises de fabrication de tire-bouchons à propulsion atomique se sentent-ils le droit d’incendier les préfectures s’ils n’arrivent pas à fabriquer des tire-bouchons à propulsion atomique jusqu’à leur dernier souffle ? En quoi la production de boustifaille serait-elle différente de la production de tire-bouchons à propulsion atomique ?
Pourquoi, un jour, prétendez-vous que vous êtes un bienfaiteur de la Frônce que vous nourrissez gratuitement, par pure bonté d’âme, tandis que le lendemain, vous menacez d’affamer les Français si jamais vos mille et un caprices ne sont pas exaucés – vantardise idiote, bien évidemment : vous n’êtes en mesure d’affamer personne ?
Pourquoi menacez-vous de violences physiques ceux qui vous posent ces questions parfaitement légitimes ?
Pourquoi, en somme, êtes-vous un gauchiste pleurnichard, hargneux, un soixante-huitard frustré qui a échoué dans son retour à la terre et qui tente de donner des leçons au monde entier dans un domaine où il a prouvé son incompétence ?
Dans quel pays écoute-t-on en priorité, lorsqu’on cherche une expertise dans le domaine de la carburation hélicoïdale à dégagement intempestif, ceux qui se sont lamentablement vautrés sur le marché de la carburation hélicoïdale à dégagement intempestif, au lieu de s’adresser à ceux qui ont connu les réussites les plus éclatantes en ce domaine ?
Hein ? Je vous le demande ?
@ Serge HIREL le 4 juin 2026
« …avec 41 % de bonnes opinions vis-à-vis du Rassemblement national… Un peu de lucidité, Achille ! »
Si cela peut vous rassurer, en cas de second tour opposant J-L Mélenchon à Jordan Bardella, je voterai pour ce dernier. Certes en me pinçant le nez, mais je ne veux en aucun cas laisser la moindre chance au vieux gourou d’accéder au pouvoir. Toutes les voix comptent et si la mienne permet de faire la différence, je n’aurai aucun regret.
Ce sera l’occasion de voir ce dont est capable le RN une fois au pouvoir.
En fait il faudra plus compter sur certaines personnalités du parti que sur le nouveau président lui-même – pur produit de « media-training » – qui s’efforce d’imiter les mimiques et la gestuelle de Jacques Chirac (lunettes comprises). 😊
Et puis comme le dit un proverbe chinois, que Michel Audiard a repris dans un de ses films (*) : « Un imbécile qui marche ira toujours plus loin que deux intellectuels assis. »
Mais on n’en est pas encore là. Personnellement, je reste persuadé que Mélenchon ne sera pas au second tour.
À force d’inonder les réseaux sociaux avec leurs sondages bidon, les porte-flingues de LFI vont finir par agacer les Français et in fine les dissuader de voter pour leur champion.
Il reste encore onze mois avant l’élection et nombre de Français en ont déjà marre de leur propagande hystérique.
(*) Un taxi pour Tobrouk
« Si Bruno Retailleau ne parvient pas à tenir son pari d’une droite retrouvant son élan fulgurant de 2007, si des joutes mesquines assombrissent l’avenir du président des Républicains, si certains préfèrent sa défaite au redressement de la France, alors le désastre sera imminent. » (PB)
Bruno Retailleau est bien gentil, trop peut-être, car on le sent timoré face aux ukases obscurs concernant l’attitude à tenir à l’encontre de la mystérieuse « extrême droite ».
Il faudra qu’il clarifie sa position :
– Soit il est l’homme de paille d’intérêts occultes, dont certains représentants ont été mis en place sous les mandats précédents afin de verrouiller quelques postes sensibles à des fins peu compatibles avec une démocratie véritable.
– Soit il ambitionne de devenir, en tant que président de la République, le représentant de tous les Français, y compris de ceux abusivement relégués à « l’extrême droite », alors qu’ils constituent une part importante des forces vives de la Nation, par des malfaisants qui infestent pour certains les arcanes du pouvoir, qu’il soit politique, institutionnel, économique, médiatique ou autre.
Et dans ce cas, il lui conviendra de montrer fermement à tous qui est le patron.
Il est particulièrement difficile de tirer des plans sur la comète, car les mois à venir sont plus qu’incertains pour notre pays, d’autant plus que monsieur Macron n’a toujours pas fixé la date définitive des scrutins de la présidentielle à moins d’un an de l’échéance. Compte tenu de ses déclarations « guerrières » et de son appui inconditionnel à monsieur Zelensky, l’on ne peut que s’interroger sur ses intentions réelles.
Envisagerait-il un troisième mandat qu’il ne s’y prendrait pas autrement… Pour cela il lui faudrait modifier la Constitution et il n’a pas de majorité parlementaire pour ce faire.
Quant aux sondages, ils sont à prendre avec la plus grande prudence. Si l’on se réfère à l’élection de 1995, le grand favori était monsieur Balladur face à messieurs Jospin et Chirac. Et c’est la campagne sur la fracture sociale parfaitement orchestrée par monsieur Séguin qui a permis à monsieur Chirac de se qualifier pour le second tour et de l’emporter finalement. Et ce dernier, trahissant sa promesse électorale a nommé Premier ministre monsieur Juppé, tous deux adeptes du traité de Maastricht…
Pour 2027, compte tenu des actions judiciaires qui pendent aux basques de plusieurs candidats, on ne peut avoir aucune certitude sur certaines candidatures (madame Le Pen ou monsieur Philippe par exemple). Par ailleurs, compte tenu de l’expérience de 2017, l’on ne peut que se méfier des diligences très opportunes du PNF.
En ce qui concerne monsieur Retailleau, il a actuellement un discours certes de droite mais excluant ce qui est à la droite de LR. Et s’il veut constituer une majorité à partir de LR et du Centre, il perdra nécessairement la partie, les Français rejetant très majoritairement ce pseudo-centre actuellement représenté par monsieur Macron dont la politique est essentiellement celle de la gauche sociétale et de la finance internationale.
Ce matin, j’ai écouté l’intervention de monsieur Michel Barnier sur Europe 1. J’ai compris qu’il joue la carte Retailleau et doit sans doute travailler à son programme. Contrairement à des caciques comme messieurs Wauquiez, Copé, Bertrand et consorts qui feront tout pour faire battre le président de LR (cf. le choix de monsieur Chirac en 1981 contre monsieur Giscard d’Estaing et pour monsieur Mitterrand), monsieur Barnier m’a semblé sincèrement soutenir monsieur Retailleau au principal motif que sa candidature résulte de la consultation des adhérents de LR qui l’avaient déjà très majoritairement porté à la présidence de leur parti.
Je reste donc très circonspect quant aux candidatures qui ont paru dans la presse, d’autant plus qu’il faudra aux prétendants réunir les 500 parrainages, ce qui devrait réduire de façon importante les candidatures utiles.
@ Achille le 2 juin
« La droite la plus bête du monde fait son retour »
…avec 41 % de bonnes opinions vis-à-vis du Rassemblement national… Un peu de lucidité, Achille ! C’est la Macronie qui est en péril… Elle est sur le départ… et vous oubliera sur le quai.
https://www.valeursactuelles.com/politique/presidentielle-2027-record-de-popularite-pour-jordan-bardella-selon-un-sondage?_sc=MjkwMDE0NyMyNTQ5MjE2&utm_campaign=La+Matinale+du+4+juin+2026&utm_medium=email&utm_source=brevo
P.-S. : Ah oui, j’oubliais, pour ma part, je considère que le RN est un parti de droite, et non d’« extrême droite », tout comme Reconquête!. Il faut en finir avec cette accusation mensongère qui permet de les ostraciser sans argumenter.
Gérard Larcher pèse lourd… (non, Giuseppe, ne vous réjouissez pas, je ne vais pas vous rejoindre…) dans le cercle le plus élevé de la classe politique et cette déclaration citée par notre hôte doit être considérée comme importante. À l’heure où Bruno Retailleau, n’ayant pas « cheffé » avec l’autorité nécessaire dès son arrivée à la présidence, les dirigeants de LR se disputent pour établir le positionnement du parti dans la course à la présidentielle, le président du Sénat donne de la voix pour qu’il se rapproche du centre, aujourd’hui phagocyté par les ex-premiers ministres de Macron.
Ce « conseil » de GL est d’autant plus frappant que BR, désigné « candidat officiel » par les militants, paraît bien décidé à ne pas le suivre, que Laurent Wauquiez, qui semble un peu calmé, en est, lui, à déjà regarder au loin sur sa droite, attiré par le sourire enjôleur de Sarah Knafo, et que David Lisnard, alors encarté à LR, préconisait une « primaire de la droite » incluant Reconquête! (*). Alors, pourquoi le président du Sénat fait-il de la résistance ?
D’abord parce que, à l’origine proche de Pasqua, il a toujours été hostile au FN, puis au RN. Il l’était dès son entrée au RPR en 1976 et n’a jamais changé d’opinion, assurant qu’un gaulliste ne peut pas pactiser avec le parti fondé par l’adversaire le plus coriace du Général.
Ensuite parce que, adepte d’une droite libérale, mais néanmoins partisan d’un État très présent, alliant autorité régalienne et solidarité nationale, européiste convaincu mais cependant modéré, GL, globalement, n’a jamais considéré Macron comme un adversaire à combattre sans pitié. Peu à peu, il s’est montré sensible aux marques de respect et même de déférence que celui-ci a déployées à son égard. Certes, il n’a jamais eu l’intention de franchir le Rubicon, mais, sur aucun dossier, il ne s’est départi d’une certaine retenue vis-à-vis de ses décisions et de ses postures, même lorsque ses amis, alors dans l’opposition, le critiquaient violemment.
Bien sûr, sa fonction l’y obligeait… mais il y a mis aussi du sien. Ce qui, aujourd’hui, explique peut-être en partie cette volonté affichée de maintenir des liens avec le « camp central » plutôt que de « renverser la table »… Quant à envisager une alliance avec la droite de sa droite… Ce serait une offense qu’il ne pardonnerait pas.
Enfin, GL n’oublie pas son propre avenir. Nul ne semble s’y intéresser, mais des élections sénatoriales auront lieu le 27 septembre prochain, qui pourraient modifier la composition de la Haute Assemblée et mettre en difficulté – certes très relative – le renouvellement de son mandat. Car, c’est officiel depuis la parution, dimanche dernier, de cette information dans La Tribune Dimanche, il a bien l’intention de conserver le perchoir pour trois ans de plus et d’effectuer ainsi son sixième CDD à la tête d’un Sénat auquel il a donné un nouvel élan, considérant que, l’Assemblée nationale étant affaiblie par la coïncidence de son élection avec celle du président de la République, le Palais du Luxembourg est « le seul vrai contre-pouvoir ».
Et pour que cette élection – la dernière ? – ait le goût du triomphe, il lui faut donc préparer le terrain et obtenir les suffrages de tous les sénateurs centristes – y compris les quelques macronistes – pour compenser l’irruption probable dans « son » hémicycle d’un groupe RN-CDR qui lui sera hostile. En fait, le suspense est quasi nul, mais GL aimerait gagner avec panache et ainsi renforcer encore son influence sur les dirigeants de LR.
Bref, une élection peut en cacher une autre, même si celle-ci se déroule avant la première. La vie politique est aussi une affaire de lignes, d’aiguillages, de barrières… et de manœuvres.
Quant au succès ou non de l’assaut de Bruno Retailleau sur le second fauteuil du deuxième tour, il est bien trop tôt pour émettre un pronostic. Ce qui est sûr, c’est qu’il a besoin des électeurs centristes – ex-macronistes ou non – et qu’il doit tout faire pour ne pas laisser d’espace aux deux « faux-vrais repentis » qui, pour l’heure, tentent de les récupérer, tout en séduisant la frange encore hésitante de l’électorat du RN. La tâche s’avère difficile…
(*) Pour ma part, je n’ai jamais considéré Xavier Bertrand comme un dirigeant de droite, pas même représentatif de son aile la plus « sociale ». Qu’il soit aujourd’hui encarté ou non à LR, il reste une girouette surtout sensible aux vents venant de gauche… et ne peut attirer que des électeurs lui ressemblant.
@ Robert Marchenoir le 4 juin 2026
Premièrement, cette phrase : « L’agriculture est un objectif légitime qu’il faut absolument prendre en compte », n’est pas sotte ; elle n’est pas écrite en français, c’est vrai… Cela vient du fait que tout homme politique est un branleur qui se dispense de tout effort, parce que c’est sa nature de ne rien branler…
Deuxièmement : vous devez certainement vous nourrir de m*rde, ce qui assure votre indépendance et votre autonomie, laquelle ne peut être durable. Je passe sur la manière dont est obtenue la m*rde, car il semble qu’on en revienne toujours à l’agriculture…
Troisièmement : la nature n’a pas vocation à « être gentille » ; dès lors, il est inutile d’ironiser sur ce point…
Quatrièmement : les principes posés par les écologistes sont de pures saloperies qui visent à entuber le citoyen ignare.
Cinquièmement : les règles, les lois et tout le bataclan relatifs à la protection de l’environnement visent à enfumer les crétins. Il suffit de se pencher sur les « mesures compensatoires », qui sont le nec plus ultra de la traîtrise et devraient conduire à la mise sous écrous des dirigeants des DREAL et des préfets complices.
Enfin, et pour ne pas ennuyer davantage, il convient que l’homme redescende sur TERRE, car il n’est pas certain que se nourrir de m*rde soit sain et, si tel était le cas, il n’est pas davantage certain qu’il y en aurait pour tout le monde…
La terre doit être respectée ; c’est une question de survie, parce que Marchenoir ne pourra recevoir tout le monde chez lui, ailleurs, on ne sait où ; mais c’est beau, c’est loin, mais c’est beau…
Nuñez a encore franchi le mur du « çon ».
Au dernier dîner de cons de la macronie, il a été touché par la grâce divine :
« La majorité des casseurs sont français » ! Fichtre, diantre, le RN aurait donc menti ? Les téléspectateurs ont des problèmes ophtalmiques ?
Bravo, Nuñez, belle manœuvre de diversion. Nous sommes sauvés : ce ne sont donc pas les immigrés ni leurs descendants, comme les fachos racistes d’esseutrêêêmeuh drouaaate voudraient nous le faire croire, mais de bons Gaulois rouquins aux yeux bleus. Tout le monde est d’accord, MDR, LOL !
Pour afficher sa fermeté et son courage, deux policiers aux tirs tendus vont payer très cher leur forfaiture, foi de Nuñez ! Ben voyons !
Pov’ Nuñez, plus il patauge pour s’en sortir, plus il s’enfonce ; on tient le grand vainqueur. Delogu et Sandrine Rousseau peuvent aller se rhabiller.
@ Robert Marchenoir le 4 juin 2026
« prendre en compte l’objectif »?
Eh bien, en lisant l’article que vous avez mis en lien, je vais vous dire quel est l’objectif : diminuer les contraintes environnementales sur les grandes exploitations céréalières, betteravières et autres, et donc les favoriser. Pourquoi pas, mais cela conforte le but final prôné par nos politiques affidés à la FNSEA : faire disparaître les exploitations familiales de taille raisonnable au profit de grandes structures dépendantes des usines agroalimentaires. Le président de la FNSEA en est la preuve vivante avec le groupe Avril.
« 100 000 paysans « suffisent » à la France » : propos tenus en 1996 – déjà ! – à la tribune d’une réunion publique à Pau avec François Bayrou, l’économiste Chalmin et, of course, le patron de la FNSEA départementale, Marcel Cazalé, président aussi de la coopérative céréalière locale, holding Euralis.
Après avoir abandonné notre indépendance énergétique, ils vont vouloir, pour des intérêts financiers, abandonner notre indépendance alimentaire.
La France s’enfonçant dans une très grave crise civilisationnelle, j’espère qu’allant au bout de leurs idées, les Français auront à se contenter de cornflakes et de lait de soja pour se nourrir… et éventuellement de poulet ukrainien très à cheval sur l’environnement. 🙂
Suivant les conseils de Charles Sannat, je fais du bois et un PEBC.
Ça va tellement tronçonner que chacun va voter pour lui-même et tenter d’imposer à autrui les lumières de ses vues, tandis que les citoyens composant le peuple souverain, aveuglés par leurs privilèges, se guillotinent eux-mêmes pour accéder à la royauté individuelle.
Doit-on encore le répéter : l’Évangile a passé, nous sommes de race inférieure de toute éternité (précisons ici, pour les terroristes, que la race est prise au sens de l’espèce humaine, sans distinction de race, de classe sociale ou de religion).
Tant que chaque être sur cette terre ne sera pas renseigné sur sa structure sacrificielle, invité à l’apocalypse intérieure de la révélation, la démocratie ne saura que répliquer, en métastase, ce que nous savons désormais identifier comme le mal, ouvrant en conséquence la capacité à incarner le bien comme l’exercice d’émancipation de la violence, l’exercice de la liberté en pleine conscience des lois physiques qui régissent les relations humaines.
Ainsi, exerçant la force sans l’admirer pour combattre l’ennemi sans le haïr, nous aurons la capacité de ne laisser aucun malheureux de côté dans cette entreprise où chacun, du plus faible au plus fort, est appelé à cette conscience égale du principe supérieur qui le régit.
Cette capacité offerte ne dépend donc d’aucune personnalité particulière, autrement que par sa faculté à formuler cette réalité individuelle nécessaire à la responsabilité collective, au risque sinon de retomber dans les mimes du gros facho semblable à l’affreux coco des steppes, qui n’ont d’autre consensus à proposer que d’appliquer à autrui les retours des apologies du meurtre, tronçonneuse et gros bâton du yéti de la caverne désormais déclinés sous forme d’essaims de drones ou de missiles hypersoniques, quand un peuple MAGA met sur le trône l’un ou l’autre grand singe, noir ou blanc, qui n’a pas su évoluer psychologiquement aussi rapidement que les moyens techniques mis à sa disposition.
Vous me voyez venir : il nous faudrait donc un autre Macron, un autre hyper-intelligent à même d’inviter les entités à cheminer ensemble pour être à la hauteur de notre destinée française, quand chacun aurait compris qu’il n’y a de souveraineté que sur soi-même, que c’est à cela que notre Révolution incite, quand nous aurions compris que notre filiation amoureuse n’est pas une bisounourserie romantique, mais que le Père unique, qui a pour nom l’Amour, est la seule réalité à même de détruire tout ce qui est fondé sur le mensonge, indiquant la voie royale et mirifique à ceux qui auraient compris quelle exigence individuelle est indispensable à l’exercice collectif de la liberté, définition exacte de la démocratie.
On peut bien entendu répéter le rite de la crucifixion ; on suivra sans ambage tous ceux qui n’ont d’autre solution que de répondre au génocide par le génocide, au meurtre par le meurtre, faisant de la compréhension de la structure mythique une nouvelle mythologie au service de l’orgueil individuel, lequel ne sait proprement pas se penser second au regard premier de la révélation évangélique et est donc incapable d’en exercer la liberté proposée pour céder aux facilités confortables du retour en esclavage.
C’est tout à fait clair, non ?
On ne peut pas dire que le billet de notre hôte ait vraiment convaincu les habitués de son blog. Ça ressemblerait même plutôt à un flop. Pourtant difficile de reprocher à Bruno Retailleau de ne pas y mettre du sien. Mais « la sauce ne prend pas ».
Pour Jordan Bardella, en revanche, c’est carrément l’état de grâce.
« Les violences, les dégradations et les pillages survenus dans la région parisienne, ainsi que les désordres constatés dans toute la France, qui ont plus que terni la joie sportive suscitée par un PSG doublement victorieux en Ligue des champions » (cf. PB), ont surtout eu pour effet de booster sa popularité qui atteint à ce jour 47 %.
Encore une ou deux émeutes comme celle de samedi dernier et Jordan Bardella sera élu au premier tour de l’élection présidentielle.😅
On peut penser ce qu’on veut de Bruno Retailleau, mais s’il y a une chose qui est sûre, c’est qu’il faut rejeter le centrisme avec la dernière énergie.
J’en veux pour preuve la dernière sortie d’Édouard Philippe. N’étant pas un expert du bonhomme, je n’entretenais pas à son égard de haine particulière. Il semble que j’avais tort.
Il vient, en effet, de sortir la prodigieuse sottise suivante : « L’agriculture est un objectif légitime qu’il faut absolument prendre en compte », et il est tellement légitime que cette phrase doit être inscrite dans la Constitution.
Comme le dit la dernière formule à la mode, « y’a rien qui va » dans cette phrase. Tout d’abord, elle n’est pas écrite en français. L’agriculture n’est pas un objectif. C’est une pratique, un secteur économique, une profession, mais sûrement pas un objectif.
Ensuite, c’est quoi, un objectif légitime ? Il y a les objectifs qu’on se fixe, et les autres. Toute autre distinction est oiseuse.
Que signifie prendre en compte un objectif ? On le regarde ? On en admire les reflets en le tournant sous la lumière ? Soit on se le fixe, soit on n’en parle pas.
Que signifie prendre en compte absolument un objectif ? Que serait un objectif qui serait pris en compte, mais pas absolument ?
Concernant l’agriculture, quel serait l’objectif ? Promettre le SMIC à tous les agriculteurs ? Interdire toutes les importations agricoles ? Assurer une croissance de 5 % par an à l’agriculture française ? Mettre en prison les agriculteurs qui bloquent les routes ? Toutes ces options constituent des objectifs différents. La politique consiste à choisir entre eux.
Une chose est sûre : se lancer dans la campagne présidentielle en affirmant qu’il faut inscrire dans la Constitution que « l’agriculture est un objectif légitime qu’il faut absolument prendre en compte », c’est être le dernier des guignols.
Tout le monde aura compris le sens véritable des propos d’Édouard Philippe : les agriculteurs sont gentils, ils sont dans le camp du Bien, ce sont de pauvres victimes et il convient de leur passer la main dans le dos. Non pas tant parce qu’on a besoin de leurs voix (ils sont pratiquement inexistants), mais parce que les Français sont persuadés qu’ils sont gentils, etc.
Il faut cependant examiner les motifs techniques de cette déclaration. J’apprends qu’il existe un machin qui s’appelle la Charte de l’environnement, et qu’il fait partie de la Constitution grâce à cet abruti profond de Jacques Chirac (une raison de plus de vomir le gaullisme). Or, ce torchon affirme – constitutionnellement, donc – que « la planète » est gentille, qu’elle fait partie du camp du Bien, qu’elle est une pauvre victime, etc.
Par conséquent, en pratique, les escrololos passent leur temps à empêcher les agriculteurs d’agricoler, tandis que ces derniers finissent, avec quelque raison, par en avoir gros sur la patate.
Pour contrer l’érection au rang constitutionnel du placement de « la planète » dans le camp du Bien, il convient maintenant de procéder à cette distinction en faveur de « l’agriculture ».
Quand la protection constitutionnelle de « l’agriculture » aura provoqué quelque autre délire, alors on prendra cette nouvelle victime et on la fourrera aussi dans la Constitution – et ainsi de suite.
Quand on se penche sur cette fameuse Charte de l’environnement, on découvre qu’elle contient non seulement le si justement décrié « principe de précaution », mais aussi cette phrase hallucinante dont on ne parle jamais : « Article 2 : toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement ».
Je ne sais pas si l’on se rend compte du caractère extraordinairement totalitaire de cette disposition. Dans une simple dictature, il est interdit d’exprimer des opinions contraires à celles du gouvernement. Sous un régime totalitaire, il est obligatoire de soutenir bruyamment les opinions du gouvernement.
Comment appelle-t-on un régime où la loi fondamentale ne se contente pas de principes généraux et négatifs du genre « Tu ne tueras point », mais contraint les citoyens, non seulement à professer activement des opinions, mais à réaliser certaines actions qui conviennent au gouvernement (en dehors, mettons, du paiement des impôts ou du service militaire) ?
À partir de quel moment un fonctionnaire quelconque peut-il décider que Gontrand ou Gudule ne prennent pas assez part, non seulement à la préservation, mais aussi à l’amélioration de l’environnement, et par conséquent n’accomplissent pas leur « devoir » ? Ce qui suppose des sanctions ?
Et c’est cette horreur juridique, politique, morale et philosophique qu’Édouard Philippe veut aggraver, en rajoutant dans la Charte de l’environnement sa petite phrase sur l’agriculture qui « est un objectif légitime qu’il faut absolument prendre en compte ».
Qui ne voit qu’un homme politique soucieux de défendre les agriculteurs (et les Français) entreprendrait, non pas d’ajouter une millième couche correctrice à un échafaudage législatif déjà absurde, mais de supprimer purement et simplement la Charte de l’environnement ?
Voilà pourquoi il faut récuser absolument le marécage centriste, qui se caractérise non pas par la modération, la sagesse et la nuance, mais par l’inaction, l’absurdité, la corruption, la démagogie et la lâcheté.
Et comme il n’est évidemment pas question de promouvoir le communisme, même sous sa forme « respectable » représentée par la gauche hors LFI, la seule voie apte à améliorer le sort des Français consiste à devenir un grofacho, un ultra-libéral, à adopter la simplicité du radicalisme et à saisir la tronçonneuse.
Plus que votre billet, c’est la réaction du centrisme à celui-ci qui est intéressante, confirmant l’habituelle manipulation et la rhétorique simpliste de ce dernier.
Il y a, cherche-t-il à nous convaincre, le mal absolu, Le Pen-RN, Mélenchon-LFI, et, à côté d’eux, quelques médiocres, dont Bruno Retailleau fait partie. Ceux-ci, s’ils avaient l’impudence — la haine, vont-ils bientôt nous chanter ? — de se présenter, favoriseraient le succès de ces abominables extrémistes.
Notre centriste en chef résume une élection aux rapports de force électoraux des sondages et nullement à ce que proposent les candidats. La vacuité habite le centre. Si, malencontreusement, l’un des extrêmes accédait au pouvoir, la responsabilité n’en reviendrait pas aux locataires inexpulsables depuis presque cinquante ans, mais à des crétins d’électeurs qui auraient eu le Front — pardon, le front — de ne pas voter pour les héritiers de la vasque céleste, lesquels ont réduit les déficits et la pauvreté, promeuvent la paix et la justice pour eux comme pour tous… C’est au mieux risible, et ce programme risque d’être un peu court pour attirer les foules.
Il me semble, à lire votre blog, cher hôte, que bien des électeurs sont prêts à sauter le pas. Ici, à droite. Ailleurs, à gauche. Je ne dis pas « extrêmes », compte tenu de l’extrême centre qui nous gouverne ; les autres pourraient presque sembler raisonnables.
Quand on écoute le blabla des macrono-extrême-centristes, on ressent cette notion de vide. Prisca Thévenot, Attal, Bregeon, tous ces joueurs de flûte n’ont qu’une idée : maintenir leurs privilèges. Et les non-adhérents à ce vide seraient des extrémistes ? Non, des gens raisonnables qui, comme le disait le célèbre Jeuneuçaipluki, savent que, pour résoudre un problème, il est préférable de ne pas compter sur ceux qui l’ont créé.
Premier coup d’oeil sur le blog après ma blague, je constate que BR fait à peine mieux que 0,99 % des avis favorables des intervenants.
Même Lucile, la sage, mais pas tout à fait au sens d’Épictète, le récuse avec raison.
Même Michel Deluré, représentant patenté – ou pas – du centre, doute que « BR parvienne à s’imposer comme une nécessité. » (sic).
Les biologistes définissent la vie comme la conjonction du « Hasard et de la Nécessité » – voir le livre de Jacques Monod – et la conclusion du billet parle de : « Pour la droite, BR n’est plus une option ; il est devenu une nécessité. »
Il faudrait donc ajouter beaucoup de hasard pour que le soldat Retailleau soit en mesure d’arriver à ses fins.
Oui mais voilà il n’y a rien de plus capricieux que le hasard, par définition, et je ne crois pas que son caprice le mène sur le chemin de BR.
Les matheux voient les choses de façon différente.
Le hasard n’entre pas en compte dans leurs calculs. Ils parlent de conditions nécessaires et suffisantes.
Si BR est une condition nécessaire pour la droite, il n’est pas suffisant à l’évidence pour la faire gagner.
Et ce d’autant plus qu’il continue à avoir des pudeurs de vieille chaisière envers le RN et Reconquête! qu’il ne cite même pas dans ses interdits, les effaçant complètement.
Pas sérieux.
Laurent Wauquiez que je n’aime pas plus que BR, lui au moins parle de Sarah Knafo.
Je crois que BR a atteint son niveau de Peter avec son poste de ministre de l’Intérieur, et qu’il devrait en rester là, sagement au sens d’Épictète, en organisant une primaire de droite.
Le problème est qu’une primaire serait encore plus destructrice pour la droite que le maintien de sa candidature.
La fausse droite est prise dans un piège qu’elle a même construit, et cela se voit aussi par l’absence de projet, de vrai projet de société, capable de renverser la table comme celui de Jean-Luc Mélenchon.
Alors David Lisnard semble avoir des choses à dire, mais sera-t-il capable de tendre la main à Reconquête! et d’envisager une alliance avec le RN ?
La stratégie stalinienne de Mélenchon de traiter tous ceux qui sont à sa droite de fascistes paralyse les ténors de la fausse droite.
Celui qui assumera avec indifférence cette étiquette sera le futur vainqueur de la présidentielle, sinon c’est Mélenchon qui sera le vainqueur.
« Bruno Retailleau, depuis qu’il a enclenché un rythme soutenu pour sa campagne présidentielle, au sujet de laquelle il ne cesse d’affirmer qu’il ira jusqu’au bout, confirme son intention de « renverser la table » et d’élaborer un projet de rupture. ». (PB)
Un Républicain qui veut renverser la table et élaborer un projet de rupture… Il y a comme une contradiction dans les termes !
Il affirme, il affirme… Ça ne coûte rien et l’expérience montre que ça n’engage à rien. Qu’a fait Monsieur Retailleau quand il était au gouvernement qui puisse le rendre crédible, hormis se rendre visible au regard des électeurs ?
Monsieur Retailleau traîne le boulet d’un parti (ou plutôt ce qu’il en reste) qui a tellement menti aux Français que ça en devient risible, un peu comme un gag à répétition qui reviendrait tous les 5 ans. On connaît la chanson.
« Pour la droite, BR n’est plus une option ; il est devenu une nécessité. » (PB)
Ben non !
Non et non !
BR est exactement le personnage le plus inutile, et à exclure au plus tôt, afin que se découvre celui qui est véritablement nécessaire.
Toujours choisir par défaut et celui qui est le plus inapte à la fonction est fautif !!
On ne doit pas trouver convenable ce qui ne convient pas, or, BR ne convient pas…
Il n’a aucune qualité pour remplir ce rôle et c’est là son moindre défaut…
Ne serait-ce qu’en raison de sa loi sur l’entrisme (https://www.senat.fr/travaux-parlementaires/textes-legislatifs/la-loi-en-clair/proposition-de-loi-visant-a-lutter-contre-lentrisme-islamiste-en-france.html), je ne voterais pas pour Bruno Retailleau. On se demande s’il mesure la portée de la loi qu’il a initiée, ou s’il veut donner des armes au pouvoir, quel qu’il soit, pour censurer à loisir. Aucune des deux hypothèses ne m’inspire confiance.
« Pour la droite, BR n’est plus une option ; il est devenu une nécessité » (PB).
C’est Épictète qui disait : « Quiconque se soumet de bonne grâce à la nécessité est sage. » Et si l’on en juge par le comportement que nous offre la droite, je crains fort qu’elle ne renferme guère en son sein, du moins pour l’instant, beaucoup de sages ! Et c’est bien là son malheur.
Je nourris donc peu d’espoir, dans un tel contexte, que BR parvienne à s’imposer comme une nécessité.
Voitures et vélos brûlés, vitrines de commerces brisées, foyers d’incendie dans les rues, poubelles renversées et incendiées, tirs de mortier dirigés contre la police… Et Laurent Nuñez se plaît à déclarer que la situation était sous contrôle ? Ne serait-ce pas plutôt la racaille qui a mis la police et le ministre de l’Intérieur sous contrôle ?
Bruno Retailleau était plus efficace et plus franc avant de démissionner de son poste de ministre de l’Intérieur.
Nous savons tous qu’il faut respecter ce blog, ne pas le salir avec des mots crus, des insultes ou des atteintes à l’intégrité des autres lecteurs et blogueurs. OK. C’est normal, et nous devons nous plier à la (Allah) charte imposée, de façon tout à fait justifiée, par Philippe.
Alors comment se fait-il que notre hôte accole à son billet la photo de cet être repoussant, odieux, ignoble, anti-France, complice des casseurs incendiaires qui bénéficient d’une impunité scandaleuse, qui poursuit en justice un maire au motif de son refus de marier un OQTF, qui blablate devant micros et caméras que « tout va bien », que « nous maîtrisons la situation » et, bien entendu, que ce chaos est de la faute du RN, qui « attise les tensions et met de l’huile sur le feu » ?
Philippe, revenez allah raison ! C’est de la provocation ? Allez, avouez !
Vous vous plaignez tous de l’islamisation de toute la planète à marche forcée, surtout chez nous, peuple collaborateur, soumis, lâche et pleutre, qui passe son temps à crier au loup RN, un parti volatil, fantasmé, leurre politique destiné à cacher une réalité mille fois plus cruelle : tout le pays est sous la coupe des islamistes et des narcotrafiquants, protégés par Macron, la gauche et l’UE de la poupée gonflable Ursula.
Rappel :
Les anti-RN : des milliers de crimes islamistes et 3 600 milliards de dette.
Le RN : 0 crime, 0 dette.
Mais bien entendu, le grand danger, c’est le RN. Ben voyons, comme dirait Zemmour.
Je suis plié de rire de voir ce peuple de crétins abrutis, aux QI de bulots, continuer à réciter les fables du gouvernement macroniste.
Il m’arrive souvent de faire des rêves prémonitoires.
J’en ai fait un cette nuit.
J’ai rêvé que Bruno Retailleau obtenait 0,99 % des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle.
Comme je m’étonnais, dans mon rêve, d’un pourcentage aussi faible, une voix me disait : « Mais c’est comme à l’Apple Store : le chiffre est toujours diminué d’un centime pour ne pas effrayer le chaland. »
Bon, vous avez compris que je n’ai pas fait ce rêve.
C’est juste pour répondre avec humour (?) au billet, qui donne l’impression d’avoir été écrit dans un état de rêve éveillé.
Et c’est beau, les rêves éveillés ; j’en fais moi aussi. Je rêve que Sarah Knafo est élue et que son buste trône dans toutes les mairies de la Seine-Saint-Denis ! 😉
On souhaiterait avoir des explications détaillées quant à l’affirmation qu’une victoire du RN serait nocive. Ou une victoire d’un candidat plus à droite que le RN… puisque Marine Le Pen affirme ne pas en être. David Lisnard, par exemple. On voit mal en quoi il serait moins à droite que Bruno Retailleau. C’est plutôt le contraire…
« Pour la droite, BR n’est plus une option ; il est devenu une nécessité. » (PB)
Pour que BR soit une nécessité, encore faudrait-il pour cela que
sa cote de popularité lui permette d’espérer accéder au second tour.
Or avec ses 7,5 % ce n’est manifestement pas le cas.
Certes nous sommes à onze mois de l’élection présidentielle et il a largement le temps de se refaire, mais encore faudrait-il pour cela que ses « amis » LR se rallient à son programme. Or Laurent Wauquiez et Xavier Bertrand notamment ne sont pas décidés à le soutenir quelles que soient les conséquences.
La droite la lus bête du monde fait son retour.
Ceci étant, des méthodes coercitives pour mettre un terme à ces opérations de violences, de dégradations et de pillages telles que celles de samedi dernier, suite à la victoire du PSG, Gabriel Attal, alors Premier ministre, y avait déjà pensé.
« Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l’autorité, on t’apprend à la respecter ».
Il faut maintenant passer de la théorie à la pratique, en espérant toutefois que le Conseil constitutionnel ne s’y oppose pas car la méthode serait contraire à la Constitution…
Alors il faut changer la Constitution. Le dernier qui aurait pu le faire est « François », comme l’appellent ses intimes : il avait Jean-Pierre Bel au Sénat, qui a préféré une épouse mannequin originaire de Cuba, avec laquelle il a une fille et qui lui apporte sans doute plus de satisfactions que son passage éclair sous Pépère, autre rentier d’une politique sans éclat.
Entre une actrice-réalisatrice et une mannequin, la vie est sans doute plus pétillante… Le PS devait être horriblement ennuyeux. D’ailleurs, Ségo, qui s’en détache régulièrement, y ajoute aussi un peu de piment d’Espelette, bien sûr.
Je vous invite à y aller et à déguster une extraordinaire piperade basquaise.
@ Giuseppe le 3 juin 2026
« Alors il faut changer la Constitution. »
La Constitution est devenue un immense fourre-tout où l’on met tout et n’importe quoi.
Par ailleurs, dans la mesure où une loi est votée par les députés (qui sont les représentants du peuple), entérinée par les sénateurs, je ne vois pas pourquoi ladite loi pourrait être contestée par un conseil de « sages » qui, eux, ne sont pas élus.
Le Conseil constitutionnel devrait se limiter à ne pouvoir émettre qu’un avis consultatif, à charge pour le Parlement d’en tenir compte ou non.
Le mieux serait même carrément de le supprimer, car il a surtout un effet de blocage.
Ce billet de Philippe Bilger n’est pas l’œuvre d’un observateur politique qui livrerait une analyse objective de la stratégie à adopter pour éviter, au second tour de la présidentielle, un duel Mélenchon contre Bardella ou Le Pen.
Il s’agit clairement d’un tract partisan en faveur de Bruno Retailleau, qui ignore délibérément le rapport de forces électoral.
La réalité est cruelle : tous les sondages de fin mai 2026 (Odoxa, Harris Interactive, Ifop, Ipsos) créditent le président des Républicains de seulement 7,5 à 9 % des intentions de vote dans l’hypothèse où Édouard Philippe est lui aussi candidat.
Philippe Bilger idéalise son champion avec un portrait hagiographique : « constance, intégrité, radicalité ». Il passe sous silence le déficit de stature présidentielle dont souffre Retailleau (69 % des Français estimaient déjà en février qu’il n’avait pas l’étoffe d’un président de la République).
Enfin, le texte reste dans le registre du vœu pieux. Dire que Retailleau est « une nécessité » est une chose ; expliquer concrètement comment il pourrait passer de 8-9 % à un score qualifiable en est une autre.
En plaidant ainsi la cause de Retailleau pour lui faire grappiller des voix, on en fait surtout perdre à Philippe sans que le premier puisse accéder au second tour. Au bout du compte, c’est contribuer à installer un duel des extrêmes.