Attal-Bardella : une lutte des classes ?
Jordan Bardella a été appliqué, scolaire, contraint. Mal à l’aise. Sérieux certes mais tendu. Alors que face à lui, il y avait une alacrité d’esprit, une verve, presque une désinvolture, une habitude de l’oralité et de la contradiction. Ce que l’un cherchait à apprendre et à cultiver – une qualité de pensée et d’expression, une aisance, une souplesse intellectuelle et humaine -, l’autre les avait et les manifestait naturellement.
C’est ce que j’ai appelé dans mon titre « une lutte des classes ». Le destin ô combien méritant, volontariste et militant de JB, fier de ses origines populaires et de son ancrage en Seine-Saint-Denis d’où grâce à sa mère et à lui-même il était sorti exemplaire, avec des qualités de rigueur, de rectitude et de travail, était clairement aux antipodes de celui de Gabriel Attal, avec une famille privilégiée, où la politique coulait dans ses veines depuis toujours, où rien n’était à apprendre puisque tout semblait su de toute éternité, par hérédité, où les idées et les mots qui allaient avec composaient un ensemble sans heurts ni ruptures.