Il y a deux maires qui s’affrontent : pour schématiser, l’un se bat pour sauver sa petite maternité, l’autre pour la faire rouvrir.
Emmanuel Riotte (divers droite), maire de Saint-Amand-Montrond, dans le Cher, fait tout ce qu’il peut pour éviter une fermeture en 2028. Il avait même fait voter, par le conseil municipal puis au niveau de la communauté de communes, une prime de 1 000 euros afin d’inciter les femmes à venir y accoucher. Cette initiative avait suscité une polémique au sein du monde médical.
Fabien Verdier (sans étiquette), maire de Châteaudun, en Eure-et-Loir, a la ferme intention de faire rouvrir la maternité fermée depuis 2018 (Le Monde).
En dehors de cette évidence « qu’on a le droit de naître dans nos villes de sous-préfecture », je voudrais saluer la détermination de ces édiles qui n’acceptent pas la réalité comme un fait acquis.
J’entends bien que l’on pourrait reprocher à ceux qui soutiennent leur position d’appartenir à un ancien monde et de ne pas être sensibles aux arguments de rationalisation et d’efficacité, prétendument irréfutables.

C’est pour cela que mon titre ose exiger que l’on nous prenne au sérieux : il ne suffit pas, à mon sens, d’estimer un combat passéiste pour le disqualifier, ni de déclarer inconcevable le maintien d’une petite maternité ou sa réouverture pour avoir forcément raison.
Ce qui me semblerait relever à la fois d’un débat politique et technique mériterait que l’on prît en compte les données de la rentabilité hospitalière et médicale – dans les deux municipalités évoquées, de moins en moins de futures mères se présentent à la maternité de Saint-Amand-Montrond, et trop peu se présentaient dans celle de Châteaudun – mais aussi les paramètres immatériels des bonheurs singuliers et du bien-être collectif.
J’ai l’impression que le rouleau compresseur, seulement défini par le fil du temps, l’obligation de réduire les coûts et de diminuer les dépenses, est exclusivement considéré, et qu’on ne tente même pas de réfléchir à une synthèse conciliant ce que l’on doit à un avenir responsable et à une humanité respectée ; qu’on n’essaie même pas de sauver la part d’un passé regretté, face à une modernité encensée par principe.
J’imagine aisément combien le mépris jeté à la tête des nostalgiques, la dérision adressée à ceux pour qui le calcul n’est pas le seul mode de relation au réel et, plus globalement, l’accusation de ne rien comprendre au monde tel qu’il est, tel qu’il va et tel qu’il devrait être, constituent autant de blessures et d’offenses.
Je ne dis pas qu’ils ont forcément raison, mais les petites maternités à sauver leur seront, dans tous les cas, reconnaissantes : elles auront entendu un mot en leur faveur.
@ Tipaza 20/02/2026
« L’aménagement du territoire, en particulier dans le social, demande une vision à long terme que n’ont pas nos dirigeants, nos élus et encore moins les électeurs. »
Parfaitement d’accord, en ajoutant cependant que c’est la politique, dans sa globalité, qui exige non seulement une vision à long terme mais aussi la prise en compte des interactions entre chacun de ses domaines d’intervention.
Le problème est que premièrement, élus comme électeurs, nous vivons dans l’ère de l’immédiateté, exigeant des résultats concrets dans le présent sans nous soucier des conséquences de nos prises de décision pour l’avenir et secondement, que le temps de la politique, qui appartient au temps long, entre en opposition avec celui de l’action de l’élu qui, lui, s’inscrit dans le court terme.
Dernière intervention de ma part sur le sujet.
L’aménagement du territoire, en particulier dans le social, demande une vision à long terme que n’ont pas nos dirigeants, nos élus et encore moins les électeurs.
Le collectif devrait toujours s’imposer sur l’individuel, parce qu’à long terme le collectif finit par être de l’individuel.
Hélas, ce n’est pas ce qu’il se passe.
Dernière aberration démagogique : le repas à un euro dans les restaurants universitaires. L’idée de maintenir un coût raisonnable et d’investir dans la rénovation des cuisines ne semble pas avoir traversé l’esprit de nos députés, ni celui de Sébastien Lecornu.
Idée d’autant plus démagogique que les étudiants boursiers bénéficiaient déjà de cet avantage.
Pour les maternités, sujet du billet, on ne nous dit pas s’il vaut mieux une maternité un peu plus distante, avec les moyens de réanimation de dernière génération, ou des maternités de proximité avec des moyens de réanimation obsolètes.
On me répondra : il faut que les moyens les plus modernes soient partout.
Je suis d’accord ! Qui paie ? Les riches, évidemment.
Mais ces salauds de riches ne font pas assez d’efforts, et voilà pourquoi tout va mal.
Quant à la remarque de Terminus, je la partage sur certaines dépenses somptuaires ou inutiles, mais il ne faut pas oublier que les élus décisionnaires ne sont jamais sanctionnés sur ces dépenses, ou rarement.
Pour le reste, une folle dépense peut se comprendre au plan collectif, comme il existe des folles dépenses ponctuelles privées chez chacun de nous, ce qu’il faut comprendre, c’est que le long terme n’est jamais pris en compte même dans les investissements.
Ce qui coûte cher, et souvent le plus cher, c’est la maintenance dans le temps des investissements, entre autres des maternités : personnel médical, matériel à rénover, etc.
Pire, ceux qui en font la remarque se font virer.
Le général de Villiers s’est fait virer pour avoir dit devant une commission de l’Assemblée que la maintenance, au sens large, de l’armée n’était plus assurée.
Neuf ans après, le détestable vireur s’est rendu compte qu’il fallait effectivement rénover et augmenter les investissements militaires.
Il en est de même dans le social, le long terme humain et matériel n’est jamais pris en compte ou si peu que pas. Et la technologie médicale évolue très vite.
Jérôme et Lucile ont parfaitement raison.
Priorité serait donnée aux enfants, ça se saurait, on le verrait à la baisse du taux de divorce.
Apparemment la concupiscence est plus rentable et l’affection d’un chien plus gratifiante.
À mon avis tout cela est de la faute de Macron, peut-être même qu’il est noir, allez savoir, de nos jours…
@ Jérôme – le 19 février 2026
« J’ai lu, sous la plume de je ne sais qui, qu’« avant, on accouchait chez soi ». Ben oui. Et il y a 10 000 ans, on accouchait dans des grottes. C’était mieux avant. »
Vous l’avez lu sous ma plume. Encore un gauchiste qui pense combattre des idées en omettant de citer leurs partisans.
Vous êtes si bête et si fier de l’être que vous imaginez que l’accouchement à domicile a disparu depuis dix mille ans. Vous auriez pu avoir la prudence, l’élémentaire sagesse, de vérifier avant de raconter n’importe quoi. Mais l’effort et les gauchistes, ça fait deux.
Non seulement l’accouchement à domicile est autorisé, dans une France sur-administrée qui interdit jusqu’aux couverts en plastique, mais il connaît une résurgence. Il existe une association de sages-femmes spécialisées en la matière. La demande est supérieure à l’offre. La difficulté pour les sages-femmes de souscrire une assurance adaptée limite l’essor de cette pratique (1 % des naissances environ). En 2018, la mortalité infantile liée aux accouchements à domicile a été nulle. Seules 10 % des femmes ont dû être transférées à l’hôpital, par précaution. Seules 1 % ont dû être transférées d’urgence. L’accouchement à domicile ne présente pas de risque supplémentaire.
Aux Pays-Bas, 30 % des naissances avaient lieu à domicile il y a quelques décennies seulement. La pratique est toujours populaire, avec 15 % des naissances environ aujourd’hui.
Le Royaume-Uni et le Canada affichent des taux plus modestes, mais l’accouchement à domicile est tout à fait intégré au système de santé national.
Non seulement le gauchisme tue (Quentin Deranque), mais quand il cesse, momentanément, de donner des coups de pied à la tête d’un homme à terre, il s’illustre par ses préjugés, son arrogance et sa bêtise satisfaite d’elle-même. Le fonctionnaire gauchiste (par exemple celui des hôpitaux) fera toujours passer son intérêt particulier avant l’intérêt général. De-hors !
Pour aller dans le sens de Jérôme, ben oui, autrefois on accouchait chez soi, et chaque village avait son idiot, lequel avait peut-être manqué d’oxygène le jour de sa naissance, simplement parce que probablement, l’accouchement avait duré trop longtemps. Jusqu’au XIXe siècle, un accouchement sur dix se terminait par la mort de la mère, du nouveau-né, ou des deux.
Je suis en phase avec la réflexion de Terminus.
@ Michel Deluré le 19 février 2026
« Les codes INSEE, pour impersonnels qu’ils soient, n’en sont pas moins riches en enseignements et donnent, lorsque l’on prend la peine de les interpréter, des informations intéressantes sur l’état de notre population (…) »
Qui sait que le code INSEE à 13 chiffres abusivement dit « code de sécurité sociale » a été créé sous Vichy au Service National des Statistiques, ancêtre de l’INSEE, entre autres dans le but de classifier les populations vivant en Algérie ?
@ Mary Preud’homme – le 19 février 2026
« Il y a même un gros malin « jesaitou » qui établit un parallèle entre les gares de chemin de fer et certaines maternités de moindre importance qu’il juge dangereuses ! Rien que ça ! Les sage-femmes de Châteaudun (ou d’ailleurs) apprécieront. »
Oui. Ça, c’est moi. Dites mon nom : Robert Marchenoir. Ro-bert Mar-che-noir. Ce n’est pas bien difficile. Ça ne vous écorchera pas la bouche. Même vous, vous pouvez y arriver. Mais en bonne gauchiste enragée, vous cherchez à effacer jusqu’à l’existence des émetteurs d’idées qui vous déplaisent.
Je me moque bien des sages-femmes de Châteaudun et d’ailleurs. Elles ne sont pas les dictateurs de la France. Ce n’est pas elles qui décident. C’est mon argent qui va dans les hôpitaux de Pétaouchnoque, donc vous souffrirez que j’aie mon mot à dire sur le sujet.
D’ailleurs vous êtes bien arrogante de présumer que « les sages-femmes de Châteaudun » veulent une maternité à chaque coin de rue. Toutes les sages-femmes ne sont pas des gauchistes décérébrées pensant que l’argent ruisselle gratuitement du ciel.
Encore une chose : les hommes ont leur mot à dire à ce propos. La maternité n’est pas un domaine sur lequel les femmes ont seules autorité. Les enfants, ça se fait à deux, et les maternités, c’est financé par l’argent de tout le monde. N’en déplaise aux féministes hargneuses telles que vous.
Ce n’est pas moi qui juge que les maternités de moindre importance sont dangereuses. Elles le sont. C’est un fait établi. Aucun médecin ne le conteste.
Vous approuvez Lucile et son commentaire irréfléchi :
« La manière dont on estime qu’une femme sur le point d’accoucher peut bien faire 40 km, ou parfois plus, pour trouver un endroit où faire naître son enfant est le signe indubitable qu’on ne comprend pas ce qui lui arrive, à elle. »
C’est à dire ? Il faudrait des maternités tous les 20 kilomètres ? Tous les 10 kilomètres ? Davantage ? Vous avez fait le calcul de ce que cela coûterait ? De la façon dont ce serait financé ? Vous avez estimé combien d’accouchements chacune d’entre elles ferait par an ? Vous avez estimé les risques, pour les femmes et leur enfant ? À quelle époque y a-t-il eu, en France, une maternité tous les 20 ou 10 kilomètres ? Dans quel pays trouve-t-on cela ? Ça n’a jamais existé.
On s’en tape, de « ce qui arrive » à une parturiente, dans sa petite cervelle de moineau. On s’en tape, de ses états d’âme. Un pays, ça se dirige par des hommes froids et calculateurs, pas par des écervelées qui font passer leur psychologie avant les réalités, le bon sens, l’intérêt général et leur propre intérêt vital.
Il y a, en effet, un rapport évident entre les maternités, les gares de chemin de fer, les bureaux de poste et tous les autres colifichets du prétendu service public dont les stato-gauchistes nous rebattent les oreilles.
La complainte du communiste (et du rouge-brun) est la suivante : le service public a déserté les campagnes. Les villes se réservent le bénéfice de ses agences. C’est une mauvaise chose, car plus on a de services publics et mieux c’est.
Toutes ces allégations sont de la foutaise en barres.
D’abord parce que moins on a de services publics et mieux c’est. Toutes choses égales par ailleurs. Une maternité n’a pas à être dirigée par l’État. Elle peut être avantageusement dirigée par d’immondes capitalistes avides de profit. Un bureau de poste gaullo-communiste n’est requis par personne. Il peut avantageusement être remplacé par de bienfaisantes entreprises privées telles que Mondial Relay, la banque Rothschild et ainsi de suite.
Ensuite, parce que la campagne est un désert par définition. La ville, c’est justement l’endroit où les gens vont pour trouver une accumulation de « services » publics et privés introuvables ailleurs. Une théorie d’abrutis profonds, menée par des débiles mentaux légers genre Christophe Guilluy, tente de nous persuader qu’il faudrait déplacer les villes à la campagne, assécher l’eau et blanchir le noir. Ça va pas être possible. La campagne, c’est par définition un trou perdu où il n’y a rien, sinon ça serait la ville.
De plus, les gens reconstruisent un passé fantasmé qui n’a jamais existé. Il n’y a jamais eu de maternités dans chaque village. Il n’a jamais été possible pour 100 % des Françaises d’accoucher dans un hôpital en bas de chez elles où elles pourraient se rendre à pied. De très, très loin.
Vous avez ici même, sur ce fil, un commentateur, kardaillac, qui vous dit que lui-même et ses cinq frères et soeurs sont nés à la maison. C’est exactement ce que je disais : la naissance à domicile, c’était le réglage par défaut il y a un dixième de seconde à l’échelle historique. Des personnes encore en vie peuvent en témoigner. Mais vous vous barbouillez les yeux de vaseline parce que ça contredit votre théorie.
C’est pareil pour le reste : les fameux « petits commerçants », les gares, et même les médecins.
Ce fameux paradis des Trente Glorieuses créé grâce au Saint-Esprit du général de Gaulle n’a jamais existé. Les gens sont tellement pourris-gâtés qu’à la moindre contrariété, au moindre dysfonctionnement, ils supposent, sans la moindre preuve, que « c’était mieux avant ». Ce n’est pas le cas. C’est aussi qu’ils sont devenus de gros poussahs exigeant que tout leur tombe rôti dans le bec.
« Du temps du général de Gaulle », c’est à dire entre 1946 et 1957, époque où le général de Gaulle n’était pas au pouvoir, figurez-vous que les gens, à la campagne, ne consultaient le médecin que lorsqu’il leur tombait un bras. Ils n’étaient pas tout le temps fourrés dans la salle d’attente en train de réclamer un arrêt de travail parce que leur chef de service leur avait fait une remarque. Kardaillac vient de vous dire que lorsque sa propre mère a donné la vie à six reprises, elle faisait venir une sage-femme à la maison, et non un médecin (luxe inouï). Elle n’avait pas, non plus, le téléphone. Ne parlons pas de SAMU pour emmener une parturiente à la maternité…
Quand les « petits commerçants » existaient, les clients leur vomissaient dessus. Ils se plaignaient amèrement du manque de choix, des prix excessifs et à la tête du client, de la fraude au poids. Je rappelle que Félix Potin a fait fortune, au XIXe siècle, en décidant d’afficher les prix dans ses grands magasins, précurseurs des grandes surfaces.
J’ai déjà expliqué par le menu, ici, en quoi les fameuses « petites gares » qui auraient disparu des campagnes « à cause du néo-libéralisme » étaient un fantasme collectif, produit par une maladie mentale généralisée.
Les « petites gares » ont effectivement existé, mais c’était… au XIXe siècle. En effet, par démagogie électoraliste (ça vous rappelle quelque chose ?), il y avait des voies de chemin de fer qui longeaient les routes les plus modestes, et chaque élu local voulait « sa » gare.
Le problème, c’est que personne ne prenait ces trains, et que l’État devait renflouer les compagnies en pure perte. Non seulement ce n’est pas la noble SNCF gaullo-communiste qui a couvert la France de « petites gares », supprimées ensuite par les judéo-capitalistes mondialisés avides de profit une fois que le Général a mis un pied dans la tombe, mais c’est le contraire.
La SNCF a été créée en 1938 par le Front populaire, gouvernement socialiste soutenu par les communistes, dans le but, notamment, de supprimer les « petites lignes » qui ruinaient la France.
Et elle l’a fait. Les « petites lignes » et leurs petites gares de m… ont été massivement supprimées dans les années qui ont suivi la création de la SNCF. Seule une seconde vague de suppression, marginale, de certaines lignes survivantes a eu lieu dans les années 1970, donnant naissance au mythe du complot « néo-libéral » et « mondialiste » en la matière.
Et ce que les gaullo-communistes omettent systématiquement de nous dire, c’est que les syndicats communistes, tout-puissants à la SNCF et dans le pays, ont pratiquement interdit le transport par route de voyageurs et de marchandises afin de préserver leur monopole et leur capacité de nuisance révolutionnaire. Depuis le Front populaire jusqu’à la fin des Trente Glorieuses – et certaines de ces restrictions subsistent jusqu’à nos jours. Rappelez-vous les « autocars Macron ». Il a fallu le bienfaisant président Macron (que Dieu l’ait en sa sainte garde et répande des pétales de rose sous ses pieds) pour commencer à éradiquer la répugnante oppression gaullo-communiste qui infecte « ce pays ».
Ce dont manquent les campagnes, ce n’est ni de maternités, ni de services publics, mais bien de services privés. Et ce sont les stato-gauchistes qui en sont responsables, par leur politique de dépense publique à tout-va et de « régulation » obsessionnelle et étouffante. Viva la libertad, carajo !
Quant à « tout savoir », ainsi que vous m’en accusez bizarrement, eh bien ! je préfère « tout savoir » plutôt qu’être un ignorant dont l’arrogance est proportionnelle à la bêtise, à votre image. C’est vraiment curieux, tous ces gens qui se vantent d’être des abrutis…
@ Exilé 18/02/2026
Les codes INSEE, pour impersonnels qu’ils soient, n’en sont pas moins riches en enseignements et donnent, lorsque l’on prend la peine de les interpréter, des informations intéressantes sur l’état de notre population, sur les motivations qui peuvent expliquer ses évolutions, sur les tendances pouvant être anticipées de ces évolutions et, par conséquent, sur les politiques à adopter pour influer sur ces tendances.
Ces codes INSEE ne sont donc peut-être que des statistiques, mais ô combien importantes, et constituent des outils aussi précieux qu’indispensables dans toute prise de décision politique, sans que cela écarte, bien évidemment, dans cette démarche, tout facteur humain.
Les statistiques sont au service des décideurs ; ne leur donnons pas plus de poids qu’elles n’en ont.
« J’ai l’impression que le rouleau compresseur, seulement défini par le fil du temps, l’obligation de réduire les coûts et de diminuer les dépenses, est exclusivement considéré, et qu’on ne tente même pas de réfléchir à une synthèse conciliant ce que l’on doit à un avenir responsable et à une humanité respectée ; qu’on n’essaie même pas de sauver la part d’un passé regretté, face à une modernité encensée par principe. » (PB)
N’oublions pas que, dans un avenir de plus en plus proche, la plupart des décisions prises actuellement par des gestionnaires, des administratifs, des ingénieurs, etc., dans tous les domaines, seront prises par des intelligences artificielles, ce qui créera au passage un taux de chômage d’une importance dont nous n’avons même pas idée.
Conscients de l’arrivée inéluctable, tôt ou tard, dans les années proches, d’une intelligence dépassant l’intelligence humaine, les plus grands spécialistes en ce domaine se posent des questions concernant la sécurité de ces IA, qui risqueront vite d’échapper à tout contrôle humain, par exemple en débranchant elles-mêmes les dispositifs de sécurité à caractère moral que les humains auraient pu y implanter de façon un peu naïve.
Donc, dans l’exemple concernant la mise en place de crèches, quelle serait la décision d’une intelligence artificielle dont le réflexe sera, tôt ou tard, de se dire que le facteur humain sera de trop dans l’équation et qu’il sera inutile de traiter tout ce qui s’y rapporte, qu’il s’agisse de l’existence de crèches ou de toute autre chose concernant l’homme, cette I.N.I. (Intelligence Naturelle Inférieure) ?
@ Lucile le 18 février 2026
« La manière dont on estime qu’une femme sur le point d’accoucher peut bien faire 40 km, ou parfois plus, pour trouver un endroit où faire naître son enfant est le signe indubitable qu’on ne comprend pas ce qui lui arrive, à elle »
@ Mary Preud’homme le 19 février 2026
La politique de santé n’est pas chose facile, rien n’est simple d’ailleurs si on vise l’excellence.
Ceci dit, il faut parfois faire des choix.
Je parlais dans un précédent commentaire du coût du matériel, pour éviter de sombrer dans la sinistrose, voici un exemple qui montre la difficulté des choix.
Qui connait Marvejols en Lozère, ville de 4 800 habitants ?
Une IRM de dernière génération vient d’être inaugurée le 4 février et est opérationnelle depuis le 17 février.
Coût total de l’opération : environ 2 millions d’euros.
Évidemment elle servira aussi aux habitants de toute la Lozère (77 000 habitants environ), mais aussi à ceux du Cantal et de l’Aveyron, départements voisins.
Il fallait choisir un site…
Autre exemple de choix pas facile : Saint-Affrique, petite ville de l’Aveyron (8 000 habitants), n’a pas d’IRM mais une maternité qui a été maintenue, ceux qui circulent en Aveyron comprendront pourquoi.
Enfin, dernier exemple dans la France profonde, toujours en Lozère, Mende (12 500 habitants) a un hôpital avec un personnel d’une disponibilité, d’une compétence et d’une gentillesse exceptionnelles, une IRM d’ancienne génération, mais n’a pas tout le dispositif de survie pour les cas limites. Les malades sont alors transportés en hélicoptère vers le CHU de Montpellier, un CHU d’excellence, et ça marche bien.
Tout ça pour dire que gérer un système de santé c’est faire des choix, et que selon que l’on est en plaine ou en moyenne montagne avec des routes impossibles, les choix sont différents.
Ce type de problème ne pourra être résolu aussi longtemps que régnera en France un État-providence dispendieux, indifférent à l’état de ses finances, agissant « quoi qu’il en coûte » en dépensant une richesse qu’il ne crée même pas, et qu’il ne lui sera pas substitué un État-responsable, capable enfin de fixer à son action des priorités et de décider en fonction des ressources dont il dispose.
À vouloir intervenir dans tous les domaines, on pratique du saupoudrage, privilégiant souvent le secondaire au détriment de l’urgent, négligeant l’essentiel pour satisfaire l’accessoire.
C’est assez comique, cette idée selon laquelle il ne faudrait pas conserver certaines maternités parce qu’on ne fait plus d’enfants et qu’il ne serait pas dramatique de faire quelques dizaines de bornes pour accoucher. J’ai lu, sous la plume de je ne sais qui, qu’« avant, on accouchait chez soi ». Ben oui. Et il y a 10 000 ans, on accouchait dans des grottes. C’était mieux avant.
Il y a peut-être, dans la dénatalité constatée, un facteur de prise en charge, non ? Moins de crèches, moins de maternités… compliqué de bosser, de faire des enfants, d’assumer les tâches ménagères… Et oui, il y a encore peu d’hommes qui, comme moi, partagent équitablement les tâches ménagères. Je fais les tâches, ma femme fait le ménage. J’décoooonne.
Je préfère conserver dix maternités que payer ne serait-ce qu’un sénateur à se goberger à nos frais.
D’un autre côté, l’accouchement, faut pas exagérer : c’est quand même nous qui nous agitons frénétiquement sur la bête, au risque de l’apoplexie, pendant… euh… vingt secondes, pour assurer la survie de l’espèce. Alors l’accouchement, ce n’est quand même pas si dur.
@ Lucile le 18 février 2026
« La manière dont on estime qu’une femme sur le point d’accoucher peut bien faire 40 km, ou parfois plus, pour trouver un endroit où faire naître son enfant est le signe indubitable qu’on ne comprend pas ce qui lui arrive, à elle »
Très juste. De même que la suite de votre commentaire.
Que de sottises lues dans nombre de commentaires.
Évidemment, vous raisonnez en femme, dirait Xavier Nebout (avec votre cerveau droit ou gauche, je ne sais plus !)… C’est le gars qui est capable de mettre un quart d’heure pour un trajet qui prend dans certaines régions isolées, accidentées ou montagneuses plus d’une heure, voire bien davantage en période hivernale.
Il y a même un gros malin « jesaitou » qui établit un parallèle entre les gares de chemin de fer et certaines maternités de moindre importance qu’il juge dangereuses ! Rien que ça ! Les sage-femmes de Châteaudun (ou d’ailleurs) apprécieront.
Alors qu’entre une politique d’encouragement à la natalité et de soutien aux familles et celle de plus en plus en faveur de l’avortement – acte remboursé par la sécu – il faut choisir. N’est-il pas ?
@ Achille le 19 février 2026
Oui c’est exact et c’est donc doublement vicieux cette politique d’immigration. À savoir que les immigrés de longue date parfaitement assimilés se retrouvent pris au piège en cas de troubles et de guerre civile latente avec le fameux délit de faciès. Traîtres pour la communauté islamique grandissante et rejetés par les autochtones de souche. C’est diabolique.
C’est ce que j’essaye de faire comprendre à certains bourgeois de gauche mais aussi de droite !, participant activement à des associations locales d’accueil de migrants. Lesquels ayant des demeures plus que correctes avec appart séparé de leur logement principal avec vue magnifique sur la montagne et piscine. Si cela dégénère je vais me faire un malin plaisir, sans violence, à les faire participer à la suite des événements qu’ils ont engendrés.
Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. Ce n’est pas de moi 🙂
Remarque sur la localisation des maternités.
Dans mon commentaire précédent, je n’ai pas abordé un point de nature purement administrative qui pourrait aider à résoudre le problème de la demande de localisation.
C’est celui de la localisation du lieu de naissance du nouveau-né.
Administrativement, il est celui où le bébé est né. Certains diront que c’est une tautologie, mais une tautologie importante.
Si les maternités sont localisées dans certaines grandes villes, alors celles-ci verront statistiquement leur population augmenter, tandis que les petites villes verront les leurs diminuer.
Le jeu de vases communicants n’est pas neutre, puisqu’il va conditionner à la fois les dotations immédiates de l’État vers les villes concernées, en plus ou en moins, mais aussi il va conditionner le travail de projection d’aménagement du territoire en favorisant les villes qui croissent, même si c’est artificiellement au détriment des villes qui décroissent alors leur population réelle ne décroît pas, puisqu’on peut supposer raisonnablement qu’une fois l’enfant né, la mère revient au foyer, c’est à dire dans la petite ville.
Si la répartition des dotations de l’État est un élément important du problème, alors on peut le résoudre facilement – enfin si on se donne les moyens administratifs – en localisant la naissance là où le couple paie l’impôt local, par exemple.
Simple suggestion d’un citoyen qui n’est plus concerné, et qui le regrette. 😉
@ Exilé le 18 février 2026
@ hameau dans les nuages le 18 février 2026
En fait il m’arrive parfois de faire un peu d’ironie qu’il ne faut surtout pas prendre au premier degré. Mais il est vrai que l’ambiance s’y prête bien en ce moment où nos politiques parlent de racialisme, créolisation et même de « grand remplacement ».
Ceci étant, je vous ferai quand même remarquer qu’il existe des Français d’origine maghrébine et africaine parfaitement bien intégrés dans notre pays.
Vous pouvez même en trouver parmi les chroniqueurs de CNews, c’est tout dire ! 😊
Un billet qui fleure bon la compassion, ce qui le rend difficile à critiquer sous peine d’être traité de monstre froid, calculateur et inhumain.
Tant pis, je m’y essaie parce qu’il y a manifestement une confusion entre deux compassions : la compassion individuelle et la compassion collective.
La compassion individuelle manifeste l’entraide naturelle entre humains. Toutes les religions, y compris l’islam, préconisent l’aide aux indigents.
Autrefois il y avait même une certaine proportion des revenus que le riche devait donner aux pauvres, parfois via l’Église ou autres institutions.
Évidemment, les institutions chargées de la répartition faisaient la différence entre les pauvres méritants et ceux qui ne l’étaient pas. La différence entre les deux classes de pauvres relevait de la soumission aux règles de la société. Mais c’est un autre sujet.
La compassion collective, dont il est question dans le billet, se manifeste par une entraide entre les différentes communautés ou collectivités.
On sort de l’aspect purement humain pour entrer dans celui de la politique sociale d’un pays avec les contraintes sociales et légales qui vont avec.
Les dérives démagogiques de ces contraintes sont connues depuis longtemps et portent le hideux label de l’État-providence, pivot de la politique social-démocrate, appliquée peu ou prou par tous les pays européens sous différentes formes, et qui a conduit à la décadence totale de ces pays.
Cette politique toujours à la recherche de la répartition la plus égalitaire des moyens, y compris dans des situations où l’égalité est un non sens, a abouti à l’aberration de chercher à maintenir des sites médicaux là où ils deviennent inopérants par manque de personnels qualifiés et/ou de moyens matériels au niveau de modernité indispensable.
La durée de vie a beaucoup augmenté ; parce que la technique médicale a beaucoup progressé, dans les domaines du diagnostic et du traitement.
Le matériel coûte très cher, et ne peut être installé dans des endroits où son usage serait limité par manque de population pouvant en bénéficier ou de personnel suffisamment entraîné pour s’en servir convenablement.
Vouloir en mettre partout relève de la démagogie électorale.
Comme l’a fait remarquer un intervenant, les moyens de mobilité permettent de se trouver à environ une heure de voiture d’une maternité.
La géographie temporelle a évolué, lorsque les départements ont été créés par la République, la règle était que le point le plus éloigné du département ne devait pas se trouver à plus d’une journée de cheval du chef-lieu, nous en sommes à présent à une heure de voiture.
Gain de temps, mais volonté démagogique de dire à ses électeurs que l’institution a été maintenue même si son efficacité, en particulier dans les cas limites de santé, laisse à désirer.
On retrouve cette même démagogie dans d’autres domaines comme celui de l’Université par exemple, où chaque ville moyenne a voulu son université, alors que les conditions humaines et matérielles pour un travail de recherche de haut niveau ne sont pas réunies. Souvent un simple collège universitaire suffirait à répondre à la demande des premières années universitaires.
On pourrait parler également des hôpitaux, où seuls les CHU peuvent assurer des soins de grande qualité, mais où les petites villes se battent pour garder de petits hôpitaux ce que l’on pourrait admettre, avec une répartition des tâches selon l’importance des soins.
Ce saupoudrage d’institutions par l’État-providence est fait au nom du principe de l’aménagement du territoire. Principe généreux et intelligent mais principe détourné de sa vocation première qui est l’accès de tous à l’éducation et aux soins, mais qui n’a jamais dit que ces soins et cette éducation devaient se trouver devant la porte de chacun.
Moralité : l’État-providence souhaité par la démagogie ambiante est mortifère parce qu’il ne concentre pas les moyens pour une meilleure efficacité, mais qu’il les disperse en une infinité de petits dispositifs plus ou moins inopérants, et plutôt moins que plus.
Bon… encore un billet qu’il faut lire deux ou trois fois afin de s’assurer qu’on ne dira pas trop de sottises en y répondant.
Votre approche est erronée, car elle oppose le « calcul » et « l’humanité ». Exiger de l’État qu’il ne dépense pas davantage qu’il n’engrange par l’impôt, ce serait « calculer », ce qui serait « inhumain ». En fait, c’est l’inverse.
Ce qui est inhumain, c’est de faire semblant que les maternités sont gratuites, puisque c’est l’État qui paye, selon la célèbre maxime d’un cyclomotoriste ayant connu une notoriété passagère. Ce qui est inhumain, au sens de pas gentil, inconsidéré, de nature à causer du mal à autrui, c’est de faire croire que l’État « doit » une maternité et une gare de chemin de fer à un jet de pierre de chaque clocher.
J’ignore s’il doit y avoir une maternité dans chaque sous-préfecture, chaque préfecture, seulement à Paris ou uniquement à Bruxelles chez Von der La Hyène. Ce que je sais, c’est qu’on n’a jamais entendu autant de hululements indignés concernant le manque de maternités que depuis que les Français ont cessé de faire des enfants.
Les gens qui habitent au fin fond de Pétaouchnok et qui se plaignent « d’inhumanité » parce qu’ils n’ont pas un stade de foute aussi bien qu’une maternité à dix minutes de chez eux sont précisément ceux qui ne font pas d’enfants, qui ont cessé d’en faire depuis belle lurette et dont les enfants ont fui le village pour aller à la ville. Ce sont aussi ceux qui s’opposent à la création de « fermes de mille vaches » à côté de chez eux, s’assurant ainsi qu’il y aurait encore moins d’enfants aux alentours à l’avenir.
À un moment, il faudrait cesser de se moquer du monde et d’inverser les causes et les conséquences. S’il n’y a « plus » de maternités ni de bureaux de poste, c’est que les gens n’envoient plus de lettres ni ne font d’enfants.
Donc le gouvernement est, au contraire, très gentil avec eux, en cessant de leur soutirer du pognon pour des trucs inutiles.
Il faut quand même se rendre compte qu’une femme moyenne, en France, fait moins de deux enfants dans sa vie. Et pourtant, elle devrait avoir sous les yeux, en permanence, une maternité, pour… pour quoi ? Lui faire oublier la réalité ?
D’autre part, il n’est pas interdit de faire preuve d’un peu d’innovation dans la pensée politique. L’intérêt des Français (ou des Bulgares), ce n’est pas d’avoir une maternité près de chez eux. C’est d’être sûr que le jour où leur femme va accoucher, elle pourra le faire en toute sécurité. Comme cela a été mille fois répété, une maternité qui pratique trop peu d’accouchements est une maternité dangereuse. Il faudrait savoir si les mères privilégient leur confort ou la vie de leur bébé.
Il y a mille façons d’accoucher en sécurité. D’abord, on peut le faire à domicile. C’était la norme il n’y a pas si longtemps. Le mari de la reine Elizabeth d’Angleterre est né sur une table de cuisine en Grèce. Avec les moyens de surveillance médicale et de transport d’urgence modernes, cette méthode pourrait certainement être réactivée avec d’excellents résultats. Seules certaines grossesses sont à risques.
Même sans recourir à cette méthode, la sécurité de l’accouchement ne s’obtient pas par la proximité des maternités avec les mères. Elle s’obtient par le bon équilibre entre la surveillance médicale, la qualité des maternités et la qualité des transports, d’urgence ou non, aptes à amener la parturiente à l’hôpital.
J’ai déjà présenté, ici, cette étonnante étude comparant la qualité des systèmes de soin à travers l’Europe. Elle révèle qu’en 2018, le pays européen qui avait le plus faible taux de mortalité infantile était… le Montenegro. Et on sait pourquoi : il a réussi à faire baisser cet indicateur de façon spectaculaire en prenant une mesure simple : les grossesses à risque sont obligatoirement dirigées vers le meilleur hôpital du pays.
Certes, le Montenegro n’a que 600 000 habitants et ne fait que 13 000 kilomètres carrés. Mais cela correspond, en gros, à trois départements français. Rien à voir avec le « droit » tout à fait imaginaire, que vous évoquez, de « naître dans chaque sous-préfecture ».
Ce n’est pas l’humanité qui doit être opposée au calcul : c’est la responsabilité qui doit être opposée à la démagogie. La responsabilité des hommes politiques, comme celle des pères et des mères de famille – et des électeurs en général.
Aîné de six, nous sommes tous venus au monde à la maison. Au signal des douleurs, quelqu’un allait chercher la sage-femme (il n’y avait pas de téléphone) et… un de plus !
C’est sûr que je suis né au Jurassique !
Ce qui frappe le plus dans ces deux exemples (Saint-Amand-Montrond et Châteaudun), c’est précisément l’asymétrie que vous pointez indirectement : l’obsession de la réduction des coûts semble s’appliquer avec une rigueur quasi religieuse aux secteurs qui touchent au cœur de la vie en société — la santé (et particulièrement la périnatalité), la justice de proximité, la sécurité quotidienne dans les territoires —, tandis que, pour d’autres domaines jugés plus « périphériques » ou « festifs », les vannes budgétaires restent grandes ouvertes et le « quoi qu’il en coûte » demeure la règle tacite.
On ferme ou l’on menace de fermer des petites maternités pour des seuils d’activité trop bas (souvent autour de 300 accouchements par an), au nom de la sécurité et de la maîtrise des dépenses publiques ; mais, dans le même temps :
– des centaines de millions continuent d’être dépensés sans compter dans de grands événements, des subventions à des secteurs non essentiels ou des dépenses d’image et de communication parfois très discutables ;
– des projets d’infrastructures ou d’animations coûteuses se multiplient dans les grandes métropoles, sans que la question de la « rentabilité » ou du « seuil minimal d’activité » ne soit jamais posée avec la même sévérité…
Il me semble que, s’il y a quelque chose sur quoi les communes et l’État doivent investir, c’est bien la petite enfance et les maternités, et cela avant la construction de ronds-points, avant les décorations de Noël, avant le feu d’artifice du 14 juillet.
La manière dont on estime qu’une femme sur le point d’accoucher peut bien faire 40 km, ou parfois plus, pour trouver un endroit où faire naître son enfant est le signe indubitable qu’on ne comprend pas ce qui lui arrive, à elle et à son enfant, et surtout qu’on sous-estime, au-delà de sa santé et de celle de l’enfant à naître, la fonction vitale qu’elle remplit pour l’ensemble de la société.
À long terme, pourtant, l’investissement serait largement payant ; nous avons besoin d’enfants avant tout. Or ça nous dérange de prévoir quelques maternités en plus, mais ça ne nous dérange pas de jeter l’argent par les fenêtres, par exemple pour remplir les mairies de gens inutiles, pour entretenir des associations nuisibles ou pour empiler des structures (départements, régions, etc.), incomparablement plus coûteuses.
Je ne connais pas les détails de l’affaire, mais d’instinct je me dis que les femmes ont besoin de savoir que, lorsqu’elles font des enfants, non, elles ne posent pas de problèmes insurmontables aux contribuables, et que ça mérite bien quelques maternités pas trop loin de chez elles.
On parle de maternité ce matin, LOL ; ce sont des prisons dont on a besoin, pas de couveuses à futures chairs à canon. Les « Lola, Thomas, Philippine, Quentin… » vont se compter par milliers, voire plus ; les crimes vont dépasser, en intensité et en nombre, les naissances ; les durées de vie des jeunes dépasseront exceptionnellement la vingtaine.
Faites les comptes.
Nous devons malheureusement prendre au sérieux ceux qui ont toujours une bonne raison de jeter l’argent public par les fenêtres, comme tel maire qui tient à sa maternité alors qu’il suffit de faire un quart d’heure de plus en voiture pour aller à la maternité la plus proche.
Dans les grandes villes, un quart d’heure, c’est à côté…
La France en crève, de ces imbécillités !
Rarement en phase avec vous mais là, vous avez raison. D’autant plus que les équipes médicales qui pratiquent des accouchements à temps partiel ne présentent pas les mêmes compétences que les équipes des grandes maternités, de surcroît mieux équipées en matériel.
« Il y a deux maires qui s’affrontent : pour schématiser, l’un se bat pour sauver sa petite maternité, l’autre pour la faire rouvrir. » (PB)
Vouloir maintenir une maternité dans sa commune part d’une noble intention. Encore faut-il que les Français fassent des bébés.
Or le taux de natalité en France est en chute libre, notamment depuis 2010.
Pire, il semble que le taux de fécondité des femmes de moins de 30 ans soit en baisse lui aussi.
L’infertilité touche un nombre croissant d’hommes et de femmes dans les pays industrialisés et notamment en France où la situation est jugée particulièrement inquiétante dans un rapport de 2022.
Et pendant ce temps le nombre de personnes âgées, tout comme leur poids relatif dans la population française, augmente et continuera d’augmenter d’ici 2050.
Difficile d’endiguer cette tendance à la baisse de la natalité qui d’ailleurs n’est pas spécifique à la France, mais est un phénomène mondial.
Sans vouloir faire de mauvais esprit, je pense que le mieux serait encore que ces deux maires s’orientent vers l’implantation d’EHPAD…
À noter toutefois que la population d’immigrés – en particulier celle qui vient du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne – qui vient s’installer dans notre pays, a un taux de natalité qui permet de corriger cette déperdition des naissances qui risque de devenir critique dans les années à venir. Chez eux, « faire des gosses », il semble que ce soit culturel.
Donc rien n’est perdu. Par contre on risque de voir de moins en moins de « petites têtes blondes » dans les écoles de nos villages…
@ Achille le 18 février 2026
« Donc rien n’est perdu. Par contre on risque de voir de moins en moins de « petites têtes blondes » dans les écoles de nos villages… »
Rien n’est perdu. Ça, c’est le mode de raisonnement des « petits hommes gris », plus ou moins bornés, qui, de façon imprudente, en laissant délibérément de côté le « facteur humain », ne considèrent que des codes INSEE impersonnels qu’ils traitent arithmétiquement, de façon indifférenciée, pour calculer le niveau de la population globale.
Sauf que la population résultant de ce genre de magouille ne sera plus du tout la même que celle qui fut traditionnellement celle de la France et qu’elle sera immanquablement divisée en plusieurs peuples culturellement hétérogènes, créant une « babelisation » qui ne pourra mener qu’à des affrontements, car on ne joue pas impunément avec les grands mythes fondateurs de l’humanité.
Quand nous voyons que des gens comme les Wallons et les Flamands, ou les Suisses alémaniques et les Suisses francophones, ou les Tchèques et les Slovaques, etc., qui ne sont pas des excités et partagent les mêmes valeurs, ont du mal à s’asseoir sur leurs différences minimes mais persistantes depuis des siècles pour singer un « vivre-ensemble » à la française, aussi ridicule qu’illusoire et générateur de tensions, c’est la preuve que nier les réalités humaines au nom d’a priori idéologiques contestables relève de la folie.
« On vit côte à côte ; je crains que demain on ne vive face à face », c’était ce que nous prédisait Gérard Collomb, que l’on pouvait pourtant classer dans la catégorie des Républicains.
« Chez eux, « faire des gosses », il semble que ce soit culturel.
Donc rien n’est perdu. »
Hélas si, tout est perdu, justement… Je crois que vous n’avez pas pris conscience du problème sociétal qui va se poser à brève échéance.
Peut-être même que vous donnez votre obole à des associations d’aide aux migrants, car vous avez un « cœur gros comme ça ».
Nous devons malheureusement prendre au sérieux ceux qui ont toujours une bonne raison, de mettre l’argent public par les fenêtres, comme tel maire qui tient à sa maternité comme si on ne pouvait pas faire un quart d’heure en voiture pour aller dans la maternité la plus proche.
Dans les grandes villes, un quart d’heure, c’est à coté …
La France en crève de ces imbécilités !
La prof questionne ses élèves pour savoir s’ils désirent des enfants.
Réponse : « Ah sûrement pas, madame, les gosses, c’est un CDI ! »
Ils finissent de plus en plus par acheter un chien, et ce n’est pas par manque de maternité…
On va tous finir par aller faire du bois chez Hameau, dans les nuages.
Et si cela ne concernait que les élèves de ma chère et si tendre, éduqués par les méthodes numériques de ceux qui en sont encore à réaliser leur moi freudien… mais non !
Cette Brésilienne brillantissime, rencontrée à Stanford lors de la visite à notre fils, brosse les dents de ces misérables chihuahuas à peine plus lourds qu’un kebab, pour pouvoir, sans dégoût, se laisser léchouiller par eux.
Si, si, doctorante avec bourse spéciale à Stanford, de gauche évidemment, la Carioca richissime à plat ventre devant Trump, des fois qu’on lui retire la subvention.
C’est la lutte finale… !!!
Vous ne croyez pas si bien dire : c’est à proprement parler hallucinant au village et je suppose dans nombre de communes rurales en France. Souvent des gens en surpoids promènent Médor pour lui faire faire ses besoins, le portable devant les yeux, allant protester à la mairie si, par malheur, le chien de travail du paysan aboie à leur passage devant la ferme. Il passait, par jour, plus de 200 vaches devant la mienne ; il n’en passe plus qu’épisodiquement.
Et comme vous le faites remarquer, des chiens souvent racés, coûtant une petite fortune à l’achat, auxquels il faut ajouter les croquettes « de luxe », les frais vétérinaires… Ce n’est pas pour rien que beaucoup de vétos se tournent, pour leur activité, vers les NAC — Nouveaux Animaux de Compagnie — devenus les nouveaux « petits bébés à sa maman ».
Ayant eu des labris pour accompagner mes vaches, l’un de ceux-ci, renversé par une voiture, a eu une fracture ouverte. Je l’emmène bien sûr chez mon véto immédiatement, lequel m’annonce qu’il faut l’amputer, son stagiaire me faisant la remarque que, si je reviens, il faudra que je le nettoie auparavant. Je ne vous dis pas la somme annoncée. Je repars avec mon labri dans le coffre de la voiture et, arrivé au domicile, je lui fais dans la grange une cabane avec des bottes de foin et lui apporte eau et nourriture. Je le surveille tous les jours avec une lampe de poche et je le vois lécher sa plaie et craquer l’os sortant avec ses dents… Au bout d’un mois, il ressort guilleret, marchant sur ses quatre pattes et ne faisant que lever sa patte handicapée pour courir à nouveau après les vaches.
Comme vous dites, c’est la lutte finale… et on va vivre une époque formidable. Et j’espère la vivre… A FUERA !