Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Vite instaurer un droit au silence pour les artistes !

Je ne vois qu’une solution pour interdire à l’avenir ces foucades singulières ou collectives : que nos spécialistes des libertés et des droits de l’homme exigent pour les artistes un droit au silence ! Nous n’aurions plus Juliette Binoche que comme actrice. Le meilleur d’elle.

Attention, danger !

L’Assemblée nationale ne devrait pas tomber dans l’amnésie pour certaines amnisties. Ce qu’elle prévoit est un coup fourré à la normalité démocratique. Attention, danger !

Michel Houellebecq : le voyant singulier…

MH, dans sa lettre, restitue avec une limpidité qui ne se paie pas de mots l’essentiel de ce qui existe aujourd’hui et qui n’est que le mouvement accentué de ce qui se trouvait déjà hier au coeur de la société et dans nos comportements humains.

L’épopée en chambre : je suis un héros…

Quand, héros en chambre et par procuration, je m’abandonne à ce qu’il y a de plus beau dans l’humain – non pas se contenter de soi mais s’exalter pour ce qu’on voudrait être -, je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas.

Des crachats et d’Eric Zemmour…

Mais une image m’obsède et on sait que je n’ai jamais abusé des comparaisons avec des périodes atroces de notre Histoire. Avoir vu Eric Zemmour dans cette rue, seul, le dos courbé, tenant ses sacs de courses, non pas craintif mais le regard inquiet, pressé de rentrer chez lui, poursuivi par cette haine et ces éructations, m’a fait songer à des horreurs anciennes. Faut-il que je les précise ?

Brigitte Macron dans Paris Match : indécence ou normalité ?

Brigitte Macron dans Paris Match : une médiatisation régalienne normale. Mais alors pourquoi, en retour, le président de la République, au lieu d’ouvrir les portes de l’Elysée et de parler souvent aux citoyens, ne donne-t-il pas plus la parole à ceux-ci?

Délires judiciaires…

Que de délires mais, pour poursuivre ma provocation sur un mode encore plus exacerbé, que de chemins profondément raisonnables !

Qui est l’ennemi ? Le pouvoir ou le coronavirus ?

Quand il est impossible de demeurer dans la politique partisane, serait-il inconcevable pour ceux qui ne gouvernent pas, ou pas encore, de l’admettre et d’user d’un autre ton ? L’ennemi est le coronavirus. Suis-je naïf en rappelant cette évidence ?