Retailleau – Lisnard : quel gâchis !

David Lisnard (DL) a l’intention de rencontrer Bruno Retailleau (BR), président du parti Les Républicains, pour lui annoncer son départ. Je crains que cet entretien ait bien lieu et qu’il aboutisse à cette séparation.

Au regard de l’état du parti, de l’échéance présidentielle qui approche et de l’arbitrage à venir sur les modalités de désignation de son candidat, on ne peut que regretter la volonté exprimée par DL de s’éloigner pour ne compter que sur sa seule Nouvelle Énergie.

Comme si BR n’avait plus besoin de lui pour faire face à un certain nombre d’aléas menaçant sa présidence, et que DL pouvait se permettre de se désengager de manière prématurée.

Récapitulons : Laurent Wauquiez n’a qu’une envie : créer le plus de nuisances possible pour empêcher le président du parti de mener à bien son entreprise de rénovation (qui semble tarder).

Xavier Bertrand et Michel Barnier, dans des registres différents, apparaissent davantage comme des freins que comme des soutiens.

Le premier ne participera plus à la moindre primaire et cherche en permanence à se distinguer par ses leçons de morale à l’encontre du Rassemblement national, comme s’il existait aujourd’hui le moindre risque de rapprochement entre LR et le RN !

Le second, fort d’une expérience dont il abuse, proposerait, si on le laissait faire, à l’instar de Gérard Larcher, un projet mou où le centre viendrait attiédir ce que la droite devrait avoir de ferme. On aurait donc tout sauf une droite de rupture, exigence pourtant partagée par BR et DL.

Les conseils prodigués par Valérie Pécresse suscitent des doutes quant à leur pertinence, au regard de sa campagne présidentielle catastrophique et du résultat obtenu.

Dans ces conditions, comment DL a-t-il pu, même si l’on comprend son souci d’équité dans la joute présidentielle, envisager de quitter ce parti, qui a autant besoin de lui que de son président ?

Car les critiques que DL a formulées à propos de certains votes et stratégies parlementaires de LR relèvent davantage de l’influence de Laurent Wauquiez sur le groupe que de celle de BR lui-même, à qui l’on a, au contraire, pu reprocher un manque de fermeté sur ce plan.

Que DL souhaite une primaire élargie jusqu’à Sarah Knafo, pourquoi pas ? C’est une option qu’il aurait dû défendre au sein du parti. Il aurait sans doute perdu, mais avec, à l’évidence, plus de vigueur et de force d’influence qu’en s’appuyant sur sa seule Nouvelle Énergie.

Imaginons même que les décisions prises lors du bureau politique de LR conduisent, le moment venu, à la désignation de BR par les militants : il me semble que DL aurait été trop soucieux de l’intérêt national et de l’avenir de la France pour ne pas être capable d’accepter cette issue politique, qui n’aurait d’ailleurs pas été contradictoire avec l’importance du rôle qu’il pourrait être amené à jouer.

Pourtant, on n’en est plus là. DL quittera le parti. Il aura ses soutiens, ses fidèles, ses adhérents à Nouvelle Énergie. Il abandonnera BR. Il convaincra ceux qu’il a déjà convaincus. Il aura fait preuve d’une résolution soudaine, tranchant avec la sérénité du temps long qu’on lui prêtait.

J’espère que l’image qu’il se fait de BR sera la bonne : celle d’un homme, d’un président de parti prêt à tout pour être à la hauteur du destin que beaucoup lui assignent. Pour 2027 et pour la droite de demain.

Sinon, ce serait un gâchis.

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Voir les Commentaires (44)
  1. Robert Marchenoir

    @ Kardaillac – le 1 avril 2026

    Vous avez commencé par parler pour ne rien dire. Vous continuez. Ça peut durer longtemps.

    Je ne joue pas avec les abrutis. Une fois leur sottise mise en évidence, j’ai mieux à faire.

  2. Monsieur Marchenoir, l’eau ferrugineuse c’est une blague de music-hall, pas une prescription de la faculté de médecine. Passez à la gnôle !

  3. Florestan68

    Cher Philippe Bilger,

    Ça y est, la rupture est actée. David Lisnard a enfourché son cheval blanc pour une aventure épique digne de Don Quichotte.

    S’engager ainsi dans une course en solitaire, sans troupes, sans argent et surtout sans notoriété, ne manque pas de panache, mais relève a priori de la folie douce.

    Sa chevauchée, qu’il espère fantastique, pourrait bien, pour l’opinion, renvoyer Bruno Retailleau à ses petites courses de chevaux de bois et l’obliger à ferrailler inutilement contre les seconds couteaux qui s’opposent à sa candidature.

    Il pourrait aussi, par son talent et son envergure, constituer, avec Sarah Knafo, la révélation de cette campagne, et mettre en lumière l’inexpérience et surtout l’absence de colonne vertébrale chez Jordan Bardella.

    Et alors, tout lui serait possible…

  4. Robert Marchenoir

    @ Kardaillac – le 31 mars 2026
    « Et tout ça rentre dans le cerveau de moineau de monsieur Marchenoir !  »

    Tiens, un troll communiste de plus.

     » – Ta gueule, la démocratie c’est pas skeu tudi. »

     » – Ta gueule, t’es kuncon. »

    On voit le niveau des adversaires de David Lisnard, et du libéralisme en général. Et ça ne prend pas plus d’un aller et retour pour atteindre ce fond de caniveau. Non seulement ils sont stupides, mais en plus ils sont d’une insondable paresse.

  5. Serge HIREL

    @ Kardaillac le 31 mars

    « Cerveau de moineau »… Ça, c’est méchant… et faux. Marchenoir est un aigle royal… L’œil perçant toujours aux aguets, le clavier d’ordi jamais au repos, guettant sa proie du matin au soir et du soir au matin, il plane, majestueux, au-dessus du blog et fond sur quiconque y laisse une opinion qui lui déplaît. Quelques coups de ses serres bien acérées, quelques coups de son bec tout aussi aiguisé… et vous voici habillé pour l’hiver… et affublé de noms d’oiseaux. Qui se plaindrait de posséder un tel « nettoyeur » ?…

  6. Robert Marchenoir

    @ Kardaillac – le 31 mars 2026
    « La démocratie que vous souhaitez n’est pas la démocratie réelle. »

    Ah bon ? Et pourquoi donc ? Voilà bien le genre de sentences aussi prétentieuses que péremptoires dont une certaine classe de faux intellectuels nous abreuvent. Sans se sentir le moins du monde obligés d’y inclure le moindre argument. C’est pas d’la démocratie passke moi je l’dis.

    « Le démos a ses préférences qui ne passent pas toutes par le cerveau. »

    Quand tu ne sais pas quoi dire, glisse un mot en grec dans la conversation. Ça te fera paraître culturé auprès de 0,001 % de la population, et tu croiras avoir dit quelque chose, au lieu d’avoir fait un pet avec la bouche.

    Donc vous, vous ne faites pas partie du demos, c’est bien ça ? Vous êtes quoi, donc ? Aristocrate ? Roi de Frônce ? Chef des communistes du pâté de maisons ?

    Voilà bien le genre de prétentiards inopérants dont les Français ne veulent plus. Le demos, Monsieur Kardaillac, il vous botte le culos.

  7. @ Robert Marchenoir

    La démocratie que vous souhaitez n’est pas la démocratie réelle.
    Le démos a ses préférences qui ne passent pas toutes par le cerveau.
    Alain Delon aurait fait un bon président 🙂

  8. Serge HIREL

    On sait que deux crocodiles ne peuvent pas vivre dans le même marigot… Encore moins cinq ou six… surtout si la mare se dessèche… Le plus malin est celui qui la quitte et laisse les autres s’entretuer… en espérant ainsi se donner une chance de la retrouver libre d’occupation. Ce qui lui permettrait d’assouvir son ambition de régner sans partage… après avoir vaincu quelques-uns de ses semblables qui pataugent dans d’autres marécages, tout aussi avides de pouvoir que lui.

    Sans même avoir eu à donner quelques coups de queue pour se faire de la place, avant même son départ, il profite déjà d’un atout : perclus de rhumatismes tant ils se sont démenés pour se combattre, les plus vieux chefs de la bande LR, après avoir signé ce qui devait être une paix des braves, dominée par l’un d’eux, assurément le meilleur, continuent de se montrer les crocs, de se menacer les uns les autres… au point de ne pas s’apercevoir que leurs ébats guerriers pourraient bien précipiter leur fin…

    Certains observateurs de ce spectacle lamentable ont cru pendant quelque temps que le nouveau chef de la mare, venu du bocage vendéen, et celui qui, jusqu’alors, se prélassait — pardon, se démenait pour sa ville — sur les rives ensoleillées de la Riviera allaient pouvoir s’entendre et former un tandem que rien n’arrêterait.

    Certes, sur le fond, ils sont proches… Libéraux l’un et l’autre, tous deux bien décidés à rétablir l’ordre et la sécurité, à contrôler drastiquement l’immigration, « européens »… mais pas trop, exécrant autant l’un que l’autre l’assistanat, ils affichent une même volonté de redresser la barre du paquebot « France » en perdition, en employant peu ou prou les mêmes méthodes.

    Las, il faut oublier ce rêve… D’abord parce que les deux hommes, dont la droiture et la sincérité sont réelles, ont une vision radicalement différente du paysage politique à construire… et de la composition de la future majorité présidentielle.

    Le Vendéen, gaulliste et fier de l’être, se refuse à tout contact avec la droite de sa droite, de peur de perdre son âme et son indépendance, et, fort de son succès auprès des militants, quelque peu bravache, semble croire que son parti a retrouvé sa puissance de jadis. Sa lecture biaisée des résultats de LR aux élections municipales le conforte dans cette opinion qu’il affiche sans retenue. Cependant, sans trop le montrer, à demi-mots, il fait les yeux doux aux centristes, au risque de se trouver en concurrence quasi frontale avec un candidat à l’Élysée réussissant, dans les prochains mois, à amalgamer les débris aujourd’hui épars de la macronie.

    Le Cannois, lui, n’est pas ennemi — loin de là — d’une entente des droites avant le scrutin présidentiel, est prêt à dialoguer avec Sarah Knafo et — lui non plus ne le crie pas sur les toits — n’exclut pas un rapprochement avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, via son ami Éric, devenu maire de la ville voisine.

    Sur ce point, il ne fait aucun doute que la stratégie de Bruno Retailleau est beaucoup plus risquée que celle proposée par David Lisnard. BR paraît avoir oublié qu’au second tour de la prochaine élection présidentielle, il ne reste d’ores et déjà plus qu’une seule place et qu’elle sera attribuée au candidat du premier tour qui sera arrivé juste derrière celui — ou celle — du RN…

    Tout indique qu’il ne s’agira pas de Mélenchon, désormais noyé dans son vomi. Comment être sûr que l’autre gauche, certes moribonde et divisée à l’extrême, ne réussira pas néanmoins à se doter d’un candidat unique, qui, par miracle, pourrait réaliser un score lui offrant l’accès au second tour ? Qui peut être sûr que la récente montée en puissance dans les sondages d’Édouard Philippe n’est qu’un feu de paille dû à son (maigre) succès au Havre et qu’Attal et Darmanin ne lui feront pas allégeance ? Qui peut dire si BR, fiché R (comme régalien), saura, malgré cela, attirer un grand nombre d’électeurs déçus du macronisme et de ses anciens serviteurs, mais néanmoins peu enclins à mettre fin au règne du laisser-aller et de la gabegie des aides sociales ?

    À un an de la date prévue pour ce scrutin qui déterminera si la France choisit la faillite ou le sursaut, rien n’est joué… et un candidat avisé choisirait de convaincre son camp de la nécessité de s’unir plutôt que de tenter de glaner des voix dans les ruines des bastions adverses, qui peuvent encore créer la surprise.

    Cette différence importante de stratégie entre DL et BR n’est pas le seul motif de leur séparation annoncée. La démarche du nouveau patron de LR, depuis son élection triomphale, a pesé dans la décision du Cannois, qui, sans en faire état publiquement — loyauté oblige —, a probablement assez peu goûté les multiples erreurs que le Vendéen a commises… et pas seulement à l’occasion de son départ mal expliqué du gouvernement Lecornu 2.

    En bref, BR, parfois par naïveté face à la ruse, parfois sous le prétexte paradoxal de son attachement au gaullisme, n’a pas su « cheffer » en faisant preuve de l’autorité qui sied dans un parti historiquement aux ordres de son président. Il aurait dû étouffer Wauquiez qui lui tient tête, nommer un fidèle à la tête du groupe LR à l’Assemblée nationale, dénoncer Xavier Bertrand, faux ami de LR mais vrai soutien de la macronie, exclure sans retour possible les dirigeants LR ayant accepté d’être ministres de Macron, sanctionner les députés LR qui ont voté l’ajournement de la réforme des retraites, les obliger tous à voter la censure contre le projet de loi de finances pour 2026, dicté par le PS… Qu’il ait eu l’intention ou non de le protéger, ce sont ces trois dernières bourdes de BR qui ont permis à Macron de ne pas rendre prématurément les clés de l’Élysée.

    Tout cela peut justifier que DL ait quelques doutes sur le bien-fondé de faire équipe avec lui, d’autant que celui-ci n’a pas fait preuve d’égards particuliers envers lui… Peu à peu, le vase de la mésentente s’est rempli… Il a débordé la semaine dernière, quand le comité national de LR a opté pour un stratagème qui assure à BR d’être, à coup sûr, le candidat du parti à l’élection présidentielle. Dès lors, s’il voulait poursuivre son chemin vers l’Élysée, DL n’avait plus d’autre choix que de claquer la porte… et de le faire savoir.

    Reste désormais la question de son poids dans le paysage politique… Certes, la France entière ne le connaît pas — ce qui peut être un atout si l’on considère le peu de respect dont font preuve les Français pour ses pairs trop vus à la télévision… —, mais, outre ses convictions, qui recouvrent en grande partie les attentes d’une large majorité de l’opinion publique, il n’est pas dépourvu d’atouts lui permettant de se construire une image positive.

    Ainsi, on oublie un peu rapidement que DL est président (non rémunéré) de l’Association des maires de France et que les maires, surtout ceux des 28 000 communes rurales, forment un réseau d’influence capable de faire bouger les lignes. On fait fi aussi de ses qualités de meneur d’hommes et de chef d’entreprise… et du statut particulier de Cannes dans l’esprit des Français, du moins de ceux — les plus nombreux — qui ne passent pas leur temps à dénigrer leur pays. Ils l’associent au luxe, à la réussite et au rayonnement international d’une France dont ils sont fiers. Souvenons-nous combien Neuilly a compté dans la réputation de Sarkozy…

    Les dés sont donc jetés… Il ne reste plus à David Lisnard, qui souhaite l’organisation d’« une grande primaire ouverte à droite allant jusqu’à Reconquête! », qu’à persuader que ce préalable est la meilleure voie pour que la droite s’empare de l’Élysée, à se montrer le meilleur dans cette compétition — meilleur que Sarah Knafo… — et à rassembler, dès le premier tour, un maximum d’électeurs de droite : ceux qui se refusent à donner une autre chance à l’extrême centre qui a mis la France à genoux, mais aussi ceux qui, RNistes, hésiteraient quelque peu à confier le char de l’État à un jeune pilote qu’ils jugent inexpérimenté.

    Le succès est loin, très loin, d’être certain… Mais qui n’ose rien n’a rien… et, en 2022, un candidat venu de nulle part, connu des seuls lecteurs du « Figaro », a, en trois mois, bousculé le paysage politique, au point d’inquiéter tous ses caciques qui craignaient sa victoire, avant qu’il ne se montre un peu trop rigide et déçoive ainsi bon nombre de ses partisans.

    Ce qui ne saurait être le cas de David Lisnard… qui vient de réussir l’exploit de se faire réélire par 81 % des électeurs cannois.

  9. Michel Deluré

    La situation dans laquelle EM va rendre les clés du pays l’an prochain sera loin d’être brillante et enviable, dans quelque domaine que ce soit, politique, économique, financier, mais aussi dans celui de la santé, de la sécurité, de l’éducation, de l’innovation.

    Face à une telle situation, l’éventail des solutions et des priorités à notre disposition, de nature à permettre le redressement de la France, n’est pourtant pas aussi diversifié que l’on voudrait nous le faire croire, pour peu évidemment que l’on prenne la peine d’être réaliste, pragmatique, soucieux de l’intérêt général, et que l’on écarte de ce fait les mesures idéologiques, démagogiques, qui ne sont rien d’autre que des appâts trop alléchants et donc illusoires.

    Comment alors comprendre, face à cette réalité, qu’au sein d’une même tendance politique nous assistions à de tels tiraillements, pour ne pas dire déchirements, où les ambitions égoïstes priment sur le sens du collectif, où l’esprit partisan triomphe de l’essentiel, à savoir l’intérêt du pays ? La petite flamme LR ravivée par l’élection indiscutable de BR est hélas à nouveau bien vacillante !

  10. Robert Marchenoir

    @ Kardaillac – le 30 mars 2026
    « Bruno Retailleau n’a pas le look d’un président. »

    Est-ce qu’on pourrait en finir avec cette idée que l’élection présidentielle est un concours de beauté ? C’est quoi, exactement, le look d’un président ? Est-ce que Javier Milei a le look d’un président ? Est-ce que Volodymyr Zelensky a le look d’un président ? Est-ce que Margaret Thatcher avait le look d’un chef d’État ? Est-ce qu’Alexander Stubb a le look d’un président ?

    Vous ne savez pas qui c’est ? Ben c’est l’un des meilleurs chefs d’État dans le monde actuellement.

    Ce n’est pas parce que nous vivons dans une « démocratie d’image » qu’on est forcés de s’en contenter. On n’est pas obligés d’être des abrutis, non plus.

    « L’heure n’est pas aux besogneux. »

    L’heure est justement aux besogneux. On en a soupé, des charismatiques, des gaullistes, des grands leaders communistes, des mauvais comédiens qui ne feraient même pas un bon fonctionnaire.

    Si vous cherchez Alain Delon, allez au cinéma.

  11. @ Kardaillac le 30 mars 2026

    Je suis en accord avec vous.
    Pour Hollande, que je qualifie de président par accident, je me souviens de ces images où, tous regroupés au PS, en train de désigner le futur candidat, l’un des présents le pousse dans le dos et, du coup, il est désigné.
    J’ai recherché ces images, en fait, il se peut qu’elles aient été tournées et diffusées par le parti, mais qu’elles ne fassent pas partie des bases de données accessibles à la recherche… Pépère élu par accident… et parti sans que l’on s’en aperçoive.

    Je me souviens aussi d’images où Rebsamen disait de lui qu’il avait le « c*l bordé de nouilles »… Là aussi, impossible de mettre la main dessus.

    Allez, une petite dernière pour la route : et dire que « Moi, moi, moi… » a été président !
    https://www.arretsurimages.net/articles/hollande-et-sa-montre-a-lenvers-le-making-of

  12. Le défi est plus simple dans une démocratie d’image : Bruno Retailleau n’a pas le look d’un président, même si François Hollande a fait mentir le pronostic. Éric Zemmour non plus, comme l’a montré la percée de Sarah Knafo.
    L’heure n’est pas aux besogneux.

  13. « David Lisnard a l’intention de rencontrer Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains, pour lui annoncer son départ. » (PB)

    Cher monsieur Bilger, Vous êtes, comme beaucoup d’entre nous, peu attiré par la gauche : un observateur de LR, successeur du RPR et de l’UMP (classés « à droite » par le ministère de l’Intérieur, ce qui n’est pas nécessairement une garantie de conformité). Mais vous avez peut-être trop tendance, dans votre quête d’une issue pour tirer notre pays du marasme qu’il connaît, à vous concentrer sur des personnalités, en oubliant la rigidité de ce parti.

    Combien d’électeurs potentiels n’ont-ils pas été déçus, depuis les années 90, par la contradiction entre les promesses exprimées dans de beaux discours — par exemple celui tenu par un certain Nicolas Sarkozy à Villepinte en 1990 — et les blocages rencontrés en pratique sur des sujets importants comme l’immigration de masse, du fait de l’attitude des caciques de ce parti, qui semblent « jouer collectif » contre les intérêts de la France et des Français, en privilégiant les leurs et, éventuellement, ceux des milieux d’affaires susceptibles de participer à son financement ?

    Et, à chaque fois, c’est la même chose : un espoir du moment tient un discours émouvant les foules, et dès le soir des élections, les illusions se dissipent…

    Plusieurs membres de ce parti l’ont quitté après avoir constaté qu’il n’y avait rien à en tirer, les choses étant verrouillées de l’intérieur, comme s’il ne fallait pas aller à l’encontre de certains tabous tacites inscrits dans des statuts officieux.

    Même François Fillon, qui semblait animé d’une certaine bonne volonté, avait un jour été contraint de faire amende honorable devant les principaux représentants de son parti, comme s’il se rendait à Canossa.

    Alors, de quelle marge de manœuvre réelle des personnalités qui paraissent valables, comme David Lisnard ou Bruno Retailleau — que l’on sent souvent craintifs face à certains sujets — pourraient-elles vraiment disposer ?

  14. Xavier NEBOUT

    David Lisnard, c’est celui qui propose de remettre les fonctionnaires aux 39 heures sans augmentation de salaire, et d’en supprimer six cent mille, rien que par non-remplacement.

    Il faudrait, en réalité, en supprimer un million et demi pour se mettre au niveau des autres pays européens, et deux millions pour suivre l’IA ; mais il semble bien être le seul à oser s’en prendre à la fonction publique.

    Alors, vive Lisnard, en attendant mieux.

  15. @ Robert Marchenoir le 29 mars 2026

    Giuseppe-Delon, le vrai en même temps, je le vois passer la cibiche sur ses lèvres (je ne fume pas) avant de la cloquer au coin de ses lippes :

    « Dix pour cent de Knafo, tu parles… C’est à la fois le bout du monde et peanuts.
    Juste assez pour faire jaser tout le quartier, mais pas de quoi remplir un dé à coudre.
    Bref : un mini-pourcentage, maxi-cinéma. »

    Giuseppe, toujours lucide, en même temps. Bon, ce soir, Giuseppe tire le store… Aucun de ceux cités ne sera le futur président ; la surprise sera totale. Quand on a découvert les images des crânes de Giscard et Mitterrand, il a fallu bien descendre jusqu’aux yeux pour savoir le vainqueur.

  16. @ Robert Marchenoir
    « Y’a un bug dans le blog, et le logiciel a interverti les pseudonymes de Giuseppe et d’Alfred Leleu ? »

    Pas du tout! J’ai singé Delon quand il parlait de lui à la troisième personne. Mais bien sûr sans me prendre très au sérieux, Giuseppe est d’une grande humilité. Mais cela on le savait.

  17. C’est dimanche, apéro-gigot-flageot, la Knafo turbine et ça revit dans les calfouettes des rassis de l’argot.
    On y retournerait bien, à la coloniale, se taper du bicot, comme quand c’était l’bon temps d’avant.
    Maintenant, on n’a plus que des intelligents à se mettre sous la dent, du un et du zéro virtuel, du rien pour remplir la besace des vainqueurs, avant les asticots.
    V’là qu’en plus on nous ramène les seigneurs, sur nos rond-points, ils tournent et nous honorent de leur tintouin, tutute, tintin, même les réacs aujourd’hui sont révolutionnaires et les cocos embrassent les fachos, avant d’les suriner dans le dos.
    J’vous jure, tout ça n’est pas chrétien, ça rappelle la forêt, là-bas, quand on craignait de finir au pot des moutous-moutangos, bamgo-bingo, madame la crémière, baissez le rideau et filez au balcon, va y’en avoir du beau, du vrai, du bien sanglant divertissement, du comme on aime et comme on en attend !
    Rome qu’elle nous disait, la duvent, elle est servie !

  18. J’ai du mal à me faire une opinion sur ce qui, politiquement, distingue Lisnard de Retailleau, et j’ai les mêmes interrogations concernant la tripotée de potentiels candidats dont mes collègues ont fait une liste probablement non exhaustive.

    Peut-être Lisnard est-il un poil plus libéral que Retailleau, mais tous deux appartiennent à une famille politique qui existe depuis plus de trente ans.

    Est-elle suffisamment crédible, ainsi que leurs représentants actuels, pour persuader l’électeur éveillé de se tourner vers ce courant de pensée pour occuper la fonction suprême ?

    Y a-t-il, pour le dire autrement, un désir insurpassable de faire campagne pour l’un plutôt que pour l’autre, d’autant que personne ne connaît, aujourd’hui, le contenu de leurs programmes ?

    Ne restent alors que leurs bonnes têtes, leur style de coiffure, leur nœud de cravate, la correction de leur langage pour les départager ?

    À plus d’un an de l’élection présidentielle, les médias traditionnels ont déjà choisi : ce sera Édouard Philippe, le candidat de la raison, le prétendant propre sur lui qui continuera de gouverner notre pays avec les mêmes méthodes (UEmania, dépenses publiques pétaradantes, laxisme migratoire maximal, etc.) qui ont conduit notre pays là où il se trouve, c’est-à-dire au même niveau que les « cancres » du Sud : Italie, Espagne et même Portugal.

    Finalement, je ne vois pas comment ces deux-là, et avec eux tous les autres « héros » centristes, pourront s’inscrire à la fois dans un choc d’autorité et dans un tournant libéral devenus incontournables.

    Au loin, je ne vois qu’une certaine Knafo qui pourrait faire le job !

  19. @ Serge HIREL le 29 mars 2026

    Il m’est arrivé de tremper mes pieds dans le bassin romain du sentier du littoral vers la pointe des Salins. D’ailleurs, je n’ai jamais compris pourquoi les gens allaient se coller les uns aux autres sur les plages qui brillent pour se baigner.

    Le pied total : rarement quelqu’un, quelle que soit la saison. Cannes n’est pas bien loin ; je connais à peu près ce qui la concerne. Comme partout, la pauvreté y circule et, bien évidemment, elle n’est pas comme le nuage de Tchernobyl qui s’arrête de peur aux frontières.

    La pauvreté se cache ; elle n’intéresse personne, ce n’est pas vendeur. DL fait comme tous les autres : il fait ce qu’il peut pour que le tapis rouge ne finisse pas élimé et taché. Une belle vitrine, il faut l’astiquer, et ne pas pleurer le Miror sur les chromes.

    S’il était le Messie tel qu’on peut l’entendre ou le lire, il y a belle lurette qu’il aurait multiplié les pains ; il n’est pas plus l’homme providentiel que tous ceux qui se sont succédé. Mais chez lui, la devanture scintille, alors ça fait rêver, et certains transposent tout cela au pays.

    Cannes n’est pas la France ; DL, au-delà du Festival, n’est pas véritablement connu, et ça aussi, il le sait.

  20. Robert Marchenoir

    @ Giuseppe – le 29 mars 2026
    « Marchenoir, mon vieux… »

    Y’a un bug dans le blog, et le logiciel a interverti les pseudonymes de Giuseppe et d’Alfred Leleu ?
    ______

    @ Giuseppe (le vrai) – le 29 mars 2026
    « Ce n’est pas du tout le sens de mon propos, là vous êtes parti un peu vite. Dit autrement, David Lisnard, c’est du « ouah ouah ! » : jamais il n’ira se coltiner à la présidentielle, jamais. »

    Vous n’avez pas seulement dit cela. Vous avez aussi, de façon répétée, minimisé ses succès à Cannes.

    Ce n’est pas mon propos que d’évaluer s’il se présentera ou non. Il est le seul à le savoir, et sans doute ne le sait-il pas encore.

    Mon argument consiste à dire qu’il ferait un bon président. Si personne ne soutient les politiciens qu’il estime, je vois mal comment ils pourraient passer de 0 % dans les sondages à 51 % dans les résultats.

    Sarah Knafo non plus n’était personne il y a fort peu de temps. Elle a fait plus de 10 % pour sa première candidature en France.

  21. Quant à DL et BR, honnêtement, ça sonne creux. J’ai écouté une longue interview du premier, rien qui ne soit répété par tous les affidés de droite. BR itou, son catholicisme revendiqué vous plaît, il me saoule. Nous n’avons besoin ni du christianisme, ni de l’islam, ni du judaïsme, ni du raélisme et autres oignonistes pour diriger le pays.
    Il nous faudrait des gens intelligents, honnêtes. Des gens comme Carignon ? Je plaisante.
    DL et BR ne seront pas au rendez-vous. Tant mieux. Y’a p’us d’communisse, c’est ça qui manque. Un bon Dédé Lajoinie, toujours prêt à boire un canon, c’est quand même autre chose que l’morveux et sa mégère.
    Brizitte, z’envoie le Sarles de Gaulle, ze fais bien le sef de guerre avec mes lunettes, on dirait Tom Cruze.

  22. Patrice Charoulet

    Retailleau, Lisnard, Darmanin, Attal, Édouard Philippe, Xavier Bertrand, Villepin, Wauquiez, et j’en oublie, veulent occuper la droite, le centre, le centre droit.
    Si deux d’entre eux y vont, aucun ne sera au second tour.
    Cela me semble plié.
    Affligeant.

  23. « David Lisnard a l’intention de rencontrer Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains, pour lui annoncer son départ. » (PB)

    Mon Dieu !
    Non, dites-moi que cela n’est pas vrai !
    Dites-moi que Monsieur Bilger délire et que cette rencontre-départ du troisième type n’est qu’un fantasme…

    Et puis, d’abord, qui sont ces personnages méconnus du monde ?
    Enfin, qui sont ces promeneurs passablement solitaires ?

    Je sais qu’un des deux est un bon petit jockey, quant à l’autre ma foi, je ne sais pas en quoi consiste sa qualité supérieure…

    Nous avons donc un chevalier de derrière les fagots, et un palefrenier du marquis du bois hanté…

    Ils ont, semble-t-il, en commun de faire rêver dans les chaumières.

    Ils peuvent tous deux parler longtemps sans rien dire, mais avec gravité, avec une telle gravité qu’il est facile de les croire détenteurs de secrets d’État, de secrets redoutables, qu’ils s’empressent d’oublier, car ils n’aiment ni l’un ni l’autre le danger…
    Non, ce qu’ils aiment tous deux c’est le confort, la facilité, la grâce, l’aisance et l’agrément et faire diversion.

    C’est pourquoi ils vendent, comme une sorte de viatique, une petite breloque en forme de banane que tout un chacun peut se procurer chez Bipbipbip… cette banane indique le nord ! Enfin, à peu près vers le nord…

    Et puis, il y a Mademoiselle K.
    Elle, remplie d’expérience, jamais ne s’embarrasse de la réalité.
    La réalité a pour inconvénient majeur de troubler l’opinion, la sienne d’abord, c’est évident, mais aussi, et c’est là où le bât blesse, celle du public.

    Pourtant elle est fière, et il y a de quoi !
    Oui, elle est très fière de voltiger autour des caboches vides de ceux qui, par sottise et vacuité, s’amourachent d’un papillon qui se réjouit, ignorant que ses ailes sont des ailes de papier, de tournoyer sans but précis sinon celui de tournoyer, ce qui en soi est un but précis, approximativement…

    Quel plaisir ! Quelle joie ! Quel bonheur, nous attend !!! UTOPIA !

    N’importe quel petit monsieur ou dame, aussi contrefait qu’il soit, soufflant dans une cornemuse percée, nous semble Cincinnatus !

  24. Michel Deluré

    Cette nouvelle péripétie illustre en fait l’échec de Bruno Retailleau à reprendre en main le parti LR depuis qu’il en a pourtant été triomphalement élu président, ce qui laissait alors penser qu’avec une telle élection, indiscutable et confortable, il disposait enfin de toutes les cartes en main pour redonner vie à LR et permettre à ce parti d’offrir une offre sérieuse et crédible pour redresser le pays.

    Nous constatons malheureusement que, loin d’asseoir son autorité, de réunifier ce parti sur l’essentiel, de bâtir un projet commun réaliste de redressement du pays et porteur d’espérance, BR se trouve aujourd’hui à la tête d’un parti encore plus éclaté, fragmenté, sans boussole, dans lequel ses propres électeurs ne se retrouvent plus.

    Il est désespérant qu’un parti qui compte en son sein des hommes et des femmes de valeur — et David Lisnard, notamment, en est un — gaspille ainsi un tel capital et de telles énergies à un moment où la France en aurait pourtant le plus grand besoin.

    Nous n’en mesurons que mieux aujourd’hui l’impasse dans laquelle la stratégie de celui qui affirmait en 2017 être le meilleur rempart aux extrêmes nous a finalement menés : la plus funeste des configurations !

  25. Marc Ghinsberg

    Les choses se décanteront à la fin du quatrième trimestre de cette année. Les sondages feront apparaître qu’un certain nombre de prétendants ne seront pas en état de Franchir le premier tour de la présidentielle. Espérons qu’ils auront la sagesse de se retirer. Retailleau et Lisnard seront, selon moi, de ceux-là.

  26. Serge HIREL

    @ Giuseppe le 28 mars

    Pour connaître Cannes, il ne suffit pas de reluquer à la télévision les starlettes qui montent les marches du Palais des Festivals, ni, si l’on s’y rend, de déambuler, le nez au vent, sur la Croisette ; encore moins de ne fréquenter que les bistrots onéreux du Suquet… Il faut aussi s’intéresser, par exemple, au rapport édité en 2023 par la chambre régionale des comptes sur la gestion de la ville entre 2016 et 2021. On y lit qu’« en 2018, le taux de pauvreté mesuré dans la deuxième ville des Alpes-Maritimes, à 20 %, était plus élevé que ceux enregistrés à l’échelle de la communauté d’agglomération (16,5 %) et, en moyenne, dans la région (17,3 %). Il était même largement supérieur à celui relevé par l’Insee pour toute la France : 14,8 % cette année-là. »

    Eh oui, la réalité cannoise est tout autre que l’image « paillettes » qu’en imposent les médias, dont les envoyés spéciaux ne mettent jamais les pieds dans les quartiers populaires. Ils y rencontreraient des « riens », des « sans-dents », des retraités à 1 000 euros par mois… et comprendraient les raisons pour lesquelles, bien que son bord de mer soit fréquenté par des touristes richissimes et des professionnels aux portefeuilles de milliardaires — autant de proies faciles pour la racaille… —, le taux de délinquance y est largement inférieur à celui des autres villes françaises de la même strate (97,6 pour 1 000 habitants en 2024 — 969e place dans le classement des villes les plus dangereuses de France…).

    Voici deux de ces raisons — mais il en existe d’autres —, liées à la volonté de David Lisnard d’attacher autant d’importance à ces quartiers populaires — certains difficiles — qu’aux abords des hôtels cinq étoiles : la ville emploie 200 policiers municipaux armés, qui patrouillent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sur l’ensemble du territoire communal, et a franchi, à la fin de l’an dernier, le cap des 1 000 caméras de vidéosurveillance.

    Dans son discours prononcé lors de sa réélection aux fonctions de maire, David Lisnard a indiqué que 54 nouvelles caméras seraient installées, dès son ouverture, dans le nouveau parking du quartier de La Bocca, classé « prioritaire ». Apparemment, à Cannes, la mairie ne se contente pas de repeindre les ascenseurs et de pleurnicher sur l’insécurité…

    Pourquoi ne pas souhaiter que, « prince chez lui », DL devienne « roi chez les autres » ?

  27. Un peu s’amuser, inspiré de:
    https://chroniquesdunsiecle.com/2020/08/20/charles-virmaitre/

    Ça fait un bail que je n’avais pas vu un micmac aussi bringuebalant : un vrai mécano de branquignols, monté de travers par des apprentis marlous qui confondent encore un coup fumant avec un pet de travers. On dirait une bande de demi-sel qui s’agitent dans la sciure en croyant jouer les caïds de la Butte.

    T’as le trio des fines gâchettes du dimanche — les BR, DL et compagnie — qui s’écharpent comme des chiffonniers pour une galette déjà moisie. Ça grenouille, ça magouille, ça se tire des bourre-pifs en douce, mais ça ne produit que dalle : du vent, du creux, du vide sidéral. Des artistes du flan, des virtuoses du rien.

    Et pendant que ces loustics se roulent dans la farine, t’as Knafo, tranquille comme Baptiste, qui avance ses pions sans un bruit. Pas un mot plus haut que l’autre, pas un geste de trop. Elle les regarde s’étriper comme des chats de gouttière et, elle, peinarde, elle aiguise son couteau à gigot. Les autres font du bruit, elle fait le boulot.

    Wauquiez, c’est du carton-pâte qui se prend pour du marbre. Bertrand, c’est le curé de campagne qui sermonne alors que plus personne n’écoute. Barnier, c’est la soupe réchauffée qu’on te ressert en prétendant que c’est du neuf. Et Pécresse… ah, la pauvre, elle a tellement pris l’eau qu’on pourrait la confondre avec un vieux parapluie oublié dans un hall de gare.

    Lisnard, lui, croit encore qu’il va sortir un lapin de son chapeau, mais son chapeau, ça fait longtemps qu’un autre lui a piqué la doublure. Et Retailleau rame, rame, rame, comme un galérien sans tambour ni trompette, pendant que le navire coule à pic.

    Au final, c’est toujours la même chanson : les rois du baratin se prennent les pieds dans le tapis, et celle qui parlait le moins leur met la misère sans même lever la voix. Ils vont rester plantés là, bouche bée, à se demander comment ils ont pu se faire détrousser sans même sentir la main dans la poche.

    Leur foire d’empoigne ? Déjà pliée, déjà rangée. Ils continuent de gesticuler, mais le rideau est tombé depuis longtemps.

    @ Robert Marchenoir

    Marchenoir, mon vieux, t’as beau bomber le torse comme un coq de basse-cour, ton laïus sur Lisnard, c’est du boniment de camelot qui refourgue des lacets en prétendant que c’est de la maroquinerie fine. Tu m’en fais un tel numéro que même les bonimenteurs du boulevard de Sébastopol rougiraient de jalousie.

    Tu me sors que « riche = vertu », comme si le pognon avait jamais empêché les margoulins de magouiller. Ça, c’est du baratin pour endormir les jobards, du cataplasme pour cervelles ramollies. Et Cannes, ville pauvre ? Allons, mon gaillard, faut pas me prendre pour un perdreau tombé du nid. Si Cannes est pauvre, alors Pigalle est un couvent de clarisses.

    Et ton Lisnard, tu me le vends comme un archange en gibus, un De Gaulle sous perfusion de Red Bull, un surhomme tombé du ciel pour remettre la France d’équerre. À t’écouter, il fait des miracles en claquant des doigts, il multiplie les budgets comme d’autres les pains, et il récite Bastiat en dormant. On dirait que tu veux lui faire une procession avec fanfare, cierges et vierges effarouchées.

    Mais enfin, mon poteau, redescends de ton trapèze.
    On parle d’un maire, pas du Messie revenu en smoking.

    Ton couplet sur « les Français trop bouchés pour reconnaître un génie », c’est du grand art. On dirait un vieux tonton qui a trop trempé son nez dans le gros rouge et qui t’explique que s’il est seul à comprendre, c’est parce qu’il est trop en avance sur son époque. Ça fait sourire, mais ça sent quand même la vieille naphtaline et le vestiaire humide.

    Et ton vice français, parlons-en.
    Le vrai, ce n’est pas de croire qu’il faut grenouiller à Paris pour viser l’Élysée.
    Le vrai, c’est de se chercher un sauveur tous les quatre matins, un cheval blanc, un prophète, un type qui va tout réparer d’un claquement de doigts. On a déjà donné, et ça finit toujours en pantalonnade, avec les mêmes qui applaudissent et les mêmes qui pleurent.

    Alors oui, Lisnard bosse. Oui, il a un bilan. Oui, il vaut peut-être mieux que certains.
    Mais de là à en faire un astre autour duquel la France devrait tourner comme une mouche autour d’un néon… Giuseppe te laisse ton encensoir, mais il garde son bon sens.

    Parce que dans cette foire à la saucisse, personne n’est un saint, personne n’est un démon, et surtout personne n’est indispensable.
    Leleu, ça rajeunit.

  28. R@ obert Marchenoir le 29 mars 2026
    « C’est bien écrit, mais c’est faux. C’est du jus de chaussettes gauchiste.
    Vous ne cessez de casser du sucre sur le dos de Lisnard au motif qu’il serait maire d’une ville riche. Ce qui serait censé le discréditer. »

    Ce n’est pas du tout le sens de mon propos, là vous êtes parti un peu vite.
    Dit autrement, David Lisnard, c’est du « ouah ouah ! » : jamais il n’ira se coltiner à la présidentielle, jamais. Je mets un petit… un très gros billet qu’il n’ira pas ; il est le prototype de celui qui parle pour les autres. Ses grandes idées resteront des idées.
    Sarah Knafo est d’un tout autre calibre ; le problème, pour elle, est que, sur la marche de son parti, on pourrait chanter dessus : « J’étais derrière, j’étais devant, j’étais bien seule à l’enterrement » (bis)…
    Bon, je vais m’essuyer, je viens de prendre ma douche. Je ne voudrais pas prendre froid, je suis fragile. Et puis j’ai mon noisette à prendre, on m’attend au bureau.

  29. Les grandes manœuvres du bloc central, aussi appelé, à juste raison, « l’extrême centre » pour son intolérance, ont donc commencé.

    Le Figaro annonce ce matin qu’un nouveau sondage donne le RN gagnant dans tous les cas, sauf face à Édouard Philippe.

    Moralité (?) : votez E. Philippe pour éviter la catastrophe que serait le RN, mais pas les communistes, puisque tout le monde sait que le « noble et preux chevalier » Édouard Philippe a déclaré voter communiste un jour s’il fallait écarter le RN.
    Nous nous en souviendrons !

    Quant à Bruno Retailleau, il faudrait qu’il se comporte comme un vrai chef politique en écartant, en épurant, les opposants dans son parti, comme l’a fait Jean-Luc Mélenchon.
    Vieux principe de pouvoir, que l’on prétend être de Lénine alors qu’il est, et a été, de tout temps.

    À ce jour, Retailleau se comporte comme un chef de service dans une grande administration, incapable de se faire obéir, puisque tous les fonctionnaires se savent invirables, fonction publique oblige.

    Nous verrons bien si David Lisnard est capable de renverser la table et de faire alliance avec le diable, charmant au demeurant, qu’est Sarah Knafo.
    Hors d’une alliance avec une vraie droite néolibérale, Lisnard n’a aucune chance.

  30. ALFRED LELEU

    Cette affaire ça schlingue le graillon froid et la magouille de cuisine à deux balles, le genre de tambouille où les marlous s’emberlificotent dans leurs combines foireuses pendant que la clientèle se tire en douce. Ces lascars, BR, DL et toute la clique, ça s’asticote, ça se renifle, ça se colle des crocs-en-jambe en loucedé, mais au fond, ça bricole du vent et ça turbine pour du flan.
    Ça me rappelle ce vieux Gracieux Azzopardi, un terrible qui allongeait tout le monde à 20 ans, du temps où il fréquentait la salle Bretonnel, et qui finit barbiquet à Belleville. Une grande gueule et cervelle en compote qui montait des coups tordus dans l’arrière-salle d’un rade pourri. Toujours à dire “t’inquiète, j’ai le coup”, et toujours à finir rincé, plumardé, avec la caisse envolée et les copains barrés. Ben là, c’est du kif : des cadors en peau de balle qui se prennent pour des durs.

    Pendant qu’ils se tirent la bourre comme des caveaux, y a la Knafo, peinarde, sans flafla ni boniments qui affûte son coup, ajuste ses bastos et bosse en sous-main pendant que les autres font les marioles : Wauquiez, c’est du baratin de foire, Bertrand du pipeau moraliste, Barnier du réchauffé sous cloche, et la Pécresse… même plus besoin d’en causer, rincée jusqu’à l’os, qu’elle est. Carbonisée. Lisnard ? Il se fait la belle en croyant monter un coup fumant, mais ça sent le boui-boui minable. Et Retailleau, pauvre bougre, planté là à écoper pendant que le rafiot prend la flotte de partout.

    Résultat des courtines : la Knafo va leur faire le coup du lapin, propre, net, sans bavure, et tous ces clampins vont rester comme des ronds de flan, à piger trop tard qu’ils se sont fait carotter la mise.
    Leur cirque ? C’est déjà plié, emballé, expédié. Et ces caveaux, ils ont même pas capté le truc.

  31. Quel que soit l’élu de 2027, rien ne se fera si les Français ne se décident pas à faire peuple pour défendre l’idée européenne, quand « l’heure actuelle n’est pas seulement celles des prédateurs, mais aussi celle des psychiatres politiques qui devront guérir tous ces fous qui croient que la meilleure façon de se mettre en sécurité face à l’autre consiste à annoncer la destruction mutuelle assurée. »
    https://www.lepoint.fr/debats/dans-son-nouveau-livre-peter-sloterdijk-nous-eclaire-sur-les-tentations-imperiales-en-vogue-3Q2VVPTLTVAENFNJ2VAQYONZEI/

  32. Robert Marchenoir

    @ Giuseppe – le 28 mars 2026

    C’est bien écrit, mais c’est faux. C’est du jus de chaussettes gauchiste.

    Vous ne cessez de casser du sucre sur le dos de Lisnard au motif qu’il serait maire d’une ville riche. Ce qui serait censé le discréditer.

    Pour commencer, être riche, c’est bien. C’est une présomption de vertu. Toute allégation contraire procède du marxisme le plus crasse et de la jalousie la plus répugnante.

    De plus, Cannes est une ville pauvre. Plus pauvre que la moyenne. Vous voyez : festival de Cannes, et vous dites : rivières de pognon. C’est infantile et c’est erroné.

    Plus important : Lisnard a considérablement réduit la dette et amélioré le solde budgétaire de sa commune. En conséquence, il est réélu avec un score mussolinien.

    Non seulement Lisnard est l’un des seuls responsables politiques en poste à être libéral, mais il fait ce qu’il dit. Non seulement il est économe de l’argent des contribuables, mais c’est un grofacho en termes de sécurité et d’immigration.

    C’est donc une pépite, un martien, un être unique et exquis, le De Gaulle des temps modernes auquel vous devriez dresser des autels et répandre des pétales de rose sous les pieds, au lieu de baver dessus comme n’importe quel élèfiste de bas quartier.

    C’est quand même hallucinant que les Français ne soient pas capables de reconnaître un type un peu moins abruti que les autres lorsqu’ils ont la chance d’en croiser un.

    David Lisnard, Sarah Knafo, Christelle Morançais : on n’en a pas tant que ça, des politiciens libéraux.

    Et puis il y a un autre vice français dont il faudrait se débarrasser : celui qui consiste à dire que seuls sont dignes de la présidence de la République ceux qui y pensent le matin en se rasant depuis qu’ils ont dix-huit ans. À moins d’avoir grenouillé dans la politique nationale depuis une éternité, on ne ferait pas partie des éligibles. Il y a les domestiques qui s’occupent de gérer les villes et les régions, et puis il y a les seigneurs, les maîtres du monde qui Font de la Politique à Paris.

    Le bilan ne compterait pour rien. Ce qu’on a été capable de faire ne serait pas un atout pour des responsabilités plus importantes. C’est bien la peine de vanter le fonctionnement du secteur privé pour régresser dans une mythologie aussi funeste.

  33. Édouard Philippe a annoncé la couleur : premier départ, la mairie. Il est bien posé dans les starting-blocks ; il sait maintenant qu’il est en finale. Dans tous les cas, les Français ne voudront ni d’un Jordy Barboteuse ni de l’autre secoué.

    Il est quand même facile, Édouard : « je fais confiance à Darmanin ». Tous prédisaient à ce dernier qu’il allait se casser la figure sur la première haie ; en fait, il nous a fait passer au prélèvement à la source les doigts dans le nez. Imaginez : il nous impose sur de l’argent qui ne passe pas par nos comptes mais qui alimente directement le tonneau des Danaïdes de l’État ; c’est très fort. Il mérite la confiance, un type qui sait faire ça.

    Et puis, cela n’a rien à voir, mais il en est un qui m’agace profondément : le général Dominique Trinquand. À l’entendre, il avait tout prévu et, dès qu’il le peut, il tire la couverture à lui pour se faire reluire — l’exemple typique, cas presque sublime, des oracles de Delphes, loin des autres, dont un pertinent Richoux. Foi de pointeur-tireur de Verdun.
    Bon, c’est dit : je le zappe, il n’apporte strictement rien.

    Bruno Retailleau est un cas spécial : il a été élu dans son camp, mais, comme on dit, ce n’est pas sûr qu’il imprime au niveau national. Il s’est officiellement déclaré candidat en février 2026, annonçant vouloir incarner une ligne d’ordre, de souveraineté et de rupture. Ce terrain est déjà occupé par Jordy Bilboquet et Marine Le Pen en soutien ; il lui sera très difficile de s’imposer. Il apparaît — c’est du moins mon avis — comme un programme resucé ; bien évidemment, il a saisi l’enjeu du souhait des électeurs, mais il arrive un peu tard.

    Édouard Philippe vient de prendre le départ ; il enroule parfaitement la première haie, talonné par Jordy… Il reste encore beaucoup d’obstacles. David est dans les tribunes, il observe ; on lui proposera peut-être un poste qu’il refusera : c’est trop peu pour lui. Et puis Cannes, c’est tellement beau et brillant !

    Il faut saluer la performance du maire de Béziers : il n’ira pas non plus se perdre, même pour un beau maroquin ; ce serait trahir la confiance établie dans son fief. Comme je me sens en jambes, je vais aller faire une partie de manivelles : j’adore transpirer.

  34. Xavier NEBOUT

    Imagine-t-on Bruno Retailleau clamer, comme Henri IV à la bataille d’Ivry : « Suivez mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de la victoire et de l’honneur » ? Moi, je le verrais plutôt se faire bousculer sur le trottoir par un quidam qui lui dit : « Excusez-moi, je ne vous avais pas vu. »

    Avec David Lisnard, ce serait simplement : « Si vous voulez quelqu’un qui vous sorte de la m…, votez pour moi », mais c’est peut-être ce qu’il nous faut.

    Le problème est de savoir si le RN pourrait, dans l’intérêt du pays, délaisser Marine Le Pen et Jordan Bardella pour se ranger derrière lui. On peut croire aux miracles, mais là, il faudra beaucoup prier.

  35. Je l’ai déjà dit : David Lisnard est comme Jacques Delors ; ce dernier aurait souhaité être réclamé et acclamé en masse par les Français, en plus d’être porté sur le trône de la présidentielle sans élections.

    Lisnard est prince chez lui ; il ne sera jamais roi chez les autres, parce qu’il n’en a pas du tout la volonté. Des idées, il en a plein les poches ; il les refilera aux autres : c’est épineux, les idées. Ça génère des mécontents, des grèves, des affrontements. À Cannes, on monte les marches du Festival ; ce n’est pas tout à fait pareil que de monter au feu.

    Et puis, il n’a pas trop envie de salir ses costumes : le ciel, le soleil et la mer… tout un programme à Cannes, un coin magnifique au passage, le teint hâlé qui sied bien à sa ville de villégiature ; et l’on voudrait le faire passer du bleu azur au goudron et aux plumes ? Pas crédible, tout cela.

    David Lisnard, c’est un peu ce personnage qui semble être né en costume trois-pièces, avec un brushing calibré au millimètre et une citation de Tocqueville prête à dégainer à la moindre conversation.

    Toujours impeccablement posé, il parle comme si chaque phrase devait être gravée dans le marbre d’une mairie — même quand il commande un café. On l’imagine très bien dire au serveur :
    « Un expresso, s’il vous plaît. Court, mais ambitieux. »

    Son énergie rappelle celle d’un chef d’entreprise qui aurait découvert que la France est un gigantesque open space mal rangé et qu’il faut absolument réorganiser tout ça avant la fin du trimestre. Avec lui, même une promenade sur la Croisette pourrait se transformer en audit stratégique.

    Il a cette manière très particulière de donner l’impression qu’il pourrait diriger une ville, une entreprise, un orchestre symphonique et peut-être même la météo, le tout avant le déjeuner.
    Il est très loin de l’emphase creuse et insupportable du brasseur d’air Villepin : Lisnard, c’est une gravure de mode qui sait plaire à tous ceux qui diront de lui « il fait genre ».

    Et puis il y a ce mélange singulier : sérieux comme un rapport de la Cour des comptes, mais avec un petit sourire qui dit « je sais que je suis sérieux, mais avouez que ça vous rassure ».

    Bref, David Lisnard n’est pas un politique : c’est un peu le perfectionniste républicain, toujours prêt, toujours carré, toujours convaincu — et parfois tellement convaincu qu’on se demande s’il ne s’est pas lui-même élu « meilleur élève de la classe politique ».

    19 721 voix, soit 81,11 % des suffrages exprimés : une élection royale. Même le prince de Cannes n’en revient pas ; il ne le chante pas sur les toits, les terrasses cannoises le font mieux que lui. Le Festival sera magnifique ; ce sera son festival plus que jamais.

    La dette, il en parle pour les autres ; lui n’a pas la sienne, juste à offrir le ciel, le soleil et la mer… C’est beaucoup, mais là aussi il n’en parle pas pour lui : il suffit de le regarder. Pas de quoi parler de choses qui fâchent ; lui, pour les autres, il sait bien le faire. C’est pour cela qu’il ne quittera jamais son royaume.

    1. Très bien vu. David Lisnard est connu dans son immeuble. Il s’illusionne totalement sur sa notoriété et ses chances. Il aura derrière lui le Medef, c’est-à-dire 0,1 % des électeurs. Je ne sais plus qui disait que les élections présidentielles rendaient fou. Cela va se vérifier tous les jours.

  36. Les élections municipales à peine terminées, déjà nous embrayons, sans transition, dans la campagne présidentielle.
    Concernant les partis extrêmes, les choses sont claires. Pas besoin de primaires.
    – Pour LFI, ce sera donc J-L Mélenchon.
    – Pour le RN, ce sera Jordan Bardella.
    – Pour le PC, ce sera Fabien Roussel.
    – Pour Reconquête!, en principe ce devrait être Éric Zemmour, mais vu la cote de popularité de Sarah Knafo, et compte tenu des relations particulières qu’EZ entretient avec SK, il est possible qu’il lui cède la place. Mais n’anticipons pas car amour et politique sont deux domaines pas forcément compatibles.

    Par contre c’est beaucoup plus compliqué pour les partis dits « de gouvernement » qui ont dirigé la France au cours des dernières décennies :
    – Pour LR certains chefs à plumes ont déjà décidé de faire cavalier seul, considérant qu’une primaire serait une arnaque.
    Il est vrai que la primaire de 2022 leur a laissé un mauvais souvenir, vu que leur candidate, Valérie Pécresse, a obtenu moins de 5 % des suffrages.
    – David Lisnard informe qu’il quitte LR.
    – Laurent Wauquiez s’efforce de trouver une solution pour se placer, quitte pour cela à semer la zizanie dans le parti.
    – Michel Barnier, Xavier Bertrand, Gérard Larcher, comptent bien avoir leur mot à dire.
    – Bruno Retailleau, en tant que président de LR, estime que la place lui revient naturellement. Ce qui n’est pas faux…

    À noter qu’au PS, les choses sont tout aussi floues :
    Le torchon brûle entre Olivier Faure et Boris Vallaud, à la suite de l’alliance de certains candidats du parti avec LFI aux élections municipales.
    Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj commencent à se positionner.
    On sent bien que François Hollande voudrait bien retenter sa chance.
    Là encore une primaire risque de poser plus de problèmes que d’en apporter la solution.

    Parmi les candidats potentiels de Ranaissance et des partis affiliés, on trouve évidemment :
    – Edouard Philippe qui piaffe d’impatience.
    – Gerald Darmanin, très discret, qui attend le moment propice.
    – Gabriel Attal, qui compte sur son éloquence redoutable dans les débats.
    – Yaël Braun-Pivet qui semble être intéressée.
    – Pourquoi pas Sébastien Lecornu qui a bien dit qu’il ne serait pas candidat, mais qui peut très bien changer d’avis, ce qui n’est pas rare en politique…
    Inutile de dire que mon candidat se trouve parmi ceux-là ! 🙂

    Il va pourtant bien falloir trouver un candidat unique des droites, ainsi que pour la gauche sociale-démocrate, sinon le second tour de la présidentielle 2027 va se jouer entre Jordan Bardella et J-L Mélenchon.
    Pas sûr que la France en sorte gagnante. 🙁

    1. Alors Achille, vous confondez élections législatives et municipales ?
      Un samedi soir trop bien arrosé ?
      L’erreur a été corrigée, mais je l’avais vue. 😉

  37. Florestan68

    Cher Philippe Bilger,

    Je rejoins à la fois votre analyse et votre désolation.
    J’ajouterais cependant quelques remarques.

    1) Bruno Retailleau et LR ont frustré leurs électeurs en refusant, à défaut de saisir la main tendue par Jordan Bardella, de se retirer là où la droite pouvait gagner, comme ce fut le cas à Nîmes et à Marseille. À la présidentielle, ces électeurs, las de voter inutile, risquent fort de voter directement RN.

    2) Ni Bruno Retailleau, et encore moins David Lisnard, qui mise tout sur l’économie, ne veulent admettre que la raison essentielle de la montée du RN réside dans la peur existentielle d’une disparition de ce pays.

    3) LR continue de privilégier une alliance avec le centre, ce dont la majorité de leurs électeurs – et vous avez raison – ne veut plus entendre parler, car c’est cette alliance qui a entraîné les dérives centristes de J. Chirac et de N. Sarkozy. Là encore, l’électeur risque fort d’opter pour un RN beaucoup plus ferme sur le sujet.

    4) En refusant une primaire franchement ouverte comme celle de 2016, qui avait en outre l’avantage de mobiliser tout le peuple de droite, Bruno Retailleau a précipité la réaction logique de David Lisnard.

    5) Ce dernier, en partant seul à l’abordage, sous-estime gravement son déficit de notoriété dans l’opinion. En dehors de Cannes et des adhérents LR, personne ne le connaît. Sa précipitation s’explique par son inexplicable rendez-vous manqué de 2022, où il aurait non seulement remporté la primaire, mais aussi l’Élysée haut la main.

    6) En conclusion, un gâchis qui va empêcher, sauf miracle, la droite de défendre ses chances face à un RN qui a le vent en poupe : le duel annoncé LFI-RN se précise…

  38. Cher hôte, les couteaux s’affûtent. Vous avez un outsider sur lequel j’ai mis une petite pièce depuis la dernière présidentielle : Gérald Darmanin. Non que je l’apprécie, mais c’est, politiquement et rhétoriquement, le plus talentueux.

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