Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Imaginons !

Mais une autre droite, « attachée à la mémoire longue, à un certain respect des traditions, à la protection de la famille, à un refus du multiculturalisme, à un minimum de souverainisme », et par ailleurs ferme sur le plan de la sécurité, du terrorisme et de la Justice – elle existe déjà – serait alors fondée enfin, sans être vilipendée, à mettre en oeuvre une union des droites incluant un FN rénové avec un autre nom, d’autres perspectives et plus soucieux de cumuler des forces que de s’en tenir à une hostilité, à une indépendance contre-productives.

Un débat, Macron en haut !

Le plus important est que personne, en tout cas, ne l’a jugé indigne d’être notre président de la République au soir du 7 mai. Après ce débat, Macron en haut.

Les pousse-au-vote FN…

Avec tous ces pousse au-vote FN qui, intarissables sur ce que serait le crime, loin de le rendre impossible en favorisent la plausibilité. Le niveau du FN dépassera peut-être seulement de peu les 40% et, dans tous les cas, la bonne cause triomphera, mais, au risque de choquer, dans quel état ?

Campagne en Absurdie…

Jusqu’à maintenant – sauf peut-être au sein de la France insoumise -, rien n’est de nature à laisser penser que les énormes béances de la France humiliée ont été appréhendées comme il convenait et qu’elles auraient pu donc espérer être comblées. Sur les plans social, économique, judiciaire, culturel et plus subtilement symbolique.

Zemmour contre Tchakaloff : qui a raison ?

Le plus bel éloge qu’on puisse faire à une portraitiste est de lui dire qu’on la souhaiterait pour soi. Gaël Tchakaloff, dans le match entre eux, a plus raison qu’Eric Zemmour.

Emmanuel Macron n’est coupable de rien !

L’équité démocratique et les valeurs – dont on nous rebat les oreilles quand elles ne servent qu’à soi – prescrivent qu’on accepte de regarder sans haine ni mépris huit millions de nos compatriotes. Emmanuel Macron pour lequel je voterai n’est coupable de rien.

Tout va-t-il changer ?

Il y aura les élections législatives. Derrière l’apparence tactique de la concorde jusqu’au 8 mai, le parti des Républicains et le parti socialiste seront revisités, agités jusqu’à leur possible disparition. Les frontières de la politique ne seront plus les mêmes et les camps perdront de leur identité rigide. Pour la vie démocratique aussi, il y aura de l’inconnu à foison. L’enseignement fondamental du 23 avril : la France n’est pas un pays qu’on domestique.

Aux Champs-Elysées…

On aidera notre démocratie à se battre et à vaincre ou on la laisse mourir. Aux Champs-Elysées venus percuter de plein fouet la République à la télévision, se jouait beaucoup de notre avenir.