Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Quand ils veulent, ils peuvent !

En tout cas, il est clair qu’il ne peut pas y avoir, au sein du gouvernement, une sévérité admise à l’encontre du terrorisme d’un côté et une mansuétude dogmatique de l’autre au bénéfice des transgresseurs de toutes sortes – la banalité de l’insécurité quotidienne qui augmente parce que la police, engluée dans la bureaucratie et trop occupée à des tâches périphériques, a été moins performante en 2014. Quand le pouvoir voudra, il pourra.

Rendez-nous Jean Ferrat !

Ce n’était plus un hommage mais une seconde mort. Jean Ferrat s’est retourné dans sa tombe. Rendez-nous Jean Ferrat.

Qui est rance, qui est triste ?

Pardon, monsieur le Premier ministre, mais votre camp largement entendu et composé n’est ni d’une première fraîcheur ni follement gai !

Notre colère vaut la leur !

Ceux qui ne veulent plus de cette ministre ne sont pas moins honorables que le dernier carré qui feint d’en raffoler. La colère du président de la République et du Premier ministre a toutes les apparences pour elle mais notre colère vaut bien la leur.

Je ne veux pas dire comment je ne veux pas mourir !

Ce n’est pas pour nous qu’on va légiférer. Seulement pour permettre aux médecins, avec bonne conscience, de devenir les bureaucrates de notre mort. De ce qui devrait demeurer, dans une intimité jalousement préservée, comme un scandale absolu, une lutte finale dont nous sortirions vaincus mais vainqueurs.

François Mitterrand : l’intelligence de l’ambiguïté

François Mitterrand n’a jamais rendu vain « le grand tourment » du jeune homme de 22 ans : il n’a cessé de le cultiver, de le questionner, de le sublimer. Cette ambiguïté qu’absurdement on lui a si souvent reprochée n’était pas trahison ni instabilité. Mais fidélité à soi et à son désir de concilier contingent et nécessaire, le siècle, le fil du temps avec l’essence des choses, des idées et des songes. Ce qui reste quand l’inutile est répudié.

Goldman à Attali : pas toi !

La chanson de JJG n’est imposée à personne et on est libre de l’aimer comme moi ou de la discuter comme d’autres. Mais la bassesse perfide de la critique d’Attali rendait plus que jamais nécessaire que Goldman lui répliquât : pas toi !