Contre les faux-semblants…

Face aux crises et aux désastres, il y a plusieurs ressources qui permettent à un pouvoir ou à ses services de ne pas les affronter.

C’est trop systématique pour que cela relève du hasard. En réalité, les argumentations se ressemblent, qui visent peu ou prou à échapper à leurs responsabilités ou à donner l’illusion d’une action.

Il y a plusieurs faux-semblants redoutablement efficaces qui, pour le citoyen naïf, vont créer des sortes de « villages Potemkine ». Se multipliant, ils ne seront véritablement dévoilés et mis au jour que si une catastrophe à nulle autre pareille interdit la poursuite de tout aveuglement.

Faire voter une loi est un expédient radical. Devant chaque situation qui dérange le fil de la politique traditionnelle et bouscule un peu les pensées, quelle merveilleuse et confortable solution que de sauter sur l’opportunité et de projeter une loi qui, en elle-même, aura le mérite de laisser croire à un changement ! Même si les décrets de son application surviennent dans les délais, force est de considérer que, trop souvent, certaines lois ne sont que la continuation d’une impuissance déguisée en législation.

Le discours sur le manque de moyens est aussi une aubaine. Parce qu’il ne peut jamais être contredit. Qui serait assez obtus pour contester, pour quelque institution ou service public que ce soit, l’utilité d’une augmentation des budgets et des crédits ? Elle n’aura sans doute pas d’incidence directe sur ce qui viendra, à intervalles réguliers, émouvoir et indigner la France, mais peu importe. Ce qui compte est d’offrir au ressentiment une explication limpide : ce n’est pas notre faute, nous n’avions pas suffisamment de moyens pour être à la hauteur ! Cette excuse est d’autant plus spécieuse qu’à l’évidence les revendications ne seront jamais totalement satisfaites et que, pourtant, la moindre des choses est de continuer à agir entre l’attente et l’éventuel accroissement des moyens.

Il y a encore cette échappatoire commode consistant à faire peser toute la charge sur les politiques, en flattant ainsi cette hostilité que beaucoup de Français éprouvent à leur égard. Sans s’examiner eux-mêmes, trop contents de tourner en dérision ou de déprécier ceux qui les dirigent et qu’ils ont pourtant élus.

Le fatalisme paresseux n’est pas non plus dénué d’un certain impact pour justifier l’inactivité. Le « on ne peut rien faire » a son utilité pour tous les créateurs de faux-semblants. Paraissant emprunter une forme de modestie, cet aveu de prétendue impuissance est décisif dans un monde qui offre trop aisément des prétextes pour ne rien accomplir, tant le réseau de contraintes, d’interdictions et de réglementations, ainsi que la faiblesse de notre souveraineté, sont impressionnants. Et pourtant, malgré ce maquis, le courage, l’énergie, la volonté, l’intelligence, la lucidité ont de quoi se frayer un chemin ; mais, bizarrement, on aime tellement croire le contraire, comme si l’amertume avait des délices sans pareilles !

Enfin — mais probablement pourrais-je élargir ma liste —, il y a l’invocation du maximalisme du genre que j’ai beaucoup entendu sur certains plateaux : il faut changer de logiciel, renverser la table, mettre en prison à perpétuité, tout transformer radicalement ! Ce volontarisme purement verbal, où les injonctions se mêlent à l’ignorance, oubliant les idées et les nuances au profit du démagogique « il n’y a qu’à, il faut qu’on », est pervers parce qu’il occulte l’inéluctable impuissance sous un voile prétendument noble. C’est parce qu’on nous refuse le pouvoir de tout métamorphoser qu’on n’accomplit rien ! Plutôt un inconcevable et absurde désir de révolution que le pragmatisme d’une réforme acceptable…

Face à ces faux-semblants, autant de leurres destinés à duper le citoyen ou à le faire patienter, on attend avec impatience que la démocratie, avec lucidité, ouvre les yeux.

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Voir les Commentaires (63)
  1. @ Aliocha

    Vous dites n’importe quoi.
    On ne traite pas pareil les dangers mais selon leur gravité.
    Il y a aussi la question de la légitimité des mesures à prendre, par exemple on expulse les immigrés indésirables, on garde les citoyens. Chacun sa mer*e, pour parler de manière à être compris même d’un Aliocha.

    Vous ne seriez ni un bon médecin, ni un bon confesseur ni un bon gouvernant et surtout pas un créateur… Un perroquet à la rigueur !

  2. Donc tout est de la faute des monothéistes : dehors les juifs, les chrétiens, les musulmans, comme les athées laïques qui leur permettent l’existence !
    Lodi se mord la queue de la persécution pour éviter de reconnaître l’architecture mentale de nos représentations religieuses, au simple titre qu’il ne supporte pas la contradiction et ainsi mime tous les inquisiteurs, en gourou de la secte dont il est le dieu unique comme l’unique membre.
    Allons, allons, au texte, compagnons, les mythes mentent comme tous les faux-semblants :
    https://saintebible.com/acts/9-4.htm

  3. @ Aliocha

    Vous ne savez pas lire, ou quoi ? Je parle de l’immigration musulmane. Je dis qu’il n’y a pas de droit à immigrer.
    Cela veut dire que « dehors » concerne les immigrés musulmans qui ne doivent pas immigrer en France.

    Parce qu’une fois citoyen, on reste citoyen, non que je me fasse des illusions sur les musulmans français. Certes, en tant que Français, ils peuvent être influencés par mieux que l’Islam, évidemment, mais entre leur texte de base, l’immigration qui s’agrège à eux et les paraboles les renvoyant mentalement aux pays musulmans, donc à l’arriération, il ne faut pas s’étonner du séparatisme, comme on le dit poliment.

    Et ne les comparez pas aux homosexuels, c’est indécent ! Les homosexuels ne sont pas plus nuisibles que n’importe quelle catégorie possible et imaginable.
    De même que les gauchers, les roux et autres, qui n’ont jamais infériorisé les autres. Vous vous permettez encore de confondre ce qui n’a rien à voir, les mesures de sûreté doivent être prises quand c’est utile, donc par exemple à l’égard des musulmans, et quand c’est légitime, donc en direction des étrangers.

    Pourquoi cette confusion ? Parce que bien sûr, à cause du monothéisme, les homosexuels sont indûment rabaissés, et la religion, surtout monothéiste, exaltée. Pourtant, la religion lie souvent les gens pour le pire : quand contre les femmes et les homosexuels, par exemple, elle ne me semble pas loin d’une association de malfaiteurs ! Mais doit-on dire pourtant ? En vérité, la religion est un permis de contraindre et de violenter telle ou telle catégorie à sa fantaisie, les textes ayant de tout en eux, on montrera le moins nul pour dire qu’on est bon, le reste pour s’autoriser à l’être, on croirait la chauve-souris, toujours à l’aise, de La Fontaine.

    https://www.la-fontaine-ch-thierry.net/chovsoub.htm

    Or si tout individu a bien le droit de ruser pour sauver sa peau, je dirais que le monothéisme est volontairement ambigu aussi bien que violent, de sorte que quand il le peut il opprime, et sinon, il montre un visage plus avenant. Il faut sans cesse être sur la brèche pour empêcher ses abus, or ce n’est pas possible, les gens ont leur vie, celle des croyants est de gâcher celle des autres. Leur texte ne leur dit-il pas que la femme, l’homosexuel, le croyant entre autre chose et bientôt le dragon représentant le paganisme sont à mettre sous le joug ou à exterminer, selon les cas ?

    Ils ont donc bien le droit et le devoir de le faire, l’irrésistible penchant à l’abus, au double titre que ces gens sont attirés par l’excès et que pour eux le retour aux sources n’est pas le retour à l’enfance d’une madeleine de Proust mais de préparer le retour de leur dieu et quelque prophète pour l’accueillir en sacrifiant sans dire que c’est un sacrifice toutes sortes de gens.

    Le plus grave avec tout ça restant que quelque nihiliste dans cette mouvance ne fasse péter des bombes atomiques comme d’autres, du champagne.
    On a les fêtes qu’on peut !

  4. @ Lodi

    Dehors !
    Mais dehors qui, ceux que vous ne voulez pas laisser entrer et qui sont déjà dehors, ou les cinq millions de musulmans français ?
    Vous devriez cesser de vous comporter à l’endroit des musulmans comme les prélats intégristes vis-à-vis des homos.

    Toute minorité a droit à l’existence et à être protégée des discriminations, dans la mesure où elle n’impose pas à la majorité ses particularités.
    Le principe laïc est simple, il suffit de l’appliquer, à commencer par soi-même.

  5. @ Aliocha

    Un esclave est un humain dont la société doute de l’humanité quand cela l’arrange ; dans le droit romain, puis plus tard, c’est un bien meuble.

    Par extension, on peut encore dire que tout conquis est l’esclave du conquérant lorsqu’il ne tient qu’à ce dernier de réduire le vaincu à un statut pouvant aller de la simple soumission à diverses formes de domination, nationales ou religieuses. Ainsi, par exemple, le conquis des musulmans est un soumis dans cette Espagne conquise par les musulmans et trop souvent idéalisée.

    Il est donc normal que, lors de la Reconquista, on les ait mis dehors ; de même, plus tard, que les Français et d’autres aient quitté les colonies : celui qui a usurpé le pouvoir doit partir, sa présence étant illégitime.

    Ceci dit, si l’on prétend garder les indésirables, il faut le faire : la parole engage. C’est pourquoi je m’engage peu et incite chacun à en faire autant.

    Prudence !

    Bref, la réalité entre les nations et les religions, dès lors qu’il y a du monothéisme pour empoisonner les relations entre croyants, c’est que les monothéistes les plus fanatiques et/ou les plus puissants tendent à soumettre les autres.

    Je ne réponds pas à la persécution par la persécution.

    Il n’existe pas de droit à immigrer. Les immigrés musulmans innovent en ce qu’ils rendent le mal pour le bien. Ce sont donc, selon moi, des indésirables qui doivent être renvoyés des lieux où ils imposent leur présence.

    Par principe, et parce que, comme je l’ai largement démontré, il existe des précédents de minorités usurpant le pouvoir, dont les musulmans justement.

    Dehors !

  6. Lodi continue à nier qu’il désigne un bouc émissaire dans l’objectif de ne pas entendre la question essentielle :
    Pourquoi me persécutes-tu ?
    Répondre à la persécution par la persécution ne la justifiera jamais, mais signifie qu’on en reste l’esclave.

  7. @ Aliocha

    Le paganisme ne s’est pas effondré sur lui-même parce qu’on aurait reconnu l’innocence des victimes. C’est parce qu’il s’est effondré qu’on a reconnu l’innocence des victimes !

    De même, ce n’est pas parce que l’innocence d’autres victimes — du christianisme ou du totalitarisme — a été reconnue que ces systèmes ont perdu de leur pouvoir… Avant de revenir ? Parce qu’il y a toujours eu des mouvements de réveil chrétien, que le communisme est loin d’être mort comme idéologie et que je ne jurerais pas que le nazisme ne puisse revenir…

    C’est toujours quand quelque chose périclite qu’on proclame ses abus. Avant ? Tout le monde d’un peu informé sait, par exemple, que les écologistes expulsent des peuples premiers de leurs terres pour faire des sanctuaires naturels, mais on en parle peu et cela soulève fort peu d’indignation, y compris ici, quand j’en parle.

    Il faut bien comprendre que René Girard inverse les causes et les connaissances parce que prendre conscience du désir mimétique et du bouc émissaire si prégnants est déprimant et que, sensible, il lui fallait des consolations. Il a aussi trouvé celle de se convertir au christianisme. Nous qui n’avons pas fait de tels efforts sommes moins excusables de ne pas regarder la vérité, toute la vérité, jusqu’au bout.

    Paganisme interdit par l’interdiction du sacrifice, comme s’il était pire de tuer des bêtes en l’honneur des dieux que de les mettre directement à la casserole ! Nazisme écrasé sous les bombardements américains et pris en tenaille entre ceux-ci et un autre totalitarisme, à savoir le communisme. Et la faucille et le marteau provisoirement brisés par la course aux armements… Telles furent les causes essentielles de la chute des empires.

    Enfin, de ces empires… Mais ils reviennent. Le Russe ne frémit pas sous quelque connaissance des victimes, mais sous les drones ukrainiens. La Chine ne devient pas une démocratie ; ce sont les démocraties qui se courbent sous sa puissance.

    En fait, les cas où une prise de conscience se fait sont minoritaires ! Je vois l’Irlande et l’Afrique du Sud, que, bien sûr, vous êtes incapable de mentionner, tout à la récitation mécanique de René Girard.

    Votre attitude n’est pas mue par le désir de vérité, non, pas plus que les médiévaux brandissant Aristote contre la science ! C’est bien triste pour la prise de conscience de divers faits, sans parler du fait qu’il n’est guère respectueux, pour des porteurs de lumière, de les suivre là où elle leur fait défaut.

    Et cela est plus malencontreux que jamais. Car je le dis et le redis : l’Empire romain s’est converti par la force au christianisme, et ce, bien sûr, en se moquant totalement des victimes ! Comme dans le paganisme, certaines victimes ont été valorisées — non plus celles des dieux mais celles de Jésus et des saints — tandis que les manichéens, tout aussi persécutés que les chrétiens, ne suscitaient aucune compassion ; quant aux femmes et aux esclaves, ils étaient tout autant considérés comme inférieurs qu’avant.

    Qu’est-ce qui a changé, donc ? Les chrétiens étaient de mauvais citoyens, se souciant peu de leur cité, si peu importante face à celle de Dieu ! Et la liberté de conscience fut abolie : chacun, auparavant, croyait ce qu’il voulait, tandis qu’ensuite il lui fallait croire ce que les prêtres lui ordonnaient de croire. Mauvais citoyens et gens dépourvus de liberté de pensée : quelle chute de valeurs que celle des Romains christianisés !

    Et cela s’est maintenu. Le christianisme puis son avatar — et celui que le judaïsme et l’islam allaient donner dans le fanatisme —, islam que vous encouragez en prétendant permettre la venue d’immigrés musulmans.
    Eux qui inaugurent l’art de rendre au pays d’accueil le mal pour le bien.

    Et il suffit, je le répète, d’une minorité pour prendre le pouvoir, comme l’usurpation chrétienne puis totalitaire le montrent de manière éclatante.
    Ce qui a écrasé le pouvoir, c’est en général le pouvoir lui-même, et ce n’est pas pour rien : l’instinct de domination territoriale et la fabrication de boucs émissaires vont dans ce sens.

    Les gens aiment la liberté ? Plus ou moins. Par exemple, entre défendre les chrétiens persécutés et maintenir les homosexuels dans un statut d’infériorité, en leur interdisant de se marier entre eux, les manifestants chrétiens ont choisi, déloyaux envers leurs frères de religion et oppressifs envers des gens qui ne leur avaient rien fait.

    C’est à l’heure du choix que les gens prouvent leur valeur ou leur absence de valeur. Cela s’adresse aussi à vous : en choisissant de laisser entrer des musulmans, vous condamnez le pays à tomber sous leur joug.

    Les gens comme vous qui y prêtent la main, chrétiens ou dérivés du christianisme, sont des croyants faisant la courte échelle à une religion qui les asservira, comme cela a déjà eu lieu dans les pays musulmans où chrétiens et juifs ne sont jamais que des dhimmis, des inférieurs, si l’on veut dire les choses comme elles sont.

    La liberté a toujours été assassinée par le pouvoir de l’Unique. Ce n’est que lorsque l’Unique fut divisé contre lui-même, entre catholiques et protestants eux-mêmes divisés, lorsque certains rejetèrent l’Unique pour retrouver l’inspiration de la liberté, de la science issue du paganisme et de la démocratie, que la liberté put revenir dans ce monde, court instant entre ce prodigieux réveil et le totalitarisme.

    À présent, les Français lâches, attentistes sous l’Occupation, attendent passivement quand ils n’aident pas à l’établissement de musulmans aussi arriérés qu’arriérants, minorité qui peut fort bien prendre le pouvoir comme d’autres l’ont fait.

    Tant que les gens ne verront pas ce que sont en vérité les rapports de force et l’Histoire, tant qu’ils ne conviendront pas qu’il y eut une usurpation totalitaire mais aussi chrétienne, ils ne réaliseront pas le péril mortel où nous sommes.

    Ils se disputeront sur des chiffres d’attentats et autres méfaits, sur le nombre d’immigrés, alors qu’une minorité a suffi à faire tomber et à avilir ce qu’il y avait de plus brillant pour son époque.

    Nous sommes un pays de lâches, cachant sa lâcheté sous l’idolâtrie du Général, mais aussi sous la flatteuse illusion que nous saurions élever à notre niveau des musulmans rendant le mal pour le bien, quand nous ne parvenons déjà pas à atteindre celui des Anglo-Saxons.

    Des incapables de progrès feraient progresser les autres ? Non, ces lubies ne sont que des signes de notre absence totale de juste appréciation de notre incapacité comme du péril où nous sommes.

    J’imagine que, sous le joug, certains se remettront à se tourner vers le christianisme ; effrayés par Scylla, ils se tourneront vers Charybde !

    Moi, je laisse l’adoration de monstruosités historiques à d’autres, merci bien ; je tente de faire reconnaître la vérité avec une franchise antique.

  8. Paganisme, totalitarisme, communisme, nazisme se sont effondrés sur eux-mêmes lorsque leur victime émissaire s’est échappée à travers la mer des violences, ouverte par la parole divine.

    Parole redoutable qui engloutit ceux qui veulent échapper à sa révélation, se penser du côté du bien pour éviter de se reconnaître, au préalable, contaminés par le mal, et qui ne savent alors que se noyer dans leur propre violence, dont ils refusent l’identification pourtant clairement formulée, comme la civilisation égyptienne lorsqu’elle vit sa victime juive s’échapper.

    Il n’y a rien à ajouter. L’alternative est clairement indiquée, laissant à la créature humaine le choix entre le modèle méphitique et le modèle divin, lorsque le mensonge sacrificiel ne nous protège plus de notre propre violence.

    « Tant que le monde occidental était chrétien, il donnait spontanément au mot « mythe » le sens de mensonge. Il ne pouvait pas dire pourquoi, mais il y avait en lui un instinct de vérité que nous avons perdu. Il importe d’en retrouver le goût.
    Les Évangiles tiennent pour fausse la croyance des lyncheurs, qui sont assurément coupables, mais pardonnables, car leur illusion est involontaire. C’est ce que dit le Christ de ses persécuteurs : « Seigneur, pardonne-leur, parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. » Et c’est aussi ce que dit Pierre dans les Actes des Apôtres. Vous et vos chefs, vous êtes moins coupables que vous ne l’imaginez.
    On se trompe complètement quand on s’efforce de rendre les textes chrétiens et le premier christianisme responsables de l’acharnement, des siècles plus tard, de païens mal christianisés contre les Juifs, perçus comme seuls responsables de la Passion du Christ.
    Tous les hommes sont également responsables de la Passion du Christ car, en elle, se résume la vérité de toute l’humanité, enracinée dans des cultures forcément tributaires, elles aussi, de quelque violence collective à laquelle, pour le meilleur et pour le pire, ces hommes sont redevables de leur humanité. »
    http://palimpsestes.fr/textes_philo/girard/oc/origine-culture.pdf

  9. @ Aliocha

    Vous ne démontrez aucune impossibilité logique. D’une part, laissez-moi vous dire que la logique est un instrument de compréhension de la réalité et non une chose qu’on invoque pour la nier.

    Or la réalité ne vous intéresse pas. Par exemple, que les minorités peuvent fort bien prendre le pouvoir, chrétiens interdisant le sacrifice, donc le paganisme, et gardant les Juifs comme des captifs pour témoigner de l’antiquité présumée de leur religion, tardive et malvenue. Par exemple, que les nazis et les communistes étaient minoritaires quand ils ont mis l’Europe sous le joug.

    Or quoi ? Nous voyons des immigrés musulmans nous rendre le mal pour le bien et nous devrions les accueillir ? Après au moins deux exemples massifs de minorités asservissant la majorité ? C’est vraiment, comment dites-vous ? Choisir encore une fois le mal, à savoir laisser entrer des gens hostiles à la liberté.

    Deux destructions massives de liberté en Europe. Mais cela ne suffit pas, vous voulez encore que nous risquions le mal infini de devenir des esclaves.

    Cela, pardon de le dire, n’est pas complexe mais évident. Si la question complexe dans la vie est de se demander ce qu’on ferait dans une situation très différente de celle dans laquelle on vit, évidemment. Ce qui est évident, c’est qu’en laissant entrer des gens inaugurant de rendre le mal pour le bien, on se crée des ennemis de l’intérieur. Si c’est votre vision du bien pour la cité ! Pour vos contemporains et les enfants à venir qui seront des esclaves d’esclaves, je veux dire des fanatiques.

    D’autres choses sont complexes : comment le monothéisme, père du fanatisme, a-t-il pu s’imposer ? Les libres païens, gens suivant leurs coutumes tout en échangeant avec les voisins et libres de philosopher, ont-ils bien pu dégénérer au point d’être les soumis de prêtres leur dictant ce qu’ils devaient croire ?

    Quelle décadence… infinie : donnant naissance à l’islam et au totalitarisme ! Et quand, par une éclaircie prodigieuse, on vit en liberté, des gens comme vous ne songent qu’à nous imposer des liberticides. Vous parlez de bien et de mal ? Pour moi, il est très mal d’être complices de ceux qui nous détruisent.

    Dans la morale, il y a diverses choses qui vous échappent, comme la soif de liberté et la loyauté, en l’occurrence envers vos concitoyens : or, en favorisant l’immixtion des indignes, vous les trahissez l’une et l’autre.

  10. Mes « circonvolutions » énoncent que je ne récite pas quelque catéchisme que je me hâterais d’imposer aux autres mais que je pense par moi-même.
    Je ne ménage pas le monothéisme ou Nietzsche ou même Apollon, je rappelle que la règle d’or est une partie significative de la morale que les chrétiens feignent parfois d’avoir inventée. Et à partir de la règle d’or elle-même puisqu’on me pose une question de cas, je réponds au cas en le traitant comme il convient en prenant en compte le plus de complexité possible dans un court espace. Qui n’est même pas capable de saisir une démarche est mal placé pour la critiquer. Que je plains les élèves, les justiciables, les confessés et les artistes tombant sur des juges ineptes !

  11. Les circonvolutions de Lodi exposent qu’il est difficile d’exercer la liberté de discerner le bien du mal.
    À vouloir ménager la chèvre des désirs de puissance avec le chou de la révélation monothéiste, Nietzsche est devenu fou.
    La démence n’est pas obligatoire.
    À ce propos, des nouvelles de duvent ?
    On ne l’entend plus…

  12. « En désignant à la vindicte l’immense majorité de la communauté musulmane aussi intégrée et française que les autres, vous leur faites ce que vous ne voudriez pas qu’ils vous fassent. »

    L’immense majorité ou pas ? Telle n’est pas du tout la question car comme je l’ai déjà dit, les chrétiens minoritaires ont usurpé le pouvoir dans l’Empire romain et les totalitaires plus tard… Rien ne dit que tous les chrétiens ou totalitaires, voire la majorité, aient voulu le pouvoir, mais l’important est que le christianisme et le totalitarisme aient usurpé le pouvoir.

    C’est la liberté que je défends. Et qu’entendez-vous par « je ne voudrais pas que l’on me fasse ça » ? Admettons que je sois immigré de confession musulmane, au lieu de réclamer un droit inexistant à immigrer chez les autres, je devrais bien reconnaître que ma religion se singularise en ce que ses immigrés inaugurent de rendre le mal pour le bien ! Parce que c’est vrai…

    Comme Français, j’ai toujours reconnu que les Français étaient ingrats face aux Américains, et leur tradition démocratique bien inférieure aux Anglo-Saxons. Je n’ai pas le droit que les Anglo-Saxons me tiennent en tant que Français pour aussi digne qu’eux qui n’ont pas de telles tares, c’est à moi de prouver que je surmonte mes origines.

    Et il en va de même des immigrés musulmans, il est encore temps qu’ils changent, sans quoi on peut espérer que par prudence on leur fermera la porte. Aucun peuple, aucun individu n’a le devoir de qui le tire vers le bas, au contraire, on se doit de tenter et de s’améliorer, et de fréquenter les meilleurs. On ne veut pas plus être souillé qu’on ne veut le faire d’autrui, ce qui commande de se surmonter, et en plus, quand on est Français, d’être dans une culture de l’incapacité, et quand on est musulman, de l’arriération.

    Bien sûr, les Anglo-Saxons ont leur propre problème, et c’est bien sûr de ne pas devoir se reposer sur leurs lauriers. Ne tire pas les autres vers le bas, ne laisse pas les autres te tirer vers le bas.

    Personne, ni Anglo-Saxon, ni autre, n’est obligé de me fréquenter, je ne suis obligé de fréquenter personne, c’est universel. Il y a danger à consentir de croiser n’importe qui.

    Admettons qu’on vaille mieux que l’on semble, il faut s’élever, sans l’inspiration de leur présence, créer son monde hors de leur monde, s’ils veulent finalement de vous, en veulent-ils encore la peine ? Après tout, pourquoi s’encombrer de ce dont on peut se passer ? Cette séparation crée de la diversité dans le monde, c’est encore un argument contre.

    D’un autre côté, il peut être avantageux de créer des alliances. Ce sont des questions à voir au cas par cas, mais la question est que qui veut s’élever ne voudrait pas être abaissé et qu’en s’infligeant des gens qui portent notre perte en eux, on n’en prend pas le chemin.

    Un enfant peut ressentir comme injuste que les adultes ne l’invitent pas à jouer avec les siens, ni ses parents, d’ailleurs, mais ils ont bien raison si le père est un pédophile qui ne se surveille guère. Adulte et même avant cela il peut percevoir que les adultes ont au fond raison de le mettre à l’écart. Ce qu’il traîne en lui, son père, est une souillure qui n’attend que de salir les autres. Trop habile pour être pris, pas assez pour ne pas être pressenti.

    De même, les gens qui traînent avec eux une culture de l’arriération sont un danger public dont il ne faut pas vouloir. Il faut grandir et voir que le monde n’est pas l’opposition, n’est pas entre le bien et le mal mais le mal et le moindre mal. Mieux vaut qu’un enfant reste seul à la contagion des enfants. De même pour les individus adultes et les cultures, elles sont corruptibles, et cela par très peu de gens : voir les chrétiens, les totalitaires.

    Tout malade ou porteur sain de maladie contagieuse ne souhaite pas la transmettre aux autres, alors la question de la règle d’or est : suis-je une personne responsable qui ne voudrait pas couler les gens chez qui je vais, saboteur détruisant le navire ? Sinon, je ne mérite assurément pas ma place sur le navire : passager clandestin, peut-être, saboteur et complice de saboteur, non.

    Donc je peux par faiblesse humaine m’infiltrer chez les autres, mais certes pas considérer cela comme un droit voire le réclamer, et tant que j’y suis, réclamer que beaucoup de gens de mon origine vienne, ce dont je sais qu’ils portent le risque de subvertir le navire.
    Si on me chasse, on sera dans son droit, si on me fait grâce, je redoublerai d’effort pour la mériter, mais il n’y a pas de droit à jouer les passagers clandestins, et surtout quand on porte le risque de couler le navire.

    Votre argument est corrupteur : il veut qu’on proclame un droit parce qu’on aimerait bien l’avoir au besoin alors que ce n’est pas un droit. Et cela en passant par la règle d’or ! Mais cela ne veut rien dire. Par exemple, tout voleur, violeur et assassin voudrait bien ne pas être puni, mais cela ne lui en donne pas le droit. Tout habitant d’un pays envahisseur voudrait bien que le pays résistant ne l’en punisse pas, mais il est juste et bon que les Ukrainiens tuent le plus possible d’envahisseurs, Russes et affidés des Russes.

    Vous vous servez toujours de ce qui a de la valeur, tel ou tel penseur ou règle d’or, pour faire passer des positions inacceptables.
    Cohérence de la bassesse.

  13. @ Lodi

    En désignant à la vindicte l’immense majorité de la communauté musulmane aussi intégrée et française que les autres, vous leur faites ce que vous ne voudriez pas qu’ils vous fassent.
    Vous n’êtes donc pas cohérent avec la règle d’or.

  14. @ Aliocha

    Vous n’avez jamais parlé de la règle d’or ! Ni d’ailleurs essayé de protéger d’innocentes victimes comme les femmes violées, les homosexuels rabaissés, les Juifs à nouveau diabolisés, les locaux sacrifiés à des parcs naturels, ces réfugiés de la conservation, j’en passe et des meilleures… Car en vérité, nul n’accepterait, quand ni soi ni son groupe ne nuisent, d’être traité plus bas que terre.

    Le pardon des offenses n’est pas la règle d’or. Les femmes violées ont le droit et peut-être le devoir de s’en prendre à leur bourreau par la Justice, cette vengeance publique, et il en va de tous les innocents persécutés. C’est ainsi qu’on se rédime de l’abjection de subir, et qu’on est solidaire avec les autres victimes.
    Et il est bien évident que toute personne solidaire des victimes défend les victimes.

    Mais il y a aussi un volet préventif à la défense des victimes. Par exemple, il est stupide de courir après les exactions et menaces de trop d’immigrés musulmans, qui rendent le mal pour le bien. Il faut interdire l’immigration musulmane. Le peuple souverain a le droit d’ériger une frontière entre les menaçants et lui, et le devoir de se préserver des invasions sournoises aussi bien qu’armées à la mode russe. Entre les deux, si les peuples expulsés de leurs terres accédaient au pouvoir, ils auraient le droit et le devoir d’interdire leurs terres aux écologistes, ces dénaturés les ayant sacrifiés à des bêtes.

    Car en vérité, il n’y a pas de droit à s’inviter chez les gens. Les mesures de sûreté sont par-delà la vengeance ou le pardon, elles sont des nécessités dictées par des considérations de survie. De même qu’il était répugnant de tenter de faire croire au christianisme, et pourquoi pas, quelle blague, à l’Islam porteur de quelque vérité émancipatrice ! Il n’est rien d’autre que de faire passer des passagers clandestins de ses suicidaires indulgences en défendant l’immigration musulmane.

    Les frontières ne sont pas là à titre de décoration ou pour faire parler les économistes des droits de douane. Elles servent essentiellement à maintenir dehors les individus et les groupes dangereux pour les individus qu’elles abritent. La règle d’or veut qu’on ne fasse pas à autrui ce qu’on n’aimerait pas qu’il vous fasse. De même qu’on n’a pas apprécié l’Occupation, on aurait dû admettre que nos colonisés ne nous toléraient chez eux que par faiblesse, et s’en aller avec grâce.

    Mais ce n’est pas de l’avoir compris qui doit, allez savoir pourquoi, nous plier à l’immixtion de tout intrus chez nous ! D’autant que ceux qui ne devraient pas être là sont parfaitement capables, minoritaires, de prendre le pouvoir comme chrétiens et totalitaires avant eux… Car des minoritaires qui ne pensent qu’à imposer leur démence submergent les sages assez fous pour ne pas tirer les leçons du passé.

  15. @ Lodi
    Heureux de vous voir rejoindre ce que j’essaye de vous faire entendre depuis quinze ans, et qui vous évitera, si vous êtes cohérent, de rendre le mal pour le mal.

  16. Cher Lodi, vous avez raison. C’est un proverbe porc, ne pas faire aux truies ce qu’on ne voudrait pas qu’elles nous fassent.
    Ceci étant, je ne m’y risquerais pas avec, euh… Attal par exemple. Il y a plein de trucs qu’il aimerait bien qu’on lui fasse alors que perso…

  17. @ Patrice Charoulet
    « Simple rencontre de deux séries causales. »

    En psychologie analytique, cela s’appelle la « synchronicité ».
    On la définit comme le phénomène dans lequel un événement dans le monde extérieur coïncide de manière signifiante avec l’état psychologique d’un homme.
    Pour les adeptes de cette discipline, elle est la marque de l’unité du monde.

  18. Gérald Darmanin présente très bien. Il a le gros avantage, quand il parle, de le faire avec une apparence de sérieux, de sincérité, une bonne intelligence dans le choix des mots, les logiques qu’il développe… À mon sens, le plus armé des potentiels candidats à la présidentielle.

    Il joue presque sur du velours puisque personne ne le met devant ses mensonges. On appelle ça des fake news chez l’Agent orange.

    Notre pays, comme bien d’autres pris en comparaison, ne veut surtout pas s’occuper de la pédophilie.

    Il est très facile pour le landerneau politique de pointer du doigt le « complotoplatisme » de ceux qui, comme moi, pensent à une énorme corruption de l’élite sur le sujet mais qu’en est-il des enquêtes sur les disparitions d’enfants, Epstein, Jack Lang qui, malgré de trop nombreuses rumeurs, a pu ne jamais être ne serait-ce qu’interrogé sur le sujet ?

    J’y reviens : qu’en est-il de ce conseiller de Raffarin pris les mains dans la culotte d’une petite Roumaine ? Petite qu’il voyait régulièrement. De ce diplomate français aux États-Unis, impliqué dans l’affaire Epstein et signalé dès 2013 comme amateur d’images pédopornographiques ?

    Cette petite qui a été violée puis assassinée par ce malade est l’arbre qui cache la forêt.

    Appeler à la démission de GD ? Non, inutile, on nous collera n’importe quel clone, voire clown, à la place. Plutôt souhaiter qu’il ne soit pas nommé. Flûte, trop tard.

    Nous sommes au-delà du 25e rang européen en termes de PIB consacré à la justice : 0,26 % contre 0,30 % en moyenne. D’autres confirmeront. Manque de moyens, moyens mal utilisés, une certitude si l’on considère le niveau des prélèvements : le je-m’en-foutisme. Inacceptable dans le domaine judiciaire où la pâte est humaine.

    On le constate aussi dans le domaine de la médecine. Légèreté, paresse, argent avant travail, une vraie mentalité de libéral : vivre de l’argent et de la sueur des autres en en foutant le moins possible.

  19. @ Aliocha

    Ne pas faire ce que l’on ne voudrait pas que l’on vous fasse n’est pas spécialement chrétien mais universel.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_d%27or#:~:text=La%20R%C3%A8gle%20d'or%20est,qu'on%20te%20fasse%20%C2%BB.

    Je vais vous dire ce qui est spécialement chrétien : c’est d’avoir inauguré le fait d’être un coucou religieux. S’emparer de la religion juive tout en persécutant les Juifs. Et aussi un coucou culturel : récupérer l’acquis païen considérable — science, art, droit — tout en interdisant le sacrifice, donc le paganisme, ce qui n’empêchera pas que la communion soit finalement définie comme un sacrifice.

    Tout ça pour ça, et pour que les musulmans rendent aux chrétiens ce qu’ils ont fait aux Juifs : se bricoler leur petite religion avec la leur et celle des Juifs, tout en les infériorisant et en diabolisant les païens.

    Autre spécificité de ces gens : une immigration innovant en rendant le mal pour le bien. Et, comme le christianisme et le totalitarisme ont montré que des minorités pouvaient prendre le pouvoir, il est complètement insensé de laisser des musulmans s’installer sur une terre où ils ne sont, heureusement, pas encore dominants.

    La manie de l’unique fait qu’on ramène tout à l’Un, et donc à soi et à sa petite tribu religieuse, quand on prétend être universel.

    En vérité, la morale, par la règle d’or, est universelle ; la science, d’origine grecque, est universelle ; et l’art tend à être universel.

    Les Grecs savaient défendre leur cité tout en inventant un véritable universel : la science. Les chrétiens ont proclamé préférer une Jérusalem céleste et prétendu que leur religion est universelle, alors qu’elle n’est qu’un empire religieux ayant conquis des terres et qui se trouve à présent assailli sur ses terres ancestrales.

    Quelle différence !

    À présent, les Grecs vivent dans leurs ruines et dans celles de leur situation économique ; et nous, passifs, laissant s’installer les musulmans, connaissons peut-être, ou sans doute, nos dernières années de liberté.

  20. @ Patrice Charoulet

    Poisson à l’eau et sa carafe, vous avez dû vous régaler. Votre frère se souviendra de son séjour dieppois.
    Rassurez-nous, vous n’avez pas eu besoin de casser votre PEL pour cet écart budgétaire ?
    Je ricane et trêve de mauvaise plaisanterie, je souhaite à chacune et chacun vieillissant d’avoir encore un frère qui lui rende visite.
    Votre escapade dieppoise qui d’un premier abord peut sembler insignifiante nous replonge dans ce que la vie a de beau et ce qu’elle vaut la peine d’être vécue.
    Bon séjour à votre frère.

  21. Patrice Charoulet

    Un frère qui habite à 500 km m’avait annoncé venir me voir ce lundi vers 12 h 30. Il arrive. Nous parlons un peu et je le conduis au restaurant que j’avais choisi. Après le déjeuner, retour chez moi.
    Heureux possesseur de plus de 200 dictionnaires monolingues, je lui fais l’éloge d’un dictionnaire en 16 tomes, le TLF, que je n’avais pas à sa dernière venue.
    Il avait dîné la veille au soir chez des amis rouennais. Mon frère me dit :
    « Ah, je voudrais savoir le sens d’un mot que je ne connaissais pas et qu’on a employé devant moi hier. J’ai oublié le mot. Je vais téléphoner pour qu’on me rappelle de quel mot il s’agissait. »
    Voici ce que j’entends :
    « Bonjour. Peux-tu me dire le mot que tu as employé hier soir et que je ne connaissais pas ? »
    La réponse est :
    « Le verbe “extravaguer”. »

    Or, en attendant mon frère, j’avais lu un quotidien national, trouvé une faute d’orthographe et écrit un peu partout qu’il ne fallait pas confondre « extravaguant », participe présent du verbe « extravaguer », et l’adjectif « extravagant ».
    Stupéfiant.
    Probabilité ? Une fois sur un million ou sur un milliard.
    Transmission de pensée ? Nullement.
    Simple rencontre de deux séries causales.

  22. Michel Deluré

    Que certains citoyens soient victimes de leurres destinés à les duper ou à les faire patienter, cela ne fait pas de doute et cela n’est pas nouveau. C’est hélas la règle en bien des domaines autres d’ailleurs que la politique. Pour faire simple, il en va ainsi des politiques comme des commerçants : ils ont tous les deux pour objectif de vendre leur marchandise et pour y parvenir, certains recourent à des pratiques, parfois à la limite de la morale, auxquelles évidemment citoyens ou clients peuvent se laisser prendre.

    Mais il est tout aussi incontestable que nombre de citoyens, surtout en politique, cultivent l’art de se leurrer eux-mêmes en attendant du politique qu’il leur apporte des solutions dont ils savent pourtant fort bien, se référant à l’état du pays, qu’elles sont irréalistes ou qu’elles exigent alors de profondes remises en question que ces mêmes citoyens ne sont pas prêts à accepter.

    Tout citoyen dispose à notre époque d’un nombre suffisamment important de sources d’information diversifiées pour que, pour autant qu’il le veuille et qu’il se comporte en être responsable, il puisse se forger un jugement sur les sujets cruciaux qui concernent le pays et ne pas être l’imbécile heureux que certains dépeignent, éternellement manipulé, par ceux auxquels il a confié son destin.

  23. @ Aliocha le 15 juin 2026

    Je ne vous conseille pas le pardon… vu que personne ne vous a offensé. Enfin, merci, vous illustrez la dérive de tant de chrétiens, ils disent pardonner à des gens qui ne leur ont rien fait et exigent des autres le pardon pour de vraies offenses. Consciemment ou non ? Ces gens prétendent troquer de la fausse monnaie contre de la vraie.
    Parfaite faillite morale.

  24. Ah, ben voilà, la capitanette du Ventoux attire à ses trousses la bande des sacrificateurs si prompts à justifier le rite démonétisé.
    Renard-Christ en collants de tartan se cachant, fugitif, dans les fourches des arbres morts, contre les clameurs de haro.
    Tiens, une souris !
    Morte, un ducat qu’elle est morte !
    Où sont donc passées les Ophélie d’antan ?
    Désormais leur papa se nomme duvent, Poloniette d’Elseneur : Unsex me, baby, n’empêche aucune noyade au fil des eaux et de la pierre des lapideurs.
    https://saintebible.com/john/8-58.htm

    Lodi en vient à me conseiller le pardon : nous arrivons à la juste conclusion.

    Même Serge Hirel, exorcisé, voit la pierre lui tomber des mains.
    Saura-t-il se vêtir des oripeaux de la femme adultère pour entendre, avec nous tous, pauvres mortels, la parole qui sauve : va, et ne pèche plus ?
    On pourrait alors réellement commencer à travailler à l’établissement du Royaume de France, ou de la Jérusalem céleste universelle, ce qui revient au même.

  25. @ Aliocha

    Aliocha me fait penser à ces glaces grossissant et déformant les objets qui s’y reflètent. Par exemple, quand il dit d’aimer son prochain et qu’on lui répond qu’on aime ou qu’on n’aime pas et que les sentiments ne se commandent pas, il ne fait que reprendre d’aimer son prochain comme le disait Jésus. C’était absurde mais d’une certaine beauté puisque Jésus ne se comportait pas en petit chef, en inquisiteur disant que tel ou tel n’aimait pas

    Pour la vérité des rapports humains, il parle du fait qu’on imite le désir d’un autre et que cela mène à la concurrence pour les mêmes objets, donc à la violence purgée par le sacrifice. Là encore, il se sert de ce qu’il devrait servir non plus en tant que croyant mais récipiendaire de la lucidité des autres, par exemple de Shakespeare.

    Or chaque fois qu’on se sert d’une vérité ou d’une croyance ou des deux pour se rehausser aux dépens des autres, on entraîne, rapidement ou non, les deux dans sa chute.

    Car que mérite d’autre qui joue les victimes qu’il n’est pas, au lieu d’aider les victimes ? Car qu’inspire d’autre qui après avoir complimenté duvent l’attaque pour le grand crime de ne pas partager sa croyance qu’il est une victime ou pour le fait d’être réfractaire à ses idées ? Instrumentaliser ce qu’on prétend servir ne mérite pas d’autre sort.

    Et en plus, il écrit : « Shakespearette ou la Gengis canette de la Canebière me fait une F68.10. »

    F68.10 désigne un trouble de le personnalité et du comportement : merci pour les malheureux en question ! C’était aussi le pseudonyme du plus brillant des contributeurs de ce blog : moquons-nous d’un absent admirable faute d’être seulement estimable.

    Ce que l’on peut tendre à être, c’est être juste, et c’est connu de tous et rappelé dans toutes les civilisations : il s’agit de ne pas faire aux autres ce qu’on n’aimerait pas qu’ils vous fassent.

    J’ajouterais : sans crainte ou désir de récompense, comme on marche vers l’horizon sans penser que le ciel doive vous couronner pour avoir levé la tête vers l’aube.

  26. Serge HIREL

    @ Aliocha le 14 juin
    « On peut bien entendu pendre le ministre pendant que tonton Bébert… »

    Aliocha, vous délirez… Pauvre de vous ! Depuis longtemps, Satan était à vos trousses… Le voici qui a conquis votre esprit embué et votre parole alambiquée… Vous êtes bon pour l’Enfer… les flammes éternelles de l’Enfer… À moins que, rapidement, vous parveniez à vous faire exorciser. Mais les exorcistes sont aujourd’hui rares… Appelez votre copain Darmanin… Ministre des Cultes, il en possède la liste… Sinon, il sera responsable de votre damnation… dont il n’est bien sûr pas coupable… Quoique… Ses déclarations de « politichien », que vous tentez de nous faire prendre pour des propos de bon sens, sont tout de même pour quelque chose dans votre naufrage.
    Aliocha ! Aliocha ! Adieu Aliocha ! Et bien le bonjour à Satan !

  27. Shakespearette ou la Gengis canette de la Canebière me fait une F68.10.
    On la plaint sincèrement.

  28. Pour tous ces irresponsables appliquons la maxime du général de Brack :

    « Ce cavalier est mal tenu, punissez le colonel. »

  29. Ce billet, Monsieur Bilger contient certes quelques expressions qui méritent d’être retenues. Cependant je préfère citer ce paragraphe qui me semble être celui qui résume le mieux votre pensée et l’interprétation à laquelle on peut se livrer comme commentateur : « Faire voter une loi est un expédient radical. Devant chaque situation qui dérange le fil de la politique traditionnelle et bouscule un peu les pensées, quelle merveilleuse et confortable solution que de sauter sur l’opportunité et de projeter une loi qui, en elle-même, aura le mérite de laisser croire à un changement ! Même si les décrets de son application surviennent dans les délais, force est de considérer que, trop souvent, certaines lois ne sont que la continuation d’une impuissance déguisée en législation. » (PB)

    Effectivement par l’inflation législative qu’ils nous imposent, nos gouvernants se donnent l’impression d’agir. Tous nous ont promis de réduire drastiquement le nombre de lois, constatant eux-mêmes l’état exorbitant du nombre de textes en vigueur. Mais, outre qu’ils n’y ont jamais procédé réellement, ils ont systématiquement, les uns après les autres, augmenté le corpus législatif, chaque situation ou incident de quelque nature qu’ils soient suscitant la rédaction d’une loi…

    On le voit bien avec le projet de loi Ripost (Projet de loi visant à offrir des Réponses Immédiates aux Phénomènes troublant l’Ordre public, la Sécurité et la Tranquillité de nos concitoyens – https://www.senat.fr/dossier-legislatif/pjl25-472.html ). Le projet de loi, même en procédure accélérée, respecte toutes les formes imposées (https://www.senat.fr/connaitre-le-senat/role-et-fonctionnement/la-procedure-legislative.html ). Il a certes passé le cap du vote par le Sénat et à présent il est soumis à l’Assemblée nationale. On pourrait espérer que l’AN ne modifie ce texte qu’à la marge. Reste une question : s’il a passé le cap de l’analyse par le Conseil d’État, se pose la question de savoir si, une fois adopté par les représentants du peuple, il sera déféré au Conseil constitutionnel et ce que ce dernier censurera !

    Quant à la mise en œuvre de ses dispositions, on n’en verra pas les effets avant plusieurs mois et donc les émeutes comme celles qui ont accompagné la victoire du PSG et qui sont susceptibles de se reproduire à l’occasion des matchs de l’équipe de France pendant la Coupe du monde de football n’en seront guère affectées ! Et l’on continuera de compter les blessés dans les rangs de forces de l’ordre…

    Dans un autre domaine, ceux qui nous gouvernent actuellement ont imposé le budget national tel que conçu initialement sans coupe dans les dépenses et sans tenir compte des modifications parlementaires. D’évidence, ses effets délétères n’en seront pas affectés. Et notre président de la République, son Premier ministre comme notre classe politique se draperont dans leur bonne conscience, persuadés d’avoir agi au mieux des intérêts de la France.
    Il en est de même pour l’affaire Lyhanna où les propos présidentiels sont arrivés à contre-courant de la majorité de l’opinion publique, propos ressentis comme méprisant le peuple.

    Reste à voir comment tout cela, dans un système reposant quasi exclusivement sur la communication et la manipulation de l’opinion publique, notamment par des sondages bien orientés ou par une diffusion de la doxa par des médias bien contrôlés, va se traduire dans la future campagne présidentielle.

  30. @ Giuseppe

    Écrire est aujourd’hui facile.
    Sans méjuger les talents littéraires de Mme Vallaud, il suffit d’une IA payante de qualité, puis d’une demi-journée de relecture et, hop, direction l’éditeur. Le plus difficile est encore de vendre.

    Mme Borne a intéressé quatre cents lecteurs avec Réveillons-nous !. Si l’on compte les obligés (famille, amis, relations), que reste-t-il de l’intérêt de la nation à son endroit ?

  31. « C’est trop systématique pour que cela relève du hasard. En réalité, les argumentations se ressemblent, qui visent peu ou prou à échapper à leurs responsabilités ou à donner l’illusion d’une action. » (PB)

    Pour le numerus clausus, on en voit le désastre aujourd’hui ; le corporatisme des carabins pour afficher des temps de travail moins élevés, mais toujours sans perte de revenus. Oui, ils sont bien payés ! À partir du vendredi midi, débrouillez-vous ! Un dermato ? Faut pas rêver non plus…

    Oh, réveil ! Comme nous le souhaitait le sergent le matin, avec un coup de godasse au pied du lit en ferraille de Verdun, je précise.

    Et puis il y a des secteurs plus… enfin… moins médiatiques. On a laissé faire les constructeurs, l’Europe ? Je n’en sais fichtre rien, mais là encore nous sommes pris en otage et certains l’ont découvert à leurs dépens. Un vrai racket organisé pour le pékin lambda qui bricolait avec son OBD II. Avec tout ce que le marché proposait comme matière à réparer les systèmes embarqués, la Chine n’a pas tardé à répliquer… Merci à eux qui s’occupent du pouvoir d’achat de notre pays.

    Sous prétexte de « sécurité » du véhicule automobile, il a été introduit bien discrètement un système SGW (« Secure Gateway »).

    Encore un machin pour vous rendre captif sous couvert de sécurité. Vous êtes pris en otage ; et comme cela est relativement récent, aujourd’hui ça rue dans les brancards, les voitures commencent à passer au garage.

    Heureusement, comme quasi 100 % des matériels sont chinois et de rares Français excellents — cocorico ! —, il fallait trouver des solutions pour ne pas, une fois de plus, être prisonnier d’un système que l’on voudrait fluide ; je n’irai pas plus loin.

    Qu’allaient donc devenir ces tablettes OBD déclinées en de nombreuses variantes abordables, s’il fallait passer à la caisse sous prétexte de sécurité…
    Tu parles de sécurité ! N’importe quel groupe, même bas de plafond, aurait payé la licence quand il se serait agi de voler des véhicules en nombre.

    Encore une fois, les politiques : soit ils sont ignares et mal conseillés, soit ils ont laissé faire.

    Fallait bien que le chèque de 50 milliards que l’on fait à la Chine serve à quelque chose ; ainsi nous pourrons continuer à nous faire moins aspirer par des crépines nouvelles.

    Heureusement aussi, quelques Gaulois réfractaires veillent sur le système. Les constructeurs, sous la pression, avaient libéré les pièces dites « captives » et, à nouveau, se sentaient pousser des ailes pour encore plus nous tondre.

  32. hameau dans les nuages

    @ Giuseppe le 14 juin 2026

    Et pourquoi voulez-vous que le monde se décarcasse ? Dès que vous entreprenez quelque chose, les impôts vous tombent dessus comme la misère sur les pauvres. Ne rien faire grâce aux subsides ne vous rapporte qu’un peu moins que si vous entrepreniez quelque chose. Je parle à mon modeste niveau.
    Le comble est que vous avez des gens au comportement de pintades qui, au bout de x années, vous demandent comment « vous avez eu tout ça », ou bien : « Toujours en train de travailler ! », ou bien encore : « Ta vie n’est pas marrante. »

  33. @ sylvain

    Mais vous n’y êtes pas, et moi qui vous prenais pour un visionnaire.
    Le troisième mandat de Macron est… en marche. Et ce en tant que premier homme (ou dame) de France, avec Attal prévu pour faire barrage au RN (sans moi). Brizitte commence à prendre de l’âge.
    La trajectoire de déliquescence du pays est telle que le ménage à trois avec Séjourné apparaîtra normal ; c’est le progrès et les réacs n’y pourront rien. Benalla, mis sur la touche temporairement, reviendra.
    Et, cocufiés à nouveau, les Français diront : « On ne pouvait pas savoir. »
    À ce stade, ce ne sont pas des lunettes qu’il faut, mais une canne blanche.

  34. @ Aliocha

    Bon, je passe sur la tirade sur le malin dont la c*nnerie abyssale montre que vous vous surpassez en niaiseries…

    Par contre, ici :

    « Elle a le choix : s’exposer à la lumière bienveillante de l’amour, ou retourner comme toujours au trou dont elle hésitera alors à sortir à nouveau, pour répéter la méprise ancestrale de tous ceux qui préfèrent leur bon plaisir stylé à l’acceptation solidaire de la réalité relationnelle des humains. »

    Ce dilemme est incomparable, quand on pense que Shakespeare n’a pas pu faire mieux que : « Être ou ne pas être. »

    Alors qu’un pitre infatué a pondu :

    « …tous ceux qui préfèrent leur bon plaisir stylé à l’acceptation solidaire de la réalité relationnelle des humains. »

    Je ne sais pas ce qui me plaît le plus ???

    « Bon plaisir stylé » ou « acceptation solidaire de la réalité relationnelle des humains » ?

    Ah ben non ! C’est de la me*de en branche. Non, je préfère Shakespeare, et je ne saurais pas dire pourquoi…

    Comme c’est étrange !

  35. @ sylvain le 14 juin 2026
    « La dernière crise de démence que nous a offerte Macron au sujet des « cris » et de la « démagogie » a dû faire le tour du monde ; c’est le diable en personne, cela ne fait plus aucun doute. Un fou dangereux qui se permet, dans un accès de folie, de cracher sur les parents de la petite Lyhanna et sur tous ceux qui sont horrifiés par cette atrocité. »

    Emmanuel Macron a dit exactement :

    « On ne répond pas à un drame par des cris. La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur et qui ne sont pas respectueuses. »

    Toutes les personnes ayant un peu de bon sens ont bien compris qu’Emmanuel parlait des cris de certaines personnalités politiques de l’opposition, prêtes à « tout conflictualiser », et non de ceux des victimes et de leur famille.

    Mais sylvain a manifestement écouté l’édito d’Eliot Deval ce matin, qui nous a joué son numéro de pharisien et détourné le sens des propos tenus par Emmanuel Macron sur « les cris ».

    Décidément, il y a des gens qui sont facilement influençables ! 😊

  36. @ Giuseppe le 13 juin 2026
    « Alors on a même institutionnalisé un ministère du Temps libre ! Entre 1981 et 1984, c’était l’image d’Épinal du Front populaire, où l’on voyait des files de cyclistes en tandem se ruer vers le bord de la mer… et l’échec au bout du chemin. »

    Sans oublier surtout qu’au même moment, l’Allemagne produisait des chars et des avions en continu, ce qui lui a aussi permis, un peu plus tard, de faire du tourisme en France jusqu’aux côtes de l’Atlantique.

    Ce qui explique que, depuis les années 40, la gauche, qui n’a rien compris et ne comprendra jamais rien, continue de jouer les résistants d’opérette sans accepter de voir qu’elle a été responsable de l’une des causes majeures de la défaite, à cause de ce point, mais pas uniquement.

  37. @ duvent

    Vous ne savez pas qu’avant de quitter Paris pour le bien-être de notre enfant, j’étais considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de mon artisanat, à qui l’on ferait bien de confier les rôles dévolus à d’autres, mieux intégrés ?
    À parler ainsi sans savoir, vous n’avez pas conscience du point auquel vous décrédibilisez votre talent aux yeux de ceux qui n’ont pour vous que de la compassion face à tant de divagations insanes.
    Vous devriez cesser de prendre plaisir à vous faire passer pour ce que vous n’êtes pas.

  38. Ce qui m’agace au plus haut point est de lire ou d’entendre toujours le même refrain sur le « manque de moyens ». On fait référence aux moyens humains pour la majorité des demandes et des supplications dès qu’un problème est soulevé.

    Dans le même esprit, il faudrait toujours mieux payer les politiques pour qu’ils évitent toute tentation… Combien ? Comme un footballeur ?

    Il faut arrêter avec ces balivernes : ils sont payés et ils ont les moyens humains… TOUS !

    Vous allez voir qu’après l’affaire de cette enfant et la pression médiatique sur l’analyse des 70 000 dossiers, on va découvrir encore plus de je-m’en-foutisme. Bien sûr, ce n’est pas une généralité.

    Il m’est resté une image de ma jeunesse pleine d’espoir : levé tôt le matin tous les jours et souvent rentré tard, j’avais rendez-vous au « ministère local » de la Jeunesse et des Sports dans la matinée. Je peux vous dire que la formation était assurée par les grands quotidiens sportifs nationaux. Cela faisait un peu Club Med’, j’imagine que cela n’a pas dû trop changer.

    Il suffit de voir la toute nouvelle conseillère maître à la Cour des comptes (nommée en juillet 2025), NVB, Najat Vallaud-Belkacem, ancienne présidente de France Terre d’Asile, qui trouve encore le temps de publier des ouvrages et des tribunes, notamment :

    Sevrage numérique (2026), sur la régulation des écrans. Elle intervient aussi dans les médias sur l’éducation, le numérique, l’égalité femmes-hommes et la migration… Ouf !

    Elle n’est pas la seule. Si j’étais un peu cynique, je penserais soit qu’elle n’en secoue pas des tonnes dans son boulot, soit qu’elle fait des journées de travail de 24 heures.

    Mais il faut arrêter avec ce manque de moyens. Du pognon, il en est déversé partout, à flots ; nous sommes les plus prélevés de l’OCDE et, si on bossait un peu plus dans notre pays de cocagne, juste un peu plus, comme les pays nordiques, je ne pense pas qu’on serait toujours en train de pleurnicher.

    On n’a pas compris dans notre pays que c’est le fond qui manque le moins, mais beaucoup ont oublié « Le Laboureur et ses enfants ».

    Les semaines se chevauchaient parfois pour ceux qui ont pratiqué les opérations commandos pour des clients pressés.

    Nous avons, depuis des décennies, élevé un parc de gazelles.

  39. Sinon à quoi serviraient tous les styles de toutes les éruditions si ce n’est pour entendre de la part des plus simples qui ont su assez travailler pour épanouir leur talent, la définition de la mission du doux pays de France :
    https://youtu.be/ZsO_FWla-uk?t=693

  40. Une seule explication : la République des ronds-de-cuir ! Qui ne se justifie que par l’établissement de normes, de processus, de formulaires.

    Un exemple tout frais, courtelinesque, ubuesque :
    « Absurdité administrative
    Guerre des shampouineuses : quand l’État produit un règlement sur le séchage des cheveux. »
    Pour protéger la corporation des coiffeurs, la Direction générale des entreprises interdit aux esthéticiennes de sécher les cheveux de leurs clients. »
    Vous avez dit simplification administrative ?
    https://www.lepoint.fr/societe/guerre-des-shampouineuses-quand-letat-produit-un-reglement-sur-le-sechage-de-cheveux-3UIPTZ75EBFL5GVHPOPZXP7XTI/

  41. La dernière crise de démence que nous a offerte Macron au sujet des « cris » et de la « démagogie » a dû faire le tour du monde ; c’est le diable en personne, cela ne fait plus aucun doute. Un fou dangereux qui se permet, dans un accès de folie, de cracher sur les parents de la petite Lyhanna et sur tous ceux qui sont horrifiés par cette atrocité.

    Plus personne ne supporte ce cinglé, et c’est normal dans un monde normal peuplé de gens normaux. Hélas, encore un an à subir les saloperies de ce maniaco-dépressif.

    Contrairement à vous tous, et par curiosité, j’aimerais qu’il nous fasse un autre mandat pour voir jusqu’où ce malade irrécupérable peut pousser sa haine, ses provocations horribles et son mépris odieux envers les victimes de son pouvoir d’extrême nuisance.

    Pourquoi ne pas créer des lois interdisant de protester, de crier, de pleurer lors du crime commis contre un être cher et de contester, « par démagogie », la justice complice du crime ? Sa folie furieuse lui en donne tous les droits.

    Encore quelques mois, et je pense qu’il va passer la surmultipliée pour continuer à écraser et anéantir moralement ce peuple qu’il déteste au plus profond de lui-même.

    Mais j’ai quand même un doute : ce peuple-veau, à la dernière minute (je n’ai pas dit Allah), voterait pour Emmanuel Macron face au RN ; peuple irrécupérable, à l’image de son président actuel.

  42. @ Aliocha le 13 juin 2026
    « Comme si l’amour ne nécessitait pas travail constant, veille et prière incessante pour ne pas répondre par l’insulte aux insultes des irresponsables désinhibés, ceux qui ne savent répondre à la violence que par la violence, et à la mafia sectaire que par la secte mafieuse. »

    Il y a dans votre proposition deux mots dont vous ignorez le sens…

    L’amour n’a pas besoin de travail pour exister, il est ou il n’est pas.

    Le travail suppose une volonté, une idée, un pouvoir, un but, une utilité, et jusqu’à preuve du contraire se gargariser de sa propre grandeur, et s’oindre comme un moine oisif n’est pas un travail !

    Votre vanité n’a pas de borne, et le voleur qui se pose en gardien est un comble !

    Quant aux insultes dont vous faites état, elles s’appellent entre gens de bonne compagnie l’art de confronter, le fil est affûté, et seul un couard s’en plaindrait, en prenant les autres à témoin pour qu’à bon compte, ledit couard puisse jouir à la fois de sa paresse intellectuelle et de la bienveillance de ceux qu’il a réussi à berner, s’il s’en trouve…

    Ce n’est pas parce que vous serinez sans fin, ni que votre posture de victime imaginaire vous rassure, que votre opinion doit prospérer. Il est de salubrité publique d’apporter la contradiction aux imbéciles, car les imbéciles ne savent ni se taire ni réfléchir.
    Comme c’est dommage !

  43. Serge Hirel devrait clarifier ses positions sur la différence entre la démission et le déshonneur :
    Le Pen ou Bardella ?
    À moins qu’obscurément il ne souhaite la victoire de Mélenchon, fruit de toutes les divisions ?

    Pendant que les Français s’entredéchirent, les Européens s’aperçoivent qu’ils auraient mieux fait d’entendre les avertissements de Macron sur le seul choix qui compte, celui entre la souveraineté et la démission.

    https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/intelligence-artificielle-lamerique-decide-de-debrancher-le-reste-du-monde-P6LDTYRSSBDRLH44WS44ULRLFE/

    On peut continuer à désigner à la vindicte le Noir, le musulman, le différent, se délecter des déboires d’un ministre ou d’un président pour son plaisir particulier, tant qu’on n’aura pas compris que construire des murs à coup de milliards sans bâtir les ponts d’un compromis, un 7-Octobre nous attend, on continuera à considérer que la défaite est étrange.

    On a donc l’occasion ici de renoncer à ce qui rend sourd pour entendre les harmonies du réel et concevoir enfin qu’il n’y a qu’une bonne frontière, celle qui sépare l’amour du ressentiment.

    Chacun aurait alors l’occasion de comprendre qu’il n’y a qu’une voie pour changer le monde, qui est de se changer soi-même, travail immense de ceux qui sont prêts à s’engager librement aux voix méconnues du réel, chemin d’un avenir démocratique alors envisageable.

    On peut bien entendu pendre le ministre pendant que tonton Bébert continuera de mettre sa main dans la culotte à Zézette, on rejoint tous ceux qui ont intérêt, de Trump à Poutine, à ne pas trop renifler les dossiers Epstein et sont prêts à mettre le monde à feu et à sang pour cela.

    Cela ne servira à rien car désormais tout est vu et tout se voit, Satan n’expulse plus Satan.

    Duvent peut jeter par-dessus bord ombrelles et voilettes, ses manières accortes ne dissimulent plus rien des expressions effrénées du malin, déchaîné de se voir ainsi dévoilé à savoir encore la manipuler.

    Elle a le choix : s’exposer à la lumière bienveillante de l’amour, ou retourner comme toujours au trou dont elle hésitera alors à sortir à nouveau, pour répéter à nouveau la méprise ancestrale de tous ceux qui préfèrent leur bon plaisir stylé à l’acceptation solidaire de la réalité relationnelle des humains.

  44. @ Serge HIREL le 14 juin 2026

    Pourquoi faudrait-il toujours qu’un ministre soit obligé de démissionner pour un « dysfonctionnement » d’un de ses services, imputable à une faute d’un agent ou d’un magistrat qui n’a pas respecté les consignes qu’il est censé connaître ?
    Le ministre est en place pour environ deux ou trois ans, les policiers et les magistrats, eux, le sont durant toute leur carrière et il est très difficile de les virer (surtout les juges).

    À toutes fins utiles, je vous ferai remarquer que dans leur majorité les Français estiment que
    Gérald Darmanin ne doit pas démissionner. Mais, comme il fallait s’y attendre, ce sont les membres des partis de l’opposition LFI, écolos et RN (*) qui exigent son départ, soutenus en cela par certains médias politisés.
    Il est vrai qu’il est un concurrent très sérieux pour la course à l’Élysée de l’année prochaine et sa démission l’écarterait ipso facto de la compétition.

    Il serait temps d’en finir avec cet état d’esprit détestable qui consiste à systématiquement exiger le départ d’un ministre pour un manquement d’un de ses services. Même les Français dans leur majorité le contestent.

    (*) À l’exception de MLP qui se démarque de Jordan Bardella sur ce point. Il est vrai que vu sa situation il vaut mieux qu’elle ménage les juges…

  45. Totalement hors sujet, quoique.
    J’écoute les infos d’une oreille distraite et sur les petits bandeaux qui passent sous l’écran je lis que la directive européenne « petit-déjeuner » vient d’être adoptée par la commission européenne. À quand la directive cassoulet ?
    Vivement l’frexit.

  46. Serge HIREL

    @ Achille le 13 juin
    « Et bien sûr tout ça c’est de la faute du ministre. Ben oui, c’est le chef et le chef est par définition responsable de tous les manquements, voire de l’irrespect de ses fonctionnaires… »

    Bien d’accord avec vous… à condition toutefois qu’il ne s’agisse pas d’un propos sarcastique visant à exprimer le contraire de ce qu’il énonce. Oui, un ministre est à 100 % responsable des fonctionnaires qui sont sous sa tutelle…
    Et quand il indique, sans même attendre le résultat de l’enquête qu’il a ordonnée, que certains de ceux-ci ont commis des « dysfonctionnements », s’excuser est très largement insuffisant. Surtout quand ceux-ci ont entraîné l’assassinat d’une fillette de 11 ans.
    Darmanin a le choix entre la démission et le déshonneur.

  47. Comme si l’amour ne nécessitait pas travail constant, veille et prière incessante pour ne pas répondre par l’insulte aux insultes des irresponsables désinhibés, ceux qui ne savent répondre à la violence que par la violence, et à la mafia sectaire que par la secte mafieuse.

  48. @ Lodi le 13 juin 2026
    « Ainsi, désolé de détoner dans l’enthousiasme pour les réalisations économiques, le mode de vie et la Sagrada Familia finalement heureusement achevée, mais l’Espagne et d’autres importent davantage de GNL de la Russie. Pour la solidarité avec l’Ukraine et l’indépendance face à la Russie, on dira qu’on peut mieux faire … »

    C’est pas faux ! Mais il faut gratter un peu… pour comprendre pourquoi.

    L’Espagne est liée par des contrats à long terme avec la Russie.
    La société Naturgy a signé en 2013 un contrat avec Yamal LNG (Russie) prévoyant des livraisons jusqu’en 2041, avec des clauses take or pay (payer même si l’on n’achète pas).
    Ce contrat représente environ 16 % de son approvisionnement total. Ces engagements rendent l’arrêt immédiat des achats juridiquement et financièrement difficile.

    Contrairement au gaz acheminé par gazoduc, le GNL russe n’est pas encore interdit dans l’Union européenne. L’interdiction totale n’est prévue qu’à partir de 2027.
    En attendant, les pays européens peuvent légalement continuer à en importer. Ce n’est pas glorieux, mais l’allié américain a beaucoup de bec, pense à son estomac et n’est pas fiable, en plus de nous arnaquer.

    Selon les données de l’IEEFA, l’Espagne a augmenté de 43 % ses importations de GNL russe au premier trimestre 2026.
    Le GNL russe représente 26 % du GNL consommé en Espagne.
    L’Europe a compensé la baisse du gaz russe acheminé par gazoduc en important davantage de GNL américain, mais celui-ci est plus cher.

    L’Espagne a payé 3,7 milliards d’euros aux États-Unis pour du GNL en 2025, le plus cher du marché. Le GNL russe reste donc compétitif, facilement disponible et n’est pas encore interdit.

    Il paraît que cela s’appelle de la géopolitique. En clair, chacun défend ses intérêts et chacun regarde sa peau avant sa chemise.

  49. Un pays qui ne travaille pas est un pays de misère. Une bande de soudards politiques qui se sont succédé a acheté la paix sociale durant des décennies. Sauf que cela va de pair avec la paupérisation des esprits et celle du porte-monnaie.

    Ces soudards ont fait croire au bon peuple qu’on pouvait vivre sans produire, sans effort et sans courage.

    Alors on a même institutionnalisé un ministère du Temps libre ! Entre 1981 et 1984, c’était l’image d’Épinal du Front populaire, où l’on voyait des files de cyclistes en tandem se ruer vers le bord de la mer… et l’échec au bout du chemin.

    https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/02/03/reduction-du-temps-de-travail-les-desillusions-du-front-populaire_3658478_1819218.html

    On ne pouvait pas être à rebours d’une mondialisation où l’on travaillait comme des forcenés ailleurs, alors que l’industrialisation et la technique ne suppléaient pas suffisamment à ce nouveau paysage économique.

    Et puis les 35 heures, et le fait de vivre de plus en plus à crédit : le pays se paupérise lentement mais sûrement. On a menti aux citoyens par paresse, fainéantise, ambitions politiques ; toute une lignée de soudards a détruit tout ce que l’on nommait dans mon milieu : la production.
    Et c’est ainsi que nous faisons un chèque de 50 milliards à la Chine tous les ans.

    Faut pas rêver non plus, on ne peut pas fabriquer tous ces objets jetables. Même les Chinois ont leurs pauvres à eux et font produire ailleurs pour un plat de lentilles.

    70 milliards pour la charge de la dette ; non seulement on ne peut plus entretenir cette illusion de richesse, mais en plus la Chine n’est plus l’usine du monde pour vendre ses colifichets. Il suffit de voir la marque des bagnoles de tous ces chauffeurs à Paris et ailleurs ; ils nous expliquent ce qu’est un peu travailler pour faire la différence sur l’essentiel.

    Alors on manque de tout, il faut voir tout ce cirque pour trouver quelques économies, 5 % encore cette année de déficit. Arnaud Montebourg a raconté comment un jeune conseiller, « énarque de 27 ans », a fait passer à la trappe 587 mesures de simplification administrative pour en garder 5…

    Virons tous ces énarques du système politique, laissons-leur les stylos et les comptes publics, et encore sous tutelle. Sinon, ils seraient capables de nous dire qu’il faut fabriquer des marteaux à bomber le verre pour retrouver le haut du pavé.

    C’est à pleurer. Mais le pire reste à subir, quand on va dire de plus en plus aux Français qu’il faudra rendre ce qui ne leur a jamais appartenu : le rêve de richesse pour le chiffon du limpiabotas.

    Nous sommes la Chine quand elle était un pays émergent.

    J’ai croisé récemment un fourgon qui arborait fièrement sur sa tôle sa publicité : « MAÇON PORTUGAIS »… Et sur les bagnoles, BYD…

  50. « Sans s’examiner eux-mêmes, trop contents de tourner en dérision ou de déprécier ceux qui les dirigent et qu’ils ont pourtant élus. » (PB)

    Certes, mais peut-être que la façon dont les gens ont été « éclairés » afin de bien voter en faveur d’hommes politiques indignes, quand ils ne sont pas des félons trahissant leurs compatriotes, grâce à une information soigneusement orientée dans un seul sens, voire biaisée, par des médias d’État ou subventionnés, explique certaines réactions populaires moutonnières allant à rebours de la réalité…

    La « fabrication du consentement » (cf. Edward Bernays), ça existe aussi, et peut-être surtout, dans la France pseudo-démocratique.

  51. « C’est parce qu’on nous refuse le pouvoir de tout métamorphoser qu’on n’accomplit rien ! Plutôt un inconcevable et absurde désir de révolution que le pragmatisme d’une réforme acceptable… » (PB)

    Il faudrait tout de même dire ce qu’il en est vraiment, et en vérité je vous le dis, beaucoup de désordres découlent directement non pas d’absence de moyens, ou de lois, c’est infiniment plus simple, cela s’appelle le j’menfoutisme, l’absence du respect dû au citoyen, etc.

    Et ce n’est pas tout, si d’aventure, et ce n’est pas valable que pour la justice, ça l’est pour la totalité de l’administration, il vous passait par la tête de résister à la sottise et la malfaisance de ceux qui doivent tenir correctement ce foutu radeau en passe de sombrer, et bien vous déchaîneriez une sorte de réaction en cascade, qui porterait pour n’importe quel autre domaine le nom de « chaîne d’actions mafieuses » qui vise à soumettre l’élément perturbateur, lequel se verra tourmenté par toutes sortes d’interventions assez massives pour décourager durablement certaines velléités, et autres désirs de justice, de dévouement, d’efficacité et autres fantaisies…

    Il convient, puisqu’un drame vient de mettre en lumière l’atroce vérité, que l’État sache que le tapis ne peut plus contenir le désordre, et qu’il ne pourra plus rien dissimuler incessamment sous peu…

    C’est ainsi que pendant qu’on nous occupe à des bavardages inconsistants et fallacieux, comme si nous étions des enfants capricieux, le chaos présente sa gueule et elle n’est pas jolie, jolie…

    Marchenoir préconise la haine, Aliocha l’amour, deux imbéciles inutiles !
    Travail est un mot qui est beau !

  52. Excellente photographie d’illustration, exposant le sport olympique national pratiqué dans ce qui fut jadis la France par tout ce qu’elle compte d’hommes politiques et de fonctionnaires, sans oublier leurs obligés des médias et autres lieux.

  53. L’État se distrait dans tous les domaines de la vie civile pour échapper au constat de délabrement du domaine régalien qui fonde pourtant sa légitimité. C’est le péché impardonnable de la république clientéliste qui récompense l’électorat vainqueur du jour aux dépens des intérêts de la fraction battue mais aussi à ceux des finances essentielles. Et où est-il le plus facile de taper pour avoir du disponible ? Demandez à Sarkozy au prochain parloir !

    La Justice de ce pays est une honte, n’en déplaise à notre hôte qui a très bien défendu sa fonction d’avocat général quand il était au tribunal.
    Son indépendance constitutionnelle qui cède le pas devant les nécessités impérieuses du moment politique, favorise un corporatisme ressemblant à celui des chemins de fer. Où sont allés – pour ne prendre qu’un exemple – toutes les augmentations de crédits budgétaires votées sous les mandats Macron ? La chancellerie ne répond pas. Le sait-elle au moins ?

    À se mêler de tout, on ne commande plus rien et la profusion des recours, des appels, encrassent l’institution qu’on juge incapable, ce faisant, de trancher en premier ressort. Le Code a sa part dans le désastre.

  54. @ hameau dans les nuages le 12 juin 2026
    « Ce pays est fichu. »

    Fichu ? Vous oui, pas moi. Au contraire, je me régale de voir notre pays sombrer à tous les niveaux : économiques, sociaux, sociétaux, faillites à la chaîne, chômage record, insécurité, drogue sur tout le territoire, élus, députés, préfets, tous soumis, collabos au programme de destruction du pays par le pire président que la France aura connu, police menottée, immigration narco impunie protégée par nos juges corrompus, délinquants de la magistrature gauchiste complices des criminels et farouches envers les victimes qui osent demander des comptes sur les impunités scandaleuses de leurs bourreaux.

    Le Mal absolu règne sur tout le pays. Mettez-vous en ordre de marche en direction du grand abattoir, vous avez contribué à vos malheurs, assumez !

    Pourquoi je me régale ? Quand J.-M. Le Pen, que j’avais soutenu, annonçait tous nos malheurs, il avait été conspué, menacé, insulté, caricaturé, lynché médiatiquement ; belle revanche sur tous ces pantins, guignols, charlots, charlatans qui ont participé à sa chute et à la destruction de la France.
    Je n’ai pas dit « Allah », vous avez remarqué, je m’améliore ; pourtant ce mot résume toute la situation du pays, dommage.

    En résumé, allumer la télé en boucle sur les chaînes info est devenu mon plaisir préféré : que du bonheur !

    1. hameau dans les nuages

      Cela vous fait jouir que cela se termine en bain de sang ? Que l’on réagisse ou que l’on ne réagisse pas à cause de l’incurie volontaire ou involontaire de nos élus ? Je me battrai à corps perdu « pour l’honneur » comme on dit, mais mes enfants patriotes d’un pays qui n’existe plus réfléchissent à partir pour protéger leur progéniture.

  55. Les faux-semblants ne sont pas que dans la Justice, ce qui est peut-être moins vexant pour les hermines, mais triste pour le monde.
    Ainsi, désolé de détoner dans l’enthousiasme pour les réalisations économiques, le mode de vie et la Sagrada Familia finalement heureusement achevée, mais l’Espagne et d’autres importent davantage de GNL de la Russie. Pour la solidarité avec l’Ukraine et l’indépendance face à la Russie, on dira qu’on peut mieux faire :
    https://www.connaissancedesenergies.org/ue-importations-gnl-russe-mai-2026

  56. « Cette excuse est d’autant plus spécieuse qu’à l’évidence les revendications ne seront jamais totalement satisfaites et que, pourtant, la moindre des choses est de continuer à agir entre l’attente et l’éventuel accroissement des moyens. » (PB)

    Il s’agit plus d’un prétexte que d’une excuse car la Justice a montré qu’elle pouvait se doter de moyens quand elle le voulait.
    C’est notamment le cas de la ou plutôt des affaires Sarkozy, comme le mentionne Isabelle Saporta dans son édito. Mais aussi actuellement avec l’affaire Patrick Bruel où pas moins de quatre juges s’occupent de son dossier.
    En revanche, effectivement, quand il s’agit de citoyens ordinaires, policiers et juges « n’ont pas les moyens » et sont même capables de vous menacer de harcèlement si vous osez les importuner avec vos relances pour savoir où en est votre plainte.
    Et bien sûr tout ça c’est de la faute du ministre. Ben oui, c’est le chef et le chef est par définition responsable de tous les manquements, voire de l’irrespect de ses fonctionnaires…

  57. hameau dans les nuages

    Vous voilà devenu complotiste ?

    Comme dit notre cher élu local et régional ayant instauré le couvre-feu en faisant éteindre les lampadaires à 22 heures, lorsque je lui rappelle certaines de vos vérités : « Oui je sais, je sais… », suivi d’un long soupir.

    Ce pays est fichu.

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