La mort terrifiante de Lyhanna.
Cela fait des années qu’à l’oral, dans des livres ou sur mon blog, je demande que l’on élargisse la notion de responsabilité des magistrats. Il faudrait, en effet, l’appliquer non seulement à des comportements inappropriés ou indécents — il existe des sanctions disciplinaires sur ce plan — mais aussi aux pratiques judiciaires lorsque leurs modalités sont gravement fautives alors qu’elles auraient pu, ou dû, être irréprochables.
Contrairement à ce que dénoncent le corporatisme et le syndicalisme militant, définir une responsabilité judiciaire plus contraignante constituerait à la fois un aiguillon pour les juges et les procureurs et, enfin, une réponse — et un apaisement — à une forte attente des citoyens.
Le crime commis sur Lyhanna est atroce et a suscité une indignation générale. Il y en a eu d’autres, auparavant, tout aussi graves, et la nature humaine est malheureusement trop inventive pour qu’il n’y en ait pas d’autres à l’avenir.
Il n’empêche que le débat sur la responsabilité, notamment celle des magistrats, est bienvenu et que j’ai pu, avec d’autres, l’aborder le 6 juin sur le plateau de BFM TV avec l’excellente animatrice qu’est Paola Puerari.
J’ai déjà écrit dans un billet que la double inspection — Justice et Gendarmerie nationale — était inévitable, mais que j’espérais que, pour une fois, les recommandations et propositions des rapporteurs seraient suivies d’effet. On en a assez de ces rapports qui ne visent qu’à donner l’impression d’une action !
Il est fondamental, face au saisissement provoqué par la mort de cette jeune victime de 11 ans, tellement évitable — la marche blanche du 7 juin ne sera pas, je l’espère, une consolation pour notre impuissance —, d’éviter cette fuite trop fréquente vers l’invocation d’une responsabilité collective, la dénonciation d’abstractions et la mise en cause exclusive du pouvoir politique.

C’est malheureusement une dérive trop souvent constatée et c’est, en particulier, l’approche discutable d’Edwy Plenel, qui réclame une focalisation critique sur le seul pouvoir macronien.
Au contraire, le progrès consisterait à mettre en œuvre l’inverse. Pour la Justice, les services d’enquête et l’Éducation nationale, il faudrait non pas se noyer dans le vague, mais rechercher et identifier concrètement les fautifs, les responsables, les désigner, les nommer, les sanctionner. En France, pour tous les désastres qui n’arrivent pourtant jamais par hasard, nous sommes dans un régime d’irresponsabilité illimitée.
Pour l’avenir, il vaudra mille fois mieux incriminer une ou des responsabilités personnelles que formuler des banalités et des généralités sur les causes de cette tragédie.
Je ne voudrais pas, à rebours, que la procureure d’Auch, même si des manquements peuvent apparemment lui être imputés, devînt le bouc émissaire d’incuries, de négligences et de consciences professionnelles insuffisamment vigilantes. Depuis des années, les politiques de tous bords ferment les yeux sur les réalités dramatiques qui leur sont signalées et, lorsque surviennent des tragédies qu’ils ne peuvent plus ignorer, s’aventurent dans des projets mal préparés.
La cour disciplinaire voulue par Bruno Retailleau n’est pas une mauvaise idée mais, lancée dans la précipitation, elle pose plus de difficultés qu’elle n’apporte de solutions.
Qu’on ne se détourne pas non plus de l’essentiel en ne déplorant que l’insuffisance des moyens à la fois matériels et immatériels. Il est évident que l’augmentation de ceux-ci serait une bénédiction mais cette pénurie ne doit pas devenir l’alibi permanent de défaillances graves qui viennent d’ailleurs et, d’abord, de certaines pratiques ou abstentions elles-mêmes. Outreau serait demeuré Outreau même avec un budget pléthorique que d’ailleurs on n’estimera jamais assez fourni !
Surtout, conscient, sans me faire trop d’illusions, qu’une réforme de la responsabilité judiciaire est nécessaire, il me paraît plus qu’équitable de relever qu’il est facile de donner des leçons de responsabilité aux institutions régaliennes quand, soi-même, on ne les applique jamais. Quel politique a été sanctionné lorsqu’il a objectivement échoué ? Quel journaliste s’est soumis à cette exigence de responsabilité quand il s’est éloigné d’une ligne exemplaire ?
Dans notre démocratie, il est patent que, trop souvent, personne n’est jamais coupable, que les structures, le système et les abstractions sont seuls responsables.
Il faudrait que cela change. Il y a les sanctions disciplinaires. Sans éthique personnelle, elles risquent fort de se faire attendre.
@ duvent
Dard malin, démission !
@ Aliocha
« On comprend pourquoi ils confient les enfants à Bébert, celui qui, l’autre jour, a encore mis la main dans la culotte à Zézette : le bon sens, vous savez… Ils n’ont pas le temps de trouver une autre garde, ils divorcent ! »
Est-ce que quelqu’un a compris quelque chose à ce salmigondis ?
C’est qui la paysanne illettrée au bras de Marchenoir, celle pour qui l’amour s’est fait la malle ?
Qui se ressemble s’assemble.
On comprend pourquoi ils confient les enfants à Bébert, celui qui, l’autre jour, a encore mis la main dans la culotte à Zézette : le bon sens, vous savez…
Ils n’ont pas le temps de trouver une autre garde, ils divorcent !
Hadi Alodid, l’immigré illégal soudanais ayant obtenu le droit d’asile à Belfast, qui a tenté de décapiter un Irlandais qui l’avait aidé à déménager et lui a crevé un oeil avec un couteau, était un policier dans son pays, et il vient d’une famille de l’élite soudanaise qui a des liens avec le pouvoir. Il était suffisamment riche pour pouvoir se payer le voyage.
Une preuve de plus qu’il n’y a pas de « bons » et de « mauvais » immigrés, tels qu’ils seraient détectables sur un CV ou un relevé de banque.
Il y a des pays de m…, comme le dit le docteur en philosophie Donald Trump, et des pays civilisés d’où l’on peut envisager d’admettre une poignée d’immigrés.
Il y a des races qui créent généralement le désordre, la pauvreté et la barbarie partout où elles s’installent, et il y a des races qui font briller l’espèce humaine au firmament de la civilisation.
Il y a des religions sublimes, comme les nôtres, la religion chrétienne et la religion juive, et il y a des anti-religions de ch…, des superstitions du diable comme l’islam, qui répandent le mal et l’arriération sur terre, et constituent une menace mortelle pour notre survie.
Il est temps de réhabiliter le bon sens, de redonner droit de cité aux vérités d’évidence qui faisaient partie des connaissances de n’importe quelle paysanne illettrée il y a deux siècles, et de renvoyer l’idéologie gauchiste avec un grand coup de pied au cul dans les poubelles de l’histoire dont elle n’aurait jamais dû sortir.
La reine des pitres, latiniste bon teint, n’a pas été jusqu’à l’épître aux Romains.
La patience du divin est sans limite.
@ Aliocha
« …laissant à l’amour le champ de la liberté de tout voir, de tout comprendre et de tout pardonner, pour mieux détruire ce qui est fondé sur le mensonge. »
Explication de texte :
L’amour :
Un mot valise, dont on dit qu’il est aveugle… mais chez les tocards de basse extraction, il a la liberté de tout voir, et plus précisément un champ…
Mais attention !!!
Comprendre :
Il voit tout malgré la cécité, et il comprend tout…
Du coup, en comprenant tout, je ne sais pas si les lecteurs se rendent bien compte, mais là, nous avons une sacrée performance, laquelle réside dans cette simplicité biblique à comprendre tout par l’effet de l’amour…
L’amour :
Puis, l’amour aveugle qui comprend tout, ben, il va pardonner (des cœurs, des cœurs, des cœurs…), et comment, s’il vous plaît ?
Oui, oui, oui ! Comment qu’il fait, l’amour ?
Le pardon : on s’en tamponne…
Oh, comme c’est beau ! Comme on est ému ! Comme c’est c*n !
L’amour va détruire… Houlala !!!
C’est quoi qu’il va détruire, le bel amour ?
Ben, c’est évident !!!
Le mensonge :
Détruire ce qui est fondé sur le mensonge ! Quel mensonge ? Celui que le détecteur a détecté…
OK ! Et il consiste en quoi, s’il vous plaît ?
Ben, il consiste en l’amour détecteur de mensonge, voyez ou pas ?
Voyez pas ?
Merde alors !!!
Je veux bien vous aider, mais n’abusez pas.
Chez Leroy Merlin, au rayon détecteurs, vous avez ce qu’on appelle une tapette à souris, mettez-y un morceau de comté 18 mois d’affinage, et attendez…
Attendez ! Attendez ! Attendez !
Et PAF !!! C’est le bruit que fait le mensonge en écrasant le pardon…
Très intéressant ! Mais moins que l’histoire de l’unijambiste qui ne peut plus se gratter la jambe qui n’existe plus…
Passez, dit-elle, confirmant l’expression totalitaire de son credo respectable, n’ayant d’autre argument que de revendiquer en majuscule qu’elle cède aux injonctions qu’elle dénonce, pour satisfaire ses désirs de faire taire ses contradicteurs.
Elle devrait s’appliquer les conseils qu’elle donne, elle comprendrait que son rituel d’expiation, qui pense punir qui elle ne sait contredire, la met face à elle-même et au bon plaisir de qui se prend pour ce qu’il n’est pas.
Il en est ainsi de tous les tyrans qui ne savent répondre au sectarisme que par un sectarisme redoublé, laissant à l’amour le champ de la liberté de tout voir, de tout comprendre et de tout pardonner, pour mieux détruire ce qui est fondé sur le mensonge.
Comprendra-t-elle l’invitation, dont je ne suis que le pauvre messager, la remerciant sincèrement de savoir si bien me faire progresser en sa formulation ?
Elle comprendrait alors que ce n’est pas moi qui cherche à dominer, mais de qui je suis l’esclave, dont effectivement je ne suis rien d’autre que le pâle imitateur :
« 20Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. 21Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort. 22Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. »
https://saintebible.com/lsg/romans/6.htm
@ Robert Marchenoir (@ Aliocha)
« Vous êtes bien benêt de croire que vous puissiez vous faire une alliée de duvent contre moi. Elle vient de vous ch… dessus. »
Cette image est drôle mais fausse… Ce que je fais avec lui est ce que je fais avec vous, et il ne me semble pas que vous m’ayez donné ce pouvoir de vous ch… dessus !
Porter la contradiction est recommandé et dans certains cas un devoir :
– à un prosélyte, salvateur !
– à un propagandiste, salubre !
@ Aliocha le 11 juin 2026
« Les interventions de duvent intensifient effectivement l’odeur totalitaire qui rôde… »
Je dois donc expliciter ce qui est clair comme de l’eau de source.
Tâchez de comprendre ce qui est énoncé clairement, et si vous ne pouvez pas, l’option du silence est la plus adaptée à votre désordre mental.
1) Je ne suis ni du côté du faible ni de celui du fort
2) Je ne suis ni du côté des femmes ni de celui des hommes
3) Je ne suis ni du côté du prosélyte ni de celui du propagandiste
4) Je ne suis ni du côté du blanc ni du côté du coloré
5) Je ne suis ni du côté du riche ni du côté du pauvre
JE SUIS DU CÔTÉ DE LA VÉRITÉ ET DE LA RAISON
JE SUIS DU CÔTÉ DE LA VÉRITÉ ET DE LA JUSTICE
JE SUIS DU CÔTÉ DE LA VÉRITÉ ET DES HOMMES DE BONNE VOLONTÉ
JE SUIS DU CÔTÉ DE LA VÉRITÉ ET DE LA BONTÉ
JE SUIS DU CÔTÉ DE LA VÉRITÉ ET DE LA LIBERTÉ
JE SUIS DU CÔTÉ DE CEUX QUI AIMENT LA VÉRITÉ
Vous n’êtes qu’un piètre débatteur, qui ne désire qu’une chose, avoir le dessus, ce qui est impossible quand il n’y a pas de fond, votre ragoût perpétuel est pestilentiel mais votre mauvaise foi vous guide pour nuire avec une bonne conscience imaginaire et confortable.
PASSEZ !
Les interventions de duvent intensifient effectivement l’odeur totalitaire qui rôde, et notre ogre à l’habitude déplace le sujet du billet pour nous infliger sa propagande éculée aux fins de justifier ses dérapages.
Je laisserai donc nos éminentes majestés allier leur talent pour mieux s’abaisser au niveau de la stupidité des plus rosses influenceurs qu’ils rejoignent en cet équipage, et continuerai sereinement à tenter de définir les conditions exigeantes nécessaires à l’exercice de la liberté.
@ Robert Marchenoir 10 juin 2026
Vous mettez en avant une séquence dans laquelle une femme magistrat semble être avenante et compréhensive. Mais je peux tout autant opposer une autre séquence judiciaire montrant une magistrate présentant un comportement inflexible et choquant.
Dans un film documentaire (https://vimeo.com/541339135) de Raymond Depardon — « 10e Chambre, instants d’audience » –, tout à la fin, une séquence est consacrée à un homme jeune qui, sans avocat, se défend seul d’une accusation délictuelle qui lui est reprochée. La présidente le malmène, refusant d’écouter sa défense et lui lançant : « Vous n’allez pas m’apprendre le Code pénal ! »… Cela est particulièrement choquant ; peut-être suis-je un peu sexiste, mais j’observe que ces propos ainsi filmés et rapportés ont été tenus par une femme…
Je ne m’étendrai pas ni ne me complairai à disserter sur les questions liées à l’immigration et aux étrangers. Je me bornerai à deux considérations essentielles.
En premier lieu, il faut bien avoir conscience que notre Constitution, le droit en vigueur en France sont fondés, structurés autour de la notion de citoyenneté.
Par ailleurs, le principe d’égalité ne s’applique qu’en présence de situations identiques ou similaires. Or, l’étranger se trouvant en France n’est pas dans la même situation que les ressortissants français ; il doit pouvoir être traité différemment, en bénéficiant de moins de droits et avantages — hormis les droits et libertés inhérents, consubstantiels à la nature humaine.
Ces quelques brèves observations sont inévitablement très (trop) concises.
La gauche exige toujours des « études » pour nier l’évidence. Mais on a aussi le droit de voir ce qu’on voit, de dire ce qu’on voit et d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Et le désastre de la féminisation du corps judiciaire se voit à l’oeil nu. Dans cette vidéo, une femme juge des enfants se livre à une psychothérapie de comptoir face à un mineur délinquant. Elle lui cherche des excuses avant même qu’il ne le fasse. En expliquant à l’adolescent que ce n’est pas sa faute, car son père ne tenait pas son rôle ainsi qu’il aurait dû le faire, elle joue la maman qui console au lieu d’incarner la figure de l’autorité masculine qui impose des limites et sanctionne.
Une fois de plus, les femmes sont des femmes et les hommes sont des hommes. Le délire constructiviste de la gauche aura beau bavasser tant qu’il veut, il n’abolira jamais la réalité biologique.
Le plus frappant, bien sûr, est qu’il ne s’agit pas là d’images volées. C’est un reportage de Konbini réalisé avec la collaboration du juge en question. Elle est persuadée de se mettre en valeur ce faisant…
@ Aliocha – le 10 juin 2026
Pour une fois, vos sottises sont suffisamment courtes, donc il est possible de les comprendre, et par conséquent de les réfuter.
Vous faites preuve, ici, d’une bêtise absolument exceptionnelle et d’une malhonnêteté stratosphérique. Mais comme vous n’êtes pas l’auteur du sophisme que vous venez de nous démouler, et que la gauche nous le sert en quantités industrielles à chaque coin de rue, votre commentaire mérite, pour une fois, l’attention que vos seuls propos ne suffiraient pas à susciter.
Vous dites :
« Voilà qui remonte le moral de Marchenoir, tout est de la faute des femmes et des Soudanais. »
Mensonge flagrant. Je n’ai jamais dit que la criminalité était la faute exclusive de qui que ce soit, même pas de vous – quoique vous ayez une responsabilité non nulle que vous n’avez toujours pas commencé d’assumer dans le désastre de ce pays. En fait, j’ai dit explicitement le contraire.
Votre manipulation est grossière, mais extrêmement courante. Une personne désigne certains responsables de certains méfaits, et comme les gauchistes ne veulent absolument pas que l’on dénonce ces méfaits, ni leurs auteurs, et encore moins que des mesures correctives, voire punitives soient prises à leur encontre, ils attribuent à cette personne une assertion simpliste et absurde qui n’a jamais été la sienne.
Petit rappel : le petit Jésus n’a jamais préconisé ce genre d’entourloupe. C’est le contraire. En fait, il a promis l’enfer à ses auteurs – mais ce n’est pas cela qui va vous dissuader de nous jouer le mandoline du christianisme.
Mais vous êtes tellement bête que vous ne vous rendez même pas compte qu’en l’occurrence, non seulement vous avez raison, mais en plus vous me donnez raison par votre objection imbécile.
Il se trouve, dans le cas présent, que toutes, absolument toutes les occurrences de tentatives d’égorgement ou de décapitation de Blancs sont dues à des immigrés. Cent pour cent. Et que toutes, absolument toutes sont dues, pas forcément à des Soudanais, mais très souvent à des Africains, et en tous cas, à cent pour cent à des immigrés musulmans.
De même que tous, absolument tous les viols de femmes très âgées à leur domicile, à l’hôpital ou en maison de retraite sont dus à des immigrés, et plus précisément à des… Noirs.
De même que tous, absolument tous les incidents, de plus en plus fréquents, où des policiers se font… mordre par les suspects qu’ils tentent d’interpeller sont… noirs. Dans tous les pays du monde.
Eh oui. Il y a des différences entre les races. Il y en a qui mordent les flics et violent les grand’mères à l’hôpital, et d’autres qui ne le font pas. Tant qu’à autoriser une immigration minimum, il est préférable de discriminer en faveur des races qui ne se livrent pas à ces exactions.
Mais ce n’est pas tout. La densité de bêtise que vous parvenez à concentrer en dix-sept mots est absolument exceptionnelle.
Vous me sortez la saloperie suivante : je serais réjoui par le fait que les criminels se promènent en liberté dans notre pays, et par le fait qu’un barbare africain ait crevé les yeux d’un Irlandais pris au hasard avant d’essayer de le décapiter. Cela me « remonterait le moral ». Vous êtes vraiment une ordure. Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier votre bassesse.
Cela aussi, c’est un procédé favori de la gauche. Accuser ceux qui dénoncent les criminels, et leurs complices, de se réjouir de la criminalité. De la « récupérer ». De « l’instrumentaliser ». D’en faire « de la politique politicienne ».
C’est vous, qui vous réjouissez de la criminalité immigrée. C’est vous, les gauchistes, que ça arrange. C’est vous qui faites tout pour qu’elle continue. C’est vous qui vous battez comme des chiens afin que rien ne soit fait pour y remédier.
Car cela vous permet de vous poser en sauveurs, de justifier votre existence en tant que fonctionnaires payés pour mettre des pansements sur le désastre, en tant qu’associatifs subventionnés, en tant que politiciens élus et réélus à des postes dotés de plantureuses rémunérations, en tant que pulvérisateurs perpétuels d’épais nuages de moraline vous permettant de vous affirmer plus vertueux que le reste du monde, parce que vous préconisez de ne surtout rien faire.
Et c’est la droite, et l’extrême droite, qui, fort justement et très légitimement, se mobilisent afin de dénoncer ces méfaits, d’en désigner les auteurs et de réclamer les remèdes appropriés afin que l’ordre soit rétabli.
Encore heureux que nous « récupérions » de tels événements. C’est bien l’objet de la politique : mettre le projecteur sur les écuries d’Augias et les nettoyer.
Vous avez donc perdu une belle occasion de vous taire.
Mais vous avez aussi perdu une belle occasion de parler. Absence totale, bien évidemment, dans votre objection imbécile, de la moindre préconisation pour empêcher l’effroyable criminalité qui se donne libre cours dans notre beau pays de France, dans notre belle Europe blanche et chrétienne et dans notre formidable Amérique, pointe avancée du génie innovateur européen.
C’est bien votre objectif : détruire notre pays et notre civilisation par l’importation de peuplades haineuses et violentes résolues à nous éradiquer.
Fort heureusement, la sublime extrême droite à la voix d’or et aux pieds parfumés se lève comme un seul homme à travers l’Occident pour écraser les misérables moucherons dans votre genre.
Vous êtes déjà morts, et vous ne vous en rendez même pas compte. L’Union européenne, dont vous vous faites le zélateur servile au nom du gauchisme, vient d’adopter, contre les hordes immigrées, des mesures qui ont été inventées en Italie par l’horrible fasciste d’extrême droite Giorgia Meloni. La bêêête immonde est déjà au coeur de Bruxelles, et vous roupillez si profondément que vous ne l’avez même pas remarqué.
Vous continuez à tourner la manivelle de votre grinçante boîte à musique de gauche alors que vous êtes déjà au fond des poubelles de l’histoire.
« Et duvent qui se demande encore pourquoi la brise de mer sent les latrines… »
Vous êtes bien benêt de croire que vous puissiez vous faire une alliée de duvent contre moi. Elle vient de vous ch… dessus.
Merci, duvent, de m’expliquer pourquoi vous vous intéressez tant à ma minuscule personne.
Héo les coupains et coupines, que se passe-t-il ?
Vous êtes tous mobilisés pour des crimes et viols sur des mineures et vous oubliez l’essentiel : la lutte contre le RN, le pire danger qui se profile à l’horizon.
Il ne reste qu’un mois pour éplucher 70000 dossiers sexuels en attente, un vrai péplum pornographique, quels veinards ces « enquêteurs » !
Bémol : quelle perte de temps ! Le RN caracole en tête, 2027 arrive au galop, et toujours pas de dossiers compromettants contre Bardella et Marine Le Pen ? Un petit oubli fiscal, un cadeau non déclaré, un propos raciste, un don des Russes, un emprunt étranger, un harcèlement contre une secrétaire, ça doit bien se dénicher avec de bons enquêteurs renifleurs de latrines, les mêmes que ceux qui ont dégommé Fillon, Sarko juste avant des élections, ben voyons. Un conseil : mettez un masque et fouillez bien derrière les chasses d’eau.
Remettez-vous en selle rapidement et reprenez la lutte contre ces fachos racistes nazis islamophobes xénophobes etcétérophobes, les 70 000 victimes peuvent attendre, ben voyons !
P.-S. : les Soudanais arrivent, comme en Irlande, les dossiers vont s’empiler à la vitesse de la lumière, en toute impunité, sinon c’est raciste, ben voyons !
@ Aliocha
”Et duvent qui se demande encore pourquoi la brise de mer sent les latrines…”
Non, je me demande comment fait Aliocha pour être aussi bipbipbip ?
Pour information, on reconnaît le c*n à sa propension à utiliser l’autre pour faire valoir son insignifiante et ridicule personne…
@ Robert Marchenoir
« Donc, oui aux statistiques sexuelles, oui aux statistiques raciales, etc. Oui à la transparence des pouvoirs publics, et à la responsabilité de ceux qui prennent les décisions. »
VOUI ! VOUI ! VOUI !
OH, YEAH !!!
– Un jour, on ne se souvient plus lequel, quelque part, on ne sait plus où, un type dont le sobriquet est Marchenoir a dit, mais personne, personne, personne n’a écouté…
– Il a dit ? Mais, il a dit quoi ?
– Il a dit !!! C’est tout ce qui compte !
– Oui, d’accord, mais il a dit quoi exactement ?
– Il a dit des choses !
– Non ! C’est vrai ? Et alors ?
– Alors, voilà, si je te dis ce qu’il a dit, tu vas rire !
– Ben, ça m’intéresse, ça. Tu sais que je n’ai pas ri depuis que j’ai lu l’histoire de ce type-là, je ne me souviens plus de son nom honteux. Tu sais, le type là, qui a pété à Damas ou Alep, et dont on a parlé dans les Mille et Une Nuits, ou dans Mickey Parade… J’aimerais rire, pour voir ce que ça fait…
– Oh, mais je comprends ! Seulement, je ne suis pas si sûr que ce qu’il a dit te fasse vraiment rire… Note que moi, ça me tue de rire…
Vas-y ! Dis toujours !
– Tu l’auras voulu ! Mais je te préviens encore une fois, tu sais, tout le monde n’a pas le même sens de l’humour…
– D’accord ! Mais toi et moi, si ! Non ?
– Je ne sais pas, et puis ce Marchenoir, il n’existe pas forcément, c’est peut-être une petite vieille qui vit de ses maigres ressources là-bas, on ne sait pas où…
– Dis-moi, pour voir, ce qu’il a dit ? Peut-être que je connais l’histoire ?
– Non, ça m’étonnerait… Non, tu ne dois pas savoir, sinon tu saurais…
– Mais, tu n’en sais rien, dis toujours !
– Non, j’aime mieux pas !
– Ah ben si ! Maintenant que tu me les as brisés menu, menu ! Dis-moi ce que Marchenoir a dit !
– Oh, mais tu es pénible, je n’ai plus envie d’en parler !
– Mais enfin, c’est toi qui l’as mis sur le tapis, ton Marchenoir, tu ne manques pas d’air !
– Ah ben merde alors, je voulais te raconter un truc intéressant, et là, ben j’ai plus envie !
– Quoi ? Mais je rêve ! Il a dit quoi, merde ?
– Il a dit : TA GUEULE, POUFIASSE !
– HAHAHAHA ! Tu avais raison ! Je me marre !!!
– Ouais ! Ça ne m’étonne pas, les femmes sont tellement gentilles…
– Et les hommes tellement forts ! Ils devraient monter un business ensemble !
– Ne parle pas de malheur !!! La dernière fois, ils ont foutu un boxon dans mon jardin, et blablabla…
Voilà qui remonte le moral de Marchenoir, tout est de la faute des femmes et des Soudanais.
Et duvent qui se demande encore pourquoi la brise de mer sent les latrines…
Je relevais tantôt que la presse ne s’est pas gênée pour publier le nom complet et la photo de Jérôme Barella, mis en examen pour le meurtre de Lyhanna : il est blanc. La totalité des médias le traitent comme si sa culpabilité était acquise. Le contraste est frappant avec la prudence de violette des médias lorsque le mis en cause est issu de l’immigration…
Or, Le Monde vient de se distinguer avec une magnifique illustration de ce vice. Un immigré illégal soudanais, passé d’ailleurs par Paris, a tenté de décapiter un Irlandais à Belfast après l’avoir jeté au sol. À califourchon sur lui, il lui a porté des coups de couteau à la tête. Il semble qu’il ait tenté de lui crever les yeux, ou qu’il y soit parvenu. La victime est dans un état grave à l’hôpital. Des passants se sont rués sur l’agresseur afin de lui faire lâcher prise. L’un d’entre eux l’a frappé à l’aide d’un bâton. La police est arrivée rapidement. Le criminel a été arrêté, et inculpé de tentative de meurtre. La scène a été filmée et reproduite par les médias.
Et que titre l’arbitre des élégances de gauche ? « À Belfast, des manifestants bloquent les axes routiers et incendient des véhicules, au lendemain d’une attaque au couteau imputée à un réfugié soudanais ». Imputée à un réfugié soudanais ! On n’est pas sûrs ! C’est rien que les racistes et les fascistes qui le disent, hein, nous, on est déontologiques, on attend que la justice se prononce ! D’ailleurs, ce n’est jamais qu’une petite attaque au couteau, nullement une tentative de décapitation, bande de récupérateurs d’extrême droite qui instrumentalisez et faites des amalgames !
@ Robert Marchenoir le 9 juin 2026
Toutes les études sociologiques le montrent : à mesure qu’une profession se féminise, elle perd en prestige et en rémunération. Mais corrélation n’est pas causalité, cette dévalorisation s’ancre sur des stéréotypes qui ont la vie dure.
Stéréotypes qui n’en sont pas toujours.
Le cas limite est celui de l’enseignement d’une part et celui du BTP d’autre part.
Dans les deux cas on manque de bras, dans le premier pour donner quelques tartes bien appliquées qui donneraient aux têtes, de moins en moins blondes, le sens de l’autorité, de la hiérarchie et des limites à ne pas franchir.
Dans l’autre pour des travaux de force, encore que dans ce domaine, en URSS les femmes travaillaient sur les chantiers comme les hommes. À voir cette gent féminine-là, on se disait que toute égalité n’est pas nécessairement bonne.
Dans le domaine médical, d’après la Drees, 50 % des effectifs sont des femmes au 1er janvier 2025, après 41 % au 1er janvier 2012. Cette tendance démographique est notamment visible chez les médecins généralistes, dont l’âge moyen est passé de 51,1 ans au 1er janvier 2012 à 50,4 ans au 1er janvier 2025, et la part de femmes de 41 % à 52 %.
Peut-on en déduire que le déficit de la SS en est la conséquence ? Je l’ignore.
Ce qui est agaçant c’est l’obsession qu’elles ont du cholestérol et du surpoids de leurs patients.
Un surpoids très amical avec lequel on a partagé des soirées d’une convivialité qu’elles ignorent et qu’elles ne peuvent pas comprendre.
@ Alain MEYET – le 9 juin 2026
« Vous n’aviez pas encore compris, vous découvrez aujourd’hui que la parité hommes-femmes (non, pardon : femmes-hommes !) conduit, chaque fois que cela est possible, à une surreprésentation de la gent féminine ! »
Je ne sais pas ce qui vous permet de dire que je le découvre aujourd’hui, et que je n’avais pas encore compris. Je crois que c’est plutôt vous qui me découvrez aujourd’hui.
« Mais on ne peut vous suivre dans le raisonnement que vous en tirez, en lien avec le laxisme, réel ou supposé, de la justice. Les femmes magistrats du siège ou du parquet me paraissent souvent plus sévères et intransigeantes que leurs collègues masculins, lesquels sont généralement plus compréhensifs et débonnaires. »
Je n’ai pas de statistiques à ce sujet, et pas d’observations personnelles non plus. Mais chiche : faisons des statistiques sexuées sur les jugements ! Je suis pour.
Ce qui est certain, c’est que beaucoup de condamnations sont très en-dessous des peines maximum prévues, et que le laxisme est tel qu’il faut vraiment être un récidiviste endurci pour aller en prison.
Ce qui est certain également, c’est qu’on constate la même coexistence d’une forte sur-représentation féminine dans l’enseignement avec l’indulgence très excessive de la notation.
Donc, oui aux statistiques sexuelles, oui aux statistiques raciales, etc. Oui à la transparence des pouvoirs publics, et à la responsabilité de ceux qui prennent les décisions.
@ Robert Marchenoir 9 juin 2026
Vous n’aviez pas encore compris, vous découvrez aujourd’hui que la parité hommes-femmes (non, pardon : femmes-hommes !) conduit, chaque fois que cela est possible, à une surreprésentation de la gent féminine ! Et combien de fois entend-on, dans des cas semblables, que la parité est parfaitement (admirablement ?) respectée… La parité, comme le mot ne l’indique pas, ce n’est pas l’égalité, c’est au moins l’égalité !
Mais on ne peut vous suivre dans le raisonnement que vous en tirez, en lien avec le laxisme, réel ou supposé, de la justice. Les femmes magistrats du siège ou du parquet me paraissent souvent plus sévères et intransigeantes que leurs collègues masculins, lesquels sont généralement plus compréhensifs et débonnaires. Peut-être leur sévérité est-elle moindre envers des femmes, mais rien n’est moins sûr. Si vous êtes un justiciable et que d’aventure vous tombez sur une formation de trois magistrates, alors je vous souhaite bien du plaisir !
La défaite est amère quand on s’aperçoit que son autonomie est illusoire et qu’à ainsi combattre le monde, on finit par en être la copie.
C’est le moment alors de s’apercevoir quel modèle propose d’y être sans en être : volens nolens, là est la raison.
Non seulement les gens ont peu de sens des responsabilités, mais ils le gaspillent pour des choses qui soit ne les concernent pas, soit sont secondes.
Le sort des immigrés musulmans ne les concerne pas ; comme trop d’entre eux rendent le mal pour le bien, la question, pour les populations cibles de leur intrusion, est leur renvoi hors de nos frontières et non ce qu’ils y deviennent.
Le sort des transgresseurs, et surtout de gens abusant des enfants et les tuant, passe bien après la défense de la société et des victimes.
J’impute la confusion actuelle au christianisme : quand on survalorise le fait de retrouver la brebis perdue et qu’on exige qu’on pardonne aux ennemis, on en vient, surprise ! à traiter des ennemis comme s’ils étaient des amis. Réticents à servir dans l’armée romaine et relativisant la chute de Rome au nom de leur Jérusalem céleste, les chrétiens ont légué un esprit qui s’est tout simplement laïcisé, et ce, hélas !
Alors que nous avons en face de nous non des Barbares qui aimaient la liberté et étaient tout prêts à se romaniser, mais ce que nous voyons.
Tout recommence, avec de petites variations, hélas ! Cela ne vaut pas le Boléro de Ravel !
Sauf à nous sortir d’un très antique conditionnement, nous sommes déjà morts.
@ Michel Deluré
Oui mais non !
On ne peut pas écrire, pour « honneur » :
« …mot qui a été évacué de la langue française… »
Peut-être que le mot « architriclin » a été évacué, mais seul M. Charoulet peut nous éclairer ; il a de nombreux dictionnaires unilingues.😏
@ duvent 09/06/2026
Tipaza, tout autant que moi, sait fort bien qu’il ne vous a point échappé dans quelle acception nous avions en fait utilisé le terme « évacué » !
Deux réformes sont indispensables afin d’éradiquer le laxisme envers la délinquance.
La première est largement entrée dans le débat public : l’augmentation massive du nombre de places de prison et de magistrats. Il est évident que quelles que soient les enquêtes administratives ordonnées, les priorités imposées par le garde des Sceaux ou même les sanctions qui pourraient être prises envers des magistrats fautifs, tant que l’énorme disparité entre le nombre des délinquants et la possibilité matérielle de les retirer de la société subsistera, ces derniers resteront à la fête.
La seconde est totalement taboue. Même avec des places de prison disponibles et des magistrats en nombre suffisant pour les remplir, le laxisme actuel demeurera tant que l’on ne corrigera pas la scandaleuse sur-représentation des femmes parmi les juges et les procureurs. Nous en sommes à 72 %, et le ministère de la Justice pleurniche encore sur le « plafond de verre » qui barrerait l’ascension de ces pauvres chéries.
La vérité est que la femme considère le délinquant comme un petit n’enfant qu’il faut poupougner après qu’il a fait un caprice, tandis que l’homme le considère comme un salopard auquel il faut casser la g… Tout le monde le sait, c’est juste que personne n’ose le dire. C’est comme avec l’immigration : tout le monde sait qui sont ceux qui causent le désordre et contribuent à la criminalité de façon absolument disproportionnée.
Ce n’est pas un hasard si les hommes sont massivement sur-représentés parmi les délinquants (83 %), les policiers (68 %) et les militaires (83 %). Pour combattre des hommes, il en faut d’autres. La sur-représentation des femmes dans la magistrature est l’anomalie qui bloque le système entier.
Il ne s’agit pas là d’une simple opinion. Les progrès inéluctables de la science prouvent que les « préjugés » les plus « moyenâgeux » de l’esstrêm’drouâte la plus extrême sont, bien évidemment, vrais. La biologie, comme la terre, ne ment pas. L’homme est un homme et la femme est une femme (grosse surprise).
L’étude de Tania Singer à l’University College London l’a déjà montré il y a vingt ans : quand on analyse l’activité cérébrale au moyen de l’imagerie par résonance magnétique, on constate que les hommes éprouvent un plaisir biologiquement mesurable lorsque des fraudeurs sont punis, contrairement aux femmes.
Non seulement la gauche ment, mais il est scientifiquement établi que la vérité est à l’extrême droite, et même au-delà.
Il est donc largement temps d’établir des quotas sexuels dans la magistrature. D’après une étude scientifique entièrement échafaudée dans mon gros cerveau, le taux maximum de femmes tolérable dans les tribunaux serait de 20 %. Il paraît évident qu’il faut 80 % de bonshommes pour rétablir un semblant d’ordre dans ce foutoir sans nom qu’est devenue la société française.
À défaut d’être politiquement possible, ce taux devrait être approché par la revendication incontestable, elle, de rétablir la parité. Pour contrebalancer 50 % d’évaporées maternantes obsédées par l’idée de trouver des excuses aux pires criminels, c’est bien le moins que de leur opposer 50 % de gros bourrins résolus à les soumettre au joug impitoyable de la loi.
Il est grand temps de prendre les gauchistes à leur propre piège, et de leur retourner leur idéologie dans la figure. Vous avez demandé l’égalité ? Nous sommes bien d’accord. Rétablissez-la.
Voilà pourquoi l’extrême droite, et même l’ultra droite pour ne pas dire la giga droite sont indispensables. On voit mal, en effet, comment la « droite de gouvernement » ou même le Rassemblement national pourraient envisager de réfléchir à examiner la possibilité d’adopter une telle revendication. Même d’Éric Zemmour ou de Sarah Knafo, il serait imprudent d’espérer une telle prise de position.
C’est donc aux marginaux, aux zéros spontanés de l’espace public, renforcés par les réseaux sociaux, qu’il faut avoir recours. Des gens qui ont décidé d’avance qu’ils n’avaient rien à perdre : les Pierre Sautarel, les Vincent Lapierre, les Damien Rieu, les Némésis et tous ceux qui se lèveront demain, et que nous ne connaissons pas encore. Tous ces héros de l’ombre qui déplacent la frontière du discours tolérable – et absolument nécessaire.
@ Tipaza
Avant, quand j’étais polie, j’imaginais que l’honneur et la loyauté feraient monter le rouge au front des sophistes…
Parce qu’avant, j’aurais mangé mon ombrelle plutôt que de manquer de courtoisie…
Puis les malotrus incultes ont pris de l’assurance. Ils ont pris la politesse pour de la faiblesse, l’urbanité pour de la torpeur, la civilité pour de la crainte. Alors, de guerre lasse, j’ai jeté mon ombrelle dans le fossé et mon bonnet par-dessus les moulins…
Je souffle à tout vent et disperse, non pas la connaissance, mais ce qui pourrait contenir les imbéciles. Je balance à grandes volées la contradiction, je pérore et je jase, car tel est mon plaisir. Je marcherai sans vergogne sur le dos des sots remplis jusqu’au bord de puantes sornettes ; je piétinerai joyeusement leur ponte du jour ; je me moquerai éperdument de ma réputation et je me dirai in petto : quel monde que le nôtre, où tant de doutes m’habitent…
Et c’est ainsi que je le changerai, ce monde… Ou pas ! 😉
Tout ce tintouin me rappelle ce « zigouillou » qui avait répondu à un journaliste :
« Je suis venu pour vous dire que je n’avais rien à dire, et je reviendrai pour vous dire que je n’en dirai pas plus. »
Lecornu, Darmanul, deux zigouillous qui s’échinent en vain à nous convaincre :
« Les pédos, violeurs et criminels n’ont qu’à bien se tenir, vous allez voir ce que vous allez voir ! »
Darmanul, torse bombé, le roi des flops à répétition : nous voilà rassurés.
« Au contraire, le progrès consisterait à mettre en œuvre l’inverse. Pour la Justice, les services d’enquête et l’Éducation nationale, il faudrait non pas se noyer dans le vague, mais rechercher et identifier concrètement les fautifs, les responsables, les désigner, les nommer, les sanctionner. En France, pour tous les désastres qui n’arrivent pourtant jamais par hasard, nous sommes dans un régime d’irresponsabilité illimitée. » (PB)
Il y a certes, Monsieur Bilger, des responsabilités personnelles dans l’affaire Lyhanna. Cela est indéniable et les enquêtes administratives internes à chacun des ministères concernés seront là pour les caractériser et proposer, au besoin, les sanctions envisageables selon les procédures propres à ces ministères et conformément aux dispositions des textes en vigueur.
Cependant, j’ai écouté M. Darmanin dans ses interventions télévisées. Il est caractéristique qu’il n’évoque que la politique pénale qu’il s’est efforcé d’inspirer, avec des effets limités sur les lourdeurs du système.
Mais c’est oublier les seize ans de choix opérés par les ministres qui l’ont précédé : Mme Christiane Taubira et M. Jean-Jacques Urvoas (exercice ministériel court) sous la présidence Hollande ; le très éphémère François Bayrou, auquel ont succédé Mme Nicole Belloubet, M. Éric Dupond-Moretti et l’éphémère M. Didier Migaud depuis le début de la présidence Macron.
Donc M. Darmanin subit un héritage qu’il ne saurait évoquer sans mettre en cause non seulement ses prédécesseurs immédiats, mais aussi le président de la République !
Les errements actuels au ministère de la Justice ne datent donc pas de l’ère Darmanin.
Il convient aussi de rappeler que la politique pénale de la place Vendôme n’a jamais été orientée vers les victimes mais presque exclusivement vers les auteurs, avec l’idée constante, à gauche, que la société porte une grande part de responsabilité, pour se consacrer à la seule rédemption des auteurs de crimes ou de grande délinquance. Pour cette mouvance politique, la prison n’a pas pour fonction d’écarter durablement une personne dangereuse de la société, mais principalement de viser à sa réinsertion par le truchement des juges de l’application des peines. Et cet état d’esprit a été instillé par M. Badinter dès 1981 et accentué par ses successeurs, en l’espèce principalement Mmes Taubira et Belloubet ainsi que M. Dupond-Moretti.
Il faut encore rappeler que, sous l’ère Sarkozy, l’action brutale de Mme Dati a braqué nombre de magistrats. Sa réforme territoriale a certes éloigné la justice du citoyen en supprimant les tribunaux d’instance, mais aussi et surtout, par l’instauration des peines planchers, elle a modifié les modes de jugement des juges du siège qui, notamment ceux du Syndicat de la magistrature, les ont appliquées avec beaucoup de réticence.
Enfin, il est nécessaire de préciser que la politique pénale repose aussi sur le nombre de places de détenus dans les prisons françaises. Tous les présidents de la République ont évoqué la construction de prisons. Mais le plus souvent, le caractère vétuste de certaines a conduit principalement à leur remplacement par de nouvelles constructions et donc à une faible augmentation de la capacité d’accueil. D’où le maintien d’une surpopulation carcérale constante et indigne. Et le choix, par nombre de magistrats, de faire appel à des peines de substitution, imposées par la loi certes, mais aussi par les contraintes liées à la surpopulation carcérale.
Il faut reconnaître à M. Darmanin qu’il a voulu innover dans ce domaine. Mais il n’exercera pas suffisamment longtemps pour que l’on en voie des effets très importants.
L’on ne peut donc que vous rejoindre, Monsieur Bilger, quand vous écrivez : « Surtout, conscient, sans me faire trop d’illusions, qu’une réforme de la responsabilité judiciaire est nécessaire, il me paraît plus qu’équitable de relever qu’il est facile de donner des leçons de responsabilité aux institutions régaliennes quand, soi-même, on ne les applique jamais. Quel politique a été sanctionné lorsqu’il a objectivement échoué ? Quel journaliste s’est soumis à cette exigence de responsabilité quand il s’est éloigné d’une ligne exemplaire ? »
Où l’on retrouve, d’une certaine manière, la faillite du principe de la Cour de justice de la République lorsque M. Laurent Fabius et Mme Georgina Dufoix (elle-même auteure du fameux « responsable mais pas coupable », qui date de 1991) ont été relaxés. Cour qui a été assez peu saisie et a peu condamné d’anciens ministres.
De même en ce qui concerne le Conseil supérieur de la magistrature, encore trop endogamique pour décider de sanctions dures.
@ Serge HIREL 9 juin 2026
J’avais bien précisé que je dénonçais un péché véniel… Mais je ne suis pas hors sujet en l’occurrence : je n’aurais pas rédigé ce commentaire sur « le Point », « le Figaro » ou « Libération » ; mais il se trouve que nous sommes accueillis ici sur le blog d’un éminent magistrat honoraire.
Sujet ou hors sujet ? Ou, devant le Conseil constitutionnel, cavalier législatif ou non ? Ou encore, dans une procédure devant une juridiction pénale, respect ou méconnaissance des règles de forme ? Tout est réglementé, codifié, en tous domaines. Mais rassurez-vous, on arrive à s’échapper de ce carcan, de ce caractère binaire par la distinction opérée entre ce qui est substantiel et ce qui ne l’est pas (raisonnement davantage en vigueur devant les juridictions de l’ordre administratif).
La hiérarchie que vous établissez est évidemment recevable, mais durant les deux guerres mondiales, et aujourd’hui encore en Ukraine, la gravité des événements n’a jamais dispensé quiconque de s’occuper de ce qui est subsidiaire ou futil. Que pensez-vous de l’attitude des députés de LFI qui refusent d’appeler la présidente de l’Assemblée nationale « madame la Présidente », faisant le choix de l’appeler « Présidente » (« présidente, ministres… ») ? Eh bien, sauf à vous surprendre, alors pourtant que certains en sont outrés, en ce qui me concerne je ne suis pas spécialement choqué. Sachez tout de même, pour excellent que soit ce blog, que ce n’est ni vous ni moi qui en s’y exprimant feront changer la société ou les institutions.
Mais, dites-moi, cher contributeur, où donc trouvez-vous toute cette acrimonie ?
@ duvent le 9 juin 2026 (@ Aliocha)
Duvent a posé quelques questions à Aliocha. J’ai pu pirater son ordi et voir ses réponses :
Q : Pourriez-vous vous relire ?
R : Jamais, c’est trop mal écrit.
Q : Comprenez-vous ce que vous écrivez ?
R : J’ai déjà du mal à écrire ce que j’écris. S’il fallait qu’en plus je le comprenne, ce serait double peine.
Q : Avez-vous appris à rédiger ?
R : Oui. Sur YouTube, il y a des cours de pinyin. Pas facile de les suivre.
Q : Savez-vous que les mots ont un sens ?
R : Oui, de gauche à droite. Mais j’ai des problèmes de latéralité hétérogène.
Q : Pensez-vous berner facilement votre monde ?
R : Pourquoi je ne pourrais pas berner les autres ? Je me berce d’illusions, ce n’est déjà pas si mal.
Hélas, je n’ai pas pu pirater plus longtemps son ordi et donc j’en resterai là.
L’action, les responsables actuels, Lecornu et Darmanin en l’occurrence, s’y attellent.
Ceux qui veulent soumettre le nous à leur minuscule moi devraient éviter les insultes ; ils confirment ainsi qu’ils ne tiennent pas à la démocratie et refusent d’exercer leur liberté pour discerner le bien du mal.
S’ils avaient les connaissances nécessaires pour comprendre que le seul nous viable est l’équilibre des relations que les moi entretiennent entre eux, ils ouvriraient leur imagination à l’idée qu’il est possible de choisir les chemins du libre amour, le bien, notion encore incompréhensible à leur entendement, qui n’a alors plus que la violence et la négation d’autrui, le mal, pour exprimer une colère pourtant légitime.
En ce sens, tout espoir est permis, car cela indique ce qui manque encore à l’exercice de la liberté : l’édification qui permettrait à chacun de savoir ce qu’il fait, lui éviterait d’user de sa liberté pour décider de s’en passer, de voter en bataillons aveugles pour les conformismes barbares de la tyrannie et de sempiternellement se soumettre à la bêtise à front de taureau.
Qui peut donner des leçons de responsabilité ? (PB)
Au fait, et si nous évoquions la vaste question de la dilution des responsabilités ?
@ Michel Deluré
« Sur ce sujet de la responsabilité, Tipaza (cf. commentaire du 08/06/2026) mentionne que l’on a évacué de la langue française le mot « Honneur ». J’y ajouterais personnellement le terme, moins solennel certes mais tout aussi essentiel, de « devoir ». »
Il est étrange de voir colporter un tel non-sens…
On pourrait trouver cela drôle, mais non…
Ces mots ne sont pas évacués de la langue française.
L’évacuation se trouve dans les cerveaux racornis des bulbes qui ne savent pas énoncer clairement leurs idées. C’est très ennuyeux de lire la sottise en majesté.
Tipaza doit savoir que le mot « honneur » figure toujours dans la langue française, et celui de « devoir » également.
Dès lors, je cherche ce qui a été évacué, autrement dit éliminé, de la langue française… Rien, car Saussure, le Suisse, surveille, et je punis…
D’après l’usage, on définit non pas l’évacuation, mais le niveau de familiarité.
Tipaza, vous me ferez cent lignes :
« Je ne dois pas induire en erreur mes imbéciles camarades qui vivent de l’erreur et dans l’erreur ! »
Votre billet appelle les crétins. C’est réussi.
Thuriféraires du pouvoir qui n’en peuvent plus mais persistent à répéter les âneries de G. Darmanin. Les ânes qui font de cette affaire l’expression de leur racisme, de leur supposé libéralisme.
On a une enfant qui a fait l’objet de violences de la part d’un malade mental. Que des plaintes antérieures concernant des faits de viols sur mineures, avérés, commis par cet individu, n’ont donné lieu à… rien. Que des comportements personnels, de la part de ceux qui auraient pu éviter ce drame, sont certainement à inspecter et peut-être, pour être d’une excessive prudence, à sanctionner.
Que le manque de moyens de notre justice est avéré, malgré les tentatives d’enfumage des différents responsables via l’affirmation d’une augmentation du budget, bien réelle mais ridicule.
Que G. Darmanin dise qu’il a fait, par circulaire, de la violence faite aux enfants une priorité, c’est du blabla auto-protecteur. Une circulaire de cinq pages qui pointe de nombreuses priorités ; celle qui nous occupe fait deux lignes, si j’ai bien entendu, sur ces cinq pages de priorités diverses.
À part une augmentation du nombre de juges, de greffiers, de procureurs, de places de prison… pas besoin de nouvelles lois. Les lois existent, qui sanctionnent les actes délictueux et criminels. Il faut juste se donner les moyens de les appliquer.
Si les lois sont insuffisantes, c’est que ceux qui les conçoivent, depuis le temps, sont des nullités et qu’il est temps de les virer.
Édicter des lois qui n’ont d’autre utilité que d’exister mais seraient inefficaces à l’usage… faire des inspections de service a posteriori pour trouver des fusibles : une forfanterie.
Où en est le dossier Epstein en France ? Les élites ne sont pas concernées par la lutte contre la pédophilie.
@ Alain MEYET le 9 juin
« Les médias feraient bien de vérifier leurs informations »
Voilà qui s’appelle un vrai hors-sujet ! À moins qu’il ne s’agisse d’une tentative de diversion de la colère contre la justice — pardon, l’autorité judiciaire…
Cette faute de ces médias est effectivement bien plus grave que celles des magistrats et des gendarmes qui ont entraîné l’assassinat d’une fillette de 11 ans… Dans les deux cas, il s’agit, il est vrai, d’un non-respect des protocoles…
« Les médias »… Deux commettent une erreur et vous en concluez que tous sont fautifs. Ras-le-bol de ces globalisations !
——————–
@ Aliocha le 9 juin
« Il ne dépend que de nous de rétablir les conditions nécessaires à l’exercice de la liberté, plutôt que de toujours tenter d’imputer une faute collective à l’une ou l’autre minorité ou personnalité. »
Les conditions nécessaires à l’exercice de la liberté ne sont pas à « rétablir ». Elles existent. Cela s’appelle l’État de droit.
Et il est sain et indispensable de dénoncer et de combattre, sans la moindre hésitation, les « fautes collectives » d’une minorité et les fautes individuelles d’individus — personnalités ou pas — qui n’en respectent pas les règles.
La colère des manifestants de la place Vendôme est non seulement légitime, mais aussi salvatrice pour que notre société ne devienne pas un enfer où régneraient le chacun-pour-soi, la loi du plus fort… et celle du talion.
Bien difficile de définir précisément les limites de la notion de responsabilité, dont les frontières sont souvent floues. De quoi sommes-nous réellement responsables ? Assurément de ce que nous faisons, mais en va-t-il de même, par exemple, de ce que nous n’avons pas fait mais que nous aurions pu empêcher de faire, simplement parce que nous n’étions pas informés, que nous ne pouvions pas savoir ? Ne tombons-nous pas alors dans ce piège consistant à confondre trop facilement responsabilité et culpabilité ?
Sur ce sujet de la responsabilité, Tipaza (cf. commentaire du 08/06/2026) mentionne que l’on a évacué de la langue française le mot « Honneur ». J’y ajouterais personnellement le terme, moins solennel certes mais tout aussi essentiel, de « devoir ». La question ne se pose-t-elle pas de savoir si, dans notre société contemporaine et plus particulièrement dans la sphère publique, nous agissons toujours avec le sens du devoir que devrait nous imposer, à nous tous, la vie en société ? Je n’ai malheureusement pas le sentiment, dans la dramatique affaire Lyhanna, que certains aient manifesté un sens du devoir très aiguisé et je doute qu’ils aient aujourd’hui la conscience apaisée.
« Agis comme si la maxime de ton action devait être érigée par ta volonté en loi universelle de la nature », c’est que nous enseigne Kant et qui devrait guider notre action au quotidien en pleine conscience de nos devoirs et responsabilités.
@ Aliocha
”Ce n’est pas le moi qui définit le nous, mais la détermination des citoyens à faire le choix individuel des conditions nécessaires à la paix .”
Pourriez-vous vous relire ?
Comprenez-vous ce que vous écrivez ?
Avez-vous appris à rédiger ?
Savez-vous que les mots ont un sens ?
Pensez-vous berner facilement votre monde ?
Croyez-vous que Bauer, depuis sa sinécure lucrative et juteuse, ait déniché le début d’une véritable et nécessaire action ?
Ignorez-vous qu’il est danseur de tango dans un bar borgne ?
Enfin, parce que je suis bonne, je vous indique une opposition majeure dans votre affirmation…
Il faut organiser : « moi », « nous », « citoyens », « individuel », de façon à ce que la contradiction n’annule pas purement et simplement le propos, dont la grande et première qualité est l’imbécillité.
Il existe aussi le silence… quand on ne sait pas quoi dire de rationnel.
Lola, Thomas, Philippine et bien d’autres ont subi deux enterrements : le réel et l’administratif-politique. « Pas de vagues », omerta sur les tueurs d’origine étrangère, « faut pas donner des gages au RN », ben voyons !
Lyhanna sera vite oubliée, croix de bois, croix de fer. La macronie est déjà à la (allah) manœuvre pour 2027 ; le RN reste la seule cible de ces malfrats, ben voyons !
Bien.
Les solutions existent.
Que les parlementaires et ceux qui les élisent soient responsables de leurs actes et cessent de se défausser en désignant des boucs émissaires, atavisme des extrêmes de gauche ou de droite qui ne savent que transformer la colère en rage pour mieux ne rien résoudre, alors qu’il s’agit de rétablir l’État dans son droit.
Nous sommes face à nous-mêmes, il ne dépend que de nous de rétablir les conditions nécessaires à l’exercice de la liberté, plutôt que de toujours tenter d’imputer une faute collective à l’une ou l’autre minorité ou personnalité.
Ce n’est pas le moi qui définit le nous, mais la détermination des citoyens à faire le choix individuel des conditions nécessaires à la paix civile.
https://youtu.be/_Armk_CXkZE?t=2024
S’il est indéniable que l’autorité judiciaire est en difficulté, voire en souffrance, pour les raisons que l’on sait, notamment à cause de sa lenteur, l’honnêteté intellectuelle conduit à reconnaître que la justice administrative, quant à elle, se porte beaucoup mieux. Notamment, les délais de jugement sont satisfaisants, de l’ordre d’un ou deux ans devant le tribunal administratif et la cour administrative d’appel, de deux ans en pourvoi devant le Conseil d’État.
Il existe devant l’ordre administratif la procédure du référé-liberté, en cas d’atteinte grave à une liberté fondamentale, qui prévoit que le jugement de la requête doit intervenir dans un délai de quarante-huit heures. Actuellement, les tribunaux administratifs jugent correctement des centaines de protestations électorales (élections municipales de mars dernier) dans le délai de trois mois exigé par le Code électoral. Rien n’est noir, rien n’est blanc, généralement le gris prévaut, ici comme ailleurs.
Avant de se lancer dans la critique de la justice française — de l’autorité judiciaire, pour être correct –, les médias feraient bien de vérifier leurs informations. Ainsi France 2, lors du journal télévisé de 20 heures hier 8 juin 2026, de même que récemment TMC dans son émission « Quotidien », ont présenté M. Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation, comme étant « le plus haut magistrat de France ».
Cela est inexact. Le plus haut magistrat de France est institutionnellement le premier président de la Cour de cassation, poste actuellement occupé par M. Christophe Soulard. Le procureur général près cette cour est le plus haut magistrat du parquet.
La question est d’ailleurs tranchée en pratique par le décret du 13 septembre 1989, modifié, relatif au protocole, qui définit l’ordre de préséance, au quinzième rang, comme concernant « l’autorité judiciaire, représentée par le premier président de la Cour de cassation et le procureur général près cette cour ». Il résulte de cette formulation que ces deux hauts magistrats sont à égalité, mais que le premier président a néanmoins la primauté sur le procureur général. Dès lors, M. Christophe Soulard est le plus haut magistrat du siège ainsi que le plus haut magistrat de France, M. Rémy Heitz étant le plus haut magistrat du parquet.
D’aucuns diront peut-être que ce n est pas très grave, que la faute est vénielle ; mais cela ne dispense certainement pas ces médias d’informer correctement les téléspectateurs, c’est leur mission première, qui est de moins en moins assurée.
@ Alain MEYET – le 8 juin 2026
« Que peut-on vraiment ajouter à ce message pertinent, dont la teneur, n’en déplaise à certain(s), est marquée au coin du bon sens ? »
Houlà… vous risquez gros. Le bon sens, c’est d’extrême droite.
@ Robert Marchenoir 8 juin 2026)
Que peut-on vraiment ajouter à ce message pertinent, dont la teneur, n’en déplaise à certain(s), est marquée au coin du bon sens ?
On parle beaucoup de responsabilité en ce moment, à juste raison.
Mais il y a un mot qui a été évacué de la langue française, en particulier de la langue de nos politiques, c’est le mot : « Honneur ».
Il fait encore partie de la devise de la Légion étrangère, associé à un autre mot : Fidélité, lui aussi évacué de la politique, en particulier macroniste :
« Honneur et Fidélité »
Une devise qui semble réservée aux étrangers, ancienne version, qui avaient choisi la France pour oublier leur passé, devenir autres, et s’intégrer comme nouveaux Français de l’ancienne France.
Les étrangers, nouvelle version, ont choisi la gamelle, tout en refusant d’oublier leur passé.
Ils refusent de s’intégrer, s’organisant en communautés aux us et coutumes étrangers et incompatibles avec ceux de l’ancienne France, pour former ce qu’ils appellent une nouvelle France.
À l’insu de leur plein gré, c’est quand même un hommage à l’ancienne France, parce qu’avec leurs moeurs, coutumes et religion, ils pourraient choisir de s’appeler la nouvelle Afrique.
Ça viendra peut-être !
Nos juges rouges sont bien plus préoccupés par les banquets du Canon Français qui se répandent partout sur le territoire et rencontrent un succès phénoménal.
Ils ne digèrent pas que des insoumis identitaires de droite, blancs de souche, réfractaires, contestataires, anti-macroniens, anti-islamo-fachos-gauchistes, se goinfrent de charcutailles, de cochons grillés, de pinard sans modération et dansent sur des musiques bien de chez nous : du Sardou, du Johnny… quelle horreuuuuur !
Tous les élus gauchistes, haineux et rageux, dans un zèle extrême, font le forcing auprès de la justice pour faire annuler ces festivités racistes, fascistes et d’eSS trêêêmeuh drouaaaate.
Ces juges débordés ne vont tout de même pas perdre du temps avec des viols et des crimes sur des fillettes : trop relous, trop has been, ben voyons !
Le vrai combat de cette justice acquise à la (allah) cause islamo-facho-gauchiste, c’est l’éradication et l’annulation de ces banquets provocateurs de Blancs de droite cathos tradis, ben voyons !
@ Robert Marchenoir
Vous avez remarqué pas mal de choses, et donc ?
Est-ce que cela change le réel ?
Ben non ! Monsieur le sophiste !
Le nom de cette ordure est donc Bipbip ; du coup, on ne peut pas vomir sur ceux qui n’ont pas commis ce crime, mais qu’on devrait pendre dans la chaleur de la nuit…
Vous avez soulevé un sacré lièvre, hein !!!
Le comble est atteint quand vous notez ceci :
« Serait-ce dû au fait que, dans le cas présent, le mis en examen ne semble pas issu de l’immigration ? Voire que son nom ressemble furieusement à celui du président du Rassemblement national ? »
Le nom de Bipbip, d’après vous, ne semble pas issu de l’immigration, mais il ne fleure pas bon le terroir non plus… Enfin, le terroir, tout dépend de la place du curseur…
Et voilà que les trépanés risquent, à cause de ce nom, de faire des confusions mentales ; mais c’est tout à fait possible, et c’est fait exprès, c’est voulu, mon vieux !
Il s’appellerait Momo que, là, on y verrait plus clair…
Noir, c’est noir, et blanc, c’est blanc !
Faudrait quand même faire quelque chose pour remédier à ce merdier…
Il y avait dans le temps des criminels qui s’arrangeaient pour avoir comme nom de famille un prénom, ça facilitait la comprenure…
Mais de nos jours, c’est… ben on sait pas, c’est pas normal tout ça, hein !!!
Bidochon, y sait pu !
Bidochon faut qu’on lui dise !
C’est quoi qui pue ?
Bidochon y commence à avoir mal kek part, sé pas où…
C’est quoi qu’é mal !
C’est ki ka fait le mal ?
Dans la chaleur de la nuit, on peut régler des problèmes, et faire mal dans l’ordre des choses, hein, Marchenoir, on peut faire le mal dans l’ordre…
Celui qui est faible fera une bonne victime, et des hommes, des balèzes, des méchamment couillus, des durs, des tatoués cherchent comment nuire plus et sans prendre aucun risque, parce qu’au fond, ils sont d’infâmes ordures.
Bipbip, plus personne ne dira son nom sans haut-le-cœur ! À qui la faute, Marchenoir ? Pouvez-vous nous instruire ?
Je remarque une chose : le suspect dans cette affaire est a) nommé, b) pas au moyen d’un « prénom modifié », c) avec son nom, pas seulement son prénom, d) des médias bien connus publient même sa photo. Pourtant, il est présumé innocent (et la presse n’insiste pas sur ce point).
En revanche, on ne compte plus le nombre d’affaires où ni le nom des mis en examen ni leur photo ne sont publiés. Y compris lorsqu’ils sont majeurs. Tandis que les médias emploient le terme de « suspect » ou « d’auteur présumé » même lorsqu’ils ont été vus en train de commettre le délit dont ils sont accusés. Y compris lors d’attentats où la police a abattu le terroriste…
Serait-ce dû au fait que dans le cas présent, le mis en examen ne semble pas issu de l’immigration ? Voire que son nom ressemble furieusement à celui du président du Rassemblement national ?
@ Fremaux le 7 juin 2026
« Chacun doit répondre de ses responsabilités : erreur, négligence ou habitude corporatiste. »
Dans ce cas qui a déclenché cette bronca, on n’est plus sur une table basse, mais sur un modèle bien supérieur sans doute ; les conséquences sont terribles… Négligences et/ou habitudes meurtrières, plutôt ? Je n’ai aucune qualification pour juger des faits, pourtant le code pénal est souvent plein de nuances pour qualifier les méfaits.
« Qui peut donner des leçons de responsabilité ? » (PB)
Ce ne sont certainement pas les juges.
C’est François Mitterrand qui a dit : « Méfiez-vous des juges, ils ont tué la monarchie. Ils tueront la République. »
Il semble qu’en ce moment ils sont plus préoccupés à vouloir mettre un ancien président de la République en prison plutôt que d’appliquer une circulaire de Gérald Darmanin qui date, quand même de janvier 2025. 🙁
Ou comment transformer un système qui coûte un pognon de dingue pour des résultats minables, tiens donc, voilà une occasion de préciser que la responsabilité collective ne dépend que de l’engagement individuel à assumer sa responsabilité propre, comme le réclame notre hôte depuis toujours, soulignant que le fonctionnement des institutions ne dépend que de la qualité de l’engagement personnel de ceux qui les incarnent.
Il en va de même pour la santé, l’éducation et pour finir la démocratie, quand il n’y aura de pouvoir effectif du peuple par le peuple que quand chacun accèdera à la rigueur nécessaire et suffisante pour soi-même se gouverner, exerçant cette plus haute capacité offerte aux humains qu’est la liberté de discerner le bien et le mal, définissant l’État comme le système immunitaire du corps de la société, dont les cellules doivent exercer sans trembler ce pouvoir redoutable au premier chef sur elles-mêmes, au risque sinon d’être contaminées par la métastase des irresponsabilités pour renoncer à son devoir d’exemplarité et s’offrir à ceux qui, au bénéfice d’une paix illusoire, renoncent à exercer cette liberté et retournent aux inquisitions des pouvoirs tyranniques.
C’est un choix dont les termes sont clairement définis par la connaissance des lois physiques qui régissent les relations humaines, réalité qu’il n’est littéralement plus possible de nier en usant à nouveau des mensonges du miracle, du mystère et de l’autorité, pour avoir le courage des justes, ceux qui ont la force de supporter la croix et le désert, l’exode vers le libre amour plutôt que les retours aux transports d’un esclave terrifié qui renonce au don total et gratuit qui lui est proposé d’incarner.
J’ai toujours dit que la pire organisation criminelle de ce pays, c’est la justice et ses malfrats juges rouges gauchistes complices des criminels et implacables avec les victimes pour lesquelles on pourrait ériger un monument aux morts.
Et ce n’est pas fini, le führer Adolf Melenchon va prendre le pouvoir, si vous n’êtes pas de la bonne couleur, de la bonne religion, commencez à faire votre testament.
« …éviter cette fuite trop fréquente vers l’invocation d’une responsabilité collective, la dénonciation d’abstractions et la mise en cause exclusive du pouvoir politique. » (PB)
Et :
« Je ne voudrais pas, à rebours, que la procureure d’Auch, même si des manquements peuvent apparemment lui être imputés, devînt le bouc émissaire d’incuries, de négligences et de consciences professionnelles insuffisamment vigilantes. Depuis des années, les politiques de tous bords ferment les yeux sur les réalités dramatiques qui leur sont signalées et, lorsque surviennent des tragédies qu’ils ne peuvent plus ignorer, s’aventurent dans des projets mal préparés. » (PB)
Soit en effet deux manières de manquer sa cible : dans le flou ou en réclamant d’un seul individu qu’il soit responsable et coupable quand on n’a jamais réclamé la responsabilité des magistrats et d’ailleurs des autres ! Après la rétroactivité des lois, notre pays donne-t-il dans celle de la responsabilité ? Le suspense est insoutenable…
« Pour l’avenir, il vaudra mille fois mieux incriminer une ou des responsabilités personnelles que formuler des banalités et des généralités sur les causes de cette tragédie. » (PB)
Tout est dit : la loi doit changer, organiser la responsabilité. Quand elle ne le fait pas, c’est l’irresponsabilité qu’elle invite par son silence !
« Il y a les sanctions disciplinaires. Sans éthique personnelle, elles risquent fort de se faire attendre. » (PB)
À propos de cette éthique, elle ne peut exister si l’individu est trop égoïste ou si… il s’identifie trop à une quelconque tribu : sa corporation, sa classe sociale, la droite, la gauche ou je ne sais quoi encore. Il ne faut pas non plus comme dans le film La Corde qu’un individu se sente si supérieur qu’il pense avoir tous les droits, dans la fiction, en allant aux extrêmes : tuer ! Le professeur, lui, dit qu’il a bien encouragé dans cette voie mais qu’il n’aurait rien fait et que ce sont les vauriens les seuls responsables. Bien sûr que non !
Pour exemple, les théoriciens du nazisme et du communisme, ces fleurons de l’Europe dont on se dédouane en n’invoquant que le meilleur de son héritage, sont pour moi plus responsables que les dirigeants de terrain : les idées ont une force que les gens ne voient pas plus que la gravitation, mais qui est également puissante. Qu’on ne m’agace pas avec l’espace-temps ou qu’on me trouve une autre image !
Bref, c’est trop facile de tout mettre sur le dos des hommes d’action, de tout renfermer dans le passé ou de se dire irresponsable des Russes et autres Chinois parce qu’on vit à l’ouest. Ce qui vient de soi, je ne vois pas comment on pourrait s’en dédouaner. Sauf à être irresponsable, évidemment.
Bref, la question de la responsabilité est celle de la bonne distance, trop égoïste, on se moque des autres, se confondant avec un groupe, on se moque des groupes ou individus qui ne sont pas de sa chapelle.
D’ailleurs, en politique, il y a le même problème, bien des nations sombrent dans la tentation de faire empire, d’autres sacrifient leurs nationaux aux immigrés musulmans innovant en ce que certains rendent le mal pour le bien. Les frontières doivent servir de filtre pour retenir les pires, et pour leurs nuisances actuelles, et parce qu’il y a des précédents montrant qu’une minorité peut prendre le pouvoir.
Je voudrais bien savoir en quoi la fierté exagérée pour ses totems est bonne. Elle n’a pas sauvé les Indiens. Je ne vois pas pourquoi elle nous garantirait des périls. Prenons dans le monothéisme ce qu’il a de sauvable : Jésus fait remarquer que le shabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le shabbat. De même, le respect pour l’héritage des ancêtres empêchant de le perfectionner n’est bon ni pour les héritiers, ni pour les ancêtres auxquels on rend en vérité hommage en perfectionnant leurs travaux scientifiques et en épurant leur morale.
Pour revenir à la Justice, il est bon qu’on essaie, fût-ce si mal dans notre pays où il n’y a pas trois pouvoirs mais un et demi, de préserver l’indépendance de la Justice. Un et demi ? L’exécutif a presque tous les pouvoirs, sauf en cas de cohabitation, la Justice est une autorité, c’est comique.
C’est bon, mais comme c’est comme je l’ai dit inachevé, et ne doit pas distraire de ses responsabilités ! Et les magistrats ne peuvent ni s’en prévaloir ni se retrancher derrière le manque de moyens pour s’exonérer de leurs responsabilités. Il y a le devoir de leur charge, il y a qu’on ne les y a pas condamnés, et enfin, que tout le monde sait que s’il y a une obligation de vanité française incitant à monter sur ses petits ergots en faisant la leçon au monde entier, en improbable justicier, on n’a pas celle d’avoir une bonne justice en France. Tout pour l’extérieur et pour l’apparence, rien de solide, de réel, de durable dans le fonctionnement, et pas de liberté pérenne dans notre histoire : des intermittences de démocratie, d’ailleurs peu solides comme on l’a vu avec le coup d’État démocratique du Général, ce qui avec le génocide vendéen et Vichy font un peu beaucoup pour qui se permet de donner des leçons de démocratie aux Anglo-Saxons.
La Justice et avec elle les forces de l’ordre permettent d’éviter le pire. Dans un pays où on comprend peu le moindre mal et que tout ne vient pas de l’Etat, comment s’étonner qu’elle soit à peine la cinquième roue du carrosse ?
Même dans l’esprit de magistrats mettant tout sur le dos de « la société » ! Les gens veulent le pouvoir, pas la responsabilité, aux mieux, irresponsables, au pire, tyranniques, et comme si ce vice trop humain n’était pas suffisant, ici, on attend l’homme providentiel qui résoudra tous ses problèmes à sa place, après Jésus revient, De Gaulle revient, un géant dont on ne remarquera aucune faille sous condition qu’il nous dédouane de tout faire pour rester des nains en parlant de notre grandeur.
Vous envisagez d’accroître la responsabilité personnelle des magistrats, tout en omettant ceux dont la responsabilité n’est jamais mise en cause et qui échappent systématiquement à toute action en responsabilité : les avocats. Combien d’affaires, devant les juridictions judiciaires, au civil ou au pénal, ou administratives, sont perdues en raison de l’incompétence ou de l’incurie d’un avocat !
L’ordre des avocats, s’il est saisi, ne donnera presque jamais raison au plaignant : en effet, rechercher une faute éventuelle conduirait à réexaminer toute l’affaire, ce qui ne se peut.
En revanche, quand on n’est pas satisfait d’un jugement ou d’un arrêt rendu, il est loisible d’interjeter appel ou de se pourvoir en cassation. Il n’y a peut-être pas en pratique de responsabilité personnelle des magistrats, mais la décision rendue pourra être annulée ou cassée, à l’issue d’un réexamen du dossier.
Je ne connais pas d’autre cas où cette possibilité est prévue : si l’on n’est pas satisfait d’un plombier ou d’un garagiste, on ne peut sur un claquement de doigts en référer à une instance supérieure qui annulerait les travaux défectueux et en réaliserait de convenables.
N’oublions pas non plus que, dans son principe, la justice en France est gratuite ; si des justiciables se retrouvent parfois ruinés ou presque, c’est en raison du montant des honoraires souvent exorbitants des avocats (l’aide juridictionnelle ne bénéficie qu’aux justiciables réellement impécunieux).
Il y a un problème général de responsabilité en France. C’est toujours la faute de quelqu’un d’autre : le « manque de moyens », le « système », les « riches », les « Anglo-Saxons », « l’Europe »…
Le très vieil étatisme français est bien sûr en cause. Quand on demande à l’État de pallier tout, personne n’est responsable.
Mais le corporatisme, qui a partie liée avec lui, doit aussi être pointé du doigt. C’est vrai dans la magistrature, bien sûr, c’est vrai dans l’agriculture et dans le journalisme, comme on l’a récemment vu dans les commentaires de ce blog, mais c’est vrai un peu partout.
Pour ne citer que cet exemple, l’Ordre des médecins est remarquablement lent, voire absent, pour châtier les fautes les plus évidentes de ses membres (près de deux ans pour sanctionner Didier Raoult pendant le Covid, agresseurs sexuels impunis…), mais prompt à condamner les siens pour « manque de confraternité », y compris lorsque cela va à l’encontre de la vérité scientifique et de l’intérêt des patients, comme dans la polémique sur l’homéopathie.
Le corporatisme, hélas, est un vice français aux racines très anciennes. Entre 1530 et 1776, vingt mille arrêts judiciaires ont dû être rendus pour départager les fripiers et les tailleurs. Les premiers, en effet, reprochaient aux seconds de marcher sur leurs plates-bandes. Il s’agissait de trancher la grave question : à partir de quand un vêtement devient-il vieux ?
Au XIVe siècle, un grand combat opposa les poulaillers et les rôtisseurs. Les premiers voulaient interdire aux seconds de rôtir des poulets. L’affaire remonta jusqu’à Louis XII. Il trancha en faveur des seconds. Les poulaillers hurlèrent comme des gorets et protestèrent devant le Parlement. François Ier, soucieux à juste titre des questions « régaliennes », soutint son prédécesseur et envoya les Master Poulet de l’époque sur les roses.
En 1578, le Parlement donna encore raison aux rôtisseurs. Les poulaillers grimpèrent aux rideaux derechef. En 1628, ils obtinrent enfin un arrêt interdisant aux rôtisseurs de vendre, ailleurs que chez eux, plus de trois plats de viande bouillie et trois plats de fricassée.
Comme on le voit, l’État fort et stratège ne date pas d’hier.
La Révolution mit un terme temporaire à ce délire déjà très actif durant la monarchie, où l’enfer fonctionnarial donnait la main aux égoïsmes corporatistes. Mais l’étatiste forcené qu’était Napoléon renversa la tendance, le corporatisme devint officiel sous Pétain et il s’est épanoui depuis la fin de la guerre jusqu’à nos jours, sous prétexte d’un « dialogue avec les partenaires sociaux » renforcé par des syndicats tout-puissants.
Il faut donc se réjouir qu’un magistrat honoraire, doté d’une renommée certaine, brise aujourd’hui un tabou en réclamant la responsabilité individuelle de ses anciens collègues.
La séparation des pouvoirs veut que le législatif et l’exécutif soient responsables devant le judiciaire, ce qui évite les dérives de ces deux pouvoirs. En revanche, le judiciaire n’est responsable que devant lui-même. Si manquements il y a, les juges en répondent devant leurs pairs et eux seulement, ce qui conduit à une irresponsabilité de fait difficilement discutable. Comme il est hors de question de faire juger les juges par l’exécutif ou le législatif, il semble qu’il ne reste qu’une voie : la responsabilité devant le peuple par la voie électorale. J’entends déjà les critiques : démagogie, pouvoir de l’argent… Il n’empêche : ce sera le seul moyen d’avoir une justice responsable de ses actes. Si on refuse d’aller vers l’élection des juges et donc de leur non-reconduction si on n’en est pas satisfaits, alors nous continuerons encore et pendant longtemps à nous lamenter à l’occasion de chaque raté tragique de notre justice.
« Cela fait des années qu’à l’oral, dans des livres ou sur mon blog, je demande que l’on élargisse la notion de responsabilité des magistrats. » (PB)
Quand on construit un bâtiment, on signe une délégation de pouvoir. Les accidents, cela arrive, et là, je peux vous dire qu’on ne vous fait pas de cadeau. Impossible de se cacher derrière son petit doigt.
J’ai écouté Gérald Darmanin. Je n’y connais rien en matière de justice, mais il a précisé son rôle et l’exploitation limitée qu’il peut en faire depuis la loi Taubira.
C’est de la folie douce. On peut préserver l’indépendance ; la sanction ne fait que reconnaître, de manière objective, la qualité de l’action puissante et équitable de la justice.
Sanctionner comme récompenser, c’est l’équilibre juste d’une démocratie.
Ce qu’a expliqué Darmanin fait froid dans le dos. Je connais bien Toulouse-Auch : une heure de route. Je ne savais pas que le dossier qui fait l’actualité avait mis six mois… SIX MOIS !!
Et Darius Rochebin, moqueur, parlait encore d’un dossier envoyé sous « papier kraft ». Il n’a pas osé demander le prix du timbre-poste.
D’accord avec M. Bilger, sous réserve des nuances nécessaires sur ce sujet. Le manque réel de moyens est cependant une excuse facile.
Chacun doit répondre de ses responsabilités : erreur, négligence ou habitude corporatiste.
L’État n’est pas responsable de tout et nous n’avons pas failli collectivement.
Frémaux, avocat honoraire.
Excellent billet.
Il n’y a pas de doute, c’est quand vous êtes sur votre domaine de compétence que vous êtes le meilleur.
Cher hôte,
Il m’est venu immédiatement à l’esprit, en entendant les propos de M. Retailleau, qu’on lui demande si, comme pour les juges, il serait d’accord pour que les politiques ne soient pas jugés par leurs pairs lorsqu’ils dysfonctionnent.
Par exemple, Ducon-Mojito et son conflit d’intérêts.