Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Il faut interpeller les politiques !

Oui, il faut interpeller les politiques. Pour les contraindre à nous révéler ce qu’ils valent. Pour que nous soyons fiers de nos concitoyens. Pour avoir des réponses claires au quotidien. Nous ne sommes pas si mal lotis en cette période. Ne faisons pas le fine bouche républicaine !

Pour les Bleus malgré tout !

On a compris que je serai pour les Bleus malgré tout. Mais, de grâce, qu’on nous laisse seul à seul avec le foot.

Il faut tenir !

Ce n’est pas Internet qui dégrade. Mais ceux qui en font un déplorable et malsain usage. Ce n’est pas Twitter qui doit être jeté aux chiens mais ceux qui en font un dépotoir. Ce n’est pas le langage qui est grossier, vulgaire ou incorrect. Mais ceux qui détruisent le plus beau lien qui soit entre humains. Il faut résister à la molle décadence ici ou à l’affaissement brutal là. Il faut tenir. En ne comptant que sur nous-mêmes. La cavalerie de John Ford ne viendra pas à notre secours.

Pour que la France ne reste pas la France ?

Oui, la France doit rester la France. Proférer cela, le maintenir, le revendiquer n’implique pas de plonger dans un enfer ceux qui l’honorent, la respectent, l’enrichissent, appliquent ses lois et lui veulent du bien. Mais de faire partir ceux qui n’y ont pas droit ou la renient de l’intérieur.

Rafael Nadal, une leçon de vie…

On invente, on prend le vif du réel de plein fouet et on refuse de se soumettre à la routine qui vient trop facilement comme un confort. On ne gagne pas à tout coup – lui si, sur terre battue – mais on existe. Les gestionnaires – il en faut – sont parfois excellents mais jamais exceptionnels. Ils sont dans la norme mais ne sortent jamais du rang. Rafael Nadal, merci. Votre balle de match est une balle de vie.

Donald Trump : un fou à présider…

La grande chance de Donald Trump est qu’il n’a pas eu de véritable rivale lors de l’élection présidentielle et que l’Amérique profonde qui l’a choisi continue à prendre ses coups de menton, ses airs de matamore et l’expansion délirante de sa nature pour une politique. Quand on observe la montée de la folie à présider comme au spectacle.

François Hollande rebat la campagne…

Il va rebattre la campagne et on aurait tort, aujourd’hui en tout cas, de se gausser. La haine, – il ne démord pas d’avoir été trahi – , l’alacrité, la vigueur et l’intelligence renouvelées, l’odeur de poudre de la politique pourraient faire des miracles. Pour une fois l’Histoire repasserait les plats. C’est le rêve qu’il caresse au fond de lui. Illusions ou non, cela emplira une existence que le bonheur manifestement ne suffit pas à combler.

On aurait plus vite fait en supprimant les news !

S’arroger le droit de mettre la lourdeur et la malignité de l’Etat dans un dispositif qui tant bien que mal – au sens propre – donne satisfaction, conduira en réalité à toucher le coeur même de l’information, les news encore plus que les « fake news ».