Doit-on se moquer de Robert Brasillach ?
La démarche de sauvegarde (pour empêcher qu’il soit exécuté) initiée par François Mauriac, Marcel Aymé et Jean Anouilh (son expérience de la vie en a été affectée pour toujours), est narrée sur un mode léger, presque désinvolte. Il est fait référence à André Gide dont l’appréciation sur le futur qu’aurait eu Robert Brasillach s’il avait été gracié est très discutable.
Sont passées sous silence la lâcheté de beaucoup (Colette ne voulait pas être la première sur la pétition demandant la grâce !) et la déclaration d’Albert Camus la signant par détestation de la peine de mort alors qu’il assurait que RB ne lui aurait pas rendu la pareille s’il avait été condamné à mort.
De cet article, se dégage une impression de malaise comme s’il avait fallu, après l’avoir fusillé, exécuter RB une nouvelle fois, mais médiatiquement.