Édouard Philippe, naturellement candidat mais pas candidat naturel !

Le ministre Gérald Darmanin vient de se rallier à la candidature d’Édouard Philippe et il n’a surpris personne, sauf ceux qui étaient sûrs de le voir concourir sous ses propres couleurs, mélangeant droite populaire et sociale (Le Figaro).

Depuis que, pour Horizons, l’ancien Premier ministre s’est projeté à sa manière dans la campagne présidentielle et qu’il est apparu longtemps comme la seule personnalité du camp macroniste à pouvoir être présente au second tour et battre Marine Le Pen, je continue à ressentir comme un grippage, malgré les vents favorables qui lui permettent d’accumuler des soutiens de poids. S’il est naturellement candidat, je ne le ressens pas comme un candidat naturel !

Pourtant, il ne lésine pas sur les preuves d’amour à l’égard d’une famille de droite, qui était la sienne, au moins façon Juppé, mais qu’il a désertée sous l’effet conjugué de son ambition et de la séduction du Macron de 2017.

Mais on n’oublie pas que, Premier ministre, s’il a été pédagogue et modeste avec la Covid, il n’a pas été exempt de comportements qui n’ont pas permis de le considérer comme un homme de courage et d’autorité. À valider et à légitimer par principe.

On en est loin aujourd’hui et je n’aime pas la leçon que semblent vouloir donner les socialistes puisqu’apparemment ils vont réussir à organiser une primaire, Raphaël Glucksmann ayant l’intention de se déclarer officiellement le 23 août et d’y participer avec quelques autres (Le Figaro).

C’est un exemple qui devrait être suivi à droite. Je connais la constance et l’intégrité d’un Bruno Retailleau, sa sincérité aussi. Mais il est évident que, si le futur ne correspondait pas à ses espérances, il ne serait pas suicidaire et s’accorderait avec l’obligation d’avoir un seul candidat pour le camp conservateur.

Plutôt que de se rallier à Édouard Philippe, ce qui n’aurait aucun sens et représenterait à la fois une transgression intellectuelle, politique et régalienne, il vaudrait mille fois mieux organiser une primaire où on ne serait pas obligé d’intégrer Éric Zemmour, qui ne déteste pas, par ailleurs, faire bande à part. David Lisnard en serait. Gabriel Attal aussi. Xavier Bertrand s’y opposerait mais, abandonné à lui-même, il n’aurait aucune chance.

En réalité, celui qui, depuis le début, bloque ce processus de la primaire est Édouard Philippe. Il ne pourra empêcher ceux qui aspirent au retour d’une droite vigoureuse et fidèle à ses engagements de regretter qu’on prétende leur imposer Édouard Philippe au motif qu’il serait, paraît-il, le seul à pouvoir vaincre le RN.

Il n’y aurait rien de mieux qu’une primaire pour susciter un choc de confiance. Celui qui surgirait victorieux de cette compétition parfaitement démocratique dans son essence aurait une légitimité, un soutien sans faille, l’aval du peuple de droite.

Quelle allure cela aurait et comme il serait gratifiant d’opposer au gourou Mélenchon et à la primaire socialiste une alternative irréprochable, exemplaire, comme un prélude à une victoire toujours possible en 2027 !

Dans une telle joute, Bruno Retailleau l’emporterait peut-être et Édouard Philippe serait sans doute battu. Mais peu importe. Le vainqueur, quel qu’il soit, deviendrait alors un candidat naturel !

Édouard Philippe veut nous priver d’une authentique respiration démocratique. Pourquoi donc ?

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Voir les Commentaires (47)
  1. Michel Deluré

    @ Tipaza 23/08/2026
    « Dites, Deluré, vous faites de la provoc ? »

    Eh bien je vous réponds par la négative, surpris d’ailleurs que mon propos ait pu déclencher chez vous un tel état d’apparente excitation, ce qui n’était nullement mon objectif.

  2. Que des vieux chevaux de retour pour la présidentielle, toujours les mêmes : on secoue et, à la fin, rien ne sort. On n’a pas fini d’acheter des mouchoirs jetables. Des rentiers de la politique, et au milieu Jordy, qui est parti pour faire toute une vie dans ce milieu.

    La dette abyssale, la misère et le déclassement qui en découlent : forcément, Jordy Youpala a un contrat en or.

    Des pusillanimes depuis Mitterrand… Et encore ! Un deuxième mandat de routine pour sauver ce qui pouvait l’être.

    Nous n’avons pas fini de pleurnicher.

  3. @ Michel Deluré le 22 août 2026
    « Mais par rapport à quels critères de référence, une certaine droite serait ainsi jugée vraie et une autre jugée fausse ? »

    On peut répondre à deux niveaux.

    Niveau lambda :

    Lorsque Édouard Philippe, ex-LR, se souvient brusquement qu’il fut de « droite » et veut rassembler, dit-il, droite et centre en 2027, mais déclare, aux législatives de 2024, qu’il est prêt à voter communiste pour empêcher l’élection d’un RN ;

    Lorsque Gabriel Attal se lie avec la gauche, dans ces élections, dans un Front anti-RN ;

    Lorsque Darmanin, ex-LR, de « droite » donc, est élu député dans ces mêmes élections grâce au désistement affiché d’un gugusse de LFI ;

    Lorsque Bruno Retailleau, de « droite », déclare ne vouloir aucune discussion avec le RN en vue d’un éventuel accord électoral débouchant sur un programme de gouvernement, et qu’il rejette la présence de Sarah Knafo dans une éventuelle primaire de droite proposée par Wauquiez.

    C’est quoi ? Un gag, une mauvaise bouillabaisse ou de simples magouilles politiciennes normales chez la fausse droite ?

    Dites, Deluré, vous faites de la provoc ?

    Niveau plus élaboré :

    Les fondamentaux de la droite : souveraineté, cohésion nationale, ordre, sécurité, liberté d’entreprendre, normativité a minima, et j’en passe…

    Vous les voyez où chez les LR ?

    Ils ont vendu, même pas cédé, à peu près sur tous les points à la bureaucratie techno de l’UE, et ils se soumettent au gouvernement des juges de toutes les cours de justice, polluées par l’idéologie rampante de l’individualisme des droits de l’homme.

    Soumission fatale pour le lien social d’une société devenue, par la grâce des droits de l’homme abusivement appliqués, une société d’individus individualistes, oxymore mortel d’une nation sans liant collectif.

    Pour le vivre-ensemble, là aussi vous faites de la provoc, je répondrai plus tard. Mais la réponse est en germe dans ce que j’ai dit.

  4. Du même Antonio Sapdaro, actuel sous-secrétaire du Dicastère pour la culture et l’éducation du Saint-Siège :
    « Écouter Thiel est utile. Cela nous oblige à prendre sérieusement des questions qui sont souvent éludées. Mais sa proposition reste interne à la logique même qu’elle critique.

    La question est vraie: comment empêcher la technologie de devenir dominante? La réponse — pour nous confier à ceux qui accélèrent cette même technologie — ne tient pas.

    Dans le tableau de Signorelli qu’il cite, l’artiste regarde le spectateur. C’est un geste qui interrompt la scène. La question n’est plus seulement ce qui se passe dans le tableau. C’est ce qui se passe dans celui qui regarde. La question est réelle: comment allez-vous répondre?

    La réponse, cependant, ne se trouve pas dans l’accélération. Il se trouve ailleurs: dans la justice tangible, dans l’amour actif, et dans une espérance qui n’est pas créée mais reçue. »
    https://catholicoutlook.org/peter-thiel-in-rome-the-apocalypse-as-strategy/#:~:text=Anyone%20who%20listens%20to%20Thiel%20quickly%20notices,around%20two%20Greek%20words:%20katechon%20and%20eschaton

    Vive l’Europe.

  5. Quelle bonne nouvelle, le mime artificiel ne peut pas intégrer la théorie mimétique, merci à notre brave monsieur Hirel.
    Laissons donc la parole aux spécialistes, qui eux ont un cœur, sont donc à même de concevoir un peu du sens de nos vies :

    « Peter Thiel se réclame de René Girard. Que pensez-vous de cette relation, s’agit-il d’une généalogie, d’une filiation intellectuelle ou d’une trahison ?

    C’est le point où sa pensée montre à la fois sa plus grande profondeur et son plus grand danger. René Girard — penseur français, longtemps professeur à Stanford où Thiel fut son étudiant puis son proche — a élaboré une théorie puissante : toutes les sociétés humaines se fondent sur un mécanisme de violence où un groupe décharge ses tensions sur une victime innocente, le « bouc émissaire ». Le sens profond du christianisme, pour Girard, est précisément que le Christ, en acceptant d’être le bouc émissaire définitif, a révélé et démasqué ce mécanisme. C’est l’une des apologétiques chrétiennes les plus fortes du XXe siècle.

    Thiel hérite de cette catégorie. Mais il la transforme en quelque chose que Girard aurait probablement refusé. Pour Girard, le mécanisme du bouc émissaire est ce qu’il faut démasquer et dépasser. Pour Thiel, il devient un outil d’analyse du pouvoir — presque une tactique à manier avec intelligence. »
    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/04/04/refutation-spadaro-thiel/

    Le seul modèle fiable est une victime qui pardonne.

  6. Robert Marchenoir

    @ Julien WEINZAEPFLEN – le 22 août 2026
    « Je n’ai jamais été en Russie, qui me reste un horizon de nostalgie du non-retour que je n’ai pas visitée à temps, l’ayant souhaité à l’été 1990 pour voir le communisme, dont j’avais pressenti la chute, avant qu’il ne tombe. »

    Lisez donc, si ce n’est déjà fait, Rien n’est vrai, tout est possible, de Peter Pomerantsev. Ça a l’air d’un roman, et en fait tout y est vrai : ce n’est que la description de ce dont l’auteur a été témoin en Russie dans la période folle des années 90.

    Né en URSS, à Kiev, il a émigré à Vienne avec ses parents lorsqu’il était enfant avant de s’installer à Londres. En 2001, il a décidé de retourner en Russie, à Moscou, où il a fait des études de cinéma, puis a travaillé comme producteur à la télévision. Son livre, publié l’année de la première invasion de l’Ukraine, est une plongée fascinante dans cette décennie fondatrice pour le régime russe actuel : propagande généralisée et déni du réel, richesse insolente des communistes devenus milliardaires en pillant le pays, prostitution universelle comme moteur d’ascension sociale, banditisme et assassinats en piliers de fonctionnement de la société…

    On comprend qu’un certain romantisme pervers ait pu prospérer sur ce terreau. C’est celui du vieux dandy Alain Soral, qui, dans le même entretien que j’ai indiqué, a eu le culot de soutenir que Staline était « ce qui est arrivé de mieux à la Russie avant Poutine », et que les Russes « méritaient Staline », parce que « sans un mec comme ça, ils bougent pas leur c… » ; et que ne pas le reconnaître était le fait de « bourgeois » refusant de tenir compte d’une histoire et d’une culture qui ne sont pas les leurs. Sans comprendre qu’il manifestait là l’un des vices traditionnels des communistes, et autres gauchistes : la projection.

    Le « bourgeois » qui ignore la « vie réelle des gens », c’est précisément Alain Soral, celui qui, à distance (culturelle sinon géographique, dans l’immédiat), prétend savoir, mieux que les Russes, ce qui est bon pour eux. Comme si les Russes, sous Staline, avaient apprécié le stalinisme… Ce sont les Russes d’aujourd’hui qui, rétrospectivement, manifestent une nostalgie de Staline alors qu’ils ne l’ont jamais connu.

    Comme quoi, le revirement d’Alain Soral n’est que partiel. Il restera à jamais dominé par son aveuglement et son narcissisme.

    En écoutant les premiers extraits de cet entretien, j’ai pensé à une autre rencontre, celle intervenue à la prison de Poissy, en mars 2025, entre le terroriste islamo-marxiste Carlos, incarcéré à vie pour ses multiples crimes, et Joby Warrick, un journaliste américain qui sort un livre sur lui ces jours-ci. Même vantardise chez l’un et chez l’autre, même absence de remords, même crânerie sur leurs innombrables conquêtes féminines, même amour du mensonge, même antisémitisme, même alliance d’un communisme enragé et d’un penchant jouisseur revendiqué pour la bonne bouffe et les belles choses.

    Puis, en écoutant la version intégrale de l’interview d’Alain Soral, j’ai constaté qu’il y faisait l’éloge de Carlos, qu’il considère comme son maître.

    Cet homme qui s’est spontanément vanté, devant son biographe, d’avoir tué 83 personnes de ses mains et d’avoir ordonné l’assassinat d’un millier d’autres.

    Le communisme est bien, avant tout, un amour du mal et une attirance pour le crime.

  7. Serge HIREL

    @ Aliocha le 22 août

    Dieu soit loué ! Nous possédons la perle rare ! La pierre philosophale ! Le diamant parfait ! Parmi les 69 millions de Français, il y en a un — un seul apparemment — capable de mettre l’IA en échec grâce aux qualités extraordinairement labyrinthiques de son discours, qui s’adapte en un éclair aux élans multidirectionnels d’un cerveau — habité, que dis-je, envahi — tout autant par le Verbe, Matthieu, Paul et autres apôtres que par Sainte-Ursula, Saint-Manu et, probablement, Saint-Édouard et le nouvel archange Gabriel.

    Posez donc une question à ChatGPT et demandez-lui une réponse dans le style éminemment nébuleux d’Aliocha… Dix, vingt, trente secondes plus tard — ce qui est une éternité dans ce monde de la nanoseconde —, le logiciel avouera sa défaite : « Désolé, malgré d’intenses efforts, je ne parviens pas à décrypter les textes de cet auteur qui m’est inconnu, ni ne comprends les contorsions de son esprit. »…

    Quel bonheur de savoir que nous comptons parmi nous ce champion de l’embrouille intellectuelle !

    ———

    @ Robert Marchenoir le 21 août

    Comme de coutume, oublions votre posture injurieuse dès que l’on ose la moindre critique de vos propos et restons-en au fait : vous n’avez qu’une seule source d’information. De plus, elle est secondaire, la vidéo attribuée à Soral étant techniquement liée au site finlandais. Je dis bien « attribuée » parce que rien ne prouve qu’elle ne soit pas un faux fabriqué avec l’aide de l’IA et posté frauduleusement sur le compte X de « l’exilé politique » dans l’objectif d’atteindre Poutine. Faire croire que même Soral le critique peut relever d’un acte de guerre hybride… Et les Occidentaux, dans ce domaine, ne laissent probablement pas leur part de gâteau aux Russes…

    Il semble que, dans votre délire anticommuniste, il ne vous soit pas venu à l’esprit que, s’il publiait un tel message, Soral se tirerait une balle dans le pied, que « le tsar » n’hésiterait pas une seconde à l’expulser. À Moscou, le bonhomme ne pèse pas bien lourd…

    Vous ne vous êtes pas non plus étonné que cette vidéo, jusqu’à maintenant, n’ait fait l’objet d’aucune autre reprise, que nul n’en parle en France alors que Soral y a de solides ennemis et que vous n’y êtes pas le seul anti-russe…

    Donc… wait and see, en bon français. Rien ne dit non plus que ce coup de gueule ne soit pas authentique, les humeurs de Soral étant imprévisibles.

    Quant à votre méchant couplet sur votre opinion à mon égard, on ne peut qu’en déduire un manque de perspicacité de votre part… à moins qu’il ne s’agisse d’un surplus de volonté de nuire. Je vous confirme donc que je suis politiquement aux antipodes du communisme et que je n’ai pas un portrait du Général accroché au-dessus de mon lit.

    En revanche, si j’étais aussi retors et manipulateur que vous, je déduirais de votre allusion à « la mentalité du flic » que vous détestez la police et, subséquemment, que vous êtes mélenchoniste… Ne vous étranglez pas ! Il s’agit simplement de vous prévenir que vos propos outranciers peuvent être aisément détournés…

  8. « Édouard Philippe veut nous priver d’une authentique respiration démocratique. Pourquoi donc ? » (PB)

    Ellen, Mary Preud’homme 20 août et Serge HIREL 20 août 2026 me semblent avoir en grande partie répondu à la question.

    Dans la macronie finissante, l’extrême centre divisé en trois (Édouard Philippe, Gérald Darmanin et Gabriel Attal notamment) n’a strictement aucune chance d’arriver au second tour. Si monsieur Attal en veut tout particulièrement (j’ai failli écrire « à mort ») à monsieur Macron, l’acrimonie de monsieur Philippe reste relative et sa sortie de Matignon commence à dater. Issu du Parti socialiste et ayant participé à la création de l’UMP avec monsieur Juppé, vu de l’extrême centre, monsieur Philippe apparaît dans les prétendues élites prédestinées à gouverner ad vitam æternam la France, surtout dans le cadre européiste qui plaît tant à monsieur Macron, comme la personne qui pourrait être la mieux acceptée par l’oligarchie qui a réussi à faire élire ce dernier en 2017.

    Monsieur Darmanin, dans cette hypothèse, représente le côté « populaire » qui manque à monsieur Philippe. Mais ce dernier a, collées à ses basques, des poursuites judiciaires pour détournement de fonds publics. Le tout est de savoir si ces poursuites ont ou non des chances de prospérer et si la justice se révélerait aussi prompte dans l’effectivité et la rapidité des poursuites et d’un éventuel jugement qu’elle l’a été en 2017 contre monsieur Fillon, de ce fait arrivé troisième et non deuxième, voire premier, tandis que tous les sondages le donnaient élu au second tour.

    Monsieur Macron, quant à lui, a bénéficié, selon certains, de l’appui de grands intérêts américains qu’effectivement l’on a vus à l’œuvre pendant la campagne électorale (McKinsey), puis la gouvernance de monsieur Macron (McKinsey, BlackRock, etc.). Monsieur Philippe pourra-t-il en bénéficier ? L’énarchie qui a poussé monsieur Macron à la tête du pays et qui a mobilisé la plupart des médias en sa faveur pourra-t-elle cette fois encore pousser l’électorat à préférer cette continuité à un changement ?

    Monsieur Philippe sera-t-il un défenseur de l’industrie nationale face aux intérêts étrangers auxquels monsieur Macron a sacrifié l’investissement dans nos entreprises ? Si l’on en juge par son attitude sur l’immigration telle qu’il la manifeste à Mayotte, d’évidence il veut faire croire qu’il prendra le contrepied de la politique suivie par monsieur Macron, politique qu’il a pourtant mise en œuvre quand il était à Matignon. Je n’y crois guère, percevant chez lui plus d’opportunisme que de volonté de créer une politique allant dans le sens des intérêts de la France.

    Quoi qu’il en soit, il est trop tôt pour émettre un avis sur ce qui pourrait se passer dans les prochains mois. La seule chose dont on puisse être assuré est que la propagande de l’extrême centre comme de la gauche continuera de tenter d’influencer les esprits des électeurs sans qu’il y ait pour cela besoin d’en accuser la seule Russie. La stratégie d’influence états-unienne est au moins aussi puissante, même si moins visible tant elle imprègne naturellement les esprits.

    Quant à celle des européistes du type Thierry Breton, elle visera à faire en sorte qu’aucun candidat extérieur à leur camp ne puisse accéder aux fonctions suprêmes, quitte pour cela à faire invalider les résultats de la présidentielle s’ils ne leur conviennent pas, comme en Hongrie ou en Roumanie. Sans compter sur le fait que la dette abyssale de la France macronienne peut entraîner une intervention du FMI et des instances européennes… Sans oublier non plus que monsieur Macron ne manquera pas de vouloir encore influencer la politique française une fois terminé son second mandat présidentiel !

    Il est donc urgent d’attendre et de voir comment les choses vont s’agencer à l’automne 2026.

  9. Michel Deluré

    @ Tipaza 22/08/2026
    « Quant aux autres de la fausse droite… »

    Voilà qui laisse donc supposer qu’il existerait, par opposition, une vraie droite. Mais par rapport à quels critères de référence, une certaine droite serait ainsi jugée vraie et une autre jugée fausse ? De même, en regard du contexte actuel et des défis que doit relever le pays, cette droite supposée vraie est-elle toujours dans la vérité là où, à l’inverse, celle supposée fausse se situe systématiquement dans l’erreur ? N’existerait-il pas beaucoup plus simplement une seule droite, mais constituée de composantes offrant différentes nuances (vous m’avez vous-même écrit récemment que la vie était faite de nuances), priorisant chacune tels critères par rapport à d’autres sur l’échelle des valeurs de cette droite ?

    « Le vivre-ensemble ne marche pas… »

    Là aussi, il convient de ne pas être aussi catégorique. Tout dépend qui se cache derrière ce « ensemble » et des conditions dans lesquelles ce « vivre-ensemble » a été réalisé. Certains pays ont réussi ce « vivre-ensemble », d’autres ont échoué. Même à l’intérieur d’une communauté homogène, le « vivre-ensemble » est parfois très compliqué, voire impossible.

  10. « Édouard Philippe veut nous priver d’une authentique respiration démocratique. Pourquoi donc ? » (PB)

    Nous pouvons en avoir une petite idée de par son historique, mais il faudrait regarder aussi du côté des gens ou des intérêts pour lesquels il semble rouler.

  11. @ Tipaza
    « Ils veulent refaire le pays que leurs parents ont fui. Il y a comme ça des bizarreries en politique qui relèvent de l’irrationnel. »

    Ce n’est pas une bizarrerie, c’est une maladie mentale qui s’appelle la schizophrénie…
    Il faut interdire la double nationalité, qui fait le lit du chaos…
    Je doute de la loyauté, et plus encore de la dévotion, de personnes dont le drapeau change suivant la direction du vent…
    Et quand le doute m’habite…

  12. Michel Deluré

    @ Patrice Charoulet 21/08/2026

    Autre signe de proximité entre Édouard Philippe et Gérald Darmanin, ils ont tous deux trahi leur famille d’origine et témoigné de leur opportunisme en quittant le navire LR pour rejoindre le capitaine du bateau « En marche », dont nous constatons aujourd’hui en quelles eaux celui-ci nous a menés.

  13. Julien WEINZAEPFLEN

    Les portraits qu’en dresse Dostoïevski auraient souvent de quoi nous faire déchanter de la beauté des femmes russes. Pour le reste, je n’ai jamais été en Russie, qui me reste un horizon de nostalgie du non-retour que je n’ai pas visitée à temps, l’ayant souhaité à l’été 1990 pour voir le communisme, dont j’avais pressenti la chute, avant qu’il ne tombe.

    J’avais demandé à une professeur de français pétrie de culture russe, qui nous disait se rendre régulièrement en Russie et qui représentait pour moi l’incarnation de l’élégance (elle arrivait toujours avec sept minutes de retard, je l’ai longtemps imitée, et puis je suis devenu le roi de la ponctualité), à qui m’adresser pour découvrir la Russie profonde au-delà des voyages organisés. « À l’agence Intourist, me répondit-elle, il n’y a pas moyen de s’adresser ailleurs. » Ma professeur de français russophile et membre sans caviar de la gauche caviar m’avait donc mené en bateau.

    J’ai déchanté sans m’y rendre du rêve de ma Russie enchantée à cause d’une enchanteresse dont j’ai découvert la mystification. La démystification est le pire des réveils. Depuis, je végète en me répétant l’air des « Bateliers de la Volga » et je ne caresse plus l’espoir d’aller en Russie goûter le post-soviétisme nationaliste et la triste orthodoxie du dernier des dirigeants européens impérialistes à l’ancienne, le président Poutine, joueur d’échecs raide comme la justice ou comme un judoka en fin de journée, président homophobe et avortif, qui voudrait bien perpétuer son empire russe sans sursaut démographique.

  14. Édouard Philippe, jamais !

    Il n’arrivera jamais à dépasser les 10-15 % de macronistes paresseux qui s’imaginent encore que le « en même temps » peut épargner l’effort de la décision.

    Quant aux autres de la fausse droite, Retailleau et compagnie, il faudrait qu’ils cessent d’avoir comme horizon indépassable le barrage anti-RN.

    Nous vivons une période de rupture des fondements de la société.
    Le « vivre-ensemble » ne marche plus, c’est une évidence, et la plupart des Français souhaitent un changement radical… tout en le souhaitant le moins douloureux possible. La nature humaine est ainsi faite.

    « Éric Zemmour, qui ne déteste pas, par ailleurs, faire bande à part » (PB), a peut-être compris ce besoin de rupture que la fausse droite n’a pas encore intégré. On peut ne pas être d’accord avec lui, mais reconnaître que son diagnostic est juste.

    Un autre qui a fait le même diagnostic, c’est Jean-Luc Mélenchon, qui s’est lancé dans un projet démentiel de déconstruction non seulement de la société telle qu’elle est, mais carrément de la France comme nation pérenne ou éternelle, comme on voudra.

    On parle beaucoup du « chavisme » de Mélenchon, mais je pense que c’est bien pire.
    Chávez voulait rendre aux Indiens ce qu’il appelait leur dignité et toute leur place dans la société vénézuélienne. Et ces Indiens étaient, se sentaient, se voulaient vénézuéliens.

    Dans la société multiculturelle voulue par Mélenchon, les deuxième et suivantes générations d’immigrés ne se sentent pas, majoritairement, françaises et rêvent de refaire le pays de leurs ancêtres, ici et maintenant, avec, par exemple, la primauté de la charia sur le droit classique.
    Ils veulent refaire le pays que leurs parents ont fui. Il y a comme ça des bizarreries en politique qui relèvent de l’irrationnel.

    Mais, on le voit, le parallèle Chávez-Mélenchon n’est qu’apparent : dans le cas de Chávez, il y a eu un désastre économique ; dans le cas de Mélenchon, s’il arrive — et la probabilité n’est pas nulle, hélas —, il y aura en plus un désastre de la société.

  15. @ Aliocha

    V’là aut’chose, maintenant !
    Après un roi, un dieu…

    Votre méthode, qui consiste à jeter au hasard des noms afin de convaincre de la profondeur de votre propos, n’est pas suffisante et, je dirai même plus, elle vous démasque…

    Comme vous ne comprenez rien, cela vous semble non seulement pertinent, mais aussi glorieux.
    Vous êtes le pitre parfait : ce n’est pas l’inanité de votre pensée ni sa puanteur qui vous arrêtera, non, c’est moi !

    Parce qu’il arrive toujours ce moment où laisser dire les imbéciles nuit gravement à la société et où le devoir commande de les rappeler à la décence.

    La fable d’Ésope éclaire : l’âne sous la peau du lion aurait dû s’abstenir de braire !
    Cessez de braire ! Étudiez plutôt…

  16. Serge Hirel ne lit donc pas ce que je répète ad libitum, ne peut donc pas comprendre la toute-puissance de la réconciliation, idée simple et délaissée par ceux qui pensent pouvoir garantir leur privilège à 67 millions en espérant que l’Allemagne continuerait à payer pour leurs errances de mafieux cooptés.

    Le temps des illusions est terminé, la domination des empires a démontré en Europe son inefficacité, imitée désormais par le ressentiment des nouvelles puissances qui, si l’Europe refuse d’incarner cet enseignement salvifique, reproduiront le désastre.

    « Nous n’en sommes plus à la domination et à vouloir l’obtenir », disait le visionnaire en testament.

    Il n’y a là aucun dogme, mais des observations de la réalité que la parole présidentielle s’est échinée à incarner, sous les quolibets démagogues qui aimeraient encore en être à sainte Jeanne de tous les Puys, pour occulter les enseignements tragiques de leur défaite complète qu’il s’agirait d’assumer plutôt que de renier, et inventer l’avenir radieux d’une humanité réconciliée.

  17. Si l’on attendait de la Baalinette des cébettes le moindre remords pour lui accorder son pardon, on finirait par plonger dans le fossé des insultes, de tous les avilissements, des querelles, de la jalousie, des animosités, des cabales, des médisances, des calomnies, de l’orgueil, des troubles.

    Laissons là l’ignorance à son autocélébration bavarde : la puissance s’accomplit dans la faiblesse.

  18. polonais de passage

    @ Robert Marchenoir le 20 août 2026
    « la Russie est « une faute de goût » » – citant Soral.

    Vous omettez « immense ». Soral dit: « La Russie est quand même une immense faute de goût. Ces gens-là n’ont pas de goût ».

  19. Robert Marchenoir

    @ Serge HIREL – le 21 août 2026
    « Pourquoi balancer ce pamphlet anti-Soral dans un débat sur la campagne présidentielle ? »

    Pour embêter les poutino-lécheurs dans votre genre. Apparemment, c’est réussi.

    Également, parce que la politique étrangère est une responsabilité prioritaire du président de la République, ce qui semble vous échapper. Je croyais que vous étiez gaulliste ? C’est juste pour prendre la pose ?

    « D’autant plus que l’information que vous relayez quant au revirement de son opinion sur la Russie provient apparemment d’une seule source, certes habituellement fiable, mais qui, étant finlandaise, doit, ces jours-ci, être prise avec des pincettes. »

    Hahaha… mais vous faites des efforts pour être exceptionnellement stupide, exceptionnellement malhonnête, ou c’est de naissance ?

    L’information que « je relaie » ne provient pas « d’une seule source qui serait finlandaise », qui devrait être prise avec des pincettes (pourquoi ? être citoyen d’un pays récemment entré dans l’OTAN, doté d’une armée puissante prête à se défendre contre une attaque russe serait suspect, de votre point de vue ? bel aveu…). L’information que « je relaie » provient d’Alain Soral lui-même, bougre d’andouille de poutino-lécheur ahuri comme ses pieds ! Vous avez écouté la vidéo, oui ou non ? Je me suis donné la peine d’en retranscrire les passages les plus croquignolets pour les menteurs paresseux dans votre genre…

    Heureusement que vous passez votre temps à nous donner des leçons de journalisme sur ce blog !

    « Je n’ose penser que cette précipitation est due à votre anticommunisme pavlovien… »

    Vous voulez dire : mon anti-communisme raisonné, argumenté, étayé, démontré au-delà de tout doute et représentant la seule position morale possible.

    Mais merci de nous confirmer, une fois de plus, que vous êtes un communiste honteux quoiqu’endurci. À l’occasion, n’hésitez pas à nous expliquer les beautés du Goulag, de la Loubianka et de l’Holodomor… et quand vous aurez deux secondes au milieu de votre activité intense, expliquez-nous donc en quoi votre soutien au communisme serait compatible avec vos postures gaullistes.

    « En tout cas, « l’exilé politique » Soral, antisémite notoire, ne méritait pas une telle entrée tonitruante sur JaS. »

    Le petit flic de la pensée Serge Hirel vous explique de qui on a le droit de parler ou pas sur le blog à Bilger. En particulier, il est tout à fait inconvenant de rapporter ce qui contredit la lèche intensive (quoiqu’essentiellement passive) que fait l’intéressé au nabot sanguinaire du Kremlin.

    C’est ça, la mentalité du flic : je ne me donne même pas la peine de défendre mon point de vue, en revanche je sors le carnet de contraventions dès lors que quelqu’un a l’outrecuidance d’expliquer pourquoi c’est la position opposée qui est la bonne. Sans, pour autant, fournir moi-même le moindre argument… je me contente d’aboyer. Le flic de la pensée de base : passif-agressif. Tout régime communiste a besoin de ce genre de petites mains. Vous auriez fait merveille comme agent de secteur de la Volkspolizei en Allemagne de l’Est.

  20. @ Aliocha

    Bon sang !
    Mais quelle profondeur argumentative !
    Mais quelle pertinence allusive !
    Mais comme c’est puissant !
    Et comme c’est historique !
    En plus Nabuchodonosor, c’est pas comme si on écrivait, Dagobert !
    Du coup, avec un nom à coucher dehors, plein de O, c’est certainement lourd de sens !
    De quoi s’agit-il exactement ?
    Qu’aviez-vous l’intention de révéler devant nos yeux ébahis ?
    Ah, ben ! C’est évident !
    La prochaine fois essayez Médor ou Apollodore, des O en veux-tu, en voilà !

    Au fait, qui est « On » ?
    Savez-vous que le pardon ne s’accorde pas depuis l’insignifiance, il se demande depuis les profondeurs du remords qui dévore.

  21. Patrice Charoulet

    Je signale ceci. Sur la chaîne « Legend », où l’on peut entendre notamment, parmi cent autres, une longue conversation avec Darmanin, Lecornu… j’ai entendu le long entretien avec Édouard Philippe. On y apprend bien des choses. Celle-ci, en particulier, est assez en rapport avec votre sujet du jour. Édouard Philippe déclare que, lorsque Macron lui a proposé Matignon, il a accepté à deux conditions : 1. pouvoir choisir lui-même son directeur de cabinet ; 2. avoir comme ministre du Budget… Gérald Darmanin.

    Les deux hommes sont donc extrêmement proches. Que Darmanin déclare maintenant soutenir Édouard Philippe, et non Retailleau ou Attal, n’a rien qui puisse étonner.

  22. Elle pense choquer son monde, notre Nabuchodonosorine du Prado, à répéter les cruautés décrites par le texte depuis la nuit des temps, pensant faire l’originale à ânonner les fredaines millénaires de la haine éculée qu’elle prend pour la grâce, persuadée d’exercer sa liberté alors qu’elle est soumise aux tyrannies de son ressentiment.
    On lui pardonne, elle ne sait pas ce qu’elle fait.

  23. Serge HIREL

    @ Achille le 21 août
    « Je n’ai pas souvenir d’une campagne électorale aussi délirante depuis que l’élection présidentielle est soumise au suffrage universel. »

    La faute à qui ? Si ce n’est au président bientôt déchu, qui a entamé son règne en prétendant rassembler le peuple de gauche et celui de droite dans le « en même temps », avec pour objectif principal d’éradiquer « l’extrême droite » (selon son expression, dont la pertinence reste à démontrer), et qui, très vite, a été en fait le plus clivant des chefs d’État de la Ve République. Il faut remonter à l’avant-guerre, au Front populaire et aux ligues plus ou moins fascistes pour trouver un même climat de haine entre les différentes factions du paysage politique.

    Sur ce point primordial qu’est la cohésion sociale, son bilan, comme dans tous les autres domaines, est catastrophique, d’autant plus que, désavoué lors des élections législatives de juillet 2024, il a cru bon de défier le peuple souverain en nommant des gouvernements de bric et de broc dans le seul but de se maintenir au pouvoir. On en est aujourd’hui à des ministres qui se contredisent publiquement (cf. les propos de l’ineffable Barbut strictement contraires à ceux du « moine-soldat » Lecornu).
    Même Mitterrand, dont, en 1981, on pouvait craindre le pire en cette matière en raison du retour du PC dans les allées du pouvoir, a rapidement compris que la France ne pouvait pas être dirigée en opposant frontalement une partie de son peuple à l’autre.

    Macron, lui, jusqu’à la dernière seconde de son mandat, continuera à détester une partie des Français tout en méprisant l’autre… après avoir été, par ses foucades et ses bévues, le principal artisan de la montée en puissance du Rassemblement national et le maître d’œuvre de l’éparpillement des forces politiques.

    On est loin, très loin d’une République exemplaire… La situation peut même encore s’aggraver d’ici le printemps prochain, le locataire en partance de l’Élysée conservant les moyens de tourmenter Marianne. S’il en a l’occasion, il ne s’en privera pas (cf. la promulgation ultra rapide de la loi, très controversée, sur la fin de vie).

    « Dommage que ses (Philippe de Villiers) idées poussiéreuses sentent un peu trop la naphtaline. »

    Ne dégageriez-vous pas, vous aussi, cher Achille, une petite odeur de naphtaline ? Ce produit, réputé cancérigène, est interdit à la vente en Europe depuis 2008… Prenez le temps d’en débarrasser vos armoires et dites que le vicomte est « old school »… Vous aurez l’air moins démodé.

    —

    @ Aliocha le 21 août
    « La seule question est donc de savoir (…) si le peuple des lumières de la fraternité est prêt à assumer son destin européen, seule dimension efficace pour défendre les valeurs républicaines de l’exercice de sa liberté. »

    Votre foi en l’Union européenne est admirable… mais elle tient du respect d’un dogme – type l’Immaculée Conception -, puisqu’au fil de vos commentaires, souvent complexes pour ne pas dire abscons, vous n’avez jamais développé la moindre argumentation pour étayer ce point de vue, que je ne partage en rien. Cette institution supra-étatique fait trop souvent preuve d’un autoritarisme plus proche d’une volonté de soumission que de l’esprit républicain pour qu’il soit possible de considérer qu’elle porte nos valeurs et d’affirmer qu’Ursula est une autre Jeanne d’Arc…

    —

    @ Robert Marchenoir le 20 août

    Pourquoi balancer ce pamphlet anti-Soral dans un débat sur la campagne présidentielle ? D’autant plus que l’information que vous relayez quant au revirement de son opinion sur la Russie provient apparemment d’une seule source, certes habituellement fiable, mais qui, étant finlandaise, doit, ces jours-ci, être prise avec des pincettes. Pourquoi ne pas attendre d’avoir recoupé ce fait qui n’est pas d’une actualité brûlante, tant le personnage est hors champ de l’opinion publique depuis déjà quelques années ?

    Je n’ose penser que cette précipitation est due à votre anticommunisme pavlovien… En tout cas, « l’exilé politique » Soral, antisémite notoire, ne méritait pas une telle entrée tonitruante sur JaS. C’est faire bien trop d’honneur à une girouette qui cherche systématiquement à se positionner contre le vent pour retenir l’attention.

  24. Michel Deluré

    Un « candidat naturel » est un candidat qui s’impose spontanément, comme une évidence, en raison de ses qualités propres, reconnues, et qui paraît le mieux armé, par son expérience, sa lucidité, son courage, sa vision, pour affronter les défis immenses que le pays doit aujourd’hui relever.

    Ce n’est pas une primaire, au périmètre et au corps électoral fortement discutables, qui peut prétendre conférer ce statut de « candidat naturel ». Les expériences antérieures en ce domaine, à droite comme à gauche, ont été éloquentes et ont suffisamment démontré quelle formidable machine à perdre constituait une primaire.

    Ce mode de désignation, dans la mesure où il impose, entre autres, à chaque postulant d’un même courant de pensée de se démarquer par rapport aux autres prétendants, voire de verser dans la démagogie pour avoir quelques chances d’être élu, ne peut que concourir à attiser les divisions, les rancœurs, là où il conviendrait, au contraire, de rechercher la convergence, l’union.

  25. @ Ellen le 21 août 2026
    « Philippe de Villiers ne manquerait pas de sortir, pour certains d’entre eux, les fourches et le purin. Vous voyez de qui je parle ? »

    Allons, allons, un vicomte ne manipule pas les fourches et le purin. Il laisse ce genre de besogne salissante à ses gens.
    Ceci étant, j’aime encore bien l’écouter dans l’émission qui lui est consacrée sur CNews les vendredis soir.
    Même si je ne partage pas ses idées, loin s’en faut, je reconnais qu’il est cultivé et possède un riche parcours politique. Il s’exprime bien, avec des mots bien choisis.
    Dommage que ses idées poussiéreuses sentent un peu trop la naphtaline.

  26. @ Robert Marchenoir le 20 août 2026
    « J’emprunte ce terme [Blob] au vocabulaire politique britannique, où il désigne l’alliance maléfique des politiciens de profession « anti-racistes », des fonctionnaires qui font le contraire de ce pour quoi ils sont payés (par exemple, les gardes-frontière qui refusent de repousser les immigrants illégaux), des « assoces » à but prétendument non lucratif qui prolongent leur action (lesquelles procurent des revenus confortables à bien de leurs dirigeants) et de toute la machine qui profite de la ruine du pays, par exemple les avocats spécialisés dans la défense des immigrés, ou les hôteliers payés par le gouvernement pour les héberger. Sans compter, bien entendu, les immigrés déloyaux qui infiltrent le pays et le noyautent de plus en plus, comme le maire de Londres (ou celui de New York, aux États-Unis). Ça fait du monde… »

    Les mêmes causes produisant partout les mêmes effets, ce que vous décrivez s’applique aussi assez bien, avec d’éventuels degrés de différence, à ce qui se passe en France, sauf peut-être pour les gardes-frontières qui pour la plupart semblent faire ce qu’ils peuvent, mais qui, faute d’être soutenus fermement par leur hiérarchie ou manquant de moyens, sont parfois tentés de fermer les yeux.

    Pour ce qui concerne les bénéfices que peuvent tirer certains avocats et hôteliers de situations imputables à une loi aberrante, les mêmes scandales prolifèrent aussi en France, hélas.

  27. Non, mais, sérieusement ! Gabriel Attal, Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann, Bruno Retailleau, Xavier Bertrand… Mais c’est le catalogue « Vinted » de la politique. Ils ont déjà servi et on connaît le résultat.

  28. @ Aliocha
    « L’heure sonne, il est temps d’assumer ce que nous sommes, pour enfin choisir en toute liberté les voies rédemptrices de la réconciliation, laissant la vindicte des planqués à son choix d’être remplacée, répétition surannée des tocards déjà défaits qui usent de leur liberté pour décider de l’ôter à autrui, se tamponnant luxueusement, toute honte bue, le coquillard aux frais de la princesse. »

    Je crois comprendre, mais je peux me tromper, que d’une façon excessivement subtile, vous me mettez en cause.

    Alors, mettons les choses au clair, ce sera l’occasion de vous faire rentrer dans la gorge (façon de parler…) vos calomnies qui, je dois l’avouer, m’amusent…

    Vous êtes le prototype du parfait parasite, votre propos plaide avec une constance écoeurante votre cause de branleur invétéré, mais c’est là son moindre défaut…

    Ce n’est pas votre rhétorique fumeuse qui pourra dissimuler combien votre vanité de feignasse vise uniquement à traire la vache.

    Donc, il est bon de vous rappeler que les mots ont un sens et la conséquence lisible rend tout simplement votre propagande insane.

    Pour que ne subsiste aucun doute sur ce qui est réel, il est utile de vous venir en aide, et de préciser que :

    L’heure ne sonne que dans les asiles d’aliénés dont vous êtes, ailleurs elle s’écoule, que cela vous plaise ou non.

    Dans votre asile, les aliénés pensent qu’il est temps de s’assumer, ailleurs le monde travaille AMDG…

    Chez les fous, personne ne sait qui il est, cela est peu pratique pour satisfaire votre injonction, mais très commode pour vous dire « merde » en se prenant pour Cambronne…

    Les voies rédemptrices ne sont pas pour le commun, dont vous êtes. Celles que vous croyez voir sont des culs-de-sac, ce qui doit, pour un perdu comme vous, constituer la Magna Carta…

    La vindicte des planqués s’appelle, dans le langage courant, le reversement ou plus simplement « et mon cul c’est du poulet ? ». Je crois d’après les dernières explorations chez les planqués, qu’en réalité ils ne sont pas aussi bien planqués qu’on pourrait le croire, un troupeau a été découvert dernièrement au festival des charrues et un autre de moins grande ampleur au Zoo de Beauval.

    La liberté c’est beau, c’est grand, ce n’est pas pour tout le monde.

    Et à mes frais personnels, je dis que la liberté meurt parce que des baltringues dans votre genre ont confondu le mot Liberté avec le mot estomac, c’est moche !

    Dans la liberté on met les idées, et dans l’estomac on met de la me*de en branche, comme vous savez si bien le faire.

    Mais par un heureux hasard, la suite de Fibonacci optimise, et le vide de votre tête sera rempli par la me*de de votre estomac.

    Si j’ai choqué ou tourmenté les esprits chagrins, il convient de rappeler que les mots font voyager loin ceux qui ne sont ni craintifs ni inféodés.

    Enfin, je suis heureuse de pouvoir éclairer le monde, étant illuminée par la grâce, c’est la moindre des choses !

  29. @ Achille le 21 août 2027

    On n’a jamais vu autant de candidats pour la présidentielle de 2027 qu’en ce moment.
    Il va falloir réserver les arènes au Puy des Fous pour tous les accueillir. Philippe de Villiers ne manquerait pas de sortir, pour certains d’entre eux, les fourches et le purin. Vous voyez de qui je parle ?

  30. 70 % des Français ont soutenu les Gilets jaunes comme ils ont combattu la réforme des retraites.
    Le refus des réformes proposées par la start-up-nation pour enfin moderniser notre système, qui coûte un pognon de dingue pour des résultats minables, aboutit au bilan éclairant que nos administrations n’ont pas les moyens de se protéger contre la hackerie mondialisée.

    Il est donc l’heure pour les citoyens d’assumer les conséquences de leur jacquerie et de continuer à emprunter pour payer la retraite des boomers et l’archaïsme d’un système social qu’ils ne consentent plus à financer tout en en réclamant la pérennité.

    Il n’est pas sûr que le « Virons les étrangers » d’un côté ou le « Faisons rendre gorge aux riches » de l’autre de l’autre suffise à protéger l’épargne menacée des privilégiés révolutionnaires, qui n’ont d’autre argument que de désigner à la vindicte leurs dirigeants bien en peine de se faire élire autrement qu’en alimentant la démagogie des pensées magiques illusoires.

    La seule question est donc de savoir non qui est sur la liste du prochain bouc émissaire, mais si le peuple des lumières de la fraternité est prêt à assumer son destin européen, seule dimension efficace pour défendre les valeurs républicaines de l’exercice de sa liberté.

    La seule question est de savoir s’il est prêt à accomplir ce que Macron a raté tout en le formulant clairement, primaire ou non : faire cheminer ensemble les entités contradictoires au service du bien de l’humanité, au risque sinon de se voir soumis au conflit qu’entretient la mystique de guerre civile des ultra-libéraux face au capitalo-communisme chinois qui ne sait que désespérer son peuple en lui interdisant toute liberté.

    Le choix n’a jamais été si clairement défini, merci président.

    L’alternative n’est pas entre le Hamas et Netanyahou ou Trump et Xi Jinping, encore moins entre Le Pen et Mélenchon.

    L’heure sonne, il est temps d’assumer ce que nous sommes, pour enfin choisir en toute liberté les voies rédemptrices de la réconciliation, laissant la vindicte des planqués à son choix d’être remplacée, répétition surannée des tocards déjà défaits qui usent de leur liberté pour décider de l’ôter à autrui, se tamponnant luxueusement, toute honte bue, le coquillard aux frais de la princesse.

  31. Je n’ai pas souvenir d’une campagne électorale aussi délirante depuis que l’élection présidentielle est soumise au suffrage universel.
    Certains candidats (de LFI et du RN notamment) sont déjà en campagne depuis avril dernier, clamant haut et fort qu’ils vont gagner, ceci en s’appuyant sur des sondages venus d’on ne sait où.

    Dans les autres partis c’est la confusion la plus totale, sauf pour LFI où le gourou J-L Mélenchon est officiellement désigné par ses adeptes, notamment les jeunes. Curieux que ces derniers se rallient à un candidat qui pourrait être leur grand-père… Les jeunes d’aujourd’hui manquent manifestement de leaders dans leurs rangs. Dommage !

    – Dimanche prochain Raphaël Glucksmann annoncera officiellement sa candidature tandis que François Hollande n’a pas renoncé à présenter la sienne, et vu qu’il est plus roué que le brave Glucksmann, il peut bien créer la surprise.

    – À LR sera-ce Bruno Retailleau ou bien David Lisnard qui sera le candidat des Républicains ?

    – Il semble que le candidat de la « macronie ou apparenté » sera Édouard Philippe qui a été rejoint par Gérald Darmanin. Pourtant Gabriel Attal croit dur en ses chances. Mais il faudra bien choisir entre les deux le moment venu.

    – Concernant le RN c’est finalement Marine Le Pen qui sera candidate (avec ou sans bracelet électronique).

    Les autres partis : Écolos, PCF, Reconquête! et autres groupuscules d’extrême droite et d’extrême gauche ne peuvent espérer grappiller que quelques pourcents des suffrages. Ils sont condamnés à jouer les utilités.

    Pour le fun, j’allais oublier la candidature surprise de Francis Lalanne .

    Le ridicule ne tue pas, mais il permet parfois à certains d’exister…

  32. Holala ! Mais comme je m’en tamponne le coquillard, c’est honteux !

    Mais beaucoup moins que le futur prévu par cette brochette de tocards (et tocardes) infects…

  33. Robert Marchenoir

    Rien à voir avec la choucroute, mais nos amis poutino-lécheurs nous ont cassé les oreilles avec leur idole pendant si longtemps, sur ce blog (et ailleurs), qu’il faut bien leur mettre sous le nez l’aveu de l’un de leurs principaux gourous, Alain Soral.

    Plus l’Ukraine affaiblit la Russie, moins on les entend sur ce sujet. Mais Soral, lui, le marxiste pro-russe enragé passé par le Front national, vient finalement de le reconnaître : la Russie est une poubelle dont on ne peut attendre rien de bon, pas plus que de Poutine. Et il fait cet aveu… en direct de Moscou, où il s’est réfugié il y a quelque temps.

    Il a fallu qu’il se rende sur place en demandant l’asile politique pour finalement admettre ce qui était évident pour quiconque se donnait la peine d’étudier un tant soit peu la question : il n’y a pas de belles femmes en Russie, elles sont toutes parties en Occident (un point très important pour l’obsédé sexuel de « la droite des valeurs et de la gauche du travail ») ; la Russie est « une faute de goût » et « un pays de ploucs », ce qui gêne beaucoup celui qui affirme être un amoureux des belles choses et de la vie raffinée ; d’ailleurs, « personne n’a envie de vivre en Russie ».

    Les Russes sont « soit dans l’oligarchie, soit dans la survie ». Le peuple « cherche à survivre », les oligarques « veulent être dans d’autres pays plus agréables comme la France, l’Angleterre ou Monaco », où ils possèdent de luxueuses résidences.

    Entre les deux, il y a Poutine, « qui vieillit et qui est relativement isolé ». La vision qu’il a de la Russie « fait ch… beaucoup de monde » ; l’invasion de l’Ukraine « lui fait beaucoup de mal ».

    Cette guerre « emm… beaucoup de monde » : la jeunesse a peur de la conscription à venir, elle est mécontente de ne plus pouvoir faire du tourisme librement à l’étranger ; les oligarques sont furieux de ne plus pouvoir emmener leur femme faire du shopping tranquillement avenue Montaigne à Paris.

    « Même moi, quand j’arrive là-bas et que je dis : Poutine, vite, le contre-empire, il faut lutter contre le LGBétisme mondial, etc., je fais ch… beaucoup de monde. [On me dit :] t’es bien gentil, Soral, mais nous on est russes, on vit en Russie, ton idéalisme et ton envie de guerroyer… tu as envie de te servir [de nous] pour ton combat. »

    En somme, ni plus ni moins que ce que les « russophobes » dans mon genre expliquent depuis des années.

    Nous sommes bien loin de l’époque où Alain Soral profitait de la vie en Occident tout en nous assurant que Poutine était le modèle à suivre, le rempart contre le chaos et le sauveur de la France.

    Comme tant de gauchistes, Alain Soral a passé sa vie à nous vanter les mérites de la Russie à distance. Depuis un siècle, ceux qui se sont enivrés de la propagande du Kremlin au point d’aller vivre là-bas ont rapidement déchanté, qu’ils aient émigré vers l’URSS d’hier ou vers la Russie d’aujourd’hui.

    Soral avoue qu’il est désormais un prisonnier de fait dans ce pays (tout comme Edward Snowden), incapable qu’il est d’en sortir sans être extradé vers la Suisse ou la France où il fait l’objet de mandats d’arrêt, vivant dans une nation dont il ignore la langue, dont les coutumes lui sont étrangères et où il meurt d’ennui.

    En revanche, il est toujours aussi antisémite…

    Résultat d’une vie d’illusions imbéciles et criminelles ? « Je lutte contre le suicide », avoue, depuis Moscou, l’ancien surhomme qui annonçait jadis le retour de la c…lle. Sa Suffisance nous expliquait qu’elle était un personnage historique à l’instar de Robespierre (qu’il disait admirer). Désormais, tous les soirs, il fait en sorte d’être suffisamment fatigué pour aller se coucher au lieu de se pendre. Belle fin de parcours…

    Ne soyez pas un russophile abruti comme Alain Soral, l’homme qui se vante d’être supérieurement intelligent mais qui a dû se « réfugier » en Russie pour se rendre compte que tout ce qu’en disaient ses adversaires politiques était vrai.

    En revanche, n’hésitez pas à présenter vos excuses pour avoir raconté tant de mensonges… souvent agrémentés de cette énorme truanderie : êtes-vous allés en Russie ? nan ? ben alors, vous pouvez pas savoir. Comme on le voit, « aller en Russie » est le plus sûr moyen de devenir « russophobe » pour toujours, comme on le sait depuis le marquis de Custine, au moins.

  34. Cher hôte, tout ça est un théâtre d’ombres. Attal ralliera EP, c’est prévu, le cucurbitacé qui parle Glucksmann probablement aussi, il est de gauche comme je suis reine d’Angleterre. Ils sont les marionnettes du Bilderberg, qu’ils courtisent tous pour devenir l’élu. En bon « comploto-platisse » il est une évidence que le candidat centro-droito-mondialiste, je colle à droite les socialistes, qui est retenu pour la victoire finale se doit d’être adoubé par ces influenceurs.

    C’est à cause de ces gens-là que nous serons dans la mouise et que nous nous faisons plumer par les marchés financiers, auxquels ils nous ont contraints d’emprunter.
    Ah cette impayable dette dont ils nous bassinent tout en mettant tout en oeuvre pour qu’elle s’acroisse jusqu’à ce qu’elle nous étrangle. Pas eux. Nous.
    Ces gens ne m’intéressent pas.

  35. « Il n’y aurait rien de mieux qu’une primaire pour susciter un choc de confiance. Celui qui surgirait victorieux de cette compétition parfaitement démocratique dans son essence aurait une légitimité, un soutien sans faille, l’aval du peuple de droite. » (PB)

    Il serait bon de se souvenir que Valérie Pécresse avait remporté la primaire de LR le 4 décembre 2021, pour représenter le parti à l’élection présidentielle 2022.
    Résultat de la candidate LR : 4,78 % …
    Il y a peut-être une autre solution plus fiable ! 😊

  36. Serge HIREL

    Le 2 mars 2017, alors qu’on savait François Fillon en difficulté, Édouard Philippe, membre de son équipe de campagne, mais juppéiste grand teint, donc déjà en marge d’une droite authentique, a quitté son poste de combat par ambition, pour sauver un plan de carrière qui prenait l’eau. Dire qu’il a renié ses convictions serait faux. Sans bruit excessif, il a rejoint avec armes et bagages le candidat Macron, venu de la gauche qualifiée — hélas — de « modérée », bien proche du camp Juppé. Le nouveau président n’a pas eu grand mal à faire de lui sa principale vitrine vis-à-vis des électeurs de droite. Sans « l’affaire Fillon », il aurait au mieux végété à la tête d’un quelconque secrétariat d’État ou d’un ministère subalterne…

    Un traître reste un traître… et un ambitieux un ambitieux. Vexé de s’être fait virer sans ménagement de Matignon pour cause de prétention à gouverner, ayant bien vite compris qu’après le désastre de la dissolution, le vent avait définitivement tourné contre la macronie, il n’a pas hésité : il a tenté un faux-vrai retour au bercail, agressant celui qui l’avait fait Premier ministre, puis, désormais, se parant d’une panoplie factice de dirigeant de droite…

    Pour l’heure, parce que Bruno Retailleau, encore une fois trop charitable, ne l’a pas clairement remis à sa place de traître avec la fermeté que méritait ce comportement, le maire du Havre, qui, dans cette ville, s’accommode de la puissance du PC local, a plutôt réussi, pour l’instant, à faire croire qu’il avait renié son récent passé et était à classer parmi les candidats de droite. Les médias de gauche ne cessent de le qualifier ainsi… On comprend aisément leur objectif : introduire le renard dans la bergerie pour y renforcer la pagaille…

    Non, Édouard Philippe ambitionne l’Élysée pour y poursuivre la politique européiste, progressiste et néfaste pour la France et les Français d’un président qui a mis le pays sens dessus dessous dans tous les domaines, en particulier régaliens. Oui, Édouard Philippe prépare une version nouvelle mais tout aussi délétère de la macronie. Oui, Édouard Philippe est un vrai danger pour notre avenir.

    Qui pourrait s’étonner du ralliement de Xavier Bertrand à ce candidat de l’extrême-centrisme de gauche ? L’ampleur de la soif de pouvoir du président néo-socialiste du Conseil régional des Hauts-de-France étant inversement proportionnelle à son poids politique, il n’est nul besoin de s’attarder sur son cas.

    Celui de Darmanin — le plus « politichien » de tous les LR ayant franchi le Rubicon au lendemain de la victoire de Macron — est d’une autre envergure. Le p’tit gars de Valenciennes a certes loupé la marche élyséenne, mais son flair aigu, son agilité politique et sa science de l’esquive lui permettent de croire en son futur. Tout en étant l’un des poids lourds de la macronie finissante, par son positionnement médiatique régalien et sa sincérité feinte — trop affirmée pour être vraie —, il parvient à faire oublier cette tare et à paraître quasi conservateur dans l’opinion publique.

    Mais Darmanin est un mercenaire. Il ne donne rien pour rien. N’oublions pas les conditions dans lesquelles Macron, très affaibli, a dû lui concéder l’Intérieur, puis la Justice. N’oublions pas son pas de deux avec Bruno Retailleau, dont l’objectif était surtout, en ce qui le concerne, de se doter à nouveau d’un statut de Républicain, de plus non encarté, donc libre de ses mouvements…

    Aujourd’hui, au lendemain de cette déclaration de soutien à Édouard Philippe — on remarquera que, roué, Darmanin a choisi pour s’exprimer une date à laquelle il était sûr qu’elle ferait l’actualité… —, la question est : que lui a promis Édouard Philippe pour obtenir cette reddition en bonne et due forme ? Pour ma part, je soupçonne que le cadeau de bienvenue soit un hôtel particulier de la rive gauche que « Gérald » visait voici quelque temps… Bien sûr, on aurait pu penser qu’en cas d’élection, le Havrais réserverait Matignon à Gabriel Attal, qui a promis de s’effacer si les sondages lui étaient défavorables. Mais le pauvre ex-Premier ministre junior paraît tant s’y noyer qu’il ne mérite déjà plus un tel lot de consolation.

    En fait, tout ceci n’est que politique-fiction autour du second fauteuil du deuxième tour de l’élection présidentielle. La réalité est que Mélenchon l’occupera — et sera battu — si droite et gauche ne parviennent ni l’une ni l’autre à se ranger derrière un seul candidat représentant leur camp.

    Organiser une primaire à droite, comme le souhaite notre hôte, paraît hors de portée. Le temps presse et tout reste à définir, du collège électoral à la liste des candidats acceptables. Y admettre la présence d’Édouard Philippe serait non seulement agiter un chiffon rouge devant les électeurs de la droite authentique, mais aussi prendre le risque de sa victoire, donc de l’absence certaine de la droite au second tour et de la possible élection du néo-macroniste à l’Élysée… avec le soutien de la gauche prête à tout pour faire mordre la poussière à Marine Le Pen.

    La situation est encore pire à gauche, LFI refusant toute participation à une telle mascarade. Restent Hollande, Glucksmann et quelques autres, qui, déjà, font peine à voir tant ils s’époumonent dans un désert vide de militants et d’électeurs. Qu’en plus ils se combattent dans une primaire pour un score attendu d’une dizaine de points, ce serait l’assurance de la disparition définitive de la gauche de gouvernement et d’une nouvelle montée en puissance de l’extrême gauche, et de ses méfaits.

    Bref, la macronie — version Philippe 2027 —, en tentant, quoi qu’il en coûte, de rafler à nouveau le pouvoir suprême, se refuse à admettre sa nocivité et, sept mois avant le scrutin, dans un paysage encore confus, conserve une mince chance de succès. Certes, Marine Le Pen caracole loin devant ses concurrents… mais mieux vaut ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Le candidat Édouard Philippe est à prendre au sérieux et doit être sans cesse rappelé à son passé de traître et de dirigeant d’un régime qui a amoindri la France.

  37. Robert Marchenoir

    Édouard Philippe, Gérald Darmanin… la liste est longue des gens qui veulent diriger la France pour ne surtout rien changer, démontrer leur prétendue maîtrise des rouages administratifs et recueillir tous les bienfaits personnels de la chose : pouvoir, notoriété, sécurité de l’emploi et argent, qu’il ne faut pas négliger.

    Ce sont ces profils qui ruinent le pays dans tous les sens du terme, financier et civilisationnel.

    À cet égard, brandir le principe selon lequel le but du truc serait de « battre Marine Le Pen » ou de « ne pas intégrer Éric Zemmour » (et donc Sarah Knafo), c’est garantir l’éternelle répétition des mauvaises habitudes et la mainmise continue du Blob sur la nation française.

    J’emprunte ce terme au vocabulaire politique britannique, où il désigne l’alliance maléfique des politiciens de profession « anti-racistes », des fonctionnaires qui font le contraire de ce pour quoi ils sont payés (par exemple, les gardes-frontière qui refusent de repousser les immigrants illégaux), des « assoces » à but prétendument non lucratif qui prolongent leur action (lesquelles procurent des revenus confortables à bien de leurs dirigeants) et de toute la machine qui profite de la ruine du pays, par exemple les avocats spécialisés dans la défense des immigrés, ou les hôteliers payés par le gouvernement pour les héberger. Sans compter, bien entendu, les immigrés déloyaux qui infiltrent le pays et le noyautent de plus en plus, comme le maire de Londres (ou celui de New York, aux États-Unis). Ça fait du monde…

    Au point où nous en sommes, c’est la rupture qui est nécessaire. Pas un énième représentant de la culture du « oui mais non », « certes mais cependant », « d’un côté mais de l’autre », « tiens, voilà une petite alloc ou une petite réglementation pour te calmer, et toi aussi mon zami », « c’est intolérable et c’est inadmissible », « je serai intraitable – mais les valeurs de la République, mais la protection de notre système social » – enfin, vous voyez le genre.

  38. Tout ça, c’est de la tambouille politicienne qui n’intéresse plus grand monde. Que ce soit X, Y ou Z qui représente le bloc central, le résultat sera le même. Il faut être sacrément naïf pour croire encore en des personnes qui ont servi la soupe à notre Mamamouchi avec les résultats désastreux que l’on connaît.

    On dit qu’avec MLP (avec laquelle je n’ai aucune affinité) à l’Élysée, ce sera la débandade finale mais c’est déjà le cas depuis des décennies et on continue néanmoins à croire en cette caste politique qui a mené le pays à la ruine.

    C’est consternant !

  39. Mary Preud'homme

    « Après l’Agésilas, hélas ! Mais après l’Attila, holà ! »

    La Macronie plan A ou plan B, c’est hors de question ! Vu ?

    Même si Darmanin, avec une jubilation hypocrite et malsaine, opère un ralliement purement tactique et fait mine de venir soutenir monsieur petite vitesse (comme la corde soutient le pendu !). Un Premier ministre qui s’est illustré, entre autres, en présidant au démantèlement catastrophique du nucléaire civil… Et au boxon qui a suivi et dont il s’est lavé les mains en se réfugiant dans son havre et en ayant le culot de venir quelques années plus tard se présenter en recours ! Quelle outrecuidance !

    Chauve qui peut !

  40. Qui, à droite, aura la confiance des Français pour les trahir à nouveau ?
    Ils sont nombreux à postuler au job de « von der Leyen-compatible ».

    Édouard Philippe devrait gérer les intérêts d’une dette qu’il a lui-même contribué à grossir.
    Soutenu par Macron, il n’a aucune chance ; critiquant Macron, il n’en aura pas davantage ; assumant son bilan, il n’en aura pas non plus.
    Que lui reste-t-il dès lors comme choix ?

    Concernant Retailleau, qui se veut un modèle d’intégrité, ses casseroles vont ressortir, et notamment la triche à Intervilles. Tout ceci est en préparation pour sortir au bon moment, comme l’histoire des costards de Fillon.

  41. À s’intéresser à ce que fait et dit un Philippe, prenons — à ce jeu — le dénommé Philippe Brun, député qui prend l’immense risque de proposer un programme structurant une France productive et dessinant un autre avenir que celui de l’économie de marché adossée à la société de consommation et de la croyance en des ressources infinies et, si possible, à bas coût [avec la violence qui convient : voir coltan, cobalt… en République démocratique du Congo].

    Son axe programmatique est le bon. Qui croit encore à l’économie de l’offre [i.e. aide aux entreprises] dans un pays qui produit de moins en moins ? Elle ne profite qu’à une caste discrète à la manœuvre via les officines centristes.

    C’est avéré, l’économie de marché, la société de consommation, l’illusion du pléthorique génèrent au final une gabegie d’énergie, une montagne de déchets, de la dette financière [celle des pays, celle des firmes], de la dette technique [l’estimation en valeur de tout ce que la France ne sait plus faire], de la dette écologique [érosion des substrats de culture, dette hydrique], de la désespérance portée par trop de jobs nuls [métiers d’exécutant] et trop de chômage, sans parler de l’effondrement du nécessaire lien sociétal minimum mis à mal par la cacophonie volontairement engendrée par les réseaux sociaux.

    Évidemment, Philippe Brun est dézingué par les thuriféraires du libéralisme saprophyte et étouffé par son camp et assimilés : les places en bonne visibilité sont rares…
    Son programme devrait faire au moins débat, mais cela lui donnerait de l’importance. Notons quand même qu’il connaît extrêmement bien ses sujets et qu’il a porté littéralement la loi sur la nationalisation à 100 % d’EDF avec le soutien de quelques députés éclairés pris çà et là. Il est souvent moteur des lois transpartisanes.

    Quant aux électeurs… abreuvés d’insignifiance, ils voteront en fonction de la couverture de Paris Match ou des peurs qu’on leur inocule : la submersion migratoire, le réchauffement climatique, le wokisme… ou s’abstiendront, ou ne participeront pas.

  42. Marc Ghinsberg

    Votre appel à une primaire de droite pour désigner un « candidat naturel » a la séduction des solutions simples. Mais ses inconvénients pèsent plus lourd que ses vertus supposées, et les sondages, malgré leurs défauts, demeurent le moins mauvais outil de sélection.

    Les inconvénients d’une primaire :

    • Elle divise plus qu’elle ne rassemble : rancœurs internes, électeurs démobilisés, 2016 en offre une démonstration suffisante.
    • Elle favorise les militants sur les électeurs, et donc les postures radicales sur la capacité à convaincre au-delà du premier cercle.
    • Elle est coûteuse, interminable, épuisante et retarde d’autant le seul combat qui compte.
    • Sa démocratie est de façade : les vraies batailles se jouent en amont, sur les règles, sur le périmètre de l’électorat, sur les frontières mouvantes entre LR, Horizons et Renaissance.
    • Elle ne garantit aucune légitimité : le lauréat des militants peut fort bien être le paria de l’électorat large.

    Pourquoi les sondages restent le moins mauvais système :

    Les sondages ont leurs failles : volatilité, marges d’erreur. Mais ils mesurent l’électorat tel qu’il est, en continu, et répondent à la seule question qui vaille : qui est le mieux placé pour battre le RN au second tour ?

    Les sondages saisissent cette capacité de rassemblement mieux qu’aucun scrutin interne. Ils sanctionnent vite les faux pas et valident les ralliements, celui de Darmanin comme les autres.

    Une primaire, dans les conditions actuelles, produirait sans doute un candidat plus conforme à l’idée que certains se font de la droite mais pas nécessairement plus armé face à l’adversaire principal. Faute de mieux, les sondages reste la boussole la moins trompeuse.

  43. Édouard Philippe, malgré un relooking forcé, est peut être pour certains un bon candidat, mais pas pour moi. Darmanin le soutient puisqu’il sera battu et donc laissera la place.
    La seule crédibilité qu’aurait pu avoir EP aurait été soit de virer Le Maire, soit de démissionner.
    Je lui reconnais d’avoir été un excellent ministre de l’Intérieur avant Castaner.

  44. Édouard Philippe ne sait plus sur quel pied danser depuis que son « Horizon » semble se boucher malgré certains de ses soutiens, pas très crédibles.
    En tant qu’ancien chef du gouvernement d’Emmanuel Macron, il reste structurellement assimilé au pouvoir en place, ce qui limite drastiquement ses chances auprès des déçus du macronisme. Au final, le plein pouvoir appartient aux électeurs, seuls à choisir leur favori pour cinq ans. Quant à tous ces invertébrés, que je compare à des mollusques rampant à plat ventre dans la course à l’Élysée, ils risquent de finir ébouillantés dans une cocotte s’ils continuent de taper sur la Droite affranchie et sur le RN, qui ne cesse de gagner des points chaque fois que les mollusques baveux veulent lui barrer la route.

  45. « Il vaudrait mille fois mieux organiser une primaire où on ne serait pas obligé d’intégrer Éric Zemmour » (PB)

    13 % de l’électorat de François Fillon de 2017 a voté pour Éric Zemmour en 2022 ; 19 % de l’électorat des candidats des Républicains à l’élection européenne de 2019 a voté pour lui en 2022 (IPSOS-BVA). Peut-être que les électeurs de droite seraient plus à même que vous de décider si Éric Zemmour serait légitime ou non à participer à cette éventuelle primaire ?

    « Il n’y aurait rien de mieux qu’une primaire pour susciter un choc de confiance. Celui qui surgirait victorieux de cette compétition parfaitement démocratique dans son essence aurait une légitimité, un soutien sans faille, l’aval du peuple de droite. »

    Comme Valérie Pécresse en 2022 ?

  46. Aucun de ceux que vous citez n’est au niveau du défi qu’affronte la France impécunieuse, et Édouard Philippe moins que les autres. Son tropisme de couardise le disqualifie d’avance.

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