Il y a des personnalités qui résistent à tout, et même, sur le plan politique, au fait qu’on n’a jamais voté pour elles et qu’on ne le fera jamais.
Parce que leur existence, leur destin, leur être sont plus forts que ce qu’on pense et que, malgré l’antagonisme des idées, demeure une estime humaine pour elles.
Marine Le Pen est de celles-là et ce n’est pas parce que, pour 2027, elle ne m’agréera pas que je me sens illégitime pour écrire ce billet.
Ce dernier m’est venu précisément quand, comparant avec d’autres, j’ai pris conscience qu’avec elle, il était possible de dissocier idéologie et humanité.
Ce ne serait pas le cas avec Jean-Luc Mélenchon dont l’ensemble du parcours et la plénitude du caractère, sur le plan public comme sur des registres plus personnels, ont démontré, en même temps que le talent, une forme de méchanceté, de violence, de mépris et de totale surestimation de soi. Comment oublier, pour la politique, la révérence et la soumission du Mélenchon officiel face à un François Mitterrand qui lui avait dit, comme à tant d’autres, qu’il était le meilleur, avant de devenir le gourou idolâtré d’un mouvement dont l’appétence pour une subversion révolutionnaire est équivalente au classicisme très orthodoxe de la première mouture de son créateur ? Y a-t-il eu, de la part des médias, un portrait, un opprobre à la mesure de cette trajectoire plus qu’équivoque dont le rêve d’aboutissement serait de devenir notre président ?
On comprend mieux pourquoi Marine Le Pen est à part, à considérer sa résilience face aux multiples attaques qui sur tous les registres l’ont continuellement accablée, sa lucidité devant les échecs dont elle a été responsable, sa constance au regard de ses déconvenues présidentielles.
Aimant son père, elle a dû le renier un temps parce qu’il était trop sulfureux et provocateur dans ses éructations historiques, avant de se réconcilier avec lui à la fin de son existence. Même de ce déchirement qu’elle a initié avec émotion et courage, on ne lui a pas su gré.
La plupart des médias, depuis toujours, pour démontrer une indépendance facile à afficher, n’ont pas été, avec elle et ses soutiens, d’une exemplaire honnêteté ni d’une démarche équilibrée, puisqu’elle était le Mal et que ses adversaires, même les pires, méritaient d’être sanctifiés rien que pour cela.

Faute de savoir s’opposer efficacement au RN sur le plan politique – lequel, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, a poursuivi son ascension, si bien que le président de la République, qui aspirait à quitter le pouvoir après nous en avoir débarrassés, risque de nous le laisser en position possible, voire probable, de victoire -, tous ses opposants ont abusé du registre éthique, qui n’a eu rigoureusement aucun effet.
Parce qu’ils ont oublié que l’état de la France, le réel, l’échec grave des gouvernements classiques et « honorables » et le désespoir d’un peuple lassé d’attendre qu’on vienne à son aide étaient, à tort ou à raison, la meilleure argumentation en faveur du RN.
Le « deux poids, deux mesures » – je ne songe pas ici à sa dernière affaire en appel, où elle était accablée systématiquement – n’était pas le moindre de ses handicaps. Il lui fallait pourtant faire bonne figure. Aurait-elle témoigné, si peu que ce soit, d’un irrespect à l’égard de la justice comparable à celui de Nicolas Sarkozy qu’elle aurait été stigmatisée à vie !
Elle fait partie de notre paysage politique et en qualifiant, contre toutes les évidences historiques et idéologiques, le RN de fasciste, de nazi, au mieux d’extrême droite, on croit porter atteinte à son avancée considérable dans les enquêtes d’opinion, qui ne garantit pas son élection en 2027, sauf si elle est seulement contestée par un Mélenchon ou un politicien rompu, se croyant habile, choisi faute de mieux mais sans réel courage politique.
Pour la dernière fois, elle va se présenter à l’élection présidentielle et elle est aussi à part parce que, sur l’établi politique, elle n’a cessé d’apprendre ni de se perfectionner. Il suffit de voir comment, entre les mandats, elle a accru ses chances en progressant sur les plans technique et intellectuel, au point qu’on peut se demander si, performante dans les intervalles, elle ne finira pas par l’être le jour J, en 2027 !
Elle est à part parce que, croyant l’abattre, on lui a redonné de la vigueur. À la suite de sa dernière condamnation, on met en cause son intégrité, et on a raison, mais quel politicien patenté est suffisamment digne et irréprochable pour lui jeter, dégoûté, la première pierre ?
Dans la campagne à venir, la haine prospérera car, avec Marine Le Pen, tout est permis. Elle y mettra certainement du sien. Qu’on n’oublie pas que sa destinée a une longue habitude de ces tempêtes et de ces affrontements et que c’est son ultime chance.
Être contre Marine Le Pen ne sera plus un argument suffisant.
@ Aliocha
N’importe quoi : je n’appelle à aucun pogrom, et je n’écarte pas des gens au motif de leur origine nationale mais à cause de leur religion, qui leur inspire de rendre le mal pour le bien en tant qu’immigrés.
Il n’y a aucun droit à immigrer et rien de faux dans mes assertions. Il ne vous reste que la fuite en avant, à déformer ce que je dis pour vous en sortir.
Face à tant d’illusion ou de mauvaise foi, ou d’un mélange des deux, qui ne serait supérieur ? Je vous accorde que la croyance est une excuse au délire : on est en plein double discours. D’un côté, il ne faut pas dire que les musulmans sont pires que les autres quand ils innovent en rendant le mal pour le bien ; de l’autre, il faudrait leur pardonner, mais quoi, s’ils sont au niveau des autres ? En vérité, ils sont pires, et la question qui se pose n’est pas celle des sentiments mais de la raison commandant d’écarter de sa terre tous ceux qui risquent de nuire aux citoyens.
Évidemment, il faut raisonner en préservateur de sa cité, pas en candidat à une cité de Dieu qui fait qu’on se moque de la chute de la cité de Rome et des autres.
Et bien sûr que les Césars sont des modèles. En général, les empereurs valent bien mieux que leur légende, l’inverse des chrétiens et, encore plus, des musulmans. Dont je ne condamne pas les clercs plus que les autres : il y a des idées fatales, comme un dieu unique, qui aspirent et détruisent tout, comme un trou noir. Comme le montrent les monothéismes, avec ou sans prêtre ou introspection : imaginez que vous ayez un seul dieu tout-puissant, créateur, donc toute-puissance et, si on croit que l’origine vaut légitimité, un pouvoir légitime. Il y a là un attracteur de soumission des gens face au dieu en question, soumission dont on se revanche en soumettant plus faible que soi selon la logique des poulaillers, la poule inférieure picorant une poule inférieure jusqu’à la dernière des dernières.
Les gens sous l’obédience de l’Unique ont au fond d’eux non quelque élection, comme ils le pensent, mais une déchéance.
Si certaines traditions permettent de contenir ce danger mortel, tant mieux, mais il faut vouloir mettre les autres en danger de soumission ou de rechute pour mettre ses concitoyens en danger par la présence d’immigrés musulmans, dont la singularité est d’avoir inauguré le fait de rendre le mal pour le bien. On se distingue comme on peut.
@ Lodi
Vos appels au pogrom antibougnoules ne s’arrêteront pas là.
Votre délire antimonothéiste — qui ne tient compte que des dérives cléricales et non du texte, comme je vous le rappelle depuis quinze ans — ne sert qu’à alimenter les largesses supposées de votre supériorité, alors que vous vous comportez comme le petit-bourgeois franchouillard, inculte et raciste, incapable de la moindre remise en question.
Continuez donc à vous croire supérieur en en appelant aux faux dieux de pacotille, aux Césars ou aux inquisiteurs de toute obédience que vous singez : vous démontrez que vous n’avez pas encore pris la mesure du syndrome de persécution dont l’Évangile libère, avec toutes les oppressions cléricales que vous dénoncez à raison, comme les anticléricales auxquelles vous sacrifiez à tort, n’ayant pas encore reconnu en vous-même ce que vous dénoncez chez autrui.
Il n’est jamais trop tard pour l’émancipation que je vous souhaite, quand enfin vous aurez reconnu et compris ce que vous faites, alors que, jusqu’à maintenant, vous m’obligez aux efforts du pardon, comme face à tous ceux qui en sont encore aux ténèbres de leurs illusions.
@ Aliocha
Vous êtes obsédé par l’imitation pour croire que je me renseigne sur les chefs des musulmans, voire que j’imite ces gens-là… En l’occurrence, mon idée est plutôt de ne pas imiter les Romains puis les libéraux !
On dit « jamais deux sans trois », mais il me paraît opportun de ne pas sombrer devant l’Islam après être déjà tombé dans le christianisme puis le totalitarisme.
Évidemment, nul ne peut contredire que le monothéisme soit un extincteur de liberté. Il y a bien eu quelques contradictions çà et là, ici, mais cela se ramenait à quoi ? Que, des siècles et des siècles après son emprise sur le monde, emprise conduisant à expulser les gens de la souveraineté de leur intériorité car forcés de croire à un dogme et de donner le contrôle de leur vie au prêtre par la confession, vrai esclavage spirituel, il y ait eu sur le tard quelques effets positifs grâce, d’ailleurs, au retour du multiple, à savoir la concurrence de plusieurs confessions chrétiennes et de gens ne croyant pas à un égal trois.
Le reste ne vaut pas ce constat. Il y a à oser préférer le monde chrétien au monde païen sous prétexte qu’au début les païens persécutaient plus fortement les chrétiens que les chrétiens ne l’ont fait des païens. Alors que tout cela tient à un élémentaire rapport de force et que ce qui s’est joué dans ces temps n’est rien de moins que la perte de la liberté, les gens devant s’astreindre par la terreur du pouvoir et par celle de l’enfer car, nouveauté, les supplices n’étaient pas que pour une minorité, mais une « masse de perdition ». Comme bonne nouvelle, on fait plus convaincant, mais il en va des révolutions spirituelles comme temporelles, bien plus que pour le pouvoir des Césars :
« Toujours la tyrannie a d’heureuses prémices :
De Rome, pour un temps, Caius fut les délices ;
Mais, sa feinte bonté se tournant en fureur,
Les délices de Rome en devinrent l’horreur. »
Autre résistance à la vérité, je serais mauvaise langue, ou je ne sais quelle autre expression… En somme, les monothéistes ont le droit de nuire et les autres… de se taire.
Alors que, dans ma largesse, je leur donne l’opportunité de se réformer, enfin, si leur vanité de présumé sel de la terre ne le leur interdit pas.
Plus à leur portée, même si déjà difficile, se rendre compte que l’Histoire se rejoue, mais on peut espérer qu’on évitera l’immigration musulmane, celle qui innove en rendant le mal pour le bien.
Mais qui, d’un autre côté, n’innove pas, se plaçant dans la tradition des adorateurs de l’Unique à tenter d’imposer cette idée qui n’a guère fait qu’aggraver les malheurs du monde.
Bien comprendre les deux permet de ne pas se bercer d’illusions. Une minorité peut prendre le pouvoir. Tiens, la musulmane en donne des signes. Faut-il être aveugle ou affamé de soumission pour seconder l’intrusion de musulmans chez nous !
Pierre Lellouche nous explique sans ambages quel est le point commun existant entre les anciens ou actuels Premiers ministres nommés par M. Macron, et dont certains espèrent même sans rire se faire élire en tant que Président :
https://www.youtube.com/shorts/j9xgfX2dMXU?t=8&feature=share
@ Lodi
Et rond et rond, petit patapon, dehors les musulmans et vive l’imitation des ayatollahs.
Dansez, monseigneur :
https://www.youtube.com/watch?v=X7mXrC1psQU&list=RDX7mXrC1psQU&start_radio=1
Vous n’avez besoin de personne pour vous enfermer au cercle de votre obsession.
Aliocha, faute de pouvoir me contredire… Et comment ? Tout ce que je dis est vrai… voudrait me voir chez les fous, de même qu’on enfermait les opposants dans les asiles psychiatriques en URSS.
Il se jette en pâture pour démontrer que, comme je le dis, les totalitaires sont fils du monothéisme, gens de plus en plus aliénés par l’idée d’unique.
Qui veut être juste, désintéressé, lucide part, il faut bien l’avouer, avec un sérieux handicap en se laissant influencer par quelque forme d’unique que ce soit.
Si les gens n’arrivent pas à lire ou à réfléchir longtemps, qu’ils se fient du moins aux réactions d’Aliocha pour voir les réactions typiques de ces gens in vivo. Je veux dire des personnes parties avec un tel désavantage et qui ne le compensent par… rien.
Pour l’actualité, je dirais : écarter l’immigration musulmane et rendre leurs terres aux réfugiés de la conservation.
« La plupart des médias, depuis toujours, pour démontrer une indépendance facile à afficher, n’ont pas été, avec elle et ses soutiens, d’une exemplaire honnêteté ni d’une démarche équilibrée, puisqu’elle était le Mal et que ses adversaires, même les pires, méritaient d’être sanctifiés rien que pour cela. » (PB)
C’est le moins que nous puissions dire.
Mais puisque les magistrats exerçant en France sont soumis, principalement de la part des médias d’État, comme le reste des Français, à une intense et tonitruante campagne de désinformation, de caricature, de mensonge et parfois d’incitation à la haine de tout ce qui est supposé relever d’une « extrême droite » fantasmée, incluant le RN et MLP en particulier, ne sommes-nous pas en droit de nous demander si certains d’entre eux ne seraient pas ainsi poussés, au moins de façon subliminale, à chercher à « se payer MLP et le RN », de même que, par exemple, certains voyous se croient autorisés à lyncher tout ce qui est représentatif, selon eux, des cibles qui leur sont désignées, tous les jours, depuis des années et 24 h/24, comme des moutons noirs à abattre par tous ceux qui prétendent incarner le Bien ?
« Ne prédisez pas toujours le pire [au peuple français]. »
C’est ce que le président Emmanuel Macron a répondu à un journaliste, à l’occasion d’un conseil des ministres franco-allemand organisé hier en Allemagne, qui l’interrogeait au sujet des sondages publiés en lien avec la prochaine élection présidentielle.
Voilà une bonne nouvelle, en filigrane : nous allons peut-être échapper à la candidature, et plus encore à l’élection, d’Édouard Philippe… Courage donc, tout n’est pas fichu !
À force de tourner en rond en la cellule de ses obsessions, Lodi va finir par creuser un disque en son plancher, pour tomber sur la paillasse de Marchenoir.
Il est possible d’aller les contempler, emmêlés en leurs délires, les visites sont autorisées : Asile Bilger, quartier Occident déchu des défaites impériales, pavillon racisme, étage islamophobie (la brigade antiterroriste exige une pièce d’identité).
P.-S. : pour me rencontrer, s’adresser au département Exorcisme. Prévoir un bon bouquin, l’attente peut être longue, nous sommes débordés : manque de moyens pour un nombre de cas en augmentation trumpo-exponentielle !
C’est sûrement la faute de Kadyrov.
Il y a inversion accusatoire, chez les méchants. Les musulmans jouent les victimes, alors que pardon ! S’ils viennent s’imposer en pays non musulmans, c’est qu’ils y sont mieux que dans leur pays musulmans. Et que par contre, eux nuisent aux locaux.
Inversion accusatoire qu’on a vue chez les chrétiens, avant, ils accusaient les Juifs d’être perfides, de ne pas avoir leur foi, ce qui est bien naturel, qui va a priori se convertir à ce qui ne pourrait exister sans vous, tandis que votre religion à vous se passe fort bien des hérésies successives, christianisme, islam, et je dirais même totalitarisme, vu que ces idéologies sont encore un unique à adorer, classe ou race, avec un leader divinisé pour incarner un tant soit peu la religion. Bref, les Juifs ont été traités en hérétiques, quand ce sont les autres, les hérétiques, face à eux, bouturant leurs caprices sur leurs textes pour les en expulser en disant qu’ils sont trop aveugles ou méchants pour en avoir la bonne interprétation.
Bref, l’Empire romain a été corrompu de l’intérieur, où l’intolérance était l’exception et non la règle, où chacun pouvait interpréter les mythes à sa guise, où on échangeait les dieux, et non les attaques armées, groupe contre groupe de gens entêtés à soumettre les gens d’une autre foi. Limite de l’Empire : pas d’idée de croisade, d’Inquisition, de conquête qu’on ne saurait administrer. En somme, une certaine part de liberté et de mesure existait encore, qui fut abolie par le monothéisme triomphant.
Le monothéisme, c’est comme les volcans, dont certains sont en éruption, d’autres endormis, qui ne fertilisent rien, mais qui ravagent tout. C’est ainsi, avant lui, il y avait déjà la science, l’art et la démocratie, une certaine liberté de conscience. Qu’a apporté le monothéisme, la règle d’or, comme il s’en vante ? Bien sûr que non, c’est universel.
Bref, ce que ça a apporté est un faux universel et un vrai impérialisme spirituel, la drogue de pouvoir la plus puissante et mutante, qui nuit toujours sous de nouveaux atours.
À présent, les immigrés musulmans jouent les coucous sur notre sol, premiers immigrés à rendre le mal pour le bien, désireux de se venger du fait que les locaux soient en majorité non musulmans et que les pays où ils règnent soient des pays d’oppression.
Pour la petite histoire, l’unique continue à muter et à nuire, pour les écologistes, l’unique c’est Gaia, à laquelle ils sacrifient les peuples premiers, expulsés de leurs terres ancestrales pour avoir des parcs nationaux sans autres humains que les touristes, ces pèlerins de la nature si mignons, sans armes – les armes, ce sont les autres qui les portent, pour abattre les « braconniers ».
On a des devoirs envers les autres, comme celui de rendre leurs terres aux réfugiés de la conservation.
On a des devoirs envers soi, comme d’interdire l’immigration musulmane pour la préservation de notre liberté.
Le reste n’est qu’illusion.
A priori, du point de vue d’un immigré, peu importe le pays hôte du moment qu’il en profite le temps qu’il lui est utile. A priori, pour le pays hôte, peu importe l’immigré du moment qu’il lui profite, le temps qu’il lui est utile.
Chacun peut rompre le contrat implicite à sa convenance.
Sauf que trop de gens s’y opposent en France, faisant comme s’il y avait un droit à être reçu et gardé chez nous, et cela quoi qu’il puisse nous en coûter.
Ce qui est faux.
Et comme si on ne pouvait sélectionner qui on veut. L’immigration musulmane est indésirable, certains de ses représentants nous ayant rendu le mal pour le bien.
Et par principe : il n’est pas concevable de garder des ingrats.
Et parce qu’il faut prévenir et non guérir, par logique, et parce que toute guérison est impossible.
Les victimes des musulmans ne vont pas revenir parmi nous comme dans ces feuilletons où le héros est mort, dit-on, alors qu’il attendait son heure.
Plus grave encore, une minorité suffit pour asservir une majorité, comme on l’a vu avec les totalitaires et, avant cela, les chrétiens, détruisant le paganisme par l’interdiction du sacrifice, enfin, plutôt la monopolisation, car la messe est un sacrifice, pas une méditation bouddhiste. On parle de leçons de l’Histoire, mais tu parles, Charles !
En remontant le temps, la France n’a pas gagné la guerre, les Alliés et éminemment les Américains l’ont fait pour n’en recevoir qu’ingratitude. La majorité ne fait pas forcément l’Histoire, les misérables totalitaires ont pris un pouvoir qu’ils auraient gagné sans la division entre nazis et communistes et surtout les Américains. Il faut que ce soient les retirés du monde qui sauvent le monde : ce qui ne risque plus d’arriver avec Trump et sans doute ses successeurs.
Avant cela, les chrétiens ont usurpé le pouvoir sur les païens à qui ils ont interdit de faire des sacrifices dont ils gardaient le monopole par la messe. Les Juifs, dont la religion est une hérésie, se sont vus fort logiquement infériorisés, car moins on a d’autorité, de légitimité, plus il faut composer par la violence.
Avec les musulmans, cela se rejoue par le biais de l’immigration, ces gens se croient plus légitimes que les Juifs et les chrétiens dont ils descendent, et agissent en conséquence avec l’ingratitude caractéristique des héritiers de ce genre.
La question est donc moins celle du nombre que de la qualité de l’immigration… Avant de se demander si un immigré est utile ou s’il y en a trop, il faut se demander si l’immigration, ou une part de l’immigration, est nuisible.
Or les musulmans présentent un danger, les Français, une incompétence à maintenir leur liberté attestée par leur Histoire, ce qui redouble le fait qu’ils devraient repousser les musulmans avec la dernière énergie de ceux qui veulent survivre !
Hélas, comme disait l’autre, on voit que les faibles font ce qui les affaiblira davantage, ainsi, recevoir des hôtes absolument indignes.
Pourquoi sommes-nous faibles ? Complexe. Mais facile à voir : nous le sommes, incapables de voir le passé et le présent en face, tribaux quand il ne faut pas, en sacralisant de trompeurs totems, mais, d’autre part, incapables de faire la différence entre le national et l’étranger, et pire encore, entre l’ami et l’ennemi.
Nous avons la religion de l’ingratitude, en France, parce que nous gardons ce qu’il y a de pire dans le monothéisme, où, tout étant dû à Dieu, on ne doit rien à personne. Logique : est-il plus profitable de s’allier à un être tout-puissant ou à un pauvre mortel ? Si vous sauvez le monothéiste, il dira que vous l’avez fait après Dieu, ou quelque principe, et que cela seul compte, et surtout pas vous.
Et comme les gens de cette sorte baignent dans un climat d’ingratitude, ils ne repoussent pas avec une juste horreur les ingrats de compétition que sont trop de musulmans. Seul le totem de ta tribu, le Dieu, ou ta tribu compte, le reste peut et, si possible, doit être soumis. Ou bien on se soumet ? Tout pouvoir vient de Dieu, on se soumet au pouvoir ou on l’incarne, mais il n’y a pas de loyauté, pas du tout. Ce qui peut tromper, c’est que, quand il y a par exemple féodalité, les valeurs de loyauté peuvent être promues, mais il ne faut pas confondre.
Pourquoi les Anglo-Saxons ont-ils plutôt pris ce qu’il y a de bien dans le monothéisme, bien plus que les nations catholiques ? C’est, je pense, parce qu’il y a concurrence entre toutes les sectes chrétiennes et, le pouvoir arrêtant le pouvoir, aucune ne peut trop faire d’abus sans que le reste de la société réagisse. Au contraire, il y a un esprit d’émulation dont toutes vertus et inventions peuvent découler, comme chez les Grecs, autrefois.
Nous, nous avons eu un roi absolu dont tant veulent l’ombre avec des hommes providentiels… Quelle pitié.
@ Ciceron
« Pour des millions de binationaux, d’immigrés ou de citoyens issus de l’immigration… »
Contrairement à vos racontars qui entretiennent l’amalgame et la confusion entre des milliers de personnes qui n’ont rien à voir entre elles, c’est-à-dire les citoyens « respectables » issus de l’immigration de première, seconde ou troisième génération et qui ont librement choisi la nationalité française et l’intégration, et une armada de clandestins hors la loi qui, eux, n’ont rien à faire en France et nous coûtent un bras. Pas plus que les premiers, fort honorables et Français de cœur ou d’adoption, ne peuvent être assimilés aux binationaux, voire trinationaux opportunistes qui veulent, de leur côté, ne « profiter » que d’une position et avoir le beurre et l’argent du beurre, ayant su habilement s’infiltrer parfois dans les arcanes du pouvoir jusqu’à prétendre aux plus hautes charges électives de l’État (ministres, etc.), tout en gardant (habilement) une porte de sortie.
Eh bien non ! Il faut arrêter avec cette comédie des binationaux qui font de plus en plus la loi chez nous avec arrogance… De même qu’avec l’étalage et les pleurnicheries de prétendues victimes, déboutées du droit d’asile, qui n’ont été abusées, en réalité, que par des passeurs sans scrupules alliés à leurs États respectifs, seuls coupables d’abandon et de calculs répugnants et devant, de ce fait, être poursuivis et contraints par tous moyens de reprendre leurs ressortissants et de rembourser les frais afférents. Sans parler du rôle trouble de certaines ONG !
Alors que nous en sommes rendus, nous, État français, à payer des frais de retour et une prime aux clandestins qui consentiraient enfin, après des mois, voire des années de procédure et de recours, à rentrer chez eux. Et qui, sans doute, ne tarderont pas à revenir pour profiter de l’aubaine à la première occasion ! Toujours secourus par les mêmes ONG !
En somme, une prime au voleur et à l’abuseur ! Un comble !
Pas sans cause que les Ricains, Trump en tête, nous prennent de plus en plus pour des truffes !
@ Ciceron
« L’idéologie portée par le RN (priorité nationale, restriction des droits des étrangers, remise en cause de l’universalité des droits) n’est pas un débat de salon. Pour des millions de binationaux, d’immigrés ou de citoyens issus de l’immigration, ces projets politiques touchent directement à leur dignité, à leur sécurité et à leur existence quotidien »
La priorité nationale, y compris celle qui s’applique aux nouveaux Français, n’est pas un gros mot !
« Affirmer que Jean-Luc Mélenchon n’a pas subi « l’opprobre » des médias relève du déni de réalité. Le leader de LFI est sans doute l’une des figures politiques les plus constamment et férocement critiquées, caricaturées et scrutées par l’ensemble du paysage médiatique français, souvent bien plus durement que Marine Le Pen, qui bénéficie aujourd’hui d’une relative complaisance sur de nombreux plateaux »
Vaste plaisanterie : la plupart des journalistes sont paralysés à l’idée de contrarier cet émule de Chavez et de Castro qui se caricature lui-même !
La meute qui l’entoure obéit au doigt et à l’oeil à ce gourou, un communiste dangereux dont le clapet devrait être fermé à proportion des bêtises qui sortent de sa bouche.
Beaucoup s’étonnent des montants importants qui permettent à des gens qui n’ont jamais vécu en France de toucher une retraite supérieure à celle d’un agriculteur, exemple parmi d’autres. Comparez avec d’autres États européens qui sont plutôt pingres et vous comprendrez les réactions étonnées, affligées, inquiètes des Français devant cette « solidarité » obligée et pas obligatoire !
« Ce billet illustre parfaitement le glissement de l’époque : on pardonne tout à l’extrême droite sous prétexte d’une « respectabilité » de façade et d’une « humanité » perçue, tandis que l’on criminalise la gauche de rupture en la réduisant à la brutalité de son leader. C’est oublier que la véritable humanité d’un projet politique se mesure à la portée de ses lois, et non à la bonhomie apparente de celle qui les propose. »
On peut pardonner à cette partie de la droite ses errements et ses erreurs passés, mais peut-on pardonner les ordures antisémites, les dégueulasseries émises par JLM aujourd’hui ??
Vous imaginez les mêmes propos tenus par Marine Le Pen ?
Restez vraisemblable.
Si elle est élue, Marine Le Pen saura-t-elle restaurer :
L’esprit français, à l’heure où notre pays soumis, couché, collabo, devient l’arrière-boutique du salafisme triomphant ?
La vraie liberté d’expression, disparue au profit du terrorisme intellectuel islamo-gauchiste des partis traîtres de gauche ?
Vaste programme, mon général !
Pourquoi ce n’est pas gagné pour MLP ? Tous les jours, les exemples abondent, et pour les plus récents :
https://www.facebook.com/reel/1534028801788472
Ce billet, sous couvert d’une analyse psychologique et humaine des figures politiques, repose sur un double standard rhétorique bien connu. En tentant de dissocier l’idéologie de l’humanité chez Marine Le Pen tout en faisant l’inverse pour Jean-Luc Mélenchon, PB participe activement à la stratégie de normalisation (ou « dédiabolisation ») de l’extrême droite.
Voici pourquoi cette grille de lecture est non seulement contestable, mais politiquement biaisée.
Vouloir séparer la « politique » de la « personne » chez Marine Le Pen est un luxe intellectuel que tout le monde ne peut pas se payer.
L’idéologie portée par le RN (priorité nationale, restriction des droits des étrangers, remise en cause de l’universalité des droits) n’est pas un débat de salon. Pour des millions de binationaux, d’immigrés ou de citoyens issus de l’immigration, ces projets politiques touchent directement à leur dignité, à leur sécurité et à leur existence quotidienne.
On ne peut pas accorder un brevet d’« estime humaine » à une dirigeante politique tout en occultant le fait que son programme repose sur l’exclusion systémique d’une partie de l’humanité. Présenter Marine Le Pen comme une figure « chaleureuse » ou « respectable » est le cœur même de sa stratégie marketing depuis 2011 pour faire oublier la radicalité de son socle idéologique.
PB dresse un portrait au vitriol de Jean-Luc Mélenchon, lui attribuant une « méchanceté » et une « violence » intrinsèques, tout en feignant d’oublier l’histoire et la nature du parti fondé par Jean-Marie Le Pen.
Si le style de Jean-Luc Mélenchon est indéniablement conflictuel, théâtral et souvent clivant, sa violence reste celle d’une tribune politique, s’inscrivant dans la tradition de la gauche jacobine et de la conflictualité démocratique. À l’inverse, l’histoire du Front National (devenu RN) est historiquement liée à des groupuscules violents, des théories raciales et une rhétorique de la peur.
Affirmer que Jean-Luc Mélenchon n’a pas subi « l’opprobre » des médias relève du déni de réalité. Le leader de LFI est sans doute l’une des figures politiques les plus constamment et férocement critiquées, caricaturées et scrutées par l’ensemble du paysage médiatique français, souvent bien plus durement que Marine Le Pen, qui bénéficie aujourd’hui d’une relative complaisance sur de nombreux plateaux de télévision.
PB reproche à Jean-Luc Mélenchon son passé mitterrandien et une forme de « soumission », qualifiant sa trajectoire d’« équivoque ».
Jean-Luc Mélenchon a commencé sa carrière au Parti Socialiste avant de rompre idéologiquement pour construire un mouvement de gauche radicale. On peut critiquer sa stratégie, mais sa trajectoire est celle d’une évolution politique assumée.
En face, Marine Le Pen a hérité d’un parti politique comme d’une entreprise familiale, fondé par son père et des nostalgiques de l’Algérie française et du régime de Vichy. Bien qu’elle ait rompu publiquement avec les provocations les plus grossières de son père, elle n’a jamais renié la colonne vertébrale idéologique du mouvement. Est-ce là une trajectoire moins « équivoque » ?
Ce billet illustre parfaitement le glissement de l’époque : on pardonne tout à l’extrême droite sous prétexte d’une « respectabilité » de façade et d’une « humanité » perçue, tandis que l’on criminalise la gauche de rupture en la réduisant à la brutalité de son leader. C’est oublier que la véritable humanité d’un projet politique se mesure à la portée de ses lois, et non à la bonhomie apparente de celle qui les propose.
Les Français vont-ils réellement continuer à foncer en accélérant aux murs démagogues, en hurlant que leur méprise est due à celui qui, depuis dix ans, tente en vain de les en dissuader ?
Il n’est pas certain que Mme Le Pen ait envie de démontrer qu’elle ne savait que s’opposer et, comme d’habitude, finira par nous sortir une énormité lui permettant de refuser l’obstacle.
Il est à espérer qu’une parole libre s’élèvera pour inviter le peuple révolutionnaire à enfin accepter de lui-même se gouverner, évitant les polémiques des sectaires enragés qui ne sauront, pour se faire élire, que promettre ce qui les empêchera de gouverner, quand alors les idolâtres, fatalement, brûleront ce qu’ils ont adoré.
C’est cela que Macron a proposé au pays, sous les sifflets unanimes de ceux qu’il refusait de vilipender : il n’a pas été entendu, au bénéfice du réflexe immature des lyncheurs, réactionnaires comme progressistes, miraculeusement réunis aux promesses magiques du rite pourtant démonétisé.
Le progrès réel ne se situe donc pas entre progressisme et conservatisme, mais dans la capacité à transcender un clivage jusqu’à présent indépassable pour se faire élire, invitant le citoyen à l’exercice rigoureux que la démocratie exige, quand son expression ne dépend plus de l’artiste qui peindrait un tableau à même de plaire aux exigences de ses électeurs, mais du spectateur qui le contemple.
Un nouveau clivage alors se dessine au cœur de chaque individu, quand ce n’est plus l’ennemi extérieur qui doit être combattu, mais sa propre infirmité, pour ne pas céder à la fatigue d’être responsable de son propre destin.
Tout est là, en cet effort individuel qui évite de céder aux promesses d’un mur contre lequel aller s’éparpiller, prêtant à autrui sa propre incapacité à assumer sa responsabilité, quelle que soit sa propre situation sociale, et de céder aux sirènes démagogues des solutions aussi faciles que mensongères, à désigner l’antique bouc émissaire, pour mieux encore voter pour les retours tyranniques qui ne servent qu’à répéter ce dont nous refusons de nous corriger.
Le double mandat du président aura au moins servi à cela et même Mme Le Pen devra en tenir compte : la démocratie exige l’engagement individuel à assumer les responsabilités de l’exercice de la liberté, jusqu’à en user pour les refuser.
Libre à elle d’y renoncer, ses électeurs sont désormais avertis qu’ils choisiront alors la vassalisation aux alliés universellement démagogues ou la soumission aux ennemis de la démocratie.
Il est néanmoins possible de choisir de rester français, libres et responsables, conscients d’avoir les moyens européens de la défense de la démocratie.
Il est encore possible d’enfin entendre Emmanuel Macron.
« Être contre Marine Le Pen ne sera plus un argument suffisant. » (PB)
Il en est de même avec J-L Mélenchon. Tous deux ont choisi le registre de l’outrance et de la provocation.
Je pense, pour ma part, qu’ils vont s’autodétruire par leurs propos haineux sur fond de racisme et d’antisémitisme. En mars-avril, on y verra plus clair et les autres candidats pourront enfin s’exprimer, notamment dans les débats qui les opposeront.
On peut encore espérer avoir un président « normal », ou presque, en mai prochain !
@ Patrice Charoulet 16 juillet 2026
Pourquoi entendez-vous réserver l’inéligibilité que vous envisagez, en cas d’inscription de condamnations au casier judiciaire, aux candidats à l’élection présidentielle ? Si l’on vous suit pour en tirer cette conséquence – ce qui ne va pas de soi, loin de là -, pourquoi ne pas étendre cette peine accessoire à tous les élus, notamment les parlementaires et les maires, ainsi qu’aux membres du gouvernement ?
Sachez, par ailleurs, que votre projet ou proposition de loi ne pourrait prospérer, pour la raison qu’une loi organique serait nécessaire pour prévoir ce que vous appelez de vos vœux.
Marine Le Pen n’est pas antipathique. Elle aime les chats, c’est un bon point. Penser qu’elle a abandonné certains oripeaux du père, j’en suis moins sûr. Cheminer avec des Chatillon et des Loustau…
Serge Moati, sur le plan des relations personnelles, dit plutôt du bien et du père, et de la fille.
Quant à Kadyrov, penser qu’il lutte contre le RN me paraît une erreur d’analyse. Il s’en sert. Il est totalement séduit par l’autoritarisme, les totalitaires, le RN lui sert, servait, de facilitateur. Mais la ficelle, trop grosse, est usée et ne manquera pas de se rompre.
La simple diabolisation est d’une incommensurable bêtise qui ne fait que faire monter ce parti, mais il me faut bien dire qu’ils ne m’inquiètent pas plus que Kadyrov.
Dernière facétie de ce totalitaire, le QR code obligatoire pour le défilé du 14 juillet. Retoqué par la justice, re-retoqué par le Conseil d’Etat à la botte. Objectif, ne pas se faire conspuer par l’immense majorité des Français qui le déteste.
Passer de ce totalitarisme sournois à un autoritarisme assumé, une certaine forme de continuité.
Une solution, LFI.
@ Lodi
« Même la transition énergétique n’est pas possible sans énergie fossile la finançant comme le dit le véridique patron de Total. »
Merci pour votre plaidoyer pro-Total. Cela fait des lustres que j’encense cette entreprise qui est l’un des premiers (sinon le premier) investisseurs dans les énergies renouvelables du CAC 40. Ce que cette gourdasse de Tondelier feint d’ignorer. Qu’elle pique donc la Légion d’honneur à Pouyanné, patron visionnaire. Elle pourra l’échanger contre quelques neurones.
Si j’ai bien compris, avec Marine Le Pen, on prend les mêmes, on secoue le tout et on recommence !?
Bien sûr, avec l’inénarrable « expérience » qui refait surface à chaque fois.
3 600 milliards de dette contemplent tous ces types d’expérience.
Macron, lui, c’était pour la finance.
Allez ! Rien de nouveau sous le soleil et une repris de justice peut-être au plus haut sommet, chapeau !
@ missbabaou
« …la virginité de Marine Le Pen dans cette chute spectaculaire ».
En voilà une bien bonne ! La virginité de MLP ! Avec un bracelet électronique en guise de ceinture de chasteté ?
@ missbabaou
Chère mystérieuse anonyme,
Sachez que je ne suis ni amnésique, ni de mauvaise foi et vous pouvez dire tout ce que vous voulez sur Emmanuel Macron car comme disait Jacques Chirac à propos de Margaret Thatcher…
En fait il y a une grande différence ente Emmanuel Macron et Marine Le Pen, c’est que le premier ne peut pas se représenter tandis que la seconde, si l’on en croit les sondages, est susceptible de remporter l’élection présidentielle.
À propos, à la liste des revirements de la candidate condamnée en première instance et en appel, vous pouvez ajouter la peine de mort, un détail comme aurait dit l’autre, et vous pourrez bientôt ajouter l’interdiction du port du voile dans l’espace public.
Cinquante métiers, en France, sont interdits à qui n’a pas un casier judiciaire vierge. La loi devrait ajouter : candidat(e) à la présidence de la Répubique.
C’est le projet de loi que je propose.
@ Marc Ghinsberg le 15 juillet 2026
Éléments de réponse à un macroniste quelque peu amnésique, la mauvaise foi étant charitablement écartée…
« Emmanuel Macron a-t-il des convictions ? »
Non. Ou alors des convictions très élastiques, qui s’adaptent au vent des sondages et à la stratégie de « dédiabolisation ». Sur presque tous les sujets majeurs, il a changé de pied au fil des ans. La seule constante reste la poursuite du déficit abyssal et l’augmentation récurrente de la dette française.
Sur l’Europe et l’euro :
https://blogs.mediapart.fr/paul-cruz/blog/140125/de-poutine-assad-les-contradictions-diplomatiques-demmanuel-macron
Sur le nucléaire :
Après avoir annoncé la fermeture de quatorze réacteurs nucléaires en 2018, le président de la République a relancé la filière en 2022 : bel exemple de revirement !
Sur le climat :
Réchauffement climatique : Emmanuel Macron aggrave le retard français
Emmanuel Macron aime se poser en garant de l’Accord de Paris pour le climat. Dommage : il ne le respecte même pas. Pas une seule fois depuis la COP21, la France n’a réussi à tenir ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La réalité : la France augmente en douce son droit à polluer.
Un « champion du climat » qui ne respecte pas ses engagements, ça fait mauvais genre. Pour corriger ça, le gouvernement a tout simplement augmenté le volume annuel de CO2 équivalent que la France a le droit d’émettre. Joli tour de passe-passe : la France respecte miraculeusement ses objectifs climatiques pour 2019.
Sur Poutine :
Un visionnaire aveugle qui ne croyait pas que son « ami » Poutine, après la Crimée, envahirait l’Ukraine : que l’on se souvienne de sa réception au Kremlin, en bout d’une longue, longue table de façon totalement humiliante.
Sur Trump :
Une accolade un jour et un bras de fer le lendemain.
Des petites attentions aux grandes frictions. Lorsque Donald Trump est réélu en 2024, la méthode reste la même. De nouveau, le tapis rouge. Et de nouveau, très vite, l’affrontement. Poignées de main fermes, ils mettent en scène leur désaccord sur l’Ukraine lorsque le président américain se plaint de trop payer. Son invité le coupe carrément. En janvier, Donald Trump menace d’augmenter les droits de douane et de mettre la main sur le Groenland.
Le ton monte encore d’un cran. « On préfère le respect aux brutes et nous préférons l’état de droit à la brutalité » déclarait le président français à Davos (Suisse) en janvier 2026. « Je l’ai regardé hier avec ces magnifiques lunettes de soleil. Qu’est-ce qui lui est arrivé ? Il fait le dur à cuire », réagissait Donald Trump.
Enfantillages et diplomatie erratique !
Sur la défense :
Les dix ans de présidence d’Emmanuel Macron en matière de défense suivent, de fait, une chronologie qui commence presque toujours par le rappel du choc de la démission du général Pierre de Villiers, en 2017, alors chef d’État-Major des armées : une première sous la Ve République. Ce dernier avait fait savoir avec véhémence ses inquiétudes sur le budget des armées. Mais Emmanuel Macron, à peine élu, l’avait pris comme un acte de défiance.
Pour un homme qui n’a même pas fait ses « trois jours » mais qui s’est plu à se montrer en « Top Gun » façon Tom Cruise, cette foucade démontre a minima un caprice enfantin.
La contradiction pénale la plus criante :
Il voulait introduire de la « moralisation » dans la vie publique, il promettait une « République exemplaire ».
La suite de la « morale » macronienne, on la connaît. À se croire dans l’Ancien Monde. Déjà près de dix ans qu’Emmanuel Macron est Président et la liste des déboires de la Macronie ne cesse de s’allonger.
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2024/01/17/toutes-les-affaires-qui-ont-touche-les-ministres-d-emmanuel-macron-depuis-2017_6211365_4355770.html
Sur l’Europe, l’euro, le nucléaire, le climat, la Russie, les États-Unis ou la justice, les positions ont bougé, parfois radicalement, au gré des contextes électoraux.
La seule ligne qui n’a jamais varié ? : on cherche encore… peut-être la poursuite du déficit abyssal de notre dette et, surtout, l’absence de toute mesure pour le réduire… piège mortel pour vos enfants et petits-enfants : quel banquier d’exception !
« On peut évoluer, c’est légitime en politique. Mais quand les changements sont aussi nombreux et stratégiques, on a le droit de se demander s’il reste des convictions profondes… ou seulement un objectif » : se maintenir, profiter du poste.
Emmanuel Macron résiste à tout, sauf au vent… comme la girouette.
Marine le Pen, a sans doute à vos yeux beaucoup de défauts : elle n’a pour autant jamais gouverné et déclassé la France du concert des Nations comme les dix ans de macronie l’ont fait.
Alors, Monsieur Ghinsberg, un peu de lucidité, un peu d’humilité, un peu d’absence de préjugés, un peu de clairvoyance sur la descente aux enfers de la France depuis 2017 et sur la virginité de Marine Le Pen dans cette chute spectaculaire.
Avec les salutations de votre servante !
@ Ellen
Pardon, mais il y a une pression démentielle pour interdire aux banques de financer normalement l’économie, par exemple le secteur clé de l’énergie, et vous voudriez qu’elles cherchent à se faire diaboliser pour des questions politiques ?
https://notreaffaireatous.org/decryptage-un-an-apres-son-assignation-en-justice-bnp-paribas-appelee-a-mettre-un-point-final-a-lexpansion-des-energies-fossiles/
On manifeste contre la BNP comme on manifeste contre Total, dans ce pays, on voudrait bien avoir de l’essence pas chère dans sa voiture et des emplois si possible bien payés, et on croit ça possible sans énergie fossile à aller chercher partout, encore et encore dans de nouveaux gisements.
Fous ! Même la transition énergétique n’est pas possible sans énergie fossile la finançant comme le dit le véridique patron de Total. Et moi je dis en sus que pour qu’il y ait moins de dépendance face à Ormuz donc à l’Iran, ou encore face à la Russie, il est bon de chercher des gisements, sans parler d’autres formes d’énergie. Même si ce n’est pas politiquement correct de dire qu’il est bon pour notre liberté de préparer le contournement de très longue date des ères géographiques problématiques.
Quand on est sage comme Total ou les banques qui la financent ainsi que ses pairs, préférant l’ombre à la lumière comme qui porte ici un masque, on évite de se faire diaboliser quand les profits escomptés n’en valent pas la peine.
Les affaires attirent les lucides et rendent lucides, ce n’est pas comme la politique, en général, chimère de ressentiment et de rêves.
@ Ellen – le 15 juillet 2026
« Le multimilliardaire Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, annonce qu’il soutient moralement Marine Le Pen. C’est bien, mais la soutenir financièrement avec un don de bienfaisance de quelques dizaines de millions d’euros serait bienvenu, surtout en cette période de grande disette. »
Alors non, surtout pas ! Vous manquez totalement de sens politique… Même Nigel Farage, qui pourtant a été très proche de Donald Trump, a refusé la rivière de pognon que lui proposait Elon Musk.
Depuis quand serait-ce une bonne idée qu’un parti politique se fasse financer par un étranger qui est non seulement le chef d’entreprise le plus riche du monde, mais aussi un homme qui passe son temps à s’ingérer dans la politique intérieure des autres pays, un homme qui est étroitement associé au gouvernement américain actuel, lequel ne cesse d’oeuvrer contre les intérêts des Européens ?
La blague du prêt russe, que le Rassemblement national a traînée comme un boulet des années durant, ça ne vous a pas suffi ? Différents gros malins critiquent, avec quelque pertinence, la façon dont le Qatar a acheté le gouvernement français actuel, la France en général ainsi que plusieurs politiciens de l’Union européenne, et il faudrait que Marine Le Pen se vende à Elon Musk ? Fillon est vendu à la Russie, on accuse Raffarin d’être vendu à la Chine, et ça compenserait que Mariiine se vende, maintenant, à un milliardaire américain ?
Quand enfin comprendra-t-on, en France, que la politique est affaire de règles communes, d’un État de droit, d’un minimum de morale et de principes, et non pas de moeurs sectaires et tribales, voulant que tous les moyens soient bons pourvu qu’ils profitent à mon champion à moi ?
Votre modèle, c’est la politique corrompue de l’Afrique noire, c’est ça ?
Et puis ça va bien cinq minutes, cette victimisation à outrance… Gna-gna-gna j’ai pas d’argent, donnez-moi d’l’argent… L’esstrêm’drouâte, c’est la même chose que n’importe quelle assoce de pleurnicheuses gauchistes qui tend la sébile d’une main et tient le cocktail Molotov de l’autre ?
Le Rassemblement national, c’est le premier parti de France, maintenant. Il serait temps de grandir, comme dit OSS 117. Il est pas capable de se financer auprès de ses sympathisants, le Rassemblement national ? Hein ?
Y’a des miyons de Français qui soutiennent le RN, qui le mettent très largement en tête des sondages. Ils veulent qu’il arrive au pouvoir ? Eh ben qu’ils ouvrent leur portefeuille, bon sang de bonsoir ! Ça commence à bien faire, ce peuple de lavettes et de mendiants, qui ne pense qu’à mettre la main dans la poche des autres !
Que le RN apprenne à lancer des appels de fonds réguliers auprès de ses adhérents et de ses sympathisants, qu’il apprenne à se comporter comme n’importe quelle association normale, non française, qui est financée par ses membres, comme n’importe quelle entreprise qui lève des fonds en Bourse, auprès du public qui croit en elle et cherche à la soutenir.
En plus de lui procurer de l’argent, peut-être cela l’aidera-t-il à se débarrasser de la répugnante mentalité socialiste dans laquelle il est englué.
Le multimilliardaire Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, annonce qu’il soutient moralement Marine Le Pen. C’est bien, mais la soutenir financièrement avec un don de bienfaisance de quelques dizaines de millions d’euros serait bienvenu, surtout en cette période de grande disette. Comment faire si les banques françaises continuent de lui refuser des prêts pour financer sa campagne présidentielle alors que Mélenchon y aurait droit ?
Pour Musk, trente ou quarante millions d’euros, c’est comme une goutte d’eau dans l’océan.
Marine Le Pen n’est pas ma tasse de thé et franchement je crains qu’elle ne soit vite dépassée par la fonction si elle venait à être élue présidente de la République.
Heureusement, elle a dans son équipe quelques bons éléments qui pourront la seconder efficacement.
Je pense notamment à J-P Tanguy qui touche en économie, Laurent Jacobelli, Sébastien Chenu.
Si j’en crois les propos tenus par Jordan Bardella, qui souhaite racoler au-delà du RN pour former son gouvernement, elle pourrait faire appel à Éric Ciotti dont les idées sont très proches du RN et qui a une bonne expérience politique et pourquoi pas à Sarah Knafo, très populaire du côté de la droite radicale et qui possède un bon CV.
Quant à Jordan Bardella Premier ministre, ça laisse un peu perplexe, et je pense que son rôle consistera surtout à faire de la figuration.
Mais nous n’en sommes pas encore à constituer le prochain gouvernement, en supposant, bien sûr, que MLP soit élue.
Ainsi que je l’ai déjà dit sur ce blog, je ne voterai pour elle que si elle venait à être opposée à J-L Mélenchon au second tour de l’élection présidentielle de 2027.
Mais franchement, même s’il en est persuadé, j’imagine mal ce dernier accéder au second tour. Auquel cas je voterai pour n’importe quel candidat qui sera opposé à MLP au second tour.
Courage, pugnacité, convictions bien ancrées, endurance, capacité à rebondir, résilience, voilà ce qui fait de Marine Le Pen une femme politique à part.
Ajouté à cela qu’elle a dû gérer un héritage paternel lourd et que la plupart des procès que l’on continue à lui faire à longueur de temps, sans la moindre raison objective, viennent de là.
Elle est « à part » depuis le bal de la Waffen à Vienne en 2012.
Même qu’ils dansaient la valse au pas de l’oie, que du Wagner, que du schnaps, un bon parfum de nostalgie ; à la (Allah) fin du bal, concours de bras tendus en direction du portrait du Führer qui trônait au-dessus de l’orchestre folklorique bavarois.
Si vous ne voulez pas fatiguer vos neuneurones, la campagne anti-Marine Le Pen sera du même niveau que l’inquisition anti-Sarko, ex-ministre de l’Intérieur puis Président, fomentée par les vautours et rapaces de gauche : Sarko facho ! Sarko va instaurer une dictature, un État policier, Sarko va appuyer sur le bouton nucléaire, Sarko le nouveau Hitler, Sarko-Rolex-Fouquet’s, hou le méchant riche ! Puis ont suivi les sarcasmes sur son physique, sur ses vêtements, Sarko et ses tics, Sarko en short, les talonnettes de Sarko, etc., etc.
Je vous ai donné quelques pistes, à vous de compléter le tableau de chasse anti-Sarko de l’époque, qui sera le même pour MLP ; je sens que je vais m’amuser jusqu’en 2027.
Nous avons la chance d’avoir les meilleurs partis politiques au monde, prolifiques en sketchs, scénarios tous plus débiles et ubuesques les uns que les autres, les « de gauche » bien entendu, y a des dîners de cons illimités chez eux.
Quelles poilades et marrades à venir, j’en trépigne d’impatience.
Marine Le Pen a-t-elle des convictions ?
Non. Ou alors des convictions très élastiques, qui s’adaptent au vent des sondages et à la stratégie de « dédiabolisation ». Sur presque tous les sujets majeurs, elle a changé de pied au fil des ans. La seule constante reste la préférence nationale.
Sur l’Europe et l’euro :
En 2016-2017, elle se faisait appeler « Madame Frexit », promettait un référendum pour sortir de l’Union européenne et envisageait sérieusement de quitter l’euro si les traités n’étaient pas renégociés. Aujourd’hui, plus de sortie de l’UE ni de l’euro. Elle affirme vouloir « réformer l’Europe de l’intérieur » et « une Europe des nations ». Revirement complet.
Sur le nucléaire :
En juin 2011, quelques mois après Fukushima, elle déclarait sur France Inter : « La sortie du nucléaire est un objectif qu’il faut avoir à l’esprit parce que c’est une énergie énormément dangereuse. Cette sortie serait positive… ».
Aujourd’hui, elle défend farouchement le nucléaire (« énergie sûre, constante, abondante, décarbonée »), réclame de nouveaux réacteurs et veut arrêter les éoliennes. Changement à 180°.
Sur le climat :
Longtemps, le RN et elle-même ont relativisé ou critiqué le GIEC (« très, très alarmiste » disait-elle encore en 2023). Face aux canicules récentes, le discours a évolué : on reproche désormais au gouvernement de ne pas assez écouter les rapports climatiques. Le climatoscepticisme affiché a fait place à un opportunisme climatique.
Sur Poutine et la Crimée :
En 2014, après l’annexion de la Crimée, elle a légitimé le référendum organisé par Moscou et critiqué l’attitude de l’Occident. Elle a rencontré Poutine et l’a longtemps présenté comme un leader fort et patriote. Après l’invasion de 2022, elle condamne l’agression… tout en restant très prudente sur les sanctions et en continuant à critiquer l’OTAN. L’alignement pro-russe s’est nettement atténué.
Sur Trump :
Elle l’a soutenu et comparé positivement à sa propre ligne nationaliste. Les relations étaient cordiales. Le soutien s’est refroidi quand Trump s’est montré plus interventionniste ou critique sur certains points (Ukraine notamment).
Sur le Rafale et la défense :
Le RN a souvent critiqué les ventes d’armes ou les positions françaises à l’étranger quand cela arrangeait son discours anti-impérialiste ou anti-Macron, tout en défendant par ailleurs une armée forte et une industrie de défense nationale.
La contradiction pénale la plus criante :
Marine Le Pen et le RN exigent en permanence tolérance zéro, peines planchers, fermeté maximale contre la délinquance et la criminalité. Mais quand il s’agit de sa propre condamnation pour détournement de fonds européens (affaire des assistants parlementaires), c’est soudain « une bombe nucléaire » politique, une ingérence judiciaire et un complot du « système ». La sévérité qu’elle réclame pour les autres ne s’applique apparemment pas à elle-même.
Sur l’Europe, l’euro, le nucléaire, le climat, la Russie, les États-Unis ou la justice, les positions ont bougé, parfois radicalement, au gré des contextes électoraux.
La seule ligne qui n’a jamais varié ? La préférence nationale (rebaptisée « priorité nationale »).
On peut évoluer, c’est légitime en politique. Mais quand les changements sont aussi nombreux et stratégiques, on a le droit de se demander s’il reste des convictions profondes… ou seulement un objectif : gagner.
Marine Le Pen résiste à tout, sauf au vent… comme la girouette.
Vous m’avez convaincu.
Non que j’aie beaucoup d’estime pour Marine Le Pen. S’il n’y a certes pas de comparaison possible entre ses défauts et ceux de Jean-Luc Mélenchon, sa hargne, son arrogance et sa mauvaise foi, proportionnelles à ses insuffisances, justifient l’absence d’estime personnelle à son égard, quitte à voter, malgré tout, pour elle.
Mais les points positifs que vous relevez dans son parcours sont en effet dignes d’éloges. Il est certain qu’ils ne sont pas à la portée de tout le monde. Il n’est pas interdit d’en concevoir quelque admiration.