Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

No tenim por : c’est beau, ça ne sert à rien !

Quand demain l’islamisme et Daech frapperont et massacreront à nouveau, de grâce moins de beauté, de concorde apparente mais plus d’utilité. Moins de spectacle médiatique, plus de retenue et de réserve. Moins de paroles pour affirmer notre détermination, plus de détermination concrète, opératoire, impitoyable et secrète. La démocratie, si elle ne se défend pas, ne sera pas le pire des régimes après tous les autres. Mais le pire tout simplement.

Détox : une maladie d’aujourd’hui ?

La détox d’aujourd’hui est un aveu d’impuissance. Une illusion de santé. Une façade. Un vide artificiel. Le contraire de ce que le métier de vivre attend de nous.

François Hollande ne se remet pas de n’avoir pas perdu en 2017 !

Je crains tellement le pire que j’aurais été prêt à valider une nouvelle candidature de François Hollande puis sa défaite, avec sans doute son silence, plutôt que de devoir subir l’interminable palliatif d’une déconfiture selon lui trop tôt proclamée. Un lassant président pour de faux, se repentant d’avoir manqué le vrai.

Hanouna, hélas !

Si j’ai titré mon billet « Hanouna, hélas », c’est pour signifier qu’un espace intellectuel, une démocratie ayant besoin d’un talentueux histrion si discuté par ailleurs pour être défendus et rappelés au bon sens sont évidemment en péril. Cyril Hanouna, en portant cette parole pertinente et aujourd’hui provocatrice, fait regretter que d’autres plus légitimes se taisent en acceptant de passer sous les fourches caudines d’une forme d’asservissement. On a donc Cyril Hanouna et on le garde.

Le Parthénon se passe de la France…

Doit-on s’en étonner alors qu’avec un président de la République pourtant cultivé, nous n’avons depuis le 10 mai 2017 aucun ministre ni Secrétaire d’Etat en charge de la francophonie ? Nommé, il pourrait d’abord proclamer que le Parthénon se languit de la France et se battre pour que notre langue lui revienne. Comme vers sa patrie naturelle.

Le peuple contre le peuple…

Le peuple de la République contre le peuple de Joseph de Maistre… J’espère que je ne ferai plus référence au premier et à sa force en oubliant le second et ses possibles risques.

Qui nous fait aimer la France ?

Derrière le « Ils nous font aimer la France » illustrant ce passionnant numéro, il y a clairement Valeurs actuelles. Ses forces avec ses préjugés. Et c’est normal et c’est bien.