Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Autour d’Emmanuel Macron…

Je me demande pourquoi le domaine sociétal, la politique pénale, la Justice, le pénitentiaire, la sécurité, cette part capitale du régalien n’ont pas droit eux aussi à une attention privilégiée du président de la République. Pour l’économique et le terrorisme, il y a des ministres mais cela n’a pas interdit la constitution « d’unités » présidentielles qui apporteront un plus. Pour certains secteurs les ministres seraient suffisants mais pour d’autres le président s’en mêlerait de plus près. Une task force « justice », alors ce sera pour quand ?

La cause des hommes !

J’ai conscience de devoir rengainer ma provocation sur la cause des hommes. A condition que le souci de l’égalité entre les sexes ne nous fasse pas tomber dans des délires. A l’Assemblée nationale ou ailleurs.

Grâce et disgrâces…

Contrairement à ce que prétend l’opposition, il n’y a pas « d’effacement total du Premier ministre » qui continue à exister à sa manière. Mais je dois avouer, pour être honnête, que si j’avais vu Nicolas Sarkozy dans les mêmes postures, je ne suis pas sûr que je les aurais appréciées. Avec notre nouveau président, non seulement elles passent mais on en est presque fier. C’est injuste mais c’est comme ça. La loterie de la vie. Les discriminations qu’opère la grâce. Elle est ici mais pas là. Maintenant on attend l’action du président.

Sécurité chérie !

Ce ne sera pas instiller du défaitisme dans notre République, une sorte de tristesse et de morosité chroniques que de vouloir entendre proclamer que la sécurité nous est aussi chère, mérite autant d’être chérie que la liberté.

L’ignoble de la Place Maubert est-il le seul coupable ?

Quelle injustice, NKM, cette femme délicate, passionnée et courageuse a toujours été dans la rue ou sur les plateaux d’une parfaite correction avec ses contradicteurs. Et c’est elle qui a été insultée et frappée. Ce n’était pas l’exaspération fortuite d’un citoyen ayant perdu le contrôle de ses nerfs mais l’acte d’un malfaisant conscient de ce qu’il venait d’accomplir. Quand on l’interpellera et qu’on le jugera, il ne faudra pas oublier que sa victime a été NKM mais que ses complices sont nombreux qui lui auront donné le mauvais exemple.

NKM a de la classe !

Mais, qu’on l’aime ou qu’on la déteste, NKM est nécessaire. Le climat d’aujourd’hui est profondément le sien. Donc, contre tous les pronostics il faut la sauver !