La primaire socialiste : purs et impurs…

Lors de la primaire socialiste, remarquablement animée par David Pujadas, il y a eu quelques divergences singulières, quelques affrontements ponctuels et généralement courtois.

Mais ce ne sont pas ces échanges qui m’ont le plus intéressé, parce qu’ils ont été dominés, à la fin, par une confrontation passionnante entre tous les candidats sur la morale politique et le réalisme présidentiel et législatif.

On a pu constater un accord absolu, sur Israël et Gaza, entre Olivier Faure et Ségolène Royal. Notamment sur le terme de génocide ! Sur l’Ukraine, Ségolène Royal a été sensiblement contredite par Raphaël Glucksmann. Sur les carburants, elle a encore défendu une position originale. Emmanuel Maurel, dans le registre d’un socialisme à la fois intelligent et dogmatique, a tiré son épingle du jeu. La dénonciation du macronisme, un peu longuette chez Ségolène Royal, les a réunis dans un même opprobre. Sur le plan social et économique, l’accord était à peu près total.

Une fois abordé l’essentiel des thèmes « incontournables », compte tenu de la situation nationale et internationale, vint le sujet politique capital : la relation des candidats socialistes avec Jean-Luc Mélenchon et LFI.

Ce fut passionnant. Entre les purs et les impurs. Entre l’éthique et le pragmatisme. Si j’ose dire, toutes proportions gardées, entre Créon et Antigone.

Jérôme Guedj, avec un lyrisme talentueux et indigné, a développé une argumentation refusant tout lien avec LFI. Raphaël Glucksmann l’a suivi sur ce terrain, persuadé que c’était la seule manière, pour la social-démocratie, de l’emporter tout en demeurant irréprochable.

De l’autre côté, on a écouté les impurs : Olivier Faure, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal. Sans vouloir être offensant, ces personnalités assumaient une forme de cynisme : il faut savoir ce que l’on veut. Battre l’extrême droite et empêcher à toute force le parti de Marine Le Pen, si celle-ci était élue présidente, de remporter les législatives et de faire passer son projet au Parlement impose une alliance avec LFI ; composer avec des groupes de droite n’est pas envisageable.

L’alternative ainsi formulée réunissait ce trio dans un même réalisme, écartant toute considération morale du jeu partisan, face à la superbe exaltation d’un duo préférant instiller de l’éthique dans le politique plutôt que de céder à sa triste pesanteur.

C’est avec une profonde mélancolie démocratique que je l’avoue : j’étais du côté des purs, mais persuadé que, dans notre monde d’aujourd’hui, les impurs allaient malheureusement gagner. Les intérêts électoraux l’emporteraient sur l’éthique miraculeusement surgie, comme une chance, à la fin de ces débats.

En dépit de l’exclusion choquante de Philippe Brun, la primaire socialiste n’a pas démérité. Plusieurs candidats sont, chacun dans un registre différent, sortis du lot. Olivier Faure et Ségolène Royal : rien qui surprenne. Emmanuel Maurel, avec son socialisme délibérément désuet et familier, s’est distingué. Jérôme Guedj et Raphaël Glucksmann ont marqué des points.

Et on continue à soutenir que les primaires ne servent à rien !

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  1. Quel spectacle ! Quatre croque-morts accrochés, trois heures durant, aux cordons du poêle qui recouvre le cercueil contenant le cadavre desséché de feu le grand Parti socialiste et tentant de faire croire qu’au printemps prochain, ils le ressusciteront.

    Les voici jacassant, incapables de marcher du même pas, chacun cherchant à s’emparer du maigre héritage, une dizaine de points électoraux, dont rêve aussi une revenante des enfers glacés, souffrant encore de la « bravitude » qui s’est emparée d’elle sur la Muraille de Chine, l’inénarrable Ségo qui, depuis l’ENA, s’acharne à faire mieux que le condisciple qui l’avait alors séduite.

    Quitte, pour ce faire, après s’être vautrée dans la couche mélenchonesque, à réapparaître aujourd’hui, toujours aussi culottée et sûre d’elle, dans un show monté à la va-vite par une chaîne d’info cherchant à soigner son audience à nouveau en berne.

    De cette primaire socialiste, même les derniers militants d’un PS qui a fait son temps savent qu’il n’y a rien à attendre, que l’Élysée et même le second tour leur échapperont et qu’au premier, LFI profitera à leurs dépens du « vote utile ».

    Rien à attendre… Peut-être pas. Imaginons qu’un miracle survienne, que Ségo sorte vainqueur de ce scrutin « interne » et que son François, dans un sursaut d’orgueil masculin, se considère plus compétent qu’elle pour aller au combat et, finalement, officialise sa candidature… Le vaudeville amuserait le monde entier.

    Pauvre France… Même mort, le PS continuerait à lui nuire.

    P.-S. : Les chiffres de Médiamétrie sont cruels : l’audience moyenne de ce débat socialo-socialiste a été de 709 000 téléspectateurs. 4,6 millions d’entre eux l’ont regardé quelques instants. C’est dire combien il était sans aucune importance…

  2. Michel Deluré

    « Et on continue à soutenir que les primaires ne servent à rien ! » (PB)

    En tout cas, et ce n’est que mon sentiment personnel, ce n’est point ce débat qui aura eu une quelconque utilité et qui nous aura révélé des aspects que nous ignorions de la personnalité et des propositions des différents participants.

    S’il est un enseignement que j’ai pu en tirer, c’est bien la confirmation de cette évidence, qui déjà était mienne, qu’aucun des postulants présents ne me paraissait avoir les épaules suffisamment solides pour relever les énormes défis qui attendent le pays dans le monde qui est le nôtre.

    Ce n’est donc pas ce débat qui m’aura fait réviser mon jugement quant au recours à un système de primaires.

  3. J’ai écouté quelques minutes les impétrants qui veulent se partager un gâteau évalué à 5 % environ, autant dire pas grand-chose pour des moins que rien.

    J’ai bien aimé « Cruella » (Ségo pour les intimes), qui a laissé de sanglants souvenirs en Poitou-Charentes, la violence de certaines femmes n’ayant rien à envier à celle, parfois supposée, de certains hommes.

    J’ai bien ri quand Gluglu lui a renvoyé son appétence pour les postes et les honneurs, elle qui lui reprochait de ne pas avoir autant d’expérience qu’elle : souvenons-nous de l’ambassadrice auprès des pingouins, qui lui valut une rémunération de 10 000 euros bruts mensuels, sans compter le coût du secrétariat et des frais annexes (la même somme), de septembre 2017 à janvier 2020… pour ne rien faire d’utile.

    Une championne de la mitterrandie.

  4. Dans le camp social-démocrate, il y a pour moi trois hommes d’expérience et aucun ne concourt à la primaire socialiste : Bernard Cazeneuve, Boris Vallaud et François Hollande.
    Le reste est intellectuellement misérable, pour ne pas trop charger la barque des insuffisances.

  5. Plusieurs commentateurs font l’éloge de François Hollande en divers domaines, en passant sous silence la question économique et en particulier celle liée au remboursement de la dette publique de la France, causée principalement, mais pas uniquement, par le « modèle social français » (qui serait plutôt un repoussoir pour beaucoup de gens sensés dans le monde).

    Quand M. Hollande a dit : « C’est l’État qui paie », nous reconnaissons certes là le bon socialiste, mais donc un ignorant en matière d’économie, de même que quand madame Aubry a déclaré lors de la cessation de paiement de la Grèce : « Un État ne peut faire faillite », elle a en fait cité une fiction juridique, car s’il est exact que, dans ce cas, un État ne disparaît pas juridiquement, plus aucun créancier n’est alors disposé à lui faire de cadeaux.

    Donc, comment est-il seulement envisageable de faire confiance à un socialiste, quel qu’il soit, pour faire face au premier problème actuel de la France, résultant d’années d’aberrations de type socialiste ?

    Croit-on pouvoir résoudre des problèmes avec la mentalité de ceux qui les ont créés ?

  6. Julien WEINZAEPFLEN

    « En dépit de l’exclusion choquante de Philippe Brun, la primaire socialiste n’a pas démérité. » (PB)

    J’ai suivi en différé le débat de la primaire socialiste et je dois dire qu’à la guerre en Ukraine près où je suis d’accord avec la position de Ségolène Royal et où je discerne dans Raphaël Glucksmann celui qui portera l’élan néo-conservateur du post-hollandisme (qui n’avait rien de révolutionnaire, pour me moquer un peu d’Emmanuel Todd), je suis plutôt heureux de retrouver une gauche digne et capée, telle que nous l’avions connue sous Lionel Jospin, une gauche désintoxiquée du quinquennat Hollande et qui ne lui rappelle pas assez, pour le dissuader de revenir, que c’est lui qui nous a donné Macron en faisant une politique de droite sous prétexte que son ennemi était la finance, et en laissant théoriser par Manuel Valls la folie des « deux gauches irréconciliables », folie conceptuelle après « la gauche plurielle », d’autant plus scandaleuse qu’elle émanait de quelqu’un qui ne cessait de se revendiquer de l’héritage de Lionel Jospin ; une gauche non hystérique comme l’est l’humanisme caractériel de La France insoumise ; une gauche à nouveau d’équerre avec ses valeurs ; et des candidats qui ne sont pas indignes à l’exception déjà notée du Macron bis, ou du Hollande policé qui est l’agent de Zelensky ; des candidats qui ont même tiré les leçons de l’échec de Jospin qui, malgré une bonne politique en général, a laissé s’installer la précarité des classes laborieuses sous prétexte que l’État ne pouvait pas tout ; une gauche qui ne promet pas la lune, mais, à l’image de ce que faisait Ségolène Royal durant sa campagne de 2007, de réunir une conférence salariale pour revoir l’échelle des salaires, de réaffecter l’aide aux entreprises à celles qui en ont besoin pour ne pas enrichir le CAC 40 et favoriser les PME, de ne pas effacer la dette, selon la promesse mélenchoniste qui ne serait valable que si la BCE qui n’en a nulle envie était en mesure de la racheter, y compris les 60 % qui sont détenus à l’international, de compenser son « laisser-faire » en matière d’augmentation insoutenable des loyers qui jette à la rue y compris des milliers de travailleurs, en créant un « bouclier logement » (Olivier Faure) et en complétant le dispositif de la Sécurité sociale par une Sécurité sociale alimentaire (le même).

    Je crois bien que quel que soit le candidat retenu par les électeurs de la primaire socialiste sauf — pour la dernière fois — si c’est Raphaël Glucksmann, je pourrai voter pour lui, et je le ferai sans la frustration que j’ai éprouvée à envisager de voter pour Benoît Hamon qui s’est vu déloyalement abandonner en rase campagne par tous les autres impétrants, car il n’avait pas le niveau pour être candidat. D’ailleurs il s’était empressé lui-même de fonder une nouvelle écurie, Génération.s, qui a disparu corps et biens, et il a préludé par sa candidature l’errance qu’a représentée celle d’Anne Hidalgo, choisie entre chien et loup par un Olivier Faure oscillant entre le NFP et la social-démocratie de son ancien mentor incarnée par Raphaël Glucksmann qui est le François-Xavier Bellamy de cet anti-Wauquiez, dans une déchéance du Parti socialiste pas toujours bien conduit par son premier secrétaire, qui a des circonstances atténuantes, tant lui qui veut retrouver une « gauche fiable » est contraint d’agir dans un méli-mélo politique, éparpillé façon puzzle par les deux quinquennats Macron, dans lequel une chatte ne retrouverait pas ses petits.

    « Plusieurs candidats sont, chacun dans un registre différent, sortis du lot. » (PB)

    Mais comment évaluer individuellement et respectivement ces cinq candidats à la primaire socialiste, de la Gauche républicaine et de Place publique ?

    « Olivier Faure et Ségolène Royal : rien qui surprenne. » (PB)

    Ségolène Royal a ce point commun avec NKM qu’elle veut être « candidate à tout ». Jérôme Guedj lui a rappelé qu’elle avait même voulu l’être aux élections européennes sous la bannière de La France insoumise. Elle est persuadée qu’elle va remporter cette primaire. Il y a peu de chances. L’ancienne présidente de la COP21 qui a débouché sur les accords de Paris presque aussitôt dénoncés par Donald Trump mise sur le fait qu’en 2007, elle aurait été plus « climatiquement correcte » que Nicolas Sarkozy et certes, elle aurait été mieux à même de réparer la France que son ex-concubin François Hollande qui fut plus heureux dans sa victoire d’une présidence imméritée, mais qui n’aimait ni les riches, ni les « sans-dents » et qui, quand Ségolène Royal risquait une mise en scène avec un invalide auquel elle se retenait de dire : « Lève-toi et marche », ironisait que, s’il se levait et recouvrait la marche, elle était élue.

    La « dame du Poitou » se verrait plus légitimement en première femme présidente de la République que Marine Le Pen qui certainement ne le sera pas. Elle la rejoue : « Aimez-vous les uns les autres » en continuant de « parler faux », comme le constatait Carla Bruni à son sujet, mais parler faux d’ordre juste sonne plus juste que de parler juste d’empathie qui se révèle fausse et qui, sous prétexte de « priorité nationale » comme le brandit Marine Le Pen, préfère tellement les autochtones qu’elle veut couper les vivres aux étrangers, les priver de toute allocation non contributive pour les plonger la tête la première dans la délinquance et l’économie informelle.

    On se serait bien passé de ce dernier tour de piste de Ségolène Royal qui a eu le culot de répondre à la question de la dette comme l’avait fait François Bayrou qui n’en a tiré aucune conséquence quand il était Premier ministre, en voulant dégraisser le mammouth étatique de toutes les agences qui ne servaient à rien et permettaient à ses hauts fonctionnaires de faire des voyages dans le monde entier, comme si elle-même n’avait pas été ambassadrice des pôles ! Il est un peu risible d’entendre Ségolène Royal dire qu’elle veut réduire le train de vie de l’État, mais après tout ça ne mange pas de pain. Elle garde la nostalgie de François Mitterrand lui disant qu’il faut amener tranquillement toutes les composantes de gauche vers un « programme commun », mais elle se dissocie de François Hollande dont elle ne va pas jusqu’à regretter d’avoir été sa ministre en déclarant avoir été contre sa réforme régionale censée générer des économies et qui n’a accouché que de mastodontes encore plus gigantesques et dispendieux.

    Elle se dissocie de François Hollande, c’est une macroniste repentie qui a appelé à voter Jean-Luc Mélenchon en 2022, et elle a douché Jérôme Guedj et Raphaël Glucksmann en disant que ce n’était pas à eux, mais au Parti socialiste et à son électorat, de décider avec qui se formerait la coalition législative si toutefois cette primaire de l’équilibre et du calme parvenait à ramener les électeurs vers une gauche plus harmonieuse que celle du bruit et de la fureur mélenchoniste. Le pari n’est pas gagné. C’est en cela que je ne sais pas si on peut vous suivre, cher hôte, lorsque vous demandez à la fin de votre billet : « Et on continue à soutenir que les primaires ne servent à rien ! » Une primaire peut servir à quelque chose lorsqu’elle peut recoller les morceaux d’un parti déchiré et qui n’a presque plus d’existence politique, au point qu’on peut se demander si cette primaire du Parti socialiste ne marque pas sa renaissance (sic). Il n’en va pas de même à droite, car ce n’est pas comme si elle n’avait pas gouverné ni participé au « Socle commun » d’après « la dissolution ratée » de 2024. Mais revenons aux candidats.

    Olivier Faure a ce qu’on appelle méchamment le charisme d’une huître, mais on le sent habité par sa fonction. Il serait capable de faire du Ségolène Royal en vrai, mais on le sent tiraillé par son incapacité à frapper du poing sur la table à défaut de la renverser, pour faire régner la discipline dans son parti.

    « Emmanuel Maurel, avec son socialisme délibérément désuet et familier, s’est distingué. » (PB)

    Emmanuel Maurel s’est un temps laissé attirer par le chant des sirènes insoumises, mais il est revenu à son premier mentor, Arnaud Montebourg, dont il reprend la démondialisation qu’il ajoute à la démarchandisation de Boris Vallaud pour inventer « le socialisme des temps nouveaux ». Le plat n’est pas tellement réchauffé comme celui de Ségolène Royal qu’il ne manque à ce quasi-inconnu de freiner sur le conceptuel en un temps où l’électeur a surtout besoin de chaleur humaine.

    « Jérôme Guedj et Raphaël Glucksmann ont marqué des points. » (PB)

    Le spécialiste de la santé publique qu’est Jérôme Guedj a l’autorité de prôner « une république du soin », mais d’abord il est productiviste et il ne lui suffit pas de ne pas s’affirmer « décroissant ». Il ne veut pas être accusé de « cramer la caisse » et promet que, pour lui, la dette, c’est du sérieux. Il affirme fièrement avoir rompu avec un Mélenchon devenu antisémite en 2024 et il pense sincèrement l’avoir fait par républicanisme universaliste sans voir que ce qui a entraîné cette rupture en le recentrant est un judaïsme existentiel qui ne pouvait pas admettre que Mélenchon renvoyât dos à dos les exactions commises par le Hamas le 7 octobre et la riposte onze-septembriste israélienne à laquelle ces exactions servaient d’effet d’aubaine pour un Netanyahou jamais en déveine d’une guerre à perpétuité. Sa rupture est celle d’un pur, et au moins une allégation est parvenue à mes oreilles, attestant de l’implication de Jérôme Guedj dans ses mandats, y compris dans des circonstances qui pouvaient se révéler dangereuses pour lui-même et sa sécurité physique face aux mafias d’Europe de l’Est commettant des exactions très graves dans son département.

    Raphaël Glucksmann, c’est autre chose. Il est le fils de son père et décrit de son propre aveu par les services de Poutine comme un théoricien de l’eurofascisme. Il nous explique qu’il a passé sa vie à lutter pour la démocratie, mais qu’à présent, c’est en France que la démocratie est menacée. C’est pourquoi il offre ses services à notre pays et s’y relocalise, on l’en remercie, pour nous et pour lui. Il en rajoute sur le danger de l’extrême droite et il termine ses incantations en forme d’inclusion sur la guerre à venir où ses épanchements sur les Français font figure de figures obligées, en prévenant que, dans les cinq ans qui viennent, nous risquons de subir une guerre et d’être envahis par les chars russes. Il se méfie de Mélenchon comme partenaire de guerre et c’est pourquoi il ne veut plus d’une alliance avec LFI. Mais si nous risquons de subir une guerre, que gagnerions-nous à voter Raphaël Glucksmann plutôt que l’extrême droite ? Car l’extrême droite et le néoconservatisme à la française, ou le néoconservatisme européen, occidental ou américain sont les deux faces d’une même violence dont aucune n’a rien à envier à l’autre.

  7. Je ne voterai évidemment pas à cette primaire, mais si j’étais contraint de le faire, mon choix se porterait sur Guedj, qui a des convictions qu’il défend avec lyrisme et talent. Faure et Royal m’ont fait une impression pénible, voire choquante en ce qui concerne Royal.

  8. Depuis quand savoir si on s’associe ou non à LFI est un programme politique ???

    Bref, les Socialos, et c’était à prévoir, n’ont rien à se mettre sous la dent, rien à proposer de novateur et tentent piteusement de se démarquer les uns des autres, ce dont, en définitive, tout le monde se moque.

    Je ne suis pas toutes les émissions politiques, mais de ce que j’ai entendu du spectre politique, seul le tandem Éric Zemmour / Sarah Knafo sort du lot, et de loin ! Lors des interviews, voir la tête des journalistes qui essaient vainement de les coincer est un vrai bonheur, à croire qu’ils ont du mal à suivre. Quelle bande de c*ns !

  9. @ stephane le 24 septembre 2026
    « Le vrai vainqueur de ces primaires est François Hollande. »

    Il vous manque tant que ça ? Mis à part son expérience pendant son quinquennat. Si FH, la bonne pâte, revient, ce sont les humoristes qui devront se mettre au travail pour nous préparer quelques bonnes rigolades. Bon, d’ici là, il lui reste quelques mois pour se perfectionner en anglais en suivant des cours avec le célèbre « My tailor is rich ». Je signale que c’est pour les débutants.

  10. @ stephane le 24 septembre 2026

    Mais quelle poilade ! Le capitaine de pédalo vainqueur ? Vainqueur comme la Grande Bourgeoise Pécresse et son score anorexique ? Pépère la dégonfle, qui n’a même pas défendu ses chances pour un deuxième quinquennat ? Il n’ira pas, Flanby, vous rendez-vous compte de ce que vous dites ?
    Il est juste bon pour parler des autres, chroniqueur à ses heures, pusillanime partout. Trouver des qualités à Ségo ?? Et l’affaire des portiques ??
    Fabius l’avait écartée de son espace de respiration, encombrante et inutile sans aucun doute.

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/11/05/laurent-fabius-il-faut-rappeler-aux-etats-leurs-devoirs-en-matiere-climatique-et-qu-il-s-agit-des-conditions-memes-de-vie-de-l-humanite_6652058_3244.html

    Des imbéciles lui trouveront toujours des qualités, elle a été en dessous de tout avec notre pognon, à son image, elle a mieux négocié son partage avec Pépère. Ils sont tous à fuir, ces inutiles, et en plus il existe encore des secoués pour écouter ces débats du néant, où l’on se gargarise de tout ce que le peuple a oublié. Une bande de nuls, ils y sont tous passés à gouverner et les voilà de nouveau à sortir de la boîte pour nous expliquer que cette fois-ci sera la bonne.

    Il faut être fou pour croire encore à ces fadaises, ces discours de bazar et ce théâtre d’opérette. Les mêmes qui ont dynamité le pays, créé 10 000 000 de pauvres, viennent nous expliquer qu’ils seront désormais des lumières. Ils sont à vomir, ils n’y croient plus, pas plus qu’ils n’y ont cru avant, seul le pouvoir les intéresse, tout le reste est du vent. Bien sûr, avec les atours qui vont avec.

    Ils ont tous échoué lamentablement, misérablement, la preuve ! Une dette abyssale et l’autre qui cherche 50 milliards… Rien du tout ! Il faut l’avouer : c’est du théâtre et des faux-semblants, 50 milliards et un déficit de 5 %, des agents GDF qui sèchent leur linge en été sur des radiateurs et tutti quanti. Rien ne se fera, encore moins avec un FN/RN avec un dossier économique épais comme un papier Job et des propositions dignes de Mélenchon côté cour et, pour le reste, rien ! Le vide abyssal d’une petite entreprise familiale opaque, qui, au fond, est satisfaite de ce qu’elle est aujourd’hui. Ils déverseront l’argent public comme tous, exister et durer et, après moi, le déluge.

    Pas un ne mérite le chanvre dont on fait les cordes, ils sont des hâbleurs depuis des décennies, seuls leurs intérêts sont là pour de vrai, tout le reste est creux, factice et plein de vacuité. 3 600 milliards de dette, la charge de celle-ci empire, elle aurait pu sauver les cancres de la République en doublant le budget ; au fond, les politiques sont heureux, les cancres seront plus nombreux pour être manipulés, pas besoin d’éduquer, ce serait du gaspillage.

    Nous sommes un pays en faillite, on nous fait croire que la dette peut se reporter et se lisser, encore un tour de passe-passe, le prêteur aime la confiance et, dans tous les cas, le chanvre dont on fait les cordes, il nous l’a passé autour du cou. 60 % sont détenus à l’extérieur, ils se marrent, les prêteurs, c’est la fête, 5 % bientôt de taux d’intérêt, et puis, au fond, c’est bon pour le prêteur, la misère et l’inflation, quand on n’a plus un rond, il faut quémander et la corde se resserre, juste ce qu’il faut pour vous faire cracher au bassinet et laisser un filet d’air pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or.

    Alors toutes ces joutes politiques sont du grand-guignol, jamais la misère n’a été aussi grande et le désarroi aussi présent. Quand on n’a plus un sou vaillant, on subit, investir, dit l’autre, mais avec quel argent ?

    En 2027, l’Allemagne prévoit d’investir 110 milliards d’euros dans la défense, ce qui représente une augmentation de 33 % par rapport à l’année précédente. De plus, le budget militaire de l’Allemagne est estimé à 120,7 milliards de dollars en 2025… La messe est dite, nous sommes fauchés comme les blés et la méthode Coué pour le pognon cher à Nanard, ça ne marche pas, il faut bosser, beaucoup, et le courage et l’abnégation qui vont avec. Bosser, pas bâiller aux corneilles, tous nos voisins sont en ordre de bataille, Espagne, Portugal et l’immense Allemagne qui a fini de rigoler.

  11. Des purs ? Des impurs ? Mouais…
    Indépendamment des idées socialistes (et donc détestables) professées par tous les cinq, les plus nuls furent incontestablement Faure et Royal. Le premier, toujours aussi sopo et encore et toujours prêt à avaler les boas constrictors de Merluche — maso, le gars. La seconde n’a pas démérité : après son numéro d’ancienne combattante aux côtés de Mitterrand, ses états de service — mais pas ses bilans —, elle nous a encore fait, comme lors du débat avec Sarko, son numéro d’indignée lorsque Guedj lui a balancé qu’elle était soumise aux Insoumis. À mourir de rire. Impayable et ridicule malgré ses 73 ans, Mamy Ségo. C’est quand, la retraite ?

  12. Le vrai vainqueur de ces primaires est François Hollande.

    Je verrais bien Royal sortir du lot, car les Français attendent le règlement de comptes des deux ex.

    Royal tient à peu près le même discours que Villepin. Ils pourraient bien se retrouver, ces deux-là, et faire la une de Gala, où travaille l’ex de Guedj.

    Plus sérieusement, Hollande est celui qui a le plus de hauteur. Contrairement à Sarkozy, il a su rester en retrait d’une primaire d’opérette pouvant tourner au vaudeville.

    2,3 % de déficit public au départ de Hollande et des taux immobiliers moyens de 1,5 % sur 20 ans, faisant de son quinquennat une période où les classes moyennes françaises pouvaient devenir propriétaires.

    Une bonne gestion des crises, excepté Leonarda. Une passation de pouvoir ratée avec Sarkozy. Un peu trop bavard, mais il aura appris et su ne pas trop se montrer. Il aura su gérer les patates chaudes laissées par Sarkozy.

    Qui en face ? Il fut un temps question de Bardella. Ça prête à rire.

    Si on reprend objectivement le quinquennat de Hollande, on a eu une France de propriétaires et on se sentait en sécurité.

    Son quinquennat n’a pas été jugé de manière juste, au point qu’il a eu la lucidité de ne pas se représenter. On voit le résultat à présent.

    Bravo à ceux qui avaient voté Fillon en 2017. On n’en serait pas là avec lui.

    Le pire avec le deuxième quinquennat de Macron est qu’on en arrive vraiment à se demander si Lucie Castets, Première ministre, n’aurait pas fait mieux. Pire me semblant difficile.

    1. Vous oubliez Poutou. Vu l’état des lieux du pays, je pense qu’il représenterait bien la France avec sa dégaine de plouc, guignol, loser, tocard, islamo-gauchiste.

  13. La certitude de Ségolène Royal de gagner la primaire me fait penser à une femme blessée voulant prouver à François Hollande qu’elle est la meilleure. Au fond, quoi de plus normal que de vouloir se venger pour prouver que le siège présidentiel de son ex à l’Élysée l’attend.
    Il n’est pas interdit de rêver… La gauche et le PS ne dépasseront pas les 10 %, et encore, c’est cadeau !
    Pour les primaires des Insoumis, il faudra baisser le son des micros sur le plateau. À moins qu’une panne ne se produise.
    Allez, aux suivants…

  14. « Ce fut passionnant. Entre les purs et les impurs. Entre l’éthique et le pragmatisme. Si j’ose dire, toutes proportions gardées, entre Créon et Antigone. » (PB)

    Comment peut-on se passionner pour ce genre de débat dans lequel nous connaissons déjà les réponses des uns et des autres ? Celles des « purs » comme des « impurs ».

    En ce qui me concerne, je préfère attendre décembre prochain, lorsque François Hollande va entrer en lice et ne manquera pas de renvoyer ces quatre pâles figures du PS à leurs illusions. C’est le seul qui peut encore redonner à ce parti en déshérence des chances de se refaire une santé.

    Face à des adversaires comme J.-L. Mélenchon ou Marine Le Pen, il ne devrait pas avoir beaucoup de difficultés à les mettre face à leurs contradictions.

    Reste maintenant à connaître les candidats de LR et de la majorité présidentielle, qui ont bien du mal à se départager, mais qu’il ne faudrait pas sous-estimer.

    Avant le mois de décembre, les débats ne seront que des échanges sans intérêt, chaque candidat essayant de se prévaloir de ses arguments sans véritablement parvenir à convaincre les électeurs, qui ne se font plus d’illusions, sauf, bien sûr, ceux qui leur sont déjà tout acquis.

  15. « Et on continue à soutenir que les primaires ne servent à rien ! » (PB)

    Pour écouter des nantis régurgiter des morceaux disparates et repoussants de vieilles agapes, et les regarder se frictionner mollement comme au sanatorium des idiots, il faut n’avoir rien de plus utile à faire… Ils sont tous lamentablement vains !

  16. Si c’est avec cet équipage que vous allez redresser le pays, c’est pas gagné ! Rien de nouveau sous le soleil, on prend les mêmes, on secoue et on recommence, manque plus que le capitaine de pédalo pour tenir la barre de sa coquille de noix… Nous voilà sauvés ! Toujours les mêmes poncifs et toujours les mêmes recours, un ennui mortel pour une politique connue mortifère. La dette les contemple tous et eux sont bien au chaud à discourir de la pluie et du beau temps. Ce n’est que du vent qui a maintes fois soufflé depuis que les élections existent. Et Ségo qui donnerait des leçons d’économie, elle qui a mis le pays à sac, sans compter la région Poitou-Charentes.

    La mémoire courte, tout est oublié : une dette de 3 600 milliards, des prêteurs qui s’engouffrent dans la politique désastreuse que tous ces lascars ont menée.

    Une faillite et une misère jamais atteintes depuis que ces bras cassés ont géré le pays — ils ne sont pas les seuls non plus —, et il faudrait les croire à nouveau !? 10 000 000 de pauvres les contemplent aussi, et ils nous expliqueraient qu’ils ont changé ?

    Tout est hors de prix, bien sûr ils n’y sont pas confrontés, la misère c’est chez les autres, j’en ai soupé de les entendre débattre, c’est toujours conforme et sans surprise.

    Le courage politique reste au vestiaire. À eux tous, si on faisait le total des années passées dans la politique à réussir, nous serions le pays le plus riche de la planète. Que du recuit, des balivernes et des truismes. Un débat convenu, pas un pour rappeler à Ségo ses dérapages politiques et financiers, elle n’a rien à faire aujourd’hui en politique et, en plus, n’a jamais rien apporté que des dépenses et des errements.

    Ces débats sont risibles, ils n’apportent strictement rien qui ne soit déjà présenté partout, et le pire, c’est que Méluche va les arroser tous et les renvoyer à leurs sales travers, comme il sait bien le faire… « Capitaine de pédalo », c’est de lui, « Pépère », « le Volatile », et c’est avec ces types que le nouveau pouvoir doit s’éclairer ? Ils ont tous fermé le couvercle de la boîte où ils se sont mis et, à chaque parution, ils enfoncent un peu plus les clous du couvercle qu’ils essayent en vain de soulever. C’est de la folie douce de croire en ces fadaises lustrées depuis des décennies.

  17. N’ayant pas regardé cette réunion d’handicapés du bulbe, je suis le mieux placé pour en parler.
    L’ensemble des personnages dont vous parlez ne mérite pas que l’on consacre le moindre watt de consommation électrique à constater le néant qu’ils représentent. Glucksmann est non seulement un mononeuronal, mais il n’est pas capable d’afficher ce qu’il est. Atlantiste, libéral, sarkozyste, consommateur de… people ridicule, projet tenant sur un Post-it… c’est un rien. Faure, Royal, le coco… Chanel…
    Franchement, cher hôte, fichez-moi tout ça au bourrier, fermez le couvercle et attendez les éboueurs.

    1. Entièrement d’accord avec vous, Jérôme !

      Ayant cultivé mon jardin (au propre et au figuré) durant toute la journée, je n’aurais pas eu l’idée de suivre les pseudo-débats annoncés par la paroisse cathodique : que de temps perdu alors que les échanges avec des personnes étranglées par les gouvernements de ces minuscules hommes d’État, Madame Ségolène des Pôles étant probablement la pire, avaient tant d’épaisseur humaine !

      Les Français n’en peuvent plus de ces « parole, parole, parole » : non seulement ces dernières sonnent creux, mais elles tuent à petit feu toute une partie des gens jusqu’ici épargnée. Le temps qui reste jusqu’au 2 mai prochain sera empli de larmes…

  18. Mary Preud'homme

    En tout cas, voilà une primaire qui porte bien son qualificatif ! Que de la parlote à ras des pâquerettes, des promesses trompeuses et des incantations sans consistance entendues depuis des lustres, sans le moindre commencement de mise en œuvre dans l’action… Au contraire, de plus en plus d’excuses et de reniements pour s’empêcher ou se retarder d’agir et tenter de sauver notre pays de la ruine et de la décadence… Sans parler, pour ces bons apôtres, de se défausser sur l’adversaire quand ils se retrouvent pris, eux-mêmes, en flagrant délit de mensonges éhontés et de trahison. Les plus enragés étant ceux ou celles qui ont accumulé un maximum de bourdes, d’abandons ou de ralliements en rase campagne, qui devraient normalement les inciter à plus de retenue, d’humilité, sinon au silence total.

    Une gauche tacticienne, déloyale et opportuniste dont la France n’a que trop souffert depuis l’avènement de Mitterrand, mythe errant qui continue de détruire sournoisement nos valeurs et de saper insidieusement les plus sûrs fondements de notre civilisation.

    Pour combien de temps encore… Et à quand le réveil du peuple ?

  19. « C’est avec une profonde mélancolie démocratique que je l’avoue : j’étais du côté des purs, mais persuadé que, dans notre monde d’aujourd’hui, les impurs allaient malheureusement gagner. » (PB)

    La lucidité même, confirmée par l’expérience passée.
    Sauf peut-être que même des « purs », ou prétendus tels, pourraient être tentés de s’adonner aussi à l’impureté.

  20. Marc Ghinsberg

    Je partage votre intérêt pour ce débat. Il a eu le mérite de révéler à la fois les personnalités et les lignes de force des candidats. Jusqu’à la question des alliances, on observait surtout des nuances, parfois des différences de tempérament ou de formulation, plus que des divergences de fond. L’accord restait assez large sur le diagnostic social, économique et même, pour l’essentiel, international.

    Tout a basculé sur le rapport à LFI. Là, la fracture est apparue irréconciliable. D’un côté, Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj, qui ont rompu avec Jean-Luc Mélenchon au nom de la morale autant que de l’efficacité. Leur argument est clair : une compromission avec LFI provoquerait un rejet immédiat d’une partie de l’électorat dès le premier tour de la présidentielle, et plus encore au second. De l’autre, Ségolène Royal et Olivier Faure, partisans d’une alliance avec LFI au moins pour les législatives.

    Chez Faure, on sent une conviction assez froide : Marine Le Pen a déjà, selon lui, partie gagnée à la présidentielle. La vraie bataille serait donc celle des législatives, afin de la priver d’une majorité et de l’empêcher d’appliquer son programme. À ce stade, cette analyse est la plus plausible. Car le débat n’a fait émerger aucun programme réellement capable de redresser le pays. Les personnalités en présence sont honorables, parfois talentueuses, mais aucune n’a dégagé la stature d’un président.

    Si cette primaire permet de prendre conscience de ces lacunes et de la nécessité de faire appel à François Hollande, alors elle aura été utile. Lui seul bénéficie de l’expérience du poste, d’une claire vision de la situation intérieure et internationale. Lui seul peut donner du souffle à un projet capable de réunir, au-delà de la gauche, les républicains qui ne veulent ni des populistes de droite ni de ceux de gauche.

    En revanche, comme toutes les primaires qui l’ont précédée, celle-ci laissera des traces. On ne pourra plus s’empêcher, à chaque apparition de Raphaël Glucksmann, de voir ressurgir l’image du « stagiaire » dont Ségolène Royal l’a affublé. Les primaires ne désignent pas seulement un candidat. Elles gravent aussi des blessures.

  21. Patrice Charoulet

    Décidé à ne voter pour aucun candidat socialiste, j’ai trouvé inutile de regarder cette émission.

    « Et on continue à soutenir que les primaires ne servent à rien ! » (PB)

    À votre dernière phrase, on pourrait objecter ceci : Mme Pécresse, gagnante de la primaire de la droite classique, fit moins de 5 % et dut crier « À l’aide ! » financièrement, n’étant pas remboursée de ses frais de campagne.

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