Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Un pape joyeux, une Eglise lugubre, une société malade…

Le pape François est joyeux parce qu’il a parfaitement compris que l’ascèse des coeurs et des esprits avait ses limites et que le catholicisme, pour convaincre et entraîner, se devait lui-même d’exprimer des sentiments d’allégresse et de bonheur. Ne plus tendre l’autre joue et se souvenir du dernier commandement du pape à la Curie l’an dernier : « Et vous avez le droit de sourire » !

Prévoir, c’est se tromper !

A l’approche de Noël je vais faire preuve de plus d’indulgence à l’égard de notre minorité facilement identifiable de péremptoires du lendemain et en demander un peu pour moi s’il en reste.

Christine Lagarde coupable mais sauvée !

La Cour de justice de la République n’a pas totalement redoré son blason par rapport à un passé guère brillant mais si elle a fait bénéficier Christine Lagarde d’une double mansuétude très discutable, elle n’a pas toutefois pas trahi sa mission. Christine Lagarde sauvée mais partiellement coupable Tant mieux, tant pis.

Un dimanche mi-beauf mi-citoyen !

Le citoyen à vrai dire n’était pas arrivé au bout de sa journée puisqu’il est tendu vers le lendemain. Quand il connaîtra le sort judiciaire de Christine Lagarde. Le 19 à 15 heures. C’est frustrant et presque douloureux de devoir retenir un billet. Cette vie qui ose faire attendre les blogs, c’est intolérable.

Une Foïs, c’est déjà trop !

De quelles extrémités aurait-elle été capable, nous aurait-elle menacés si elle avait « déposé son cerveau » ? Je n’ose l’imaginer et d’une certaine manière on l’a échappé belle, et Eric Zemmour avec nous.

Mon antisystème à moi…

Mon antisystème est composé de ces hostilités et de ces incompréhensions. Et pourrait l’être de tant d’autres. Il me semble qu’il est cohérent et supporte la comparaison. Ma seule interrogation : suis-je digne, suffisamment hors système, pour intenter ce procès ?

Le Front en est-il encore un ?

Ce serait l’un de ces paradoxes dont la vie démocratique est coutumière. Ce que les ennemis du FN n’ont jamais su accomplir – le détruire ou au moins le faire baisser -, ses plus hauts responsables s’en chargeraient. En tout cas le Front, s’il demeure national, n’en est déjà plus un.