Plus on approche de la fin du quinquennat, plus il devient inexcusable de ne pas tenter une approche équilibrée et honnête du mandat d’Emmanuel Macron, face au lamentable et sommaire « tout ou rien ».
Il me semble que, dans l’entretien qu’il a accordé à RTL – où il a notamment exposé la position française et européenne sur la Russie, l’Ukraine et le refus d’accepter quoi que ce soit qui ferait fi de l’accord du pouvoir ukrainien lui-même -, on devrait, en toute bonne foi, le créditer sur ce point d’une cohérence et une constance indéniables.
J’ose dire que, sur le conflit israélo-palestinien et son acceptation désormais officialisée de la solution à deux États, il n’a pas non plus, quelles que soient les objections soulevées, été indigne de ce que l’on pouvait attendre d’une présidence française.
Si je demeure plus réservé, ici ou là, quant à d’autres aspects de la diplomatie de notre pays, je ne méconnais pas que ma connaissance des dossiers est partielle, et je suis conscient que le citoyen aspire souvent à voir la France taper du poing sur la table, fort de cette immense liberté qu’offre l’irresponsabilité.
Dans ce même entretien, le président, pour solidifier le pacte entre l’armée et la Nation, justifie l’instauration d’un service militaire volontaire, en apportant cette précision capitale : des soldats français ne seraient envoyés en Ukraine qu’une fois la paix solidement établie.

Sur le terrain intérieur, Emmanuel Macron ne peut que se contenter de formuler un simple souhait optimiste quant à la capacité des parlementaires à trouver des compromis au-delà de l’esprit partisan propre à chaque groupe. Vœu pieux ?
Est-ce à dire que le président de la République retrouve, contraint et forcé, une forme de sagesse, tirant du désastre engendré par la dissolution – qu’il n’a reniée que du bout des lèvres – une politique plus pragmatique, où il se soucierait moins d’affirmer et de proposer que de faciliter ?
Reste que, dans un bilan désormais proche de son évaluation finale, subsistent plusieurs zones d’ombre, dont la plus visible est sa faible perception des exigences d’autorité et de fermeté propres à une stratégie régalienne.
Comment le nouveau ministre de l’Intérieur – dont j’ose espérer que la flagornerie, jointe à la critique de son prédécesseur, ne deviendra pas la marque distinctive – peut-il affirmer que le régalien serait la grande force du président depuis 2017, alors qu’il en constitue au contraire la faiblesse majeure, nourrie par un « en même temps » hors de propos dans un domaine où l’action ne peut souffrir la moindre hésitation ni le moindre retard ?
D’ailleurs, s’il fallait une preuve aux antipodes des engagements constants du président, ce serait l’incroyable succès du Rassemblement national : un récent sondage Odoxa indique que Jordan Bardella l’emporterait dans tous les cas de figure, quel que soit son adversaire, Jean-Luc Mélenchon étant le plus nettement défait…
On ne peut oublier que l’obsession récurrente d’Emmanuel Macron a été d’éviter le cauchemar que représenterait, pour lui, l’arrivée du RN à l’Élysée, avant même ses avancées probables aux municipales de 2026. Rien n’est joué, mais tout laisse penser que l’état d’une France en voie d’ensauvagement – crimes, délits, zones et séquences où une France transgressive est en roue libre – constitue la donnée essentielle expliquant le désaveu présidentiel.
Il y a, à mon sens, quelque chose de plus grave encore lorsqu’on approfondit l’analyse. Alors que le président a cherché à inscrire dans le débat public l’exigence de rassemblement et la répudiation de tout extrémisme, c’est l’inverse qui s’est produit. Du RN – même si sa stratégie de banalisation a émoussé ses griffes – à Reconquête!, et jusqu’à LFI, c’est désormais la radicalité qui a la cote, bien plus que les demi-mesures. Je ne crois pas que, pour Jean-Luc Mélenchon, ce soit cette radicalité en elle-même qui handicape son nouveau pari présidentiel, mais plutôt le fait qu’il fulmine une radicalité haineuse. C’est davantage la forme que le fond qui effraie une partie de l’électorat dont il aurait besoin, au-delà d’une certaine jeunesse et de quelques banlieues, pour espérer accéder au second tour.
Cette aspiration dominante à la radicalité est sans doute le signe le plus éclatant du déclin irréversible du macronisme – et de l’absence de tout avenir pour lui au-delà de 2027.
À tout bien considérer, alors que les jeux sont presque faits, convient-il de dire, comme au poker, à propos d’Emmanuel Macron face à tous ceux qui aspirent à lui succéder : « pas mieux » ?
@ Achille le 27 novembre 2025
J’en ai vu des pintades, mais elle, elle tient le bon bout. Il est temps qu’elle s’en aille, elle s’accroche, s’accroche, s’accroche… Les médias en manque de sujets s’en servent de bouche-trou, il est vrai que dans le genre elle n’est pas triste. Elle ira sur les plateaux TV en déambulateur s’il le faut, elle a ses groupies, même les ours blancs la connaissent et pas par son assiduité 😉
Elle ne semble pas avoir compris que, pour elle, la partie est terminée.
Je ne sais pas si elle a l’intention de se présenter en 2027, mais pour cela encore faudra-t-il qu’elle obtienne les 500 signatures, ce qui est plus qu’improbable.
Ceci étant, elle fait partie des « bons clients » que les médias affectionnent parce qu’ils ne peuvent s’empêcher de verser dans l’excès.
Tout ça est plutôt pathétique !
Un bilan des mandats d’Emmanuel Macron sert les archives historiques mais n’a aucun intérêt sur l’axe de la présidentielle puisque ni lui, ni personne de son entourage, ne se présentera à l’élection.
Sa ligne politique va mourir avec son retrait des affaires. La pertinence de l’article est en difficulté.
@ Florestan68 – le 27 novembre 2025
Bien vu ! Mais nous avons aussi ici un autre spécimen qui contourne le titre du blog pour tromper l’ennui : Patrice Charoulet, qui promet de ne plus nous envoyer son menu de la semaine, son bulletin de santé, ni les films de Noël qui, semble-t-il, finissent par le lasser…
Ce que je reprocherais au nouveau format du blog, c’est qu’il n’est pas possible de vérifier son commentaire avant de le valider, comme sur l’ancien système. C’est surtout problématique quand on ajoute un lien car on ne peut pas savoir s’il a bien été reproduit avant de valider.
C’est signalé en orange en haut de votre texte. Vous pouvez lire votre commentaire et le lien une fois « envoyés », sauf que vous ne pouvez plus le récupérer pour le modifier ou corriger les fautes.
Au lieu de 5 « commentaires récents », vous en mettez 15 (il y a 15 lignes), juste les titres et les intervenants et le suivi des conversations est aussitôt amélioré.
Accueil > on descend un peu sur la page > on découvre les commentateurs récents et le tour est joué.
Sinon, dans l’état actuel du blog, si on ouvre un post, ça devient vraiment fastidieux, usant, de chercher les nouveautés (descendre remonter descendre remonter).
Je suis d’accord avec Tipaza. Avant, c’était plus clair à mes yeux.
J’ai entendu une intervenante récurrente sur LCI, qui a « conseillé les hommes politiques aux USA » — c’est ainsi qu’elle se présente, j’ai oublié son nom. Elle nous a expliqué qu’elle était pour le service militaire obligatoire. Je pense qu’elle n’a jamais fait le service obligatoire du troufion de base : c’est donc d’une bêtise crasse et d’une profonde méprise de ce qu’était réellement ce service. Des bidasses, des manœuvres où l’on ne savait rien, du cirage et de la brosse pour astiquer les pneus les jours de défilé.
On parle de « brassage », ce qui pouvait peut-être se concevoir à une époque. Je ne pense pas que l’épopée de Casse-pipe ait jamais infusé une substantifique moelle dans l’esprit des engagés. Je n’ai jamais retrouvé, dans l’œuvre de Louis-Ferdinand Destouches, la moindre once de regret pour cette période de compagnonnage.
Elle s’est fait renvoyer dans ses 22 : le service militaire obligatoire, c’est une armée de chair à troufions qui apprend, en douze mois, à se servir d’un fusil et à recouvrir un canon de multiples couches de peinture, et, pour certains, à obtenir le permis de conduire. Dans les banlieues, tout cela s’apprend en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
J’entends aussi le président Macron parler d’une armée de volontaires ? Diantre ! Mais cela existe déjà sans aucun doute : il suffit de se présenter librement dans un bureau de recrutement et de signer un engagement. Je ne vois pas ce qu’il y aurait de différent dans cette démarche : vous êtes volontaire ? Un contrat vous tend les bras, il suffit de signer et de concrétiser le volontariat. Bref, toujours la même mousse pour réinventer ce qui existe déjà.
Quant à mon intervenante récurrente citée plus haut, qui palabrerait sur le service militaire avec sa jeunesse mais sans y avoir mis ni les pieds ni le casque, j’aurais pu penser qu’elle ferait preuve d’un minimum d’innovation. En réalité, elle nous renvoyait au siècle passé : vieille dans sa tête, vieille dans des propos dont elle ne connaît rien, ni la vie de troufion bardée d’ennui, ni les heures qui s’écoulent trop lentement à fumer des cigarettes offertes gracieusement par la nation. La solde ne valait pas trois francs six sous.
C’est bien le propre de tous ces ultracrépidarianistes qui embrassent beaucoup mais étreignent très mal. Elle se rattrapait aux branches en disant que la mentalité américaine n’avait rien à voir avec la nôtre… bref, le silence est parfois d’or.
Dans le bulletin des anciens du BTP, on voit fleurir des nostalgiques du service militaire, à la recherche de personnes croisées il y a un demi-siècle — alors que rien, en réalité, ne les avait liés. Pourtant, au crépuscule de leur vie, la nostalgie leur fait imaginer que ce qui avait été vécu est devenu leur jardin magique… Il suffit de le croire, dirait le Volatile cher à Mon Général. Aujourd’hui, ce ne sont pas des bidasses qu’il faut : c’est du professionnel, du fantassin formé, aguerri et pugnace, avec une perspective de reconnaissance. Professionnel et choyé.
@ Tipaza
@ Michel Deluré du 27 novembre 2025
Au choix, à vous de voir. Si vous voulez vous y retrouver plus facilement, vous pouvez aussi répondre suivant l’ancien modèle affiché ci-dessus (sauf que l’heure d’envoi n’y est pas – rien de grave) ou continuer d’utiliser directement « répondre » si le texte n’est pas trop long.
Moi j’aime bien ce nouveau modèle.
Ségolène Royal cite Machiavel à propos de M. Macron qui rêve de devenir chef de guerre, et c’est frappant de justesse.
https://www.youtube.com/shorts/SPOZBwAr8No
Comme dirait la rigolote dans les GG : faut pas se foutre de nous… Il vaut mieux en rire.
Emmanuel Macron, chef de guerre face à Poutine ? Déjà que le grand Napoléon y a échoué à Moscou, alors je ne vous dis pas dans quel état notre chef de guerre en papier mâché se retrouverait — en caleçon, avec un retour au pays des grenouilles.
P.-S. : Patrice Charoulet, s’il me lit, va pleurer.
Sauf que Ségolène Royal n’est pas fichue de citer correctement Machiavel qui dit exactement l’inverse ! 😊
« La citation de Machiavel dans « Le Prince » (1513) est à l’exact inverse : « On ne doit jamais laisser se produire un désordre pour éviter une guerre; car on ne l’évite jamais, on la retarde à son désavantage. » »
Nous pouvons penser que dans l’esprit de Machiavel il s’agissait d’une guerre inévitable, déclenchée par un ennemi éventuel et non pas d’une guerre provoquée par des bellicistes pour trouver un prétexte afin d’imposer des mesures coercitives de contrôle de la population.
Ayant interrogé une IA sur la citation (probablement apocryphe telle qu’elle est formulée) attribuée à Machiavel, j’ai obtenu la réponse suivante :
« La phrase : « Pour maintenir un peuple dans l’obéissance et le silence, faites-le par la peur, inventez-lui un ennemi… » ne figure ni dans Le Prince, ni dans Les Discours sur la première décade de Tite-Live, ni dans L’Art de la guerre. Il s’agit d’une reformulation moderne inspirée de son style et de ses thèmes, mais qui n’a pas de source textuelle directe. Machiavel insiste bien sur l’usage de la peur comme instrument politique (Le Prince, chap. XVII : « Il vaut mieux être craint qu’aimé, si l’on ne peut être les deux »), et sur l’importance de l’ennemi pour maintenir la cohésion d’un État (Discours, Livre II). Mais il ne formule jamais la citation que vous mentionnez. »
Ceci dit, il a bien émis, en substance, l’idée suivante :
« La crainte d’un ennemi extérieur maintient les citoyens unis et les empêche de se corrompre. » (Discours, II, 25, paraphrase fidèle.)
Conclusion personnelle : le chef d’un État où la discorde ainsi que la défiance à son égard s’installeraient pourrait être tenté de mener une politique belliciste afin de créer une diversion, avec pour conséquence l’émergence éventuelle d’un risque de guerre inutile.
@ sylvain le 26 novembre 2025
Malgré le score du sondage en faveur de Jordy Perroquet, autour de 35 %, je penche, comme le maire de Béziers, pour qu’au second tour ce soit insuffisant sans alliance : il ne pourra pas être élu. — Je fiche mon billet : notez-le bien, je saurai vous le rappeler.
Je suis tombé de l’armoire : le programme communiste du FN/RN est un condensé de ce qui se fait de pire, quand on pense que vivre en autarcie, c’est le bonheur. Mais non : c’est la Corée du Nord, en fait, dans toute sa splendeur — famine, etc.
Fabriquer ou rapatrier dans notre pays tout ce qui peut se fabriquer ailleurs pour bien moins cher est de la folie douce. Les magnifiques escaliers métalliques d’un des plus grands centres commerciaux proches de chez un interlocuteur de ce blog arrivaient par semi-entiers depuis la Pologne.
Les plans des structures métalliques d’un des plus grands faiseurs français étaient sous-traités à l’extérieur. Cela s’appelle le commerce intelligent, et non le repli sur soi — et surtout pas la misère future que prône le FN/RN, qui rêverait de fabriquer le moindre écrou sur place, et ferait évidemment gonfler la perte de pouvoir d’achat : c’est mécanique, mon ami.
Vous avez vu le succès de Shein et d’autres encore : c’est ainsi, et avec le FN/RN ce serait bien pire.
Le savoir-faire et la capacité à vendre se trouvent parfois ailleurs : les Polonais ont une très ancienne tradition métallurgique ; ils sont sous-traitants, entre autres, pour l’automobile allemande, avec un savoir-faire aiguisé et des coûts infiniment inférieurs — ce qui n’empêche pas la réussite.
Je suis donc tombé de l’armoire à propos du programme économique du FN/RN, mais je suis souple et leste aussi : j’ai un gros moteur, paraît-il, comme toute personne qui pratique le vélo. Je vous remercie de vous préoccuper de ma santé.
Par contre, Jordy a besoin de vitamines : il fait plutôt « palichot », comme on dit chez nous, et ânonner sans cesse les mêmes antiennes va finir par lui gripper les rouages dans la calbombe.
Vous êtes maniaque ? ça fait trois fois en deux jours que vous tombez de votre armoire, faites comme Bardella, ce jeunot grimpe encore aux rideaux, autant que dans les sondages.
« Je suis tombé de l’armoire : le programme communiste du FN/RN est un condensé de ce qui se fait de pire, quand on pense que vivre en autarcie, c’est le bonheur. »
Cher Giuseppe, je ne vais pas polémiquer avec vous sur ce point, mais bien que je ne sois pas membre du RN, je pense que vous donnez un tantinet dans la caricature.
Le RN comporte dans ses rangs des dirigeants de petites et moyennes entreprises, ressemblant à tous ceux qui, quelles que soient leurs convictions, croulent sous un système réglementaire et fiscal aberrant, faisant de plus la part belle à l’invasion de produits étrangers échappant à tout contrôle, ce qui introduit une concurrence déloyale.
« Fabriquer ou rapatrier dans notre pays tout ce qui peut se fabriquer ailleurs pour bien moins cher est de la folie douce. »
Sauf que parfois, se reposer uniquement sur les possibilités offertes par le commerce mondial pour la fourniture de produits à caractère stratégique — comme les munitions, les médicaments et autres — peut avoir des conséquences dramatiques, comme il est souvent possible de le constater dans nos pharmacies en ce qui concerne certaines molécules essentielles, et ce même pas en situation de graves tensions susceptibles de quasiment bloquer les échanges internationaux.
Ne plus fabriquer nous-mêmes certains produits de base risque aussi de nous exposer à une perte de savoir-faire.
Quant aux Polonais, ils ont un gros avantage sur nous : ils ont une expérience vécue du communisme tel qu’il est en réalité, dans sa brutale dimension totalitaire, et éloignée des mythes, contrairement à nous qui sommes intoxiqués par un narratif mensonger visant à nous présenter ce mouvement sous un jour « sympa » et ses « luttes » dans le monde syndical comme légitimes, alors qu’il s’agit le plus souvent d’actions à caractère révolutionnaire visant moins à assurer l’amélioration réelle et durable des conditions de vie des gens qu’à détruire la société dite « capitaliste » dans tous ses aspects, et pas seulement dans le domaine économique.
Et sur ce plan, les Polonais ne gobent pas les calembredaines encore débitées chez nous par les journalistes-commissaires politiques officiant sur la plupart des médias publics sans se voir opposer la moindre contradiction, y compris par des gens catalogués « à droite ».
Pour ne pas parler des brillants esprits qui, dans le monde politique ou universitaire, n’ont toujours rien compris ou plutôt refusent de comprendre.
@ Robert Marchenoir le 26 novembre 2025
« Si vous ne connaissez pas le sens du mot indubitablement, veuillez vous rapporter à l’un des ouvrages de la bibliothèque de Charoulet, et ne pas nous casser les xxx pieds avec vos interrogations intempestives. »
En complément à mon post précédent, et quitte à faire un petit hors-sujet, je tiens à préciser que je connaissais la signification du mot « indubitablement » et que je n’ai pas eu à recourir à mon dictionnaire (*).
En fait, mon vocabulaire n’est pas aussi limité que vous l’insinuez.
Il n’y a guère qu’avec genau que je recours, de temps en temps, à un dictionnaire, vu qu’il aime bien glisser un, voire plusieurs mots savants, dans ses commentaires. Avec lui, j’ai énormément enrichi mon vocabulaire.
À toutes fins utiles, je vous signale que Frédéric Dard a avoué ne connaître que 300 mots de la langue française. Tous les autres, il les a inventés, ce qui ne l’a pas empêché de faire une brillante carrière d’écrivain. Même les cancres ont leur chance en littérature : il suffit qu’ils aient un peu d’imagination…
(*) Petit Larousse illustré, édition 1974, que je n’utilise plus depuis belle lurette, vu que je peux obtenir les définitions directement sur Internet avec Le Robert, Larousse, Littré, et même le dictionnaire de l’Académie française, dernières éditions mises à jour.
Mon cher Achille,
Cette fois-ci je me dois de vous répondre pour dissiper vos craintes. Il va de soi que mon commentaire burlesque auquel vous faites allusion n’avait nullement pour but de dénigrer votre vocabulaire.
J’ai simplement incarné un fonctionnaire hargneux et mesquin répondant à une interrogation tout à fait imaginaire de votre part, suscitée par une ignorance hypothétique du mot indubitable.
Il s’agissait d’une modeste fiction, d’une brève tentative littéraire mettant en scène deux personnages imaginaires. Ce n’est pas de vous que je me moquais, c’est de l’étouffant carcan étatiste français.
Cette petite fantaisie a certes été suscitée par mon énervement consécutif à votre pataphar grammatical. Considérez que si je me suis donné la peine de le relever, c’est d’une part qu’il n’est que trop courant dans le langage commun, d’autre part que votre écriture est ordinairement très soignée.
Je me suis un peu amusé en espérant faire rire, voilà tout.
Puisque votre esprit d’ingénieur exige que l’on mette les points sur les i, vous n’aviez nullement besoin de vous défendre, non plus, concernant l’emploi des expressions « se faire dégommer » et « passer à la planche à secousses ». Non seulement je ne les ai pas mises en cause, mais je trouve cette dernière particulièrement spirituelle.
Je retourne maintenant à mon mode opératoire habituel, chiant et au premier degré.
J’avais cru un temps que la nouvelle organisation du blog avec le « Répondre » à la fin de chaque commentaire était une bonne chose dans la mesure où elle isolait des conversations trop duelles.
À l’usage, je m’aperçois que cette procédure, appliquée à l’ensemble des commentaires, rend les échanges illisibles avec une organisation du blog qui est totalement brouillonne.
C’est ainsi qu’il m’est de plus en plus difficile de suivre les idées de certains, et plus facile de perdre les miennes.
Intervenant généralement de façon plus limitée, j’essaierai, si c’est possible, de revenir à l’ancienne procédure, plus linéaire et donc plus lisible, du moins pour moi.
Je partage totalement votre point de vue.
Moi aussi.
C’est, au contraire, l’ancienne plateforme qui était archaïque et malcommode. La fonction de réponse en dessous d’un commentaire est l’un des standards des blogs. Il va de soi que lorsqu’on répond à quelqu’un, la réponse doit suivre ce qui l’a suscitée, et être signalée comme telle par une indentation.
De même pour les réponses aux réponses, bien que cette plateforme-ci (ou les réglages qui lui sont appliqués) restreigne rapidement le niveau des sous-réponses. Ce qui oblige parfois à recourir à l’ancien système après avoir actionné la fonction réponse.
Le problème, s’il y en a un, réside dans l’absence d’alertes, qui empêche de suivre ces conversations. La liste des nouveaux commentaires est très limitée en nombre, et il n’y a pas d’alertes mail ou RSS.
Mais cela correspond peut-être à la volonté de Philippe Bilger, exprimée plusieurs fois par le passé, de limiter ces conversations accessoires.
Il n’y a pas de raison de ne pas utiliser cette nouvelle fonction, pas plus qu’il n’y en aurait à s’obstiner à cogner à une porte qui serait munie d’une sonnette.
Je tiens à rappeler l’essentiel que certains semblent oublier : ce blog est conçu pour exprimer le point de vue de PHILIPPE BILGER et permet à des internautes de commenter CE point de vue.
Quelque intéressants ou pertinents que puissent être ces commentaires, il n’y a pas lieu de les commenter en retour, sinon ce n’est plus le BLOG de PHILIPPE BILGER, mais un FORUM où tout un chacun exprime son point de vue sur le commentaire d’un commentateur. Cela rend l’ensemble assez illisible et finit par nous détourner du sujet initial et surtout du point de vue de son auteur, qui doit être l’unique objet des commentaires.
« Je tiens à rappeler l’essentiel que certains semblent oublier : ce blog est conçu pour exprimer le point de vue de PHILIPPE BILGER et permet à des internautes de commenter CE point de vue.
Je tiens à rappeler une évidence que vous semblez oublier : la fonction répondre, qui n’existait pas auparavant sur ce blog, n’a pas été introduite par le Saint-Esprit mais par Philippe Bilger.
S’il avait voulu complètement interdire les dialogues entre commentateurs, il ne l’aurait pas fait. Une solution encore plus radicale est d’ailleurs à sa disposition : instaurer une règle interdisant cette pratique et ne pas valider les commentaires qui l’enfreignent.
C’est marrant, cette propension à être plus royaliste que le roi.
Je vous comprends, car l’envie me prend aussi quelquefois de répondre aux intervenants, mais je m’y refuse pour ne pas alourdir le blog et rester sur le sujet proposé. Cela étant, comme je l’ai déjà suggéré à Philippe Bilger, la meilleure solution serait d’adopter la formule des commentaires des articles du Figaro : sous chaque commentaire, il est indiqué la possibilité de répondre et le nombre de réponses disponibles. Libre à chacun de cliquer dessus, soit pour répondre, soit pour consulter les réponses (auxquelles d’ailleurs on peut répondre). Cette formule a pour avantage de ne pas rendre la lecture des commentaires illisible (comme sur Causeur) et de préserver la liberté de commenter à l’infini.
Le RN devrait pouvoir faire mieux car il n’est pas englué, comme les autres partis, dans les copinages et fraternités de hauts fonctionnaires, directions de commissariats, d’observatoires, d’agences, d’associations subventionnées, etc. etc.
Le problème est qu’il aura justement toute cette pègre sur le dos et qu’il faudrait donc commencer par s’en débarrasser, Conseil constitutionnel en tête, autrement dit commencer par un coup d’État. Il aurait certes l’assentiment de l’immense majorité de la population, mais comme on ne peut passer général ou haut gradé dans la police si on n’est pas franc-maçon, ce serait difficile.
Alors, il faudra attendre que les musulmans devenus majoritaires dans le pays, fassent le ménage. Au train où va la démographie des Français « de souche » par rapport à celle des autres, ce sera peut-être pour nos arrière-petits-enfants, voire avant.
Ceci dit, Macron, rien qu’avec les costards qu’il se prend ici, pourra ouvrir une boutique.
Et notre bénédictin de pacotille continue à prêcher les génocides.
Écoute, ô mon fils, l’invitation du maître, et incline l’oreille de ton cœur, alors tu pourras prétendre à l’incarnation de l’Esprit.
Merci au président de mettre les extrémismes face à leur comportement sectaire de tribus malades.
Sonne l’hallali, les chiens dévorent leur proie.
La haine est un choix libre d’esclavage, le temps des compromis de l’amour attendra.
Pas besoin des extrémistes pour s’apercevoir que tout le pays est à lui seul une tribu de grands malades, la haine est partout et à son paroxysme, les gens se dévorent entre eux, terreur, crime et narcotrafic sont devenus la norme.
De ce président psychopathe et son populo d’humanoïdes décérébrés, la France du fascisme islamogauchiste narco n’attend plus qu’un homme providentiel pour la sauver, peu importe la forme de sa moustache.
Il n’y a aucune autre solution.
@ Serge HIREL le 26 novembre 2025
Ben oui, que voulez-vous. Maître Jourdain faisait de la prose sans le savoir et moi j’ai sorti une anacoluthe involontaire. En fait je pensais que ce mot était une insulte du capitaine Haddock
Je trouve toutefois la sentence un peu lourde et demande l’indulgence du tribunal.
Un petit rappel à l’ordre devrait suffire, vu mes longs états de service sur ce blog.
L’aurait-il perdu de vue ? Emmanuel Macron serait-il lui aussi dispensé de rencontrer son ami Nicolas Sarkozy à l’Élysée ?
NS aime tellement les juges qu’il n’a rien trouvé de mieux que de monter sa collection financière illégale pour les rencontrer le plus souvent possible.
La Cour de cassation a confirmé la condamnation. Chapeau, il fallait oser ! 42,5 millions d’euros pour sa campagne présidentielle de 2012, au lieu des 22,5 millions maximum autorisés par la loi.
Puisque je vous dis que je suis innocent : je n’étais pas au courant que Bygmalion produisait de fausses factures pour les mêmes services…
Qui veut gagner des millions ? NS devrait proposer à Netflix un scénario : ça pourrait lui rapporter gros…
Pourquoi le président ne laisserait-il pas s’installer un désordre national, social, financier et politique, susceptible de créer des réactions violentes qui lui permettraient de durer au-delà de son mandat par les dispositions prévues par la Constitution ? Il est assez tordu pour ça.
À la télé comme sur Netflix, sont offertes des centaines de romances de Noël. Chacune se termine bien. Avant le mot « fin », le film culmine par un embrassement sur la bouche des deux héros, après diverses péripéties, sur fond de sapins de Noël, souvent dans un cadre neigeux. Comme prélude à une bonne nuit sans cauchemars, c’est excellent.
Mais les scénaristes ont beau varier les schémas et proposer des variantes, ces films peuvent lasser.
Vous aurez remarqué que, dans ces romances américaines — je me souviens de ce qu’énonçait Denis de Rougemont sur la dégradation de la passion amoureuse —, les deux protagonistes sont toujours divorcés et qu’il ne manque à leur bonheur que l’amour. Heureusement, ces histoires finissent toujours bien, même si l’ancienne conclusion « et ils eurent beaucoup d’enfants » en est désormais systématiquement absente. Ah, le droit au bonheur : s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. La mythologie américaine y pourvoit admirablement.
« Pas mieux que lui ? » (PB)
Bon, bon… Quand ça veut pas, ça veut pas. Pourtant, lui, c’est un champion dans son genre. Bien sûr, on aura droit aux sempiternelles ovations de leurs champions, bien sûr il est innocent, bien sûr les juges sont pas justes, bien sûr… enfin, la litanie habituelle. Et c’est vrai qu’en ce moment, autour de Nico, ça vole en escadrille, les ennuis…
Je ne vais pas l’accabler non plus avec le mot habituel du genre. Il va devenir, à force, sympathique : les harcelés supposés finissent souvent du côté des sympathiques. Allez Nico, Carlita te soutient ; un dessin de presse aperçu dans Charlie, me semble-t-il, ne régale pas non plus tes oreilles depuis ton retour. Quand ça veut pas, ça veut pas.
« La décision est tombée. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion, ce mercredi 26 novembre, suivant les préconisations de l’avocate générale à l’audience du 8 octobre.
L’affaire Bygmalion devient la deuxième condamnation pénale définitive au casier judiciaire de Nicolas Sarkozy, après celle de l’affaire des écoutes. »
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/affaire-bygmalion-nicolas-sarkozy-d%C3%A9finitivement-condamn%C3%A9-apr%C3%A8s-le-rejet-de-son-pourvoi-en-cassation/ar-AA1Rcm5v?ocid=msedgdhp&pc=EDGEESS&cvid=692701895c3b459fad32ec002a00dc4c&ei=11
Au vu du bilan catastrophique du règne quasi monarchique macronien, il devient urgent de mettre fin à cette manière de gouverner.
Seul Bardella s’impose pour tenir ce poste et redonner allah France ses lettres de noblesse, sa fierté, son honneur, de la morale et du civisme.
Macron à Tebboune est devenu la risée du monde entier, auto-culpabilisation, repentance, notre Machiavel continue son oeuvre de destruction de la France : record de crimes, record de faillites, record de ruine économique et de dette, record d’invasion criminelle, record de trafic de drogue que le Mexique nous envie.
Clochardisation de toutes nos narcos-institutions islamogauchisées, 3500 milliards de dette, insécurité poussée à son paroxysme grâce aux juges rouges narcos complices des criminels, préfets narcos complices des squatteurs, notre narco-État offre au monde entier l’image d’une zone tiers-monde sous la coupe de mafias islamistes narcos hyperpuissantes surarmées ; un pays cadavre dépecé par toutes les racailles envahisseurs criminels qui se servent abondamment en toute impunité et complicité de cette macronie immonde.
Mais bien entendu le seul et vrai danger qui se profile allah ligne bleue des Vosges, céleRN célepen céléfachos célénazis, faut surtout pas changer de braquet.
J’ai relu le programme du FN/RN : c’est à tomber de l’armoire.
C’est un manque total de clarté et de cohérence : des économistes comme Nicolas Bouzou soulignent que le programme du RN est flou et peu structuré, avec des débats internes qui révèlent un effondrement du niveau de réflexion économique.
Le FN/RN adopte des mesures historiquement associées à la gauche (retraite anticipée, impôt sur les patrimoines, taxation des multinationales), tout en tenant un discours de droite nationaliste. Ce mélange brouille la lisibilité et inquiète les milieux économiques.
Selon la fondation iFRAP et la pugnace Agnès Verdier-Molinié, le programme du RN entraînerait des dépenses massives non financées, avec un décalage majeur par rapport aux trajectoires budgétaires actuelles. Cela risque d’aggraver la dette publique.
Promesses irréalistes sur le pouvoir d’achat : le FN/RN met en avant un « budget de redressement » centré sur des baisses d’impôts et des aides ciblées, mais sans préciser comment financer ces mesures dans un contexte de déficit déjà élevé.
Comme disait Martine Aubry : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. »
Risque de désengagement international et économique : plusieurs analyses estiment que le FN/RN, en prônant un protectionnisme renforcé et une rupture avec certaines règles européennes, pourrait isoler la France et fragiliser son attractivité économique. Vivre en autarcie et se replier sur soi est la base même des économies communistes, et l’on a vu les résultats. Les Chinois, eux, sont des capitalistes dans une version parmi les plus dures.
Le FN/RN et les retraites caresse le doux rêve de LFI et des affidés, en promettant un départ anticipé. Mais cela coûterait des dizaines de milliards supplémentaires chaque année, alors que le système est déjà déficitaire, complètement miné et cabossé.
En voulant taxer davantage les multinationales et les hauts revenus tout en baissant les impôts pour les ménages, le FN/RN crée une contradiction qui risque de décourager l’investissement et de faire fuir le peu d’engagement restant : le propre d’une indigence économique de base.
Sur la dette et le déficit, là, c’est le pompon, la médaille de l’incompétence, et surtout la brise qui souffle dans des oreilles bouchées : aucune trajectoire crédible n’est proposée pour réduire la dette publique. Au contraire, les mesures annoncées aggraveraient le déficit dans toute sa splendeur.
Le FN/RN veut limiter les importations et renforcer les barrières douanières, ce qui pourrait provoquer des représailles commerciales et nuire aux exportations françaises. Il ne manquerait plus que ça, avec Trump pour nous secouer encore plus, surtout sur les spiritueux — dont Macron avait, au final, dû lâcher du lest.
Les Chinois, eux, ont réduit de près de 70 % les importations de vin…
Les milieux d’affaires restent méfiants, malgré quelques rapprochements récents. Le FN/RN n’a pas encore convaincu les investisseurs de sa capacité à gérer l’économie de manière stable.
Jordy Biberon pour diriger le pays, avec un programme à faire fuir même les plus engagés.
Marine se mélangeant les crayons devant Macron, et Jordy incapable de compter les tétines qu’il lui reste pour faire avancer le pays. Lui n’a jamais planté un clou ni des choux — il n’est pas le seul —, et le manque de courage des élus passés, ajouté à la dette colossale, a fait prospérer l’idée qu’avec le FN/RN nous serions sauvés comme Boudu…
Et le pire, c’est qu’en France on n’a plus les moyens de se payer des bouées de sauvetage.
Qui peut croire que Jordy Barboteuse va mener le pays à des redressements qui feront mal, alors qu’ils nous expliquent qu’ils rasent gratis et qu’en plus il va nous fournir la gomina ?
On n’a pas fini de rire — ou plutôt de pleurnicher : « Si on avait su ! »
Les miracles sont à Lourdes, pas au FN/RN.
Je devine, à la constance de votre effort, que vous êtes sur le point de trouver une justification pour voter une fois encore pour ce que l’on présente comme étant un moindre mal. 1 200 milliards de dettes supplémentaires, le blocage institutionnel érigé en forme normale de gouvernement, l’hypothèse d’une guerre généralisée à tout le continent n’ont pas suffi à vous persuader. À votre droite, des extrémistes ; à votre gauche, idem ; et, au milieu, le camp de la raison et du bien commun. N’avez-vous pas réalisé que les extrémistes les plus radicaux et les plus agissants se situent au centre de l’échiquier ?
Vous vous plaignez de la récolte ? Soyez conséquent. Prenez-vous-en aux semeurs, au lieu de récriminer contre ceux qui n’ont pas encore semé et proposent de le faire autrement.
Le moindre mal n’est pas un bien. Il ne le sera jamais. Le moindre mal est le stratagème au long cours dont se sert le mal pour se répandre universellement, sans qu’il y paraisse, comme par nécessité.
Le moindre mal n’est pas un choix raisonnable. Le moindre mal est un choix contraint.
À force d’entraves et de contraintes, la destination finale atteinte ne sera pas celle où, spontanément, l’on aurait désiré aller, mais celle où les mystificateurs politiques nous auront convaincus d’aller.
Pas du tout ! Je suis comme Robert Ménard : je ne sais pas tout, mais par contre je me suis coltiné le plan économique du FN/RN, et là je peux vous dire — en chevronné des flashs d’exploitation de chantiers — que si nous avions appliqué ce qui est prôné par le FN/RN, cela aurait été le toboggan assuré. Ce n’est pas à Canossa que vous alliez : c’était la porte directe, après, bien sûr, le droit à l’erreur… mais pas aux erreurs répétées.
Je me souviens qu’un intervenant de ce blog connaissait ce qu’était un flash d’exploitation dans une major du BTP ; il devrait donc m’entendre. C’est tous les mois que vous passez au trapèze, et les corrections ne sont évidemment pas des constats a posteriori : vous faites fissa pour remettre la machine sur de bons rails.
Sérieusement, qui peut croire à un tel programme ? D’ailleurs, d’emblée, ils vont tirer la chasse, commander un audit, et ainsi ne rien faire de ce qu’ils ont bradé auprès des citoyens. Le miracle FN/RN n’aura pas lieu. Et puis, comme je l’ai déjà dit, les miracles, c’est à Lourdes. La dette existe bel et bien, et là Jordy Monopoly va être confronté à la réalité — surtout une réalité qu’il n’a jamais pratiquée.
Je suis tombé de l’armoire ; heureusement je suis souple. La dette vaut son poids de béton, et tout bon entrepreneur sait que le meilleur moment pour investir, c’est quand on a les moyens : investir pour se sauver, ça n’existe pas. Quand vous n’avez plus un rond, vous allez à l’abattoir, et dans les affaires, c’est pas bon du tout. Tout le monde scrute vos comptes, et à partir de là vous pouvez discuter, mais pour cela il vaut mieux avoir du sonnant et trébuchant.
Le FN/RN qui ferait mieux avec les poches vides, qui peut le croire ? Moi, non, ainsi que tous ceux qui ont manié le sable, le gravier et le ciment pour bien vendre le béton.
Sauf à supposer que le RN ferait ce qu’il ne dit pas, ce qui semble très hypothétique et improbable, on peut déjà se représenter que son arrivée au pouvoir n’améliorerait pas l’état du pays.
De là à conclure qu’il n’y a d’autre choix que de consentir à nouveau à un moindre mal, il n’y a qu’un pas que beaucoup feront. Ils en éprouveront la satisfaction d’avoir évité le pire. Ils se leurreront une fois de plus. Ils n’auront fait qu’assentir à un mal qui se perpétue et qui au fil des années aboutit à l’état dans lequel nous sommes.
Certains pensent, on le leur aura répété jusqu’à la nausée, que le régime de démocratie par représentation est entre tous le meilleur des régimes politiques. Théoriquement peut-être, tant que le jeu n’est pas pipé. Au casino, à la fin, c’est toujours la banque qui gagne.
Mais, ainsi que je l’ai déjà exprimé, la démocratie représentative a au moins une vertu intrinsèque : celle de permettre de chasser ceux qui ont déçu. Fasse que cela soit toujours possible en 2027.
@ Jean sans terre
« Le moindre mal n’est pas un bien. Il ne le sera jamais. Le moindre mal est le stratagème au long cours dont se sert le mal pour se répandre universellement, sans qu’il y paraisse, comme par nécessité. »
Erreur fondamentale maquillée sous une formule séduisante, qui explique parfaitement pourquoi votre position est impuissante dans l’ordre politique.
En matière économique, et donc en matière politique, et d’ailleurs en matière « régalienne » également, il n’y a aucun bien. Il n’y a que du moindre mal. Il n’y a que des compromis les moins mauvais possibles.
C’est un fondement de la théorie libérale, et il n’est pas étonnant que vous soyez un anti-libéral enragé.
En matière économique, seule l’interaction constante d’individus libres sur un marché libre peut aboutir à un équilibre traduisant l’intérêt général. Aucun État, aucun fonctionnaire, aucun homme providentiel, qu’il soit général ou Roy de Frônce, ne peut prendre de meilleures décisions économiques que le marché.
Quant aux décisions non économiques – mettons la paix et la guerre, pour donner l’exemple le plus éclatant – nul ne peut prétendre qu’elles puissent atteindre à la perfection. Là encore, le choix est toujours celui du bien relatif, celui du moindre mal.
Par exemple, il est clair que le choix de soutenir l’Ukraine ressort davantage du bien que celui de soutenir la Russie. C’est tout ce que l’on peut en dire lorsqu’on s’en tient à cette notion.
Mais les communistes (et les fascistes, et les théocrates) soutiennent que dès lors qu’on peut discerner le mal en Ukraine (la corruption, par exemple), alors il est illégitime de la soutenir.
C’est évidemment une position malhonnête. Ceux qui tiennent ce raisonnement s’abstiennent de chercher l’imperfection du côté russe. Il est absolument clair que le moindre mal se trouve du côté ukrainien.
Tout votre discours se fonde sur la déploration de l’absence de perfection dans l’ordre politique (ce que vous appelez le bien). Mais la perfection n’est pas de ce monde. Vous trouverez toujours à critiquer tel ou tel au motif d’une imperfection.
Votre posture omet complètement de tenir compte de la nature humaine, laquelle est imparfaite. Vous, vous nous dites : il suffirait de mettre à la tête du pays un Roy de Frônce, lequel prendrait directement ses ordres de Dieu, et puis roule ma poule, nous aurions la perfection sur terre.
Non seulement les choses ne se sont jamais passées ainsi dans l’histoire, y compris lorsque le Roy de Frônce était au pouvoir et que l’Europe était chrétienne, mais cette conception est profondément contraire au christianisme.
Vous vous revendiquez à tort d’une religion dont vous ignorez les bases les plus importantes. Vous faites tout simplement une croix sur le péché originel, sur la séparation entre le monde et le royaume de Dieu.
Cela est erroné que l’on soit croyant ou non. Vous faites dire au christianisme ce qu’il ne dit nullement. Indépendamment de la foi, la théologie est une réalité. Vous la travestissez.
Ce que je dis là ne signifie pas qu’il faille soutenir Emmanuel Macron (ou qu’il ne faille pas le soutenir, d’ailleurs). Il s’agit d’une vérité indépendante des factions politiques et de l’actualité du moment.
Je ne me reconnais pas dans le portrait que votre imagination fait de moi.
@ Giuseppe le 26 novembre 2025
« J’ai relu le programme du FN/RN : c’est à tomber de l’armoire. »
Parce que vous grimpez sur les armoires pour lire le programme du FN /RN facho nazi, cher Giuseppinocchio ? Quelle mouche vous a piqué ? À votre âge ce n’est pas sérieux, vous vivez dangereusement, ce serait dommage de vous perdre, on a encore besoin de vous, surtout Jordy la Farine au firmament des intentions de vote, c’est ballot !
Que vous ne supportiez pas le RN, c’est votre droit… Que, pour lui déplaire, vous l’appeliez encore le FN, soit… Mais que vous écriviez que vous avez lu le programme économique du RN relève de l’infox : il est en cours d’élaboration. J’entends bien que l’on trouve aisément celui que Marine Le Pen et Jordan Bardella défendaient lors des législatives de 2024. Plus exactement, les moteurs de recherche regorgent de bribes de ce programme noyées au milieu des commentaires acerbes de la Macronie, de LR, de la gauche et des médias « bien-pensants » réunis.
Le chaos politique, la crise économique, la dette publique et le désordre international s’étant depuis lors nettement aggravés, tout esprit tolérant admet que, pour la prochaine échéance — législatives ou présidentielles —, il doit être modifié. De plus, un parti à deux pas du pouvoir se doit d’être pragmatique, sans pour autant renier ses principes. La réussite de Giorgia Meloni en Italie le prouve et pourrait servir d’exemple à suivre pour NB et MLP. Le libéralisme affiché qu’elle pratique ne remet pas en cause son penchant politique pour les mesures dites « sociales ».
Pour l’heure, le seul document que le RN a produit en matière économique est le « contre-projet » budgétaire présenté le 23 octobre dernier, à la veille du début du cirque parlementaire, qui démontre, s’il le fallait encore, que l’exécutif n’est plus à la hauteur de sa tâche : gouverner.
https://rassemblementnational.fr/documents/GRN-CONTRE-BUDGET-2026.pdf
Outre ce projet, pour commenter la position du RN en matière économique et déceler quelles seront les lignes de force de son action lorsqu’il sera au pouvoir, on peut aussi prendre en compte quelques discours et quelques interviews des dirigeants du RN… mais avec beaucoup de prudence, dans la mesure où, comme dans tout autre parti, des discussions sont en cours pour évaluer les propositions des uns et des autres et affiner l’axe sur lequel le RN se positionnera à l’heure de vérité que sera le scrutin présidentiel.
Ne montez plus sur votre armoire, Giuseppe… Une autre « fake news » sur le RN risque de vous faire tomber à nouveau…
Faites vos jeux, rien ne va plus !
Tant qu’à choisir une formule de jeu pour définir cette fin de quinquennat, il me semble que c’est la bonne.
Rien ne va plus : la boule du destin se dirige vers la case noire — l’avenir —, impair — la somme de toutes les erreurs —, et manque — l’absence de conviction.
On est frappé, à la lecture du billet, de voir comment ce qui se voulait une plaidoirie objective se transforme insensiblement en un réquisitoire involontaire et pourtant bien réel.
La première partie le crédite, « en toute bonne foi » (sic), d’une cohérence et d’une constance indéniables sur l’Ukraine, et extrapole ces qualités sur le dossier palestinien.
C’est oublier qu’avant la posture militaire, il y eut la posture du « il ne faut pas humilier la Russie », assimilant Poutine et la Russie, et qu’il se fait à présent le plus actif dans une action militaire à peine dissimulée contre Poutine, le distinguant désormais de la Russie.
Quelques jours après le sinistre 7 octobre, il proposait la création d’une force internationale contre le Hamas, pour s’aligner ensuite sur des positions plus ambiguës, demandant à Israël de retenir ses coups dans l’opération anti-Hamas à Gaza.
La seconde partie du billet énumère plus ou moins tous les manques et autres impairs de la politique intérieure.
Le commentaire de Franchino Roger, le 25 novembre 2025, énonce très bien toutes les fautes impardonnables dans les deux domaines, intérieur et extérieur, de Macron ; je ne les reprendrai pas.
Mais on pourrait en rajouter, car la liste est longue des échecs de cet individu qui devait tout changer dans un « en même temps » révolutionnaire.
Alors, comment définir le personnage Macron ?
Plus j’y pense, et plus j’y trouve une certaine ressemblance inversée avec le Méphistophélès qui apparaît à Faust.
Voici l’échange devenu célèbre entre Faust et Méphistophélès :
Faust : Eh bien ! qui donc es-tu ?
Méphistophélès : Une partie de cette force qui tantôt veut le mal et tantôt fait le bien.
Faust : Que signifie cette énigme ?
Méphistophélès : Je suis l’esprit qui toujours nie ; et c’est avec justice : car tout ce qui existe est digne d’être détruit, il serait donc mieux que rien n’existât.
Si l’on suit les paroles et les tentatives d’action — jamais concrétisées pleinement — d’Emmanuel Macron, on trouve cette ressemblance inversée.
Il est cette partie de la force qui toujours veut faire le bien et toujours fait le mal.
À quoi il a ajouté, tel un nouveau Méphistophélès, la volonté de changer en profondeur la société, ouvrant la porte à une immigration incontrôlée.
Allant jusqu’à dire qu’il n’y a pas de culture française devant un public de la diversité ravi de l’entendre détruire le passé culturel de la France.
Il est surprenant de voir comment toutes ses propositions, qui ont fait illusion à ses débuts — « il marchait sur l’eau », disait une certaine presse complaisante —, toutes, ont échoué lamentablement, y compris la micro-réforme des retraites, qui devait être la marque d’un changement de paradigme social français.
Rien ne peut être porté à son actif, sinon un clivage encore plus grand de la société, marqué par la très surprenante avance de Jordan Bardella dans les sondages.
L’homme à l’échec permanent, c’est ainsi que, très probablement, les historiens le définiront plus tard.
Un perpétuel échec dû à l’incomplétude du personnage, qui se manifeste par une absence totale de convictions, laquelle le pousse à dire le contraire un jour de ce qu’il a dit la veille, et lui fait perdre toute crédibilité.
Dans tous les domaines, il a avancé des propositions pour les réfuter ensuite et prendre des positions inverses.
Sur le nucléaire.
Sur l’enseignement, avec une valse de ministres aux opinions antagonistes, et le résultat qu’on ne sait pas quelle est sa politique pédagogique — lui non plus, d’ailleurs.
Sur les relations tortueuses avec l’Algérie.
Sur l’armement, avec la cession du leadership à l’Allemagne.
Il y aurait tant à dire qu’il est inutile d’en rajouter.
Une seule certitude : il est l’anti-exemple de l’adage disant : « Quand il y a une volonté, il y a un chemin. »
Chez lui, la seule volonté est de dire et de paraître, d’être sous les feux de la rampe.
Un acteur qui aurait oublié d’être un auteur : l’auteur d’une politique cohérente, une politique de conviction, une politique où l’acteur s’efface devant l’histoire pour mieux faire l’Histoire.
Après avoir copieusement « dégommé » Nicolas Sarkozy dans le billet précédent, c’est maintenant au tour d’Emmanuel Macron de passer à la planche à secousses.
Personnellement, je trouve malsain cet acharnement quasi hystérique sur deux présidents de la République. Il pue la méchanceté, et parfois même la bêtise.
Le présent billet est en droite ligne des propos entendus, jour après jour, dans l’émission L’Heure des pros de CNews, dont le rôle est davantage celui d’une influenceuse de réseaux sociaux que celui d’une chaîne d’info.
Les animateurs et chroniqueurs de cette chaîne sont clairement pilotés par des instances politiques de la droite radicale, voire réactionnaire (*). Leur objectif est de manipuler les citoyens par des éditos et des chroniques orientés.
Et manifestement, ça marche, puisque les instituts de sondage nous annoncent que Jordan Bardella serait élu si les élections avaient lieu dimanche prochain. On se demande bien où ils vont chercher leur panel !
Mais CNews n’est pas la seule chaîne « d’info » dans ce cas. Il ne faudrait pas oublier sur LCI le poutino-trumpiste Éric Brunet. C’est aussi un cas celui-là !
Finalement, le petit histrion Cyril Hanouna est bien inoffensif avec ses émissions lourdingues pour ados attardés.
(*) Émission consacrée à Philippe de Villiers le vendredi soir. On est revenu sous la IIIᵉ République. 🙂
« Après avoir copieusement « dégommé » Nicolas Sarkozy dans le billet précédent, c’est maintenant au tour d’Emmanuel Macron de passer à la planche à secousses. »
Bonjour,
Ici la police de la grammaire. Un citoyen assumant ses responsabilités républicaines nous a signalé votre commentaire.
Votre membre de phrase « Après avoir copieusement dégommé Nicolas Sarkozy dans le billet précédent » se rapporte indubitablement à l’honorable Philippe Bilger, favorablement connu de nos services quoique faisant un peu trop souvent figure de grofacho.
Si vous ne connaissez pas le sens du mot indubitablement, veuillez vous rapporter à l’un des ouvrages de la bibliothèque de Charoulet, et ne pas nous casser les
xxxpieds avec vos interrogations intempestives.Ce membre de phrase doit conséquemment être suivi d’un autre dont le sujet serait le même Philippe Bilger.
Emmanuel Macron n’étant pas Philippe Bilger, pour des raisons qu’il serait trop long de vous expliquer mais qu’il serait bon pour votre matricule que vous compreniez, vous ne sauriez faire suivre ce membre de phrase d’un autre assurant que « c’est maintenant au tour d’Emmanuel Macron de passer à la planche à secousses ».
Puisque c’est manifestement Emmanuel Macron qui passe à la planche à secousses, et non Philippe Bilger. Lequel fait passer Emmanuel Macron à la planche à secousses. Vous me suivez ?
Vous venez donc de vous livrer à un crime linguistique abominable, dûment réprimé par la loi du 35 lanlaire 1598 modifiée par l’arrêté Rachida Dati alinéa 12 version 15, b, n, et je retiens un.
Ça ira pour cette fois, mais on vous a à l’oeil.
@ Robert Marchenoir
« Ça ira pour cette fois, mais on vous a à l’oeil. »
Ici l’IGPN de la grammaire.
Le double sens de votre expression nous pose un problème :
« On vous a à l’œil », signifiant en langue vernaculaire « on vous surveille », jusque-là tout va bien.
Mais, par ailleurs, l’ouvrage de la bibliothèque de Patrice Charoulet portant sur la langue argotique indique que cette expression signifie « on vous a gratuitement ».
Vous comprendrez que ce sens est parfaitement inadmissible dans le contexte de déficit et de dette dans lequel se trouvent les finances du pays, et donc celles de notre service.
Nous vous invitons donc à revoir vos formules.
Ça ira pour cette fois, mais nous vous avons dans le collimateur.
Bonjour à la police et à l’IGPN de la grammaire,
Le professeur Tournesol des figures de style vous implore d’accorder une indulgence lunaire à Achille, qui s’est rendu coupable d’une simple anacoluthe.
Je me permets de faire remarquer à la police de la grammaire que « se faire dégommer » est une expression parfaitement appropriée pour la circonstance, si j’en crois la définition du dictionnaire de l’Académie française.
Tout comme, d’ailleurs, l’expression un peu triviale, il est vrai, « passer à la planche à secousses ».
Le passage à la planche à secousses consiste en une opération de déstabilisation destinée à tester la résilience d’une personnalité de la part de ses contempteurs.
Concernant Emmanuel Macron, je pense qu’il supporte plutôt bien l’exercice.
Je pense qu’il supporte plutôt bien l’exercice. 😊
Ceci étant, je ne visais pas particulièrement Philippe Bilger qui, certes, a tendance à faire une fixette sur ces deux présidents, mais plutôt certains habitués de ce blog, particulièrement virulents. Bien plus que notre hôte en tout cas.
D’évidence, l’anacoluthe pondue par Achille est involontaire. Il s’agit donc, non d’une figure de style, mais d’une faute de syntaxe, ce qui constitue un viol de la grammaire française. Par respect pour elle, trop souvent maltraitée, et la qualité du blog, dont l’excellence ne peut être ainsi inquiétée, le (présumé) délinquant doit être sévèrement sanctionné. Je propose au procureur Marchenoir, qui a ouvert l’enquête, et aux juges Tipaza et Julien Weinzaepflen, qui ont confondu le suspect, de demander à la Cour, présidé par le fondateur de l’Institut de la parole, de prononcer une condamnation exemplaire : la copie manuscrite en cent exemplaires de la phrase suivante (fournie par un correcteur d’orthographe dopé à l’IA) : « Après avoir sévèrement critiqué Nicolas Sarkozy dans l’article précédent, c’est maintenant Emmanuel Macron qui est sous le microscope. »
Je propose également une peine complémentaire, justifiée par de possibles récidives d’Achille à l’occasion de nouvelles louanges de Jupiter. Le condamner à six mois d’abstinence de tels encensements me paraît justifié.
« Pas mieux », écrivez-vous, là où, dans la mélenchonie, on dit : « Faites mieux ».
Mais ce billet m’est une occasion de publier une réflexion que je me suis faite hier et qui pourrait se résumer — à propos du progressisme autoproclamé d’Emmanuel Macron, dans la roue d’un François Hollande qui voulait changer le nom du Parti socialiste en « Les Progressistes » (cf. Un président ne devrait pas dire ça…) — par cette phrase à l’emporte-pièce, inspirée de François Mitterrand envoyant, sur le tard, un coup de boule à la Zidane au nationalisme de sa jeunesse :
« Le progressisme, c’est la guerre. »
Enfin, ce progressisme-là.
L’idée de progrès est innocente de ce bellicisme d’enfants qui n’ont jamais fait d’enfants ni fait la guerre, qui n’ont jamais joué qu’aux soldats de plomb ou combattu qu’avec des figurines, des pokémons, ou dans des jeux vidéo où l’on a trois vies pour se consoler de n’en avoir qu’une ; ce progressisme dont la guerre est devenue l’imaginaire et qui se dit participer du « cercle de la raison » drapé dans des valeurs humanistes ; ce progressisme qui a perdu la boule et le sens de la valeur de la vie humaine, mais aussi toute moralité, où l’ambition de la jeunesse se borne à devenir milliardaire, selon le rêve chimérique du banquier-philosophe qui nous sert de chef de l’État ; ce progressisme qui, de n’avoir pas fait d’enfants, peut imaginer sans frémir que, pour la guerre en Ukraine, il faut envisager de faire le sacrifice des enfants d’autrui, avant de se dédire (« Le CEMA n’a jamais dit ça ») devant le tollé suscité dans une mentalité qui ne sait plus ce qu’est le patriotisme — là où, il y a cent ans, l’école faisait chanter la Marseillaise à des apprentis-poilus qui seraient bien partis la fleur au fusil en chantant que les communistes étaient des fous d’exhorter la classe ouvrière au pacifisme alors que la bourgeoisie en faisait de la « chair à canon » (cf. Jacques Prévert, La Crosse en l’air) — comme aujourd’hui le CEMA Fabien Mandon dit, avec quelle morgue, que cette bourgeoisie opportuniste et progressiste qui reste toujours la même fait peu de cas des enfants, qu’elle éduque pour en faire des VRP munis d’un BTS commerce international ou d’un diplôme d’ingénieur import-export. Jean-Michel Blanquer était directeur de l’ESSEC avant de devenir recteur d’académie puis ministre de l’Éducation nationale : il y a une cohérence dans ces incohérences.
« Mourez, mais mourez donc, oui, mourez pour l’Ukraine. Le progressisme, c’est la guerre. »
« La France, c’est l’Ukraine » et sa corruption, et « nous sommes en guerre » contre un petit virus.
Bien sûr qu’il faut sombrer dans le « tout ou rien » quand on fait le bilan des deux quinquennats d’Emmanuel Macron. Il restera dans l’histoire comme le président qui aura pris le risque d’une escalade vers la guerre mondiale après avoir confiné ses concitoyens et en avoir fait des masques sans visage à cause d’un petit virus, et après avoir maté les Gilets jaunes en les éborgnant pour le côté punitif et en les faisant rentrer dans la niche grâce à la grande supercherie inventée par Sébastien Lecornu, qui trompait son monde (le leurre est dans le nom !) pour le compte de son maître.
Le bilan du progressisme est désastreux, sauf à sauver l’idée de progrès.
Il faudrait nous dire en quoi il n’aurait pas pu faire pire.
Il nous a fait virer de l’Afrique, tout seul, comme un grand — pour être poli. Il fallait le voir faire le pitre avec les chefs d’État africains. Il restera la référence immémoriale de la bêtise (pour être très poli) en matière de politique étrangère. Ensuite, il aura joué au pape concernant la Palestine. On aura écouté poliment le gamin parce que la France compte encore par son prestige passé.
Concernant l’Ukraine, il y avait une magnifique carte à jouer : la Russie. Mais là, c’était beaucoup trop fort pour le parangon du parvenu de petite taille. Ceux qui l’auraient jouée ont été effacés des médias. Mieux vaut soutenir l’Ukraine et les enfants de Marie de Notre-Dame de la corruption. Alors, notre bellâtre d’opéra-bouffe joue à vendre cent Rafale à leur maître de cœur, qui les paierait avec le contenu des troncs.
Il aura vendu nos fleurons industriels, accéléré l’invasion, nous aura ruinés, ridiculisés avec sa « meuf en carton » — la « bien conservée », comme dit Trump.
Il aura, en somme, fichu en l’air les débris de la France que nous a laissés le gros nul lorsqu’il travaillait avec lui. Et il se trouve encore des retraités, dignes ici d’un costard à la Marchenoir, pour en redemander.
Ce sont ceux qui, comme lui, n’ont pas d’enfants et qui se vengent de leur tare en ne laissant que des cendres en héritage à ceux des autres.
Alors, qui dit mieux ? Mais n’importe quel c*n !
Les somnambules du XXIᵉ siècle ne sont pas ceux que l’on pensait.
Revenons huit années en arrière et observons la fracture entre les intentions affichées et le résultat.
https://www.youtube.com/watch?v=RwprKV-Rs5o
L’homme ne voulait « pas ça », ainsi qu’il le disait. Pourtant, c’est précisément cela qu’il réalise.
Qu’a-t-il bien pu lui arriver ? Qu’est-ce qui a changé depuis pour que le contraire de ses intentions se concrétise ?
Les somnambules allègueront que, depuis, la Russie a envahi l’Ukraine et qu’il est devenu une nécessité vitale pour notre pays de contenir l’ennemi russe aux portes de « notre Europe », comme il est d’usage de l’appeler dorénavant.
Commençons par contredire et refuser les déclarations officielles. La Russie ne constitue pas une menace pour la France. Tant que la France disposera, de manière pleinement indépendante et autonome, de l’armement nucléaire, elle ne sera jamais en danger face à une autre puissance nucléaire, ainsi qu’on l’a vu durant tout le XXᵉ siècle entre les puissances disposant de la force nucléaire.
L’Ukraine, État profondément gangrené par une corruption endémique (il suffit, pour s’en persuader, de relire tous les articles de journaux d’avant-guerre, unanimes sur le sujet), s’est laissée corrompre par la puissance américaine, moteur de la révolution orange artificielle de 2014, qui a déstabilisé toute la région. La guerre devint inéluctable pour contenir l’ambition américaine dans la région, ambition se manifestant par l’extension de l’emprise otanienne en direction de la Russie.
La Russie constitue une menace éventuelle et marginale pour les pays à ses frontières qui adopteraient une politique étrangère et militaire favorable à l’Otan. Elle n’est pas menaçante envers les pays qui respectent une neutralité circonstanciée entre la puissance russe et la puissance américaine.
La Russie a l’ambition de reformer son glacis protecteur ; elle n’a pas d’ambition d’extension territoriale. En aurait-elle qu’elle ne le pourrait pas. Sa population, seulement 147 millions d’habitants, est encore plus affectée par la dénatalité qui frappe tous les peuples caucasiens. Elle doit en outre maîtriser d’importantes tensions internes afin de ne pas exploser en une myriade d’États mafieux. Elle possède de vastes frontières à protéger à moyen et long terme, notamment sur le versant asiatique, où le risque est grand qu’elle perde des territoires au profit du voisin chinois. La population russe est hostile à une guerre généralisée et mondiale ; Poutine ne pourrait se maintenir si celle-ci avait lieu, et la population comme les oligarques l’en empêcheraient. L’armée russe n’est pas aussi puissante qu’on le prétend. Il est impossible qu’avec une armée en ruine à la fin du précédent millénaire et un PIB si faible, la Russie ait pu en vingt ans fournir un effort de militarisation tel que, aujourd’hui, son armée serait capable d’étendre son hégémonie sur l’Europe entière. C’est techniquement impossible.
Puisque la Russie n’est pas une menace sérieuse, pourquoi entend-on ces intentions belliqueuses de la France et de l’Union européenne contre la Russie dans une perspective de trois à cinq ans, directement via l’Élysée ou l’état-major des armées ? Le risque de guerre présente deux avantages. Le premier, national : il permettrait le maintien en fonction du président, alors qu’hors contexte de guerre, son espérance de se maintenir est proche de zéro. Le second se joue au niveau européen : il est nécessaire de disposer d’un ennemi extérieur commun pour forcer le passage d’une Europe des nations à une Europe fédérale. Rien de mieux que cette fausse menace pour y contraindre et le provoquer. Il est probable que cette hypothèse se concrétise.
Il est crucial de se souvenir. La Première Guerre mondiale s’est déclenchée à la suite d’un jeu en cascade d’alliances étatiques. Elle a abouti à la pire hécatombe qui ait meurtri, pour des générations, à la fois notre pays et tout le continent. Ne laissons pas ce scénario se reproduire pour un idéal chimérique qui promet un monde meilleur qu’il ne réalise pas aujourd’hui et qu’il est incapable de réaliser.
Ce que les véritables somnambules du XXIᵉ siècle n’ont pas saisi, c’est que l’on croyait l’URSS définitivement morte et enterrée. Quarante années plus tard, elle ressuscite sous une forme à peine différente. L’Europe fédérale ne sera pas libérale, tout comme ne l’était pas la Russie soviétique. Il n’est pas dans la nature d’un empire d’être libéral. Il n’est pas dans la nature de l’Europe fédérale d’être autre chose qu’une technostructure contraignante et profondément antilibérale.
Qu’est-ce qui a changé, ou plutôt, qu’est-ce qui va changer ? On ne situera plus l’URSS à l’est, mais à l’ouest. Elle aura changé de nom. Désormais, on l’appellera Union européenne.
Les somnambules du XXIᵉ siècle sont les mêmes que ceux du XXᵉ. Ils ne sont pas encore morts de vieillesse. Leur représentation du monde est vieille, périmée, obsolète. Ils n’ont toujours pas les outils conceptuels pour comprendre le monde non comme ils l’imaginent et le voudraient, mais tel qu’il est. C’est le XXᵉ siècle qui ne finit pas de mourir. Le principe de réalité ne tardera pas à faire s’effondrer ce vieux monde imaginaire sur lui-même, et l’on se rendra alors compte que tout l’édifice idéologique n’était que chimères.
Cette construction européenne que l’on impose aux peuples contre leur gré est le cimetière des vieilles nations dépossédées de leur droit à être et à persister. Et — on ne le sait pas encore — elle sera aussi le tombeau de la liberté, de toutes les libertés, qui tomberont les unes après les autres pour faire advenir ce monde meilleur qui, tôt ou tard, pour les hommes libres, ne sera rien d’autre qu’une prison.
Que voilà une magnifique analyse d’un brillant géopoliticien !
« La Russie ne constitue pas une menace pour la France. Tant que la France disposera, de manière pleinement indépendante et autonome, de l’armement nucléaire, elle ne sera jamais en danger face à une autre puissance nucléaire, ainsi qu’on l’a vu durant tout le XXᵉ siècle entre les puissances disposant de la force nucléaire. »
Il ne vous aura pas échappé que nous sommes au XXIe siècle… Et que les Soviétiques, tout crapulards qu’ils étaient, se comportaient de façon bien plus raisonnée que Poutine.
« L’Ukraine, État profondément gangrené par une corruption endémique… »
Ouais, il est vrai que la Russie est un modèle de transparence et de probité !
« La Russie constitue une menace éventuelle et marginale pour les pays à ses frontières qui adopteraient une politique étrangère et militaire favorable à l’Otan. »
Que la Pologne, la Moldavie ou les pays Baltes aient pu échapper à l’étau soviétique pour retomber sous le joug russe, vous vous en fichez ? Votre petit confort franchouillard avant tout !
« La Russie a l’ambition de reformer son glacis protecteur ; elle n’a pas d’ambition d’extension territoriale. »
Bel oxymore…
« Poutine ne pourrait se maintenir si celle-ci avait lieu, et la population comme les oligarques l’en empêcheraient. »
La population russe, Poutine s’en bat l’œil, quant aux oligarques, je vous rappelle qu’il les a mis au pas à coups de Novitchok ou de polonium 210.
« On ne situera plus l’URSS à l’est, mais à l’ouest. Elle aura changé de nom. Désormais, on l’appellera Union européenne. »
Là vous touchez le fond ! La question importante sera de savoir où seront installés les goulags : Belgique, Espagne, Slovénie ? Et la Loubianka, à Paris ? Et Macron, patron du KGB ?
« Ils n’ont toujours pas les outils conceptuels pour comprendre le monde … »
Et, cerise sur le gâteau, ceux qui ne partagent pas cette thèse fumeuse sont des abrutis !
Vous pouvez vous moquer si cela vous fait plaisir. Vous ne serez ni le premier, ni le dernier.
Une partie de la population française, celle qui se prend pour la plus intelligente et la plus instruite, s’amuse dans un entre-soi où elle ne risque rien à se moquer ainsi des autres depuis si longtemps. Il n’y a pas de raison que cela change.
Ce que j’énonce vous paraît improbable.
Le comportement des gens au moment du Covid aurait paru improbable aux générations passées. Pourtant, il s’est réalisé. Avec quelques années de recul, il est désormais possible d’énoncer clairement que ce qui fut présenté comme une pandémie mondiale n’a fait objectivement augmenter la mortalité qu’à hauteur de 7 %. Il en résulte que ce phénomène ne fut en rien une anomalie statistique, mais un événement envisageable et prévisible, comme il en est régulièrement apparu dans l’histoire de l’humanité.
Vous aurez remarqué qu’aucun verrou institutionnel — je dis bien aucun : ni la Constitution, ni le Conseil d’État, ni le Conseil constitutionnel, ni les deux assemblées, ni les médias, ni la population — n’a tenu, et que la population, dans sa très grande majorité, a agréé à l’absurdité et à l’excès des mesures exceptionnelles qui ont alors été prises. La raison de ce délire collectif fut la terreur répandue dans toute la société, entretenue par l’ensemble des médias et de la classe politique, au point qu’elle s’auto-généra et s’auto-entretint au sein de la population. Aucun enseignement n’a été tiré depuis. Le sujet est tabou. Reconnaître que l’on a participé à ce délire collectif est insupportable à la conscience infatuée.
Si tous les verrous institutionnels et psychologiques ont sauté une fois, ils peuvent sauter une seconde, d’autant plus que la population est exactement la même.
Ceci est le but principal de mon commentaire au billet.
Si vous êtes curieux, vous interrogerez l’intelligence artificielle : dans un premier temps, elle répondra ce que tout le monde affirme habituellement — que ce n’est pas possible techniquement, que cela n’est jamais arrivé, que la Constitution empêche ceci ou cela, etc. Poursuivez l’enquête et les interrogations. Soumettez-lui vos objections. Laissez-la réfléchir. À la fin, elle répondra que l’événement envisagé est possible. On dira que l’intelligence artificielle est biaisée pour répondre favorablement aux attentes de son interrogateur. On le dira. Comme on a beaucoup dit de choses au moment du délire collectif du Covid.
Nassim Nicholas Taleb avait eu naguère un grand succès avec son livre exposant la théorie de l’événement imprévisible, celui du « cygne noir ». Toutefois, il faisait remarquer que les événements prévisibles à faible occurrence statistique n’étaient pas vraiment noirs, puisqu’ils ne se situaient pas hors des probabilités — bien que, pour les inconscients (ou, dit autrement, les somnambules : pardon, cette fois-ci cela vaut pour vous !), ils aient pu paraître tels.
Ce que j’énonce est de cet ordre.
J’ajouterai encore deux ou trois éléments à ma remarque précédente.
L’infatuation est l’une des caractéristiques principales de l’intelligence humaine : tout le monde croit avoir raison.
Dans les classes supérieures de la population, cette infatuation est accrue par la réussite scolaire des premiers temps de la vie, puis par les réussites sociales ou professionnelles, mêlées à une tendance de plus en plus marquée à rester entre soi ; toutes ces choses réunies entretiennent cette certitude que l’on a dans la fiabilité de son jugement.
Toutefois, tentons de demeurer aussi objectifs qu’il est possible de l’être. Qu’est-ce qui, dans l’intelligence ou la conscience, relève du libre examen, et qu’est-ce qui relève du conditionnement ?
On n’apprécie guère, parce que cela scandalise notre idée de la dignité humaine et blesse notre vanité, d’avoir à admettre que l’essentiel de ce qui nous traverse l’esprit ne vient pas véritablement de nous-mêmes, mais résulte d’un puissant conditionnement qui se décline en croyances que l’on prend pour des certitudes.
Le doute méthodique, si cher à l’esprit français, particulièrement lorsqu’il s’applique à ses propres opinions, devrait être universellement répandu. En vérité, il n’a jamais été que l’exception.
C’est la raison pour laquelle tout le XXᵉ siècle est marqué par des horreurs dont on croyait le genre humain incapable, et auxquelles beaucoup ont peu ou prou participé. Plus près de nous, le délire collectif suscité par une maladie dont les effets ont été exagérés contre tout bon sens montre que, sur ce point, la conscience et l’intelligence n’ont fait aucun progrès — voire, dans une certaine mesure, ont régressé.
Il en ressort que l’état de somnambulisme — c’est-à-dire vivre éveillé avec tout un ensemble d’idées fausses que l’on prend pour des vérités ou pour la réalité — est l’état habituel de la nature humaine ; et il apparaît que les gens les plus instruits et intelligents y sont, plus que les autres, particulièrement enclins.
« Il en ressort que l’état de somnambulisme — c’est-à-dire vivre éveillé avec tout un ensemble d’idées fausses que l’on prend pour des vérités ou pour la réalité — est l’état habituel de la nature humaine ; et il apparaît que les gens les plus instruits et intelligents y sont, plus que les autres, particulièrement enclins. »
Que voilà un honnête autoportrait.
Beau trait d’esprit qui vous donne le dernier mot.
@ Robert Marchenoir
Il ne m’importe pas d’avoir tort ou raison. Vous l’ignorez mais je vous en fais la confession.
Je préférerais de beaucoup être détrompé de mes intuitions.
La question qui se pose pour la prochaine présidentielle n’est pas celle de la sympathie, mais celle de la confiance.
Pouvons-nous avoir confiance dans les anciens macronistes pour œuvrer pour la France et faire qu’en 2032 ce soit mieux qu’en 2027 ?
La réponse est : NON.
Pouvons-nous avoir confiance en Mélenchon pour l’élire chef des armées ? NON.
Qui reste-t-il ?
Bah si l’on devait faire la liste de toutes les bourdes des présidents de la Ve République, on y passerait la journée.
Je pourrais citer :
– le rapprochement familial de VGE qui a servi de pompe aspirante à l’immigration, vu qu’outre les enfants, il permettait aux autres membres de la famille d’en bénéficier (oncle, neveu, cousin par alliance, etc.).
– Que dire de la retraite à 60 ans de François Mitterrand qui commence aujourd’hui à poser de gros problèmes avec le ratio nombre de retraités/ nombre d’actifs et dont les députés ont bien du mal à trouver la solution. Alors que tous les autres pays européens ont opté pour l’âge de départ à la retraite à 65 et même 67 ans.
– Jacques Chirac et la suppression du service militaire obligatoire qui avait le mérite d’inculquer à nos jeunes les notions élémentaires républicaines et une certaine idée du patriotisme aujourd’hui en voie de disparition.
– François Hollande, plus enclin à jouer les présentateurs du JT de 20H et à recevoir des visiteurs du soir pour raconter « ce qu’il ne faut surtout pas dire ». Ce qui l’a obligé à renoncer à se représenter vu les résultats des sondages.
– Nicolas Sarkozy et ses « affaires » qui le poursuivent depuis treize ans et qui lui ont valu un petit séjour à la prison de la Santé.
Certes Emmanuel Macron, lui aussi, a commis quelques erreurs. Notamment la dissolution de l’AN. Mais la situation était déjà déplorable avec les députés de LFI et de RN qui contestaient toute proposition du gouvernement, allant même jusqu’à faire des alliances scélérates pour renverser le gouvernement en place.
Nul n’est parfait et certainement pas les présidents de la République qui se sont succédé.
Alors qui pour remplacer Emmanuel Macron ? Surtout ne pas regarder du côté des extrêmes car il suffit de voir les programmes du RN et de LFI pour s’attendre à une catastrophe économique et sociale.
On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en partant (Jacques Prévert).
La question posée est simple, claire, limpide : lorsqu’il quittera l’Élysée, au plus tard au printemps 2027, aura-t-il été un « bon » ou un « mauvais » président de la République française ? Comme notre hôte, je crois que, d’ores et déjà, les jeux sont faits et que, tant en France qu’à l’étranger, il ne parviendra plus à modifier l’image qu’il laissera dans l’Histoire.
Pour ma part, il restera le pire président que notre pays ait eu à sa tête. Aucun de ses prédécesseurs n’a osé se maintenir au pouvoir après avoir été battu trois fois lors d’élections générales. Aucun d’eux ne se serait agrippé au trône si son propre parti l’avait désavoué en rejetant un budget préparé par un gouvernement soumis à son bon vouloir.
En tous domaines, le bilan est catastrophique et, s’étant mêlé de tout, EM en porte l’entière responsabilité. On ne sait par quel bout tirer l’écheveau tant ses fautes, ses faiblesses, ses volte-face, ses caprices, ses colères, ses entourloupes et ses trahisons sont nombreuses. Comment établir une hiérarchie de ces manquements, quand on sait que tous ont fait reculer le rang de la France et accéléré la désunion des Français ?
Les plus graves sont ceux qui ont affaibli notre souveraineté et notre présence dans le monde. En huit ans, « Bruxelles » s’est installée en suzerain, allant aujourd’hui jusqu’à nous dicter ses ordres en matière de défense, d’immigration, de justice ; nous avons perdu l’oreille de l’Afrique francophone ; nous avons fâché les Israéliens sans avancer d’un pouce dans le monde arabe ; fâché les Américains en nous opposant désormais ouvertement à Trump ; fâché les Russes à force d’insulter leur président ; nous participons – sans l’accord du peuple – à un conflit interne à l’ex-URSS ; nous avons baissé les bras face à la dictature algérienne… et nous sommes moqués dans le monde entier lorsque notre chef de l’État se déguise en boxeur…
Sur le plan intérieur, EM avait promis d’être « disruptif », « révolutionnaire » même. Certes, il a cassé la vaisselle… mais n’a rien reconstruit. Il serait bien trop long de dresser la liste de ses dégâts. Contentons-nous de trois exemples choisis dans l’actualité.
À Marseille, il a allongé l’oseille pour, avait-il promis, en faire une vitrine de la France du XXIᵉ siècle (« Marseille en grand »). Cette semaine, on y pleure un jeune de 20 ans, sans antécédent judiciaire, tué pour faire taire son frère par une mafia qui, par son nom, revendique ses liens avec l’Algérie. Le Marseille que laissera Macron ressemblera au Chicago des années 1920…
À Paris, voici quelques jours, au Congrès des maires, un général cinq étoiles, très proche du président, a apeuré tous les Français en déclarant, sans émotion, qu’il fallait qu’ils se préparent à perdre leurs « enfants » dans une guerre prochaine. Qui croira que le discours du chef d’État-major des armées n’avait pas reçu l’imprimatur du Château ? Ce qui n’a pas empêché EM de s’en prendre aux médias, qui auraient tronqué les propos dudit CEMA…
Le troisième exemple — c’est la plus belle preuve depuis 2017 de son mépris pour les institutions — : la promesse de ne pas utiliser le « 49-3 » lors des débats budgétaires pour obtenir la non-censure du gouvernement Lecornu II. Cette fois encore, il est impossible de croire que EM n’ait rien à voir avec cette décision, totalement aberrante vis-à-vis de l’esprit de la Constitution. Mais la manœuvre, qui privera la France d’un budget 2026 voté en temps et en heure, a permis d’éloigner la dissolution qui était inévitable et sa démission quasi certaine… Qu’elle ait abouti à la suspension de la seule réforme de son second quinquennat ? Simple dégât collatéral… J’y suis, j’y reste, malgré le risque d’une nouvelle dégradation de la note de la France, qui se répercutera sur les taux des emprunts contractés par les particuliers et les entreprises.
À ce point de médiocrité du président sortant, la question de sa légitimité et de son départ le plus rapide possible doit rester à l’ordre du jour, même si, compte tenu des contraintes constitutionnelles, il faut désormais attendre le printemps prochain pour organiser des élections présidentielles.
« Pas mieux » que Macron parmi les candidats potentiels ? Difficile à soutenir… À droite, aucun ne présente le même profil arrogant, narcissique et « jupitérien » que lui. Quant à la gauche… d’Attal à Mélenchon, elle est d’ores et déjà hors jeu. Tout comme la Macronie, que son fondateur lui-même a anéantie.
Bardella superstar Imperator, oui je sais c’est gênant et ça donne beaucoup d’acidités gastriques à tous ces fachos islamogauchistes macroniens, que du bonheur !
Bonjour quand même chers gauchiasses macroniens, vous avez perdu, je compatis, ne soyez pas mauvais joueurs ; allez prendre vos pilules et une bonne tisane, je sais ça doit vous faire mal.
Le RN monte monte monte depuis des années lentement mais sûrement, malgré l’artillerie lourde anti-RN de la macronie et ses complices de gauche qui enregistrent des claques monumentales, flops et fiascos à répétition.
Le haro sur le baudet, c’est terminé, il a la taille d’un mammouth maintenant, donc « haro sur le mammouth », LOOOOL ! J’ai le bide plein de hernies de rires à force de voir toutes vos tronches déconfites sur les écrans de l’odieux visuel gauchiasse, que du bonheur !
Le RN : 0 dette.
Les anti-RN : 3500 milliards, LOL !
Le RN : aucun crime de sang.
Les anti-RN : des milliers de cadavres kalachisés ou allah découpe halal sur leurs mains ensanglantées, trafic record de drogue jalousé par le Mexique, invasion islamiste criminelle narco organisée par la macronislamie gauchiste.
Malgré l’artillerie lourde et les propagandes nauséabondes des partis anti-France collabos macroniens islamos fachos gauchistes et leurs insultes attaques agressions calomnies amalgames caricatures haineuses contre le RN, ce dernier progresse indéfiniment et irréversiblement, telle une mêlée sud-africaine tranquillou bilou sur les 22 Français.
Aïe aïe aÏe, caramba, ma qué malhouré ! Un Aspro vite !
Bon, le bilan de Macron est catastrophique ; inutile de lister les indicateurs du déclin ou de la dégradation de la société française, disponibles sur les sites de l’Insee ou des services statistiques ministériels.
Donc passons aux choses un peu plus politiques :
Après Mitterrand, beaucoup se sont dit que, finalement, VGE n’avait pas trop mal gouverné la France ; et après Chirac, certains gardaient en mémoire la stature de l’ancien secrétaire du PS et la place de la France à l’étranger.
Après Sarkozy, on a regretté (pas moi) la sagesse et le calme de Chirac ; et après Hollande, qui ne s’est pas interrogé sur le courage de l’ancien maire de Neuilly (pas moi) ?
Après dix années de macronisme, quelle trace restera-t-il d’une façon de gouverner qui aura ménagé la chèvre et le chou, en dissimulant l’inaction par des campagnes de détournement de l’opinion ?
Je n’évoque même pas ce que l’on ne sait pas encore, et que l’on découvrira progressivement après qu’il aura éteint les lumières du Faubourg Saint-Honoré…
« Dans ce même entretien, le président, pour solidifier le pacte entre l’armée et la Nation, justifie l’instauration d’un service militaire volontaire, en apportant cette précision capitale : des soldats français ne seraient envoyés en Ukraine qu’une fois la paix solidement établie. » (PB)
Contradiction flagrante : parler d’un « service militaire volontaire » censé renforcer le lien armée–Nation, tout en affirmant qu’aucun soldat ne serait envoyé en Ukraine avant la paix, revient à vider la mesure de sa substance. Si la paix est déjà établie, pourquoi préparer des soldats à un déploiement qui n’aurait plus lieu d’être ?
Cette précision est une formule rassurante destinée à calmer l’opinion publique, mais elle n’a aucune portée réelle. C’est une promesse creuse qui ne résout ni la question de l’engagement militaire, ni celle de la sécurité nationale.
Un service militaire volontaire suppose une utilité opérationnelle. Or, conditionner son usage à une situation où il n’y aurait plus besoin de combattre (la paix) est une contradiction. Cela ressemble davantage à un slogan qu’à une politique.
C’est de la pure communication, du flan, du blabla plutôt que de l’action : cette phrase illustre une posture politique où l’on cherche à donner l’impression d’agir sans prendre de décision concrète. C’est du langage diplomatique qui masque l’absence de choix fermes — surtout quand les caisses sont vides — alors que les citoyens veulent de la sécurité et du pouvoir d’achat. Le songe autour du FN/RN est un plébiscite.
Je doute, au final, que Jordy Biberon apportera une vision. Il est vrai — comme le disent les électeurs — « on a tout essayé ». Ce ne sont pas tous ces canassons de retour qui vont refaire ce qu’ils ont cabossé avec force et application depuis des décennies.
Pas un kopeck en caisse, pas le moindre vermisseau, pas le moindre rouble dont personne ne veut plus… magnifique trouvaille ! Un service militaire volontaire… mais uniquement utile quand il n’y aura plus besoin de soldats. C’est comme inventer un parapluie qui ne fonctionne qu’une fois le soleil revenu.
Du grand art dans le domaine du discours politique : beaucoup de mots, zéro contenu. Bref, de la brise, une formule qui brille à la radio mais qui s’évapore dès qu’on la confronte au réel. « Macroner », avait dit Winston Volodymyr : la paix, ça n’existe pas pour le Cinglé.
Et d’apprendre à nos dépens que Visage Orange ne pense qu’à son nombril : une mer les sépare de la Russie. Un pays que l’on sent, lui, bien plus méfiant, c’est l’Allemagne : ils ont envoyé du lourd, un paquet de milliards sur la table, ils ne seront pas pris au dépourvu, et à l’impossible nul n’est tenu. Ils iront très vite : ils ont le pognon, et les vieux réflexes d’une armée, ils les retrouveront vite.
Budget 2025 : environ 62,4 milliards d’euros alloués à la défense.
Budget 2026 : le projet prévoit une hausse significative, avec un budget global de 524,5 milliards d’euros, dont une part importante pour la défense et l’aide à l’Ukraine.
Objectif 2029 : Berlin vise 153 milliards d’euros, soit 3,5 % du PIB consacré à la défense.
La messe est dite : en France, quand on parle de milliards, c’est pour la charge de la dette. Pauvres de nous !
Le pognon, plus que jamais, est le nerf de la guerre : c’est un vieil adage, et il n’a pas pris une ride.
« Contradiction flagrante : parler d’un « service militaire volontaire » censé renforcer le lien armée–Nation, tout en affirmant qu’aucun soldat ne serait envoyé en Ukraine avant la paix, revient à vider la mesure de sa substance. Si la paix est déjà établie, pourquoi préparer des soldats à un déploiement qui n’aurait plus lieu d’être ? »
C’est une erreur. La paix en question serait susceptible d’être remise en cause à tout moment par Vladimir Poutine. C’est bien pourquoi les Européens envisagent de stationner une force militaire en Ukraine si les belligérants se mettent d’accord sur un cessez-le-feu.
Emmanuel Macron parle de force de « réassurance », ce qui ne veut pas dire grand’chose. La vérité est qu’il y a besoin d’une force de dissuasion et d’intervention pour parer une éventuelle rupture de la paix par la Russie.
Rien ne dit qu’elle soit constituée par les participants à un éventuel « service miltaire volontaire ».
Vous avez bien raison, cher hôte : il n’y a pas que le tout ou rien. Pour Kadyrov, il y a aussi le moins que rien. Vous lui accordez sur l’Ukraine un satisfecit qu’il ne mérite pas. Il aurait probablement été pro-soviétique si Poutine ne l’avait pas plusieurs fois ridiculisé.
Quant à l’engagement de la France dans les affaires militaires, n’oubliez pas qu’il a viré le général de Villiers, qui avait alerté sur les dangers montants et sur la nécessité d’augmenter le budget militaire.
Sur le budget, passons : il y aurait tant à dire sur les manipulations, les artifices, les chiffres qui ne sont pas pertinents…
Sur les hommes, rappelons-nous : Kohler, Ferrand, Benalla, Solère… Cet homme est-il vraiment un honnête homme ?
Sur Israël et la Palestine, ce n’est pas la reconnaissance de l’État palestinien qui est nécessaire, mais l’affirmation de l’injustice faite aux habitants de cette terre. Et qu’on ne nous bassine pas avec l’exode, la Bible et autres billevesées qui justifieraient la création de cet État : la Bible n’est pas un cadastre.
Donc, les deux États : passage obligé de tous ceux qui n’y croient pas, mais qui s’obligent à faire croire aux différentes parties qu’ils en sont les partisans.
La seule solution pour cette terre, me semble-t-il, est l’indemnisation des Palestiniens et la création d’un État israélien qui inclurait Gaza et la Cisjordanie. Le reste ne fonctionnera jamais et n’apportera que du malheur. En clair : il faut s’asseoir sur l’injustice pour régler le conflit.
Pour la grande mosquée, le tombeau du Christ et autres fadaises, eh bien on s’arrangera : on le déplace de quelques kilomètres et le tour est joué.
Rempart contre le RN ? C’est une blague. Celui-ci n’a fait que monter durant ses deux quinquennats. Un rempart en forme de ligne Maginot. Et finalement, il ne s’agit pas chez lui de la peur de la dictature : juste un concurrent dans le domaine, qu’il n’apprécie pas. Parce qu’en matière de libertés publiques et de collaboration, nous avons affaire à un orfèvre.
La loi Avia, le pass sanitaire, les lois de l’état d’urgence passées dans le droit commun, qui ne serviront qu’à coercer l’honnête citoyen puisque, par définition, le voyou se moque des lois ; ses conseillers rouges, roses, bruns ; Bruno Roger-Petit, transi d’admiration pour la face sombre de Mitterrand ; Frédéric Michel, de DSK à Roupette Murdoch…
Je ne vois pas bien l’intelligence supérieure qu’on nous vend. Un blablateur, comme Attal : un Sciences-Poïste dans l’esprit, qui capte trois mots dans une conversation et tient le crachoir pendant trois heures. Si c’est ça, l’intelligence…
Vous dites « pas mieux » : admettons, cher hôte. J’ajouterai : pas moins bien.
« L’économie ne va pas si mal », ce n’est pas faux. Posons-nous alors la question : pourquoi toute la Kadyrovie cherche-t-elle à nous convaincre du contraire, si ce n’est pour tuer un existant qu’ils ne cessent de détruire tant et plus, afin de s’offrir ensuite les arguments du coup de grâce final ?
Notre bon prince a été récompensé des mains du président de BlackRock du Global Citizen Award.
Est-il besoin de s’étendre pour répondre à la question : pour qui roule-t-il ?
Cher Monsieur,
Je vous suis parfois sur CNews et connais votre pondération.
Autant je partage votre point de vue sur le régalien, autant, sur l’international, votre appréciation me semble ignorer que notre voix ne porte plus guère.
Gesticuler ne trompe pas longtemps.
En Afrique, Macron nous a laissés chasser par Wagner alors que nous y avons 200 ans d’histoire et des intérêts, que nous avions des alliés et des moyens militaires sur place pour éliminer les Russes : il préfère gesticuler en Ukraine, où nous n’avons rien en commun, au nom de « son Europe ».
Il parle de souveraineté mais prépare, en catimini et après trois référendums, le largage de la Nouvelle-Calédonie, qui choirait entre les mains de la Chine.
Il a laissé imposer un prix de l’électricité qui sert les intérêts allemands et dessert les nôtres.
Sur le plan militaire, nous achetons — chose qui n’existe nulle part ailleurs — nos fusils d’assaut à l’Allemagne ; le futur char, après avoir mis Nexter sous tutelle allemande, sera un Panzer (la chaîne Leclerc est arrêtée depuis 2007) et, en attendant, nous devrons acheter des Leopard 2 ; une commande de 7 000 transports de troupe à Arquus (ex-Renault Trucks, vendu à Cockerill) sera équipée, pour la première fois, de moteurs Daimler.
Et le 18 novembre, on comprend qu’il a accepté de mettre la pression sur Dassault pour céder aux ambitions allemandes sur le SCAF… Ce n’est plus un « couple », c’est Montoire !
Je pourrais rappeler que les taxes de Trump de 10 % sur l’UE n’auraient pas existé dans une négociation bilatérale, puisque la balance commerciale France–États-Unis est en notre défaveur.
De la même façon, Von der Leyen a négocié le Mercosur dans l’intérêt de l’Allemagne, et Macron, après quelques coups de menton, se couchera, comme il le fait avec constance chaque fois que nos intérêts sont en jeu en Europe ou face à l’Algérie.
La lecture que je fais, au travers de ses actes plutôt que de ses paroles, est — contrairement à ce que disent ceux qui ne veulent pas voir — qu’il a une ligne bien constante : l’Europe fédérale, dont il espère devenir le chef après 2027.
Il en découle qu’il est prêt à tout sacrifier de la France pour se ménager des soutiens en Europe.
Et cela peut aller jusqu’à un conflit avec la Russie, vu comme l’opportunité de faire cette Europe fédérale largement rejetée par les nations.
Dans cet esprit, il ne veut pas ouvrir de front intérieur pour affronter l’islamisme.
Il me fait penser — avec beaucoup moins de légitimité — à François-Joseph, qui tenta de sauver l’empire austro-hongrois, aussi miné que l’UE, par la fuite en avant en 1914 dans une guerre avec la Russie.
On sait ce qu’il advint.
Tous les Français, a fortiori tous les leaders politiques français, nous assurent qu’ils auraient fait mieux que le Président Macron. J’en doute fort. Son bilan me paraît fort bon. Je ne regrette pas le soutien que je lui apporte et l’admiration que j’ai pour lui.
J’imagine mal que l’un de vos commentateurs ait pu être dans sa vie plus philosémite et donc sioniste que moi. La reconnaissance d’un État palestinien que le président a dû faire aurait dû me contrister, mais j’y vois simplement une déclaration aussi rituelle qu’obligée. La Palestine est anéantie et loin de moi l’idée folle de souhaiter que les Palestiniens soient désormais méthodiquement tués un par un jusqu’au dernier, comme les Juifs l’avaient été par les nazis.
Pour son attitude à l’égard de Poutine, peut-on lui reprocher d’avoir tenté d’abord de lui parler ? J’abomine le président russe comme j’abomine le président américain. Ceux qui se moquent du président français auraient-ils fait mieux ? Je suis sceptique.
Pour ce qui touche la sécurité intérieure, les ministres de l’Intérieur successifs n’ont pas démérité. À mon humble avis, on devrait éviter de parler d’ensauvagement. Dans ce mot fâcheux, il y a « sauvage » et l’on voit très bien que dans cette catégorie, il y a peu de blonds aux yeux bleus (tous honnêtes et civilisés comme on sait) mais beaucoup de Noirs et d’Africains du Nord, voleurs, violeurs et barbares, comme on sait.
L’économie ne va pas si mal. Mme Le Pen n’aurait pas mieux fait.
Et, globalement, je trouve toujours qu’il est très agréable de vivre en France plutôt qu’ailleurs.
C’est la raison pour laquelle depuis sept ans, je n’ai pas changé de pays. Je pense que j’aurais très envie de changer de cadre, Bardella regnante, mais à l’âge que j’aurai je ne prendrai plus l’avion. Je me bornerai à regretter l’heureux temps macronien, pendant cinq ou, pire, dix ans…interminables.
M. Bilger, vous êtes trop indulgent.
Emmanuel Macron ne sait plus quoi faire pour retrouver un peu de considération. Mais après huit ans et demi de présidence, il ne convainc plus personne. Son bilan n’est pas simplement maigre, il est nul. De l’Éducation nationale à la Sécurité, de la Santé aux Finances, c’est la débâcle générale. Qu’on me cite au moins une réforme d’envergure initiée et menée à bien durant ces huit années. Inscrire l’avortement dans la Constitution, panthéoniser des Français valeureux, organiser les J.O., déclarer la guerre au virus… beaucoup de tape-à-l’œil, mais rien qui protège notre civilisation ou qui fasse réellement avancer le pays.
Souvent, ses discours ont divisé les Français : ceux des villes opposés à ceux des territoires, ceux des banlieues à ceux des centres-villes, les jeunes aux plus âgés. Tout a été fait pour diviser afin de mieux régner. Quelle réussite, au final ?
Il a beaucoup parlé, pensant que les débats pouvaient convaincre et que ses idées étaient les meilleures — même si elles variaient selon ses interlocuteurs — mais aucune mise en œuvre déterminante pour redresser un secteur ou un autre. Il est allé faire de beaux discours à Marseille, s’adresser aux jeunes des cités, pour aboutir au résultat que l’on connaît, avec un narcotrafic toujours plus puissant.
Il fait tout pour torpiller le RN, sauf que tout ce qu’il dit pousse inexorablement les Français déçus et en colère vers ce parti, non par conviction mais par dépit, ne sachant plus à qui se vouer.
Et, par ailleurs, des grands patrons jusqu’à son propre parti, ceux qui l’avaient installé sur son trône élyséen se détournent désormais de lui.
Aujourd’hui, il tente de se cantonner au rôle que lui confie la Constitution, celui des Affaires étrangères. Comme il croit tout savoir, il s’est approprié ce domaine après avoir détricoté le corps diplomatique — dont le personnel avait un vrai professionnalisme — pour placer des ambassadeurs et des consuls de son choix, comme un caprice de plus. Et la France a perdu de son aura dans le monde.
Là encore, un jour il tente de faire peur en évoquant une possible troisième guerre mondiale, le lendemain il modère les paroles provocatrices du général Mandon. Il prend position en faveur d’un territoire à deux États en Palestine, tout en se gardant bien d’expliquer comment, et surtout selon quel découpage.
Un jour au Brésil pour la COP30, un autre au G20 ou en Suisse ; de Bruxelles à l’Afrique, il multiplie les déplacements tout en expliquant aux gens qu’il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre. Quelle cohérence !
M. Macron n’était pas fait pour diriger un pays, aussi intellectuel soit-il. Il faut que ses thuriféraires en prennent conscience.
Il est vrai que le personnel politique actuel n’offre pas beaucoup d’illusions non plus : dans un pays aussi divisé et abîmé, on perd espoir et l’on a même envie de se détourner de la politique. Mais élire une personne qui aimerait au moins la France et les Français serait déjà un bel avantage, par rapport à un beau parleur et petit faiseur.
Encore quinze mois de ce vide sidéral… cela va être long !
Cher Philippe Bilger,
Au-delà de toutes ces observations fort pertinentes, on ajoutera un élément majeur qui a des conséquences concrètes sur notre vie quotidienne : sa petitesse, son absence de sens de l’État, son égocentrisme le conduisent à aller jusqu’au bout de son mandat, entraînant la France dans un chaos politique et économique sans précédent. Par sa dissolution injustifiée, il est le premier responsable de l’immobilisme politique actuel : il est grand temps d’exiger sa démission au nom de l’intérêt général. (Un autre Général devrait lui servir d’exemple…)
Deux points de politique étrangère.
Emmanuel Macron est certes revenu à une position mieux avisée concernant l’Ukraine. Cependant, il ne faut pas oublier sa longue complaisance envers Poutine.
Et il faut aussi en tirer les conséquences : quel avantage a procuré à la France le fait qu’elle ait été la seule à vouloir maintenir le « dialogue » au-delà du raisonnable, alors que le reste de l’Occident avait compris depuis bien longtemps qu’il n’y avait rien à tirer du Kremlin ? Absolument aucun.
Moscou n’a pas reconnu Paris comme médiateur valable, pas plus qu’il n’a retenu ses coups contre notre pays, que ce soit en matière de propagande, de stratégie (activités anti-françaises en Afrique) ou de subversion sur le sol national (préparation d’attentats, provocations sous faux drapeau…).
La preuve est faite que concéder des avances à Poutine ne paie pas. Quand vous lui donnez, il prend, et quand vous cessez de lui donner, il attaque. Autant le confronter tout de suite.
Les Occidentaux ont toujours eu beaucoup de mal à comprendre les Russes, comme ils ont du mal à comprendre les musulmans. Pour résumer, ils s’imaginent que les uns comme les autres sont des chrétiens. Et ils sont tout étonnés lorsqu’ils constatent qu’ils se comportent comme des barbares, des primitifs, des entités tribales, claniques, impérialistes et mafieuses.
Donald Trump vient de désigner les Frères musulmans comme mouvement terroriste. Emmanuel Macron devrait sauter sur l’occasion et en faire autant.
Ce qui m’amène à mon second point : la désastreuse reconnaissance de l’État de Palestine par la France.
À quoi bon ânonner sans cesse qu’on est pour « la solution à deux États », alors que les Palestiniens eux-mêmes sont contre ? Les Palestiniens veulent une solution à un État, un État musulman entièrement débarrassé de ses Juifs. Ils veulent l’éradication d’Israël. Ça crève les yeux.
Mais admettons. Admettons le politiquement correct qui impose de promouvoir la solution à deux États, gna-gna. La moindre des choses, si l’on croit à ce mythe, c’est d’en faire une arme de négociation avec les Palestiniens : oui, nous sommes prêts à vous reconnaître en tant qu’État, mais pas avant que vous n’ayez montré les preuves de votre engagement sur les points A, B, C et ainsi de suite. Reconnaissance d’Israël, désarmement et éradication du Hamas, accord des principales puissances arabes sur les points critiques, etc.
Au lendemain de 7-Octobre, c’était la moindre des choses. Et là, le petit père Macron fait son Trump. De même que ce dernier concède tout d’avance à la Russie, de même le président français lâche le cadeau suprême aux Palestiniens alors qu’ils détiennent encore les otages et refusent le cessez-le-feu. En espérant bêtement que si vous offrez des chocolats à un monstre sanguinaire, il vous offrira des fleurs en retour et cessera de poser des bombes. C’est l’inverse qui s’est produit.
La pression islamique s’est-elle réduite sur le sol français ? Les Palestiniens ont-ils reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël ? Bien sûr que non.
Au demeurant, on se demande ce que Macron a bien pu « reconnaître » en reconnaissant l’État de Palestine. Celle-ci n’a ni territoire défini, ni constitution ou principes de gouvernement (en dehors de la charia), ni gouvernement, ni chef de gouvernement, ni peuple (les Palestiniens n’existent pas, ce ne sont que les Arabes de Palestine, autrement dit des Jordaniens), ni armée unifiée, ni revenus fiscaux (elle vit des subventions de l’Occident), ni capitale, ni dignité nationale (les Palestiniens se vantent d’être réfugiés de père en fils depuis 1948, nourris à la becquée par une agence spéciale de l’ONU)… la seule chose qui les distingue, c’est la volonté d’éradiquer Israël et d’imposer le califat en Europe et au-delà.
Le drapeau palestinien est devenu l’emblème de l’islamo-gauchisme qui menace les fondements de nos nations occidentales. Les Palestiniens se définissent par leur antisémitisme et leur anti-christianisme génocidaire, impérialiste et messianique. Qu’y a-t-il à « reconnaître » là-dedans, sinon un ennemi mortel de notre civilisation ?
« D’ailleurs, s’il fallait une preuve aux antipodes des engagements constants du président, ce serait l’incroyable succès du Rassemblement national dont un dernier sondage révèle que Jordan Bardella serait gagnant dans tous les cas de figure, quel que soit son adversaire, Jean-Luc Mélenchon étant le plus nettement défait… » (PB)
On a vu ce qu’ont donné les sondages, à quelques mois de l’élection présidentielle de 2022.
Valérie Pécresse était donnée gagnante devant Emmanuel Macron.
On a vu le résultat dès le premier tour (moins de 5 % du scrutin).
Pourtant, cette dernière avait occupé plusieurs ministères dans lesquels elle avait montré sa compétence. Mais, pour être président de la République, il faut démontrer d’autres qualités.
Quelles compétences peut revendiquer Jordan Bardella, qui n’a jamais travaillé dans la société civile, qui fut champion de l’absentéisme au Parlement européen et qui, finalement, n’est qu’un pur produit de marketing politique ?
Il est pourtant clair qu’il n’a pas les qualités requises pour occuper les plus hautes fonctions de l’État.
Sous prétexte de renforcer « une stratégie authentiquement régalienne » (dixit PB), les Français seraient plongés dans un régime autocratique dans lequel la démocratie, et donc la liberté d’opinion, n’aurait plus sa place.
J’ose espérer que les Français, au moment d’aller voter en avril 2027, prendront conscience des conséquences de ce choix ubuesque et opteront, au second tour, pour un candidat véritablement républicain.
Peu importe que ce soit Gérald Darmanin, David Lisnard, Gabriel Attal, voire J.L Borloo qui a tenu un discours de candidat, ce matin, sur CNews.
Bref, n’importe qui sauf Jordan Bardella (et J.-L. Mélenchon, bien entendu !) ☹
Avant d’aller plus loin, le général Richoux, au demeurant lucide et excellent dans ses interventions, a rappelé le manque de régiment d’artillerie dans la France moderne.
Il a cité en outre le 54 RA déplacé à Hyères, et dont je fus un modeste brigadier pointeur-tireur de l’époque de Verdun.
Tout cela pour dire que je suis raccord avec ce qu’il dit, une armée de métier c’est aujourd’hui la meilleure et la plus pertinente des reflexions dans un pays comme la France. Pays où il n’y a plus un roble vaillant en plus.
Il est certain qu’aujourd’hui le mot troufion prend toute sa valeur, il n’y a plus de place, dans une armée réduite, qu’à la professionnalisation et à la formation aux techniques modernes d’artillerie: missiles et autres, ainsi qu’au pilotage de drones dans toutes les familles d’utilisation.
L’Ukraine en est le meilleur modèle moderne, elle résiste toute seule devant le Cinglé avec ses 30 millions de citoyens, en leur infligeant des pertes sévères qui vont aller en augmentant. Il faut donc du pognon et de la technique, bien sûr des fantassins courageux mais bien formés.
Nous n’aurons jamais la masse, le pognon il en faudra de plus en plus, et avec une Europe pleurnicharde, incapable, et soumise à Trump, c’est pas demain la veille que l’on va s’imposer.
Le Cinglé a de la chair à canon et c’est en cela qu’il fait peur, ce pays de traîne-lattes gavé de propagande n’est pas près de changer, la technique sera le point essentiel pour éviter les morts insupportables dans nos sociétés.
La trouille des Européens qui ont peur de leur ombre, qui ne seront jamais unis, et se couchent sans arrêt devant les obstacles, obeissant au doigt et à l’oeil à Visage orange, comment ces nations et quand vont-elles donc s’émanciper ?
Trump a tout à nous prendre et rien à donner, et en plus sans vergogne réclame 50 % des bénéfices d’une drôle d’alliance avec le Cinglé. Europe de pleurnicheurs, de misère qui depuis des décennies a été incapable de sortir du parapluie US, heureusement Winston Volodymyr a montré la voie, ils payent le prix fort du sang, et j’espère qu’au moins ces Européens qui négocient ne vont pas en plus amputer les Ukrainiens qui font le sale boulot, car la guerre c’est sale.
On découvre avec surprise que Philippe Bilger, dont on ne soupçonnait guère l’intérêt pour le poker, manie pourtant l’argot des tapis verts avec une certaine malice. Sa formule – « À tout bien considérer, alors que les jeux sont presque faits, convient-il de dire, comme au poker, à propos d’Emmanuel Macron face à tous ceux qui aspirent à lui succéder : « pas mieux » ? » – est bien plus qu’une saillie spirituelle. Elle trahit une inquiétude qui commence à poindre, y compris dans certains cercles de droite traditionnellement hostiles au chef de l’État.
Mieux vaut tard que jamais, en effet. Nul besoin d’être un inconditionnel de Macron pour lui reconnaître des qualités rares, intelligence, énergie, culture politique, sens de l’État, trop souvent gâchées, il est vrai, par des défauts de posture et une forme d’arrogance qui lui ont aliéné une partie du pays.
Mais cette réévaluation tardive n’efface pas la question centrale : qui pour lui succéder ? Les derniers sondages, qui créditent Jordan Bardella d’une victoire dans tous les seconds tours envisageables en 2027, commencent à provoquer un sursaut salutaire. Est-il vraiment raisonnable de confier la magistrature suprême à un jeune homme de trente ans, sans formation sérieuse, sans la moindre expérience, porté au sommet uniquement par la colère et la mécanique implacable du vote protestataire ?
Puisque l’heure est à la révision du bilan macronien, poussons l’exercice jusqu’au bout. Comparons-le non seulement à ceux qui briguent sa succession, mais aussi à ceux qui l’ont précédé dans la fonction. Et l’on risque fort, au terme de cet examen sans complaisance, de murmurer malgré soi la même expression qu’au poker, en se couchant face à une main trop forte à propos de l’un d’entre eux : « Pas mieux… »