Emmanuel Macron n’a pas tout faux…

C’est un billet risqué puisque nuancer, si peu que ce soit, l’opprobre déversé sur le président de la République garantit un flot d’injures à votre encontre.

Qui lisait, ce dimanche 27 septembre, en couverture du JDNews : « Macron sourd à la colère – Caisses vides, impopularité record, hausse des prix… Le président rattrapé par son bilan » ne pouvait qu’être saisi d’effroi et d’indignation. Face à un tel passif et à une telle culpabilité, assénés avec tant de vigueur !

Alors que même cet hebdomadaire sait que c’est faux, qu’Emmanuel Macron n’est pas « sourd à la colère », quel que soit le désaccord que l’on puisse avoir avec les solutions qu’il propose.

On ne lui sait gré de rien.

Parce qu’il commet une erreur sur le Hamas, qui a été terriblement nocif et présent en Cisjordanie, contrairement à ce qu’il a affirmé, on n’hésite pas à moquer tout ce qu’il tente sur le plan international.

Dialoguer avec Donald Trump pour tenter de le mettre dans la bonne voie, alors que « les errements de ce dernier sont devenus un facteur majeur de déstabilisation des relations internationales », selon la lucide observation de Jean-Pierre Filiu. Continuer à soutenir l’Ukraine en s’efforçant de mobiliser les inquiets ou les tièdes en faveur du président Zelensky et de sa lutte contre l’envahisseur, et alerter sur le cynisme et la dictature de Poutine. Empêcher que les Houthis aggravent, contre l’Arabie saoudite, la pénurie et la cherté des carburants. Et la Constitution ne lui imposait pas de demander l’accord de l’Assemblée nationale : Jean-Luc Mélenchon a mal lu l’article 35 !

Il serait absurde de prétendre que toutes ces démarches méritent des éloges et qu’elles vont aboutir. On connaît bien l’état de la France et son influence réelle, mais peu importe. Cela ne justifie pas l’allégresse avec laquelle beaucoup versent dans une forme d’extrémisme, aussi bien dans la pensée – il n’accomplit rien, il fait tout mal – que dans l’expression – il est nul !

Sur le plan intérieur, comment, de bonne foi, ose-t-on alléguer que, lors de son récent entretien avec Caroline Roux et Gilles Bouleau, il est demeuré « sourd à la colère », alors qu’il a seulement fait valoir que les circonstances internationales pesaient lourdement et qu’elles ne dépendaient pas de notre pays ?

Une écoute attentive des échanges, sauf à préjuger qu’Emmanuel Macron aurait toujours tort et serait par principe coupable, faisait apparaître un président cherchant à argumenter et à convaincre, notamment sur l’ampleur du déficit, dû en partie au « quoi qu’il en coûte », dont il a rappelé que tous les responsables politiques l’avaient alors approuvé.

Pour le futur budget, Emmanuel Macron voudrait, à juste titre, qu’on accélérât, mais le Premier ministre « temporise ». Qui s’en soucie ? Qui en créditera le président, depuis cette funeste dissolution qui ne cesse d’engendrer ses effets délétères ?

Qu’on discute ses points de vue, qu’on doute des actions qu’il mène et qu’il exaspère au plus haut point beaucoup de ses concitoyens constituent des données dont, à l’évidence, il tient compte et qui ne favorisent pas ses entreprises : cela va de soi. Mais plus choquante encore est cette propension, chez certains, à souhaiter la faute et à presque se réjouir de ses efforts non couronnés de succès. Comme s’il ne représentait pas la France, pour quelques mois encore, jusqu’au bout de son second mandat.

Il a droit à une justice et à une équité immédiates. Au lieu d’attendre qu’elles lui adviennent, comme c’est la règle avec tous les présidents, après leur départ.

Il est d’ailleurs étonnant que ceux qui jugent si sévèrement cette présidence ne songent guère à la comparer par avance à celles qui lui succéderont. Est-on si sûr de gagner au change ?

Il me semble qu’une interrogation fondamentale mérite d’être formulée sur cette monarchie républicaine qui donne beaucoup de pouvoirs, en majesté et en solitude, au président de la République, et sur la réalité du traitement qui lui est quotidiennement infligé. D’un côté, un impérium démocratique ; de l’autre, une totale banalisation, et souvent une dérision, de la fonction et de celui qui l’incarne.

Pour ma part, je n’ai pas besoin de le maltraiter civiquement pour me féliciter de son départ.

Sans déborder d’illusions.

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Voir les Commentaires (52)
  1. @ Serge HIREL
    « Il vous est interdit d’écrire qu’il est mon parti [le RN] sans en avoir la preuve. Cela relève de la diffamation »

    Je vous présente mes excuses, Monsieur.

  2. @ RR le 1er octobre

    Vous avez parfaitement le droit de traiter le RN de tous les noms — dans votre cas, cependant, cela relève d’un usage abusif de la liberté d’expression —, mais il vous est interdit d’écrire qu’il est mon parti sans en avoir la preuve. Cela relève de la diffamation puisque, le qualifiant d’un terme déshonorant, vous portez atteinte à l’honneur de ses membres, réels ou supposés par vous.
    JaS est un blog sérieux… et non une fosse d’aisances.

  3. On voudrait me faire taire et on me fait la leçon sur la forme pour éviter de toucher le fond de ses propres contradictions.
    Vanité des vanités…

  4. @ Serge HIREL

    C’est vrai, Aliocha aurait dû éviter l’emploi du « on ». Il n’en reste pas moins que vous ne vous êtes pas gêné pour me faire la leçon à propos d’un de mes commentaires sur votre parti de m… qu’est le RN. Alors soyez un peu plus modeste et laissez les autres s’exprimer comme ils le souhaitent.

  5. @ Aliocha le 30 septembre
    « On ne peut que regretter qu’il [Macron] n’ait pas été entendu. »

    De quelle autorité êtes-vous le détenteur pour disposer ainsi de ma liberté d’opinion ? Ce « on » n’est pas de mise dans un sermon – nébuleux il est vrai – sur la félicité qu’offrirait un monde dans lequel chacun respecterait l’autre.
    Commencez donc par appliquer à vous-même vos tables de la loi… et cessez de prêcher l’utopie.

    P.-S. : Ceci n’est bien sûr qu’un souhait… puisque nul ne peut contester votre droit de raconter n’importe quoi.

  6. @ Michel Deluré le 30 septembre 2026
    « Ce n’est pas parce que la classe politique n’est pas à l’abri d’avoir tort que les citoyens, eux, sont assurés d’avoir toujours raison. »

    Exactement.
    La preuve étant qu’ils ont élu ces mauvais hommes politiques, le plus souvent suite à une opération de « marketing » appuyée par le pouvoir médiatique…

  7. Que M. Macron digresse à Madrid sur le chahut lycéen français met mal à l’aise, même si on sait qu’il ne s’applique pas la règle de contention de ses émotions. Le micro l’aspire !

    Mais le voyage prend un camouflet inattendu avec le refus, la veille, du Sénat espagnol de ratifier le traité d’amitié franco-espagnol.

    La raison en serait l’invitation d’un ministre de l’autre tous les trois mois chez l’un, lors des conseils des ministres à Madrid et à Paris. Le PP majoritaire y voit une intrusion plus qu’une invitation à écouter. C’est aussi une dispute intérieure, mais ça la fout mal.

    Il a fallu réécrire les discours.

  8. Pardon, cher Jérôme, mais vous confirmez votre inconscience en refusant de vous reconnaître persécuteur pour prêter à notre système, qui est encore sacrificiel malgré les fulgurances de la révélation évangélique, votre propre violence.

    Je n’ai aucune admiration béate pour le président et reconnais tous ses défauts comme ses échecs, même si je refuse de m’associer à l’hallali qui ne sait que reproduire ce qu’il dénonce.

    Je lui sais gré d’avoir tenté – et réussi – de formuler ce que le référendum de 2005 avait effectivement détruit, quand Chirac a joué l’Europe au bonneteau de ses échecs nationaux : la nécessité impérieuse pour le continent d’échafauder les institutions de la réconciliation, fondées sur la conscience historique qu’il n’y a plus de domination possible après les désastres coloniaux.

    Tout le monde, vous en tête, à l’intérieur du pays comme à l’international, lui a tourné le dos, alors que ce discours reste une prémonition, à l’heure où l’Europe se vautre dans les retours nationalistes, chacun choisissant de se soumettre, qui aux Chinois, qui aux barons de la Tech, eux aussi alignés sur la croyance que la liberté n’est pas compatible avec la démocratie.

    Il est donc temps, pour ceux qui ne sont rien comme pour ceux qui sont tout, de prendre conscience, en ce hall de gare européen, dans la plus parfaite égalité — comme l’avait indiqué le président, ici comme toujours mal compris et vilipendé pour cela —, que chacun est invité librement à se mobiliser pour enfin se réconcilier et construire le seul avenir viable pour l’humanité, quelles que soient ses différences et dans le respect de chacun.

    On ne peut que regretter qu’il n’ait pas été entendu.

  9. Michel Deluré

    @ Exilé 29/09/2026

    Si je n’ai, que je sache, jamais pour ma part « bêlé en chœur », notamment sur ce blog, pour vanter les compétences d’EM et si j’ai, au contraire, souvent exprimé mon désaccord avec sa politique, il n’y a cependant rien de honteux à prétendre que toutes ses actions ne sont pas pour autant, parce que c’est lui, à verser systématiquement au passif de son bilan. Il en fut d’ailleurs ainsi du jugement porté sur tous ses prédécesseurs et il en sera de même, sans aucun doute, de celui porté sur ses successeurs. L’histoire est là pour nous en apporter la preuve et le futur le confirmera.

    Lorsque, dans mon commentaire auquel vous faites référence, j’associe « politiques et citoyens », cela signifie que je ne suis pas de ceux qui ne voient dans la sphère politique que des charlatans, des incompétents, des corrompus, des cupides — il en existe sans nul doute, et sur la totalité de l’éventail politique — face à une sphère citoyenne qui, elle, ne serait constituée que de naïfs, d’imbéciles, de candides, incapables de toute rationalité, toujours prêts à avaler la moindre couleuvre.

    Ce n’est pas parce que la classe politique n’est pas à l’abri d’avoir tort que les citoyens, eux, sont assurés d’avoir toujours raison.

  10. Le désir d’Europe de Kadyrov ne vient pas d’une aspiration à la « démocratie », la concorde entre les peuples, une harmonie ou une meilleure gestion de… on ne sait quoi, mais de la volonté d’éloigner les citoyens de tout ce qui pourrait s’apparenter de près ou de loin à la possibilité d’influencer les politiques choisies par la caste dirigeante que les serviles européanistes servent avec déférence et dont notre Kadyrov national est l’un des principaux et indignes représentants.

    Prenons l’exemple du Mercosur, une majorité de députés européens, censés représenter le peuple, y était opposée, la Commission l’a quand même signé. Et les gesticulations théâtrales censées faire croire aux Français que nous y étions — l’exécutif — opposés n’étaient que… des gesticulations théâtrales auxquelles ne croient que les neuneus.

    Contrairement à ce que vous pensez, cher Aliocha, nous sommes beaucoup à aimer l’idée de relations adoucies entre pays, personnes… L’Europe, l’idée de créer une communauté de membres avec chacun leurs particularités, ne rebute pas la majorité des gens. L’Europe que vous vendez et que vend Kadyrov est un Moloch, un broyeur, inhumain, dédié à l’enrichissement des plus riches et à l’asservissement des peuples.

    Les gens dont vous êtes l’agent n’ont pas un échantillon sur eux des raisons pour lesquelles vous nous demandez un ralliement, l’humanisme, la considération…

    La Constitution contre laquelle nous sommes nombreux à avoir voté non permet ce dysfonctionnement tyrannique.

    Ceux qui, sur le sujet, jouent les sages la justifiant sont des Pinocchios. Aucun individu n’est capable de lire et décortiquer ce texte, qu’à l’époque j’ai pris la peine de télécharger en version avec annexes sur le site Robert Schuman, 350/400 pages, de mémoire, des articles de loi qui renvoient à des articles de loi existants, eux-mêmes renvoyant… renvoyant… un travail impossible à tenir si l’on n’avait pas trois ans, et je suis gentil, à temps plein devant soi et le bagage nécessaire à la compréhension de l’ensemble des domaines abordés. Une arnaque. Quand on me demande mon avis, il est nécessaire de me fournir les éléments me permettant de le donner de façon éclairée. Sinon, c’est de l’embrouille. Kaa dans Le Livre de la jungle. Aie confiance… pour mieux te dévorer.

    Une fois approuvée sans la capacité d’en estimer le contenu, le dialogue est tout vu :
    — Mais pourquoi protestez-vous, vous avez dit oui.
    — Ben je vous faisais confiance, vos arguments positifs…
    — Vous l’avez lu tout de même (impossible, et, sous-entendu, vous êtes vraiment idiot).

    Je suis, pour ce monsieur dont vous faites une victime émissaire qu’il n’est pas, ce qui montre votre incompréhension de vos lectures, un contempteur pour d’excellentes raisons.

    Votre incompréhension vous fait utiliser un artifice rhétorique qui ne convainc que vous, à savoir : nous sacrifierions cet individu dans un mécanisme victimaire sans nous rendre compte de l’inutilité, la nocivité de ce que vous considérez comme un sacrifice.

    Vous êtes un admirateur béat. Je ne sacrifie personne. Je n’en veux aucun. Le vote que l’on nous propose ne renferme rien qui différencie les uns et les autres sur le plan politique. Nous sommes dans un TGV qui va dans une direction unique. Le vote ne concerne que le choix du conducteur qui suivra les rails quoi qu’il arrive.

    De Bardella à Mélenchon, ce sont des clones arrivistes qui se gavent sur la bête, nous, et ne sont pas près de lâcher. L’extrême centre est emblématique de cette prébende organisée par ces représentants de la nat… euh, d’eux-mêmes, champions de la corruption institutionnalisée, légalisée. Cédric O et Mistral AI, Flam, Lenica et les masques, Ferrand et les Mutuelles de Bretagne…

    Je fais partie de ceux qui ne sont rien, et quand je regarde ceux qui se croient tout, j’en suis très heureux.

  11. Qui ne sait pas qu’avoir un bouc émissaire, c’est ne pas savoir qu’on l’a, qui ?
    Cela explique pourtant pourquoi les nostalgiques de l’Ancien Régime sont aussi régicides que les révolutionnaires, où que racisme, islamophobie, antisémitisme, sont terrorismes de même nature.
    C’est l’occasion de rendre hommage à Haïm Korsia, notre si grand rabbinou de France.

  12. @ Michel Deluré le 29 septembre 2026
    « Que politiques, mais aussi citoyens, continuent à fermer les yeux sur ces alertes et suivent leurs petites routines immuables, comme si tout allait parfaitement bien, voilà qui serait déraisonnable et hautement coupable. »

    Mais qui, avant chaque élection, a bêlé en chœur, y compris sur ce blog : « Il est compétent, il est compétent ! », en reprenant le slogan forgé par sa claque médiatique ?

    Qui a démantelé l’industrie française et vendu ses joyaux à l’étranger, y compris dans des secteurs stratégiques, qui ?

    Qui est en train de détruire le commerce en France, qui ?

    Qui a quasiment remis les clés de l’électricité nucléaire française à l’UE, à l’instigation d’une Allemagne jalouse, ce qui va nous coûter « un pognon de dingue » cet hiver sans pour autant nous éviter de grelotter, qui ?

    Qui a poussé les cabris français à réclamer, en sautant sur leur siège, des sanctions contre la Russie, dont le gaz et le pétrole vont sérieusement nous manquer aussi, qui ?

    Qui a livré l’agriculture française à des irresponsables qui harcèlent nos paysans avec des normes stupides et les font crouler sous les taxes, les forçant ainsi à se suicider, qui ?

    Qui, alors que l’on évoque la possibilité de demander aux retraités de « faire des efforts » (en français : cracher tout ce qui leur reste au bassinet), a jeté des milliards à la volée dans l’insondable corruption ukrainienne pour que le « bataillon Monaco » puisse s’équiper en yachts performants, qui ?

    Qui, jouant au Matamore devant M. Poutine, s’aplatit devant M. Tebboune, qui humilie notre pays en l’inondant de ceux de ses ressortissants qui sont loin d’être les meilleurs et qu’il refuse de reprendre après que leurs forfaits se sont concrétisés par des OQTF, qui ?

    Qui a laissé l’école produire une armée de bonnets d’âne, qui ?

    Qui, à l’instar de la Grèce avant sa faillite, a financé des Jeux olympiques pharaoniques et de mauvais goût, qui ?

    Qui, au nom d’une idéologie mortifère, insiste lourdement pour envoyer précocement les plus anciens ad patres, qui ?

    À part ça, tout va bien…

  13. Michel Deluré

    « Il est d’ailleurs étonnant que ceux qui jugent si sévèrement cette présidence ne songent guère à la comparer par avance à celles qui lui succèderont. Est-on si sûr de gagner au change ? » (PB)

    Exercice bien délicat que de comparer ce qui est à l’état de réalité avec ce qui n’est qu’à l’état de virtualité. Une évidence cependant : gagner au change n’est nullement une assurance, loin de là, et y perdre peut aussi s’avérer une hypothèse parfaitement plausible. Il n’est ainsi qu’à comparer l’état plus que dégradé de la France d’aujourd’hui avec les programmes proposés pour remédier à cette situation pour comprendre que la partie est loin d’être gagnée d’avance et que nous ne sommes donc nullement à l’abri du pire.

    EM n’a évidemment pas tout faux sur toute la ligne, mais force est cependant de constater qu’au terme de ses deux quinquennats, nombre de clignotants se sont allumés sur le tableau de bord France. Que politiques, mais aussi citoyens, continuent à fermer les yeux sur ces alertes et suivent leurs petites routines immuables, comme si tout allait parfaitement bien, voilà qui serait déraisonnable et hautement coupable.

    L’évidence, c’est qu’aujourd’hui EM nous laisse un héritage pas des plus engageants, avec lequel il va bien falloir composer. Nous attendons par conséquent de ceux qui prétendent recevoir cet héritage, et qui nous intéressent maintenant plus que le président lui-même, qu’il s’en dégage un ou une qui fasse preuve de la lucidité, du sérieux, de la compétence et de l’expérience nécessaires pour faire naître en nous l’espérance, à défaut de l’assurance, que nous ne perdrons pas au change.

  14. @ Robert Marchenoir le 29 septembre 2026
    « C’est le contraire. Les « Palestiniens », c’est à dire les musulmans, ont « exporté le conflit » en Europe depuis… 652. Vingt ans seulement après la mort de Mahomet. »

    Ah ! Enfin quelqu’un qui a compris que l’actualité ne pouvait se comprendre qu’à la lumière du temps long…

  15. @ Robert Marchenoir le 29 septembre 2026
    « La France a envoyé son armée au Groenland pour dissuader les États-Unis de l’envahir. Et ça a marché. » 

    LOL, j’adore les gags de bon matin, ça me met de bonne humeur pour le restant de la journée. Çuilà vaut son pesant de cacahouètes.

    En effet, dès que les GI ont aperçu notre armada de pingouins et pingouines endimanchés, ils ont été pris de panique ; certains même se sont jetés à la (Allah) mer pour regagner les États-Unis à la (Allah) nage. Beaucoup ont survécu, mais sont toujours sous assistance respiratoire après ce traumatisme épouvantable que leur a fait subir notre 7e Cie de bébés phoques.

    Merci, cher Robert, pour ce bon moment matinal qui s’ajoute à la régalade des émeutes lycéennes que j’admire, bave aux lèvres de bonheur, à la (Allah) téloche : un plaisir de fin gourmet. La vraie France LFIslamiste du Führer Adolf Mélenchon et de son futur Premier ministrislamiste 2027, Racailloko, s’est enfin réveillée après ce week-end papal très tristounet, sans émeutes, sans incendies, sans violence, sans haine, trop blanc de souche, trop eSStrêêêmeuh drouaaaate, ben voyons !

    Le danger, c’est encore et toujours le RN, n’est-ce paaaaas ??? Le retour des uhlans, casques à pointe, sur la ligne plus très bleue des Vosges, because pollution, et, comme chacun sait, le RN « célérusses ». Fermez le ban (de morue).

    Sacré Jean-Marie ! S’il voyait ses prédictions se réaliser aujourd’hui en pire, et pour lesquelles il a été condamné, il bondirait de joie. Pour le moment, il n’arrête pas de se retourner dans sa tombe. Rendons grâce à ce vaillant tribun du FN que toute la racaillerie gauchiasse n’a pas réussi à faire taire.

    D’autres gags, cher Robert ? Merci d’avance, je suis très débordé : se rajoute le feuilleton Merdiapart anti-Bardella, l’homme qui tombe à pic avant les élections. Étrange, n’est-ce paaaaaaaas ?? Plenel, l’inquisiteur stalinien qui avait découvert les chambres de torture de Dominique Baudis ; LOL de LOL !

    Quelle poilade, comme dirait Giuseppe ! Ces avalanches d’attaques anti-RN par les merdias gauchiasses et toute la racaillerie des sportifs, comédiens, chanteurs n’ont pour effet que de le rendre encore et toujours plus populaire. Lycées en feu, Merdiapart : vais-je tenir la journée ? Mes abdos vont-ils encore craquer ?

  16. @ Robert Marchenoir
    « La seule façon de se préserver d’un peuple et d’une idéologie totalitaires, qu’il s’agisse de l’islam ou de la Russie, c’est de les combattre sans relâche. »

    Vraiment ?
    Cette façon qui semble renversante, vous la mettez en action en suivant quels critères précis ?
    Question purement rhétorique…

    Vous n’avez pas l’air de savoir que le monde est sorti de la sauvagerie animale pour se précipiter vers les délices de la cruauté illimitée, irréversible, que la technologie, toute la technologie, met entre ses mains…
    Et l’être le plus dénué de suite dans les idées, le plus inconséquent, le plus limité, le plus inconsistant, mais aussi le plus veule, le plus inculte et le plus pleurnichard s’imagine, comme vous, qu’il sera Dieu sur terre.

    C’est amusant !

    Votre vision du monde sent la caverne ; elle déploie autant de sottise que d’imprudence et, pour le grand malheur des Juifs dont vous prétendez être le défenseur, répand une dislocation qui brise le plus précieux des alliages : l’unité de l’espèce. Spes unica !

    Vous ne voyez pas que le feu que vous attisez sous les vents tournoyants ne fera pas le tri. Vous faites preuve d’une arrogance délétère.

    Mais les derniers seront les premiers, comme toujours…

  17. Tous ceux qui accusent autrui d’être le diable témoignent qu’ils sont possédés par lui.

    L’esprit de domination colonial, comme le dit exactement Marchenoir, a lui aussi exporté la haine, la guerre, la torture, le pillage, le meurtre, l’esclavage, l’impérialisme et le totalitarisme, pour finir par l’horreur absolue de la Shoah, qui motiva la création de l’État d’Israël, indispensable protection du peuple juif assassiné.

    Saurons-nous tirer les enseignements de cette réalité historique qui provoqua la chute européenne, avec pour conséquences la domination de nouveaux empires comme l’émergence de l’esprit européen de réconciliation ?

    On cesserait peut-être alors de se déchaîner contre Macron, qui répète, avec la France depuis 1967, que la sécurité d’Israël ne sera garantie que par le bien-être du peuple palestinien.

    On éviterait alors, en compagnie des islamistes qu’on dénonce, d’importer le conflit, témoignant ainsi qu’on est aussi contaminé par la violence que ceux contre lesquels on prétend se défendre, alors qu’on est réduit par le malin à se confondre avec eux ; et que le seul objectif est la prise de conscience qu’on ne se libérera du mal qu’en construisant la réconciliation, définition du « en même temps », quand chacun reconnaît qu’il est vain de vouloir dominer, car l’esprit de domination ne mène qu’à la destruction mutuelle.

    Macron n’a rien réussi, si ce n’est d’incarner cette réalité que les Français s’échinent à nier.

    « La force s’accomplit dans la faiblesse », dit le texte, permettant de s’en corriger, indiquant que tendre l’autre joue ne signifie sûrement pas ne pas se défendre, mais s’appliquer à soi-même l’exigence suprême de l’Esprit de réconciliation, seul à même d’échapper aux tenailles du malin, alors confondu par le regard amoureux, celui qui voit tout et est donc à même de détruire tout ce qui est fondé sur le mensonge, grâce à l’épée du Verbe souverain, protection de justice sur le chemin véritable d’une vie alors envisagée comme éternelle et durable.

    Merci, président, d’avoir tenté de proposer une autre alternative que d’avoir le choix entre devenir chinois ou chinois.

  18. Patrice Charoulet

    Eh oui, cher Philippe Bilger !
    Après cinq ans de Le Pen fille, on regrettera le président précédent.

  19. Robert Marchenoir

    Je me contenterai de relever deux choses qu’il faut mettre à l’actif d’Emmanuel Macron.

    Tout d’abord, l’invitation à tous les chefs de parti à prendre connaissance des informations des services de renseignement sur la guerre menée par la Russie contre l’Europe.

    Ensuite, la défense militaire et diplomatique du Groenland, aux côtés de nos alliés, contre les velléités de conquête du Poutine de la Maison Blanche. Oui, ça ne figure peut-être pas très haut dans les obsessions des Français, mais ça compte. La France a envoyé son armée au Groenland pour dissuader les États-Unis de l’envahir. Et ça a marché.

    L’action diplomatique qui a découlé de cette démonstration de force est un succès éclatant. Donald Trump a complètement été berné. Ivre de son narcissisme, il a été très facile à manipuler dès lors qu’on a commencé par lui latter la figure au lieu de s’aplatir devant lui.

    Les Européens l’ont laissé publier un communiqué triomphaliste où il se vantait d’une victoire inexistante, alors que le résultat des longues et discrètes négociations était à l’opposé. L’Europe a obtenu ce qu’elle voulait, c’est à dire la garantie de la souveraineté du Groenland et de l’appartenance de ce territoire au Danemark. Et l’accord qui a été signé se contente de reprendre celui qui était en vigueur avant l’élection du clown orange, depuis… 1951.

    Avec quelques améliorations marginales, qui vont dans le sens des intérêts américains mais aussi européens. De plus, cet accord renforce l’implication des États-Unis dans l’OTAN, à un moment où les Européens peuvent, à bon droit, être inquiets des menaces de Washington de s’en retirer.

    En fait, la facilité avec laquelle il a été possible de manipuler Donald Trump dans cette affaire est effrayante. Mais pour l’instant, et sur ce point, elle sert nos intérêts.

    Je mentionnerai aussi un acte qu’il faut mettre au passif du président français : la reconnaissance de l’État de Palestine, continuation de l’imbécile politique arabe de la Frônce due au funeste général de Gôl. Une fois de plus, on croit malin, sous couvert d’un faux équilibre, de s’en prendre à Israël et de flatter les « Palestiniens ».

    On se demande bien ce que la France a « reconnu », puisque la « Palestine » n’a ni territoire, ni ethnie constitutive, ni constitution, ni gouvernement, ni chef de gouvernement.

    De plus, on aimerait savoir depuis quand la diplomatie consiste à donner des trucs sans rien exiger en retour. D’évidence, une carte maîtresse comme la reconnaissance de la « Palestine » par la France n’aurait dû être cédée qu’en échange d’une série de concessions fondamentales : reconnaissance du droit d’Israël à exister, démilitarisation, emprisonnement des chefs terroristes, indemnisation des Israéliens pour les dommages de guerre, remboursement aux Européens des sommes hallucinantes qu’ils ont versées à fonds perdus aux « Palestiniens » depuis le début de cette histoire, reniement de leurs convictions les plus funestes par les leaders religieux…

    Surtout, il est idiot de donner à l’adversaire quelque chose qu’il ne réclame pas. Les « Palestiniens » sont précisément ceux qui refusent, depuis toujours, une solution à deux États. On ne compte plus le nombre d’accords qu’ils ont rejetés depuis 1947, tous plus déséquilibrés les uns que les autres en leur faveur.

    Emmanuel Macron est ignorant de cette réalité historique toute simple, qui explique la totalité du « conflit israélo-palestinien » : la « solution à deux États » a déjà été mise en place depuis… 1922, date à laquelle la Société des Nations a exclu les Juifs de la plus grande partie du territoire palestinien sous mandat britannique, en concédant la Jordanie actuelle aux Arabes. Solution « perfectionnée » en 1947 par les Nations Unies, qui ont encore davantage réduit le territoire concédé aux Juifs en partageant la parcelle restante en deux moitiés égales.

    Les Arabes ont refusé cet État qui leur attribuait pourtant la quasi-totalité de la Palestine, et déclenché une guerre civile contre les Juifs. En 1948, Israël a proclamé son indépendance sur le territoire minuscule attribué par l’ONU. Et les armées arabes ont déclenché la guerre contre Israël. Guerre qu’elles ont perdue.

    Depuis le début du conflit, la « cause palestinienne » consiste, pour les Arabes, à effacer Israël de la carte pour récupérer cet ultime bout de territoire, et chasser du Moyen-Orient les derniers Juifs qui s’y trouvent.

    Le peuple palestinien n’existe pas. Ceux qu’on désigne sous ce nom sont simplement les Arabes présents en Palestine avant la création d’Israël. La « cause palestinienne » n’est autre que le djihad musulman millénaire, qui voue aux Juifs une haine inextinguible et génocidaire prescrite par la religion mahométane.

    Le « peuple palestinien » a été inventé par les communistes soviétiques dans les années 1960, pour maquiller cet aspect religieux aux yeux des Occidentaux naïfs, manipuler leurs tendances gauchistes et mettre la force diabolique de l’islam au service du communisme international. Entreprise commencée au congrès de Bakou par Lénine en 1920. Que la Russie kaguébiste de Poutine poursuit aujourd’hui, en digne successeur d’Hitler qui, lui aussi, avait tenté de mettre l’islam au service de sa propre version du socialisme, en s’alliant au grand mufti de Jérusalem Amin al-Husseini, acteur important de la Shoah.

    Les abrutis pensent qu’il faut tout céder aux « Palestiniens » pour ne pas « importer le conflit en France ». C’est le contraire. Les « Palestiniens », c’est à dire les musulmans, ont « exporté le conflit » en Europe depuis… 652. Vingt ans seulement après la mort de Mahomet.

    Vingt ans après la création de la diabolique et fausse « religion » musulmane, celle-ci commençait déjà à « exporter » la haine, la guerre, la torture, le pillage, le meurtre, l’esclavage, l’impérialisme et le totalitarisme en direction de l’Europe. Cette agression ne s’est jamais arrêtée depuis. Elle a seulement connu des accalmies. L’exportation est devenue importation lorsque, grâce à l’immigration, l’armée musulmane a constitué, au XXe siècle, une tête de pont en Europe.

    La seule façon de se préserver d’un peuple et d’une idéologie totalitaires, qu’il s’agisse de l’islam ou de la Russie, c’est de les combattre sans relâche.

  20. @ sylvain

    Votre discours ne correspond pas du tout à la réalité de ce qu’est la pensée des dirigeants du RN. Si le RN gagne, c’est vous qui allez recevoir la douche froide, pas moi, parce que moi je sais à quoi m’en tenir.
    Et je peux vous dire que si vous escomptiez la moindre place, il suffirait qu’une personne de la direction du parti vous identifie ici, avec le message que vous avez posté, vous seriez grillé pour toujours (rassurez-vous, même si je connaissais votre identité et quand bien même vous m’avez affublé de qualificatifs peu élogieux, je ne vous dénoncerais jamais parce que moi je ne mange pas de ce pain-là).

  21. La question, donc, est de savoir si un hallali permettra d’effectuer les réformes que Macron proposait à raison et que le peuple français comme les élites européennes ont refusées, s’apercevant, mais un peu tard, qu’ils auraient mieux fait de l’écouter.

    Il n’est pas sûr que la réponse soit au fond de la piscine de rosé, ou du côté de la guerre civile que les séditieux de tous bords, qui n’ont jamais admis l’élection puis la réélection du président, ne cessent de désirer.

    Le millefeuille bureaucratique, tant qu’on pourra payer les retraites en prenant des crédits, a de beaux jours devant lui et la France, pourtant seule au monde à avoir les moyens de défendre une indépendance européenne proposée par son président, préfère s’en remettre à ses créanciers et perdre sa liberté.

    C’est un choix. Il est heureux que le président si décrié ait proposé une alternative, et fort dommageable qu’elle ait été refusée.

    Les révolutionnaires en charentaises ont donc désormais toute liberté de se soumettre aux Chinois, si un sursaut salutaire ne vient pas les réveiller.

    Après avoir dégusté leur président, ce qui n’aura aucun effet sur les réformes indispensables, il est à craindre qu’ils préfèrent s’entredévorer.

  22. @ Olivier Seutet le 28 septembre 2026
    « Emmanuel nous a fait somnoler, mais son propos terne était raisonnable. L’insupportable dans cette émission était l’attitude et les dires des deux journalistes, Caroline Roux et Gilles Bouleau : affligeante évidence de l’immense médiocrité de cette caste au service des préjugés et du conformisme. Ils ne pensaient qu’à interrompre le président sans souci de la logique de leurs bredouillis, mais avec la seule crainte de ne pas sembler être au service du pouvoir. »

    Excellent ! Elle, elle me file le trac, crispée sur son siège à vouloir intervenir, toujours en bascule, lui un gonfleur d’hélices aussi, interrompre, ne jamais poser les questions que nous nous posons devant l’écran. C’est du grand Zampano et rien d’autre, d’un conformisme sans vigueur. C’est aussi vide que l’emphase de Villepin, de la poussière.

  23. À noter que tous les commentateurs qui commencent leur message en reprenant le titre du billet de notre hôte s’arrêtent là… Aucune argumentation, pas la moindre énumération des réussites du Président… hormis Kardaillac, qui indique qu’« il aura été meilleur dans les affaires étrangères ». Là, on approche du burlesque le plus débridé. Il faudrait un Talleyrand ou un Couve pour redresser le Quai que Macron a dynamité et que Barrot achève.

  24. « Il est des lieux où souffle l’esprit. » Barrès (La Colline inspirée).
    Mais certains lieux peuvent être habités par une atmosphère particulière, rémanente, qui finit par envelopper tous les occupants successifs.
    Ainsi en est-il, peut-être, du palais de l’Élysée, qui abrita les amours de la Pompadour et de Louis XV.
    Ce dernier imprégna le Palais de sa fameuse devise : « Après moi le déluge. »

  25. @ Olivier Seutet le 28 septembre

    Dans un entretien en direct — qui n’est ni une conversation ni un débat —, ce ne sont pas les questions qui font la qualité, mais les réponses de la personnalité interrogée. Même si les questions sont stupides, fades, quelconques — ce qui n’était pas le cas, puisqu’elles reflétaient les attentes du Français lambda —, il est permis à l’interviewé de formuler des propos autres que des réponses convenues ou ternes à celles-ci.

    C’est d’ailleurs ce que Macron a fait plusieurs fois, par exemple en annonçant son « opération militaire spéciale » en Arabie saoudite. Que ces réponses hors sujet soient passionnantes ou soporifiques ne dépend que de celui qui les formule. Macron, sur ce point, a été égal à lui-même : provocateur, sûr de lui et quelque peu condescendant avec les deux journalistes…

    Il est vrai qu’il n’aurait pas eu ce ton face à Darius Rochebin, qui, lui, sait, d’un petit commentaire dit avec le sourire, éviter la domination de ce genre de personnage, même lorsqu’il est président de la République. Écoutez ou réécoutez donc l’entretien que lui a accordé Javier Milei, dont il a moqué plusieurs fois des propos quelque peu outranciers…

  26. Macron a réussi à mettre le feu dans tout le pays, chapeau !
    Il veut l’euthanasie de la France. La France doit disparaître.
    Le grand responsable : l’immigration criminelle arabo-africaine, terroriste, islamiste : le cancer de la France, bientôt en phase terminale.
    La France a besoin de soins intensifs.

    Mais Macron ne s’y collera pas, au contraire : il veut la destruction de notre pays, notre civilisation, notre race, notre culture, notre histoire pour y faire ce dont il rêve depuis longtemps : une colonie maghrébine, musulmane, islamiste. Et ses vœux semblent exaucés : toute la France subit une terreur sans précédent dans son histoire et personne ne pourra l’arrêter.

  27. @ Serge HIREL le 28 septembre 2026
    « Si la critique la plus volcanique est ici celle de sylvain, le soutien le plus amusant est celui d’Achille, qui juge la réussite de Macron à l’aune d’un critère quelque peu bizarre : le fait que personne à sa place n’aurait fait mieux que lui… Ce qui sous-entend néanmoins que faire mieux était possible… »

    Le mieux est l’ennemi du bien. Les exemples ne manquent pas à ce sujet, surtout en politique.
    Ceci étant, les Français attendent avec une certaine impatience celui (éventuellement celle) qui sera amené(e)à prendre la succession d’Emmanuel Macron. Il sera alors possible de comparer.

    À noter que le Général qui est glorifié aujourd’hui par le RN (qui fut pourtant le principal adversaire de J-M Le Pen) a été désavoué en 1969. Nul n’est parfait.
    Alors on attend maintenant de savoir qui fera mieux que lui. Je crains toutefois que nous soyons obligés d’attendre longtemps…

  28. @ Serge HIREL
    « … quitte à déplaire à une majorité des Français. »

    Je crois malheureusement que c’est ce qui attend le successeur ! Pour plaire à une majorité de Français, il faut leur accorder des prébendes. Personne ne s’est insurgé au moment du « quoi qu’il en coûte ». Certains se sont bien gobergés.
    Dire au Français qu’il faut qu’ils bossent plus et que l’Etat n’est pas là pour leur faire l’aumône, évidemment, ça ne leur plaira pas !
    Je crois malheureusement que c’est ce qui attend le successeur ! Pour plaire à une majorité de Français, il faut leur accorder des prébendes. Personne ne s’est insurgé au moment du « quoi qu’il en coûte ». Certains se sont bien gobergés.

    Dire aux Français qu’il faut qu’ils bossent plus et que l’État n’est pas là pour leur faire l’aumône, évidemment, ça ne leur plaira pas !

  29. Kadyrov n’aurait pas tout raté. À part mettre son costard de banquier tous les matins… Dans la mesure où il affirme ne jamais rien rater, ce sont toujours les autres, en imaginant qu’il y ait deux-trois bricoles positives sous ses quinquennats, ce n’est pas lui non plus, c’est les autres. J’ai cru lire un satisfecit sur le plan international, gasp, à part se rendre aussi ridicule que Trump, aussi guerrier (sans la même capacité de nuisance) qu’un Poutine, et avoir un entourage aussi corrompu que celui d’un Zelensky, je ne vois pas.

    Sa gestion du Covid, calamiteuse, la crise des Gilets jaunes, une violence provoquée par son sbire Lallement, ses couvertures de Match photoshopées, sa connivence avec la trafiquante Mimi Marchand, les conflits d’intérêts de ses très proches conseillers…

    Il fait tout ce qu’il peut pour provoquer les réactions russes afin de se faire passer pour un chef de guerre, ce qu’il n’est pas. Objectif : le pouvoir à tout prix. Il s’est entouré d’imbéciles pour paraître brillant, de faqueniouzeurs, Schiappa, N’Diaye, Grégoire… a une position ambiguë, floue — y aurait-il un loup ? — sur l’affaire Epstein. Bref, rien, il appartient à la catégorie de ceux qui se croient tout et ne sont rien.

    Il ne connaît rien au travail d’équipe. Quand vous vous tapez une paroi de 200 m en premier de cordée, vous montez la voie, assuré par le second de cordée sans lequel vous n’y allez pas et vous n’êtes pas grand-chose.

    C’est le produit de ceux qui l’ont mis là, il bat des ailes pour faire croire qu’il vole tout seul, c’est juste un hâbleur.

    Il ne laissera qu’incompétences, violences, prétentions, mépris.

  30. À quelques mois de la fin des deux baux de cinq ans accordés par les Français à un politicien qu’en 2017, ils ne connaissaient pas et qu’en 2022, ils ont réélu dans d’autres circonstances extraordinaires, il est normal que ceux-ci s’expriment sur son cas sans prendre de gants, qu’ils saluent son bilan ou l’estiment « nul ». Si la critique la plus volcanique est ici celle de sylvain, le soutien le plus amusant est celui d’Achille, qui juge la réussite de Macron à l’aune d’un critère quelque peu bizarre : le fait que personne à sa place n’aurait fait mieux que lui… Ce qui sous-entend néanmoins que faire mieux était possible…

    Pour ma part, il me semble que le bilan dressé par « Le JDNews » est incontestable… D’ailleurs, depuis lors, Macron n’a-t-il pas encore aggravé son poids en commettant ce que notre hôte, cette fois trop soucieux de mesure, appelle « une erreur » ? Non, cher Philippe ! Ce n’est pas une erreur. D’abord, parce qu’une telle bourde n’est pas permise au chef d’État de la plus petite des nations, encore moins à la tribune de l’ONU. Ensuite, parce qu’il a déjà tenu un même propos voici un an. Interrogé par CBS le 21 septembre 2025, il avait déclaré : « Le Hamas n’existe pas en Cisjordanie »… « Errare humanum est, perseverare diabolicum ».

    Le bilan du président sortant est, en tous domaines, catastrophique. Hormis Notre-Dame de Paris — encore faut-il ramener son action personnelle à ses justes proportions… —, il n’est pas un dossier où il n’y ait trace de sa volonté de n’en faire qu’à sa tête, quitte à creuser la dette, quitte à amoindrir l’aura du pays, quitte à déplaire à une majorité des Français.

    Ayant écouté et réécouté ses propos lors de l’entretien accordé à TF1 et à France 2, il ne me semble pas que l’analyse du « JDNews » — « Macron sourd à la colère » — soit choquante au point d’« être saisi d’effroi et d’indignation ». Elle est même factuelle. Au cours de cet entretien, n’a-t-il pas plusieurs fois reconnu qu’il n’avait pas convaincu les Français du bien-fondé de telle ou telle des réformes qu’il envisageait et qu’il a tenté d’imposer ? Jamais il n’a admis qu’ils avaient raison, qu’il aurait dû les écouter avant qu’ils ne descendent dans la rue. Bien sûr, non dit en ces termes, mais tellement évident, le propos était parfaitement clair : « Ils n’ont rien compris… » Ne pensez-vous pas, cher Philippe, que cette arrogance et ce mépris peuvent se traduire dans un titre par « sourd à la colère » ?

    Tout chef d’État conscient qu’il doit rassembler, apaiser, protéger le peuple aurait démissionné au soir des législatives de juillet 2024. On peut même dire que, si la Constitution ne lui imposait pas ce départ, son esprit l’y obligeait. Il a préféré continuer de croire qu’il régnerait… Le résultat est là : le gouvernement en est aux compromissions pour essayer d’obtenir l’indispensable : un budget 2027 construit pour être aisément bouleversé en mai prochain…

    Quant à l’autorité internationale du chef de l’État, elle s’amenuise de semaine en semaine, d’autant plus que les « grands de ce monde », déjà échaudés depuis longtemps par ses gesticulations, ont bien compris qu’avec 17 % d’opinions favorables, sa parole n’était plus celle des Français et qu’il était urgent d’attendre que ceux-ci retrouvent un chef respecté. Pourtant, nul ne sait si, devant l’inéluctable départ, le locataire de l’Élysée ne tentera pas une ultime manœuvre pour entrer dans l’Histoire. Son projet d’« opération militaire spéciale » en Arabie saoudite ne me dit rien qui vaille.

    Le pire est qu’aujourd’hui, la solution de sa démission illico presto — par exemple si Lecornu était censuré — n’est plus envisageable. Elle mettrait le pays dans une situation inextricable, conduisant nécessairement à la tutelle du FMI.

    Pauvre France, qui, début 2017, pouvait tout espérer du scrutin présidentiel et qui, aujourd’hui, est inquiète, voire effrayée, en tout cas en colère contre un président qui a tout raté.

  31. @ sylvain

    Je serais jaloux de Bardella ? Mais vous êtes complétement fou !
    Bardella une star ? Star de quoi ? Dans votre délire, vous allez bientôt peut-être nous sortir que Bardella est un nouveau Paul Newman ? Je le répète, vous êtes fou. Bonne br….tte.

  32. @ Giuseppe le 28 septembre 2026
    « On nous bassine avec « faire entendre sa voix », quand on n’a plus un rond, endettés jusqu’au cou, on ne peut rien faire que soigner cette désespérance… » 

    Mais lorsque, sans trop d’illusions sur la qualité de la « démocratie » supposée régner en France, nous tentons de « faire entendre notre voix » de façon pacifique, sans agresser personne, sans rien casser et en respectant les lois, y compris quand elles sont très loin d’être justes, c’est pour apprendre, comme en 2005, que notre voix aura été jetée à la poubelle comme celle de millions d’autres parce qu’elle n’est pas conforme à celle attendue par les nouveaux tyrans, grands manipulateurs et grands menteurs qui se croient tout permis et qui, en plus, se moquent du monde en nous abreuvant de leçons sur leur « morale républicaine » à géométrie variable.

  33. Olivier Seutet

    Emmanuel nous a fait somnoler, mais son propos terne était raisonnable. L’insupportable dans cette émission était l’attitude et les dires des deux journalistes, Caroline Roux et Gilles Bouleau : affligeante évidence de l’immense médiocrité de cette caste au service des préjugés et du conformisme. Ils ne pensaient qu’à interrompre le président sans souci de la logique de leurs bredouillis, mais avec la seule crainte de ne pas sembler être au service du pouvoir. Ils n’ont pas pensé à poser des questions essentielles si la guerre s’approche, pour savoir où nous en sommes de notre préparation militaire, de la conviction de tous : « La France, combien de drones et de munitions en stock et surtout en commande ? », « Quel est le moral des Ukrainiens au vu des chamboulements dans l’état-major et, de plus, de l’exil de beaucoup de jeunes ? ». Ils ont préféré se réfugier dans la démagogie franchouillarde : « Et une guerre, ça va pas coûter trop cher aux Français asphyxiés par le prix du gazole ? », « Et d’ailleurs, pourquoi vous ne faites pas baisser ce prix du gazole ? », « Et pourquoi vous ne faites pas payer Total qui fait des profits ? » et « Jusqu’à quand le détroit d’Ormuz va-t-il être fermé ? »

    Un service public (au moins Roux et sa nomenklatura), et des cartes de journalistes pour inventer un tel enfilage de bêtises ?

  34. Non, Emmanuel Macron n’a pas tout faux, mais il s’est largement planté sur ce qui importe à la nation (indépendance, sécurité, finances, santé, éducation…) et il ne se cache même plus d’être à la botte de la Commission européenne.

    Ce type, malgré ses grands airs qui irritent, aura, dans les faits, été un larbin de première grandeur : fort avec les faibles, faible avec les forts… Il n’est pas le premier dans ce cas et il est à craindre qu’il ne soit pas le dernier, à voir les candidats à la présidentielle, mais ça ne l’exonère en rien d’un bilan calamiteux.

  35. @ sylvain
    « Cette immigration d’origine musulmane est une ligne directrice de la politique de Macron […] pour laisser le champ libre au communautarisme musulman et pour la criminalisation de la critique de l’islam. »

    Attention à vos propos, ils risquent de déplaire à « Marine » et à ses amis mahorais. Il ne faudrait pas que Loulou La Purge en prenne connaissance.

  36. Macron, c’est un peu l’histoire de la rage et du chien, et en plus, facile à dénigrer par son comportement primesautier.

    Dans la mesure où il sort du jeu dans huit mois, on peut se laisser un peu de temps avant de passer le bilan aux commissaires aux comptes politiques.

    Il n’a pas tout foiré, loin de là, mais il a le don assez rare d’agacer par son aplomb à contretemps. Comme Chirac, il aura été meilleur dans les affaires étrangères, qui sont le refuge des chefs en échec sur le plan intérieur.

    Son passif n’exonère pas la classe politique de son impuissance à saisir le pouvoir que lui confère naturellement la démocratie.
    De la gueule, que de la gueule !
    À vomir !

  37. En fait, c’est à désespérer de la politique, des politiques, ils sont nuls et l’autre Gégé qui ne représente en rien le pays et l’archipel qui le compose, à nouveau au Sénat… C’est du n’importe quoi, pas un depuis des décennies, ils nous ont mis le pays à sac.

    On nous bassine avec « faire entendre sa voix », quand on n’a plus un rond, endettés jusqu’au cou, on ne peut rien faire que soigner cette désespérance… Mais avec qui et avec quoi ? On nous parle d’un philosophe de bazar, un président qui devait refaire le monde et que reste-t-il de nos rêves ? Des dettes, de la misère comme jamais avec nos 10 000 000 de pauvres ! « Notre voix porte ! », mais quelle poilade, des taxes et impôts qui tombent comme à Gravelotte et ça continue.

    Le Dodu a encore sauvé son poste, sa gamelle, et ça continue de plus belle. Assez ! On en a assez ! On en a soupé de toujours les mêmes, les mêmes qui nous vendent la peau de l’ours sans l’avoir tué, menteurs, lâches et sans un kopeck, plus rien n’est à espérer puisque, dans le meilleur des cas, il faudra des années pour redresser le pays et les comptes.

    Ils ont été nuls, et le courage en moins, c’est à pleurer, à vomir et à mourir de rire.

    Gégé, Pépère, Ségo pour une France éternelle et maintenant Marine et Jordy pour faire les additions, c’est ça… à mourir de rire et de pleurer sur un avenir avec des billes qui n’ont rien changé et j’oubliais le champion qui nous a coûté un bras et dont on nous bassine d’un discours dont le Général se marrerait devant autant de pusillanimité ! Mais qu’ont-ils produit enfin, tous ces types ? RIEN !

    Allez, sur ce coup, je vais me faire une partie de manivelles, au moins là je rêve à des exploits que j’ai gardés. Avec ces politiques, c’est la misère d’un pays qu’ils nous ont mise en guise de panorama, ça n’empêchera pas Gégé de se vautrer à nouveau dans ce monde hors-sol tendu de soieries et de mets délicieux. De la folie douce, que ce monde construit depuis des années, et nous apprendre à vivre pauvres de leurs errances multipliées et renouvelées avec application comme si nous n’existions plus.

  38. « J’ai dit boulot, pas bulot, comme votre ami Poutou. »

    Poutou est un travailleur (qu’on partage ou pas ses idées et moi je ne partage pas ses positions immigrationistes), on ne peut le nier et ça c’est respectable. Le RN est un nid d’assistés de la politique qui vivent aux frais des contribuables, et ça, ce n’est pas respectable. Il est vrai qu’un bon à rien comme Bardella, on ne voit pas ce qu’il pourrait faire d’autre. Vivement qu’on balaie tous ces parasites.

    1. Ne soyez pas jaloux de Bardella, c’est une star qui brille au firmament et qui vous toise de son mépris compatissant, vous, les crapauds losers, tocards, puants et gluants, pataugeant dans vos fientes nauséabondes.

  39. « Emmanuel Macron n’a pas tout faux… » (PB)

    Avant de porter un avis définitif sur cette affirmation, rappelons à tous que, si l’addiction à l’herbe à Nicot nuit à la santé, il en va de même pour celle aux productions toxiques des médias stipendiés par le Régime, qui altèrent gravement les capacités de jugement et l’exercice d’un esprit critique sain…

  40. Titre : « Le pape, pari gagné », ce matin le titre a changé : « RN, pari gagné ! » Alléluia !
    Bravo à Bardy et à ses troupes, très bon boulot qui va mettre en rage les tocards losers d’une gauche rageuse, haineuse, jalouse de cette performance historique. Et bien entendu, j’ai une pensée émue pour notre ami Giuseppe qui rue de colère dans sa palombière.

  41. Il semble qu’Emmanuel Macron ait compris une chose, c’est que ça a ruiné le pays de ne pas résister aux demandes des oppositions.

    Le chéquier a été rangé.

    Macron a compris qu’une baisse des taxes sur les carburants pour pallier des prix élevés ne pourra jamais être rétablie sans courir le risque de grands mouvements sociaux ; et donc il laisse les choses telles qu’elles sont.

    Je ne peux pas lui reprocher cette lucidité qu’il a mis du temps à avoir. Imaginez s’il parlait de rétablir le taux de TVA sur la restauration…

    La baisse de TVA sur les carburants ne fera pas baisser les prix sur la durée et augmentera à terme les marges des distributeurs.

    Il est à noter que certains veulent un carburant à 1,70 € le litre alors que les Gilets jaunes sont apparus quand le litre est passé à 1,60 €.

    Quand le détroit d’Ormuz sera rouvert, que l’économie aura été ralentie et que le prix du pétrole chutera, qu’en sera-t-il des prix à la pompe et du cours de l’action Total ? Faudra-t-il indemniser les actionnaires pour la perte de valeur si ces derniers se plaignent ?

    En France, les baisses temporaires de TVA ne sont pas une bonne idée, malgré la grogne, puisque, quand il faut rétablir la situation initiale, ça conteste. Sans le formuler, il semble qu’Emmanuel Macron l’ait compris et c’est aussi ce genre de décisions impopulaires mais lucides qu’on attend d’un responsable politique… quoi qu’il en coûte.

  42. L’islamisme macronien, le macronislamisme.

    Macron aura tout fait pour déconstruire la France et la rendre plus fragile en accélérant l’invasion venue d’Afrique, qui n’apporte que des souffrances et une insécurité chronique au peuple de France.

    Cette immigration d’origine musulmane est une ligne directrice de la politique de Macron, qui a été de déblayer juridiquement au maximum le terrain pour rendre impossible la maîtrise de l’immigration, pour laisser le champ libre au communautarisme musulman et pour la criminalisation de la critique de l’islam.

    Autrement dit, pour interdire tout ce qui serait susceptible d’être réellement efficace dans la lutte contre l’islamisme…

    Et il a gagné sur tous les tableaux, chapeau l’artiste !

    Peuple maso et cocu qui mérite son sort, et un troisième mandat de leur bourreau.

  43. @ Marc Ghinsberg le 27 septembre 2026
    « Dans un paysage où le Macron bashing tient lieu de ligne éditoriale »

    S’il s’est plaint d’être victime d’une forme de « bashing », pourquoi a-t-il donc brigué un second mandat en 2022 ?
    Faut-il comprendre que son profil psychiatrique déjà décrit par certains spécialistes comme celui d’un pervers narcissique, serait doublé de celui d’un masochiste ?
    Pas de quoi nous rassurer.

  44. « Il est d’ailleurs étonnant que ceux qui jugent si sévèrement cette présidence ne songent guère à la comparer par avance à celles qui lui succéderont. Est-on si sûr de gagner au change ? » (PB)

    Nous sommes en période pré-électorale et donc le Macron-bashing bat son plein dans les médias d’opinion : JDD, Valeurs actuelles, Europe 1 et bien sûr CNews, le navire amiral de la sphère Bolloré, avec en tête de gondole l’émission « L’Heure des pros », animée par l’incontournable Pascal Praud et son clone (ou son clown) Eliot Deval, mais aussi l’émission « 100 % Frontière », présentée par un Gauthier Le Bret au bord de l’hystérie quand il ne se vautre pas carrément dans l’insulte. Ce type est un grand malade !

    Emmanuel Macron est d’abord victime de l’usure du pouvoir qu’ont bien connue ses prédécesseurs. Il a dû, par ailleurs, affronter de nombreux conflits internationaux qui subsistent encore aujourd’hui : guerre Russie-Ukraine, conflit Israël-Palestine, et maintenant États-Unis-Iran concernant le détroit d’Ormuz (que Donald Trump affirmait régler en quinze jours).

    Ajoutons à cela la révolte des Gilets jaunes, la pandémie de la Covid-19, qui sont autant de facteurs ayant contribué à l’aggravation de la dette dont les opposants du président ne cessent de nous rebattre les oreilles.

    Je pense que l’on ne pourra véritablement faire le bilan des dix années d’Emmanuel Macron à l’Élysée que dans quelques années, notamment après avoir vu ce dont son ou sa successeur(e) aura été capable.

    Ainsi que le fait remarquer fort justement notre hôte, pas sûr que les Français gagnent au change…

  45. Marc Ghinsberg

    Il faut un certain courage pour écrire ce billet. Dans un paysage où le Macron bashing tient lieu de ligne éditoriale, et où la bollosphère en a fait un exercice quotidien, sans mesure ni scrupule, vous rappelez une évidence devenue presque subversive : on peut combattre un président sans le traîner dans la boue, et le juger sans l’avoir condamné d’avance.

    J’ajouterai une observation que l’on se garde bien de faire. Cette « monarchie républicaine » dont vous évoquez la majesté et la solitude n’est monarchique que tant que le monarque dispose d’une majorité. Sans majorité à l’Assemblée, même relative, le président devient un souverain sans royaume. Il nomme un Premier ministre suspendu à une coalition introuvable, propose un budget que d’autres défont, et son autorité se réduit à ce que les oppositions veulent bien lui concéder. On lui reproche tout parce qu’on lui prête tout. Et on lui prête tout parce qu’on a oublié de relire la Constitution.

    Quant à cette dissolution que vous qualifiez de funeste, encore faudrait-il en établir la paternité. LR avait annoncé qu’il ne voterait pas le budget à l’automne, ce qui condamnait le gouvernement à la censure. Le président a préféré anticiper une chute programmée plutôt que de la subir. On peut discuter le moment, la méthode, le pari. On ne peut pas faire comme si l’incendie était tombé du ciel. Ceux qui avaient frotté l’allumette sont aujourd’hui les premiers à crier au pyromane.

    Et voilà que l’histoire bégaie. Certains annoncent déjà qu’ils censureront le gouvernement, à quelques mois de la présidentielle. Pour quel bénéfice ? Il n’y a aucune majorité de rechange, et aucune perspective sinon le chaos. Sans budget, sans gouvernement, sous le regard de marchés qui n’attendent qu’un prétexte, c’est une crise financière qu’on prépare. Le successeur d’Emmanuel Macron héritera d’un pays ingouvernable et d’une dette hors de contrôle, il sera condamné dès le premier jour à l’impuissance. Singulière stratégie que de saboter la maison dont on brigue les clés.

    Il faut donc soutenir le président jusqu’à la présidentielle, non par adhésion, mais par responsabilité. Et il faut juger les candidats sur l’attitude qu’ils adopteront d’ici là. Il y aura ceux qui auront placé l’intérêt du pays au-dessus de leur intérêt de campagne, et ceux qui auront misé sur le pire pour mieux régner sur les décombres. Responsabilité ou politique du pire : cet automne en dira plus long que tous les programmes.

    On reconnaîtra les futurs présidents à ceci : ils n’auront pas attendu d’être élus pour se conduire en hommes d’État.

  46. « Est-on si sûr de gagner au change ? » (PB)

    C’est certain, vu les futurs candidats qui s’annoncent, qu’il est permis d’en douter.
    On voit là que la Ve République, cette monarchie républicaine comme vous la qualifiez fort justement, peut vraiment poser problème.

  47. Après BHL, le pape, et maintenant Macron ?
    Vous n’êtes pas raisonnable, notre hôte, les fauves vont nous faire une indigestion et encore nous en mettre partout…

      1. Ne vous en déplaise, c’est le droit de monsieur Bilger d’écrire un billet sur qui il veut. C’est son blog, pas le vôtre.
        Les basses fosses ?
        Celles de Philippe Poutou, ce sont celles de l’usine Ford de Blanquefort ; celles de Jordan Bardella, ce sont celles des ch…… du siège du RN (le bonhomme, à plus de trente ans, n’a encore jamais travaillé).

        1. SÉNAT : un groupe RN historique, et PAF ! comme dirait de Funès ; bravo à Bardella et à toutes ses troupes, ça, c’est du bon boulot. J’ai dit boulot, pas bulot, comme votre ami Poutou.

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