L’Iran est toujours un enfer…

L’objectivité n’existe pas : cette neutralité froide qui demeurerait purement et chimiquement factuelle, sans la moindre inclination subjective, fût-elle subtilement partisane.

En revanche, on a le droit d’exiger des médias l’honnêteté intellectuelle consistant à relater les faits tels qu’ils se sont produits et à présenter des commentaires faisant la part égale entre les ombres et les lumières, les certitudes et les hypothèses.

On pourrait même discuter le caractère d’extériorité des faits, car on a pu soutenir, notamment dans le domaine historique, que les faits étaient construits, qu’il n’existe jamais une matérialité assez dense et autonome pour constituer à elle seule une entité immédiatement exploitable.

Ces réflexions sont encore plus appropriées lorsqu’il s’agit de l’Iran, du pluralisme désordonné et chaotique de la guerre, des déclarations contradictoires des forces adverses, de la multitude des bruits et des rumeurs, des stratégies de communication antagonistes, et de la tentation de tirer de fragments du réel international des leçons générales.

Le régime des mollahs est une dictature, une horreur, et je continue de le penser plus que jamais.

J’entends bien que la politique internationale du président Donald Trump paraît erratique, imprévisible, contradictoire, suscitant le doute lorsque, dans ses annonces comme dans ses prises de parole, il mêle bonnes et mauvaises nouvelles, laissant les citoyens du monde entier et les journalistes aux aguets, dans une zone oscillant entre espoir et désillusion, entre optimisme ponctuel et pessimisme structurel.

Mais le président américain ne me fait pas oublier que les mollahs et les Gardiens de la révolution constituent une monstruosité sanguinaire, et que l’Iran, peuple d’une immense intelligence et d’une haute culture, est devenu un enfer où dominent l’étouffement et la mort.

Si j’écris cela, c’est qu’il me semble que certains médias vantent un peu trop la résistance iranienne, comme s’ils éprouvaient une satisfaction presque sadique à voir les États-Unis s’enliser, et qu’ils n’étaient pas loin de souhaiter pour eux une déconfiture humiliante.

Comme s’ils détestaient davantage Donald Trump que les mollahs, au point d’en venir à relativiser la lutte conjointe des États-Unis et d’Israël face à l’arrogance d’un régime iranien qui, depuis des décennies, est accusé par plusieurs États de soutenir et d’alimenter des formes diverses de terrorisme.

Pour ma part, puisque je ne suis pas un géopoliticien professionnel, je m’accorde la liberté d’une préférence absolue. Je songe à la masse héroïque des jeunes filles, des femmes et des hommes que le régime iranien a exécutés, pendus.

Et je n’hésite pas. Sur un plateau de la balance, il y a parfois un Trump qui nous fait plus honte qu’honneur ; mais sur l’autre, il y a le rêve d’une immense aurore, d’une délivrance.

Contre cet Iran qui est un enfer.

Article précédent

Marie Dosé se trompe de violence...

Ecrire un commentaire

Laisser un Commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *