Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Tous mauvais sauf Henri Guaino !

Il ne poussera jamais l’amertume et la clairvoyance jusqu’à s’engloutir dans le même opprobre accablant tous les autres. Son masochisme aura toujours cette limite de s’arrêter à lui-même. Qu’il prenne garde cependant au risque qu’un jour on pourrait lui demander les preuves de l’excellence qu’il s’attribue et qu’alors il ne suffirait plus de s’afficher exceptionnel mais de le démontrer !

Mon chemin d’Hamon !

Après avoir dû constater que j’étais une sorte de girouette intellectuelle – donc le contraire du sectarisme politique -, je me console comme je peux. La vérité ne se trouve-t-elle pas dans la multitude de ces interventions qui, aussi contrastées qu’elles soient, autorisent le citoyen à faire une union nationale à sa mesure, à se constituer, dans et par son esprit, une maison commune et à accepter son intuition qu’il y a du vrai partout ? Puisque chaque politique ne nous offre jamais qu’une part, est-il honteux de considérer que c’est à l’électeur de composer le gâteau tout entier ? Je me souviendrai, tout profane qu’il soit, de mon chemin d’Hamon.

Il faut ranger Emmanuel Macron !

Et si le saisissement de la classe politique n’était pas dû au fait qu’elle flottait dans un climat d’incertitude ? Intolérable pour elle que ces perceptions contrastées qui pourraient seulement manifester la liberté de l’esprit, le caractère équivoque du réel et le fait qu’Emmanuel Macron, en effet, n’est à droite que lorsqu’il le désire et à gauche seulement quand il en a envie.

Seuls Adama et Théo méritent-ils un engagement ?

Pour la fin, cette énormité : « Si on se tait, c’est toute notre société qui se salit ». C’est le contraire. S’ils se taisaient, c’est notre état de droit qui gagnerait, notre démocratie qui deviendrait propre.

Vivre, est-ce se taire ?

Au fond, vivre est-ce se taire au point de mourir avant l’heure ou est-ce éclabousser, se multiplier au point de gaspiller son existence, de la perdre goutte à goutte ?

Théo, Toula et les autres…

La préfecture de police, après en avoir crédité des policiers, a reconnu que Toula était l’auteur de cette belle action . J’en tire la conclusion optimiste qu’il n’y a pas à désespérer de quelque personnalité que ce soit et qu’aucune crise sociale n’est insoluble. En tout cas il faut s’en persuader.