Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

BAC Nord : mention très bien !

BAC Nord, hors compétition à Cannes, s’il avait concouru pour la Palme d’or, ne l’aurait évidemment pas obtenue. Trop vrai, trop peu manichéen, trop angoissant sur notre pays, aucune sublimation des crapules et des voyous, la police considérée avec un regard évidemment plus laudateur quelles que soient ses failles et son pragmatisme. Mais peu importe. Allez le voir. Il mérite la mention très bien.

En danger de vie, avec les talibans….

On ne peut pas se laver les mains de ce qui va se perpétrer en Afghanistan. Quand on est en danger de vie, on a le droit de voir accourir le monde à son secours.

Un pouvoir qui se paie de mots !

Le citoyen sent que nos gouvernants se paient de mots mais, aujourd’hui bien plus gravement, qu’ils nous paient avec des mots.

Tout refaire ou ne rien changer ?

Ne rien changer mais que ce soit le contraire de l’immobilisme : si on savait le grand nombre de voyages possibles de soi à soi, on serait étonné !

Nous ne sommes pas en dictature !

Le comble serait d’accepter que la légitimité d’une cause discutant le passe sanitaire puisse s’octroyer, par extension et sulfureuse contagion, la liberté de s’exprimer n’importe comment et avec un vocabulaire dont l’enflure intellectuelle et historique, l’usurpation démocratique ne peuvent qu’indigner.

Le PSG : une politique de cumulard ?

On dit que l’argent ne fait pas le bonheur – en tout cas il le facilite – mais il est clair qu’il n’est pas suffisant pour constituer une collection d’individualités en un collectif irrésistible.

Mais oui Xavier Bertrand pense !

À supposer que Xavier Bertrand « ne pense pas » comme Marianne en évoque la possibilité, n’aurait-on pas le droit de faire état de tous ceux qui eux « pensaient » indiscutablement et n’ont pas laissé un grand souvenir ni la France en meilleure position ? Alors, oui, Xavier Bertrand pense mais dans l’action.

Christiane Taubira : le retour ?

Le comble est qu’autour d’elle, on semble soulagé d’avoir cette opportunité qui se présente et qui autorise au moins symboliquement le rêve d’une union qu’on sait impossible. Christiane Taubira joue le rôle d’un sauveur qui offre le grand avantage de devoir être crue sur parole, contre toutes les évidences de la réalité.