Mon titre est pertinent, j’ai la faiblesse de le penser, quelles que soient nos croyances.
Il y a une vision profane de la visite du pape en France et de son triomphe tranquille, à Paris comme au Stade de France.
Sa délicate et sereine réserve, le sentiment que ce lien fort avec ceux qui sont venus en multitude pour le voir et le rencontrer a été conquis de haute lutte sur une nature plutôt timide, ont compté dans cette réussite.
Au-delà de sa psychologie, quel bonheur que cette accalmie bienfaisante, cette parenthèse magique où la haine, la violence et le mépris ont été un temps chassés, où l’on s’est éloigné d’un monde plein de bruit, de fureur et de discorde !

Quel formidable rassemblement que celui de ces 80 000 jeunes au Stade de France, dans une ferveur, une joie, une unité qui transcendaient leurs différences, accordés dans un même élan pour célébrer ce pape infiniment profond et très politique, mais aux antipodes de son prédécesseur, parfois tenté par une tonalité trop partisane.
Le catholicisme peut être fier d’être ainsi représenté par une figure de paix et de concorde, dispositions qui n’ont pas rendu son message équivoque, mais au contraire acceptable, peut-être, par tous. Le pape, dans ses messages, n’a fait que prendre en charge un universel contre tous les relativismes politiciens. C’est sa mission et il l’a remplie avec intelligence, finesse et foi.
Il n’est pas offensant de souhaiter que l’Église de France prenne souvent exemple sur la vision et la pratique de ce pape, offensif sans morgue, directeur de consciences sans injonctions, authentiquement chrétien dans la solitude du cœur comme dans sa relation avec la foule de ceux qui croient, ou ne croient pas.
Quel contraste entre les dizaines de milliers de jeunes qui, à Saint-Denis, Paris, Lourdes et Metz, nous ont offert un spectacle inoubliable d’enthousiasme, de pureté, de joie et d’espérance, tant durant leur veillée mémorable au Stade de France que tout au long du parcours du pape et durant les célébrations, et… les groupuscules de sauvages et de braillards surexcités et haineux qui ne pensent qu’à brûler et saccager, allant parfois jusqu’à lyncher et tuer, soutenus et encouragés par des Mélenchon, sourire sardonique et bave aux lèvres, et autres Bagayoko, ce dernier faisant un jour des ronds de jambe devant le pape et, le lendemain, poussant à la rébellion ! Plus faux jeton et dangereux que ce mec, tu meurs !
L’avers et le revers de la médaille. Autrement dit, le Bien et le Mal à l’œuvre…
@ caroff – le 29 septembre 2026
« Hier, dans l’émission de Karim Rissouli, qui s’interrogeait sur la laïcité après la visite du pape, on a eu droit à […] un journaliste de Charlie Hebdo, Jean-Loup Adenor, qui a eu peur des confessions dans la rue. »
Il est rédacteur en chef adjoint. Il a dit et répété qu’il trouvait cette vision « inquiétante ». À ce stade-là, on est obligé de confirmer que le gauchisme est une maladie mentale collective. Le type travaille dans un journal dont l’équipe a été massacrée par des militants musulmans, et ce qui l’inquiète, ce sont les chrétiens ?
Les journalistes de Charlie Hebdo sont aujourd’hui encore obligés de travailler dans un lieu tenu secret, protégés par plusieurs dizaines de policiers, ils doivent passer devant des types avec des fusils à l’entrée, et ce qui l’embête, ce sont des gens qui s’agenouillent en public pour avouer leurs fautes et faire pénitence ? Ceux-là même qui sont persécutés par leurs assassins ?
Le laïcisme devient dangereux à mesure qu’il perd les pédales. Il n’est évidemment pas en mesure de combattre l’islam conquérant.
@ Serge HIREL
On ne peut que vous remercier d’infirmer ainsi vos propos sur la contradiction entre Macron et le pape sur le sujet européen.
« La visite du pape est un fiasco », selon Patrick Cohen, l’énergumène qui s’est trompé sur le drame de Crépol et qui fomente avec les huiles du PS, avec son ami Legrand.
Pourquoi affirme-t-il de façon péremptoire que la visite de Léon XIV a fait un bide ? Parce que le nombre de téléspectateurs était inférieur à l’audience d’un match de foot de l’équipe de France…
Hier, dans l’émission de Karim Rissouli, qui s’interrogeait sur la laïcité après la visite du pape, on a eu droit à Aziliz Le Corre, rédactrice en chef des pages Opinions et Controverses au Journal du Dimanche (catho), Éric Fottorino, ex-directeur du Monde et patron d’une feuille de chou, un journaliste de Charlie Hebdo, Jean-Loup Adenor, qui a eu peur des confessions dans la rue, une « activiste rurale », Lumir Lapray, en réalité candidate NUPES aux législatives de 2022, qui a craché son venin à propos de l’islamophobie ambiante, les manifestations de la foi catholique étant une provocation pour les musulmans, et enfin, et heureusement, Jean-François Colosimo, spécialiste des religions et lui-même chrétien orthodoxe.
Le débat a-t-il fait progresser la connaissance entre ceux qui s’extasient sur les prières de rue des islamistes tout en craignant l’emprise du catholicisme et ceux qui soulignaient qu’il y avait eu un « moment Léon XIV » ?
Devinez…
« Le pape, dans ses messages, n’a fait que prendre en charge un universel contre tous les relativismes politiciens. » (PB)
Je suis bouleversée par cette photo du pape Léon portant, protégeant, aimant plus que tout au monde, à travers l’enfant polyhandicapé, le malheur humain et la plus haute dignité, mêlés.
Être chrétien, c’est ne jamais descendre de cette croix, quand bien même la tentation est souvent puissante de ne plus retenir la main malade et abîmée.
Merci de nous avoir remis en mémoire ce discours iconoclaste de la Sorbonne du 26 septembre 2017, cette profession de foi délirante en la souveraineté européenne, incompatible avec celle de la République française.
Fort heureusement, les appétits européistes du récitant élyséen n’ont pas été satisfaits au point que la mainmise de « Bruxelles » sur la France soit devenue irréversible. Plusieurs candidats à l’Élysée proposent une Europe raisonnable, dans laquelle les États qui la constituent resteraient maîtres de leur destin.
Au printemps prochain, nous aurons à faire ce choix historique entre une Europe puissance souveraine et une Union européenne au service de ses États membres.
« Bruxelles » doit disparaître, sinon notre Vieux Continent connaîtra tôt ou tard une guerre de Sécession qui, à nouveau, embrasera son territoire, massacrera ses peuples et anéantira l’espoir d’une paix millénaire né en 1951, lors de la signature du traité de Paris, qui créait la CECA.
Ne privons pas nos enfants de la paix…
« Au-delà de sa psychologie, quel bonheur que cette accalmie bienfaisante, cette parenthèse magique où la haine, la violence et le mépris ont été un temps chassés, où l’on s’est éloigné d’un monde plein de bruit, de fureur et de discorde ! » (PB)
Eh oui, il y a une jeunesse qui prie pour la paix et l’amour dans le monde, celle qui s’était rassemblée au Stade de France lors de la visite du pape Léon XIV. Certes elle est un peu exubérante mais sympathique et surtout rassurante.
Et puis il y a une jeunesse qui casse, qui agresse et n’a que la haine et la violence à proposer, soutenue ouvertement par LFI.
Au moins 164 interpellations ont eu lieu en marge de blocages de lycées lundi, annonce le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez – franceinfo
Aux Français de choisir. Moi, c’est fait !
« L’Europe seule peut, en un mot, assurer une souveraineté réelle, c’est-à-dire notre capacité à exister dans le monde actuel pour y défendre nos valeurs et nos intérêts. Il y a une souveraineté européenne à construire, et il y a la nécessité de la construire. Pourquoi ? Parce que ce qui constitue, ce qui forge notre identité profonde, cet équilibre de valeur, ce rapport à la liberté, aux Droits de l’Homme, à la justice est inédit sur la Planète. Cet attachement à une économie de marché, mais à la justice sociale l’est tout autant. Ce que l’Europe représente, nous ne pouvons pas le confier aveuglement, ni de l’autre côté de l’Atlantique, ni aux confins de l’Asie. C’est à nous de le défendre et de le construire dans cette mondialisation. »
https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2017/09/26/initiative-pour-l-europe-discours-d-emmanuel-macron-pour-une-europe-souveraine-unie-democratique
Voilà des paroles que ceux qui pourtant avaient des oreilles n’ont pas entendues, et dont les yeux sont aveuglés par leur détestation du président.
@ Alpi
« Amusant de voir que si les femmes ne sont pas dignes de la prêtrise, elles sont assez compétentes pour piloter l’appareil qui a transporté Léon XIV à Lourdes ! »
Ni même dignes d’être diacre. Visiblement la majorité des catholiques approuvent (!!!) et « on » préfère faire venir des prêtres d’Afrique.
Moi de toutes façons je l’ai dit, je pratique à ma manière en individuel, c’est plus simple. Et les discours du Pape et des évêques me laissent de marbre.
@ Aliocha le 28 septembre
Ne faites pas dire au Pape ce qu’il n’a pas dit et n’imaginez pas « une concordance spirituelle » entre Macron et lui. À Metz, il a plutôt tancé l’Europe en l’exhortant à mettre fin à cette spirale [du « mensonge et de la tromperie » qui marque « les relations humaines, et entre les États, de plus en plus barbares »], « grâce au respect de l’autre qu’elle a su cultiver et préserver ».
Que je sache, Macron, en s’affairant pour donner une réalité à sa « coalition des volontaires » [soutenant l’Ukraine contre la Russie], n’est pas tout à fait dans cet état d’esprit… et son appel au « courage pour ne pas céder au repli, à la haine de l’autre, au retour des nationalismes qui divisent », lancé devant Léon XIV, est un mensonge… Mentir face à un pape, voilà qui est peu commun…
@Marc Ghinsberg
« Pas un mot sur la question des femmes dans l’Église. L’enseignement « restera tel quel », a-t-il déjà tranché. »
Amusant de voir que si les femmes ne sont pas dignes de la prêtrise, elles sont assez compétentes pour piloter l’appareil qui a transporté Léon XIV à Lourdes !
@ Julien WEINZAEPFLEN
« Il restera de ce voyage une ferveur que l’on n’attendait pas. En tout cas, je faisais partie de ceux qui ne s’attendaient pas à cette ferveur. Ma meilleure amie, qui vit très isolée, m’a dit que comptait beaucoup pour elle cette voix paternelle. »
Les hommes sont tellement prévisibles et si puérils…
Ce que vous appelez ferveur n’est en réalité qu’une recherche de confort, lequel n’est pas satisfait par une consommation effrénée de biens et de faux sentiments.
Dès lors, quelle réponse pourrait venir combler un vide sidéral ?
Le mensonge !
Se mentir à soi-même, que l’on nous mente, que l’on mente aux autres, voilà l’état de putréfaction qui conduit les égarés à toujours plus de veulerie.
Le Pape ne sait rien, ne peut rien, ne donne rien que votre père ne sait, ne peut, ne donne, et c’est là que la tragédie s’incarne.
Il ne faut pas se laisser berner et, par-dessus tout, il ne faut pas berner les autres, car c’est une faute et une tache indélébile que de se bercer d’illusions quand l’action qui pourrait sauver est retenue par confort et lâcheté.
La foule galvanise le faible et répugne à celui que le devoir commande.
Le devoir est la boussole intime qui conduit dans la solitude, et les oliviers de Gethsémani sont les oliviers que vous regardez, silencieux, déracinés…
La voix paternelle est un grand confort que s’accorde l’égocentrique.
L’homme entend ses voix intérieures, celle de son père, celle de sa mère qu’il reconnaît partout et éternellement, comme celles de la justice, ces voix-là sont intimes, nostalgiques, fragiles mais invincibles.
Sans être encore un grand pape, tels Jean XXIII et Jean-Paul II, qui ont bouleversé l’Église et le monde, l’un en dépoussiérant le droit canon, l’autre en terrassant l’idéologie communiste, Léon XIV, pape américain, pourrait être une synthèse de ces deux pontifes, à la différence de Benoît XVI, pape essentiellement dévot, et de François, pape surtout militant…
Tout au long de son séjour en France, il a démontré qu’il mêlait à la perfection son « job » de chef religieux et sa fonction de chef d’État. L’exercice était d’autant plus difficile que notre spécificité – la laïcité – l’obligeait à une prudence de Sioux quand il se devait d’aborder des thèmes où morale et politique ne font pas bon ménage… Et ils sont nombreux. « Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral », s’est-il tout juste risqué à affirmer à Lourdes, terre vaticane en quelque sorte.
Le « show » des Champs-Élysées, qui a fait se pâmer toutes les rédactions audiovisuelles, leur est apparu comme un élan extraordinaire de spontanéité, comme le furent – l’Histoire le dit – le parcours triomphal du général de Gaulle lors de la Libération ou le défilé du million de « gaullistes » qui mit fin à Mai 68. La réalité est tout autre : tout avait été minutieusement préparé à la fois par l’Église de France, qui a fait monter de « province » des centaines de milliers de fidèles, et deux agences événementielles à la réputation bien établie dans le petit milieu des manipulations de foules et l’organisation de manifestations monstres : Publicis et GL Events.
C’est gagné, l’image restera dans les mémoires de ces petits drapeaux jaunes et blancs distribués – ou vendus ? – à profusion, devenus symboles de la foi catholique en lieu et place de la croix… pour ne pas exciter les gardiens du temple laïc. Et nul n’ira penser que le pape a officié à quelques dizaines de mètres de l’endroit où le très catholique Louis XVI fut décapité par des révolutionnaires vénérant la Raison.
« L’événement » – un pape en visite chez la fille aînée de l’Église – quoi de plus normal ? – a été présenté comme le principal fait de l’actualité mondiale. La France, en un instant, serait-elle redevenue catho ? Rien ne l’indique, et les églises resteront ce qu’elles sont aujourd’hui : de beaux monuments à visiter… Quant à « l’accalmie » dont certains se gaussent, elle n’a pas empêché les voyous de racketter, de blesser, de violer, à la différence près que les rédactions, dans une belle unanimité, ont détourné les yeux pour ne plus regarder que le spectacle papal…
L’événement « mondial » n’était pas celui-là : il s’est déroulé à Washington, où Trump recevait en grande pompe Xi Jinping. Les deux « maîtres du monde » ont « dealé » dit-on… au lieu de s’affronter. Si cela se confirmait – rien n’est moins sûr -, le monde retrouverait « la détente » post-soviétique. L’espoir fait vivre… bien plus que l’espérance du Paradis.
Chef d’État bénéficiant d’un réseau diplomatique de tout premier ordre et exerçant une autorité morale incontestable, Léon XIV ne devrait-il pas être plus présent sur ce terrain des conflits, qu’ils soient ethniques ou internationaux ? Et ce d’autant plus que, dans chacun d’eux, le fait religieux n’est pas absent de leurs sources. À l’Unesco, il s’est contenté d’appeler à « renforcer la coopération internationale afin de bâtir un monde plus juste et pacifique ». Ce qui n’a rien de nouveau et ne relève que du vœu pieux…
Dans un autre domaine, tout aussi important pour l’avenir de l’humanité, le numérique et son diable, l’intelligence artificielle, Léon XIV a fait, ces derniers mois, quelques pas bienvenus, et montré que l’Église avait sa place dans l’agora mondiale qui doit se réunir pour que les robots n’organisent pas le « grand remplacement » des hommes. Mais est-elle crédible quand elle maintient des traditions ancestrales aussi désuètes que celles de l’islam, quand sa gouvernance exclut les femmes de tout rôle sacerdotal, quand elle ne parvient plus à, à nouveau, se moderniser ? Ne faut-il pas que Léon XIV, face à cet emballement des progrès humains, réfléchisse à l’organisation d’un nouveau concile ? Un concile 2.0 ouvert à tous les chrétiens et non plus qu’au très haut clergé, qui n’est pas toujours en phase avec les attentes de ses ouailles.
P.-S. : On n’oubliera pas que Léon XIV a commis un abominable crime : il a volé la vedette à Zizou ! Hormis TF1, contraint par contrat de diffuser le match contre la Turquie, toutes les autres chaînes se sont contentées d’évoquer la maigre victoire des Bleus… Sans le pape, nous aurions eu droit à un flot de commentaires dithyrambiques sur l’incroyable talent du « champion 98 »… Merci Léon !
« On ne peut donc pas parler de l’Europe sans évoquer le christianisme. Robert Schuman en était lui-même conscient lorsqu’il affirmait : « Le christianisme a enseigné l’égalité de nature de tous les hommes, fils d’un même Dieu, rachetés par le même Christ, sans distinction de race, de couleur, de classe ou de profession. Il a fait reconnaître la dignité du travail et l’obligation pour tous de s’y soumettre. Il a reconnu la primauté des valeurs intérieures qui, seules, ennoblissent l’homme. La loi universelle de l’amour et de la charité a fait de tout homme notre prochain, et c’est sur elle que reposent depuis lors les relations sociales dans le monde chrétien ». »
https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/speeches/2026/september/documents/20260928-francia-radici-europa.html#_ftnref2
Tout commentaire serait superflu.
Julien WEINZAEPFLEN retire de la visite apostolique la justification de sa détestation pour le président.
Comme Isabelle Saporta à l’instant sur LCI, on observe la parfaite surdité aux appels à la concorde au bénéfice de sa petite boutique, pour justifier le refus de l’invitation au cheminement commun sur la route européenne de la réconciliation, concordance spirituelle entre le pape et Macron.
Clouer le président aux portes de sa grange superstitieuse n’est pas chrétien.
Un ami me disait hier matin que 50 % des catholiques n’en avaient a priori « rien à battre » du voyage du pape. J’étais de ceux-là, même si je me doutais que j’allais changer d’avis, car on ne refait pas ses réflexes conditionnés. Un catholique finit toujours par penser que, quoi qu’il ait dit, le pape aura bien parlé. Je n’ai pas assez de recul pour savoir s’il a bien parlé. Peut-être analyserai-je ses différentes interventions un peu plus profondément avec le recul qui ne peut que nous manquer : nous n’avons pas tout lu et pas tout entendu de ses interventions et nous avons moins encore digéré leur substantifique moelle.
Ce qui m’a paru plus intéressant était l’autre versant de ce que me disait mon ami avec qui nous faisons tous les dimanches matin, depuis des années, une espèce de revue de presse assez satirique qui nous met de bonne humeur à l’aube du jour du Seigneur : 50 % des catholiques se déclaraient relativement indifférents à son voyage, contre 60 % des Français de toute obédience qui étaient heureux d’accueillir le pape, et ils l’ont montré, recréant dans l’enthousiasme un nouveau catholicisme qui échappe à tous les membres de l’Église, tout étonnés de s’apercevoir que nous avons des ressources dont nous ne savons même pas d’où elles proviennent. Comme si se refondait à l’insu de l’Église une nouvelle société catholique qui, n’ayant pas les anciens codes, en invente de nouveaux, basés sur une ferveur, un enthousiasme, une soif (il en parlait durant l’homélie de sa messe de samedi) attisée par le vide creusé dans nos sociétés par la religion du non-sens, de la consommation et de l’amoralité.
Si je tire malgré tout un premier bilan de ce que j’ai entendu de ce voyage en le croisant avec les personnes avec qui j’ai parlé, j’ai été très amusé par le contraste entre le discours d’Emmanuel Macron accueillant le pape à l’Élysée, qui était celui d’un enfant de chœur qui parlait comme un pape ou comme un pacifiste qu’il n’était pas la veille encore, lorsqu’il expliquait aux Français l’escalade guerrière à laquelle il jurait de ne pas vouloir participer, et la réponse du pape, peu originale dans ses différents développements qui reprenaient à peu près « les points non négociables » mis en exergue par Benoît XVI, notamment sur l’enseignement catholique qui devait être préservé par l’État, mais terminée par cette pique, qui reprenait, paraît-il, pour la retourner contre lui, une phrase d’Emmanuel Macron prononcée au début de son premier mandat lors de son discours aux évêques : « Un président de la République qui ne s’occuperait pas des chrétiens et des catholiques manquerait gravement aux devoirs de sa charge. »
La veillée face aux jeunes m’a ému. Elle mettait en musique les diverses partitions du catholicisme français. Il y avait un petit côté Puy du Fou (Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin devaient avoir participé à la production), mais ce n’était pas exagéré. Tous les répertoires musicaux de l’Église de France étaient mis à l’honneur. Et le pape semblait moins soucieux de bien parler que de bien écouter.
Il restera de ce voyage une ferveur que l’on n’attendait pas. En tout cas, je faisais partie de ceux qui ne s’attendaient pas à cette ferveur. Ma meilleure amie, qui vit très isolée, m’a dit que comptait beaucoup pour elle cette voix paternelle.
On se souviendra du coming-out chrétien de Robert Marchenoir, pour lui rappeler, quand il débordera, son nouveau credo moral :
« C’est ainsi que, dans la France du XVIe siècle, s’est épanoui l’humanisme qui cherchait à unifier l’héritage gréco-romain et la foi chrétienne. Aux célèbres penseurs de la Renaissance, puis du Grand Siècle, feront suite ceux des Lumières, la France apportant alors au monde de véritables conquêtes ; parmi elles, la reconnaissance des Droits de l’homme, inscrits dans la nature de la personne humaine, en particulier la liberté religieuse. Cette attention permanente à la dignité inhérente à toute personne humaine trouve un écho dans votre devise nationale. La liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas de simples mots gravés sur les frontons de vos édifices publics, mais renvoient à des exigences éthiques universelles qui trouvent aussi dans le message évangélique une source inépuisable d’inspiration et d’accomplissement.
…
À cet égard, je voudrais rappeler « qu’une société authentiquement libre n’impose pas l’uniformité, mais protège la diversité des consciences, en prévenant les dérives autoritaires et en favorisant un dialogue éthique qui enrichit le tissu social » (Discours au Corps Diplomatique, 9 janvier 2026). Ce dialogue est d’autant plus urgent dans le contexte de la France d’aujourd’hui où des personnes de différentes appartenances culturelles et religieuses sont appelées à vivre ensemble et à donner leur contribution à l’édification de la société. »
https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/speeches/2026/september/documents/20260925-francia-autorita.html
« Avant toute chose, la personne humaine est un être conçu et né. Ainsi, être humain, c’est d’abord être un enfant. Aucun d’entre nous n’a choisi de l’être. Aucun d’entre nous n’a décidé de qui, quand ni où naître. Cette vérité évidente met en lumière un aspect qui n’est pas seulement biologique, mais éthique : en tant qu’enfants, nous sommes tous frères et sœurs.
…
Comme l’histoire nous l’enseigne, de nombreux empires se sont enivrés de leur puissance avant d’être consumés par celle-ci et de s’effondrer comme une tour. Le résultat de cette fierté, d’abord exaltée puis abaissée, est la dispersion. La prétention de se faire l’égal de Dieu et de soumettre les peuples à un joug unique conduit à une confusion des langues et à une incompréhension mutuelle. Au lieu d’atteindre le ciel, comme elle prétendait le faire, la tour de Babel s’est effondrée, avec un double résultat négatif. Comme l’unité qu’elle imposait était forcée, la diversité qui a suivi son effondrement s’est transformée en source de conflit. Aujourd’hui, la tentation de Babel réapparaît dans une mondialisation poursuivie sans fraternité, dans des formes rapaces de néocolonialisme, dans les impositions idéologiques et dans tous ces « contacts sans liens » qui réduisent la vie humaine au commerce.
…
En effet, sans vérité, le langage devient soumis à la logique de la violence et à la volonté arbitraire des puissants. D’autres sont alors exclus au nom du profit, et des innocents sont tués au nom de la liberté. Au lieu de respecter la loi, ceux qui détiennent le pouvoir l’invoquent lorsqu’elle sert leurs intérêts et la bafouent lorsqu’elle les entrave, traitant la justice elle-même comme s’il s’agissait d’une marchandise que l’on peut acheter et vendre. Si nous prenons conscience que la corruption de la loi commence par la corruption du cœur, nous pouvons reconnaître à quel point toute science risque de perdre son sens véritable lorsqu’elle est pratiquée sans éthique, et cesse ainsi de servir et de refléter la dignité humaine.
…
La communion ne supprime en rien la diversité. Au contraire, elle permet à la diversité de s’épanouir dans l’harmonie des voix et des visages. Dans la proclamation de la paix, la richesse des cultures devient porteuse d’une vérité universelle. L’enseignement biblique nous montre ainsi la voie pour atteindre ce que nous recherchons tous : « cette unité qui n’annule pas les différences, mais valorise l’histoire personnelle de chaque personne et la culture sociale et religieuse de chaque peuple » (Homélie lors de la messe d’intronisation, 18 mai 2025). Ce n’est pas la domination de Babel, mais la paix de la Pentecôte, qui rend possible une telle communion entre tous les peuples. Chaque culture, par conséquent, réalise sa sagesse la plus élevée lorsqu’elle recherche la paix et le bien de tous, témoignant ainsi du sens authentique de notre humanité. »
https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/speeches/2026/september/documents/20260925-francia-sede-unesco.html
Et je n’en suis qu’au discours à l’UNESCO…
Merci Papa Leone, d’ainsi construire les ponts entre Marchenoir et Bagayoko.
@ Robert Marchenoir le 28 septembre 2026
« Il y a longtemps que le truc ne marche plus, que ça ne fait plus peur à personne d’être traité de « raciste , mais ça ne fait rien, ils continuent. »
Il y a bien longtemps que non seulement ça ne m’a jamais fait peur, mais qu’en plus j’en suis fier. Être traité de raciste par cette racaille de gauche est un honneur, une décoration, une médaille que j’astique tous les jours.
« Ils continuent. » Tant mieux, moi aussi, et je continuerai à continuer à être « raciste » jusqu’à mon dernier souffle.
@ RR le 28 septembre 2026
« Les catholiques dits de gauche sont les héritiers du catholicisme social, qui s’est traduit notamment par le « mouvement » des prêtres ouvriers. »
On peut aussi citer Guy Gilbert, surnommé « le curé des loubards » pour avoir effectué l’essentiel de son sacerdoce en tant que prêtre de rue. Il est depuis 2018 chanoine de la cathédrale Notre-Dame de Paris (voir sa fiche Wiki).
Il était très médiatisé dans les années 80-90. Un parcours atypique qui n’a pas été repris depuis. Dommage !
« Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral » – Léon XIV, hier à Lourdes, enfonçant une porte grande ouverte.
Avis à tous les gros malins gauchistes qui assurent : rhôlàlà tu peux pas dire ça, c’est raciste, c’est interdit par la loi (en fait, la plupart du temps ce n’est pas interdit, en plus du reste).
Outre les pages de ce blog où cette astuce à la noix est régulièrement tentée par une minorité d’aigrefins, on relèvera ce récent échange sur X : Christine Kelly, comme beaucoup d’autres internautes, note que les immenses rassemblements suscités par la venue du pape n’ont donné lieu à aucun incident, contrairement à d’innombrables rassemblements fréquentés par les immigrés (matches de foot, Fête de la musique…) – mais elle ne précise pas ce dernier point, qui va de soi : « Pas de bagarres. Pas de voitures brûlées. Pas de policiers blessés. Pas de débordements. »
Le gros malin Jean-Michel Aphatie, journaliste de gauche de son état (c’est tellement énorme, qu’au début j’ai cru qu’il s’agissait d’un compte parodique), fait l’imbécile : « Je ne comprends pas bien ce que veut dire Christine Kelly avec ce post. J’ai beau réfléchir, je ne trouve pas. »
Philippe Bilger lui répond : « Il est pourtant très clair. Bonne soirée. »
Aphatie avoue alors : « Moins que vous ne le pensez, cher Monsieur. Il suggère quelque chose qui ne peut être dit, sauf à devoir en rendre compte devant des robes rouges. D’où son caractère brumeux. »
Un anonyme lui répond : « Précisément. Donc vous savez. Nous savons, vous savez que nous savons et nous savons que vous savez. Nous sommes obligés de passer par des périphrases pour le dire, à cause, pour partie, des mêmes robes rouges auxquelles vous faites référence. Mais tout le monde comprend. »
Et Aphatie, ne se rendant toujours pas compte de l’énormité de ce qu’il écrit, répond : « Oui, obligé de faire des périphrases pour éviter d’être raciste. Sinon, les tribunaux. »
Où l’on voit bien que le mot « racisme » ne veut plus rien dire, sinon : action consistant à attirer l’attention sur des trucs dont la gauche ne veut surtout pas qu’on parle. Et en particulier, tout ce qui porterait atteinte à sa nouvelle religion, qui a pris pour elle la place du christianisme : le culte de l’immigration de masse et l’adoration de l’immigré comme nouveau messie et rédempteur.
Où l’on voit bien que les lois « anti-racistes » ne sont même pas destinées à traduire d’imaginaires contrevenants devant les tribunaux, mais à permettre aux membres auto-désignés de la Gestapo et du KGB français d’intimider et de terroriser la population en la menaçant de la traîner devant les tribunaux, pour peu qu’elle décrive la réalité. Elles sont destinées à maintenir la gauche au pouvoir en bâillonnant les Français, en important les électeurs et les militants qui lui font défaut sur le territoire national, puis en détruisant la liberté d’expression de ceux qui s’aviseraient de protester contre cette forfaiture.
Bien évidemment, comparer le caractère pacifique des admirateurs du pape à la violence des immigrés n’est nullement contraire aux lois « anti-racistes », toutes scélérates qu’elles soient. Même les juges les plus gauchistes ont le sens du ridicule. Même les lois les plus arbitraires ne peuvent être étendues à l’infini – il faudrait mettre en prison les 70 % de la population qui réclament l’arrêt de l’immigration après avoir constaté sa nocivité.
Mais le plus étonnant est le nombre considérable de malandrins intellectuels, d’aigris frustrés et haineux se rêvant en Staline de poche, qui n’hésitent pas à se vanter de « pousser à la faute » leurs adversaires, en leur faisant prononcer les mots magiques qui, font-ils mine de croire, les enverraient directement devant les tribunaux.
Ce sont les mêmes qui se gargarisent de démocratie, de droits de l’homme, d’égalité, de fraternité, de tolérance et d’ouverture à l’autre.
Il y a longtemps que le truc ne marche plus, que ça ne fait plus peur à personne d’être traité de « raciste », mais ça ne fait rien, ils continuent. Il y a là une dépravation morale généralisée, et, plus que cela, une maladie mentale collective. Comment peut-on s’avilir en public de la sorte lorsqu’on est une vedette du journalisme ? Comment peut-on croire que ce faisant, on prouve sa vertu alors qu’on ne fait qu’exhiber sa perversion ?
Je ne parle même pas de l’inefficacité du procédé – que dis-je : des effets contraires à son objectif qu’il provoque inéluctablement.
La Concorde et les Champs-Élysées bruissant d’une foule énorme venue de tous les horizons pour accueillir et acclamer le pape : une liesse incroyable tout le long du parcours, une exultation qui avait un air de Libération ! À la suite, une belle messe, priante, chantante et recueillie.
Merci au pape Léon XIV pour ses messages d’espérance et d’amour au fil de ses homélies ou discours, néanmoins sans complaisance pour personne, sachant que le véritable amour est exigeant et ne saurait s’accommoder des apparences. La France, fille aînée de l’Église, se doit de prendre (enfin) conscience de la faim spirituelle que l’on ressent chez beaucoup de gens…
Un immense merci également à nos jeunes qui avaient si bien réussi vendredi soir à nous enchanter et à relever le flambeau johannique au fil d’une magnifique veillée à la fois enthousiaste, priante et joyeuse. Avec des plages de silence et de recueillement qui invitaient chacun à la méditation…
Et l’apothéose à Lourdes avec cette belle image du pape agenouillé dès son arrivée dans la grotte de Massabielle, la messe du jour avec une foule énorme et bigarrée et une ferveur palpable le soir lors de la procession aux flambeaux…
Il reste Metz…
@ Achille
« Il y a aussi des catholiques de gauche »
Bien sûr. Il y a en fait des catholiques de toutes tendances politiques et beaucoup aussi qui, tout simplement, ne se réclament d’aucune.
Les catholiques dits de gauche sont les héritiers du catholicisme social, qui s’est traduit notamment par le « mouvement » des prêtres ouvriers.
La performance de ce pape est de taille qui, de Bagayoko à Marchenoir, réunit ceux qui ont l’habitude de s’insulter.
https://www.youtube.com/watch?v=WqTgIg2D0j4
@ Robert Marchenoir
« Voir la vidéo que j’indiquais tantôt, où Volodymyr Zelensky se donne la peine d’aller offrir des fleurs (magnifiques, d’ailleurs) à une femme qui vient d’accoucher sous les bombardements dans une maternité de Kiev, glorifiant ainsi la vie qui s’obstine face à la pire adversité. Observez la bonté qui se dégage du visage de cet homme lorsqu’il aperçoit le nouveau-né, remarquez comme il se recule respectueusement pour ne pas empiéter sur l’espace de la mère et la laisser au premier plan. Mesurez aussi la différence avec le comportement de tel ou tel politicien français en pareille circonstance. »
Oh, mais c’est qu’il insiste, le bougre !
Il prend les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. C’est drôle, parce qu’il n’échappe à personne que Marchenoir est ému, c’est émouvant…
Il pourrait nous décrypter plus avant combien ceci et cela, mais enfin, il est habile, croit-il…
Et donc il s’arrête et nous laisse nous délecter de quoi, déjà ? Ah oui, de la bonté qui se dégage du visage de cet homme.
Mais c’est tordant !
Alors, il faut quand même se souvenir que l’homme bon possède, en principe, pour orner sa bonté, une qualité qui s’appelle l’honnêteté, elle aussi souvent accompagnée de l’humilité. Or ici, c’est une caméra !
Pourquoi, me direz-vous ?
Mais oui, pourquoi ?
Ben, comme ça !
Ah bon ?
Les politiciens français, ces cochons, ne font pas ça !
Non, les Français ne se rendent pas auprès de jeunes mamans qui viennent d’accoucher, et on se demande bien pourquoi.
Peut-être que cet instant très photogénique n’entre pas dans leur propagande… ou relève du savoir-vivre…
Comment savoir ?
Et puis alors, le truc, là, qui glorifie la vie, c’est beau, non ?
Non !
Et puis ce moment où la vie s’obstine face à la pire adversité, quand même, c’est pas banal, hein ?
Que des femmes accouchent en s’obstinant, c’est un truc que je n’ai jamais compris. Ou, pour être plus précise, j’ai toujours cru que c’était non pas de l’obstination, mais plutôt qu’une fois rendues là, il n’y avait pas tellement d’autre possibilité…
Il faut expulser, mon brave, expulser !!!
Quel vilain mot !
Et puis après, il y a la délivrance, ça, c’est top !
Expulser, délivrer, pour vivre parmi les loups, d’accord, mais le cadeau, c’est vivre aussi avec les hypocrites de ce calibre !
Moi, les mots de Marchenoir sur la bonté de l’homme, ça me fait quelque chose…
@ Robert Marchenoir
J’aurais dû me contenter d’écrire que le pape est un immigrationniste. Dont acte. J’en ai tellement assez des discours des hautes autorités de l’Église qui nous donnent des leçons en permanence que j’en viens à généraliser sans forcément analyser méticuleusement les déclarations.
Indifférence. Indifférence à la mort. Indifférence à ceux qui portent la parole de vie et qui ne sont pas seulement des vestiges de la tradition (le maintien d’une vie, une tradition… quel monde en loques !). Conserver l’étincelle chez les enfants à naître, les vieillards gâteux, les infirmes indignes, les malades grabataires est un beau combat pour la tendresse, l’amour, contre l’efficacité, l’égoïsme, un monde écocidé.
Quelqu’un, dont j’avais été l’ami pendant cinquante ans, avec qui je m’étais disputé pour d’excellentes raisons, a été retrouvé, dans son confortable appartement parisien, mort depuis dix jours, ce vendredi, quelques heures avant l’arrivée du pape à Orly. À moi de regretter cette fin dans l’isolement, le sordide, fin que je n’ai pas su empêcher, faute d’avoir fait l’effort indispensable de surmonter des vicissitudes. Une vie perdue, par ma faute.
Je devine que va monter dans les sphères du progressisme (vers l’individualisme et l’isolement ?) la haine du « tradi », du « facho », au nom d’un État de droit qui s’est rendu caricatural avec ses lois sociétales (toutes, sans exception). Ces voix desséchées se dissiperont parce que l’eau de vie est la plus forte.
@ Patrice Charoulet 26/09/2026
« Le pape m’indiffère. »
Dans sa pièce Le Disciple du diable, George Bernard Shaw affirmait : « Le pire péché envers nos semblables, ce n’est pas de les haïr, mais de les traiter avec indifférence ; c’est là l’essence de l’inhumanité. »
@ vamonos le 26 septembre 2026
Merci pour votre commentaire. Pour ma part je ris, même si je ne suis pas pratiquant, de voir les athées, laïcs et autres opposants au christianisme trépigner de rage et s’acharner à prouver que c’est un faux.
Voilà plus de deux mille ans que l’Église catholique impose son dogme et diffuse ses récits sans jamais rendre de comptes à la hauteur de son influence. Deux millénaires d’ancrage institutionnel qui ont fini par transformer l’emprise morale en vérité incontestable pour des millions de croyants.
Parmi ses singularités juridiques et sociales, elle reste l’une des rares institutions à imposer le célibat sacerdotal à son personnel. Cette exigence, héritée de constructions théologiques médiévales et de logiques patrimoniales d’un autre âge, prive ses représentants d’une vie affective et sexuelle épanouie au nom d’un idéal de pureté déconnecté des réalités humaines.
Plus grave encore, la structure hiérarchique et le secret institutionnel ont favorisé, à l’échelle mondiale, la multiplication et le camouflage d’abus sexuels systémiques. L’accumulation des révélations et des rapports indépendants dans de nombreux pays a mis en lumière un fonctionnement où la protection de l’institution et de sa réputation a trop souvent primé sur la sécurité des personnes et la justice due aux victimes.
Entre dogmatisme moral, gestion archaïque des mœurs et scandales à répétition, le bilan de cette institution soulève aujourd’hui une question légitime : jusqu’à quand la société doit-elle accorder du crédit à une autorité morale si profondément faillible ?
Question intéressante : le pape Léon XIV est-il une gauchiasse immigrationniste, ou un grofacho identitaire à la Puy du Fou, comme semble l’indiquer sa rave-party au Stade de France ?
RR dit : « Le pape Léon XIV, comme ses prédécesseurs, prône un accueil sans limite de l’immigration. » Ce n’est pas vrai.
Tipaza dit : « Léon XIV, dans sa déclaration à la Maison Bakhita, souhaite implicitement que l’on fasse de « la place » aux immigrants. » C’est faux également.
Léon XIV est un immigrationniste modéré et un gauchiste modéré. Certes, il n’est ni Benoît XVI, qui n’hésita pas à en mettre plein la figure à Mahomet (avant, hélas, de s’excuser) ; ni le cardinal Sarah de Guinée, qui s’élève contre le Grand remplacement ; ni l’évêque du Kazakhstan Athanasius Schneider, qui dénonce l’immigration de masse comme un plan pour islamiser l’Europe. Mais il vaut mieux que son prédécesseur le pape François, gauchiste enragé.
Examinons de plus près le discours de Léon XIV à la Maison Bakhita à Paris, association catholique d’assistance aux immigrés. Chaque mot compte. Le pape n’est pas un influenceur qui raconte n’importe quoi. Il faut sonder le sens du texte. Il est disponible dans sa transcription officielle et dans la vidéo tournée par le Vatican (voyez aussi la vidéo intégrale, qui aide à prendre la mesure de la visite).
Tout d’abord, à aucun moment, dans ce discours taillé au cordeau, le pape ne prononce les mots migrants, immigrés, immigration, exilés ou étrangers. Il considère les « clients » de la Maison Bakhita comme des personnes, et traite de l’attitude qu’il convient d’avoir à leur égard. J’extrais les passages les plus importants.
« Il est possible de vivre ensemble dans la dignité et la paix. »
Évidemment, « vivre ensemble » est un chiffon rouge qui peut rappeler le slogan des « anti-racistes » et des immigrationnistes. Mais à rigoureusement parler, rien ne permet de s’opposer à cette phrase, qu’il faut comprendre comme une exhortation et non une simple constatation. À tout prendre, une fois que les immigrés sont là, il vaut mieux tenter de vivre avec eux, ce qui n’exclut pas de les boucler en prison s’ils commettent des délits, ni de les mettre dehors par la remigration. Ce qui est propre à assurer la dignité et la paix de chacun.
« Le nom de votre Centre d’accompagnement et d’intégration sociale, qui fait référence à sainte Bakhita, nous incite à reconnaître le rôle fondamental des femmes dans la construction d’une civilisation de l’amour, comme alternative à la culture qui désagrège les communautés et rend les villes malades de solitude. »
Traduction : l’islam est de la m… en barres, car il se base sur la haine, le mépris et l’oppression des femmes, contrairement au christianisme. Quelle est cette culture qui désagrège les communautés ? On peut y voir une pique anti-capitaliste ou anti-matérialiste, mais aussi une allusion à l’islam et à la culture tribale de guerre ethnique importée par les immigrés, qui désagrègent la communauté française de souche et enferment les immigrés dans leurs particularismes délétères.
« L’histoire de l’Église et de l’humanité, à y regarder de plus près, n’est pas écrite par ceux qui donnent l’impression de vaincre en s’imposant et en occupant l’espace, mais par ceux qui « font de la place », instaurent des processus de paix, suscitent la confiance et encouragent la vie. »
Traduction : l’histoire de l’humanité n’est pas écrite par Bally Bagayoko, Rima Hassan, Mahomet ou Vladimir Poutine, qui veulent nous vaincre en s’imposant et en occupant l’espace. Elle est écrite par les Occidentaux chrétiens, dont la véritable ouverture à l’autre (*), c’est à dire pas sa version gauchiste, a créé en Europe une société de confiance basée sur la paix et le respect de la vie (**) qui fait l’envie du monde entier, contrairement à l’islam qui glorifie la guerre et la mort, et aux mentalités du Tiers-Monde qui sont basées sur la défiance, sur la triche et sur le « tout pour ma g… » tribal et individuel.
« Sainte Bakhita nous invite à voir ceux qui sont invisibles, à libérer ceux que l’économie et la culture réduisent aujourd’hui en esclavage, à honorer la dignité infinie de chaque frère et soeur, en qui Jésus lui-même vient frapper à notre porte. »
Traduction : l’immigration de masse est un esclavage moderne, comme le dit le cardinal Sarah. La culture musulmane, le consumérisme exacerbé des rappeurs et autres influenceurs, une économie trop orientée vers l’importation de tâcherons à bas prix détruisent la dignité des immigrés, sans parler de celle des autochtones.
« La réalité est que, pour les chrétiens, les pauvres ne sont pas une catégorie sociologique, mais la chair même du Christ. »
Traduction : Bourdieu, c’est de la m… en barres. Le marxisme, la lutte des classes, c’est de la m… La pauvreté au sens chrétien, cela n’a rien à voir avec la pauvreté au sens communiste.
Voyez ? Le problème avec l’interprétation trop politique des propos du pape, c’est qu’elle omet la démarche apostolique qui est celle de cette visite. Le pape est là, avant tout, pour propager la religion catholique. L’évangélisation est individuelle.
Alors certes, on peut considérer ces interprétations comme exagérément optimistes. Léon XIV semble bien imprégné d’un vague socialisme d’atmosphère, qui dénigre les « inégalités » et prône la « justice sociale ».
Cependant, il dit de cette dernière, dans son encyclique Magnifica humanitas, qu’elle « implique au moins deux engagements complémentaires. D’une part, préserver le droit à l’espoir de ceux qui sont contraints de partir en garantissant des voies sûres et légales, des conditions d’accueil dignes, des parcours d’intégration concrets. »
« D’autre part, promouvoir également le droit de rester sur sa propre terre en paix et en sécurité, en s’attaquant aux causes profondes qui poussent à la migration, y compris celles liées aux injustices économiques et à la crise climatique. Lorsque ces droits sont respectés, les migrations peuvent devenir une occasion de rencontre et d’enrichissement mutuel entre les peuples. »
Mais lorsqu’il n’est plus possible d’assurer « des conditions d’accueil dignes », car il y a beaucoup trop d’immigrés ; ou lorsque les pays d’origine sont des poubelles invivables n’assurant ni la « paix » ni la « sécurité », alors les migrations ne peuvent pas être une occasion de rencontre et d’enrichissement mutuel entre les peuples.
Le pape, ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon : il faut tendre l’oreille et lire entre les lignes. Parfois, c’est beaucoup plus clair. Ainsi, dans un discours prononcé à Yaoundé, au Cameroun, à l’Université catholique de l’Afrique centrale, le 17 avril 2026, il a dit :
« Chers fils et filles du Cameroun, chers étudiants, face à cette tendance – compréhensible – à vouloir émigrer, qui peut laisser croire que l’on trouvera facilement ailleurs un avenir meilleur, je vous invite avant tout à répondre par un désir ardent de servir votre pays, et de mettre au service de vos concitoyens les connaissances que vous êtes en train d’acquérir ici. »
C’est du Zemmour dans le texte.
Il a transmis le même message face aux autorités libanaises, le 30 novembre 2025 :
« Il arrive parfois qu’il soit plus facile de fuir ou, tout simplement, plus pratique d’aller ailleurs. Il faut vraiment du courage et de la clairvoyance pour rester ou revenir dans son pays, en estimant que même des conditions difficiles méritent amour et dévouement. […] »
« Il ne faut pas oublier que rester dans son pays et collaborer jour après jour au développement de la civilisation de l’amour et de la paix reste une chose très appréciable. […] »
« L’Église ne se préoccupe pas seulement, en effet, de la dignité de ceux qui se déplacent vers des pays autres que le leur, mais elle souhaite que personne ne soit contraint de partir et que tous ceux qui le souhaitent puissent revenir en sécurité. […] »
« Ceci est un défi non seulement pour le Liban, mais pour tout le Levant : que faire pour que les jeunes, en particulier, ne se sentent pas obligés de quitter leur terre et d’émigrer ? Comment les motiver à ne pas chercher la paix ailleurs, mais à en trouver les garanties et à en devenir les protagonistes dans leur propre pays natal ? »
De même, le 11 juin 2026, il a dit, devant des organisations d’aide aux immigrés, aux îles Canaries :
« La dignité humaine exige des voies légales et sûres, le secours et l’assistance, la coopération réelle contre les trafiquants, la protection effective des victimes, des processus sérieux d’accueil et d’intégration, et des politiques qui permettent à chaque personne de vivre dignement sur sa propre terre. »
« S’il existe un droit de chercher refuge lorsque la vie est menacée, il existe aussi le droit de ne pas avoir à migrer : le droit de rester chez soi sans faim, sans guerre, sans persécution, sans violence, sans que la terre devienne inhabitable, sans que la corruption vole le pain des pauvres, sans que les armes détruisent l’avenir des enfants. »
Il serait donc erroné de présenter Léon XIV comme un immigrationniste enragé.
______
(*) Ouverture d’esprit qui se traduit par la curiosité permanente à l’égard des autres cultures. En 1798, quand Napoléon envahit l’Égypte, les Européens avaient déjà écrit 70 grammaires et 10 dictionnaires pour l’arabe, 15 et 7 pour le turc, 10 et 4 pour le persan. Des ouvrages originaux, pas des traductions de livres étrangers. À la même date, Arabes, Turcs et Persans disposaient de… zéro grammaire ou dictionnaire d’une langue européenne. (Voir cet article du magazine L’Histoire, extrait de Comment l’islam a découvert l’Europe, Bernard Lewis, La Découverte, 1984.)
(**) Voir la vidéo que j’indiquais tantôt, où Volodymyr Zelensky se donne la peine d’aller offrir des fleurs (magnifiques, d’ailleurs) à une femme qui vient d’accoucher sous les bombardements dans une maternité de Kiev, glorifiant ainsi la vie qui s’obstine face à la pire adversité. Observez la bonté qui se dégage du visage de cet homme lorsqu’il aperçoit le nouveau-né, remarquez comme il se recule respectueusement pour ne pas empiéter sur l’espace de la mère et la laisser au premier plan. Mesurez aussi la différence avec le comportement de tel ou tel politicien français en pareille circonstance.
Allô Nuñez ? Nous attendons le rapport concernant ce week-end papal :
Combien de voitures brûlées ?
Combien de mobilier urbain incendié ?
Combien de tirs de mortiers ?
Combien de vitrines brisées ?
Combien de policiers blessés ?
Combien de magasins pillés ?
Combien de racailles arrêtées ?
800 000 individus ? Tous blancs, tous cathos, tous calmes, tous souriants, tous joyeux ? C’est suspect et ça cache quelque chose de terrible : l’ombre de l’extrême droite planait sur cet événement qui annonce des heures sombres, le retour du fascisme racialiste, du christianisme, du racisme, de l’islamophobie.
N’est-ce pas, M. Teddy Riner ? Allez-y, organisez-nous un week-end islamo-gauchiste anti-pape pour effacer cet affront trop d’extrême droite.
Serait-il possible d’entendre la parole pour emprunter le chemin qui ne mène pas au néant ?
Cette parole n’est pas politique mais spirituelle.
Le pape ne décide pas, n’infirme ni ne confirme les décisions politiques, mais parle aux consciences, dans le plein respect de notre laïcité républicaine, celle-là même qui lui garantit le respect de sa parole, organe de « l’épée de l’Esprit » (Ep 6, 17).
Je partage le sentiment que peut inspirer toute foule, toute représentation qui n’échappe pas aux mécanismes de boutique quand, mitre sur la tête au sein d’édifices périssables même s’ils ont été miraculeusement restaurés, la parole proférée semble ne s’adresser qu’à quelques-uns.
Comme Ivan Illich, je considère que ma mère l’Église est une puta*n qui a contredit, par ses comportements historiques cléricaux, le message qu’elle a pourtant amené jusqu’à nous, reconnaissant, quand l’Église de France pourrait loger tous les SDF du pays dans son patrimoine immobilier vide et qu’elle ne le fait pas, que là est la cause qui m’écarte de l’Institution.
Je n’ai rien à faire des symboles et des dogmes quand ils ne sont pas reliés à la réalité humaine décrite par le texte et sont alors des fables, historiques ou non, qu’on raconte aux enfants pour justifier l’oppression des puissants et faire passer la pilule de la mort qui tous nous attend.
Mais je tiens à témoigner avec force que cela n’empêche en rien l’essentiel d’être proféré, du chemin nécessaire que chacun est appelé à emprunter s’il tient à y trouver un sens qui échappe au néant et permet de prendre conscience de la relation qu’il entretient avec sa propre réalité, quand le religieux peut raisonnablement être traduit par relationnel et établit l’exacte correspondance entre la définition toujours problématique de la divinité et l’amour de son prochain.
Car là est le miracle de l’instant historique du renversement de l’image que les humains se font d’un créateur réel ou supposé, semblable chez ceux qui croient au ciel comme chez ceux qui n’y croient pas, et permet de séparer la gemme de la révélation de sa monture sacrificielle, le remède du poison, pour affirmer que c’est en aimant son prochain qu’on en rencontre la véritable définition, permettant à tous de rejoindre, ici en France, la correspondance miraculeuse qui n’a plus besoin de mitres et de rites particuliers pour, consciemment et en toute rationalité, se mettre au service de ce qui décrit notre réalité :
« Au fur et à mesure que nous avançons sur ce chemin de la sainteté, il apparaît clairement qu’il ne suffit pas d’éviter le mal : il faut choisir le bien. Il ne s’agit pas d’un principe abstrait, ni d’une affirmation évidente : choisir le bien est l’acte propre de la liberté par lequel celle-ci se réalise, se rectifie et mûrit. Pour faire les bons choix, souvenez-vous de ce critère : le bien donne la vie, il ne l’enlève jamais. Le bien prend soin, il ne prend pas pour lui-même. Le bien n’est pas un beau concept, mais le visage rayonnant de l’amour.
…
Les principes d’égalité et de fraternité qui inspirent votre société trouvent ici leur fondement : plus que des prescriptions légales, ce sont les choix radicaux et courageux d’un cœur libre. Faire nôtres ces principes n’est pas seulement un engagement moral : c’est choisir de devenir des hommes et des femmes authentiques, libres de tout compromis. »
https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/speeches/2026/september/documents/20260925-francia-veglia-giovani.html
Nous sommes au temps de la liberté, celui où le mal continue d’exercer son pouvoir car il nous est aussi loisible de le choisir, indiquant en cette séparation que nous sommes aussi à même d’entendre la définition du bien qui nous est proposée, qu’il nous est aussi loisible d’en emprunter les chemins relationnellement indiqués, ceux de l’exercice éclairé de notre liberté.
@ Patrice Charoulet le 26.09.2026
« Le Pape m’indiffère »
Certes, cher Patrice. Mais si le Pape vous indiffère à ce point, pourquoi éprouver le besoin de nous le préciser ? L’indifférence véritable n’a-t-elle pas précisément pour caractéristique de se passer de toute déclaration ?
À moins que cette indifférence ne soit finalement pas si indifférente que cela… 😉
@ sylvain le 26 septembre 2026
« Lyon ville poubelle, donc tout va bien ! »
Vous confondez votre salon avec la Cité des Gaules…
Très questionnant est le traitement médiatique de ce pape, ressemblant furieusement à celui de la Québécoise feulante.
L’ardeur que mettent les médias à nous montrer ces ferveurs superficielles en dit long sur ce qui va de la manipulation des masses à notre servitude volontaire.
« Une accalmie bienfaisante », oui, Monsieur Bilger, vous avez raison, ces quelques jours apportent un calme bienvenu.
Et au moins, après avoir vu cette jeunesse enjouée au Stade de France, on n’entendra plus les antichrétiens dire que ces croyances-là sont le lot de vieux Français réacs devenus marginaux.
Deux jours apaisants, pendant lesquels on a oublié les guerres, les critiques et les petits faiseurs politiques, les faits divers inquiétants.
Ce qui n’a pas empêché Léon XIV de donner son avis bien clair sur des sujets de société et même sur le manque de diplomatie pour apaiser les tensions dans le monde.
Évidemment, dès mardi, la politique reprendra ses droits, mais cette parenthèse laissera quand même une marque.
J’ai été surpris et enthousiasmé par l’ambiance de la veillée papale au Stade de France. Surpris d’abord par la tenue, les sourires, la joie et la liesse affichés par cette jeunesse, bien loin de la jeunesse animée par les passions tristes des gens d’ici et d’ailleurs, telle que présentée au quotidien, ad nauseam, par les médias. Enthousiasmé ensuite par l’espoir porté par ces jeunes et surtout par l’image — bien plus positive et flatteuse de notre pays, affichée au regard du monde lors de la messe dite sur la place de la Concorde — que celle donnée lors des tristes et affligeants événements précédents.
Pour moi, le pape « cartonne », comme disent certains, même si son propos sur l’accueil des migrants à la maison Bakhita indispose le citoyen que je suis.
@ Robert Marchenoir
« En fait d’accalmie bienfaisante, il est toujours intéressant d’observer les interactions de Volodymyr Zelensky avec le peuple ukrainien, quand on ne comprend pas la langue, qu’il n’y a pas de traduction et que l’on peut donc se concentrer sur les expressions, les attitudes, le ton de la voix.
Ici, il vient offrir des fleurs à une femme qui a accouché dans l’abri d’un hôpital de Kiev endommagé pendant une attaque russe, et décerner des décorations au personnel. »
Oh, mais c’est trop chou !!!
Comme c’est chou !!!
Ici, et pas ailleurs !!!
Que de douceur et que d’humanité !!!
On fond, on dégouline, on a le cœur qui se fend, ici et pas ailleurs…
Pas ailleurs, ici, hein, et en ukrainien, je n’y comprends rien, mais ce visage, ce son, cette voix…
Mais c’est la guerre !
Profitons du passage du pape pour dire que c’est bon, une accalmie…
Bien sûr, et puis ce doux visage, ces ventres, les naissances, les guerres, houlala ! Mon cœur se fend et pleure…
La manipulation ? Non, non, non, pas du tout ! La communication, l’entubage, l’enfumage ? Non !
Les hommes, c’est pas grand-chose !
La paix, comme c’est beau !!!
TU MARCELLUS ERIS !!!
PS : Si ça intéresse, y a une fille en guenilles, laide et sale, qui vient de mettre au monde, près des poubelles, un petit d’homme dont elle ne sait pas quoi faire… Une photo ? Un compliment en ukrainien ? Non, pas la peine, ça se passe à Lyon…
Lyon ville poubelle, donc tout va bien !
Sur un sujet aussi clivant que le Suaire de Turin, j’ai choisi une approche qui me tient à cœur. En fait, je ne cherche pas forcément à prouver, je cherche, parmi les travaux et les témoignages, où la science s’arrête, le moment où le scientifique avoue humblement qu’il ne sait pas, tout simplement. Je trouve cela plus constructif et solide qu’un débat croyants versus athées de base.
Pour les longues soirées d’hiver, il y a aussi les travaux de Heller et Adler en 1980, ainsi que le Codex Pray de 1192.
J’ajoute que le rétablissement de la peine de mort est tout à fait possible. C’est une question de volonté et une mesure évidemment révolutionnaire, dans le sens de ce que les Français ont fait en 1789.
Un drap de 4 mètres de long sur 1 mètre de large est conservé dans les sous-sols de la ville de Turin, en Italie.
En 1988, trois équipes de chercheurs ont utilisé la méthode de datation au carbone 14. Ils ont conclu que le morceau analysé datait du Moyen Âge. L’information a été reprise en boucle, déformée et amplifiée. L’Église a été calomniée, les croyants ont été ridiculisés, traités de jocrisses en termes peu flatteurs.
Les mêmes journalistes partiaux ont, comme il se doit, omis de relayer l’information selon laquelle l’échantillon prélevé avait été fabriqué au Moyen Âge pour réparer le Suaire.
Coup de théâtre : de nouvelles séries d’investigations ont été menées en 2015 et publiées le 5 octobre 2015. En bref, l’ADN des poussières prélevées, les analyses de taches, la texture du lin et d’autres éléments prouvent que le linceul a été posé sur un homme supplicié en 33 de notre ère. Jésus a donc été crucifié en 33. Toutes ces preuves sont documentées. Bien entendu, elles sont effacées de Wikipédia par des scribes scrupuleusement soucieux d’authenticité scientifique irréfutable, mais surtout obnubilés par la démolition des croyances de la religion catholique.
Mais le plus dérangeant pour les athées est de constater que la science est incapable, dans l’état actuel des connaissances, de donner une explication à la présence en négatif d’un visage qui porte les stigmates de souffrances. Actuellement, on ne sait pas reproduire une telle image. En particulier, au niveau des yeux apparaissent les vestiges d’une pièce de monnaie qui n’a été frappée qu’en Judée par les Romains, il y a 2026 ans.
Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
Le pape Léon XIV, comme ses prédécesseurs, prône un accueil sans limite de l’immigration. Comme la majorité des catholiques, je pratique à ma manière et ne tiens pas compte de cette autorité que, certes, je reconnais (je ne suis pas sédévacantiste), mais dont la parole, depuis des lustres, est pour moi nuisible.
Ça n’a rien à voir (encore que, étant donné la position du pape sur la peine capitale) : une fois de plus, une personne âgée (96 ans) a été agressée sexuellement (dans un hôpital). Je prône, en ce qui me concerne, le rétablissement et l’application de la peine de mort pour toute personne portant atteinte à l’intégrité physique d’une personne dans l’incapacité de se défendre (enfants et personnes âgées notamment).
@ Achille
« Il ne faudrait pas, toutefois, que le RN et autres partis de la droite radicale s’approprient cet événement exceptionnel qu’est la visite de Léon XIV. La religion catholique n’est en aucun cas leur domaine réservé »
Surtout lorsque l’on sait ce que Marine Le Pen disait des militants catholiques du Front national !
Papoleon
Papamadi
Cher Philippe,
Votre plume saisit bien ce qui a frappé hier : la réserve du pape, la qualité du geste, l’espèce d’accalmie que produit une foule quand elle n’est plus seulement politique. Sur la forme, Léon XIV est en effet impeccable. Moins théâtral que François, plus maître de ses silences, il donne le sentiment d’un homme qui ne force pas la communion et qui, pour cela même, la rend possible.
Mais la forme ne doit pas absorber le fond. Ce pape est très traditionaliste par ce qu’il dit. À l’Élysée, il n’a pas seulement parlé de paix : il a nommé « l’offre d’une mort programmée ». Deux mois après la loi française c’est une objection nette à un choix collectif de la République. On peut l’approuver. On ne peut pas le ranger, comme vous le faites, du côté d’un message « acceptable par tous » et « aux antipodes » du partisan.
Il est tout aussi traditionaliste par ce qu’il ne dit pas. Pas un mot, en France, pour rouvrir le contrôle des naissances. Pas un mot pour aller au-delà de la discipline actuelle sur le divorce et les remariés. Pas un mot sur la question des femmes dans l’Église. L’enseignement « restera tel quel », a-t-il déjà tranché.
On enregistrera, à juste titre, la ferveur du Stade de France et celle de la Concorde. On enregistrera moins, dimanche prochain, les nefs à demi vides du pays réel. Quelques pour cent de Français à la messe chaque semaine, des clochers regroupés, des prêtres de moins en moins nombreux.
Le pape a gagné Paris pour un week-end. L’Église de France, elle, doit encore gagner le dimanche.
En fait d’accalmie bienfaisante, il est toujours intéressant d’observer les interactions de Volodymyr Zelensky avec le peuple ukrainien, quand on ne comprend pas la langue, qu’il n’y a pas de traduction et que l’on peut donc se concentrer sur les expressions, les attitudes, le ton de la voix.
Ici, il vient offrir des fleurs à une femme qui a accouché dans l’abri d’un hôpital de Kiev endommagé pendant une attaque russe, et décerner des décorations au personnel.
Le pape m’indiffère.
Le pape, combien de divisions ?
Croire en Dieu est une hérésie. Rassurante, je n’en doute pas. Je vous envie de croire dans toutes ces balivernes. J’ai quand même une interrogation : comment peut-on affirmer que les bouquins sur lesquels les religions s’appuient sont d’une quelconque complexité, méritant la supposée exégèse nécessaire à leur compréhension ? Ce sont des recueils d’affirmations lapidaires, d’histoires, généalogies comprises, ennuyeuses, qui n’arrivent pas à la cheville des Contes de Perrault. Au mieux, Oui-Oui et la voiture rose.
Allez, cadeau : Rien
Ni enthousiaste ni hostile à la visite du pape Léon XIV.
Il est clair que ce pape est d’un autre niveau spirituel que l’ancien qui, parfois, donnait l’impression d’être plus intéressé par le temporel que par le spirituel.
Il n’empêche que Léon XIV tombe lui aussi dans ce travers de la papauté qui est de se mêler des affaires terrestres.
Il vient encore d’en donner une démonstration lors de la visite à la Maison Bakhita où il a déclaré :
« L’histoire de l’Église et de l’humanité (…) n’est pas écrite par ceux qui donnent l’impression de vaincre en s’imposant et en occupant l’espace, mais par ceux qui “font de la place”, instaurent des processus de paix, suscitent la confiance et encouragent la vie. »
C’est factuellement faux : l’histoire de l’humanité est le résultat des conflits permanents où le plus fort impose son mode de vie, ses valeurs et… sa religion, qui devrait être laissée en dehors des affaires humaines.
Pour ce qui concerne l’histoire de l’Église, il est vrai qu’elle s’est souvent confondue avec celle du pouvoir et cela depuis que l’empereur Constantin est intervenu dans les affaires de ce qui allait devenir le catholicisme.
Depuis, les choses se sont amplifiées ou, au contraire, calmées selon les périodes, et en ce moment d’athéisme grandissant en Occident, on pourrait penser que le pape chercherait plutôt à rassembler ce qui reste de croyants sans vouloir intervenir dans les affaires des États.
Léon XIV, dans sa déclaration à la Maison Bakhita, souhaite implicitement que l’on fasse de « la place » aux immigrants.
Il est, par cette déclaration, dans la continuité, sans arrogance, de François que l’on peut considérer comme un pape woke, oubliant peut-être que la parole de Jésus est une parole qui s’adresse à chacun de nous et non pas à la collectivité, ce qui est très différent.
« Mon royaume n’est pas de ce monde ; rendez à César ce qui est à César. »
Voilà ce qui est dit explicitement dans les Évangiles.
Le salut proposé est individuel, il ne saurait être collectif, et donc un pape ne devrait s’adresser qu’à chacun des croyants et non pas à tous collectivement, c’est-à-dire aux États, en leur enjoignant ou recommandant de « faire une place » à ceux que, collectivement, on doit considérer comme des envahisseurs.
Léon XIV met la forme dans ses propos, ce que ne faisait pas François, mais reste tout de même dans cette logique d’une immixtion dans la vie collective des peuples.
À ce propos, il faut remarquer que si le message de la chrétienté, tel qu’on peut le lire dans les Évangiles, s’adresse à l’individu, l’islam a développé le concept de l’Oumma, qui, lui, est collectif, en affirmant l’unité du monde des musulmans. C’est l’une des grandes différences entre les deux religions.
Je précise que mes propos résultent simplement d’une interprétation des Évangiles tels que je les ai lus, associée à un très petit nombre d’ouvrages théologiques.
Je n’ai pas la prétention d’en savoir plus que le pape sur le catholicisme, je donne simplement une opinion sur le fonctionnement de l’Église comme institution se voulant universelle.
Hier soir, le Saindenikistan a été envahi et squatté par des hordes blanches, de souche, cathos, chrétiennes : le monde à l’envers ! De plus, un pape blanc, lui aussi, de race normande (au passage, ce sont les meilleures côtes de bœuf).
Insupportaaaaaable ! Où étaient les racailles, les tirs de mortiers, les casses de vitrines, les feux de poubelles ???? À la (Allah) CAF, à la (Allah) PL, à la CMU, à SOS Racisme, à la RTT ?
Que du blanc, que des messages de paix et d’amour, des chants religieux, des sourires, des mots gentils, des embrassades, des accolades… Trop, c’est trop, j’ai frisé l’infarctus.
Tout fout le camp : la police, les guetteurs du GIGN, les pompiers s’ennuyaient ferme, et moi donc ! Je me délectais d’avance d’une papamobile en flammes, le pied ! Chui déçu.
Allons, allons, chers petits racaillous, ressaisissez-vous ! Quel ennui ! À cause de vous, j’arrêtais pas de bâiller, mais j’ai eu quand même une pensée émue (si, si !) pour ce malheureux maire-imam LFIslamiste Racailloko qui a subi la honte de sa vie et a dû se terrer dans son sous-sol le plus profond pour fuir ce spectacle humiliant, lui qui voulait faire de sa zone gauchiasse-islamo-narco une forteresse, un bunker, un point de deal géant interdit aux Blancs de souche, cathos de droite : c’est raté !
Gare à la (Allah) fureur du Führer Adolf Mélenchon, en rage recuite ce matin devant ce spectacle de désolation pour ses LFIslamistes.
Mais l’heure de la revanche a sonné : ce malheureux calife du 9 cube va se venger en faisant venir un max de migrants dans sa jungle narco-islamo-gauchiste. Allô Ceuta ??? Non mais !
Ahhh ?… mour !
« Sa délicate et sereine réserve » (PB)
Surtout vis-à-vis des représentants d’un monde matérialiste aux antipodes du message qu’il s’efforce de transmettre avec délicatesse, et qui souhaiteraient le « récupérer » à de sordides fins politiciennes.
La venue du pape Léon XIV en France a eu pour effet de révéler une foi chrétienne que l’on croyait en voie de disparition. Heureusement, il n’en est rien.
L’islamisme conquérant, malgré ses provocations, n’a pas réussi à l’éteindre. J’irai même jusqu’à dire qu’il l’a renforcée. L’engouement des jeunes catholiques au Stade de France l’a amplement démontré, et ceci est plutôt rassurant.
Il ne faudrait pas, toutefois, que le RN et autres partis de la droite radicale s’approprient cet événement exceptionnel qu’est la visite de Léon XIV. La religion catholique n’est en aucun cas leur domaine réservé, ainsi qu’on a l’impression de l’entendre, notamment sur CNews. Il y a aussi des catholiques de gauche, et heureusement !
« des catholiques de gauche »
Y a même des islamistes de droite, étonnant, n’est-ce paaaaas ???? Jeanne, au s’cours !