Le procès en appel de Marine Le Pen (MLP) et de quelques autres s’est ouvert le mardi 13 janvier.
Jordan Bardella (JB) a réaffirmé son plein soutien à cette dernière « qui convaincra de son innocence ». Sans être nécessairement contre-productif, un tel soutien politique n’aura en tout cas aucune incidence sur le cours de la procédure judiciaire à venir.
Je ne crois pas non plus que, pour la juridiction d’appel, le fait que l’éventuel remplaçant de Marine Le Pen en vue de l’échéance présidentielle soit déjà désigné puisse exercer une quelconque influence sur l’arrêt à intervenir, lequel, quelle qu’en soit l’issue, aura tout intérêt à se fonder sur des éléments strictement juridiques, contrairement au jugement de première instance qui s’est aventuré – au moins pour ce qui relève de l’exécution provisoire – dans une argumentation davantage politique que technique.
Ayant suivi attentivement les débats de première instance en pratiquant un pluralisme médiatique – et ma lucidité n’est pas rétrospective ! -, j’avais été surpris par l’option maximaliste retenue par Marine Le Pen, même si elle correspondait à son tempérament et avait conduit son unique avocat à plaider dans le même esprit.
On connaît la condamnation qui a suivi, assortie de l’exécution provisoire et de ses effets potentiellement désastreux sur l’avenir présidentiel de la candidate officielle du RN.

Il me paraissait clair que, d’une manière ou d’une autre, une autre ligne de défense serait envisagée en appel. Le fait que Marine Le Pen dispose désormais de deux avocats – l’un pour le Parlement européen, l’autre pour le parti -, que chacun des appelants ait dorénavant son propre conseil et que la communication sera davantage contrôlée constitue un élément non négligeable, mais ce n’est pas l’essentiel.
Il va résider dans l’obligation pour MLP – sans qu’elle opère un revirement complet et tout en continuant à proclamer son innocence – de développer une argumentation moins impérieuse et plus modeste. Cette évolution devrait la conduire à moins s’opposer frontalement au droit européen qu’à s’en prévaloir, en exploitant ses zones d’ambiguïté afin de justifier le comportement collectif des assistants parlementaires mis en cause. Sans aller jusqu’à la résipiscence, elle fera valoir une attitude de bonne foi qui la fera sortir de ses dénégations intégristes et pourrait lui valoir une écoute plus bienveillante.
Déjà, en affirmant d’emblée « qu’elle n’a aucun sentiment d’avoir commis la moindre infraction », elle a placé la barre moins haut et s’est campée en innocente moins sûre d’elle. Cette formulation est révélatrice d’un climat de moindre affrontement.
En effet, il est fondamental, à quelque niveau juridictionnel que ce soit, de toujours ménager une porte de sortie lorsque l’argumentation principale ne convainc pas, plutôt que de s’enfermer – et les juges avec et contre soi – dans une logique du tout ou rien.
Mais il faut prendre garde à ce que cette volte-face n’apparaisse pas comme insincère, voire purement utilitaire, d’autant plus que, depuis des mois, on avait presque l’impression que, médiatiquement parlant, la défense du RN s’élaborait à ciel ouvert. Il est évidemment permis de modifier son comportement et ses arguments en appel, à condition toutefois que cette nouvelle posture ne soit pas cousue de fil blanc, au point de donner le sentiment d’un jeu consistant, après avoir d’abord brûlé tous ses vaisseaux, à chercher ensuite trop ostensiblement à en sauver quelques-uns.
J’en viens naturellement, pour conclure, au rôle capital des avocats dans les procès où la politique vient troubler l’apparente objectivité du droit. Dans les causes perdues, lorsqu’on s’en prend à la justice et que l’on met en cause ses juges, il est frappant de voir que, parmi les explications avancées pour justifier l’échec judiciaire, n’est presque jamais évoquée la possible insuffisance des conseils, la maladresse de leurs plaidoiries, leur excès de certitude, proche parfois de l’arrogance, de l’emporter, et plus généralement, leur échec dans cette obligation de convaincre.
Pour Marine Le Pen, rien n’est acquis. C’est déjà beaucoup que de le savoir et d’en tirer, en conséquence, l’attitude appropriée.
@ Giuseppe le 14 janvier 2026
« 4,1 millions d’euros sur 624 » (SH)… « Vous en avez de belles, vous ! C’est quand même notre pognon » (Giuseppe)
Vous avez raison… Avec une telle somme, on peut réaliser l’un des projets que vous citez. Mais on peut aussi permettre à un parti politique de mieux remplir le rôle démocratique que lui confie la Constitution (« Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. » – art. 4).
Que je sache, une telle mission ne se fait pas sans disposer de quelques sous… Et, face aux charges d’une telle tâche, une enveloppe de 4 millions n’a rien d’exagéré. Souvenons-nous que, pour sa campagne présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy a grillé 43 millions d’euros (affaire Bygmalion)…
En toile de fond du procès fait à Marine Le Pen et au FN – mais aussi de ceux, beaucoup moins médiatisés, qui concernent LFI et le MoDem –, c’est donc bien le financement des partis politiques qui apparaît… Et le problème n’est toujours pas réglé. La preuve en est les difficultés persistantes du RN pour contracter des prêts auprès des banques françaises – ce qui était déjà le cas à l’époque des infractions présumées en cours de jugement – et les poux sur la tête que lui cherche la justice en raison de prêts de particuliers qui lui semblent illicites.
Avant même d’aborder le fond du dossier, c’est-à-dire le financement des attachés parlementaires des eurodéputés, il faut noter un fait fondamental : aucun des mis en examen n’est poursuivi pour enrichissement personnel. Ce qui fait que ceux qui veulent faire un parallèle entre MLP et Cahuzac sont très proches de la diffamation.
En fait, si l’on oublie le motif principal de l’organisation de ce procès à grand spectacle, la volonté de nuire au FN, évidente dès la plainte de Martin Schulz, indiscutable pendant l’enquête du PNF et omniprésente lors des débats en première instance, toute l’affaire se résume à un désaccord total entre le RN et le Parlement européen sur la lecture du règlement des activités des attachés parlementaires des eurodéputés, promulgué en 2009 par la présidence de cette assemblée.
Voici ce texte, particulièrement alambiqué, d’autant plus qu’il est traduit en plusieurs langues et s’adresse à des personnes qui, dans leurs États respectifs, obéissent à une législation nationale sur les attachés parlementaires parfois très éloignée de la règle européenne :
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32009R0160&from=ET#tit_1
Une chatte n’y retrouverait pas ses petits… Le paragraphe 9, qui est au cœur du procès, est particulièrement abscons. On admet volontiers que l’attaché parlementaire, puisqu’il est payé – directement – par le Parlement européen, n’intervient que pour aider l’eurodéputé « dans l’exercice de ses fonctions »… Mais quelles sont « ses fonctions » ? Quelles en sont les limites ? Quand, pour préparer un dossier, un eurodéputé travaille en collaboration avec son parti, n’est-il pas « en fonction » ? Son attaché parlementaire ne peut-il pas participer à ce travail et être rémunéré pour cela ?
En 2014, en accusant les eurodéputés FN de « détournement », la présidence du Parlement a répondu non à cette dernière question… Mais elle a mis cinq ans pour indiquer cette réponse. Cinq ans pendant lesquels les eurodéputés FN ont lu différemment ce règlement, en y voyant, sinon l’autorisation, du moins la non-interdiction d’employer leurs attachés comme le font les députés nationaux français, c’est-à-dire en les employant pour l’ensemble de leurs activités politiques.
On est en droit de se demander pourquoi la présidence du Parlement européen, qui ne pouvait pas ne pas le savoir, a mis cinq ans pour se fâcher…
En première instance, Marine Le Pen a probablement eu tort de s’entêter à faire admettre au tribunal que son interprétation de ce règlement était la bonne. Cette fois, elle reconnaît que celle de ses accusateurs est tout aussi recevable et plaide intelligemment son absence d’intention de ne pas la respecter. Ce qui modifie considérablement sa défense et offre à la cour d’appel la possibilité de ne pas simplement confirmer le jugement de première instance. Encore faut-il que MLP parvienne à démontrer cette non-intention… alors que les procureurs du PNF continueront à la charger.
Cependant, quel que soit le verdict, cela ne changera rien au fait que ce sont des juges qui vont décider du vote des Français lors de la prochaine élection présidentielle. Tout indique pour l’instant que le RN remportera la mise. Mais il est aussi certain que, même si les conceptions du futur de la France de Marine Le Pen et de Jordan Bardella sont proches, elles ne sont pas totalement identiques et que JB n’a pas, pour l’heure, l’expérience politique de MLP.
Le plus grave est que ce « choix des juges » a déjà permis l’accession au pouvoir d’un président qui ne l’aurait jamais été sans les poursuites express du PNF contre François Fillon. D’un président qui laissera une trace funeste dans l’Histoire…
Décidément, notre République est en bien mauvais état… Il est grand temps que les juges se contentent de leurs cours… et n’envahissent plus l’espace réservé aux électeurs.
@ Serge HIREL – le 17 janvier 2026
C’est rigolo de vous voir sauter sur votre chaise parce que j’ai dénoncé un vice français bien connu : l’extravagant excès d’hommes politiques par rapport à la population, inséparable de l’extravagant excès de fonctionnaires. Bien entendu, le fait que vous ayez été élu local n’a strictement rien à voir avec votre indignation, surjouée comme à l’accoutumée… Ici :
« Cette fois, vous voilà pris en flagrant délit d’intox… »
Mais en fait, vous êtes d’accord avec moi :
« Il existe une solution pour mettre fin à cela, mais elle crispe… encore plus à l’approche d’élections municipales : la baisse drastique du nombre de communes, qui entraînerait de facto la suppression de milliers de postes devenus des doublons. »
Eh bien, voilà ! Mais il vous fallait absolument pinailler auparavant…
Que les conseillers municipaux soient payés ou non, OSF. Vous connaissez la signification du sigle ? On s’en moque.
Un élu (comme un fonctionnaire, comme un associatif subventionné) génère des nuisances par sa seule existence. Au-delà d’un certain seuil dépassé depuis un bon demi-siècle en France, un membre de l’État de plus, c’est un nuisible de plus. Il génère des réglementations, des surveillances, des obstacles… et, bien sûr, des prélèvements.
Même s’il est payé zéro euro, il est là pour créer des dépenses, des taxes et des impôts. Il coûte par sa seule existence ! D’ailleurs, vous le dites vous-même :
« Une chaise dans la salle du conseil et la photocopie des projets à l’ordre du jour de chaque réunion de celui-ci. »
Et surtout :
« Mieux vaut calculer, par exemple, le coût par citoyen des salaires et charges des agents territoriaux, dont le nombre ne cesse d’augmenter pour une « productivité » de plus en plus faible. »
Même si les élus ne généraient aucun frais, aucune taxe et aucune réglementation, ils seraient encore nocifs. Pourquoi ? Eh bien parce qu’ils entretiennent les Français dans leur mentalité d’assistés. Yfô un maire dans le moindre village, yfô des conseillers municipaux, ce sont des saints laïcs vers lesquels on se tourne à chaque fois qu’on s’est retourné un ongle…
STOP. Ce culte imbécile de not’brave maire qu’est si gentil, par opposition à l’État qui fait rien qu’à nous embêter, doit cesser immédiatement. Le conseiller municipal qui est si dévoué et qui n’est pas payé est un détestable représentant de l’hydre étatique qui doit être éradiquée. C’est pas votre copain. C’est votre ennemi.
C’est lui qui vous empêche de vous prendre en main et de redécouvrir cette notion neuve en France : la liberté.
Je termine sur ces effarants passages de votre commentaire, dont la véracité ne fait aucun doute à mes yeux :
« Merci de faire la différence entre mandats d’élus et élus. La quasi-totalité des maires sont aussi conseillers communautaires — ils ont donc deux mandats — et rares sont les élus nationaux qui ne sont pas aussi élus dans une collectivité territoriale, la seule limite qui leur est imposée étant qu’ils ne peuvent pas la présider. »
« S’ajoutent à cela les 65 624 conseillers communautaires, dont la plupart sont aussi maires ou adjoints au maire. Pour être tout à fait exact, les conseillers municipaux des communes de plus de 100 000 habitants perçoivent une indemnité mensuelle de 246 euros maximum. Dans les autres communes, une même somme peut être attribuée à chaque conseiller municipal, mais elle doit être prélevée sur l’enveloppe globale des rémunérations accordées au maire et à ses adjoints… »
Vous rendez-vous compte de l’horreur que vous venez de décrire ? Je ne comprends même pas ce que vous dites. Je ne veux pas perdre une seconde de ma vie à essayer.
L’une des principales raisons de la nocivité intrinsèque des fonctionnaires / hommes politiques / payés / pas payés, c’est l’extraordinaire complexité qu’ils génèrent par leur seule existence. Le fonxiopol sécrète de la complexité comme l’escargot sécrète sa bave.
Après quoi, le citoyen doit perdre des heures, des jours, des semaines pour tenter de déchiffrer cette complexité, couche parasitaire sans la moindre utilité sinon négative. Le fonxiopol a besoin de cette complexité pour justifier son poste. Le citoyen est étouffé par elle. Chaque minute qu’il passe à se battre contre elle est un manque à gagner, compte tenu du revenu qu’il aurait pu gagner en consacrant ce temps à un travail productif.
Et je ne parle pas du désespoir engendré par l’obligation de consacrer d’immenses efforts à cette tâche inutile, de la dégradation morale infligée par cet authentique servage contemporain.
@ Giuseppe le 17 février
« Il faut se rappeler Giscard-Mitterrand quand on découvre le visage, le début du crâne du vainqueur n’était pas suffisant, il était chauve… »
Le crâne… Mon souvenir est le même que le vôtre… Mais avec un détail de plus : j’ai découvert cette annonce que la France entrait dans le malheur dans une salle de presse d’une préfecture d’Île-de-France. Le préfet, qui avait été préfet du Cantal sous Pompidou, était à nos côtés… J’ai vu son visage se décomposer… La veille, lors d’un dîner, il avait brocardé le projet saugrenu de Mitterrand de transformer les « préfets » en « commissaires de la République ». À son départ, il avait été salué d’un ironique et vibrant « Bonsoir, Monsieur le Commissaire ! »…
Sans un mot, il a disparu assez rapidement de la salle de presse… pour aller rédiger une demande de mise en congé spécial… « Dieu » a mis huit mois pour la lui accorder.
Ces jours-ci, comme d’autres qui ont aussi regardé Mitterrand, ses femmes et ses magouilles — pardon Mitterrand confidentiel —, j’ai revu cette image du crâne présidentiel… Elle m’a fait le même effet que le 10 mai 1981 à 20 h : un frisson de rage. Comment la France a-t-elle pu tomber dans ce piège qui l’a déchiquetée et qui se referme sur elle aujourd’hui ?
@ Robert Marchenoir le 15 janvier
« 567 222 élus pour 67,4 millions d’habitants, ça fait un élu pour 118 personnes (et un nombre inférieur de citoyens). Rendez-vous compte : on finance un élu pour s’occuper de 118 habitants ! »
Cette fois, vous voilà pris en flagrant délit d’intox… Une écrasante majorité des 567 222 mandats d’élus (*) ne sont pas rémunérés, en particulier la plupart des 459 811 conseillers municipaux, qui ne coûtent donc rien aux contribuables, si ce n’est une chaise dans la salle du conseil et la photocopie des projets à l’ordre du jour de chaque réunion de celui-ci (une dépense qui, d’ailleurs, a tendance à disparaître, ces textes leur étant de plus en plus souvent communiqués sous forme numérique).
Dans les conseils municipaux, ne sont rémunérés que les 34 787 maires, les adjoints au maire et les conseillers délégués. S’ajoutent à cela les 65 624 conseillers communautaires, dont la plupart sont aussi maires ou adjoints au maire. Pour être tout à fait exact, les conseillers municipaux des communes de plus de 100 000 habitants perçoivent une indemnité mensuelle de 246 euros maximum. Dans les autres communes, une même somme peut être attribuée à chaque conseiller municipal, mais elle doit être prélevée sur l’enveloppe globale des rémunérations accordées au maire et à ses adjoints…
Si vous voulez établir une preuve de la gabegie de l’argent public, mieux vaut calculer, par exemple, le coût par citoyen des salaires et charges des agents territoriaux, dont le nombre ne cesse d’augmenter pour une « productivité » de plus en plus faible.
Il existe une solution pour mettre fin à cela, mais elle crispe… encore plus à l’approche d’élections municipales : la baisse drastique du nombre de communes, qui entraînerait de facto la suppression de milliers de postes devenus des doublons. À l’heure où la mobilité du citoyen peut même être virtuelle, il n’est plus utile que la mairie soit à deux pas du domicile de chacun d’eux. Cette réforme, les Allemands l’ont réalisée il y a plus de 50 ans — entre 1990 et 1995 dans l’ancienne Allemagne de l’Est — et tout le monde en est satisfait. L’Allemagne ne compte que 12 226 communes, qui sont financées par les « Kreis » (nos CDC) et les « Länder » (nos Régions, mais beaucoup plus autonomes que les nôtres).
Sans attendre cette réforme difficile, l’État pourrait en entreprendre de plus simples, mais néanmoins efficaces, par exemple interdire aux collectivités locales de conserver des services dont le seul objectif réel est de rémunérer des fonctionnaires…
Je pense en particulier aux services « animations » des communautés de communes. Dans la mienne, ce service en compte dix, qui, chaque année, gèrent sans trop se fatiguer quelques spectacles et un festival, lesquels concurrencent ceux organisés par les associations locales… Bien sûr, ils pompent le financement de leurs « activités » dans l’enveloppe des subventions destinées à celles-ci… Leur dire d’aller voir ailleurs serait faire d’une pierre trois coups… réduire les dépenses de la CDC, mieux aider les associations et… créer de l’emploi, puisque, pour vivre, nos ronds-de-cuir seraient obligés de réellement travailler.
(*) Merci de faire la différence entre mandats d’élus et élus. La quasi-totalité des maires sont aussi conseillers communautaires — ils ont donc deux mandats — et rares sont les élus nationaux qui ne sont pas aussi élus dans une collectivité territoriale, la seule limite qui leur est imposée étant qu’ils ne peuvent pas la présider.
« Marine Le Pen : on n’est sûr de rien… » (PB)
Didier Maïsto, qui fut lui-même assistant parlementaire et sait donc parfaitement de quoi il parle, a exposé, il y a quelques mois, les vraies raisons du coup de projecteur braqué sur MLP, et seulement elle, du fait que ce système d’emploi des assistants est pratiqué par la plupart des partis politiques :
https://www.youtube.com/watch?v=1NcsV6BHQEs
MLP ou pas cela ne changera rien.
La grande inconnue est toujours la suivante quand le contexte est très tendu : un sous-traitant qui veut traiter à notre objectif de prix va-t-il « sauter » ou pas ?
Pour la présidentielle à venir, le suspense ira jusqu’au bout, est-ce que les électeurs vont sauter ou pas ? Les sondages n’y feront rien, il faut se rappeler Giscard-Mitterrand quand on découvre le visage, le début du crâne du vainqueur n’était pas suffisant, il était chauve…
Je relis Mémoires d’espoir de Charles de Gaulle, « Le Redressement », jamais aussi actuel, et il faut bien le reconnaître, le suffrage universel est le seul juge de paix.
@ sylvain le 16 janvier
Quel pedigree ! Vous êtes à un pas du quai Conti ! Le prochain fauteuil qui se libérera à l’Académie des sciences morales et politiques ne pourra pas vous échapper…
À moins que, d’ici là, votre don pour déclencher l’hilarité ait été repéré par notre bien-aimé Prince… Il vous nommera illico presto musher-chef à Nuuk, chargé du traîneau à chiens frappé de ses armes, avec pour mission d’aller d’igloo en igloo amuser les Inuits en leur expliquant qu’en France, réunir quinze bidasses coiffés de tartes, c’est constituer une redoutable armée…
@ sylvain le 17 janvier 2026
Pas de vulgarité, ma leste esthéticienne, qui vient de me couper les ongles des pieds – toujours après la douche -, aurait froncé les sourcils.
@ Giuseppe
« …il marche sur les mains tout en faisant tourner des assiettes avec la pointe des pieds… »
Les pieds seulement ? Pas que… avec la pointe d’autre chose aussi, hahahaha… mais chuuut, la charte : respectons la charte !
Un peu de sérénité ne nuirait pas, ne serait-ce qu’en prenant les faits pour ce qu’ils sont :
M. Aphatie n’est-il pas un excellent professionnel de l’indignation sélective ?
Mme Le Pen ne poursuivrait-elle pas la normalisation de son parti, au point d’adopter les us et coutumes des autres formations européennes ? Sa stratégie judiciaire ne s’apparente-t-elle pas à celle du lapin qui, pourchassé par une hermine [rien à voir avec celles de ce blog :)], tente que cette dernière change de lapin ?
@ Jean-Claude SERVIAN, le 15 janvier 2026
« Les propos hallucinants de sylvain tombent sous le coup de la loi. »
Mais ça va pas, vous !
Non seulement vous devriez applaudir, mais en plus payer pour le spectacle. L’exercice est difficile : il marche sur les mains tout en faisant tourner des assiettes avec la pointe des pieds.
Mais quelle poilade ! Vous devriez essayer, la liberté, vous l’aurez acquise quand vous serez à même de reproduire cet exercice. Vous devez aimer vivre en cage, sans doute, avec la langue collée au fond du palais.
Eh ben dis donc, j’ai beaucoup de fans ici, que d’éloges… on en oublierait presque que le billet concerne Marine Le Pen.
Tant de compassion à mon égard, comment se fesse ?
Alors, pendant que notre hôte a le dos tourné, je vais me payer le luxe de faire un petit billet sur moi-même, dans le plus grand secret, chez Philippe.
La liste de toutes mes qualités :
Élève studieux, diplômé Maternelle sup’, session houlà hop, option deux cerceaux sur le podium au concours de lancer de tétines.
Je méprise l’argent, surtout la petite monnaie.
Mon métier : anarcho-épicier, tendance « j’en enlève un peu ou j’laisse ? »
Je suis d’un naturel curieux : je me suis aperçu que j’étais une curiosité.
Pour moi, y a qu’une seule race : Conforama, une nouvelle race de magasins.
Ma devise : les coqs n’ont pas de mains parce que les poules n’ont pas de seins.
Mes aucunes années de latin et mes aucunes années de grec m’ont très beaucoup facilité l’apprentissage de cheminot.
Professeur en rigologie, prix Nobel farces et attrapes, palmes académiques en caoutchouc de bassine rose, gradué poil à gratter,
dotor honoris cause toujours mon lapin, diplômé de l’université troisième étage, lecteur officiel du journal « Nous Trois ».
Grand gagnant au concours des devinettes Carambar, avec félicitations caramélisées du fondateur de l’usine,
tartineur chez Nutella, inventeur de questions avec point d’interrogation, etcétéri.
Perso, je mesure 1 m 23, pèse 142 kg, une E = MC² corporelle qui atomise mon toubib taillé comme une ablette, qui m’a renommé l’Einstein de l’obésité ; j’ai un bec de lièvre, le menton en galoche, pourtant toutes les nanas sont folles de moi, et savez-vous pourquoi ?
Avec mon nez en trompette, je joue comme Louis Armstrong et Maurice André réunis…
« Refélemeleu » qu’elles me disent…
Sinon, je suis en voie de dénazification : ma prothèse de hanche et l’arthrose de mes cervicales m’interdisent les footings au pas de l’oie et le bras tendu en direction des forces judéo-maçonniques-sa mèèèère ; en outre, une braise ardente et agressive a cramé le portrait de mon « führère Adolfinet » bien-aimé qui trônait sur la cheminée.
J’ai plein d’autres qualités, mais je ne voudrais pas squatter indéfiniment le blog sublissime de M. Bilger, bien que les préfets aient pour ordre de ne jamais déloger les squatteurs.
Que le jugement en appel confirme ou invalide l’inéligibilité de MLP, cela finalement m’importe peu dans la perspective de la prochaine élection présidentielle.
En regard de la situation alarmiste dans laquelle se trouve plongé notre pays, les positions prises et les solutions proposées par MLP et son parti, les errements et incohérences ayant émaillé l’évolution de leur programme au fil des années, leur comportement irresponsable entravant aujourd’hui, avec d’autres il faut le reconnaître, tout accord sur un indispensable budget compatible avec la réalité de l’état dramatique de nos finances, sont autant de raisons qui font que MLP n’est point la candidate providentielle et incontournable dont la France a besoin, qui serait seule en capacité de sortir le pays du bourbier dans lequel il est embourbé.
Quelle que soit la décision de justice qui sera prise, celle-ci ne satisfera de toute manière personne, les uns affirmant, si l’inéligibilité est confirmée, que les juges ont plié sous la pression politique et, si elle est infirmée, que ces mêmes juges ont cédé à la pression de l’opinion publique. Et si l’appel infirme le précédent jugement, gageons alors que ceux qui ont initialement conspué la justice, cette fois l’encenseront.
Je constate que certains habitués de ce blog apprécient particulièrement les commentaires de sylvain.
Ils le trouvent drôle, peut-être pas spirituel, mais enfin, il les fait rire. Après tout, c’est tout ce qui compte.
Tipaza va même jusqu’à dire que ces propos, même s’ils sont idiots, sont élaborés et toujours pertinents. Doux oxymore qui mérite réflexion.
Moi, le bon sylvain me fait penser à ces vieux films en N&B du début du siècle dernier (*), dans lesquels l’humour consistait surtout à s’envoyer des tartes à la crème dans la figure.
Manifestement, nos arrière-grands-parents adoraient ça et riaient à gorge déployée.
Depuis, il me semble qu’on a fait beaucoup mieux en matière d’humour. D’ailleurs, nos politiques nous le montrent tous les jours en ce moment. Ne serait-ce que pour l’adoption de ce p… de budget !
(*) Charlot, Buster Keaton, Laurel et Hardy
@ Jean-Claude SERVIAN, le 15 janvier 2026
Ne sous-estimez pas le travail de sylvain.
Ça a l’air complètement idiot, et parfois ça l’est, mais c’est soigneusement élaboré et toujours pertinent.
J’ai essayé à deux reprises d’écrire un commentaire à sa façon. Ce fut un échec lamentable, en ce sens que seule la grossièreté apparaissait, sans l’humour au second degré… si… si… que ses commentaires dégagent.
Je me suis bien gardé d’envoyer ces essais.
J’en ai conclu que l’adage : « Ne forcez pas votre talent, vous ne feriez rien de bien » est toujours vrai, et qu’à sa façon, il a du talent.
@ Jean-Claude SERVIAN
Selon moi, avec ses vannes pourries et ses outrances langagières, sylvain fait beaucoup plus de tort au RN qu’il ne lui rend service.
En réalité, force est de constater qu’en dépit de ses excès, ce contributeur a de l’humour et un sens de la dérision indéniable. Ce n’est donc, tout au plus, qu’une sorte de comique troupier doté d’un langage coloré, agrémenté de trouvailles de vocabulaire auxquelles nous nous sommes (pour la plupart) habitués sur ce blog, y compris nombre de mes relations ultramarines, qui rigolent souvent de bon cœur en le lisant et ne se sentent donc nullement humiliées par ses propos !
Quant à porter plainte ? « En pa couillonnade », comme on dit en créole ! Réservez plutôt cela pour de vrais combats et luttez contre des racistes qui distillent, eux, leur poison bien cachés, avec d’autres formes d’hypocrisie, de dissimulation et de perversité.
@ Jean-Claude SERVIAN, le 15 janvier 2026
« Les propos hallucinants de sylvain tombent sous le coup de la loi. »
Vous êtes rafraîchissant !
Si vous rejoignez ce blog pour la première fois et souhaitez y rester, il faudra vous y habituer !
Sachez que plus personne, ou presque, n’essaie d’argumenter avec ce gugusse ni ne fait attention à ses délires.
Il est vrai que je m’étonne souvent que notre hôte laisse passer ses calinotades.
Philippe Bilger, éminent juriste, privilégie — et c’est ce pourquoi son blog fonctionne bien — la liberté d’expression et prend le risque de laisser passer quelques crapuleries.
Ah bon :
https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/proces-en-appel-surprise-le-parquet-general-vient-a-la-rescousse-de-marine-le-pen
@ Giuseppe – le 15 janvier 2026
« Rapporté aux 567 000 élus toutes catégories confondues (nationaux + locaux), ce n’est rien du tout. »
Vous faites bien de rappeler ce chiffre, qui est (lui aussi) hallucinant. 567 222 élus pour 67,4 millions d’habitants, ça fait un élu pour 118 personnes (et un nombre inférieur de citoyens).
Rendez-vous compte : on finance un élu pour s’occuper de 118 habitants ! Cent dix-huit habitants bénéficient d’un élu à eux tout seuls !
Pas étonnant que la dépense publique explose, que les Français se tournent vers l’État à chaque fois qu’ils se cassent un ongle, et qu’après le chèque-déjeuner, le chèque-vacances, le chèque-culture, le chèque-vélo électrique, le chèque-ourlet, le chèque-réparation de cafetière (et j’en oublie sûrement), on vienne de nous annoncer le chèque pour acheter des fringues made in France.
Ben, c’est sûr qu’avec tous les impôts nécessaires pour financer ces chèques et ces élus, le made in France a tendance à se faire rare… et cher !
Et c’est sans compter avec les fonctionnaires et les fonctionnaires dissimulés, qui sont infiniment plus nombreux que les élus !
Les Français chouinent parce qu’ils n’ont pas assez de « pouvoir d’achat », mais cela ne les empêche pas de se prosterner aux pieds de leurs maires de village, sans lesquels bien sûr la Frônce éternelle s’effondrerait dans un regrettable ultra-libéralisme.
Les « souverainistes » et autres gaullistes à la noix pleurnichent à la « braderie » de nos « fleurons industriels », mais la France est incapable de produire… des oeufs ! Il y a pénurie d’oeufs en France ! Le truc le plus simple à produire, zéro technologie, le premier abruti venu est capable de monter un poulailler, c’est à la portée de n’importe quel pays du Tiers-monde… mais pas de la France !
Comme toujours, à force d’exiger le communisme, on obtient la pénurie, pour ne pas dire la faim. Le gouvernement, sous l’impulsion du « peuple » qui veut toujours plus d’écologie et d’égards pour nos amies les bêtes chéries par Brigitte Bardot, multiplie les normes et les obstacles réglementaires. Les Français pleurnichent sur la « désindustrialisation » et la « disparition de nos pauvres petits paysans », mais lorsqu’un poulailler industriel menace de s’installer à côté de chez eux (lorsqu’un paysan veut créer une exploitation agricole à la campagne, donc), ce sont protestations sans fin, recours en justice interminables et ainsi de suite.
Les mêmes nous expliquent que le Mercosur, c’est le mal. Faut pas importer de la bouffe, faut pas en produire mais faut la « souveraineté alimentaire ». À un moment, il va falloir que les Français cessent d’être des abrutis, sinon on ne va pas s’en sortir.
Afuera ! Baissez vos p… de dépenses publiques ! Viva la libertad, carajo !
Des niouzes de la macronie :
Le Pen condamné pour des roupies de sansonnet.
Les anti–Le Pen : 3 500 milliards de dette, détournements de fonds, tickets fiscaux : non coupables… ben voyons !
En ce moment, les cabinets noirs reniflent les couches-culottes de Jordy Pampers, qu’il a dû s’acheter en piochant dans les fonds européens.
Ben voyons.
@ Jean-Claude SERVIAN – le 15 janvier 2026
« Les propos hallucinants de sylvain tombent sous le coup de la loi. »
Vous avez raison : ces lois sont scélérates. Il faut les abolir. Il est hallucinant que la loi interdise d’exprimer ses opinions. On ne se rend pas compte à quel point la France a glissé vers la dictature communiste.
Et encore, ça pourrait être pire. En Angleterre, la police vient régulièrement frapper à votre porte suite à des propos bien plus bénins. Des gens ont fait de la prison pour cela, tandis que des déclarations antisémites et génocidaires d’immigrés musulmans ne donnent lieu à aucune poursuite.
Dans ce pays, la police arrête 30 personnes tous les jours pour leurs propos sur les réseaux sociaux, soit 12 000 arrestations par an. En outre, 13 000 personnes ont été interrogées par la police en 2024 pour des propos légaux mais jugés offensants par quelqu’un, n’importe qui : les fameux « incidents de haine non délictuels », une appellation proprement orwellienne.
L’inocuité des propos qui ont valu l’arrestation ou la prison à leurs auteurs est, comme vous dites, hallucinante.
Un policier à la retraite, qui a simplement critiqué les innombrables manifestations pro-palestiniennes suite au 7-Octobre, écrivant qu’on était « à deux doigts d’une invasion de l’aéroport d’Heathrow pour contrôler les voyageurs juifs », a été menotté à son domicile et détenu au commissariat pendant huit heures. Sa maison a été perquisitionnée. Ses collègues l’ont accusé de détenir un livre écrit par un journaliste du quotidien de centre-droit The Telegraph, et des exemplaires de la revue conservatrice The Spectator. C’était de la littérature incitant au Brexit, ont-ils accusé.
Une militante anti-avortement a été arrêtée à plusieurs reprises pour avoir prié en silence devant une clinique d’avortement (un acte interdit). C’est le crime-pensée parfait : arrêtée pour n’avoir rien fait et rien dit, mais pensé des trucs.
Un couple a été arrêté parce qu’il avait critiqué la procédure de recrutement du directeur de l’école de sa fille sur un forum de parents. Sa maison a été fouillée et il a été détenu au commissariat pendant huit heures.
Un éditorialiste du Telegraph a été interrogé à son domicile pour avoir accusé des policiers, sur les réseaux sociaux, d’avoir violé la neutralité que l’on attend d’eux en posant pour une photo en compagnie de manifestants musulmans.
Un dirigeant d’un syndicat de policiers a été démis de ses fonctions pour s’être plaint que ses collègues rechignaient à poursuivre les délinquants de peur d’être accusés de « racisme ».
L’année dernière, un immigrant rwandais de 17 ans a tué trois petites filles de 6, 7 et 9 ans lors d’une attaque au couteau dans un cours de danse, et en a blessé dix autres. Cet attentat a soulevé une immense émotion dans le pays. Vous pouvez voir ici le visage rayonnant d’intelligence de l’assassin.
L’épouse d’un conseiller municipal conservateur a écrit à cette occasion sur Internet : « Déportation de masse immédiate. Mettez le feu à tous ces p… d’hôtels remplis de ces enfoirés, ça ne me dérange pas. » (Des émeutes blanches avaient éclaté suite au massacre, au cours desquelles ont été incendiés des hôtels hébergeant des immigrés illégaux.) « Tant que vous y êtes, déportez aussi les traîtres qui nous gouvernent. Ça me rend malade de penser à ce que les familles des victimes endurent en ce moment. Si ça fait de moi une raciste, tant pis. »
Trois heures et demie plus tard, elle a effacé son message. Cela ne l’a pas empêchée d’être condamnée à 31 mois de prison, ce qui a soulevé une vague d’indignation à travers le pays.
Etc, etc.
Tout cela après que des milliers d’adolescentes blanches ont été soumises à l’esclavage sexuel, violées, prostituées, torturées voire tuées pendant des décennies, par des immigrés pakistanais, dans une impunité complète parce que la police craignait d’être accusée de « racisme ». Quand ce n’étaient pas les policiers eux-mêmes qui participaient aux réjouissances en violant les victimes.
Vous avez raison : c’est hallucinant. Allah-u-cinnant, comme dirait sylvain.
De qui se moque-t-on ? Les assistants parlementaires doivent être jugés sur leur travail, en fonction du mandat remis aux parlementaires — en l’occurrence, défendre les intérêts de la France face aux visées des eurocrates.
L’ont-ils fait ? aux électeurs d’en juger. Le reste ne nous appartient plus.
Le règne de la vertu est celui de la guillotine.
Talleyrand a-t-il défendu nos intérêts ? Était-il corrompu ? Pas à ce niveau. Le reste est subalterne.
L’incompétence ou l’efficacité : voilà la véritable corruption, celle dont notre président est passé maître.
@ Jean-Claude SERVIAN le 15 janvier 2026
« Les propos hallucinants de sylvain tombent sous le coup de la loi. »
Je suis d’accord avec vous. Mais nous sommes ici sur le blog d’un magistrat honoraire donc, il sait mieux que personne ce qui peut se dire ou non.
En fait sylvain, qui est un addict de CNews, applique à la lettre la liberté d’expression à la sauce CNews, à savoir « On peut tout dire, même des propos insultants ».
Étonnant de la part d’une chaîne qui diffuse tous les dimanches une émission intitulée « En quête d’esprit », n’hésitant pas à inviter un prêtre qui se présente à l’écran en soutane et nous parle de pureté de l’âme, de l’amour de son prochain et tout plein de belles paroles lénifiantes.
Ceci n’empêche pas cette chaîne de conserver à l’antenne un animateur qui a été définitivement condamné par un tribunal pour des faits de pédophilie.
Ce qui constitue clairement une provocation à la Justice rendue.
Dieu reconnaîtra les siens…
On s’en fait une petite dernière sur cette équipe de Pieds Nickelés :
805 000 € pour l’assistant personnel de Le Pen
https://x.com/landofhop/status/2011381445730722035?s=58&t=VD2Ene-M1AwwcyLHd1ncEg
688 000 € pour sa secrétaire particulière
510 000 € pour son chef de cabinet
710 000 € pour son garde du corps
417 000 € pour sa sœur
Et personne ne lui a dit que c’était illégal.
Fascinant, non ?
Et la suite, avec le provisoire en cours de procès actuellement :
Marine Le Pen
Fonction : Présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale
Peine : 4 ans de prison dont 2 ferme (aménageables), 5 ans d’inéligibilité, 100 000 € d’amende
Motif : Détournement de fonds publics
Louis Aliot
Fonction : Vice-président du RN, maire de Perpignan
Peine : 18 mois de prison dont 6 ferme, 3 ans d’inéligibilité, 80 000 € d’amende
Motif : Détournement de fonds publics
Nicolas Bay
Fonction : Ex-vice-président du RN
Peine : 12 mois de prison dont 6 ferme, 3 ans d’inéligibilité, 8 000 € d’amende
Bruno Gollnisch
Fonction : Ancien cadre historique du FN
Peine : 1 an de prison ferme sous bracelet, 50 000 € d’amende, 5 ans d’inéligibilité
Julien Odoul
Fonction : Député RN
Peine : Condamné dans l’affaire des assistants parlementaires
Autres élus et cadres condamnés :
Timothée Houssin
Fonction : Député RN
Peine : 6 mois de prison avec sursis, 1 an d’inéligibilité
Dominique Bilde
Fonction : Eurodéputée RN
Peine : 18 mois de prison avec sursis, 3 ans d’inéligibilité
Mylène Troszczynski
Fonction : Ex-eurodéputée RN
Peine : 18 mois de prison avec sursis, 3 ans d’inéligibilité
Marie-Christine Boutonnet
Fonction : Eurodéputée RN
Peine : Condamnée dans le cadre du même jugement
Nicolas Crochet
Fonction : Expert-comptable du RN
Peine : Condamné pour son rôle dans l’organisation du système
Gérald Gérin
Fonction : Ancien collaborateur de Marine Le Pen
Peine : Condamné pour participation au système d’assistants fictifs
Condamnation du parti (personne morale) :
Rassemblement national (ex-Front national)
Peine : 2 millions d’euros d’amende, dont 1 million avec sursis
Motif : Détournement de fonds publics via un système organisé entre 2004 et 2016
Comme le dirait Serge Hirel, rapporté aux 567 000 élus toutes catégories confondues (nationaux + locaux), ce n’est rien du tout. C’est le chiffre le plus récent et le plus solide disponible, issu d’une étude de la Fondation IFRAP publiée fin 2023.
Et bien sûr, ils seraient les prochains à gouverner le pays et tenir le tiroir-caisse. Quelle poilade ! Le monde politique et ses merveilles.
« La confiance n’a plus de prix lorsqu’on la partage avec des hommes corrompus. »
Allez, tant que l’on y est !
« S’il y a plus de gens qui visent à la gloire, l’État est heureux et prospère ; s’il y a plus de gens qui visent à la fortune, l’État dépérit. »
Saint-Just, Fragments sur les institutions républicaines
@ Jean-Claude SERVIAN le 15 janvier 2026
« Les propos hallucinants de Sylvain tombent sous le coup de la loi. »
Cha ché ben vrééé, cha, mèèèère Deniiiiis !
Wouhaou, c’est vous Max la menace ? Je suis tout époustouflé. J’ai une idée : vous devriez vous présenter comme volontaire pour envahir le Groenland. Y a pénurie. Trump fait dans son froc depuis l’annonce terrifiante de notre pommadé de laid Élysée : une 7e Cie à Nuuuuk, « groupiiiir », LOOL. C’est un vrai album de Tintin, ce président. Après l’épisode du vidage des prisons, le haut-commissariat au racisme anti-Blancs, v’là-t’y pas que nos bronzés charlots, charlatans, guignols, pieds nickelés vont faire de la luge avec pingouins, manchots et grizzlys au « popole nôôôrd ».
J’adore ce feuilleton macronien qui bat tous les records de déclarations hallucinogènes. Quel spectacle ! Que fument-ils ? Pourvu qu’en 2027 on ait un pantin du même acabit. Plus besoin d’aller au cinoche ni au théâtre : depuis mon canapé, les doigts de pieds en éventail, CNews me suffit, la seule chaîne de la vraie liberté, et son magistral Pascal Praud qui gêne les bien-pensants. Ils ont sûrement pensé à l’exfiltrer par surprise de son studio, mais on attend toujours les pièces de rechange du seul hélicoptère encore opérationnel.
Compriiir ???
Le crétin racialiste a encore frappé. À coups d’arguments et d’affirmations d’autorité. La lecture de Wikipédia, sa régurgitation ânonnante en guise de démonstration d’intelligence, la célébration de poncifs issus de pseudo-scientifiques ku-klux-klannesques qui seraient la vraie vérité vraie. Si la conner*e se mesurait, le sieur serait mètre étalon à Sèvres.
La rupture est bien consommée, Lecornu a ouvert la voie en enlevant des privilères de l’Ancien Régime à certains ministres choyés.
https://x.com/MissPeelEmma/status/2011693970565579269
@ Julien WEINZAEPFLEN le 15 janvier 2026
« Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es. » Voir les députés du RN sortir de l’Assemblée nationale, l’écharpe tricolore en bandoulière, quand les tracteurs de la FNSEA, manifestation programmée comme toujours avec les autorités, sont arrivés, me fait manifestement penser que le RN n’est qu’une opposition contrôlée, une roue de secours à plat.
Il est vrai que le faire quand les tracteurs de la Coordination rurale y étaient aurait pu nuire à leur image de marque. Grosse déception du monde paysan, qui prend enfin conscience que la FNSEA n’est qu’un syndicat à la solde de l’agroalimentaire, bien représenté par son président du groupe Avril. Encore un parti politique qui bat la mesure pour enterrer le pays.
https://www.youtube.com/watch?v=C45e5Y4EN0s&list=RDC45e5Y4EN0s&start_radio=1&rv=C45e5Y4EN0s
@ Serge HIREL le 14 janvier 2026
« 4,1 millions d’euros sur 624, montant du budget du Parlement européen (en 2024), soit 0,6 %… Sortez votre règle à calcul avant de vous étrangler… »
Vous en avez de belles, vous ! C’est quand même notre pognon, d’une part, et puis tant que vous y êtes, et comme cela n’a pas l’air de vous peser beaucoup, je vous fais passer mon RIB : vous pouvez m’y envoyer la même somme. Je ferai mes affaires des impôts à payer.
À votre place, j’aurais même comparé le montant volé rapporté au nombre de députés européens et à ce qu’ils auraient pu se distribuer : c’est infinitésimal, soit 0,005.
Ah, les chiffres, c’est à manier avec des pincettes, c’est comme mon verre d’eau, un peu plein ou beaucoup vide.
Alors, comme je me sens humaniste avec votre pognon, qui est le nôtre et un peu le vôtre aussi, MLP pourrait, avec cet argent détourné sans volonté de son plein gré, favoriser ainsi :
Aide sociale et santé
100 infirmiers/soignants pendant un an (coût moyen chargé ≈ 40 000 €).
1 centre d’hébergement d’urgence financé pendant plusieurs années.
Plus de 10 000 fauteuils roulants pour des personnes en situation de handicap.
Éducation
Rénover entièrement 5 à 10 écoles primaires selon leur taille.
Fournir des ordinateurs portables à 20 000 élèves (à 200 € l’unité).
Financer 150 enseignants pendant un trimestre.
Transports et services publics
10 bus neufs pour un réseau urbain.
Plus de 100 arrêts de bus accessibles PMR.
Rénover une petite gare ou un pôle multimodal.
Logement
Construire 20 à 30 logements sociaux.
Rénover 400 logements mal isolés (aides type rénovation énergétique).
Environnement
Planter 200 000 arbres (20 € par arbre en moyenne).
Installer 4 000 panneaux solaires sur des bâtiments publics.
Culture et jeunesse
Financer un grand festival culturel pendant plusieurs années.
Créer 2 000 bourses pour des jeunes (études, permis, projets associatifs).
Offrir un ordinateur à chaque lycéen d’un département entier.
Rendre tous les bâtiments publics d’une ville moyenne accessibles aux personnes handicapées.
Éradiquer les passoires thermiques d’un quartier entier.
Financer 1 million de repas solidaires (≈ 4 € le repas).
Créer un fonds d’aide pour 10 000 familles en difficulté.
N’oubliez pas mon RIB : au moins, au lieu d’engraisser un parti contre sa volonté mais de son plein gré, je prendrais non seulement la somme que vous me verseriez et le pognon du remboursement, ce qui devrait doubler le montant, et réaliser deux fois plus.
J’ai toujours adoré les gens qui disent que ces montants sont insignifiants, rapportés à des budgets dont ils sont extraits.
Je ne suis pas du tout expert en droit, mais même si, apparemment, en appel, il paraît que le périmètre des charges a été rétréci, cela n’enlève en rien ce que cela reste dans l’esprit de « à l’insu de son plein gré » d’un cycliste que j’aimais bien pourtant. Il a été puni pour cela.
J’espère qu’ils ne seront pas au pouvoir. Le maire de Béziers se présente sous bannière opposée ; le FN/RN veut le punir, parti auquel il faut être fou pour faire confiance : ils n’ont jamais su compter, et en plus ils sont abonnés au trapèze. C’est vrai, la condamnation définitive est en attente, alors on verra, mais pour l’instant, ce n’est pas brillant, brillant, la liste des reproches à cette petite équipe de soumis à la question.
Les propos hallucinants de sylvain tombent sous le coup de la loi.
« [L’arrêt à venir] aura tout intérêt à se fonder sur des éléments strictement juridiques, contrairement au jugement de première instance qui s’est aventuré – au moins pour ce qui relève de l’exécution provisoire – dans une argumentation davantage politique que technique. » (PB)
On doit pourtant reconnaître que le jugement de première instance justifiait l’exécution provisoire par une défense si négatrice de tout détournement qu’elle pouvait laisser craindre un risque de récidive, ce qui constitue certes une régression du droit à la défense, mais a néanmoins vu juste, non pas s’agissant de Marine Le Pen, mais de Jordan Bardella, l’ancien poulain-dauphin qui la soutient comme un Brutus qui continuerait de flatter Césarine tout en la poignardant dans le dos.
La récidive de Jordan Bardella est de s’être fait financer des séances de médiatraining (dont tout son itinéraire montre qu’il en a un besoin quasiment obsessionnel) par le même Parlement européen qui s’était montré sourcilleux sur le non-respect de l’affectation exclusive de sa trésorerie à des positions du député sur la législation et sur la politique européenne, intransigeance qu’on peut juger suspecte, comme je suis sensible à l’argument présenté par Bruno Gollnisch, qui déjà parlait trop hier soir sur Radio Courtoisie : « Débusquez la manœuvre, expliquait-il. Vous condamnez Marine Le Pen, vous mouillez Jordan Bardella et la République est sauvée, bon sang, mais c’est bien sûr. »
Il n’empêche qu’on aimerait être dirigé par des politiciens qui ne se comportent pas comme des voyous, qui ne détournent pas l’argent public et aussi qui ne se renient pas, qui ne changent pas d’avis tous les quatre matins, qui ne sont pas contre la loi Veil un jour, puis votent presque comme un seul homme pour la constitutionnalisation du droit à l’avortement, qui ne sont pas socialistes un jour et libéraux le lendemain, qui ne sont pas antisémites à leur fondation et sionistes tendance likoudiste quand Benyamin Netanyahou est aux commandes d’un Israël aux menées génocidaires ou dont la barbarie vis-à-vis des Gazaouis et des habitants de la Cisjordanie n’a rien à envier aux répressions iraniennes.
En un mot, on aimerait des politiciens qui ont une colonne vertébrale et on aimerait voir dans le Rassemblement national, pour autant qu’on n’y soit pas allergique par principe (ce n’est pas mon cas, le FN puis le RN m’ont toujours paru des partis intéressants qui méritaient de compter dans le débat public), qui n’offre pas le contraste saisissant d’être incarné successivement par le flamboyant Jean-Marie Le Pen, qui carburait à la colère, et le tendre Jordan Bardella, qui pèse ses mots, a les cheveux bien rangés et ne veut jamais commettre la moindre bévue.
@ Serge HIREL – le 14 janvier 2026
« Il y aurait un souverain suprême, « le peuple » (…) »
« …Et la Constitution, qui, dans son article 3, dit que « la souveraineté nationale appartient au peuple », serait donc un conte de fées débitant des « utopies »… »
Il faudrait vraiment que vous alliez vous acheter un cerveau. À chacune de vos réponses, on se demande si vous êtes vraiment à ce point en situation de pénurie cognitive, ou si vous vous moquez simplement du monde.
Copier-coller un bout de mon texte, puis copier-coller un bout de la Constitution, les mettre l’un à côté de l’autre et prétendre ne pas avoir lu le raisonnement qui expose mes idées, c’est dans quelle école de journalisme qu’on vous a appris ça ?
Vraiment, vous n’êtes pas en mesure de comprendre la différence entre la démocratie représentative basée sur l’équilibre des pouvoirs, le respect de la loi et l’indépendance des juges, d’une part, et d’autre part, des fantasmes de démocratie directe où le peuple réclame le mandat impératif, le référendum révocatoire et la possibilité d’annuler, par son vote, des peines d’inéligibilité prévues par la loi ?
Face à une telle mauvaise foi, il est inutile de lire le reste de votre blabla. Comme d’habitude.
Étant donné que la séparation des pouvoirs est de plus en plus bafouée, voire n’existe plus, les juges gauchistes politisés jusqu’au slip auraient tort de se gêner pour continuer leur petit manège sournois et autres combines foireuses de mise en coupe réglée, par les moyens les plus retors, visant à éliminer tout adversaire politique. Ce qui importe seulement pour parvenir à leurs fins étant, selon leur vulgate déformée et sectaire, moins les faits reprochés aux mis en cause que l’appartenance de ces derniers à un parti politique diabolisé et quasiment frappé d’anathème.
À noter que j’avais déjà tenté de publier ce commentaire, qui s’est retrouvé perdu pour cause de maintenance de l’hébergeur du blog.
Hors sujet ?… pas tant que ça !
« CNews l’a fait savoir à l’AFP, mercredi soir : “Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice et il reste à l’antenne.” »
Du vice, oui, mais de la tenue !
On attend avec intérêt les prises de position des moralisateurs bien-pensants ayant leur rond de serviette chez CNews… à défaut de son prédécesseur à l’antenne, Pascal Praud…
M’est avis que leur silence sera assourdissant : « la présomption d’innocence ! » vont-ils vous susurrer, un peu honteusement, compte tenu de l’arrêt de la Cour de cassation.
Tartuffes !
Nul ne sait quel sort la cour d’appel va réserver à Marine Le Pen. Cependant, comme Philippe, il me semble qu’ayant apparemment modifié son axe de défense, elle offre à ses juges la possibilité de ne pas être quasiment obligés de confirmer le jugement de première instance et d’être plus cléments à son égard que leurs prédécesseurs.
Côté accusation, le fait que le Parquet national financier n’est plus piloté par le même président que lors du premier procès peut aussi changer la donne… On s’en est aperçu dès aujourd’hui, le parquet général ayant indiqué que MLP n’aurait pas dû être punie pour « complicité » dans le volet de l’affaire concernant une dizaine de contrats litigieux. Mais rien ne dit que cela n’est pas reculer pour mieux sauter…
Quoi qu’il en soit, ce procès est et restera politique. Il l’a été dès le début de l’affaire et le demeurera à jamais, que MLP soit condamnée ou acquittée. Quelle que soit l’issue de l’appel, son impact sur la prochaine élection présidentielle est d’ores et déjà avéré.
Politique dès le début de l’affaire… On remarquera que le Parlement européen a mis cinq ans (2009-2014) pour s’apercevoir que les attachés parlementaires des eurodéputés FN travaillaient dans les locaux parisiens du parti ; pour supposer que, de ce fait, ils étaient aussi au service de celui-ci — ce que MLP n’a jamais contesté — ; pour consulter les points de son règlement intérieur concernant le rôle de ces personnels ; pour découvrir que, ce faisant, ils n’étaient pas dans les clous ; et pour alerter la justice, ou, plus exactement, l’OLAF, un service de la Commission européenne, qui lui-même a fait suivre aux magistrats réputés rouges du PNF.
Ceux-ci ont confié l’enquête à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales… dont les limiers antifraude ne se sont pas intéressés aux interprétations différentes que faisaient MLP et le Parlement du fameux et complexe règlement intérieur… Ce qui a abouti au procès de l’hiver dernier et à celui en appel qui débute.
Inutile de dire que, bien entendu, le fait que l’affaire a débuté sous la présidence du Parlement européen exercée par un socialiste (SPD) grand teint est une simple coïncidence, et que la Commission a laissé toute liberté à l’OLAF pour mener ses investigations comme il l’entendait… Simple hasard aussi si le PNF semble moins pressé de s’intéresser au cas similaire des eurodéputés LFI, et si ceux du MoDem, accusés eux aussi de « détournement de fonds publics », attendent patiemment leur procès en appel…
Circulez… Si on vous dit que ce n’est pas politique… Croyez-le !
Quant à l’impact sur la prochaine élection présidentielle, ce mardi, il n’y avait qu’à ouvrir Le Monde pour le constater. Sur près de deux pages, le « grand-quotidien-du-soir » étale un sondage qui n’aurait pas eu de raison d’être si la justice, en condamnant MLP à l’exécution provisoire d’une peine d’inéligibilité, n’avait pas créé le besoin pour elle de prévoir un plan « B »… « B » comme Jordan Bardella.
Sous couvert d’information, le seul objectif de cette étude, qui donne l’impression qu’ils se présenteraient tous les deux, est de différencier les candidatures de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, en insistant surtout sur le ressenti des électeurs… et, en particulier, ceux du RN… Ben voyons… Rien que de l’info, n’est-ce pas ?
On y apprend par exemple que 70 % des électeurs du RN — « frontistes » dans le jargon de L’Immonde — jugent que JB est en meilleure position pour accéder à la présidence que MLP (20 %)… Ou que 56 % d’entre eux estiment qu’il « ferait un meilleur président » qu’elle (29 %)…
Toute personne qui verrait là une tentative de semer la zizanie entre les deux têtes du RN serait bien sûr un complotiste qui s’ignore. Toute personne qui, établissant un lien entre la date de publication de ce sondage défavorable à MLP et celle du début de son procès en appel, imaginerait une volonté du journal de la déstabiliser, serait un vulgaire agitateur sans cervelle… Pensez-vous ! Le Monde n’est pas capable d’oser une si odieuse manœuvre ! Ben voyons…
Et ce n’est que le début d’un long mois d’audiences… avant un verdict en juin… qui décidera, sinon du nom du prochain (ou de la prochaine) chef de l’État, du moins de celui du candidat (ou de la candidate) qui, dès maintenant, a le plus de chances d’accéder à l’Élysée.
Le problème n’est pas tant l’invasion islamiste criminelle dénoncée par le RN, à juste titre, chiffres et preuves à l’appui ; c’est le nombre impressionnant de citoyens français collabos, soumis à la destruction de leur pays par ces hordes, meutes barbares islamistes, qui tuent, égorgent, brûlent, saccagent en toute impunité.
Des chroniqueurs soumis au pouvoir, Zéribi, Joffrin, Brossat, Dartigolles, Aphatie, les syndicalistes policiers blablateurs sur toutes les chaînes, toute la lie de la fange nauséabonde des merdias d’extrême gauche — Le Monde immonde, Libé PQ gauchiasse, France sphincter, etc. — sont chargés de réciter en boucle le chapelet islamiste macronien en stigmatisant ceux qui refusent de se soumettre comme étant des affreux fachos racistes : Zemmour, Bilger, Goldnadel, Charlotte d’Ornellas, Roufiol, Messiha, Bigot…
Beaucoup de débats enflammés depuis des années, et rien ne bouge.
Aucun débat chez les islamistes, sauf peut-être sur la taille de la lame du couteau la plus propice à l’égorgement, à la décapitation ; ils avancent sans peur et sans reproche. Leurs alliés du pouvoir, des collabos de gauche, et surtout la justice criminelle de Ducon-Moretti, séditieux, félons, factieux, antirépublicains, traîtres à la France, sont chargés, par les médias aux ordres, de minimiser et d’excuser leurs crimes en pointant du doigt le pire danger qui nous guette.
Langue au chat ?
Le RN, bingo ! Ben voyons, et lui seul ! Pôv’ petit parti insignifiant qui ne ferait mal à aucune mouche, mais il restera toujours l’alibi confortable, coupable désigné de la déchéance et de la destruction du pays par les vrais responsables, pas coupables : mafieux macroniens, islamo-gauchistes, fachos nazis… on croit rêver !
Bravo à tous ces résistants d’extrême droite patriotes : l’avenir leur rendra justice et bravoure. Il n’en sera pas de même des macroniens islamo-gauchistes de la honte et de la trahison, qui auraient envoyé Jean Moulin dans les sous-sols de la Gestapo dans les années 40 pour crime d’avoir voulu résister à l’ennemi.
@ Florestan68
« Quand on voit l’apathie des Français face à ces juges investis d’une mission de salut public, on peut imaginer que tout sera fait pour empêcher le RN de gagner. »
En parlant d’Aphatie, le vrai, un fou à lier :
Aphatie, de sinistre mémoire, bien avant Facebook et autres réseaux sociaux, sévissait sur le Net avec un blog de RTL masqué sous le pseudo de Kid Carson, où il déversait des tombereaux d’injures sur les participants de son blog. Il censurait, menaçait de poursuivre en justice, insultait tous ceux qui osaient le défier et le contrarier sur tous les sujets divers et variés concernant les faits politiques du jour.
C’était l’époque Sarko, gare à ceux qui, même modérés, osaient le contredire sur les calomnies, les caricatures et les attaques ad nauseam, ad hitlerum, qu’il vomissait contre ce président ; ils étaient radiés sur-le-champ avec moult noms d’oiseaux.
Aphatie a été le premier à inaugurer les réseaux sociaux de la haine absolue, dialogues, échanges modérés et tolérants interdits, seules les confrontations d’insultes les plus terribles étaient la marque de fabrique du blog d’Aphatie, une horreur à l’image de ce triste sire qui pataugeait lamentablement dans l’insignifiance, ce qui le rendait fou de rage.
Je me souviens qu’en haut à droite de la page du blog, il y avait la photo de Martichoux, mais la rédaction de RTL n’avait aucune charte de bonne conduite, d’où les excès de ce grand malade autorisés, tolérés, encouragés, les buzz, même les plus débiles, étant prioritaires sur la morale de cette station.
@ Tipaza – le 14 janvier 2026
Je dois admirer, une fois de plus, votre capacité à pontifier interminablement en enfilant les sarcasmes. Lorsqu’on parvient, enfin, au bout de votre texticule, on s’aperçoit qu’une fois de plus, vous n’avez rien dit. Mais vous avez l’air très content de vous.
Serait-ce trop vous demander que de fournir un argument, un seul, à l’encontre de l’État de droit ? J’ai fourni les miens en sa faveur. Si vous prétendez me contredire, la moindre des politesses intellectuelles serait que vous alliez plus loin que : « L’État de droit c’est caca, puisque mon clan politique passe son temps à le dire ».
Sinon, point par point :
« C’est beau comme l’Antique – une de mes formules préférées – lorsqu’un poncif est étalé sans complexe. »
L’État de droit n’est pas un poncif. C’est l’une des bases de la civilisation politique occidentale. Mais les flics politiques dans votre genre pensent qu’on devrait être « complexé » d’avoir des opinions contraires aux leurs. On se demande bien pourquoi. Faire honte, intimider, ridiculiser plutôt qu’argumenter et étayer son opinion : l’éternelle perversion des micro-dictateurs en puissance.
« Notre collègue Marchenoir est-il un humoriste ou est-il un suppôt de la bien-pensance comme le remarquait Robert à propos d’Achille, dans un billet précédent ? »
Bien-pensance : encore un mot qui ne veut rien dire. Lorsqu’on est incapable de défendre une philosophie politique, on dit : bien-pensance, et ça veut dire : mal-pensance.
Autrement dit : y’a les gens qui pensent comme moi, et ça c’est les gentils, et y’a les gens qui pensent pas comme moi, et ça c’est les méchants. Heureusement que vous avez fait de longues études pour arriver à un tel niveau de sagesse. Qu’est-ce que ce serait si vous étiez un écervelé à moitié analphabète !
Quant à votre accusation selon laquelle je soutiendrais le pouvoir en place, ou l’opinion dominante, ou je ne sais quel consensus majoritaire, il me suffit de rappeler les faits suivants pour montrer à quel point elle est grotesque.
Je suis le seul, ici, à rappeler régulièrement que l’une des raisons principales pour lesquelles l’immigration de masse doit être impitoyablement combattue, est que l’essentiel de ses représentants sont issus de races qui possèdent en moyenne une intelligence dramatiquement inférieure à la nôtre : de 70 à 80 de quotient intellectuel, contre 100 pour les Blancs.
Que ce niveau d’intelligence correspond, chez les Blancs, à un handicap mental léger. Que ce défaut d’intelligence est dans une large mesure à l’origine de la prodigieuse sur-délinquance des immigrés. Qu’il rend ceux qui en sont affectés incapables de fonctionner dans une société aussi sophistiquée que l’Occident, largement basée sur l’intelligence. Que le simple maintien de cette civilisation (l’entretien des bâtiments, celui des réseaux électriques…) ne peut être assuré par des hommes dotés d’un tel déficit intellectuel – ne parlons pas de la faire progresser pour l’adapter aux défis contemporains.
Et que l’intelligence est, dans une très large mesure, héréditaire, gouvernée par la biologie, et donc ne peut être améliorée par quelque politique éducative ou étatique que ce soit.
Puisque ça vous amuse tant de vous amuser, amusez-nous, et dites-nous quel parti politique, quel groupe d’influence, quelle personnalité politique, quel intellectuel en France a jamais osé énoncer cette vérité, de l’ultra-gauche à l’ultra-droite.
Et tant qu’à faire, puisque vous prenez la pose du rebelle, indiquez-nous à quel moment vous auriez, vous, développé ce thème ici – ou, d’ailleurs, n’importe lequel des autres commentateurs.
Allez-y. Faites-nous rire.
Je suis le seul, ici, à défendre la suppression de la Sécurité sociale au profit de la mise en concurrence d’assureurs-maladie privés.
Là encore, amusez-nous. Expliquez-nous à quel moment « Macron », ou « le Système », ou n’importe quel parti politique, ou n’importe quel groupe de pression, ou n’importe quel politicien ou journaliste aurait défendu une telle thèse. Expliquez-nous ce qui arriverait à celui qui oserait le faire.
Dites-nous à quel moment vous avez, vous, réclamé la suppression de la Sécurité sociale. Dites-nous à quel moment les commentateurs les plus « rebelles » de ce blog l’auraient fait.
Je suis le seul, ici, à récuser entièrement le gaullisme – pas comme cela se fait traditionnellement à l’extrême droite, en crachant sur De Gaulle au motif de l’Algérie, mais en le portant aux nues à chaque fois qu’il est question de politique étrangère, d’agriculture ou de l’éradication des verrues plantaires chez le clergé bas-breton, tout en défendant des politiques que le Général aurait combattues avec la dernière énergie.
Là encore, expliquez-nous qui, chez les Importants, au sein du Système, dans l’opposition, voire chez les rebelles professionnels que ce blog s’honore d’accueillir, défendrait une telle position.
Donc, voyez-vous, si vous voulez vous engager dans un concours de rebellitude et de mal-pensance avec moi, vous allez avoir beaucoup, beaucoup d’efforts à faire.
« Parce que, utiliser ‘l’État de droit’ comme référence ultime de la vie démocratique, c’est amusant, enfin, un peu… »
Ce n’est pas la référence ultime. Il n’y a pas de référence ultime, contrairement à ce qui se passe dans le monde purement idéologique et partisan qui est le vôtre. L’État de droit est bien, en revanche, un pilier de la démocratie.
Tout le monde se tape de votre « amusement » éventuel. Le fait que vous ricaniez bêtement face à une idée qui vous dépasse ne l’invalide nullement ; elle invalide, en revanche, toute tentative de réfutation de votre part. Il s’agirait, pour vous, d’expliquer en quoi la démocratie pourrait exister en l’absence de l’État de droit.
« Le Conseil d’État, garant par définition de l’État de droit, vient de déclarer licite l’écriture inclusive. Je pourrais citer mille et un détournements de cet ‘État de droit’, mais celui-là me paraît très fort dans la mesure où il mélange culture et politique, c’est à dire le fondement d’un pays et sa vie quotidienne. »
Nous arrivons, enfin, au seul semblant d’argument de votre poussive tentative. Malheureusement, cela n’en est pas un.
Tout d’abord, cette décision du Conseil d’État ne met nullement en péril l’État de droit. Vous la pensez mauvaise, c’est mon avis également, mais elle n’a rien à voir avec l’État de droit.
L’organisme en question s’est contenté de juger que les textes officiels pouvaient faire usage de l’écriture dite inclusive. Je ne vois pas en quoi cela violerait la Constitution, remettrait en cause l’équilibre des pouvoirs ou donnerait un blanc-seing à l’État pour violer les lois qu’il s’impose à lui-même. Ce qui est l’essence de l’État de droit.
Cet État de droit qui est aboli par Donald Trump lorsqu’il affirme, par exemple, que la seule limite qu’il se donne pour ses décisions de politique étrangère, c’est sa propre morale (et non, par exemple, la Constitution américaine, le droit international ou le vote du Congrès qui est obligatoire pour partir en guerre). Ou lorsqu’il dit que celui qui sauve son pays (une notion éminemment subjective qui n’est arbitrée par personne) n’est contraint par aucune loi.
Certes, la décision du Conseil d’État que vous évoquez est une décision de gauche, mais de même que les gauchistes ont tort de prétendre que l’État de droit c’est l’État de gauche, de même il serait fallacieux et malhonnête de prétendre que l’État de droit c’est l’État de droite.
Le fait qu’un organisme de l’État français, nommé le Conseil d’État, ait pris la décision A, B ou C en janvier 2026 n’a strictement rien à voir avec la validité de la notion de philosophie politique qu’on appelle l’État de droit. Cette notion s’applique à travers la terre entière et durant la totalité de l’histoire humaine, celle des millénaires passés comme ceux à venir.
Si vous voulez la récuser, il va vous falloir le faire par un raisonnement de philosophie politique universel, s’appliquant en tout temps et en tout lieu.
Si la justice était si politique, alors, elle absoudrait Marine Le Pen. Elle est sûre de perdre la présidentielle, alors que le jeune tendron…
Comme vous le dites, cher Philippe, on n’est sûr de rien… Même MLP n’est plus sûre d’elle puisque aujourd’hui, elle n’a aucun sentiment d’avoir commis la moindre infraction ! La bonne blague ! Rappelez-moi sa profession ? Ah ! Félicultrice… Donc bien sûr, elle ne pouvait pas savoir.
4 millions, une paille selon Serge HIREL. Ouais, 600 000 € pour Cahuzac, c’était une plume…
Étonnante cette indulgence à deux vitesses. Que ça plaise ou non, c’est Marchenoir qui a raison. Ce n’est pas au « peuple » (si tant est que ce machin invoqué à tort et à travers signifie encore quoi que ce soit) de trancher si MLP a commis un délit ou non. Et morale et règlement n’ont rien à faire ensemble.
En Suède, les parlementaires n’ont pas d’assistants. Ils dorment dans un petit appartement et paient avec leur propre argent tout ce dont ils ont besoin, jusqu’au café. Les ministres, sauf le Premier, n’ont point de chauffeur.
Et un usage illicite de quelques couronnes peut les pousser à la démission.
Petite question à ceux-qui-savent-tout : En quoi l’article 432-15 du code pénal s’applique-t-il à un parlementaire ?
Merci.
Ils auraient tort de se priver les MLP et Cie, si mes souvenirs sont bons, et si ma mémoire est fiable, il était à l’article de la mort, il n’y a pas qu’à côté de chez nous à Lourdes que les miracles existent.
« Le tribunal d’application des peines d’Evreux a accordé lundi à Patrick Balkany la libération conditionnelle pour les 18 mois de prison qu’il lui reste à purger après sa condamnation en 2023 pour plusieurs délits financiers. »
https://www.facebook.com/AFPfra/posts/%EF%B8%8F-le-tribunal-dapplication-des-peines-devreux-a-accord%C3%A9-lundi-%C3%A0-patrick-balkany-/1290283809800116/
Il avait demandé la levée de son inéligibilité, mais la cour d’appel de Paris a rejeté sa demande en novembre 2025.
Sa peine d’inéligibilité de 10 ans, prononcée après sa condamnation pour fraude fiscale et blanchiment aggravé, reste donc en vigueur. Résultat : il ne peut pas être candidat aux municipales de 2026. Ouf ! Nous sommes sauvés ! Mais il affiche une telle vigueur qu’il devrait l’instiller à tous les maires qui ont le blues, lui il est prêt à les remplacer sans problème.
Faut arrêter de se la raconter, ils trichaient comme d’autres l’ont fait, Fillon est un exemple parmi tous ceux qui se font « pesquer ». Ils trichent donc en se pensant intouchables, ou si peu — et en toute connaissance de cause — c’est du pognon facile, cela démontre surtout que ces députés sont bien trop de temps à eux, trop nombreux, ils arrivent non seulement à bricoler sur plusieurs moteurs à la fois sans se faire péter la caisse.
Je me fiche que MLP soit condamnée, elle le sera sans aucun doute, et puis personne n’est irremplaçable, même par un gamin de cour d’école.
Par contre le FN/RN ne sera jamais au pouvoir, les Français sont des cabochards en général mais ils auront la trouille de ces personnages qui ont montré leurs limites.
Cette affaire est une disputation de troisième rideau juridique qui aurait fait bâiller les basochiens du divin Moyen Âge.
Au plus grand bonheur caché de MLP, qui a toujours craint de gouverner, M. Bardella a percé le plafond de verre électoral qui jusqu’ici barrait ou gênait la pousse des cheveux du RN.
Prendre les institutions européennes pour un guichet salarial était bancal, comportait un risque.
Comme disait l’autre : « I fought the Law and the Law won. »
Ne pas requérir l’inégibilité une seconde fois, quoique bien glosé dans votre billet, me paraîtrait comme se dédire inutilement, nier son pouvoir d’exemplarité.
Le Parquet fit appel de la relaxe de M. Bayrou dans un procès de même nature concernant son MoDem.
Les tribunaux français nagent dans les hypothèses qui confinent à la spéculation, à la trop fluide viscosité.
L’absence de preuves étant érigée au rang des beaux-arts par nos partis politiques, très peu stables idéologiquement mais très fermement campés sur un « pas vu, pas pris » mentalement de rigueur.
C’est du joli…
@ Robert Marchenoir le 14 janvier 2026
« Que de questions, et si peu de réponses… Ou plutôt une, bien connue et qui a fait ses preuves : l’État de droit. »
C’est beau comme l’Antique – une de mes formules préférées – lorsqu’un poncif est étalé sans complexe.
Notre collègue Marchenoir est-il un humoriste ou est-il un suppôt de la bien-pensance comme le remarquait Robert à propos d’Achille, dans un billet précédent ?
Parce que, utiliser l' »État de droit » comme référence ultime de la vie démocratique, c’est amusant, enfin, un peu…
L' »État de droit », expression valise – valise sans poignée – dans laquelle on peut mettre ce que l’on veut, relève de l’humour gaulois ou de la mauvaise foi la plus affirmée.
Un « État de droit » – droit comme un Z – qui prend des chemins de traverse pour s’octroyer des droits que le Droit ne lui confère nullement.
Un exemple récent, apparemment mineur, mais qui ne l’est pas, car il montre la dérive, l’incompétence et au bilan l’idéologie comme fondement du droit vu par l' »État de droit ».
Le Conseil d’État, garant par définition de l’État de droit, vient de déclarer licite l’écriture inclusive.
De quel droit, je veux dire, quelle est sa compétence en langue française pour modifier la langue de cette façon ?
Il s’agit simplement (?), pour ledit Conseil, d’imposer un des vecteurs de l’idéologie woke, le langage inclusif.
Évidemment l’Académie française a réagi, mais que croyez-vous qu’il se soit passé ?
https://www.academie-francaise.fr/actualites/communique-sur-la-decision-du-conseil-detat-relative-lusage-de-lecriture-inclusive
Rien, l' »État de droit » décide souverainement de la langue et impose sa façon d’écrire contre l’avis de ceux qui sont chargés de protéger, de faire évoluer la langue, mais qui hélas pour eux, ne sont pas les décideurs, ni les porteurs de cette valise sans poignée, remplie de bombes à retardement.
Manipuler la langue est une bombe à retardement pour les générations futures ; penser et s’exprimer vont de pair.
L’Académie avait déjà exprimé son opposition à ce poison, pour les générations futures, qu’est l’écriture inclusive.
https://www.academie-francaise.fr/actualites/declaration-de-lacademie-francaise-sur-lecriture-dite-inclusive
Je pourrais citer mille et un détournements de cet « État de droit », mais celui-là me paraît très fort dans la mesure où il mélange culture et politique, c’est à dire le fondement d’un pays et sa vie quotidienne.
Zemmour, Fillon, Le Pen, Bardella, etc. : tous d’extrême droite ou pas, inutile de faire de longs discours moralisateurs. Nous vivons sous une dictature macronienne qui élimine le plus dangereux de ses adversaires par des moyens diaboliques et machiavéliques : cabinets noirs, justice à genoux aux ordres du perruqué, gauchisterie complice, etc.
Tout le monde l’a compris : je parle des gens de la rue, des vrais, et qui iront tous voter RN en réaction, moi le premier, bien que je les trouve trop mous, la France ayant besoin d’un Trump ou équivalent.
Mais ce pays de débiles profonds peut crever, rien à cirer.
Le RN ne bénéficiant pas, comme les autres partis, des myriades de combines fraternelles via une infinité d’associations financées indirectement par le contribuable pour se financer, les élus versent leur rémunération au pot commun, et l’on redistribue.
Alors, même si ce n’est pas réglementaire, il n’y a rien de moralement répréhensible. Ce qui est, au contraire, répréhensible sur le plan moral, c’est que les élus ne soient pas libres de faire ce qu’ils veulent de leur rémunération.
Imagine-t-on un patron dire à ses salariés qu’ils n’ont pas le droit de virer leur salaire sur le compte du ménage ?
De même, en quoi F. Fillon n’avait-il pas le droit de payer sa femme à ne rien faire plutôt qu’un autre à faire semblant ?
Si MLP devait partir en prison pour deux ans, on peut y mettre tous les membres du CESE pour vingt ans.
J’aimerais réfuter d’avance l’un des arguments politiques les plus souvent entendus. Je ne ne suis pas sûr qu’il fasse partie de la panoplie juridique de Marine Le Pen, mais beaucoup de ses partisans l’ont employé pour la défendre : quelle que soit la matérialité des faits imputés, ce serait au peuple de trancher par son suffrage lors de l’élection présidentielle ; l’intervention des juges dans cette affaire serait un déni de démocratie.
Je dirais : c’est le contraire. C’est justement si Marine Le Pen était coupable de ce dont on l’accuse que la justice devrait l’empêcher de se présenter à l’élection. L’intérêt général consiste à ce que les personnes autorisées à se présenter à la magistrature suprême fassent preuve d’un minimum d’intégrité.
Les lepénistes renversent la proposition, et disent : puisque l’immigration de masse est un désastre et que seule Marine Le Pen peut nous en préserver, alors elle doit pouvoir se présenter quels que soient les délits qu’elle ait pu commettre par ailleurs. Mais on voit bien à quel point cette pente est glissante avec l’expérience Donald Trump.
Soutenir que le peuple a le droit d’amnistier les délits en fonction de ses préférences politiques, c’est exactement ce que fait Trump pour son compte lorsqu’il distribue des grâces à
tour de bras à ceux qui l’ont soutenu. Ou, à l’inverse, lorsqu’il menace de poursuites pénales le président de la banque centrale, pour un prétexte sans base juridique, parce qu’il résiste à ses injonctions de baisser les taux d’intérêt. Un épisode qui vient de se produire et qui fait dire à de nombreux commentateurs américains que les États-Unis sont devenus une république bananière.
Soutenir l’exception présidentielle en faveur de Marine Le Pen, c’est défendre une version pervertie et inopérante de la démocratie : la démocratie directe, érigée en modèle par les Gilets jaunes. Il y aurait un souverain suprême, « le peuple », et l’on devrait obéir sur-le-champ à tous ses caprices.
Il est clair qu’il s’agit là d’une utopie, et que si l’on essaye de l’appliquer, elle peut conduire à la pire des tyrannies, comme toutes les utopies. La démocratie requiert la limitation et l’équilibre des pouvoirs. Prétendre que faut l’faire parce que « le peuple » le veut, indépendamment de toute contrainte constitutionnelle, juridique ou institutionnelle, c’est ouvrir la voie à la dictature (et je ne parle même pas de la définition de la notion de peuple, ou de l’ambiguïté possible de l’expression de sa volonté).
De plus, les lepénistes devraient nous dire dans quels cas joue cette exception, sachant qu’elle n’est inscrite nulle part dans la loi : seulement pour leur championne, ou bien aussi pour leurs adversaires politiques ? Seulement pour l’élection de 2027 ? Seulement pour les élections présidentielles ? Si un candidat à la mairie de Mézynou-une-Tournée a tripoté des petits garçons mais qu’on l’aime beaucoup beaucoup pour une raison X ou Y, il faut passer l’éponge, aussi ?
Que de questions, et si peu de réponses… Ou plutôt une, bien connue et qui a fait ses preuves : l’État de droit.
« Il y aurait un souverain suprême, « le peuple » (…) »
…Et la Constitution, qui, dans son article 3, dit que « la souveraineté nationale appartient au peuple », serait donc un conte de fées débitant des « utopies »…
Quelle erreur de ma part ! Jusqu’à maintenant, je croyais que, dans notre belle démocratie, jugeant « au nom du peuple français », le juge — avec une indépendance certaine — exerçait néanmoins une délégation que celui-ci lui avait accordée… et que, dès lors, exclusivement dans une affaire mettant en cause des personnalités politiques dans l’exercice de leurs fonctions, le peuple, s’il le désirait, pouvait se passer de lui et juger lui-même… en allant voter.
En tout cas, c’est ainsi que les Américains conçoivent leur démocratie. Pendant sa campagne électorale, personne n’a eu l’idée de disqualifier la candidature de Donald Trump sous prétexte qu’il était poursuivi par la justice… De graves délits lui étaient reprochés, mais pas le simple fait que des magistrats l’avaient mis en examen ou s’apprêtaient à le faire. Ce sont les citoyens qui ont décidé de l’élire ou non à la Maison-Blanche, pas les juges… Même si, outre-Atlantique, le juge étant élu, le lien entre juge et citoyen est plus évident et plus fort qu’en France.
Par ailleurs, les lepénistes affirment bien — avec raison — que « l’immigration de masse est un désastre », mais n’ont jamais ni déclaré ni laissé entendre que « seule Marine Le Pen peut nous en préserver »… La preuve de votre tromperie est facile à faire… Elle s’appelle Jordan Bardella… Ce que disent les dirigeants et les électeurs du RN, c’est que ce procès, initié par le Parlement européen et construit par des juges rouges, est politique…
Et une démocratie ne se grandit jamais en acceptant que ses juges participent à une telle mascarade, digne d’une dictature. En admettant, peu ou prou, qu’au regard de la lecture que fait le Parlement européen de son règlement — particulièrement complexe — concernant les activités des attachés parlementaires des eurodéputés, il est possible qu’un délit ait été commis, mais qu’elle n’en avait pas conscience, encore moins l’intention de le commettre, Marine Le Pen offre aux juges de la cour d’appel l’occasion de se sortir du piège dans lequel ils se trouvent : avoir à juger une affaire dont le verdict aura un impact majeur sur l’avenir politique de la nation.
Ce qui, naturellement, est hors de leur champ de compétence, cette décision appartenant strictement au peuple lui-même, qui s’exprime soit par référendum, soit lors des élections.
Que votre aversion contre la souveraineté du peuple vous emporte, soit… mais ne racontez tout de même pas que la justice le domine constitutionnellement et que, arrogante, elle peut lui interdire de choisir tel ou tel candidat à l’Élysée sans dommages pour son image dans l’opinion publique… L’affaire Fillon est encore dans toutes les mémoires, d’autant plus que celui qui a été élu par défaut a conduit la France au bord du gouffre.
Marine Le Pen ne pourra évidemment pas être relaxée pour la raison très simple que onze prévenus dans la même affaire, poursuivis pour les mêmes faits, n’ont pas fait appel et sont donc définitivement condamnés. Néanmoins sa stratégie de défense consistant à soutenir qu’elle n’avait pas conscience de commettre un délit et que les autorités de Bruxelles ne l’ont pas rappelée à l’ordre peut conduire la Cour à prononcer une peine de principe sans inéligibilité.
« Pour Marine Le Pen, rien n’est acquis. C’est déjà beaucoup que de le savoir et d’en tirer, en conséquence, l’attitude appropriée. » (PB)
Même si le tribunal, dans sa sentence, ne retient pas l’inéligibilité pour Marine Le Pen, lui permettant ainsi de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, elle est grillée.
Ses adversaires ne manqueront pas de revenir sur cette affaire de détournement de fonds publics, dont le montant s’élève à 4,1 millions d’euros. Ben oui, quand même !
Ils ne manqueront pas de lui rappeler qu’à une certaine époque MLP jouait les indignées, réclamant l’inéligibilité à vie pour tous les élus qui ont été condamnés pour des faits commis à l’occasion de leur mandat.
Il faut toujours être très prudent quand on se lance dans de telles exigences, dictées par un élan de moralité, car cela peut se retourner contre soi. On appelle ça l’effet boomerang ! 😊
« Ses adversaires ne manqueront pas de revenir sur cette affaire de détournement de fonds publics, dont le montant s’élève à 4,1 millions d’euros. »
Détournement de fonds… présumé ! Tenez-vous pour acquis que MLP est coupable ? Bonjour le respect de la présomption d’innocence…
« Ben oui, quand même ! »
4,1 millions d’euros sur 624, montant du budget du Parlement européen (en 2024), soit 0,6 %… Sortez votre règle à calcul avant de vous étrangler…
En 2024, l’ADEME, comité Théodule gouvernemental chargé de dire au bon peuple, par essence ignare, comment lutter contre la montée des températures (elle aussi présumée), a dépensé la même somme pour nous apprendre, entre autres conseils farfelus, combien de jours on doit porter un vêtement avant de le laver… Là, vous ne trouvez rien à redire…
« Détournement de fonds… présumé ! Tenez-vous pour acquis que MLP est coupable ? Bonjour le respect de la présomption d’innocence… »
4,1 millions d’euros, même sur 624, je trouve que c’est un bien mal acquis.
MLP, après avoir longtemps nié ce détournement de fonds public, admet maintenant « qu’elle avait peut-être commis involontairement un délit »
En clair, ce n’était pas vraiment de la malhonnêteté, mais tout simplement de l’incompétence… Évidemment ça change tout !
Cher Philippe Bilger,
Ce nouveau procès n’est que comédie. La messe est déjà dite.
Au vu des réactions mitigées au premier procès, les juges en mission ne vont pas se gêner, et Marine Le Pen pourra s’estimer heureuse de ne pas se retrouver au cachot.
Mais pour 2027, les carottes sont cuites pour elle.
Et une fois que la pression sera retombée, ce sera au tour de Bardella de passer à la moulinette.
Quand on voit l’apathie des Français face à ces juges investis d’une mission de salut public, on peut imaginer que tout sera fait pour empêcher le RN de gagner.