Ardente Ardant…
Je ne crois pas qu’on puisse, même avec une joyeuse résignation, soutenir à quelque âge que ce soit que les jeux sont faits. Il y a toujours du futur et de l’indéterminé, du possible, de la surprise en attente. C’est pour cela que je n’ai jamais jugé « la vieillesse comme un naufrage », à partir du moment où on ne l’appréhendait pas comme une fin mais telle une nouvelle page de sa destinée.
L’inquiétude sur la finitude n’en était pas dissipée pour autant mais au moins, au quotidien, l’intensité ne faisait jamais défaut.
Comme je comprends Fanny Ardant qui, dans l’arbitrage à opérer qui propose son alternative à tout instant, choisit cette intensité. Avec la démonstration éclatante de la nécessité de soi, plutôt que le parfum tiède du bonheur. La certitude de la flamme plus que la béatitude trompeuse du feu doux.