Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Vive Monaco !

J’ai juste envie de dire que j’aime voir jouer Monaco et que cela fait du bien de pouvoir sortir enfin de l’étouffante emprise du PSG sur le football et de son abusive importance politique et médiatique. Vive Monaco !

Le Front National est-il interdit ?

Mais dans le résultat de dimanche prochain, quel qu’il soit et pour expliquer son niveau, il ne faudra pas oublier la part imputable à ces misérables apprentis sorciers qui auront fait prospérer dans les urnes ce qu’ils avaient combattu de manière illégitime et choquante avant.

Faut-il ne rien faire pour être aimé ?

Sortant de la messe de Pâques, je me sentais d’une étrange espèce puisque j’admirais profondément, intensément le pape François grâce à ce que précisément d’aucuns absurdement lui reprochaient. Cette personnalité unique de quatre-vingts ans, je l’aime parce qu’elle dérange. Et que, sans elle, un catholicisme masochiste et frileux sévirait encore.

Le projet de Fillon ou la personne de Macron ?

Jamais, comme avec François Fillon et Emmanuel Macron, on n’avait eu aussi ostensiblement à dissocier le projet et la personne. A aimer autant la subjectivité sympathique et chaleureuse de l’un et la valeur objective du programme de l’autre. Décidément cette campagne est unique.

François Hollande est un excellent commentateur…

Si on décrypte le très fin commentaire de François Hollande, le président a voulu nous mettre en garde contre Mélenchon. Ira-t-il jusqu’à manifester explicitement son soutien au fils prodigue et toujours aimé Emmanuel Macron qui n’est pas son continuateur mais peut-être une blessure qu’il chérit ? Il y a une manière d’être quitté et contesté qui est probablement une ultime preuve d’affection politique ?

La bande des quatre !

Même en ayant abandonné la partie, le président de la République a trouvé le moyen de laisser la France aussi inquiète que s’il s’était représenté. Plus à cause de lui mais si j’ose dire grâce à lui.

Luchini, on en redemande !

La littérature est précisément ce ce qui le sauve. Lire, comprendre, offrir ce qu’il y a de meilleur ici ou là dans l’écriture est un miraculeux garde-fou. Les textes l’emplissent d’une véritable allégresse et en même temps constituent un butoir. Ils sont présents comme des amis qui vous évitent de dépasser les limites, de donner trop de place à l’effervescence d’une personnalité au détriment de l’essentiel.

Il faut plus de places de prison !

J’aurais bien envie de rendre comptables de toutes les transgressions que le rousseauisme judiciaire et pénitentiaire a permises ou n’a pas su empêcher les bons apôtres qui en sont les inlassables prêcheurs jamais contrits.

La folie Mélenchon…

Le triomphe d’un Mélenchon est la preuve d’un monde qui est prêt à aller n’importe où pourvu qu’il y ait du verbe et de l’intelligence.Serait-ce l’offenser ou lui complaire que de le rapprocher de l’une de ses admirations historiques ? D’un Robespierre qui ne couperait pas les têtes.