« Parce que c’était lui, parce que c’était moi » : Montaigne, inscrivant magnifiquement son amitié pour La Boétie dans une sorte d’évidence liée à l’absolue compatibilité de leurs deux personnalités, a sans doute occulté, pour beaucoup, le fait que l’amitié pouvait être diverse, contrastée, fluctuante, avoir mille visages et n’être pas forcément un long fleuve tranquille.
On s’est généralement aussi trop vite satisfait de cette distinction banale entre amour et amitié, la seconde étant, paraît-il, plus solide et durable que le premier, plus sujet aux crises, aux sautes d’humeur ou aux ruptures.
Au fil de l’existence, j’ai compris que chacun vivait l’amitié à sa manière, précisément parce que ce sentiment n’accordait pas forcément des tempéraments similaires, mais permettait l’heureux agencement de caractères dissemblables, parfois antagonistes. Je projetais pour ma part dans l’amitié les dispositions qui, par ailleurs, me rendaient difficile à vivre ou, au contraire, acceptable. Je n’avais pas une nature spécialement vouée à l’amitié : celle-ci s’enrichissait ou s’altérait au gré des aléas de mon caractère.
Ce qui me semble constituer la marque dominante de l’amitié, c’est l’infinité des formes qu’elle peut prendre, étant entendu qu’il conviendrait de préciser cette étiquette d’ami trop commodément et paresseusement utilisée. On pourrait ainsi définir l’amitié, avant d’en appréhender les configurations multiples, comme la conscience d’un lien privilégié et singulier avec un autre, homme ou femme.

Il y a l’ami qui l’est devenu aussitôt, parce qu’il ne pouvait être réduit au rang de simple copain.
Il y a l’ami à qui l’on confie tout, ou qui vous confie tout.
Il y a l’ami qui, comme en amour, a besoin de preuves et fait de l’amitié une entreprise délicieuse et chaleureuse, où il répond à vos attentes et à vos besoins, et où vous répondez aux siens.
Il y a l’ami que l’on accepte par fragments : quand il vous ennuie ici mais vous enthousiasme là.
Il y a l’ami qui a été si extraordinaire et complice que, à la première déception d’importance, vous préférez vous en éloigner plutôt que de vous résigner à la tiédeur d’une relation.
Il y a l’ami, généralement admirable, mais qui à votre première sollicitation, lorsque vous avez vraiment besoin d’aide, vous la refuse pour des raisons indignes d’indulgence.
Il y a l’ami qui vous fait croire que vous êtes tout pour lui, avant de vous abandonner sans scrupule, étonné qu’on puisse lui en vouloir.
Il y a l’ami qui vous cultive et qui un jour baisse le rideau de fer sans que l’on sache vraiment pourquoi – même si, aujourd’hui, des divergences politiques même minimes ont une incidence absurdement capitale.
Il y a l’ami qui parle trop de lui, et l’ami qui s’imagine que son silence est d’or.
Il y a l’ami qui s’offre comme un cadeau inestimable, et celui qui semble avoir pour vocation, en toute bienveillance, de vous plomber le moral.
Il y a l’ami tellement prévisible dans ses pensées et ses propos que le coeur ne suffit plus à compenser l’esprit.
Il y a l’ami qui vous houspille parce qu’on lui a demandé la vérité mais qui abuse de cette permission jusqu’à blesser.

Toutes ces amitiés, avec leurs imperfections – auxquelles je prends ma part – sont des caricatures, des déviances. Mais elles confirment ce à quoi j’ai toujours cru : nous ne sommes pas tous doués pour assumer des amitiés simples, tranquilles et limpides. Il existe des intranquilles, dont je suis, qui condamnent parfois l’ami courageux à la patience.
Dans cette liste esquissée à gros traits, je ne veux pas oublier les amitiés qu’on sentirait enrichissantes, passionnantes, celles qui comblent plus par l’écoute que par l’abondance du verbe. J’en connais deux ou trois : elles concernent des êtres qui s’offrent peu, repliés sur leur univers familial, havre de consolation et de bonheur se suffisant à lui seul.
Je comprends bien néanmoins cette attitude, car je ne serais pas loin de cultiver une forme de solitude sociale – à l’exception, bien sûr, du monde des inconditionnalités, celui des enfants et des petits-enfants – qui se passerait volontiers de toutes les obligations de la vie collective. Je ne saurais trop remercier mon épouse qui, par un enthousiasme non feint, m’empêche de tourner à l’ermite et me plonge souvent dans un bain où l’on n’entend pas seulement la rumeur de la vie, mais la vie elle-même.
Je ne désespère pas de devenir, un jour, sur le tard, un ami supportable.
Dans ses Essais, Montaigne écrit sur l’amitié ces très belles lignes : « Son feu [celui de l’amour-passion], je le confesse, est plus actif, plus cuisant et plus âpre [que celui de l’amitié]. Mais c’est un feu téméraire et volage, ondoyant et divers, feu de fièvre, sujet à accès et remises, et qui ne nous tient qu’à un coin. En l’amitié, c’est une chaleur générale et universelle, tempérée au demeurant et égale, une chaleur constante et rassise, toute douceur et polissure, qui n’a rien d’âpre et de poignant ».
Et de poursuivre, toujours sur ce thème de la différence entre l’amour et l’amitié : « L’amitié, au rebours, est jouie à mesure qu’elle est désirée, ne s’élève, se nourrit, ni ne prend accroissance qu’en la jouissance comme étant spirituelle, et l’âme s’affinant par l’usage. »
Le PS et ses socialopitres, les cocummunistes ont beaucoup d’amis, gauche caviar, cumulards et exilés fiscaux y compris, escrolos khmers verts, LFIrroristes narcos, la lie de la fange gauchiasse et leurs terribles complices criminels de l’Etat de droit, le droit international, les défenseurs des droits qui ont laissé propager cette invasion criminelle, la pire ruine économique, l’ubuesque chasse aux riches débile et la soumission à cette gangrène islamiste. On le voit encore aujourd’hui, ils sont mûrs pour recommencer les pires alliances honteuses diaboliques malsaines qu’aux dernières législatives contre un RN inexistant fantasmé. Que feraient-ils sans eux ? Jouer du pipeau, faire des effets de manche, promettre de dépenser sans compter, se contredire, faire la leçon de démocratie urbi et orbi, délivrer des brevets de bien-pensance, blasphémer, calomnier, proférer des appels à la haine islamiste, ruiner le pays, l’islamiser, faire les yeux doux aux Frères musulmans terroristes… Ils excellent dans leurs fourberies démagogiques, c’est pour cela que ce sont eux les pires dangers pour la France mais ce peuple niais inculte ignare cocufiable sans modération votera pour eux sans hésitation. Les LFI-HamaSS et les Frères musulmans sont les meilleurs « monzamis » d’aujourd’hui, ils l’avouent eux-mêmes haut et fort, il n’y a plus aucun doute, le nazisme nouveau est arrivé : le nazislamisme.
Mes amis sont tous maçons, c’est chez eux que je puise.
Car l’important pour un maçon, c’est d’avoir des relations bien cimentées, des amis béton, armés de bonnes intentions… car c’est au pied du maçon qu’on voit le mieux le mur.
Et si, en plus, on peut y coller des affiches ultra-méga-droite, quel pied, ce mur !
Et aussi des portraits de Bardella, Trump, Milei, Orbán, Poupou, Xi, etc. Youpi, youpi !
Scusez mes z’oublis…
« Entre l’amour et l’amitié, il n’y a qu’un lit de différence. »
https://www.youtube.com/watch?v=Htr4PpNkhhw
Je veux bien fropiter de ce lit s’il y a une belle blondasse de droite, c’est dans ce genre de cheptel que je puise aussi.
» Il y a l’ami qui vous cultive et qui un jour baisse le rideau de fer sans que l’on sache vraiment pourquoi – même si, aujourd’hui, des divergences politiques même minimes ont une incidence absurdement capitale. »
Cela menace même les relations familiales !
On l’a bien vu pendant le Covid où nombre de familles se sont déchirées devant la panique fabriquée avec les absurdités les plus folles, relevant de l’expérience de Milgram. Un sacré révélateur de la bêtise humaine.
Un ami ?
Mais comment trouver et surtout garder cette perle rare ?
En écoutant cette magnifique ode à l’amitié interprétée par Barbara Deschamps, en duo avec sa fille, tout devient limpide…
https://youtu.be/_RGw-wZT6Lc?si=W0ZUWc0178oYhwHo
Si, en accumulant toutes les avancées des sciences cognitives, en les croisant avec tous les écrits traitant de l’amitié, l’IA parvenait un jour à permettre de connaître la vraie source de celle-ci, c’en serait fini de l’un des plus grands mystères du genre humain. Il ne resterait qu’à résoudre l’énigme de la création du premier atome de l’univers.
Tout autant que l’amour, qui réunit — le plus souvent par hasard — deux êtres animés d’un même désir de l’autre, l’amitié, dès sa naissance, n’a rien de rationnel, rien de prévisible, rien de vraiment explicable. L’amitié survient sans prévenir, envahit le temps et l’espace… L’amitié ne se commande pas.
On se fait des potes, des copains, des camarades ; on a des confrères, des condisciples, des partenaires, parfois des complices… Mais des « amis », un « ami », c’est tout autre chose. Le lien est tout autre, à la fois solide et fragile, parfois plus fort que ceux qui unissent les membres d’une même famille.
Qui peut dire quel geste, quel regard, quelle parole, quel silence, quelle moue, quel sourire a provoqué l’étincelle ? Qui peut dire pourquoi cette petite lueur se transformera en dîners, en rencontres, en sorties, en vacances communes ? En moments attrayants où, sans hésiter, on se dit tout ? Tout, jusqu’au désaccord irréversible, jusqu’à l’intime, jusqu’au secret ?
Est-ce une même vision de la vie qui crée et entretient l’amitié ou, au contraire, des attentes différentes au point d’être complémentaires ? Les amitiés ont rarement des causes identiques. En réalité, elles sont toutes uniques, tant tout homme est différent de tous les autres.
On dit que, pour que naisse et croisse une amitié, il faut de l’estime partagée, de la solidarité, parfois de l’altruisme, une forme de reconnaissance réciproque et une sorte d’égalité spirituelle qui obère l’ambition personnelle et le besoin inné de l’homme de s’imposer.
Est-ce parce que mon caractère ne m’incite peut-être pas à de tels dépassements, parce que, plus que d’autres, j’apprécie la solitude, parce que je crains la dévastation qu’est l’infidélité, ou parce que, trop souvent, j’ai été déçu par des amitiés naissantes qui se révélaient intéressées, que je me suis toujours contenté d’un nombre très restreint d’amis ?
Le meilleur et le plus ancien d’entre eux — un ami de deux fois trente ans… — est décédé voici quelques mois. On se vouvoyait. La franchise, avec tout juste ce qu’il faut de rubans pour être un cadeau, fut toujours la règle absolue entre nous. Depuis vingt ans, un déménagement nous avait éloignés l’un de l’autre. Nous nous téléphonions de temps à autre… Je n’ai pas pu aller à ses obsèques. Il me semble encore vivant… L’amitié, si elle est vraie, ne meurt pas.
L’ami Praud va bientôt rejoindre le conseil de paix de la poupée télé-réelle obscène, aux côtés de Milei, Orbán et du président azerbaïdjanais, pour retrouver la France qu’il aimait.
À force de flagorner sa clientèle, il faudra qu’il soigne ses herpès de la langue…
Merci, notre hôte, d’être sincère avec vos amis.
L’amitié, ne serait-ce point, tout simplement, une forme d’amour qui naît entre des êtres dès lors que ce sentiment ne repose plus, à la différence de l’amour, sur le seul désir, qui puise son origine dans le manque, ou sur la seule passion ?
La mystique semble avoir hanté la pensée de Montaigne sans que faute de l’avoir expérimentée, il ait su en retenir un scepticisme aboutissant à un échec avoué de celle-ci.
Nous parlons cependant d’un temps où l’extase pouvait être considérée comme le point de départ et l’aboutissement de la philosophie.
Aujourd’hui, les prétendus philosophes n’y comprennent rien.
« Il y a l’ami qui vous houspille parce qu’on lui a demandé la vérité mais qui abuse de cette permission jusqu’à blesser. »(PB)
La vérité ? Mais c’est une épée, un scalpel. Demander d’aller au fond des choses sans blesser est bien délicat.
Admettons par exemple que vous demandiez vos défauts à quelqu’un, voire en précisant que vous voulez changer, rien que ça. Et la personne vous connaît bien, et elle a le pouvoir de déduire une chose d’une autre et se sent responsable.
Comment voulez-vous qu’elle ne se lance pas dans la chasse aux ténèbres, au débusquage des ombres ? Vous lui avez donné une mission : sera-t-elle loyale ou non, fera-t-elle votre bien ou pas, par le scalpel ?
Comme le disait Nietzsche, on mesure la force de quelqu’un à la vérité qu’il peut supporter. Bien, mettons que l’ami vous surestime ? Ce qui est une preuve de respect, ou je ne m’y connais pas.
Ah c’est dur, que répondre à ce genre de sollicitation ? La vérité, tu n’en veux pas, d’ailleurs presque personne, et il faut vite te mettre dans le lot si on ne veut pas donner l’impression d’écraser l’autre. De toute façon, il est probable qu’on soit ainsi, les humains ne valent pas mieux, et notamment les Français, bouffis de vanité.
Ou bien on ment, tout simplement, rendant une secrète condescendance à qui s’est confié à vous. Est-ce beau ?
Admettons que par miracle, l’ami vous trouve très bien comme ça… Il peut quand même se mettre à vous rendre plus sûr de vous, par exemple en dénigrant les influences religieuses, celles où on passe son temps à donner assez d’infatuation à chacun pour s’attaquer à la liberté des autres… mais pas assez d’amour de soi pour ne pas se torturer de fautes imaginaires.
Et si votre doudou divin vous plaît beaucoup, exit l’ami !
« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis ! Quant à mes ennemis, je m’en charge ! »
Voltaire avait anticipé l’amitié avec Trump !
L’amitié est bien difficile à définir : un ami véritable est un trésor inestimable, celui sans qui l’âme est orpheline. J’ai la joie d’en compter un ici. Il se reconnaîtra.
« …un ami véritable est un trésor inestimable, celui sans qui l’âme est orpheline. J’ai la joie d’en compter un ici. Il se reconnaîtra. »
Cémouâ ! Je l’savais, merci d’avoir pensé à mouâ !
Le pote, c’est celui qui peut venir chez vous sans frapper, sans prévenir, qui entre, qui s’asseoit, qui aura à manger, à dormir, surtout à boire.
C’est aussi, comme disait je ne sais plus qui, celui qui connaît tous vos défauts mais qui vous aime malgré tout.
Comme celui de Magnanville ? Il est venu sans frapper Allah porte, mais a frappé les deux policiers jusqu’à les tuer, puis il a bien mangé, il a bien bu, il a eu la peau du ventre bien tendue.
Paraît qu’il s’est tapé le saucisson sec, le camembert et qu’il a bu le Juliénas, mais je suis pas bien sûr de mes informations.
… »il a bien mangé, il a bien bu, il a eu la peau du ventre bien tendue »
J’ai oublié la suite de la chanson : « Merci petit Allah ».
Excusez-moi, à plus.
L’amitié est surtout une question d’affinité qui rapproche naturellement deux personnes.
Exemple : la littérature, le cinéma, le sport et même la politique.
Tandis que l’antipathie est plutôt liée au caractère des personnes que l’on fréquente.
Encore qu’il me soit arrivé d’avoir des amis au caractère épouvantable et aux idées radicalement différentes des miennes (*).
Dans ce cas, le mieux est de faire abstraction des défauts de son ami — enfin, de les accepter tant bien que mal — et de se focaliser sur notre passion commune.
Se méfier surtout des faux amis. Ceux à qui l’on a rendu de nombreux services et qui ne répondent plus au téléphone lorsqu’on aurait besoin d’eux.
(*) Mais avec le temps qui passe, les aléas de la vie de chacun, je les ai perdus de vue.
Puisque Denis Podalydès vient de remettre François Mitterrand à l’honneur, il y a une sorte d’amitié très particulière que vous n’évoquez pas…
Je pense à l’ami qu’on a dû forcément rencontrer il y a quarante ans de cela, mais sans se rappeler ni comment ni quand, parce qu’on n’a pas pris de notes quand on l’a vu pour la première fois ; à la rigueur, on pourrait donner une fourchette de cinq ans, et c’était loin d’être un ami intime, certes non ! Peut-être avait-on des affinités avec lui, mais éloignées, et pas politiques pour un sou ; à la rigueur, on pouvait être proche de certains de ses anciens subordonnés, ou bien d’amis communs, et ces amis communs étaient nombreux, et importants, pensez-vous donc, et personne ne lui reprochait quoi que ce soit, à cet ami.
C’était le genre de personnage intéressant, avec une façade des plus honorables en tout cas ; personne n’a jamais creusé pour savoir, en tout cas pas en public. On le croisait souvent, mais on ne le rencontrait que dans les dîners en ville, jamais en tête-à-tête bien sûr, ou alors pas plus de dix fois, douze au plus, et pas récemment en tout cas — enfin, comme tout le monde.
D’ailleurs, on ne comptait pas beaucoup soi-même à l’époque de cette amitié, donc pourquoi, somme toute, aurait-il été notre ami ?
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Ce jour, 21 janvier 1793, à la minute de silence, 10 h 22, place de la Révolution (actuelle place de la Concorde), la guillotine s’abat sur le corps du roi Louis XVI, qui aurait pu être mon ami si sa maman avait attendu jusqu’à ce jour.
Ensuite, ben, il a fait beau.
Et puis, et puis, et puis il y a Judas, l’ami qu’on aimerait ne pas avoir ou plutôt, selon Amélie Nothomb dans Soif, l’ami dont les autres ne comprennent pas que vous l’ayez, l’ami impossible, jamais content de rien, toujours défiant de tout, à commencer par l’amitié que vous avez pour lui, dont vous êtes l’ami, mais qui n’est pas le vôtre, et qui finit d’ailleurs par vous trahir, mais dont vous ne regrettez pas qu’il ait été votre ami, dussiez-vous passer par ce moment où, à bout de colère, vous vous écriez, comme Jésus à propos de Judas :
« Mieux aurait valu pour lui qu’il ne fût jamais né », les mots ayant dépassé votre pensée, tandis que de les avoir entendus, ces mots, Judas soit se dit qu’il l’avait deviné et n’en désespère pas moins, car la nature d’un ami impossible est de toujours désespérer, et met fin à ses jours ; soit se dit qu’un ami comme ça, il n’avait pas le droit de le trahir, et Judas de se pendre pour l’avoir fait, quand Pierre se repent d’avoir nié son ami, car Pierre est un ami possible, quand Judas se garde bien de l’être, veut toujours être un ami impossible et préfère mourir d’amour ou d’amitié que mourir dans son lit en étant bassement tranquille.
« La solitude est pour moi une source de guérison qui rend ma vie digne d’être vécue. Parler est souvent un tourment pour moi, c’est pourquoi j’ai besoin de plusieurs jours de silence pour me remettre de la futilité des mots. »
(Carl Gustav Jung)
Voilà : un ami, c’est quelqu’un qui comprend ce besoin de solitude.
À l’inverse, c’est curieux, ce besoin des épouses de nous plonger dans le bruit et la fureur des autres, de la multitude proche ou éloignée…
La futilité des femmes, ou au contraire leur capacité à affronter la vie dans sa diversité et sa complexité ? Les deux hypothèses ne s’excluent pas mutuellement 😉