Il est clair que le niveau moyen des élèves, dans les collèges et les lycées, a considérablement baissé. Il est clair que certains instituteurs et professeurs font eux-mêmes des fautes d’orthographe qu’ils ne cherchent d’ailleurs plus à sanctionner chez leurs élèves, et pour cause ! Il est clair qu’il est peu de professions qui, par rapport aux temps anciens, ne se soient pas dégradées. Il est clair que la culture générale s’est appauvrie au point que la littérature et l’Histoire pourraient devenir des territoires quasiment inconnus.
Cette déploration sans nuance n’est pas originale et elle n’est pas seulement le fait d’aigres conservateurs qui, parfois, s’oublient eux-mêmes dans leur vitupération de l’époque. La manière assez fréquente dont on se console de cette médiocrité consiste d’abord à ne jamais la voir chez soi – je n’échappe pas à cette dérive – et ensuite de l’enfermer dans le seul domaine de l’enseignement au sens large.
Alors qu’elle est partout et qu’on peut soutenir, en effet, que tout se dégrade.
Sur le plan international, c’est à cause de ce constat, dont chaque jour permet de vérifier la pertinence, que certaines personnalités atypiques, imprévisibles, erratiques, cyniques aussi, sans morale souvent, surgissent et obtiennent un vote majoritaire de la part de leurs concitoyens, quand la dictature ne les prive pas confortablement des affres de la démocratie.
Il n’est pas besoin d’être un spécialiste en géopolitique pour relever que l’équipe autour du président Trump est gangrenée par un amateurisme chaotique directement hérité de son maître.
Dominique de Villepin a eu raison de souligner que la diplomatie est un métier et qu’une forme de classicisme, de savoir et de rationalité est nécessaire. On peut d’ailleurs regretter que lui-même, doué pour la dénonciation lyrique et volontariste, ne prenne jamais la peine de nous expliciter le « comment ».
Le niveau baisse partout et le climat de notre vie politique en est une lamentable illustration. Cette évidence est d’autant plus saisissante qu’elle ne rejoint pas les crachats habituels sur l’ensemble de la classe politique, qui serait globalement au-dessous de tout. À considérer la pluralité des personnalités qui, pour l’instant, paraissent décidées à concourir pour 2027 – il y aura bientôt une décantation nette -, aucune n’est médiocre, mais aucune n’est transcendante.
Il est étonnant de voir, d’ailleurs, à quel point le talent pur est moqué – combien de fois ai-je eu droit à de la dérision parce que je vantais celui de Gabriel Attal ! -comme si d’autres qualités et dispositions plus fondamentales avaient pris la relève, alors que, le plus souvent, ce n’est pas le cas.

Cette perception n’épargne ni la gauche ni la droite, et encore moins l’extrême gauche et la droite radicale.
Jordan Bardella est perçu comme une star et il échappe, de ce fait, au sort commun des politiques : il n’est plus jugé sur ce qu’il pense et dit, mais sur la lumière qui l’entoure.
Pour LFI et ceux qui gravitent autour de Jean-Luc Mélenchon, la si piètre prestation de Mathilde Panot au Grand Jury n’a fait que confirmer que l’idéologie ne peut pas remplacer l’intelligence, ni la logorrhée partisane la finesse de l’analyse et la maîtrise du langage.
Dans le passé, il a pu y avoir des échecs, même des désastres ponctuels, de la part de certains politiques, mais ils étaient aussi capables d’être exceptionnels. Dans toutes les professions, celle d’avocat en particulier, on n’atteint l’exceptionnel que si l’on succombe, une fois ou l’autre, au pire.
Nos politiques ne déçoivent jamais parce qu’ils sont toujours ordinaires, dans la mesure. Jamais franchement mauvais, mais laissant toujours le citoyen sur sa faim. On a toujours envie de leur dire : « Mais allez encore plus loin, ne vous arrêtez pas là, la profondeur est ailleurs ! »
Le niveau baisse partout. C’est sans doute aussi à cause de cette réduction que la démobilisation politique s’amplifie. Nous cherchons désespérément des individus sortant du lot. On n’est pas obligé de repartir vers Charles de Gaulle. Je songe à Nicolas Sarkozy dans sa campagne de 2007 : il y avait là l’irruption, dans l’espace démocratique, d’un être politique hors du commun.
La rançon du vide relatif d’aujourd’hui est que certaines personnalités, par compensation, sont ponctuellement portées aux nues par idéologie : l’enflure et le tocsin permanent d’un Philippe de Villiers par le camp conservateur ou la pauvreté monomaniaque et belliqueuse d’une Rima Hassan de l’autre côté.
Dans ce désert, qui montre que les adeptes du « c’était mieux avant » ont raison, surgissent des pépites qui illuminent précisément parce qu’elles apposent, sur l’instantanéité et l’immédiateté du flot de l’actualité, l’airain d’une pensée solide et durable, la beauté d’un style, la puissance de l’universel. Il n’y en a pas beaucoup. Tant de médiatisations qui donnent la nausée, saturent.
Parmi ces pépites, une, en particulier, est l’absolu antidote à ce pessimisme étouffant. Il est joyeux et pourtant sans illusion. Il s’agit de Sylvain Tesson.
Le niveau baisse partout, mais lui nous élève.
Hormis le grand-prêtre, toujours aussi satisfait de lui-même, ses sbires, chargés de déverser la bonne parole jusqu’à la lie, et ses obligés, qui doivent le louer sous peine d’apparaître traîtres ou traîtresses, tels ces ex-Premiers ministres qui tentent de faire oublier cette partie de leur CV — par ailleurs sans aucun relief —, ou cette présidente de l’Assemblée nationale qui lui doit tout, les Macroniens, dont les rangs s’amenuisent au fil des « disruptions » de leur chef, reconnaissent à voix basse que le compte n’y est pas et que leurs élus — et donc eux-mêmes — ne sont pas sans responsabilité dans la baisse de niveau de la France dans tous les domaines (sauf en matière de taux d’imposition, de nombre d’emplois publics, de degré de mécontentement des citoyens et d’amplitude des « droits-z-acquis »…).
Il serait historiquement malhonnête de faire porter à la seule Macronie l’ensemble du mal qui ronge tous les secteurs de la société française. Dans beaucoup de ceux-ci — finances publiques, services au citoyen, relations sociales, santé, immigration, sécurité, natalité, éducation, culture, justice, compétitivité, productivité, puissance industrielle, pouvoir d’achat… et même respect du peuple souverain —, les prédécesseurs de Macron, dès Giscard — et même de Gaulle —, ont tous pris ou accepté des décisions néfastes…
Mais c’est le locataire actuel de l’Élysée qui, sans conteste, par ses postures mal maîtrisées — en réalité fantasques — et ses laisser-aller coupables, a aggravé la situation jusqu’au point, non seulement, de mettre la France en situation de faillite, de provoquer des fractures sociales et des divisions politiques inédites sous la Ve République, mais, surtout, de lui faire perdre son rang de grande puissance respectée et exemplaire.
À mes yeux, le plus grave n’est pas la dégringolade économique — un sursaut est possible si le nouveau pouvoir, réduisant taxes et normes, n’agresse plus l’entreprise —, ni le climat de guerre civile larvée — un peu d’autorité, beaucoup s’il le faut, rétablira l’ordre —, mais la perte totale de notre savoir-faire et de notre prestige en matière diplomatique. Qui craindra désormais une nation qui se couche devant le régime d’Alger, se fait virer d’Afrique francophone, se vautre dans l’ignominie d’une politique anti-israélienne, se complaît dans la repentance, se querelle publiquement avec Washington, à qui elle doit sa liberté, et accepte sereinement que « Bruxelles » dévore son corpus de lois et de droits ?
À l’international, dans un monde où l’Histoire a brutalement fait volte-face avec le dangereux retour de « la guerre à notre porte », la France, toute puissance nucléaire qu’elle est, n’est plus que l’ombre d’elle-même… et, quel que soit notre nouveau chef de l’État, il ne parviendra pas à faire oublier les dégâts gigantesques commis par un président qui, avant même d’être élu, avait dit son mépris pour elle en l’accusant de crime contre l’humanité… La « baisse », sur ce point, paraît irrémédiable.
Pour le reste, tout dépend du choix des Français face aux offres politiques qui leur seront faites durant les prochains mois. Le choix sera large : poursuite à peine masquée de la descente aux enfers (d’Édouard Philippe au candidat PS, quel qu’il soit) ; chute vertigineuse dans le gouffre « rouge » (Mélenchon) ; ou sursaut, plus ou moins rude et autoritaire, qui passera d’abord par un coup d’arrêt immédiat donné aux dérives qui, bien ancrées dans les esprits depuis plusieurs décennies, interdisent le retour d’une France capable de s’assurer un avenir (dette non maîtrisée, frontières passoires, faiblesse du temps de travail, assistanat, effectifs démesurés des administrations, entreprises vaches à lait de l’État, santé et éducation en déshérence…).
Pour l’heure, la classe politique, qui, à quelques exceptions près, reflète la médiocrité de notre société, mais en porte aussi la responsabilité pour une large part — qui peut croire que, dans une telle ambiance de cirque, l’Assemblée nationale est à la hauteur des attentes de l’électeur ? —, est incapable de promouvoir en son sein la personnalité exceptionnelle qui saurait redresser la barre en un quinquennat et rendre aux Français leur fierté d’appartenir à une vieille nation qui fut respectée, crainte et admirée.
Alors, il faut se rendre à l’évidence : nos élus ayant failli, il faut qu’au printemps prochain d’autres prennent la relève et tentent, au milieu du chaos provoqué par une « expérience » politique sans réelle boussole, de réformer, de réformer et de réformer encore, passant outre, dès le premier jour de leur installation, les menaces non voilées d’insurrection d’une extrême gauche dangereuse désormais pour la démocratie. La Constitution leur en donne les moyens… et il ne fait aucun doute que, s’il le faut, les forces de l’ordre et, si cela était nécessaire, l’armée seraient à leurs côtés.
Il n’est plus temps de tergiverser. Sinon, demain, notre hôte ne pourra plus constater « une baisse » en tout domaine. Comme nous tous, il devra admettre que cette santé de plus en plus chancelante de notre nation l’a conduite à sa disparition, à son dépeçage, à la perte, corps et biens, en deux générations, de tout ce que nos ancêtres ont réalisé pour nous, qui n’avons pas vu arriver le naufrage.
« 32Le scribe lui dit: Bien, maître; tu as dit avec vérité que Dieu est unique, et qu’il n’y en a point d’autre que lui, 33et que l’aimer de tout son cœur, de toute sa pensée, de toute son âme et de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, c’est plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices. »
Ainsi, les rivaux, renonçant à l’opprobre qui les confond en leur similitude de persécuteur, ont l’occasion de pouvoir faire quelque chose l’un pour l’autre.
On avance bien.
@ Lodi – le 29 mai 2026
« Je ne peux rien pour vous. »
C’est en effet là où je voulais en venir.
@ Robert Marchenoir
Si vous ne comprenez pas qu’à Rome, il n’y avait pas que la religion romaine, mais aussi d’autres cultes admis dont les sacrifices ont été interdits, je ne peux rien pour vous.
Si vous ne comprenez pas qu’interdire les sacrifices d’animaux — qui ne nuisent à personne —, c’est interdire des religions fondées sur le sacrifice, je ne peux rien pour vous.
Si vous ne comprenez pas que les chrétiens se sont permis de plus en plus de persécuter les gens à mesure que leur pouvoir augmentait, comme je l’ai illustré pour vous dans mes liens, je ne peux rien pour vous.
La discussion avec les croyants en l’Unique et avec ceux qui s’imaginent qu’il s’agit d’une perle de la civilisation est comme celle que l’on peut avoir avec les idolâtres du Général… La lucidité y est interdite au nom de la vanité de se croire supérieur à ce que l’on vaut réellement.
Le problème, c’est que lorsqu’on n’est pas lucide, on peut être surpris par des minorités négatives. Cela pouvait sans doute être excusable une fois avec les chrétiens, deux fois avec les totalitaires, mais trois fois avec les musulmans ?
Le Dieu du monothéisme est complètement « dévictimisé », alors que le polythéisme résulte du fait qu’il y a beaucoup de fondations victimaires qui révèlent toujours plus de divinités fausses, inexistantes, mais néanmoins protectrices en raison de l’ordre sacrificiel qu’elles font respecter.
Dans le monde archaïque, chaque fois que le mécanisme du bouc émissaire fonctionne, un nouveau dieu surgit.
Le judaïsme, depuis le commencement, est le refus absolu de la machine à fabriquer les dieux. Dans le judaïsme, Dieu n’est plus jamais victime et les victimes ne sont plus divinisées. C’est ce que nous appelons la Révélation.
Historiquement, elle se produit en deux phases : premièrement, il y a un passage du mythe à la Bible où, comme je viens de le dire, Dieu est dévictimisé et les victimes dédivinisées ; vient ensuite la pleine Révélation évangélique.
Dieu participe à l’expérience de la victime, mais délibérément cette fois, pour libérer l’homme de sa violence.
@ Lodi – le 29 mai 2026
« Concernant le mot tribal, vous êtes libre de l’employer comme vous voulez, moi de contester la pertinence de cet emploi. »
Vous êtes en effet parfaitement libre d’ignorer la langue française.
« Si on ne veut pas admettre qu’interdire les sacrifices, c’est interdire le paganisme, je me demande qui ne lit pas ce qui est écrit, vraiment. »
Si vous ne comprenez pas la différence entre l’Empire romain qui interdit le christianisme et condamne les chrétiens à mort après des tortures atroces, et l’Empire romain devenu chrétien qui se contente d’interdire les sacrifices d’animaux sans pour autant interdire la religion romaine (et non le « paganisme », ce qui ne veut rien dire), ce n’est pas seulement la langue française que vous ne comprenez pas ; c’est la raison qui vous fait défaut. Aussi toute discussion avec vous est inutile.
@ Robert Marchenoir
Concernant le mot tribal, vous êtes libre de l’employer comme vous voulez, moi de contester la pertinence de cet emploi : toutes les innovations ne sont pas bienvenues et je vous ai expliqué pourquoi cela me semblait peu opportun.
Concernant le christianisme, si je n’avais pas pioché un peu partout, comme vous dites, on aurait pu contester la réalité de ce que j’avance.
L’argument on ne peut plus concis contre le monothéisme, et pas que le christianisme, c’est que ce qui était à l’origine une exception, à savoir qu’on interdisait peu de cultes dans l’Antiquité, est devenu la règle : le christianisme a effacé autoritairement le paganisme et soumis la religion juive.
Ce n’est pas parce que tout ne fut pas partout continu ou égal que c’est faux ; sinon, on pourrait en dire autant des persécutions que les chrétiens ont eux-mêmes subies, selon les empereurs et les régions de l’Empire.
Si on ne veut pas admettre qu’interdire les sacrifices, c’est interdire le paganisme, je me demande qui ne lit pas ce qui est écrit, vraiment.
Je me demande bien comment ce qui a éradiqué par l’interdit tout ce qui n’est pas soi peut être dit défendre la liberté.
Et comment on peut prétendre que le monothéisme, en l’occurrence le christianisme, défend la liberté. Pour lui, il y a une bonne et une mauvaise persécution : quand il persécute, c’est pour ton bien, mon enfant.
https://blogs.mediapart.fr/jeanpaulyveslegoff/blog/230721/saint-augustin-et-les-deux-persecutions-la-bonne-et-la-mauvaise
Comment peut-on nier ce qui est arrivé ? Les persécutions n’ont pas été le fait de quelques brutes épaisses, mais de docteurs de l’Église, enfin de l’élite de l’élite intellectuelle chrétienne. Notamment de ce bon Augustin, ce génie du christianisme.
Bref, je ne vois pas plus de défense de la liberté que de la vérité dans les religions, surtout dans le monothéisme. J’y vois plutôt du déni, et la punition en sera que les gens ne verront pas qu’ils risquent de subir, en pire, de la part des musulmans ce qu’ils ont eux-mêmes fait subir à leurs prédécesseurs.
En pire, parce qu’il leur faut évincer à la fois les juifs et les chrétiens : moins on est légitime, plus il faut être violent.
Comme toujours, préférer sa vanité à la vérité peut conduire à la perte de la liberté. Tout est dit.
@ Lodi – le 28 mai 2026
Je vous réponds sans rentrer dans les détails. Concernant le mot tribal, je m’excuse, mais je n’ai pas besoin de dictionnaire pour l’employer dans le sens que je désire, qui est approprié, qui correspond à l’un de ceux qu’il a en français et qui est évident dans le contexte où je l’ai employé.
Un comportement tribal est celui des immigrés qui vont systématiquement défendre les leurs au détriment des nôtres. Indépendamment de toute morale ou de toute loi. Et qui vont systématiquement se coaliser contre les nôtres. Indépendamment de toute morale et de toute loi.
C’est cela, un comportement tribal, et il se constate partout, à tout instant, chez toutes les races allogènes, dans tous les pays occidentaux victimes de l’immigration de masse.
Ce comportement n’est pas le nôtre, et il est destructeur des tréfonds de notre société, qui est basée sur la règle, sur la confiance, sur la politesse, sur la charité, sur le respect des espaces communs et ainsi de suite.
Si vous voulez, prenez le sens suivant indiqué par l’article du TLFi auquel vous renvoyez : « Groupe social, généralement composé de familles se rattachant à une souche commune, qui présente une certaine homogénéité (physique, linguistique, culturelle…) ». Voyez aussi la définition du mot tribalisme, plus appropriée.
Concernant le christianisme, je regrette, mais votre intervention est une longue série de détails piochés un peu partout au hasard, sans rapport les uns avec les autres. Elle ne constitue nullement un argument synthétique et concis, basé sur une réelle connaissance du sujet, opposable à mon propos et pouvant donner lieu à discussion. Ce n’est pas la première fois que je suis contraint de faire cette constatation.
Un seul exemple : vous citez un article de Wikipédia intitulé Persécution des païens dans l’Empire romain tardif, afin, croyez-vous, de démontrer le caractère oppressif du christianisme. Mais il semble que vous ne soyez pas allé plus loin que le titre. L’article dit que cette persécution aurait commencé sous le règne de Constantin, le premier empereur romain à se convertir au christianisme. Mais, plus loin dans le texte, on apprend qu’il n’a jamais interdit le paganisme, et qu’il est resté tolérant envers ses adeptes. Cette « persécution » semble s’être limitée à l’interdiction des sacrifices, et à la destruction de certains temples.
Vous omettez, bien sûr, l’essentiel pour une mise en perspective historique et théologique : jusqu’à l’avènement de Constantin (en gros), la religion chrétienne était tout simplement… interdite. Et la peine était… la mort (après torture). D’où les nombreux martyrs des premiers siècles.
@ Robert Marchenoir
Pardon, mais la tribu ?
https://www.cnrtl.fr/definition/tribu
…est connotée de façon beaucoup plus primitive que la nation, et ne peut qu’éloigner les Français de s’unir, quand cela me semble être le but. Si cela pourrait, qui sait, passer dans des pays n’ayant pas oublié leurs tribus, vraies ou mythiques, leurs familles — je ne sais pas ? Les Irlandais avec leurs « Mac » ceci et leurs « O’ » cela, leur résistance face à l’Anglais, ou bien les Juifs avec leurs tribus remontant à la Bible — dans les pays du Nouveau Monde, ou même en France sans cette mémoire et très centralisée, cela me paraît hors de propos.
Le propos est que les gens affirment ce à quoi ils s’identifient, et c’est à la nation. L’idée de s’appeler « Rassemblement national » est la bonne, en somme, pour ce parti, dont les autres devraient s’inspirer de ce point de vue. Croyez bien que si je me lançais en politique, je déroulerais la nation à tout propos.
Pour la liberté, il faudrait habituer les gens à cette notion, pas si aimée qu’on le dit, notamment chez nous ; sinon l’Histoire aurait pris un autre cours, évidemment.
Une nation est un groupe de gens qu’on peut espérer unis — même si, en France, on adore se diviser — et qui doit rejeter ce qui le rejette, donc l’immigration musulmane, tandis que le reste dépend de l’opportunité.
Et sinon ?
Le christianisme tolérant ? Dès le début, non :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pers%C3%A9cution_des_pa%C3%AFens_dans_l%27Empire_romain_tardif
J’attire votre attention sur le fait que l’important chez les païens est le sacrifice, le rite… L’interdire c’est comme interdire les messes chrétiennes et détruire les livres de cette religion, tout socle, toute fondation, toute référence… À terme, interdire le sacrifice est détruire le paganisme.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_de_la_Rome_antique#:~:text=La%20caract%C3%A9ristique%20principale%20des%20pratiques,sans%20dogmes%20et%20sans%20orthodoxie.
Point besoin d’interdire la religion romaine : en prohibant le sacrifice, on la détruit à petit feu. Pas besoin d’aller vite ; en perturbant une religion d’habitude, on la détruit évidemment…
Chez les Romains, en toute logique, les plus puissants — les dieux — sont censés protéger les plus faibles, les humains, grâce aux sacrifices. Tomber en martyr n’a aucun sens pour un païen, et le perturber dans ses sacrifices sabote sa religion jusqu’à sa chute.
Alors oui, point besoin d’user de trop de violence, qu’on réservera plutôt aux chrétiens ne pensant pas comme soi, mais qu’on ne me dise pas que la religion chrétienne respecte la liberté : elle a détruit la religion de la société où elle s’est implantée en restreignant juste ce qu’il faut la liberté.
Plus brutal avec ce qui n’est pas romain :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Croisades_baltes
Je pense avoir fait justice du soi-disant respect de la liberté religieuse des chrétiens dont les Juifs pourraient mieux parler vu que mon dieu ? Mais qui va s’inquiéter du sort des païens, je vous le demande ?
Pour l’amour de la vérité, ce n’est pas mieux, du pouvoir, oui. Ne balayons pas la donation de Constantin comme ça, voulez-vous ?
https://www.bfmtv.com/international/les-mensonges-qui-ont-change-le-cours-de-l-histoire-la-fausse-donation-de-constantin_AN-202108100001.html
Ce faux permet d’usurper le pouvoir des empereurs, comme les chrétiens ont usurpé la place de la religion païenne en interdisant les sacrifices et autres choses du même genre, et de même qu’ils ont aussi pris les textes des Juifs pour prendre leur place, eux les nouveaux élus, dont les anciens n’étaient plus, au mieux, que les secrétaires de leurs textes et, au pire, des déicides.
Mais cela peut concerner des questions de foi, et remonte à fort loin :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fraude_pieuse
Je ne dis pas que les croyants, ou même les clercs, ne croient pas à leur dieu, mais qu’ils sont prêts à tout manipuler pour implanter leur idée de la foi.
Quoi d’étonnant ? Il est même arrivé à des scientifiques de truquer leurs résultats parce qu’ils avaient foi dans une théorie et voulaient la démontrer ; alors, pour une foi religieuse, je vous le demande ?
La vérité est ce truc qu’on réclame des autres et dont on s’exempte, comme il en va très souvent de la morale, notamment religieuse.
Le problème est que plus quelque chose est absolu pour les gens — or Dieu unique, créateur et tout-puissant est l’absolu le plus absolu — plus ils se croient tout permis. Alors leur bonne intention fait comme dans l’anneau de Le Seigneur des anneaux : cela les retarde un peu avant de faire le mal, mais pas beaucoup.
Ensuite, le mal peut croître, et il l’a fait, à mon avis, logiquement, avec l’Inquisition puis les religions séculières comme le communisme et le nazisme : on se fait son petit absolu à soi et l’on s’autorise plus que les prédécesseurs, parce que chaque abus autorise les autres et tente de les dépasser car il est censé être plus efficace. Dans tous les cas, il fait connaître le frisson de la domination.
Je vais vous rappeler ce qu’est le pur pouvoir, comme cela est bien dit dans 1984 :
– Comment un homme s’assure-t-il de son pouvoir sur un autre, Winston ?
Winston réfléchit :
– En le faisant souffrir répondit-il.
– Exactement. En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas. Comment, s’il ne souffre pas, peut-on être certain qu’il, non à sa volonté, mais à la vôtre ? Le pouvoir est d’infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l’esprit humain en morceaux que l’on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l’on a choisies.
Bref, toute idée poussant à quelque absolu justifiant les abus est comme jeter du feu dans les bois : moi, je n’accuserais pas les bois de brûler, mais l’incendiaire. Je trouve normal que l’idée de dieu unique ait pu porter au mal, et le totalitarisme au pire…
Je dirais que ceux qui ont adopté et appliqué ces idées sont bien plus responsables que ceux qui n’ont fait que les subir ou les relayer. Ceux qui ont des idées et les répandent peuvent éventuellement vivre dans la misère et être oubliés, mais leur pouvoir — et donc leur responsabilité — est incommensurable.
Bien sûr, j’imagine qu’on pense bien faire en disant aux prêtres, écrivains, commentateurs sur Internet et autres de ne pas se croire tout-puissants, et en affirmant que tout le monde est plus ou moins responsable. Après les baïonnettes intelligentes, les disciples seraient-ils, qui sait, meilleurs que les maîtres ?
Mais c’est tout de même aux initiateurs de quelque chose que revient, pour moi, la responsabilité la plus forte…
Bien sûr, on ne le dit pas trop, au nom de la liberté des débats et pour ne pas vexer ceux qui n’ont jamais d’idées, mais enfin : à grand pouvoir, grande responsabilité. On ne peut pas créditer l’Europe de sa part de lumière — les Lumières — et la dédouaner de ses responsabilités quand cela nous arrange…
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80_grand_pouvoir,_grandes_responsabilit%C3%A9s
Dit autrement, je n’ai jamais supporté le professeur dans La corde :
https://www.youtube.com/watch?v=XnoVVQ442FQ
Il répand ses idées perverses puis dit qu’il ne les aurait pas appliquées… Vrai ou faux, il en est moralement coupable.
Une fois que les gens ont joué à balancer du feu dans les forêts en pleine canicule, les pompiers doivent éteindre les incendies. Il en va de même pour des idées qui ont calciné, porté le monde à de hautes températures, de sorte que n’importe quel partisan de quelque absolu peut incendier le monde.
@ Lodi – le 28 mai 2026
« Je comprends la logique de Robert Marchenoir, tribalisme contre tribalisme […]. »
Je me permets de vous reprendre. Ce n’est pas ce que j’ai dit. Quand j’écris, je m’efforce de faire en sorte que chaque mot compte. Il me serait fort agréable que ceux qui me font l’honneur de me lire en tiennent compte. Je vous incite donc à relire de près le passage concerné :
« Le tribalisme est le réglage par défaut de la plus grande partie de l’humanité, à l’exception des Européens, de la race blanche, de la civilisation occidentale. Et le tribalisme n’hésite pas une seconde à utiliser la malhonnêteté, le mensonge, la fraude et la violence pour faire avancer ses intérêts. Il est fondamentalement destructeur pour une société basée sur la confiance et la charité comme la nôtre. »
« Il nous faut donc redécouvrir, sinon un tribalisme semblable à celui qui a confit tant de races étrangères dans leur arriération et leur brutalité, notre droit à l’auto-défense de notre propre tribu. L’ouverture à l’autre, la confiance spontanée ne sont possibles qu’au sein de notre race et de notre civilisation. Cette dernière est un joyau fragile qui ne peut survivre qu’à condition d’être défendu sans relâche. »
En fait, nier ce droit et même ce devoir aux Occidentaux, c’est soutenir le meurtrier contre sa victime, le coupable contre l’innocent, l’envahisseur contre l’envahi.
Très peu de morales, de religions ou d’idéologies dans le monde défendent une telle posture. Je n’en connais que deux : le nazisme et l’islam. Même le communisme se réfugie (sur le seul plan théorique, bien entendu), derrière un « sens de l’histoire » qui serait « scientifiquement » inévitable, et une « défense » du prolétariat qui justifierait la casse des oeufs pour réaliser l’hypothétique omelette, celle que personne n’a jamais dégustée, bien que des millions de cuistots du diable aient tenté de nous la préparer depuis cent cinquante ans et des brouettes.
Vous dites aussi :
« Mais, en vérité, point n’est besoin d’en appeler à la race pour se défendre, simplement à la justice. »
Ce n’est pas tout à fait exact. D’abord parce qu’il existe mille conceptions différentes de la justice, même au sein de notre civilisation, de notre race ou de notre pays.
Non seulement il est nécessaire d’en appeler à la race pour se défendre, mais c’est ce que tout le monde fait, même ceux qui le nient avec la dernière énergie.
La race, au sens large, c’est la même chose que la famille, en plus étendu. C’est la même chose que la culture, la même chose que la nation, que la civilisation. C’est un ensemble de personnes qui, parce qu’elles sont biologiquement proches, savent qu’elles peuvent compter les unes sur les autres davantage que sur des étrangers éloignés.
Cent pour cent des êtres humains sur terre se comportent ainsi, même les « anti-racistes » les plus enragés. C’est un réflexe de survie élémentaire. C’est un comportement inscrit dans la biologie humaine par l’évolution. Il est par conséquent bon par lui-même, puisqu’il favorise la survie de l’espèce (donc, celle de toutes les races et de toutes les cultures).
S’il est un « tribalisme » que nous devons défendre, nous les Blancs, les Occidentaux et les chrétiens (ne vous en déplaise), c’est celui qui consiste à préserver notre survie. C’est celui qui consiste à nous défendre contre les agresseurs qui s’emploient à notre ethnocide.
Il ne consiste pas à aller agresser les autres chez eux. Les Blancs n’ont nulle intention d’émigrer en masse vers le Mali ou le Pakistan pour y imposer leurs moeurs. Et ils ne l’ont fait, par le passé, que très brièvement et de façon très limitée. Une fois que nous sommes partis, ce sont les étrangers qui ont tenu à garder, ou à adopter, celles de nos moeurs qu’ils estimaient positives. C’est ainsi que le Japon s’est occidentalisé tout en gardant sa culture, que la Chine nous concurrence avec nos propres armes tout en restant communiste, et que certains intellectuels noirs osent regretter, à voix haute, le bon vieux temps du colonisateur français ou britannique.
Notre « tribalisme » à nous ne doit pas consister, non plus, à adopter les caractéristiques du véritable tribalisme que j’ai énumérées, celui qui se pratique en dehors de chez nous. À savoir la malhonnêteté, la paresse, la fraude, la saleté, le chacun pour soi, la superstition, la glorification de la bêtise et de l’ignorance, la primauté de la force sur le droit…
Bien entendu, ça va être difficile, car nous sommes déjà non pas dans un état de guerre civile, mais, pire, de guerre contre une colonne étrangère installée en notre sein. Avec des traîtres qui la soutiennent. Il va donc falloir jouer au c… dans une certaine mesure. Contre des barbares, il va falloir casser des dents.
Il est, par exemple, impossible de bouter l’islam hors de France sans appliquer un deux poids, deux mesures. C’est là qu’entre en scène l’art de la politique, qui est celui de la préparation de l’andouillette (je vous laisse retrouver la citation).
Vous continuez à dénigrer le christianisme de façon irréfléchie :
« L’Empire romain et sa submersion par le christianisme, la déchéance de l’Europe dans le totalitarisme sont des faits connus, mais pas pris comme avertissements. Pas plus que toutes les fois où notre pays a perdu sa forme démocratique de gouvernement. »
« Puisque je suis là, sur le chapitre de la vérité… Les Grecs ont inventé la science, mais après ? Pardon de dire que le christianisme a répandu toutes sortes de mensonges par de faux documents, dont le plus connu est la Donation de Constantin, et que le totalitarisme, où l’on réécrit l’Histoire, est né en Europe. »
Le totalitarisme est né et mort en Europe il y a une minute à l’échelle historique, et il n’a vécu que l’espace d’un clin d’oeil : douze ans, ce qui n’est rien. Je veux bien sûr parler du nazisme.
Si l’on parle du communisme, alors il est, lui aussi, très récent, et ne peut en aucune manière être imputé au christianisme : cent cinquante à deux cents ans, au plus. Si son origine théorique réside en Europe (France, Allemagne), son application réelle a commencé en Russie, c’est à dire hors d’Europe. De même que son extension (Asie du Sud-Est, Afrique, Amérique du Sud…). Les « pays de l’Est » n’ont succombé au communisme que suite à la conquête russe, et ils sont bien vite revenus au libéralisme dès que l’envahisseur s’est effondré.
Cela montre une chose : l’Europe possède des anticorps très puissants contre le totalitarisme, en raison de son essence même. Et en particulier en raison de ses bases juives, grecques, romaines et chrétiennes.
Vous suggérez avec insistance que le christianisme serait totalitaire. C’est absurde. Son extension ne s’est pas faite par la force, mais par la conviction. La liberté de croire, ou non, est un pilier central du christianisme – injustement méconnu par les laïcistes et les athées militants. Un martyr chrétien, c’est un homme qui se laisse tuer pour sa foi. Un martyr musulman, c’est un homme qui tue pour sa foi (et meurt ce faisant). C’est juste le contraire…
Vous exhibez, aujourd’hui, la Donation de Constantin, un faux qui montrerait que le mensonge est au coeur du christianisme, et donc, croit-on comprendre, du totalitarisme. Outre que ce dernier est loin de se définir par le seul mensonge, la Donation de Constantin n’est qu’un détail de l’histoire du christianisme, un épisode parmi d’autres de la longue lutte entre la papauté et le pouvoir temporel en Occident.
Le seul fait que cette lutte ait existé (lutte banalement politique, inscrite dans l’histoire) montre justement que la séparation entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel est au coeur du christianisme – et donc exclut absolument le totalitarisme.
Ce dernier a toujours été passager. Il a toujours fini par s’effondrer, car il n’est pas tenable, il n’est pas conforme à la nature humaine.
En revanche, je vous invite à réfléchir sur le fait suivant : il n’y a aucune institution humaine existante qui se soit maintenue sans interruption depuis deux mille ans, à l’exception de l’Église catholique. Non seulement elle s’est maintenue, mais elle est extraordinairement prospère : 1,4 milliard de croyants, répartis sur tous les continents, parmi toutes les races et toutes les cultures.
Au sein du christianisme, c’est l’Église romaine qui possède une autorité mondiale ; ce sont les papes qu’on écoute, pas les patriarches orthodoxes ou les pasteurs protestants.
Cette prééminence s’est maintenue à travers d’innombrables bouleversements historiques, à travers le monde et à travers les cultures. C’est donc, très vraisemblablement, qu’il y a quelque chose d’intrinsèquement vrai et bon dans le catholicisme, et, à travers lui, dans le christianisme, dont il est l’expression la plus éminente et la plus universelle.
@ Patrice Charoulet le 27 mai 2026
« Très supérieurs à Tesson (comme à vos très chers Onfray et Houellebecq) : Pascal, La Fontaine, La Bruyère, Molière, Racine, Retz, Fénelon, Bouhours, La Rochefoucauld, Saint-Évremond, Mme de Sévigné, Bossuet, Montesquieu, Voltaire, Marivaux, Laclos, Chamfort, Joubert, Stendhal, Hugo, Flaubert, Baudelaire, Barrès, Montherlant, Morand, Chardonne, Colette, Cioran… et mes trois bibles : le Littré, le Grand Robert et le TLF*, qui ne sont pas les moins utiles pour un adorateur de la langue française. »
Génial, voilà bien résumée la France face à l’ennemi : un pays de grandes gueules et de petits bras. Ça tchatche, ça écrit beaucoup, mais pas question de retrousser les manches, trop risqué. Mieux vaut collaborer, se soumettre, ouvrir le col de chemise pour « leur » faciliter la tâche.
Ensuite, on réécrira des bouquins pour expliquer en quoi la lâcheté et la couardise ne sont pas des faiblesses mais des méthodes d’ouverture d’esprit, de compassion, de partage, d’humanisme, de générosité… BEN VOYONS.
Ensuite, on ira chercher son prix littéraire sous les flashes des photographes, les applaudissements de toute une salle de collabos soumis, pendant que « les autres » continueront à nous « dégrafer » le col de nos chemises sous l’œil bienveillant de nos scribouillards qui ne risquent qu’un accident de porte-plume et d’encrier.
Merci, cher Patrice Charoulet, de m’avoir inspiré de bon matin, ça m’évite une tendinite du cerveau.
Je comprends la logique de Robert Marchenoir, tribalisme contre tribalisme, et celle de ceux qui s’y opposent : dans les deux cas, on ne veut pas déchoir.
Mais, en vérité, point n’est besoin d’en appeler à la race pour se défendre, simplement à la justice. S’il est un groupe où l’on innove en nous rendant le mal pour le bien, on ne prendra plus d’immigrés de ce groupe, la politique prenant en compte les groupes plus que les individus, je le rappelle en passant.
Pour l’instant, je ne vois que les musulmans portés à détruire nos libertés. Et capables ? Oui, bien sûr. On se référera à l’Histoire, qui montre que des groupes minoritaires ont parfois pris le pouvoir, afin de dégonfler les vanités de ceux qui croient notre pays immunisé.
L’Empire romain et sa submersion par le christianisme, la déchéance de l’Europe dans le totalitarisme sont des faits connus, mais pas pris comme avertissements. Pas plus que toutes les fois où notre pays a perdu sa forme démocratique de gouvernement.
Puisque je suis là, sur le chapitre de la vérité… Les Grecs ont inventé la science, mais après ? Pardon de dire que le christianisme a répandu toutes sortes de mensonges par de faux documents, dont le plus connu est la Donation de Constantin, et que le totalitarisme, où l’on réécrit l’Histoire, est né en Europe.
Pour le reste du monde, l’hindouisme et le bouddhisme ont presque fait de la méditation une science, et ce n’est pas rien que de se confronter au défilé de ses pensées et au reste. Et je ne vois pas de tentatives de quelque autorité pour prétendre censurer des vérités scientifiques, ce qui peut contribuer à expliquer que la Chine ait longtemps été en avance techniquement et que le Japon ait toujours brillamment imité les techniques des autres avant d’être aujourd’hui à la pointe de la recherche.
De même qu’aujourd’hui nous assistons au développement de la technoscience, il serait bon que le meilleur de l’Occident et de l’Asie fusionnent, comme au Japon.
Dans cet ordre d’idées, le rapprochement de la France et du Japon — et rire un peu — est déjà un bien sur lequel je vous laisse :
https://www.youtube.com/watch?v=nM5e6IgamQg
Philippe Aghion, que j’ai écouté alors qu’il venait d’être récompensé du prix Nobel d’économie, répondait à la question du journaliste qui lui demandait ce qu’il ferait s’il était aux commandes du pays pour le redresser… Et là… bAdAbOuM ! Je suis tombé de l’échafaudage.
Que de l’éculé ! Du sans imagination, du recuit… Bon, je ne sais pas ce que l’on peut demander à un prix Nobel d’économie, ni la comparaison que l’on puisse établir avec Pierre Curie (1859-1906), Marie Sklodowska-Curie (1867-1934), leur fille aînée Irène Curie (1897-1956) et le mari de celle-ci, Frédéric Joliot (1900-1958), mais je suis resté pantois… Déçu…
Si les recettes avancées avec la même emphase que Villepin avaient la puissance de celles des cités ci-dessus, cela se saurait et il suffirait de les appliquer pour le meilleur. Mais j’ai ressenti du réchauffé… Je dois me tromper sans doute… Mais je suis resté sur ma faim.
Quand je pense à certains cours magistraux, le miroir n’était pas à l’avantage de Philippe Aghion… Je dois me tromper sans doute.
Très supérieurs à Tesson (comme à vos très chers Onfray et Houellebecq) : Pascal, La Fontaine, La Bruyère, Molière, Racine, Retz, Fénelon, Bouhours, La Rochefoucauld, Saint-Évremond, Mme de Sévigné, Bossuet, Montesquieu, Voltaire, Marivaux, Laclos, Chamfort, Joubert, Stendhal, Hugo, Flaubert, Baudelaire, Barrès, Montherlant, Morand, Chardonne, Colette, Cioran… et mes trois bibles : le Littré, le Grand Robert et le TLF*, qui ne sont pas les moins utiles pour un adorateur de la langue française.
*Qu’un ami dieppois, qui a dû vider la maison de ses parents décédés, m’a offert cette année… en version papier et comme neuf.
@ Robert Marchenoir
”Tout le monde aime la liberté. Tout le monde la réclame à son bénéfice à un moment ou à un autre.”
Pourriez-vous faire l’effort d’aller jusqu’au bout du raisonnement, si vous l’aviez fait nous n’en verrions pas les contradictions…
Tout le monde aime la liberté, certes, mais ce n’est pas pour l’utiliser, le monde est bien trop craintif, cette liberté il la remet servilement entre les mains du tyran qui une fois sur deux est totalement dégénéré et rongé par son amour inconsidéré de l’or et du pouvoir…
La première étape est franchie avec succès…
Vous ajoutez ceci :
« Même certaines races qui nous dépassent dans l’intelligence pure constituent une menace mortelle pour notre civilisation, car il leur manque l’honnêteté et l’égard pour autrui. »
Mais voilà bien l’extraordinaire tour de passe-passe, la flagornerie et la malhonnêteté devraient permettre d’innocenter notre société de sa turpitude, qui ruine les espoirs, et qui par une excellente disposition va nous les rendre puisque les problèmes sont causés par d’autres, ainsi nous voilà heureux d’apprendre qu’aimant fort la liberté, plus honnêtes que les plus intelligents métèques (ce mot a un sens…), nous devons nous féliciter du boxon monumental dans lequel nous pataugeons car nous allons en sortir tout en nous dévorant les uns les autres…
Deuxième étape franchie…
Le reste du chemin consiste à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, et on s’amuse bien pour l’instant…
Doit-on le relever ?
Pour nous défendre contre la malhonnêteté du tribalisme, il nous faut défendre notre tribu !
Comment mieux exprimer un sophisme ?
Ou quand le racisme se mord la queue…
@ Tipaza 27/05/2026
Sauf erreur, je sens dans ces quelques lignes la souffle d’Edmond Rostand et il me semble entendre la voix de Cyrano nous déclinant sa vision du baiser.
Merci Tipaza pour cet instant d’évasion.
Bien sûr que le niveau baisse. Nous sommes entrés dans une spirale de décadence de l’Occident. Des milliers de pages ont été écrites pour le démontrer. Mais ce qui compte, c’est de trouver comment inverser la tendance. Car c’est possible…
Pour remonter le niveau, il faut, à l’évidence, favoriser les meilleurs. Or, ils existent, et chaque génération en produit de nouveaux. Les merveilles de la nature humaine, la loterie de la génétique et des circonstances créent sans cesse des êtres supérieurs.
En France, nous produisons encore de tels esprits dans deux domaines : l’entrepreneuriat, et les sciences et techniques. Des créateurs d’entreprise, des savants et des ingénieurs. Dans les domaines artistique et politique, on ne voit, hélas, plus rien de comparable, mais une renaissance n’est pas exclue pour autant.
Cette aristocratie représente, bien sûr, une toute petite minorité. Mais c’est elle qui détermine le « niveau » général. Non pas par « ruissellement », comme le prétend la doctrine gauchiste perverse qui attribue au libéralisme une idée qui n’a jamais été la sienne ; mais par diffusion et démultiplication des bienfaits qu’elle apporte.
James Watt et Jean-Sébastien Bach n’ont pas fait « ruisseler » leurs talents sur le reste de la population. Ils les ont mis à la libre disposition du monde.
Le premier objectif de toute entreprise de redressement doit donc être de couver cette élite invisible, qui ne peut émerger et bénéficier aux autres qu’à condition d’être favorisée par tous les moyens.
Il faut, pour cela, abandonner l’égalitarisme gauchiste et sa funeste idée de « justice sociale » ; et défendre, au contraire, les idées libérales qui favorisent l’initiative individuelle.
Malheureusement, si le gauchisme est de plus en plus décrié, le libéralisme est toujours victime de préjugés négatifs.
Mais il a trop souvent été présenté, par ses partisans mêmes, sous un aspect peu attrayant. Les réformes nécessaires sont trop souvent exposées sous un jour punitif : la dette n’est pas soutenable, il va falloir travailler plus, etc.
Il faut changer de discours. Il faut mettre en valeur, au contraire, l’idée première du libéralisme : la liberté.
Tout le monde aime la liberté. Tout le monde la réclame à son bénéfice à un moment ou à un autre.
Les meilleurs, en particulier, ceux qui ont « le niveau », cherchent à se réaliser par tous les moyens. C’est leur objectif, spontané et boulillonnant, dans la vie. Contrairement à ce que prétendent les tristes gauchistes, leur objectif n’est pas l’argent, même s’il peut jouer un rôle important. L’élite cherche instinctivement à mettre ses talents en application, à les développer, à les concrétiser par la créativité et le dépassement de soi. Canaliser cet instinct – que dis-je : simplement lui permettre de se déployer sans entrave, le laisser faire, selon la célèbre formule libérale, est un moteur de progrès extraordinaire.
C’est donc bien la liberté qu’il convient de revendiquer afin d’ouvrir la porte aux réformes indispensables au succès des meilleurs : privatisation spontanée de l’Éducation nationale par l’instauration du chèque éducation, suppression radicale de pans entiers de la législation et de l’administration, etc.
Dans ce but, on peut compter sur la promotion de la liberté, apte à séduire également la masse. Même les « paysans » les plus limités intellectuellement comprennent le tort qui leur est fait par la sur-réglementation. Même les Gilets jaunes les plus collectivistes sont à même de comprendre l’énorme augmentation de revenus qui peut être la leur instantanément, pour peu qu’on leur explique la prodigieuse part du fruit de leur travail qui est confisquée en pure perte par l’État.
Non seulement cette explication est vraie, mais elle est facile à faire. Les contre-exemples fourmillent à l’étranger.
Bien sûr, l’amélioration de l’école ne bénéficierait pas seulement aux meilleurs : elle est cruciale pour tous. S’améliorer dans toute la mesure du possible, voilà un objectif qui doit être commun à tous si l’on veut redresser le « niveau ».
Mais ce dernier n’est pas caractérisé seulement par l’intelligence et la connaissance. Il s’accompagne d’une série de qualités indissociables : la recherche constante de la vérité, l’usage de la raison à cet effet, la curiosité, l’ouverture aux autres, le souci du bien d’autrui, l’honnêteté, la rigueur, le recherche de la perfection, le culte de la beauté et la recherche du dépassement de soi.
Toutes choses qui caractérisent la civilisation occidentale, et qui sont largement absentes des autres.
Il est bien évident que si nous admettons en masse, en notre sein, des populations qui ne possèdent pas ces caractéristiques, le « niveau » achèvera de s’effondrer sans retour.
Or, une part très importante de l’immigration actuelle n’est pas seulement caractérisée par un « niveau » inférieur, c’est à dire une intelligence et des connaissances très notablement moindres. Elle présente aussi de graves carences dans la curiosité, l’ouverture aux autres, le souci du bien d’autrui, l’honnêteté, la rigueur, le recherche de la perfection, le culte de la beauté et la recherche du dépassement de soi.
Même certaines races qui nous dépassent dans l’intelligence pure constituent une menace mortelle pour notre civilisation, car il leur manque l’honnêteté et l’égard pour autrui.
Le tribalisme est le réglage par défaut de la plus grande partie de l’humanité, à l’exception des Européens, de la race blanche, de la civilisation occidentale. Et le tribalisme n’hésite pas une seconde à utiliser la malhonnêteté, le mensonge, la fraude et la violence pour faire avancer ses intérêts. Il est fondamentalement destructeur pour une société basée sur la confiance et la charité comme la nôtre.
Il nous faut donc redécouvrir, sinon un tribalisme semblable à celui qui a confit tant de races étrangères dans leur arriération et leur brutalité, notre droit à l’auto-défense de notre propre tribu. L’ouverture à l’autre, la confiance spontanée ne sont possibles qu’au sein de notre race et de notre civilisation. Cette dernière est un joyau fragile qui ne peut survivre quà condition d’être défendu sans relâche.
Karl Popper l’avait déjà expliqué au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, même si ce n’était pas dans ces termes – et c’était un social-démocrate : pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance, disait-il.
Le niveau baisse tout simplement parce que l’égalitarisme forcené a annihilé les autres composantes de notre devise républicaine : la Liberté et la Fraternité.
Cet égalitarisme qui impose à certains plus de devoirs que de droits, et à d’autres beaucoup plus de droits que de devoirs.
Cet égalitarisme qui fait que la feuille d’impôts devient plus importante que la carte nationale d’identité.
Cet égalitarisme qui fait que le travailleur paie une partie de sa carte de transport en région parisienne, tandis que le retraité ne peut parfois plus se payer la sienne, alors que :
« Les personnes sans papiers bénéficiaires de l’Aide médicale d’État (AME) peuvent obtenir une réduction de 50 % dans les transports en fournissant une copie de leur carte AME à l’agence Solidarité Transport. Après quoi, une carte de droit à réduction, d’une durée de un à douze mois renouvelable, est délivrée. »
De plus :
« Si vous êtes réfugié : les réfugiés statutaires entrent dans le droit commun. Les allocataires du RSA (revenu de solidarité active), les chômeurs titulaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) et de la CMU-C peuvent bénéficier du forfait gratuité transport, ainsi que tous les membres de leur foyer. »
« Le niveau baisse partout… »
Au moins la Une d’aujourd’hui de Charlie devrait faire plaisir aux agriculteurs. C’est aussi ça les présidentielles, faut pas l’oublier… Enfin ils y pensent puis ils oublient. Pas un pour sauver les autres.
@ Vamonos le 27 mai 2026
« Le niveau baisse en France parce que l’instruction est dispensée par l’Éducation anti-nationale. De plus, le service public de l’information est dispensé par Radio anti-France. »
L’Éducation nationale socialiste, version islamiste.
« Sévice » public de la désinformation islamo-facho-gauchiste dispensée par Radio Gauchiasse.
N’ayons pas peur des mots ni des maux : toute cette gauche gangrène la France. On en a la preuve tous les jours sous nos yeux ; inutile de le nier.
@ Michel Deluré le 27 mai 2026
« Je sens que je vais être désormais jalousé. »
Cher collègue,
Le modéré en chef, le nuancier émérite, le centriste d’honneur de ce blog, selon Robert Marchenoir.
Ne vous laissez pas prendre aux viles flatteries de notre très estimé collègue.
Vous ne serez pas si tant jalousé que vous le pensez.
Car enfin :
Le centre, à tout prendre, qu’est-ce ?
Une tache faite du plus petit possible,
Une illusion qui se veut précise,
Un rien qui veut se confirmer.
Un point noir qu’on met sur le i du mot périphérie.
Une façon d’à peine respirer, sans avoir l’ivresse des parfums.
Bref, un rien qui se prend pour le tout de la périphérie.
Je vous laisse deviner l’inspirateur de ces quelques lignes.
@ Robert Marchenoir 26/05/2026
Vous êtes beaucoup trop généreux Robert Marchenoir. C’est me faire trop d’honneur que de me décerner autant de titres qui mettent l’accent sur des traits de caractère perçus par certains comme défaut et qui pour moi sont vertu. Je sens que je vais être désormais jalousé.
Le niveau baisse en France parce que l’instruction est dispensée par l’Éducation anti-nationale. De plus, le service public de l’information est dispensé par Radio anti-France.
@ Jérôme
Je pense de Genesio qu’ils auraient dû garder Rabiot.
Je sais, je retarde…
Et avec lui, c’est le pompon, il distille ses conseils de grand politique, de l’immense politique qu’il a été, avec un bilan fabuleux. Lui, le canasson du champ de course qui refuse l’obstacle.
C’est d’un risible sans nom, c’est tout bonnement risible…
Un déballonné qui nous explique qu’il a la solution pour le futur steeple-chase présidentiel. Il n’a pas fini de faire rire.
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/elections/elle-peut-%C3%AAtre-battue-la-cible-tr%C3%A8s-claire-de-fran%C3%A7ois-hollande-pour-la-pr%C3%A9sidentielle-2027/ar-AA242mw0?ocid=msedgdhp&pc=EDGEESS&cvid=6a15cd9696af4ab2979f5e2bc4222d02&ei=21
@ Michel Deluré – le 26 mai 2026
« Nous nous trouvons en fait dans une situation qui donne raison à Frédéric Bastiat, pour qui l’État n’était ‘qu’une grande fiction sociale à travers laquelle chacun essaie de vivre aux dépens de tous les autres’. »
Quouâââ ? Que vois-je ? Que lis-je ? Le modéré en chef, le nuancier émérite, le centriste d’honneur de ce blog ose citer favorablement cette immonde crapule ultra-libérale de Frédéric Bastiat ?
On avance, on avance…
@ Tipaza
Si vous le prenez comme ça…
Poros et Pénia donnent Éros.
Il ne reste plus qu’à chercher les réponses… Désirer savoir vaut mieux que croire savoir. Il ne convient pas de se satisfaire soi-même, par crainte de découvrir que ce que l’on aime est laid, vain ou mauvais…
« Aporie », c’est le nom du singe — très beau, relativement…
La Frôôônce de Macronescu : un modèle idéal de dictature anti-liberté d’expression :
Exemple parfait : Zemmour, le plus poursuivi et le plus condamné, à de multiples reprises, pour délit d’entrave aux interdits officiels et à l’omerta imposée par ce régime, digne des pires républiques bananières.
Le cas extrême : Éric Zemmour poursuivi par neuf associations :
Le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), l’ADDH (Association de défense des droits de l’Homme), le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), SOS Racisme, la LDH (Ligue des droits de l’Homme), la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), l’UJFP (Union juive française pour la paix), l’UEJF (Union des étudiants juifs de France), la « Maison des Potes » et les « Musulmans de France ».
Éric Zemmour ne peut être totalement à côté de la plaque ; en outre, tous les vrais patriotes français lui donnent raison, mais hélas, en bons lâches, se soumettent.
Zemmour, le meilleur résistant, qui a mis le doigt là où ça fait mal, aura eu les reins brisés par les inquisiteurs islamo-gauchistes macroniens.
La France islamomacronisée — ou macronislamisée — est sous une dictature islamiste : il n’y a plus aucun doute à avoir.
Qui n’est pas conscient que le niveau baisse effectivement partout ? Mais ne devrions-nous pas aussi prendre conscience que nous avons tous, collectivement, à un degré plus ou moins élevé et depuis des décennies, une part de responsabilité dans ce déclin ? Il est trop facile de se réfugier systématiquement derrière les récriminations contre ceux qui nous dirigent et de se dédouaner de toute responsabilité individuelle. Râler, protester, faire grève, descendre dans la rue, cela peut certes être nécessaire, mais ne saurait suffire, tenir lieu d’action et faire avancer les choses.
Qui ne chérit pas en France cet État-providence qui, quoi qu’il en coûte, assiste — et souvent beaucoup trop — chaque citoyen en toutes circonstances et sur lequel nous comptons pour qu’il résolve tous nos problèmes, même les plus anodins ? Notre dépendance à l’État est devenue, pour notre malheur, une véritable addiction. Nous nous trouvons en fait dans une situation qui donne raison à Frédéric Bastiat, pour qui l’État n’était qu’« une grande fiction sociale à travers laquelle chacun essaie de vivre aux dépens de tous les autres ».
Avec cet État-providence, nous nous sommes installés dans une sorte de confort, d’indolence et de sécurité illusoires qui nous ont fait oublier la vertu de l’effort, le goût du risque, le sens des responsabilités. Nous ne sommes même plus capables, parfois, de discerner la réalité qui devrait pourtant nous commander de réagir. Nous nous complaisons finalement dans une situation que nous savons dangereuse mais que nous acceptons dans l’espoir qu’elle n’explosera pas, puisque l’État est là.
N’oublions pas que ce sont les citoyens — puisque nous sommes en démocratie — qui sont en charge du destin du pays et qu’ils en sont donc responsables, y compris des politiques qu’ils ont élus pour les diriger. Le déclin n’est nullement une fatalité, mais encore faut-il que chaque citoyen se réveille enfin avant qu’il ne soit trop tard et agisse.
C’était mieux demain, ce sera mieux hier. Je suis dubitatif sur les qualités réelles de ceux dont vous nous parlez. Raphaël Attal, pardon Gabriel Glucksmann… flûte, j’m’a encore gouré, enfin vous voyez. Qu’ils soient instruits, je n’en doute pas. « Culturés », rien n’est moins sûr. Intelligents, encore moins. Si l’intelligence se réduit au QI, on y revient : ils ont l’intelligence de leur instruction, c’est limité. On le voit ici : le bas du front racialiste confond Wikipédia, affirmations pédantes et sentencieuses avec raisonnement. Le niveau n’était déjà pas très haut.
La baisse du niveau d’instruction n’est pas près de s’arrêter. Elle est voulue. Une forme de « fordisme » moderne. Par exemple, les recommandations des ayatollahs de l’IA se chargent de faire progresser le niveau… à la baisse. C’est Grok et Chnok. Faites faire vos docs, vos comptes rendus… par l’IA. Rien de tel pour ne plus savoir ordonner une pensée, ne plus rien comprendre à la construction d’un savoir. Cela ne signifie pas que ce ne soit pas utile, mais l’incitation à son utilisation générale pour le quotidien — qui est le plus formateur — participe de cette baisse.
Pour en revenir à vos moutons, mon cher Aliocha sait bien que ce que je reproche à notre Kadyrov n’est pas d’être un politicien. Il me semble que ce qui fait notre dégoût, le mien en particulier, est cette évidence qu’il ne travaille pas à consolider le lien de chacun avec l’ensemble mais, bien plutôt, qu’il ne considère que des intérêts particuliers, ceux de ses copains friqués, de façon univoque, et qu’il détruit ce qui pourrait encore constituer une sorte de bien-être collectif : un sentiment de partage acquis autour de quelques idées — tolérance, échange, écoute, prise en compte de ce qui ne vient pas de MOI. Notre gastronomie, notre goût pour l’art de l’oisiveté, mère de nos fortes pensées…
L’Europe n’est pas un bien commun, plutôt une volonté d’éloigner, de diviser, de ne plus donner prise aux citoyens sur les politiques menées. On divise un peu plus entre possédants, potentats et plèbe, sans qu’on y puisse plus rien. Les vaccins Pfizer ont fait une éclatante démonstration de la perversité de la situation. Une personne malfaisante a pu prendre, en totale discrétion et absence de concertation, des engagements sur des milliards d’euros pour une potion inefficace, voire nocive. Et pas de conséquences. Est-il possible d’enquêter sur ces contrats ? Non, c’est l’Europe.
Sur le plan intérieur, des Éric « Conflit d’intérêt » Ducon-Mojito sont absous au motif qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient. Gasp… Le jour où l’envie me prend de trucider quelqu’un, j’expliquerai au juge que je ne savais pas qu’un coup de 12 dans la poitrine pouvait tuer. Aurore « la parjure » Bergé, Darmanin, Solère, Kohler… la liste est longue des malfaisants qui restent à ce jour impunis, avec la bénédiction du pouvoir.
La politique, notre hôte a raison, n’est pas simple. Il faut composer avec 69 millions d’avis divergents. Ce que demande le simple quidam comme moi est, a minima, que nos « élites » donnent l’impression de travailler pour le bien commun. Que nous soyons de droite, de gauche, du centre ou de tous les extrêmes, réels ou fantasmés, nous aimerions avoir des politiciens qui aiment le pays. Quand on entend Raphaël Attal — ah flûte, encore faux — ânonner qu’il aime la France, ça sonne tellement faux qu’on ne lui en veut même plus. On rit, jaune, comme les dames dans le Berry, les beerichones.
Remarquez, on pourra au moins aller partouzer dans des soirées coke et chemsex à l’Élysée, tout n’est pas perdu. Mais nous attendons un peu plus d’eux que l’appropriation des lieux au seul objectif de leur bien-être. Et surtout pas de fantasmes romantiques d’homme providentiel : du sérieux. Philippe Poutou, Alain Krivine… ah ben non. Huguette… non plus, décédée il y a quelques jours. Mon vote de 81. Femme formidable.
Bon allez, j’vous laisse, j’ai du rouquin qui réchauffe.
Aliocha, Genesio à Marseille, vous en pensez quoi ?
@ Tipaza le 26 mai 2026
« Un grand merci d’avoir fait référence à Sylvain Tesson, un des rares poètes de notre temps. »
D’accord avec vous, j’ai lu plusieurs de ses livres. Tous excellents.
À noter que c’est à lui que l’on doit l’expression : « La France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer ».
On ne saurait mieux dire ! 😊
@ Tipaza le 26 mai 2026
« Un grand merci d’avoir fait référence à Sylvain Tesson, un des rares poètes de notre temps. »
S’il faut attendre nos poètes pour sauver le pays, ceux d’en face n’en sont pas, il faut arrêter la fumette, terminé le baratin !
Vous nous citez le pédant Villepin dont Mme Chirac avait parfaitement cerné la personnalité en le surnomnant… Néron.
Un grand merci d’avoir fait référence à Sylvain Tesson, un des rares poètes de notre temps.
Si le monde peut être poétisé par le regard qu’on lui porte, il n’en reste pas moins que Sylvain Tesson se définit lui-même comme faisant partie des conquérants de l’inutile.
Il s’est exclu du monde des laborieux au sens primaire, même si sa littérature est travaillée. En un mot il ne participe pas de la fureur et du bruit du monde, il porte témoignage d’un esthétisme de vie, dont tout le monde n’a pas les moyens, intellectuels ou matériels.
Qu’importe, j’adore ce genre de poète, et c’est bien d’avoir pensé à lui.
En ce qui concerne Jordan Bardella, j’ai eu la surprise du moment en lisant dans Le Point – en numérique – son entretien avec le journaliste Emmanuel Beretta.
Du grand art politique dont le journaliste lui-même dit que ses propos sont « de l’aïkido politique ».
Le titre de l’entretien est en soi une superbe déclaration politicienne :
« En Europe, je suis pour tout changer sans rien briser. »
Qui dit mieux ? Même le prince de Salina comte Lampedusa dit le Guépard, n’a pas dit mieux avec son « il faut que tout change pour que rien ne change »!
Je prends les paris, après ce brillant entretien, que le 7 juillet, Marine Le Pen sera libérée de ses contraintes et pourra se présenter librement à la présidentielle.
Les juges rouges ou extrême centristes, comme on voudra, considèreront que MLP est moins dangereuse que « ce petit Jordan » un peu trop sous-estimé.
Rendez-vous le 7 juillet et vous direz : Tipaza avait raison, malgré sa grande modestie. 😉
Pour en revenir à « Le niveau baisse partout… », il faut peut-être dire ce que l’on prend comme référentiel.
Le haut et le bas doivent se définir en fonction du niveau fondamental.
Si le référentiel est celui de la culture, alors c’est une évidence, et c’est une grave lacune chez nos hommes politiques.
Mais pas seulement chez les nôtres, ailleurs aussi en Occident, on sent bien qu’il manque, à ces hommes de pouvoir, la culture qui permet la lecture du présent dans le temps long de l’Histoire et des civilisations.
Cet absence de culture humaniste, on la trouve également chez les jeunes générations. Elles n’en sont pas responsables, l’éducation moderne en valorisant un épanouissement fictif a fait l’impasse sur cet aspect de la formation.
Cette formation que l’on appelait les Humanités n’est plus de mise, et cela a contribué à baisser le niveau dans l’ancien référentiel culturel.
L’abstraction et la culture ayant été négligées, nos jeunes générations sont devenues techniciennes.
Cela veut dire qu’elles ne pensent plus dans le Monde des Idées platoniciennes, pour schématiser, mais elles pensent dans le concret de l’action et de l’efficacité.
Il suffit de les voir réagir à la complexité du numérique, sur lequel elles surfent avec habileté.
Ce n’est pas mépriser ce comportement que de le constater, après tout le progrès n’est advenu que parce que des techniciens ont été capables de rendre opérationnels les concepts abstraits des savants.
Il n’en reste pas moins que l’éducation a oublié la sagesse d’un Rabelais qui rappelait que « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », et cela se sent dans la précipitation avec laquelle tout un monde du travail mais aussi de la fausse culture se précipite vers l’IA.
« Dominique de Villepin a eu raison de souligner que la diplomatie est un métier et qu’une forme de classicisme, de savoir et de rationalité est nécessaire. On peut d’ailleurs regretter que lui-même, doué pour la dénonciation lyrique et volontariste, ne prenne jamais la peine de nous expliciter le « comment ». » (PB)
Un type qui ne savait pas qu’il avait des bronzes de Napoléon entre les mains de belle valeur serait inculte, mais je ne pense pas à ce point… Quant au reste c’est un gonfleur d’hélices, comme tout ce qui est diplomatie, on en voit les limites aujourd’hui.
À part « condamner » et tous ces mots creux et discours de batouilles, la diplomatie est un machin de plus qui n’engage que ceux qui y croient.
La seule diplomatie qui vaille est celle du pognon, de la puissance, avec la dette abyssale du pays, toute parole est insignifiante, « vous n’avez pas les cartes ! »… L’emphase a un corollaire, celui de la pompe à vélo, du vide à remplir pour des promesses qui n’engagent que ceux qui veulent y croire.
Comment croire en la politique, ça ne sert strictement à rien, on le voit bien chez nous et chez nos voisins, les années passent, l’Europe trépasse, la diplomatie du gros manche a du bon, seulement il faut en avoir les moyens : 3 600 milliards de dette nous contemplent, et Villepin y était aussi, et Villepin y était aussi, et Villepin y était aussi !
« Si les autres parties du monde ont des singes, l’Europe a des Français. Cela se compense. »
Arthur Shopenauer avait déjà rencontré sylvain, lequel devrait penser à compléter son champ lexical trop pauvre et tellement puant…
Sylvain : nomen est omen…
Proverbe Congo-laid : le niveau est à la (Allah) bel Abbès, c’est Sidi Brahim qui me l’a dit.
« La bès chouïa ! »
« Il vaut mieux attendre d’avoir fini de traverser la rivière avant de dire au crocodile qu’il a une sale gueule »
Conclusion : comme nos banlieues sont infestées de « crocodiles », il faut se dépêcher d’en sortir, un coup de couteau est si vite arrivé.
C’est comme il a dit lui !
Pas besoin d’aller au Congo. Relisez les fables de La Fontaine, notamment « La Grenouille et le Scorpion », avec les humanistes dans le rôle de la grenouille… Ce qui ne me dérangerait pas s’ils ne nous embarquaient pas dans leur délire.
J’ai des neveux et nièces — heureusement pas tous — qui ont cet état d’esprit : pour le partage avec les autres et contre le droit de propriété, mais pressés malgré tout de pouvoir hériter de leur père, disparu il y a peu.
Je m’attends, si le climat social tourne à l’émeute, à les voir quitter le canal Saint-Martin pour se réfugier chez leur tonton agriculteur, si gentil et qui a une grande maison. 🙂
Les ados du XXIe siècle ont troqué les livres contre le smartphone. La plupart d’entre eux ne communiquent plus que via les réseaux sociaux et les SMS. Et lorsqu’ils se rencontrent, ils échangent les photos qu’ils ont prises lors de leurs sorties.
Pas étonnant que cela ait des effets sur leur niveau culturel.
Ajoutons à cela que les programmes scolaires ne mettent plus l’accent sur la littérature classique et que les cours d’Histoire de France évitent, autant que faire se peut, de parler des événements historiques qui ont façonné notre nation, afin d’éviter d’être accusés de soutenir le colonialisme.
Même les mathématiques, qui sont la matière qui permet d’avoir des ouvertures dans les domaines scientifiques, connaissent une chute du niveau chez les collégiens.
Si le niveau des élèves baisse, une des raisons est que celui des enseignants baisse également.
Pas étonnant que nos « élites » mettent leurs enfants dans des écoles privées. Certes, c’est cher, mais le recrutement des enseignants est plus rigoureux et la discipline bien plus stricte que dans les écoles publiques où les professeurs font grève à la moindre contrariété.
Il est grand temps de redonner à l’enseignement les principes qui ont parfaitement fonctionné au temps de Marcel Pagnol, à commencer par le respect des enseignants.
France islamisée : le Maghreb rive droite ; c’est fichu, la moitié de la population blanche de souche, gauchiste, anti-Blancs, anti-France, collabore avec nos envahisseurs et ce qui est arrivé dans les pays arabes des années 60, les femmes en jupes et cheveux au vent sont obligées de se soumettre à la (Allah) dictature fascislamiste et de se promener dans des sacs-poubelle.
Faudra remercier les PS, PCF, EELV, LFI, HamaSS pour leur zèle à détruire et emburquiner la France.
Même le plus beau des singes est laid… (Héraclite)
« Demandez à un crapaud ce que c’est que la beauté, le grand beau, le to kalon. Il vous répondra que c’est sa crapaude avec deux gros yeux ronds sortant de sa petite tête, une gueule large et plate, un ventre jaune, un dos brun. »
Voltaire in Dictionnaire philosophique (1764), article Beau.
Sylvain Tesson ? Le Pierre Rabhi de la littérature, le clochard bobo de la toundra, version Dersou Ouzala, qui s’est fabriqué sa petite niche en fuyant le monde. Une poésie convenue, une ode au naturalisme qui, par ailleurs, n’a jamais existé. Un homme qui ne peut rien apporter au monde puisqu’il s’en est retiré. L’optimisme consisterait donc à fuir le monde ? Il me semble plutôt que, là où l’optimisme existe — car il existe —, il consiste à transformer ce qui ne va pas et à se satisfaire de ce qui va, non ?