Nous avons appris qu’Alain Duhamel (AD), par ailleurs sujet d’un documentaire diffusé le 18 janvier sur France 5, n’aimait pas Marine Le Pen (MLP) et la trouvait « antipathique » (Le Parisien).
Après avoir estimé que l’on attachait trop d’importance à cet épisode dérisoire, je tombe moi-même dans le panneau et aborde ce sujet parce qu’au fond, il rejoint ma quotidienneté, où sans doute ai-je abusé de ces appréciations subjectives.
On pourrait juger AD « antipathique » et pourtant il conviendrait de l’écouter et de le lire. Son apparence d’homme si bien élevé, sûr de lui, cultivé, dissimulant, sous une urbanité de bon aloi, une indéniable fermeté, voire une véritable roideur, est de nature à déplaire à certains. Mais je persiste : il ne faut jamais s’arrêter à ces blocages strictement personnels, car il est des êtres qui méritent que l’on dépasse ces humeurs, et AD en fait partie !
J’ai été étonné que l’analyste politique qu’il est, toujours brillant, même lorsqu’il se trompe, ait révélé sa pensée intime au sujet de MLP. Il aurait pu, et sans doute dû, la taire, car elle n’apporte rigoureusement rien d’utile à l’image que l’on a de lui.
Elle me surprend, en tout cas. Car je pourrais dire mille choses de MLP, sur le plan politique comme sur le plan personnel, mais jamais je ne l’aurais qualifiée « d’antipathique ». Il est vrai que je mets, dans ce rapport à l’autre, dans ce regard que l’on projette sur lui, une substance et des critères qui ne sont pas directement reliés à l’impression immédiate, mais qui coagulent l’estime et ce que je constate par exemple comme courage, résistance, résilience, maîtrise de soi : autant de dispositions qui m’interdiraient radicalement de la décréter « antipathique ».

Il y a des années, si j’avais eu un jugement négatif à l’égard de Ségolène Royal – ce qui n’a jamais été le cas -, je l’aurais amendé, tant son comportement m’avait impressionné dans l’articulation entre vie publique et sphère privée.
Pour aller encore au plus près de ma vérité, j’admets que cette saillie d’AD m’a touché, énervé, déplu, précisément parce que j’ai trop tendance, dans un premier mouvement – qui n’est pas toujours dénué de justesse -, à organiser mon futur relationnel à partir de l’instantanéité d’un présent de quelques secondes ou de quelques minutes, qui m’oriente vers l’envie de poursuivre ou le désir de cesser.
Ce qui pourrait apparaître comme un défaut est en réalité assez commun, mais on a du mal à l’avouer. Dans le lien humain, bien avant l’expression orale et sa pertinence, l’écoute, l’amabilité ou l’esprit, le déclic fondamental tient à cette fulgurance du regard qui, intuitivement, vous détourne d’un visage et d’une personne ou, au contraire, vous en rapproche.
Je sais, pour ma part, que j’éprouve sur-le-champ une authentique désaffection à l’égard des attitudes vaniteuses, des êtres qui se prennent pour une institution et qui, presque sadiquement, cherchent à faire naître chez l’autre un complexe d’infériorité, ainsi que des personnalités persuadées de compter, avant même de l’avoir démontré.
Certes, on a le droit d’évoluer.
Mais je doute qu’AD finisse par trouver MLP sympathique, et réciproquement. Et l’on ne fera jamais de moi un homme accueillant l’autre, quel qu’il soit, à bras ouverts, le cœur et l’esprit béats.
On ne change pas son socle.
Quand on parle de ne pas oublier le passé, on est sélectif. On fait passer dans les oubliettes que les chrétiens, minoritaires, ont pris le pouvoir dans l’Empire romain, que les totalitaires, minoritaires, ont fait de même, et tant d’autres exemples moins dramatiques*.
L’Histoire n’est pas une démocratie : la question n’est pas de savoir si les musulmans vont devenir plus nombreux que les autres, mais que permettre à un groupe problématique de progresser est une folie. Je rappelle, à toutes fins utiles, qu’il n’y a pas de droit à immigrer, et que le premier critère d’acceptation est la non-nocivité de l’individu, évidemment improuvable, mais dont on peut douter quand il est musulman, car les sectateurs de Mahomet sont les immigrés dont certains inaugurent de rendre le mal pour le bien. Et devenus français, cela ne s’arrange pas.
Les professeurs n’aiment pas trop avoir des élèves pas au niveau dans leur classe, mais le reste de la société doit être un dépotoir, puisqu’on accepte des gens ayant tendance à ne pas comprendre la liberté, aucun pays musulman n’étant une démocratie. Les médecins, idem : accepteraient-ils que n’importe qui prenne un bistouri ? Par contre, n’importe qui peut hanter nos rues et jouer du couteau. Les juristes noient les gens sous les lois, mais acceptent des individus qui peuvent être illégaux et qui, une fois devenus citoyens, trouvent un terrain de jeu délectable à tester nos limites en grignotant la laïcité.
Bref, se donner bonne conscience ne coûte rien : c’est au reste de la société de payer le prix. Le professeur pourra mettre ses enfants dans le privé, le médecin peut trouver une autre patientèle que celle des banlieues, les lois ne servent pas à protéger les citoyens mais à faire reluire sa belle âme et à dominer, et les forces de l’ordre comme les citoyens n’ont qu’à en payer le prix.
Par contre, on se rappelle de l’incendie de Rome, car dramatique, et on continue à dire Néron coupable quand il est innocent, et même fort réactif en l’occurrence. La leçon à retenir dans cette affaire est de ne pas bâtir de métropole en bois, qu’on se le dise. C’est inflammable, le bois ! Ceci dit, il se peut qu’un jour des techniques nouvelles permettent de bâtir dans cette matière si belle, noble, nous reliant à la terre, sans l’inconvénient de l’inflammabilité !
Extrême droite ?
« Extrême droite ». J’ai mis, après ces deux mots, un point d’interrogation. Pourquoi ? Parce qu’un débat a eu lieu dans notre pays sur le sujet. La question me paraît opportune.
Il y a d’abord une réponse officielle. Aux élections, le ministère de l’Intérieur donne des résultats en indiquant le parti des élus, et ajoute une indication sur la nuance politique de ce parti. À côté de « PS », il met « gauche », du MoDem, il met « centre », à côté de « RN », il met « EXD », autrement dit « extrême droite ».
Mécontent de cet usage, le RN a contesté le classement à l’extrême droite de son parti devant le Conseil d’État en 2023, mais la juridiction administrative a confirmé que cette attribution n’était pas entachée d’erreur.
En second lieu, il y a eu des aveux en actes du RN, durant des années, sur sa vraie nature d’extrême droite, sur la scène européenne. Le RN a participé à des rencontres à Madrid, Florence, Bruxelles, Budapest, Varsovie, avec ses partis frères d’extrême droite. Il a discouru sur des podiums après Salvini, Wilders, Orbán et consorts. Aucun des dirigeants de ces partis frères n’a jamais douté d’être d’extrême droite. Ils étaient là pour ça.
Pourquoi le RN tenait-il tant à ne pas être déclaré d’extrême droite ? Parce qu’il voulait faire table rase du passé, de son passé. Oubliée l’origine du RN. Oublié le racisme constant du père (il a un jour voulu expliquer à la télé la prétendue inégalité des races !). Oubliée sa sympathie pour l’OAS, oublié le tortionnaire…
Ces oublis n’ont pas suffi à la fille, devenue présidente grâce au père : elle a fini par le virer. A débuté alors, dans l’intention d’arriver enfin au pouvoir, une longue, habile et efficace stratégie de prétendue « dédiabolisation » et de prétendue « normalisation ». Des conseillers en communication ont observé l’opinion, ont lu les sondages. Et tout a été changé, au fil du temps, du sol au plafond.
On voulait le Frexit. On ne le veut plus. On voulait sortir de l’euro. On ne veut plus. Chaque fraction de l’électorat a été observée, suivie et flattée. Les ouvriers, les artisans, les commerçants, les policiers, les jeunes, les quinquas, les retraités ont eu droit à des promesses. Le premier parti ouvrier de France du début voit maintenant Bardella, futur président, tenir des discours pro-business devant une salle pleine et charmée du MEDEF. Le RN est, à l’heure actuelle, à un an de la présidentielle, le premier parti attrape-tout de France. Ce n’est pas une victoire, c’est un triomphe.
Si le RN avance masqué, l’essentiel demeure, pour un observateur perspicace et sans naïveté. Quand on parle du RN, il ne faut pas renvoyer à Hitler, mais à l’extrême droite française du début du XXᵉ siècle. L’extrême droite actuelle a toujours besoin de boucs émissaires, variables : l’Europe, telle catégorie d’étrangers. Si les partis de gouvernement sont confrontés chaque jour à du complexe, l’extrême droite, dans le confort de l’opposition, est la reine de la simplification et du charlatanisme. « Il suffit de… », « Y a qu’à ». Le RN, c’est toujours le FN, ripoliné.
On a parlé de la stratégie de la cravate. Le bouquet, après ce long passé antisémite, fut la participation, en bout de cortège, d’élus du RN à la manif contre l’antisémitisme. On aura tout vu ! Le RN, par un double saut périlleux carpé, réussit l’exploit de passer pour le défenseur de la laïcité ! Pour le dire en passant, leur laïcité mériterait un examen serré et sérieux. En 1905, la cible était le clergé catholique ; en 2026, leur cible, en vérité, ce sont les musulmans.
Le RN est-il fréquentable ? Non. Un slogan des ligues vers 1930 était « Français d’abord ! », celui du FN était « La France aux Français ! », celui du RN est « On est chez nous ! ». Il y a un air de famille.
On euphémise, on fait le gentil, on évite le mot « race », depuis que le racisme n’est plus une opinion mais un délit. On se plaint quand même d’une prétendue « submersion migratoire ». On trouve qu’il y a trop de Noirs dans l’équipe de France de football. On veut garder le « peuple historique » (comprenez : les Blancs). On défend la religion catholique, même si on mène une vie de patachon, pour mieux dénigrer la religion musulmane (l’islam devient islamisme). On prodigue l’insulte « islamo-gauchiste » à tort et à travers. Dans l’empire Bolloré (CNews, Europe 1, le JDD déroulant le tapis rouge à l’extrême droite), on distingue les bons Français des mauvais. On gémit sur un « grand remplacement » imaginaire. On rêve de remigration.
Je ne suis pas dupe du RN. Je vois ce qu’il va faire, arrivé au pouvoir. Je souffrirai cinq ans. Peut-être dix. Jamais, jamais, jamais, je ne voterai pour lui.
Moi, c’est le patron de CNews que je trouve antipathique pour avoir déclaré Monsieur Bilger persona non grata ! S’il s’était mis à devenir de gauche, sur une chaîne de droite, encore… Mais les obtus devraient comprendre qu’il y a des nuances dans le conservatisme. On peut se moquer des hindouistes, mais en France aussi, il y a des vaches sacrées !
En tout cas, voilà une pierre dans le jardin de ceux qui disaient que notre hermine était asservie parce que touchant quelques sous pour ses apparitions… Quoi de choquant ? Ce n’était vraiment rien par rapport à ce que ses apparitions apportaient en recettes publicitaires à la chaîne, ses tunnels que tant endurent pour des débats plus ou moins pluralistes.
Eh bien maintenant, ce sera moins.
Mes respects à Monsieur et Madame Bilger, et merci de continuer le blog malgré tout.
@ Achille
« Il est clair que la base d’Emmanuel Macron ne repose pas sur des principes éculés. Ses partisans ne se laissent pas berner par des idées rétrogrades venues d’un monde qui n’existe plus. »
Ceux que vous assimilez à des modernes aujourd’hui (faisant référence à une querelle littéraire de l’époque du roi Soleil) ne sont en fait que des courtisans se pâmant d’admiration devant Jupiter, qualifié d’excellent président, pour reprendre une formule employée avec dévotion par Charoulet.
Et pour vous cher sylvain, un petit laxatif ?
@ Achille le 23 Janvier 2026
« La base solide et fidèle de Donald Trump, on la connaît ! Il s’agit des évangélistes.
La religion occupe une grande place dans les comportements aux États-Unis. Le président élu doit prêter serment sur la Bible.
D’ailleurs, Donald Trump est persuadé qu’il est guidé par Dieu, ainsi qu’il l’a maintes fois répété. Finalement, sa vision de la vie n’est pas très éloignée de celle des mollahs d’Iran. »
Très belle analyse, la mienne est tout aussi brillante :
« La base solide et fidèle de Macron, on la connaît ! Il s’agit des islamistes radicaux proterroristes.
L’islamisme occupe une grande place dans les comportements criminels en France. Le président élu doit prêter serment sur le Coran.
D’ailleurs, Macron est persuadé qu’il est guidé par Allah, ainsi qu’il l’a maintes fois prouvé. Finalement, sa vision de la vie n’est pas très éloignée de celle des mollahs d’Iran. »
@ Mary Preud’homme le 23 janvier 2026
« D’un post à l’autre vous vous contredisez Achille, au point que cela en devient gênant ! »
Ce qui est plutôt gênant, c’est le fait que vous ne fassiez pas la différence entre des prévisions purement hypothétiques, reposant sur des sondages dont on sait qu’ils dépendent fortement de la tendance politique de ceux qui les ont commandés, et des données factuelles reposant, elles, sur des chiffres incontestables, car récoltés sur une période passée… 🙂
Antipathique, vous avez dit antipathique ?
Il semble que ce soit devenu le cas pour certains de Philippe Bilger qui a été viré par Serge Nedjar suite à des propos peu amènes tenus sur Twitter et dans le Monde, à propos de CNews.
Dommage car notre hôte, même si parfois, il se laissait emporter par son tempérament sanguin, apportait une petite touche de sagacité qui va manquer sur le plateau de l’Heure des pros.
@ Mary Preud’homme le 23 janvier 2026
« Sauf que Trump, lui, peut compter sur une base solide et fidèle, qui n’est pas près de le lâcher… »
La base solide et fidèle de Donald Trump, on la connaît ! Il s’agit des évangélistes.
La religion occupe une grande place dans les comportements aux États-Unis. Le président élu doit prêter serment sur la Bible.
D’ailleurs, Donald Trump est persuadé qu’il est guidé par Dieu, ainsi qu’il l’a maintes fois répété. Finalement, sa vision de la vie n’est pas très éloignée de celle des mollahs d’Iran.
Il est clair que la base d’Emmanuel Macron ne repose pas sur des principes éculés.
Ses partisans ne se laissent pas berner par des idées rétrogrades venues d’un monde qui n’existe plus.
Bref, des personnes qui ont compris que le monde évolue en permanence, avec les progrès de la science qui bousculent notre existence, la technologie qui modifie notre mode de vie, l‘acquisition de nouvelles connaissances qui nous orientent vers une vision du monde que n’imaginaient même pas nos ancêtres.
C’est l’éternelle querelle entre les anciens et les modernes qui déjà agitait le monde intellectuel à la fin du XVIIe siècle.
@ Achille le 23 janvier 2026
D’un post à l’autre vous vous contredisez Achille, au point que cela en devient gênant !
Dans un premier temps vous argumentez en citant la cote de popularité de Trump qui dégringolerait selon vous de façon inquiétante et vous nous écrivez dans le post suivant qu’il ne faut pas se fier aux sondages d’opinion ?
@ Serge HIREL le 23 janvier 2026
« En revanche, tous s’accordent pour dire que la Macronie sera laminée lors de la prochaine élection présidentielle française, quelle que soit la date à laquelle elle sera organisée. »
Oh vous savez les sondages il ne faut pas trop s’y fier.
Souvenez-vous de celui de décembre 2021 (*) . Valérie Pécresse était donnée gagnante devant Emmanuel Macron. Finalement elle a fait moins de 5 %…
De toute façon EM ne peut pas se représenter à la prochaine élection présidentielle donc la Macronie s’étendra avec lui, tout comme le gaullisme s’est éteint avec le Général. Le « chiraquisme », le « sarkozisme » n’étaient que de pâles copies.
Alors qui pour remplacer la macronie ? Le « darmanisme », l' »attalisme », le « lecornuisme » ?
Faudrait peut-être poser la question à ChatGPT. Il semble que l’IA soit plus fiable que les instituts de sondage… 🙂
(*) Je vous ai mis l’article de CNews, une source que vous appréciez
@ Achille 23 janvier 2026
« Plutôt que de se préoccuper de la durée du mandat d’Emmanuel Macron, Donald Trump serait bien inspiré de se préoccuper du sien.
Sa cote de popularité est au plus bas dans son pays. »
Sauf que Trump, lui, peut compter sur une base solide et fidèle, qui n’est pas près de le lâcher, l’opinion publique, tellement fluctuante, comme partout ailleurs, n’étant pas le véritable problème…
Contrairement à Macron, dont la base n’est constituée que de bric et de broc et composée, pour l’essentiel, de centristes mous et versatiles, mâtinés de ralliés, de déserteurs et de transfuges venus de gauche comme de droite. Ce qui n’est pas très rassurant.
@ Achille le 22 janvier
« Je crains fort [que Trump] n’arrive pas au bout de son second mandat. »
N’importe quel politologue sérieux vous dira qu’en raison de la versatilité des opinions face aux différents conflits actuels, il est bien trop tôt pour avoir une idée précise des résultats des scrutins de novembre prochain. En revanche, tous s’accordent pour dire que la Macronie sera laminée lors de la prochaine élection présidentielle française, quelle que soit la date à laquelle elle sera organisée.
Pour le bien de la France et des Français, autant que ce soit le plus vite possible…
@ Jérôme le 22 janvier 2026
« Tout comme Trump doit tout aux roubles des oligarques russes qui l’ont sauvé de la déroute, le pseudo-économiste efficace Milei ne doit qu’aux milliards de dollars injectés par Trump la survie de sa politique inefficace. »
Trop gauchiste, niveau maternelle sup’, merci pour votre analyse de cabinet médical, un Aspro ?
Le discours à Davos de Milei, merci à Robert Marchenoir de nous l’avoir signalé, est une défense impeccable de l’exercice rigoureux de la liberté en économie, illustrant que les outils du capitalisme et de l’économie de marché sont les meilleurs pour servir l’état de nature et de propriété indispensable au développement de l’espèce humaine.
Il n’en demeure pas moins que de le voir soumis à la bête américaine — image de celle, première, décrite par l’Apocalypse de saint Jean —, au milieu des moustachus illibéraux ayant payé leur milliard d’allégeance aux fantasmes de la toute-puissance, indique que la liberté, indispensable à toute créativité, ne suffira pas au service du bien souverain, la paix, si elle ne sait pas borner son désir de puissance et de domination, qui sinon la détruit.
Nous devons, et c’est ici que l’Europe a tout son rôle de régulatrice à jouer, pouvoir imaginer l’État de droit comme modérateur sans tomber dans ce que Sowell décrit comme l’exercice d’une mafia gauchiste qui se distribue les produits de la redistribution, l’impôt, et détruit alors la liberté créative.
Rocard avait bien défini cet équilibre, sans jamais savoir entraîner l’aile gauche des sociaux-démocrates : l’économie de marché au nom de la liberté, notamment d’entreprendre, encadrée par la protection sociale, les droits de l’homme et la démocratie.
La tentative avortée de Macron n’a pas d’autre inspiration.
Si cet équilibre n’est pas trouvé, la démocratie risque d’entraîner les opinions encore inéduquées à cette exigence soit à renoncer à leur liberté, soit à en faire, comme on l’observe, l’exercice d’une force sans frein, quand on voit Milei obligé de se comporter en vassal soumis à la toute-puissance abjecte et obscène du président américain, ce qui revient alors aussi à renoncer à la liberté que pourtant il a défendue brillamment, au service de l’expression égale et symétriquement mafieuse que l’erreur gauchiste.
Il est donc indispensable, par et pour la liberté, de comprendre, en pleine conscience, qu’elle doit d’elle-même et par elle-même savoir borner son cours, pour ne pas tomber dans les excès de la voracité des humains, qui est aussi de nature, et aboutit à l’inverse de ce qu’elle prône : la tyrannie.
Saurons-nous inventer cela en nos institutions, et qui est parfaitement défini dans le texte, quand le devoir qui garantit l’exercice de la liberté choisit de lui-même ce qui la borne, et a pour nom la charité ?
Nous saurions alors inventer l’avenir radieux de l’humanité.
P.-S. Nous devons impérativement cesser de nous faire manipuler par les provocations trumpistes. Le « je te vends mes F-35 si tu me files ton Groenland » est une diversion, le temps que les navires américains abordent les rivages iraniens.
https://www.youtube.com/watch?v=w8vC_P0CWho
Debout, là-dedans !
@ Serge HIREL le 22 janvier 2026
« Quand le président Trump se moque du « dur à cuire », il ne s’en prend pas à la France, ni aux Français. Il s’en prend à Emmanuel Macron… et uniquement à Macron. Il l’a d’ailleurs dit clairement en rappelant que, étant sur le départ et en difficulté, celui-ci n’avait plus d’autorité. »
Plutôt que de se préoccuper de la durée du mandat d’Emmanuel Macron, Donald Trump serait bien inspiré de se préoccuper du sien.
Sa cote de popularité est au plus bas dans son pays.
Il pourrait bien voir son second mandat s’interrompre comme le fut celui de Richard Nixon avec l’affaire du Watergate. Pour Donald Trump, ce serait son implication dans l’affaire Epstein.
Par ailleurs, en augmentant inconsidérément les taxes sur les produits importés aux États-Unis, DT provoque une augmentation du coût de la vie de ses concitoyens.
Plus que les sociétés exportatrices, ce sont les Américains qui subissent les conséquences de la hausse des taxes voulue par DT.
Il reste encore trois ans de mandat à Donald Trump. Vu comme il est parti dans ses délires, je crains fort qu’il n’arrive pas au bout de son second mandat.
@ Giuseppe le 22 janvier 2026
Ah, en plus vous ne savez pas lire !
« Les doctrines nucléaires — française, britannique, américaine, russe, chinoise — reposent toutes sur le même principe : menacer pour ne jamais avoir à utiliser. C’est la base même de la dissuasion, et même à un gamin de la politique, cela ne peut échapper.
Confondre déclaration doctrinale et intention réelle d’emploi revient à prendre un discours stratégique pour un plan opérationnel. »
C’est bien ce que j’ai dit : tout le monde dit qu’il n’a pas l’intention de s’en servir le premier parce que personne ne veut s’en servir ; c’est ce qu’on appelle une arme de non-emploi, ou, pour être plus franc, une assurance-risque contre les catastrophes politiques. Et comme toutes les assurances, les assurés paient mais ne la mettent en œuvre qu’après la catastrophe, avec cette particularité que la mise en œuvre déclencherait une catastrophe plus grande : l’hiver nucléaire. Vous avez entendu parler !
« L’ambiguïté des “intérêts vitaux” n’est pas celle que vous imaginez. Vous présentez l’ambiguïté comme si elle ouvrait la porte à n’importe quelle interprétation. En réalité, elle est stratégiquement calibrée : suffisamment floue pour laisser planer le doute, suffisamment cadrée pour ne concerner que la survie de la Nation. »
Survie de la Nation et invasion sont bien les termes que j’ai employés, en excluant tout élargissement à un autre pays ; sans le vouloir, vous corroborez mon propos !
« Si cette ambiguïté couvrait déjà l’Europe, Macron n’aurait pas besoin de parler d’“élargissement”. Votre propre argument contredit votre thèse. Et là, je me rends compte que vous manquez de muscles et de profondeur de réflexion. »
Non, cela conforte l’idée que la dissuasion étant strictement nationale, le discours macronien n’est que du verbiage.
« Et puis l’Histoire invalide votre raisonnement. Vous ignorez un fait massif :
depuis 1945, aucune puissance nucléaire n’a utilisé l’arme, même contre un adversaire non nucléaire, même dans des situations où elle aurait pu le faire sans risque de représailles. Corée, Vietnam, Afghanistan, Kippour, Falklands, Tchétchénie, Ukraine… zéro emploi. »
Zéro emploi, c’est exactement ce que j’ai dit ; je ne vais pas me citer, mais cherchez du côté de « si personne ne l’a utilisée depuis la fin du monopole… bonne raison ».
« Elle ne modifie pas pour autant la réalité matérielle : l’arsenal français est dimensionné pour la France, pas pour l’Europe. »
C’est précisément le fil rouge de mon argument : la dissuasion est strictement nationale ; vous avez une logique à géométrie variable, là vous approuvez ce que je dis tout en le taxant de naïveté !
« Vous confondez rhétorique et capacité. Vous prêtez aux décideurs une rationalité mécanique. Vous écrivez comme si l’état-major avait une doctrine parfaitement déterminée et comme si le Président savait déjà ce qu’il ferait. C’est une fiction.
La dissuasion repose justement sur l’incertitude, la psychologie, la perception du risque, la pression du moment. Aucun Président ne sait à l’avance s’il appuiera sur le bouton.
C’est précisément ce qui rend la dissuasion crédible. »
Euh non, j’ai dit — au sens général — que le PR ignorait probablement lui-même s’il appuierait sur le bouton ; vous avez un problème de lecture ou de compréhension !
« Vous ignorez la notion de “juste suffisance”. La France n’a pas un arsenal conçu pour couvrir 27 États, mener une guerre nucléaire prolongée ou garantir la sécurité d’un continent. Elle a un arsenal conçu pour infliger des dommages inacceptables à un agresseur de la France. Point. »
Qui parle de guerre nucléaire prolongée ? L’échange nucléaire serait aussi bref qu’intense si, cas d’école, il devait avoir lieu, pour la simple raison qu’il faudrait vider les soutes avant que l’ENI ne détruise les vecteurs. Qui parle de garantir la sécurité d’un continent ? Certainement pas moi, je m’oppose même à cette idée.
En revanche, je maintiens que la France n’a pas les moyens d’une guerre conventionnelle de haute intensité, comme le souhaitent les va-t-en-guerre écervelés ; c’est d’ailleurs aussi l’avis de nombreuses autorités politiques et militaires (« capables de tenir un front de 50 km pendant huit jours »).
« Vous prenez les textes doctrinaux au pied de la lettre, vous ignorez soixante-dix ans de pratique stratégique, vous confondez communication politique et capacité réelle, vous surestimez volontairement la portée d’une ambiguïté qui n’a jamais concerné autre chose que la survie de la France. »
Bis repetita placent : dissuasion strictement nationale, survie de la France. Vous me plagiez sans même vous en rendre compte !
J’aime bien quand un brigadier appelé tireur — sur quoi au fait, bitube de 30 ou Roland ? — prétend donner des leçons de stratégie et expliciter la politique militaire de la France. Ça vaut Marx… surtout Groucho !
@ Jérôme – le 22 janvier 2026
« Tout comme Trump doit tout aux roubles des oligarques russes qui l’ont sauvé de la déroute, le pseudo-économiste efficace Milei ne doit qu’aux milliards de dollars injectés par Trump la survie de sa politique inefficace. »
Franchement, taisez-vous si vous êtes ignorant à ce point. Un peu de pudeur vous ferait du bien. Les réformes libérales de Javier Milei ont porté leurs fruits bien avant le concours financier auquel vous faites allusion : baisse massive de l’inflation, retour à l’excédent budgétaire, baisse massive du taux de pauvreté, disponibilité retrouvée des logements, baisse des loyers, retour de la confiance des investisseurs, croissance de 5 % prévue en 2026 (contre 1 % en France !)…
D’ailleurs, la dette contractée en octobre 2025 auprès des États-Unis a été remboursée… dès ce mois-ci !
Un simple soutien financier est de toutes façons impuissant à produire des effets aussi spectaculaires, sinon la France serait en excédent budgétaire elle aussi. Seules des réformes de structure profondes sont à même d’entraîner ce résultat. Je vous rappelle que ça fait un demi-siècle maintenant que nous n’avons jamais eu un budget à l’équilibre, grâce à la mainmise des gauchistes dans votre genre sur tous les rouages du pays. Ce que la France n’a pas fait en cinquante ans, Milei l’a fait en un an ! Plus vos résultats sont désastreux, plus vous êtes arrogants…
Vous affichez votre sidérante nullité économique en mettant sur le même plan les entreprises de Donald Trump, qui vendent essentiellement du vent (c’est à dire son nom), qui ont fait faillite à de nombreuses reprises et qui ont effectivement été renflouées par l’argent de la mafia russe, et l’économie d’un pays entier comme l’Argentine, dont la bonne santé ne dépend en dernière analyse que de sa propre production, tandis que la dette qu’il a pu contracter est entièrement légale et que Javier Milei y a opéré un redressement extraordinaire en un an seulement.
Je comprends que l’homme à la tronçonneuse vous démonte la tête : sa réussite économique est éclatante et incontestable, et elle est due à « l’ultra-libéralisme » que les communistes dans votre genre vomissent matin et soir. Ce doit être positivement insupportable pour vous. Bienvenue dans le monde réel.
@ Achille le 22 janvier
« Même Jordan Bardella est d’accord avec la position d’Emmanuel Macron, c’est tout dire ! »
Donald Trump n’a pas abandonné ses habitudes d’homme d’affaires. Un milieu où l’adversaire n’est pas l’entreprise, mais son patron… et uniquement lui.
Quand le président Trump se moque du « dur à cuire », il ne s’en prend pas à la France, ni aux Français. Il s’en prend à Emmanuel Macron… et uniquement à Macron. Il l’a d’ailleurs dit clairement en rappelant que, étant sur le départ et en difficulté, celui-ci n’avait plus d’autorité.
Ce sont le Prince et ses disciples, dont vous êtes, qui interprètent sournoisement ces propos de Donald et y voient un amalgame entre lui et la France qui n’existe pas. À force d’ânonner à tout instant cette contre-vérité, ils parviennent à tromper l’opinion publique…
Pour rester respectueux envers celui qui, aujourd’hui, est encore juridiquement « le patron », Jordan Bardella, dans son costume de probable candidat à la présidence de la République, n’a pas d’autre solution que de tenir compte de cette tromperie. Tout comme ses concurrents, il lui est actuellement impossible de démonter publiquement le stratagème auquel vous participez.
Mais ne craignez rien : s’il est élu, il le fera… et Trump le respectera… à condition qu’il ne se montre pas garnement de cour d’école.
Tout comme Trump doit tout aux roubles des oligarques russes qui l’ont sauvé de la déroute, le pseudo-économiste efficace Milei ne doit qu’aux milliards de dollars injectés par Trump la survie de sa politique inefficace.
@ Achille le 22 janvier 2026
« Mais ses attaques et ses propos insultants envers la France ont eu pour effet de provoquer une union sacrée de l’opposition autour d’Emmanuel Macron »
En flagrant délit !
Le titre complet du quotidien que vous citez est : “Une éphémère union sacrée de l’opposition autour d’Emmanuel Macron”.
Important, le mot “éphémère”, n’est-il pas ?
Comme beaucoup, je me sens blessé par les critiques de Trump envers la France, d’autant plus blessé qu’elles sonnent juste mais que, tel Cyrano, je ne supporte pas qu’un autre…
Parallèlement, je ne suis pas du tout mécontent de voir que Macron se soit vu plonger le nez dans sa médiocrité et ses afféteries.
@ Robert Marchenoir 22/01/26
Merci en tout cas pour l’information. Puisque vous jugez que « cela vaut le voyage », peut-être vais-je entreprendre celui-ci pour peu que les disponibilités de mon esprit et de mon emploi du temps m’en laissent le loisir.
« Nous avons appris qu’Alain Duhamel n’aimait pas Marine Le Pen et la trouvait « antipathique » » (PB)
Qui pourrait nous expliquer comment un personnage supposé s’inscrire dans la figure virtuelle dite de « l’arc républicain » peut proférer une telle énormité en totale opposition avec une certaine formule Trine évoquant la « fraternité » ?
De ce fait, en toute logique, ne s’exclut-il pas lui même du champ républicain ?
@ revnonausujai le 22 janvier 2026
« Tant que l’on est dans le déclaratif, il n’y a pas de mal à se faire du bien en chantant les vertus de l’union, mais s’ils sont acculés à un choix entre les USA et le maximalisme français, l’Europe de l’Est choisira les Américains, l’Allemagne tergiversera par intérêt, les Pays-Bas et l’Italie par atlantisme. »
Difficile de faire des prévisions fiables avec un Donald Trump qui passe son temps à changer d’avis. Il se comporte comme une savonnette dans une baignoire.
Mais ses attaques et ses propos insultants envers la France ont eu pour effet de provoquer
une union sacrée de l’opposition autour d’Emmanuel Macron.
Même Jordan Bardella est d’accord avec la position d’Emmanuel Macron, c’est tout dire !
L’objectif est bien sûr de ne pas accepter l’ingérence outrancière des États-Unis dans les affaires de l’Europe et particulièrement de la France.
Le côté positif du comportement intrusif de Trump est de redonner un élan patriotique à nos élus de gauche comme de droite, et d’oublier pour un temps leurs chamailleries sur le budget 2026.
Merci Donald !
@ Tipaza le 22 janvier 2026
« Ça vaut mieux que « la main de ma soeur dans la culotte du zouave » ! »
Ouais, je connaissais cette expression que j’ai dû entendre au cours d’un banquet bien arrosé.
Je ne connais pas votre sœur, mais connaissant un peu son frère, pétri de bonne manières, j’imagine mal qu’elle se permette ce genre de familiarité.
Ce ne serait pas pire, en tout cas, que la main de Donald Trump dans la culotte de l’U.E. où il a tendance à vouloir s’égarer, ainsi d’ailleurs que dans celle de l’ONU et de l’OTAN .
Bref, Trump a tendance à vouloir mettre ses mains un peu partout. C’est ce qu’on appelle un « tactile ». 🙂
@ Achille le 22 janvier 2026
« Ce qu’il va arriver, c’est que les pays de l’U.E. vont appliquer le même traitement que lui pour les produits américains. »
Vous voyez ça à travers le prisme du narratif franco-français à l’usage des enfants sages et obéissants !
Tant que l’on est dans le déclaratif, il n’y a pas de mal à se faire du bien en chantant les vertus de l’union, mais s’ils sont acculés à un choix entre les USA et le maximalisme français, l’Europe de l’Est choisira les Américains, l’Allemagne tergiversera par intérêt, les Pays-Bas et l’Italie par atlantisme.
P.-S. : ce qui est vrai pour le commerce l’est encore plus pour les questions de sécurité !
@ Michel Deluré – le 21 janvier 2026
« La morale n’est pas la politique […], la politique est loin d’être morale […]. Mais nous avons besoin que morale et politique cohabitent avec le souhait qu’un peu plus de morale imprègne parfois la politique. »
Puisque le sujet vous intéresse, je vous recommande le discours du président argentin Javier Milei au Forum de Davos, qui a été largement éclipsé par celui de tonton Donald et même par celui du Premier ministre canadien Mark Carney.
Je vous préviens : il est fort ennuyeux, difficile à suivre et requiert de solides bases en économie pour être pleinement compris.
Il est néanmoins extrêmement intéressant, car il aborde, tout comme vous, cette question philosophique au coeur des bouleversements géopolitiques actuels. Javier Milei commence par ces mots : « Machiavel est mort ».
Son principal argument est simple : pendant longtemps, les libéraux ont défendu leur doctrine en insistant sur son utilité, sur la prospérité qu’elle permettait d’atteindre en pratique. Ce qui a conduit les socialistes à s’engouffrer dans la faille en revendiquant le monopole du coeur.
Il est temps, dit Javier Milei, de reprendre l’offensive en expliquant pourquoi le libéralisme est le seul à instaurer la justice : c’est lui, et non le socialisme, qui est basé sur l’éthique et la morale.
Un autre point fascinant de ce kouglof d’une demi-heure lu par Milei le nez dans ses notes, c’est qu’il constitue une condamnation cuisante du trumpisme. Le professeur d’économie à la tête de l’Argentine y fait l’éloge de la stabilité des institutions politiques, de leur prévisibilité, de la liberté, du droit de propriété, des marchés préservés de toute régulation étatique, et de la règle d’or consistant à ne pas faire de mal à autrui. Soit exactement le contraire de ce à quoi s’emploie le dément orange en ce moment.
Et pourtant, Milei termine, de façon incompréhensible, en disant que l’Amérique actuelle est son modèle. Est-il sincère ? Ne se rend-il pas compte que tout ce qu’il défend s’oppose radicalement à son amitié avec Trump, lequel ne manque pas non plus de faire son éloge ? J’avoue que je n’en sais rien.
Écoutez le binz : Javier Milei commence par Xénophon et finit par Hans-Hermann Hoppe, en passant par la Bible hébraïque et le droit romain. Ça vaut le voyage.
@ Michel Deluré le 21 janvier 2026
« …ces partis promeuvent parfois des solutions d’une telle radicalité qu’elles en sont irréalistes, démagogiques, dans la réalité de notre environnement.»
Au fait, après avoir accusé les « extrêmes » de vouloir mettre en place des mesures démagogiques, voici un bel exemple de « faites ce que je dis mais pas ce que je fais » de la part de monsieur Lecornu et de se acolytes :
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/le-gouvernement-va-augmenter-les-impots-des-entreprises-et-a-l-arrivee-ce-sont-les-menages-qui-paieront-l-addition-20260121
Bienvenue au club des « extrémistes », m’sieurs-dames…
@ Patrice Charoulet le 21 janvier 2026
« Mme Le Pen est en effet très antipathique. Alain Duhamel, Jérôme Jaffré, Clément Viktorovitch, Michaël Foessel sont très sympathiques, et je les écoute avec plaisir, si différents soient-ils. »
En résumé, la sympathie qui se dégagerait de quelqu’un serait liée à ses propos, pourvu qu’ils aillent dans le sens que vous en attendez, ou bien en conformité avec la doxa à la mode, leur pertinence éventuelle n’ayant aucune importance.
Vous me rappelez ces gens qui qualifiaient tel ou tel professeur de « sympa » parce qu’il n’était pas exigeant avec la qualité du travail qu’il attendait de ses étudiants mais qui en réalité ne leur rendait pas service en se comportant de façon démagogique.
@ Achille le 22 janvier 2026
« Pauvres États-Unis, après avoir eu à leur tête un vieillard sénile, ils se retrouvent avec un mytho complètement illuminé qui se croit guidé par la main de Dieu »
Ça vaut mieux que « la main de ma soeur dans la culotte du zouave » !
Je suis sûr que, trop antimilitariste, vous ne connaissiez pas l’expression.
Promis je ne recommencerai pas, mais au petit matin, à l’heure où les rêves érotiques s’enfuient, il en reste encore quelque chose, malgré les arpents de glace du Groenland 😉
Suite aux dernières élections, Argentine et Chili sont redevenus copains avec les USA.
Il se trouve que ces deux pays produisent des vins d’excellente qualité.
Les USA produisent environ les deux tiers de leur consommation de vin, pour les importations, ça se partage essentiellement entre France et Italie.
Toutefois, gare aux effets de la doctrine Monroe revisitée ; les déclarations fracassantes du Potus sur les taxes douanières sont une chose, les chausse-trappes discrètes pouvant résulter de la réglementation sur les importations d’alcool en sont une autre !
@ Serge HIREL le 21 janvier 2026
« Que croyez-vous qu’il va arriver ? Le prosecco, dont les ventes ont déjà explosé en 2025 aux États-Unis, s’installera définitivement à la place du champagne… mais, face au naufrage, nous continuerons néanmoins à le qualifier de « vin pétillant »… voire de « piquette ».
Ce qu’il va arriver, c’est que les pays de l’U.E. vont appliquer le même traitement que lui pour les produits américains. Pas sûr que les États-Unis soient gagnants dans cette escalade, vu que l’U.E est le premier marché mondial.
Pauvres États-Unis, après avoir eu à leur tête un vieillard sénile, ils se retrouvent avec un mytho complètement illuminé qui se croit guidé par la main de Dieu . 😊
Le vin dépend du ciel, de la terre et des hommes, comme on le dit dans Les gouttes de Dieu, c’est leur rencontre qui fait le bon vin. Je parle de la série de mangas, pas du feuilleton, berk ! Et le cépage est aussi cité. Bref, dans cette série on voit de multiples alternatives au champagne, par exemple…
https://oeni.app/les-vins-effervescents-allemands-sekt-qualite-meconnue/ mais pas encore aux États-Unis, pourtant dotés de fort bons breuvages.
Pourtant, quelle balle ils s’étaient tirée dans le pied avec la Prohibition ! Il faut se méfier avec Trump, il pourrait, par le prix, dégoûter d’acheter le prestigieux champagne et faire découvrir des alternatives. Parce que la consommation ostentatoire, la plus chère possible, passe d’une chose à l’autre, même si on peut toujours espérer que de riches démocrates consomment éthique et contre Trump avec nos bulles-champagne et si on veut du moins cher mais excellent, du crémant de Bourgogne.
Sinon ? Contre les rabat-joie, j’appelle ceux qui le peuvent à boire dans ces moments où la sécurité, par exemple routière, ne l’interdit pas.
Quand on peut se permettre d’être vivant, il faut s’enivrer :
https://clicnet.swarthmore.edu/litterature/classique/baudelaire/enivrez.html
Quelle merveille de penser que malgré les excès du souci de sécuriser les gens malgré eux, on l’apprenne aux enfants ! L’art de dire et celui de boire se donnent la main.
Ce n’est pas l’alcool qui rend mauvais, témoin ce pauvre Eltsine qu’on regrette bien à présent… Les gens sont d’un superficiel ! Ne vaut-il pas mieux un dirigeant commettant le moins d’abus possible, selon son époque et son pays, en titubant, qu’un Poutine ne se laissant pas aller à autre chose devant les caméras qu’aux menaces et aux mensonges ?
À une époque où des drogues bien plus puissantes déferlent sur notre pays, s’acharner sur l’alcool n’a pas de sens. Et en plus des produits finançant les islamistes ! Le vin, lui, dont les robes sont de toutes les couleurs qui vont de l’aube au crépuscule, est pur, si pur ! Indicible ? Certes pas : aussi pur qu’un acte désintéressé.
@ Tipaza le 21 janvier 2026
« L’exemple de son livre, où il avait oublié Ségolène Royal parce qu’elle n’était pas encore dans les tuyaux de la doxa, est symptomatique de sa façon de procéder. »
Quand on voit le parcours désastreux de Ségolène Royal depuis sa défaite à l’élection présidentielle de 2007, j’ai plutôt l’impression qu’Alain Duhamel a été un visionnaire en omettant de la placer parmi les prétendants à l’Élysée.
Certes on ne peut pas dire que les « éléphants » du PS l’aient beaucoup aidée au cours de sa campagne électorale. Eux-mêmes ne croyaient pas en ses chances face à un Nicolas Sarkozy au meilleur de sa forme.
Mais il semblerait qu’elle soit prête à tenter à nouveau sa chance en 2027. Qui sait, peut-être parviendra-t-elle à faire mieux qu’Anne Hidalgo et même Valérie Pécresse à l’élection de 2022…
@ Exilé le 21 janvier 2026
« Donc le vin français actuel a un fort accent américain… »
@ Achille
le 21 janvier 2026
« Plus que le cépage, c’est le terroir qui fait le bon vin. »
Plus que le cépage, c’est l’expérience du maître de chai (ou de qui en tient lieu) qui fait la différence. Aucune raison, donc, pour que les Américains privilégient la « piquette », sachant qu’ils ont les moyens d’attirer les compétences et d’ajuster leurs vins aux goûts du consommateur.
@ Michel Deluré le 21 janvier 2026
« … des solutions d’une telle radicalité qu’elles en sont irréalistes, démagogiques, dans la réalité de notre environnement. »
Mais en quoi les solutions prônées par le RN, pour ne pas le nommer, sont-elles radicales alors que la plupart sont appliquées partout dans le monde, en particulier dans les pays soucieux de préserver leur sécurité intérieure, leur paix civile et leurs finances, y compris par des pays comme l’Australie, qui n’est pas gouvernée par des « radicaux » et a dû carrément interdire l’immigration, ou du moins la réguler fortement, suite à diverses expériences malheureuses dont elle a tiré les leçons, contrairement à notre pays, aux mains d’idéologues, d’incompétents, voire d’adeptes de la subversion au prix de la trahison ?
Après, on va être surpris que les Français, victimes de la multiplication des crimes commis par des étrangers ou assimilés, les touchant ainsi que leurs proches, sans oublier le scandale du « pognon de dingue » qui leur est extorqué pour traiter des étrangers qui se comportent en nuisibles, finissent, à force de protester, par être vus comme des « populistes » par les privilégiés du Régime.
Mais la Révolution de 1789 n’a-t-elle pas été déclenchée par des « populistes », mais des vrais, ceux-là, qui eux sont honorés chaque année, sans que nous soyons trop regardants sur les choses pas très belles qu’ils ont parfois commises, et non pas par des gens qui ne demandent qu’à vivre tranquilles ?
Enfin, qui sont les vrais extrémistes radicaux : ceux qui souhaitent que l’on mette fin à une sinistre expérience qui n’a que trop duré, sans d’ailleurs avoir demandé l’avis des Français, ou bien les forcenés, qu’ils soient élus ou bureaucrates, qui ne souhaitent que poursuivre la fuite en direction du mur ?
@ Achille le 20 janvier (@ Ellen)
« Ben oui, ils sont comme ça, les milliardaires américains ! »
Est-ce tous les milliardaires que vous prenez pour des demeurés, ou seulement ceux qui sont américains ? Actuellement, aux États-Unis, le prix moyen d’une bouteille de champagne est de 70 dollars. Si la taxe « Trump » entrait en vigueur, il passerait à 210 dollars. Tous les milliardaires du monde, y compris les oligarques russes, ont un point commun : ils ne balancent pas leur argent par les fenêtres… et nos négociants et producteurs champenois le savent : après avoir cru possible d’augmenter leurs prix de près de 40 % en deux ans, ils constatent déjà une baisse de leurs ventes outre-Atlantique (premier marché à l’export, avec 27 millions de cols). Cette fois, ce serait l’effondrement.
Le prosecco, qui est le concurrent italien de notre champagne, que l’on prétend — à tort — incontournable, vaut outre-Atlantique 40 dollars et n’aura pas à subir les foudres des douanes américaines, Giorgia Meloni ayant été plus fine et surtout moins belliqueuse que notre « dur à cuire », en se gardant de répondre illico à la proposition de Washington de devenir membre du « Conseil de paix ».
Que croyez-vous qu’il va arriver ? Le prosecco, dont les ventes ont déjà explosé en 2025 aux États-Unis, s’installera définitivement à la place du champagne… mais, face au naufrage, nous continuerons néanmoins à le qualifier de « vin pétillant »… voire de « piquette ».
@ Exilé 20/01/26
« Il est de bon ton, y compris sur ce blog, de dénoncer « les extrêmes », pour signifier que l’on appartient à la catégorie des « gens biens ».
Désigner par « extrêmes » les partis positionnés justement aux deux bouts de l’échiquier politique ne paraît nullement inadapté, bien au contraire. Cela est même parfaitement approprié. Si nous quittons l’espace politique pour nous porter sur celui de l’idéologie, ce qualificatif se justifie d’autant mieux dès le moment où ces partis promeuvent parfois des solutions d’une telle radicalité qu’elles en sont irréalistes, démagogiques, dans la réalité de notre environnement.
Pour le reste, loin de moi la tentation d’avoir la prétention d’établir une classification entre « gens de bien » et « gens de mal » selon leur coloration politique. Ne mélangeons surtout pas morale et politique. La morale n’est pas la politique, elle n’est ni de droite, ni de gauche et la morale est, en principe, désintéressée là où aucune politique ne l’est. Quant à la politique, elle est loin d’être morale et ceux qui nous gouvernent et que nous avons choisis sont loin d’être toujours vertueux.
Mais nous avons besoin que morale et politique cohabitent avec le souhait qu’un peu plus de morale imprègne parfois la politique.
@ Exilé le 21 janvier 2026
« Donc le vin français actuel a un fort accent américain… »
Plus que le cépage, c’est le terroir qui fait le bon vin.
@ Achille le 20 janvier 2026
« La classe moyenne, elle, boit la piquette des vignes de Californie. »
Mais n’oubliez pas les suites des ravages dus au phylloxéra :
« La vigne américaine au secours de l’Europe »
https://www.persee.fr/doc/caoum_0373-5834_1992_num_45_179_3458
Donc le vin français actuel a un fort accent américain…
Mme Le Pen est en effet très antipathique. Alain Duhamel, Jérôme Jaffré, Clément Viktorovitch, Michaël Foessel sont très sympathiques, et je les écoute avec plaisir, si différents soient-ils.
@ Exilé
« Il est de bon ton, y compris sur ce blog, de dénoncer « les extrêmes », pour signifier que l’on appartient à la catégorie des « gens bien » »
Rectif d’importance : je suis moi-même un « gens bien », pas un « gens bon », ça sent le halouf.
Je n’ai besoin de personne pour me qualifier de gens bien, c’est moi-même qui décide qui est un gens bien, et les autres, tous des c*ns sauf moi, ok ?
Je suis extrême gens bien, ultra gens bien, méga gens bien, d’extrême droite bien entendu, tout le monde aura compris.
Vive les comme moi, les vrais gens bien, et la seule bien-pensée d’extrême droite !
« J’ai été étonné que l’analyste politique qu’il est, toujours brillant, même lorsqu’il se trompe, ait révélé sa pensée intime au sujet de Marine Le Pen. Il aurait pu, et sans doute dû, la taire, car elle n’apporte rigoureusement rien d’utile à l’image que l’on a de lui. »(PB)
Je ne pense pas qu’Alain Duhamel se soit trompé lorsqu’il a parlé de Marine Le Pen dans le documentaire de France 5. D’ailleurs, j’ai le même avis que lui la concernant.
Elle ne maîtrise pas ses dossiers. Nous avons pu le constater lors des deux débats de l’entre-deux-tours qui l’ont opposée à Emmanuel Macron.
Son discours change en permanence. Une fois elle est pour le Frexit, puis sans transition pour l’Europe. Une autre fois elle est pro-Poutine, puis pro-Trump, en fonction des circonstances.
Comment peut-on laisser le destin de la France à une personne aux idées aussi fluctuantes ?
D’ailleurs, face au faible charisme de leurs deux leaders, Marine Le Pen et Jordan Bardella, les militants du RN commencent à lorgner du côté de Reconquête! avec une Sarah Knafo qui connaît une montée spectaculaire dans les sondages et sera au top dans un an.
C’est la seule candidate de la droite radicale qui est capable d’affronter avec succès J.-L. Mélenchon en cas de finale les opposant à l’élection présidentielle de 2027.
Tous les deux veulent conquérir la classe laborieuse : les travailleurs blancs pour Sarah Knafo, les travailleurs « racisés » pour J.-L. Mélenchon.
Ensuite, tout est une question de ratio entre ces deux populations.
Ceci étant, j’espère bien que l’on ne soit pas réduit à ce choix étriqué en avril 2027.
Je continue à penser que les Français veulent une France apaisée, donc contre les extrêmes de gauche comme de droite.
21 janvier, le jour où la nation française a assassiné son Père, et où le mensonge est devenu l’âme de la France.
On avait libéré « l’Amérique » avec une marine magnifique. L’imposteur vendra la Louisiane parce qu’il l’avait perdue après avoir tué ses capitaines. Un siècle plus tard, et dont nous avons oublié la notion de durée tant il se voudrait plus long que de 1926 à 2026, Anglais et Américains nous ont entraînés dans une guerre sans fin contre l’Allemagne pour tuer l’Europe.
La France est aujourd’hui asservie par « l’Amérique », et les veaux qui la peuplent commencent à en prendre conscience à la mesure de ce que peut être l’intelligence d’un veau.
Qu’ils commencent par pleurer leur roi pour redevenir des hommes.
@ Achille le 20 janvier 2026″
C’est assez amusant que vous preniez pour référence un article du journal Acrimed »
Mais c’est normal, je prends l’information où je la trouve, et qu’importe qu’elle vienne de la gauche de la gauche.
Je dirais même que c’est le principe du débat, l’essentiel est que l’information soit pertinente, et en l’occurrence elle l’était.
« Mais il arrive parfois que l’ultragauche et la droite radicale se retrouvent main dans la main dès qu’il s’agit de critiquer ceux qu’ils appellent les “bourgeois bien-pensants”, enfin ceux qui ne pensent pas comme eux, bien sûr ! »
Ah, nous y voilà, vous pratiquez l’amalgame pour déconsidérer mon analyse sur AD.
Est-ce vraiment le « bourgeois bien-pensant » que je condamne, ou bien le bourgeois qui ne pense pas ?
Relisez-moi, j’ai dit qu’il était nul de chez nul, ce raccourci ne signifie pas qu’il soit idiot, il signifie qu’il ne pense pas hors de la bien-pensance admise.
Il n’y a pas chez lui d’analyse critique en profondeur avec un minimum d’objectivité, suivie de synthèse présentant la moindre originalité.
L’exemple de son livre, où il avait oublié Ségolène Royal parce qu’elle n’était pas encore dans les tuyaux de la doxa, est symptomatique de sa façon de procéder.
Il se contente d’absorber, comme une éponge — c’est l’expression que j’ai utilisée — la doxa ambiante pour la reformuler, avec talent, de façon explicite et avec toute la perfidie dont est capable un bourgeois de l’extrême centre teinté de socialisme rampant, comme le budget qui vient d’être présenté le démontre.
Si vous voulez le défendre, puisqu’il est de votre monde, alors il faut le défendre pour sa capacité d’enfumage du téléspectateur moyen qui regarde la télé en consultant des vidéos sur son iPhone.
Mais cela fait déjà quelque temps que ce genre d’enfumage a trouvé ses limites.
En plus de ses défauts, je crois vraiment qu’il n’est plus de ce temps politique qui demande plus de lucidité, libérée de formules toutes faites, et de réactivité dans la prise de décision.
L’extrême centre est mort, tué par son indolence socialiste et le non-agir qu’il véhicule, et le macronisme est mort avec lui.
Le temps est aux orages trumpiens, le réchauffement climatique se traduit également par des orages en politique. 😉
Comme disait l’Autre :
« Levez-vous vite, orages désirés, qui devez emporter la France dans les espaces d’une autre vie ! »
(pcc : Chateaubriand, René)
Alain Duhamel, c’est un peu comme les vieux meubles : on n’y prête plus guère attention… mais il est toujours là et se fond dans le décor… Une sorte de souvenir d’un autre temps… à ceci près qu’AD prend bien soin d’attirer l’attention de temps à autre en publiant une énième et brillante réédition de ses aventures au sein du monde politique. Il s’y complaît depuis soixante ans, à la recherche de personnalités qu’il affectionne et veut distinguer parce qu’elles lui ressemblent : bien élevées, propres sur elles — en tout cas en apparence — et ayant surtout l’ambition de ne pas déplaire. Quitte à laisser croire parfois qu’il a changé de couloir de nage…
Dans le petit monde inaccessible des « grands-journalistes-politiques-parisiens », AD, faux modeste, se distingue grâce à deux spécialités : le port de tête mi-érudit, mi-cajoleur, et le verbe à la fois précieux et moelleux. L’une et l’autre mettent en confiance l’interlocuteur, mais aussi ceux qui l’écoutent. Il aime aussi, par un mini-sourire entendu ou un hochement appuyé, faire preuve de connivence avec lui et démontrer ainsi à son public sa compétence et son aisance dans l’univers du pouvoir.
« Vous voulez être le meilleur politologue », lui a lancé Georges Marchais dès le 18 mai 1977, dans l’émission Cartes sur table…
Journaliste, AD l’est… Il possède une carte de presse. Mais il figure dans cette catégorie particulière de professionnels — habiles à s’installer dans certains médias de la capitale — qui pensent que le cœur du métier n’est pas d’informer, mais de former. Le « politologue » repéré par GM est avant tout un idéologue. Un militant de la cause centriste qui, sous l’apparence d’une certaine souplesse, accomplit depuis six décennies sa mission avec rigueur et persévérance.
Bien sûr, il respecte les faits, mais les présente systématiquement sous l’angle qui lui convient afin de tenter d’imposer sa foi politique. On pourrait presque affirmer qu’il est, en matière de conduite d’entretiens, l’exact contraire de Philippe. Autant les questions de celui-ci sont animées d’une curiosité sincère, autant celles d’AD sont directives et exigent la réponse qu’il en attend.
Le problème pour lui est que le piège ne fonctionne pas avec les politiques ayant un peu de moelle… Et il n’est pas étonnant que Marine Le Pen, qui n’en manque pas et qui, de plus, est tout sauf salonnarde, déteste ce personnage qui, pour qui sait le jauger, laisse davantage l’impression d’un courtisan admirant le Roi et le faisant admirer que celle d’un médiateur entre le pouvoir et le citoyen soucieux d’alimenter le sens critique de ce dernier.
P.S. : Je partage l’avis de Tipaza sur AD et, même si Acrimed n’est pas habituellement ma tasse de thé — loin s’en faut — il me semble que l’article qu’il cite en lien illustre parfaitement la réalité de cette mouche du coche qui croit depuis toujours être indispensable à la bonne marche du pays.
@ Michel Deluré le 20 janvier 2026
« AD n’a jamais caché son aversion pour les extrêmes. »
Il est de bon ton, y compris sur ce blog, de dénoncer « les extrêmes », pour signifier que l’on appartient à la catégorie des « gens bien ».
Mais qui donc définit ces prétendus extrêmes et sur quels critères objectifs ?
Et les gens qui n’ont que le qualificatif d’extrême à la bouche pour tenter de discréditer ceux qui ne pensent pas comme eux, ne sont-ils pas parfois, et même souvent, eux-mêmes des extrémistes ?
@ Ellen le 20 janvier 2026
« Demander à Alain Duhamel ce qu’il pense de Trump et de ses 200 % sur le champagne et les vins français. »
Ceux qui achètent du bon vin et du champagne français, ce sont des Américains très aisés.
La classe moyenne, elle, boit la piquette des vignes de Californie.
Aussi, même avec 200 % de taxes sur les vins français, ils en achèteront toujours autant.
Pour les riches Américains, « plus c’est cher, plus c’est de la haute qualité », et l’argent est fait pour être dépensé.
Ben oui, ils sont comme ça, les milliardaires américains ! 😊
Ah !
Le mot Duhamel est le parfait synonyme de népotisme ; rien d’autre à signaler sur ce robinet d’eau tiède.
Qu’un individu, quel qu’il soit, éprouve de l’antipathie pour un autre individu, qui plus est lorsque cet autre est une personnalité politique, voilà qui n’est nullement de nature à surprendre, voire à choquer. Même si cela n’est pas une règle générale, une telle attitude peut cependant relever d’une réaction parfaitement naturelle. Et j’avoue personnellement bien volontiers que certains personnages de notre théâtre politique actuel s’emploient à merveille par leur jeu à déclencher chez moi ce type de sentiment.
Cette antipathie ne naît pas du seul désaccord sur les valeurs, les convictions, les solutions portées par ces personnalités mais bien plus profondément sur la manière, le comportement, dont ces mêmes personnalités les appliquent, les véhiculent au sein de la société.
AD n’a jamais caché son aversion pour les extrêmes. Dans un de ses ouvrages, il écrivait : « On peut d’ailleurs difficilement me soupçonner de mélenchonisme aigu ou de lepénisme secret. Je suis totalement allergique aux populismes et à la démagogie ».
Un aussi long et riche parcours professionnel que celui d’AD ne saurait certes avoir été effectué sans erreurs, mais il ne saurait cependant être reproché à ce journaliste d’avoir manqué de ces qualités que furent son exigence, son honnêteté intellectuelle, sa courtoisie.
Je n’ai pas d’avis particulier sur Aalin Duhamel. Une chose qui le rend respectable, je ne sais pas si c’est toujours d’actualité : il y a quelques années, à plus de 70 ans, j’ai entendu AD dire qu’il n’avait aucune raison de faire valoir ses droits à la retraite puisqu’il était encore en activité et très bien rémunéré.
Bien des politiciens devraient s’en inspirer.
Alain Duhamel a toujours été un peu borgne de l’œil droit, pas très différemment du père de son antipathie du jour, qui perdit la vision de celui de gauche au rebond d’un méchant accident de sardine.
Qu’il fût touché par ce fameux syndrome des courriéristes télévisuels et radiophoniques du qu’en-dira-t-on politique qui voulaient voir en chaque représentant de la droite parlementaire un pétainiste qui sommeillait (alors qu’au même instant on vantait l’âme pure d’un dirigeant national, acquis au socialisme, francisque enfoncée jusqu’à l’os de la ceinture scapulaire, et non repentant de la chose, comme ses indéfectibles amitiés fusionnelles avec Bousquet le montrèrent), ne manquait pas d’étonner.
Il n’échappera pas aux lazzi avunculaires de certains d’ici et d’ailleurs, excités de reprendre à dessein, les gros malins, « l’humour » de Jean-Marie Le Pen qui se moquait du Tonton socialiste élevé à une sublimité divine par les journalistes des années 80 à 90.
Les analyses d’Alain Duhamel, factuelles jusqu’à l’obsession, furent tout de même, plus que de temps à autre, des oasis où venait se rafraîchir le bon sens, quelqu’un dont la personnalité — qui donnait et devait tout à la sobriété (un concept arrimé de force au bel aujourd’hui), qui ne carburait qu’à l’eau minérale, chevauchait un scooter qu’on jurait, dès 1985, fonctionner à l’électricité, adepte de la marche, voire du métro – était unique, et reste d’avant-garde, dans le paysage médiatique, déjà ravagé par le feu narcissique à l’époque où il se regardait, dans un miroir de l’ORTF, commencer son inarrêtable carrière.
Le fameux « taisez-vous, Elkabbach », proféré par Georges Marchais et repris par Thierry Le Luron, a été fatal à Alain Duhamel. Ce dernier n’a pas eu droit à cette injonction géniale qui a fait le tour du monde ; il en a été fort déconfit, jaloux même.
D’ailleurs, le dinosaure communiste ne s’intéressait pas à Duhamel, ne le regardait jamais et ignorait sa présence ; seul Elkabbach crevait l’écran. Ses duels avec Georges Marchais ont été mémorables, dantesques, et reléguaient ce malheureux A. D. dans l’ombre de l’insignifiance.
Un peu comme ce malheureux Balladur : nous ne retiendrons de lui que ses quelques secondes de gloire — « je vous demande de vous arrêter » —, que je conseillerais à A. D., tant il est pitoyable dans ses interviews.
L’état de l’âme est perçu plus ou moins consciemment au travers des traits du visage et de l’aura. Du fait de la différence de fonctionnement de leur cerveau, la femme y est plus sensible que l’homme, ce dernier tendant à arraisonner son intuition.
Alors, les mystiques de tous horizons, qui passent la moitié de leur vie sur terre et l’autre au ciel, et pour qui la mort n’est que le non-retour d’un voyage parmi d’autres, portent un regard amusé sur « l’Occidental » ployant sous le poids de ses soucis existentiels.
Parmi ces derniers, il y a ceux qui voudraient avoir le regard des premiers, dans l’espoir d’être ce qu’ils ne sont pas.
Plutôt que de se soucier d’inimitiés personnelles, il est indispensable de se serrer les coudes pour reconnaître qu’il n’est plus temps de divertir tous les Jérôme Kadyrov ou les sylvain de Tamanrasset à des fins de publicité individuelle, et de soutenir le président de la seule nation indépendante dont les événements récents confirment toutes les prémonitions européennes.
Le souci des victimes radicalisé — l’Antéchrist selon René Girard — est une notion interprétée fallacieusement par les techno-césars : bric-à-brac pseudo-girardien destiné à justifier les retours aux oppressions cléricales intégristes dont Donald Trump est la caricature obscène, à l’image de tous les mouvements d’extrême droite comme d’extrême gauche qu’il s’agit radicalement de contredire.
Ils ne font qu’imiter ceux qu’ils pensent combattre, chacun soignant sa victime à défendre pour motiver son désir de vengeance et de domination.
Pour ceux qui connaissent l’Apocalypse de Jean, ils incarnent ensemble la deuxième bête, celle qui porte les cornes de l’agneau pour parler comme le dragon :
« Elle opérait de grands prodiges, même jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes… Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. »
Il est donc temps — et la psyché européenne, de par son expérience historique des désastres impériaux, y est prête — de cesser d’adorer les images, nous gardant des idoles publicitaires pour mieux envisager la réalité :
« La conduite de Dieu, qui dispose toutes choses avec douceur, est de mettre la religion dans l’esprit par les raisons et dans le cœur par la grâce. Mais vouloir la mettre dans l’esprit et dans le cœur par la force et par les menaces, ce n’est pas y mettre la religion, mais la terreur. » Blaise Pascal
https://www.penseesdepascal.fr/Soumission/Soumission6-moderne.php
Debout, là-dedans !
Alain Duhamel, l’idée d’un billet le concernant ne m’était pas venue ; parle-t-on des transparents ?
Je le définirai en lui appliquant la définition que l’on donnait à l’eau quand j’étais à l’école primaire :
un liquide incolore, inodore et insipide.
Cette définition de l’eau m’avait frappé par sa négation de toute réalité concrète.
À l’époque, je ne savais pas la formuler ainsi ; ce n’est que plus tard que j’ai compris que certains indéfinissables pouvaient être indispensables quand on avait du temps à perdre, ce qui est souvent le cas des émissions politiques à la télévision.
Avant d’aller plus loin, il convient de préciser que la plupart des émotions, comme la sympathie, l’antipathie, et même l’amour du coup de foudre, toutes ces émotions de l’immédiateté, sont parfaitement réversibles.
Et donc AD reçoit en retour ce qu’il offre.
AD est le parfait représentant du bourgeois BCBG, à la bonne éducation, qui a appris qu’avec un sourire parfaitement construit — le pire des sourires — on pouvait faire illusion et dire n’importe quoi pour épater le chaland, hypnotisé par les étranges lucarnes.
J’ose dire que l’individu est nul de chez nul, en ce qu’il n’est que l’expression de la doxa ambiante qu’il sait formuler selon les codes de l’instant.
L’exemple parfait de l’éponge intellectuelle qui ramasse tout ce qui passe pour le restituer ensuite de façon plus ou moins reformulée.
Un exemple amusant : le livre qu’il avait écrit en 2006 sur les candidats qu’il voyait pour l’élection présidentielle de 2007, intitulé Les prétendants.
Dans une première édition, il avait tout simplement oublié Ségolène Royal, qu’il s’est empressé d’ajouter dans une seconde édition.
Comme visionnaire politique, peut faire mieux, aurait dit l’instituteur qui m’avait appris la définition de l’eau.
Si vous avez du temps à perdre, et si vous voulez vraiment vous faire une opinion objective du personnage — par « objective », je veux dire reposant uniquement sur ses propos, et elle sera évidemment négative — je vous invite à lire cette analyse d’une de ses interviews :
https://www.acrimed.org/Alain-Duhamel-et-les-derives-du-journalisme-politique-le-fond-serieux-contre-la
Bon, ai-je été suffisamment antipathique ?
Ce fut sans me forcer ! 😉
@ Tipaza le 20 janvier 2026
C’est assez amusant que vous preniez pour référence un article du journal Acrimed
Positionnements politiques qui revendique sa proximité avec une « gauche de gauche », autrement dit l’ultragauche.
Je cite un passage de sa fiche Wiki :
« En juin 2024, Acrimed comme 90 médias français appelle à faire « front commun » contre l’extrême droite, qui selon eux menace la liberté de la presse en France. Il appelle à soutenir la coalition de gauche du Nouveau Front populaire dans le cadre des élections législatives anticipées, afin d’empêcher le RN d’accéder au pouvoir le 7 juillet ».
Mais il arrive parfois que l’ultragauche et la droite radicale se retrouvent main dans la main dès qu’il s’agit de critiquer ceux qu’ils appellent les « bourgeois bien-pensants », enfin ceux qui ne pensent pas comme eux, bien sûr !
On peut le constater en ce moment avec LFI et le RN qui votent encore une fois ensemble une motion de censure pour faire tomber le gouvernement.
Ensuite, dans la confusion qui régnera, il sera toujours temps de se chamailler pour s’emparer du pouvoir…
Décidément, l’année 2026 s’ouvre sur de bien sombres auspices.
@ Achille le 20 janvier 2026
« Je pense que notre hôte serait bien inspiré de soumettre à la question ce personnage historique des médias, pendant qu’il en est encore temps. »
Bonne idée, je le pense aussi.
Demander à Alain Duhamel ce qu’il pense de Trump et de ses 200 % sur le champagne et les vins français ; des messages personnels qu’E. Macron a envoyés hier à D. Trump par SMS, l’invitant à Paris pour papoter et dîner en tête-à-tête avant son retour à Washington ; ainsi que de l’acquisition du Groenland voulue par ce dernier…
Trump ne nous cache plus rien :
https://www.lefigaro.fr/international/groenland-donald-trump-devoile-des-messages-d-emmanuel-macron-qui-aurait-propose-un-g7-jeudi-a-paris-avec-la-russie-20260120
Alain Duhamel et Marine Le Pen se jugent d’institution à institution, de ministre et d’éditorialiste de père en fils à tribun de père en fils, et la tribune (pas celle qu’écrit AD, mais le féminin du tribun) est aujourd’hui jugée ès qualités par le tribunal et est pesée dans les prétoires comme aux comices agricoles pour usage inapproprié des fonds publics dont AD a beaucoup profité en qualité de consultant pour le service public, qui semblait lui verser une rente à vie, à lui, à son frère, à sa belle-soeur, à son neveu, n’y voyez aucun népotisme.
AD et MLP se jaugent de dynaste à dynaste, l’une façon raisin de la colère et l’autre portant toge, de dynaste du centre estampillé « cercle de la raison » et Alain Mincocompatible à dynaste de droite caricaturée en beauf avec qui Alain Minc se pincerait le nez s’il devait dîner avec elle, l’une parangon de la saillie qui fait mouche et l’autre de l’intelligence qui connaît sa Ve République, cinquième colonne à la une, intelligence qui se bonifie à mesure qu’en effet, elle s' »[affermit] » quand l’autre s’affirme et, pour s’affirmer, comme son père imité par Laurent Gerra, tantôt voudrait faire croire qu’elle peut raisonner avec empathie et tantôt, le naturel étant chassé, repart au galop de son caractère, la fille imitant le père et ne passant pas pour lui être beaucoup inférieure sur ce registre de la variation entre « la mère Michèle » qui a perdu son chat ou Madame Michu, ménagère de plus de cinquante ans, et le bouledogue qui montre les crocs derrière une clôture gardée comme une frontière au-dessus de laquelle une pancarte avertit : « Attention, chien méchant ».
AD et MLP s’entendent comme chien et chat bien plus que comme larrons en foire. Le contraire nous aurait étonnés. Nathalie Saint-Cricq et son fils Benjamin n’ont pour l’alacrité rien à envier à Marine Saints-Crocs. Mais ce qui m’a fait rire, c’est que Marine Saints-Crocs ait dit de sa nièce Marion qu’elle était un peu « raide ». En comparaison, je rejoins AD : c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité.
« Nous avons appris qu’Alain Duhamel, dans un documentaire diffusé le 18 janvier sur France 5, n’aimait pas Marine Le Pen et la trouvait « antipathique ». Il ajoutait que ce sentiment était réciproque : leurs deux personnalités ne s’accordaient pas. » (PB)
J’ai regardé ce documentaire de France 5 du 18 janvier dernier consacré à Alain Duhamel. J’aime bien ce personnage incontournable du monde du journalisme, qui a participé activement à tous les grands événements politiques de notre pays depuis soixante ans.
Je partage souvent ses analyses, jamais excessives et partisanes, comme on peut le déplorer notamment sur CNews et Europe 1. J’ai même quelques livres de lui dans ma bibliothèque.
Le documentaire montre qu’il a été apprécié par tous les présidents de la République, sans exception, ainsi que par nombre de leaders politiques, de gauche comme de droite, qu’il a été amené à interroger.
Le fait qu’il trouve Marine Le Pen « antipathique » n’est pas vraiment étonnant en soi, dans la mesure où AD a clairement montré qu’il ne partageait pas les idées de celle-ci.
Mais en bon professionnel de l’information, il s’est toujours efforcé de se montrer courtois lors de ses interviews avec Marine Le Pen et les autres membres du RN.
Alain Duhamel n’a pas l’intention de prendre sa retraite et continuera à participer à la vie médiatique et politique du pays tant que son corps et son esprit le lui permettront. Je lui souhaite longue vie.
P.S. : Je pense que notre hôte serait bien inspiré de soumettre à la question ce personnage historique des médias, pendant qu’il en est encore temps.
Eh bien il n’aura pas froid cet hiver AD !