Plutôt que de lire ou d’entendre des absurdités ou des approximations sur la justice pénale (et sur certaines condamnations que des considérations de proximité personnelle ou de partialité empêchent d’appréhender avec lucidité), il vaudrait mieux interroger la France profonde, appréhender ses mouvements et ses évolutions, et se féliciter que, désormais, face à l’insécurité et à la criminalité, les citoyens en aient assez et se rebiffent, en particulier les femmes.
Elles ne se contentent plus de critiquer banalement les pratiques judiciaires, leur faiblesse, voire leur impuissance. Elles protestent, se révoltent, demandent des comptes, exigent des explications et, par leur attitude, constituent un aiguillon salutaire ainsi qu’une incitation pour l’institution, désormais contrainte de prendre acte de leurs injonctions à mieux faire.
J’ai considéré que, trop souvent, la magistrature traitait avec une forme de condescendance, voire de mépris, ces intrusions qu’elle jugeait inadmissibles de la part du peuple, alors même qu’elles le concernaient au premier chef.
Un excellent article de Guillaume Poingt (Le Figaro) a mis en lumière le fait que, « il y a un an, le jeune Elias était tué à Paris d’un coup de machette. Sa mère a alors pris la parole dans les médias, à l’instar de Claire Geronimi et de Harmonie Comyn, toutes deux victimes de récidivistes ».
Ce n’est pas rien que ces douloureux et convaincants réquisitoires de la douleur, où l’indignation se mêle aux larmes. Cette irruption du profane meurtri dans l’univers technique de la justice et dans le monde trop en vase clos des juges, va changer la donne, pour le meilleur, en ne laissant plus jamais le pire être traité avec indifférence.

Malgré les apparences, je ne m’éloigne pas de cette analyse en m’appuyant à nouveau sur un article du Figaro. Christophe Cornevin y rapporte un constat dramatique : « 454 vols avec arme à feu commis contre des particuliers à leur domicile au cours des onze premiers mois de l’année 2025, soit plus d’une dizaine d’attaques chaque semaine ».
Derrière ce chiffre impressionnant – quand je songe qu’un ancien garde des Sceaux a osé parler de « sentiment » d’insécurité – se cachent l’angoisse des familles, la peur de mourir, la profanation de l’intimité et, « lorsque les cambriolages virent à l’épouvante », la lancinante question de la légitime défense, l’honneur du courage, ainsi que l’inquiétude d’être mal jugé à tous points de vue.
Face à ce fléau social, qui ne touche plus seulement les métropoles et les grandes villes, je ne cesse de songer à ce renversement des valeurs qui, trop souvent, n’accable pas le transgresseur autant qu’il le faudrait mais qui, en revanche, fait subir l’enfer au citoyen – victime ou propriétaire – lorsqu’il s’est protégé, lui et les siens, parfois jusqu’à provoquer la mort du cambrioleur, et qu’il se voit reprocher de n’avoir pas respecté le sacro-saint principe jurisprudentiel de proportionnalité.
Comme si, face à une violence intolérable et maximale, l’innocence avait le loisir de doser sa riposte au trébuchet.
Comme si, plongé dans l’épouvante, le père ou l’époux pouvait encore disposer d’une maîtrise millimétrée, lui permettant une réaction licite jusque là mais pas au-delà. Quand le dérèglement délictuel ou criminel domine, ils seraient donc les seuls à être coupables d’un manque de mesure contre la fureur et la violence ?
Il est hors de question de favoriser la dégradation de la France en un immense Far West ; mais, pour échapper à cette dérive, il convient, d’une part, que l’État soit à la hauteur de sa mission régalienne de protection et, d’autre part, qu’il ne laisse pas certains de ses citoyens mourir – au lieu de survivre – en raison d’un pointillisme juridique dérisoire face au feu de la vie.
Il y a, en France, un air de révolte.
@ Serge HIREL
« À moins que tous les flics du coin soient aveugles et que la justice ait les yeux bandés… non pour être impartiale, mais, cette fois, pour ne pas voir. »
À votre avis, les policiers et magistrats de votre coin, comme de partout ailleurs, de qui reçoivent-ils les ordres de poursuivre ou, au contraire, hélas (la plupart du temps), de ne pas intervenir afin d’éviter de faire des vagues ?
Alors qu’en réalité, notamment les flics, comme vous dites (à l’évidence par dérision, voire mépris), enragent de plus en plus d’être maintenus (tous grades confondus) muselés et contraints à l’impuissance, tandis qu’une certaine racaille jubile et continue à commettre de plus en plus de violences et d’exactions au nez et à la barbe d’un pouvoir politique indulgent, voire complice, qui lui seul devrait être mis en cause et taxé de lâcheté coupable et honteuse.
La gauche aime le sang, le crime, la barbarie, la sauvagerie ; elle s’en nourrit, elle en jouit, c’est sa génétique. Tous les spectacles que ses protégés racailles banlieusards nous offrent actuellement sont encouragés par les élus de gauche, les associations gauchistes, les droits de l’homme racaille et les non-droits de l’homme policier tabassé, harcelé. La gauche aime le désordre, l’irrespect, l’incivisme, le racisme anti-blanc, les minorités de la haine absolue, tout ce qui détruit le tissu social ; repentisme, culture de l’excuse, provocations, pleurnichisme, victimisme.
Les bataillons de musulmans maghrébins électoraux sont leur arsenal, leurs armes absolues pour détruire ceux qui ont encore une conscience morale, un honneur, du civisme, l’amour de leur pays, de leur culture, de leurs mœurs, de leur histoire, tout ce que la gauche déteste et s’empresse de détruire avec un zèle jouissif.
La suppression de la peine de mort a été et restera un des plus grands crimes contre la société, livrée aux barbares.
@ hameau dans les nuages le 28 janvier
« Sans compter la suppression des subventions, comme à France terre d’asile (…) »
Exact… Non seulement ces associations ne doivent plus recevoir un euro d’argent public, mais leurs activités devraient être examinées à la loupe, l’objectif étant d’interdire celles – quasiment toutes – qui apportent leur aide aux demandeurs d’asile déboutés et aux migrants clandestins, qu’il s’agisse du franchissement illégal de la frontière, de la fourniture de planques ou de soutien juridique gratuit. Ces associations œuvrent contre l’intérêt général des citoyens français et ne sont donc pas d’utilité publique. Bien au contraire.
Dans ma petite sous-préfecture, au vu et au su des autorités locales, sous couvert d’une « assoc’ » – plus ou moins de fait, donc non déclarée –, une personne, qui en a les moyens, mais est aussi beaucoup aidée par un réseau de « copines » toutes gauchos, loge et nourrit à longueur d’année une dizaine de migrants clandestins. Tout récemment arrivés en France avec son adresse en poche, ils restent une quinzaine de jours chez elle avant de disparaître dans la nature. Le manège dure depuis plus de dix ans… et j’ai franchement du mal à croire que les forces de l’ordre ne soient pas au courant… À moins que tous les flics du coin soient aveugles et que la justice ait les yeux bandés… non pour être impartiale, mais, cette fois, pour ne pas voir.
La ville américaine où la loi impose de détenir une arme
https://www.bbc.com/news/articles/czx505p5n59o
La loi de Kennesaw sur les armes à feu stipule clairement : « Afin d’assurer et de protéger la sécurité et le bien-être général de la ville et de ses habitants, chaque chef de famille résidant dans les limites de la ville est tenu de posséder une arme à feu, ainsi que des munitions. »
Voir aussi :
https://edition.cnn.com/2018/03/06/us/kennesaw-georgia-gun-ownership
« Si vous comptez commettre un crime à Kennesaw et que vous êtes le criminel – allez-vous prendre le risque que ce propriétaire soit un citoyen respectueux des lois ? » a demandé le maire de Kennesaw, Derek Easterling.
« Dans la torpeur de la fin de l’été, sa prise de parole avait bouleversé tout un pays. « Je l’affirme haut et fort. La France a tué mon mari », tonnait Harmonie Comyn le 28 août 2024 lors d’une cérémonie d’hommage devant la gendarmerie de Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes). » (Le Figaro)
Nous pouvons penser que ce cri du cœur, criant de sincérité et tranchant avec la guimauve des sermons stéréotypés habituellement imposés aux familles des victimes, a été visé et validé par la hiérarchie militaire avant d’avoir été rendu public.
Qu’elle en soit ici remerciée, car elle renforce ainsi avec sobriété le lien séculaire unissant la Gendarmerie et la Nation.
Qu’il nous soit tout de même permis d’ajouter, sans chercher à entrer dans une polémique stérile, que l’époux d’Harmonie Comyn n’a pas été tué par la France, qui est une mère et n’a pas l’habitude de tuer ses enfants, les monuments aux morts en témoignent.
Alors peut-être faudra-t-il plutôt regarder du côté de l’incurie de l’État, du Régime, de la République ou du « Système », chacun emploiera le terme qui lui semble le plus approprié.
En France il existe deux catégories de citoyens :
Les bons les vrais : ceux de droite respectueux des valeurs morales de la République, de la vraie famille, de l’autorité, de la discipline, du drapeau, de la Marseillaise, fiers de leur Histoire, travailleurs ne se plaignant jamais, ne réclamant jamais, faisant passer l’honneur du devoir avant leurs droits, bosseurs sans relâche rackettés in fine par la deuxième catégorie de citoyens :
Les tocards de gauche pour engraisser leur électorat de losers feignants, assistés, chômistes professionnels, parasites sociaux toujours à réclamer, ayant toujours des droits sans avoir de devoirs, manifs, grèves, blocages, prises d’otages d’usagers, salissant la France, l’humiliant, la rabaissant par la repentance permanente, honteux de leur passé, de leur drapeau, de l’hymne national, complices des délinquants, des terroristes, avec cette justice gauchiste favorable aux criminels et méprisant les victimes.
Les citoyens se rebifferont véritablement le jour où, lors d’une élection présidentielle, une femme ou un homme se présentera à leurs suffrages en leur dressant un état des lieux réel du pays, leur démontrera où les conduit, sans réaction, cette situation, leur expliquera qu’il n’y a cependant aucune fatalité à ce que le déclin se poursuive, et leur proposera alors un programme crédible, sérieux, de redressement, fait évidemment de sacrifices, d’efforts, de renoncements, de remises en cause, et que ces mêmes citoyens, enfin lucides, seront réceptifs dans une large majorité à ce discours et accepteront, en conséquence, de confier à celle ou celui qui le tient leur destin.
Mais le jour est-il proche où se rencontreront enfin, d’un côté, cette femme ou cet homme qui aura le courage de se lancer dans la conquête du pouvoir avec un tel programme et, de l’autre, des citoyens qui auront tout autant de courage à l’élire en acceptant les efforts demandés pour demain et qui seront garants d’un avenir meilleur pour après-demain ?
Je pense que la proportionnalité de la défense face à l’attaque vient d’une confusion. Et avec quoi ? La proportionnalité des délits et des peines.
Folie ! Quand on se défend, on n’a qu’un devoir : s’assurer la victoire ! On n’est pas un juge qui a à sa disposition l’auteur du délit pour lui faire exécuter quelque peine.
Il y a aussi les gens qui confondent la politique et l’humanitaire, avec les conséquences qui en découlent, comme d’aider des gens qui se retourneraient contre nous, la bonne idée ! Quel désastre… Le devoir de l’État et de tout citoyen est d’assurer la pérennité de la liberté de son pays et d’être loyal avec ses alliés, rien de plus. Le devoir d’accueillir des immigrés est une chimère, celui d’aider des communautés remontées contre nous, contre-nature.
La France n’est pas une ONG, et ne doit surtout pas y ressembler. Qui perd la boussole a perdu la tête et se voit agressé ; qui oublie la droite et froide raison pour s’adonner aux passions finira esclave.
« Une souris verte, qui courait dans l’herbe… »
Le sort du soldat vendéen qui inspira la comptine attend-il les techno-fascistes qui désormais nous surveillent, placés dans notre culotte, y faire trois petites crottes ?
On rit encore d’entendre Haïm Korsia répondre, lorsque Thomas Sotto l’interrogeait sur la judéité de Zemmour : pourquoi, il est juif ?
Le futur pape augustinien avait répondu à J. D. Vance sur le sujet migratoire : Jésus ne nous demande pas de hiérarchiser notre amour pour les autres.
Il suffit de répondre aux adeptes intégristes à la manière de notre si grand Rabbinou, avec la même tranquille et si mordante ironie : pourquoi, vous êtes chrétiens ?
« Il court, il court, le furet ! »
Les catholiques identitaires ne peuvent se prévaloir de Girard ou du texte judéo-chrétien pour justifier leur désir de domination.
Se penser du côté du bien commence par se reconnaître soi-même persécuteur, donc déjà contaminé par le mal et, à partir de ce constat, avoir la capacité d’accéder au pardon des offenses.
« Il était un petit navire… »
Alors, pardonné comme nous pardonnons, ayant éprouvé cette apocalypse individuelle, il est possible d’accéder à la vérité et à la patience qui, comme le soulignait Pascal, savent que violence et vérité ne peuvent rien l’une sur l’autre, qu’il n’y a que la liberté laissée à la créature de choisir personnellement le chemin escarpé des émancipations de la violence.
Si nos nouveaux nababs sont sincères, ils cesseront de penser que la démocratie est incompatible avec la liberté car, en ce contexte précis de la réalité du texte, elle en est une condition insuffisante mais nécessaire.
Quand on a compris que Dieu règne par le bois de la croix, la vie est éternelle et nous sommes invités à cette réalité qui nous fait prendre conscience que notre identité est une imitation, qu’elle est donc seconde et appelée à renoncer à sa prééminence.
« Il était une bergère, et ron et ron petit patapon ! »
Thiel a parfaitement intégré que l’Évangile, comme l’a démontré Simone Weil, inspiratrice de Girard, est plus une anthropologie qu’une théologie, que nous sommes désormais renseignés sur le mensonge de la structure sacrificielle qui contenait la violence des humains avant la révélation évangélique, et qui, par force, ne la contient plus, d’où son discours apocalyptique.
Son entretien avec Jordan Peterson est des plus intéressants quand, en en restant à la paternité d’Abraham, il avoue prendre pour modèle Isaac :
https://youtu.be/918qslcfwfY?t=4450
Il nous reste donc à devenir, comme le prône Girard, réellement chrétiens, réellement incroyants en la violence, à réellement entendre la parole christique formulée en Jean 8, quand le futur Christ révèle aux pharisiens qui est leur père et affirme que le sien n’est pas le leur, car il était avant Abraham. Les clercs saisissent alors des pierres pour les lui jeter. Son temps n’étant pas encore venu, Jésus se cache et sort du temple, nous invitant, comme nous le comprenons fatalement, à le suivre jusqu’à la crucifixion de notre moi, imitation du sien.
Heureux ceux pour qui a sonné la vérité avant l’heure de la mort, comme le souligne Proust : ils ont eu l’occasion d’être associés à la vérité de la vie, qui est éternelle.
« 11. Ô Sainte Vierge, ô ma patronne (bis)
Cria le pau-pau-pauvre infortuné (bis)
Ohé ! Ohé ! Au refrain
12. Si j’ai péché, vite pardonne (bis)
Je ne veux pas, pas, pas être mangé (bis)
Ohé ! Ohé ! Au refrain
13. Au même instant un grand miracle (bis)
Pour l’enfant fut, fut, fut réalisé (bis)
Ohé ! Ohé ! Au refrain
14. Des p’tits poissons, dans le navire (bis)
Sautèrent par, par, par plusieurs milliers (bis)
Ohé ! Ohé ! Au refrain
15. On les prit, on les mit à frire (bis)
Le jeune mou-mou-mousse fut sauvé (bis)
Ohé ! Ohé !
16. Si cette histoire vous amuse (bis)
Nous allons la, la, la recommencer (bis)
Ohé ! Ohé ! »
Une souris verte…
Les citoyens ne savent rien, car les errements de la justice pénale sont l’arbre qui cache la forêt de la justice civile.
Là, de l’idéologie à la crapulerie de fraternité occulte, la barrière est vite franchie, et ainsi se font les avancements, tant les décisions pourries ne sont le plus souvent pas rendues en première instance, mais en appel.
Je rappelle le cas mémorable de ce vénérable juge au TGI de Bordeaux qui, dans les années 70, procédait presque systématiquement à des comparutions personnelles. Les avocats étaient courtoisement conviés à laisser leur client, alors qu’il se faisait subtilement cuisiner. Résultat : non seulement ses décisions ne faisaient jamais l’objet d’un appel, et, en prévision, les avocats du client de mauvaise foi cherchaient un arrangement avant de se faire tondre…
Mais avec une justice comme ça, comment fait-on pour faire carrière dans la magistrature, et de quoi vivraient les avocats ?
Ce vénérable juge pouvait porter sans rougir la robe de la justice ecclésiastique dont il était, lui, l’héritier.
Mais des juges comme lui, combien y en a-t-il en France ? Quelques-uns, aucun ?
Avez-vous entendu parler des prud’hommes et des chambres sociales dites chambres rouges ?
Des tribunaux de commerce et de la GLF ?
Allez, citoyens, la République veille sur votre sommeil !
@ Serge HIREL le 28 janvier 2026
Sans compter la suppression des subventions, comme à France terre d’asile, pour la coquette somme de plus de 68 millions d’euros.
Si vous saviez ! Le diable se cache dans les détails, ici dans le Sud-Ouest, l’organisme DomoFrance, s’occupant de construire des logements sociaux, a signé en 2022 une pétition pour l’accueil des migrants alors qu’on en manque pour les autochtones. Je pense que cela doit être le cas pour d’autres organismes dans la France entière.
@ Tipaza le 28 janvier 2026
« On peut se demander dans quel esprit tordu est né ce sacro-saint principe de proportionnalité. »
Dans celui du législateur républicain, pardi, c’est à cela qu’on le reconnaît.
Hier… une journée banale… une actualité ordinaire… un quotidien habituel…
Près de Lyon, une adolescente de 15 ans a été séquestrée et laissée pour morte par son ex-petit ami et trois garces qu’il avait recrutées, tous mineurs…
CNews a diffusé un reportage glaçant sur la réalité de nos universités, à la merci de minorités qui n’hésitent pas à imposer leur loi par la contrainte, la menace et le chaos.
La France de 2026… La France sanglante… La France de demain… La France qui agonise… La France qui ne se préoccupe même plus du sort de ses enfants…
Certains – les « bien-pensants » – diront bien sûr que la jeune réalisatrice a enquêté à charge… Mais les situations qu’elle a filmées ont bel et bien existé… et même si elles n’étaient pas, partout en France, le lot quotidien des étudiants dont le seul objectif est de se former, elles seraient inadmissibles.
Le témoignage de Sarah Knafo est sidérant. La gangrène a atteint – et depuis longtemps – la grande école dont les élèves, théoriquement, sont les futures élites de notre pays. Dans quel état serait la France si cette bande de crétins qui y squattent atteignait le pouvoir ?
« Les citoyens se rebiffent », pense notre hôte. Êtes-vous bien sûr de cela, cher Philippe, quand on voit la passivité avec laquelle la plupart d’entre eux réagissent à cette actualité qui devrait leur faire froid dans le dos ? N’est-ce pas là un vœu bien plus qu’un constat ? Bref, est-ce la réalité ?
Certes, quelques citoyennes courageuses osent « se rebiffer », mais ont-elles la place qu’elles méritent dans les médias… et en particulier sur les antennes et les chaînes du service public ? Les « bien-pensants » n’arrivent-ils pas encore à glisser la poussière sous le tapis ? Macron et ce qui reste de la Macronie, hélas encore aux affaires, ne parviennent-ils pas à encore masquer le désastre en angoissant les Français à propos du conflit russo-ukrainien et de ses conséquences possibles – ou, plutôt, imaginées, voire souhaitées pour que le Prince puisse se maintenir à l’Élysée au-delà du printemps 2027 ?
Dans le domaine de la sécurité, comme dans celui de la citoyenneté, la France est dans une situation désespérée. Elle n’est plus au bord du gouffre, elle est au fond du gouffre et n’a plus qu’une seule chance d’en sortir : la prochaine élection présidentielle, qui doit intervenir le plus vite possible tant chaque jour qu’elle passe dans ce bain de plus en plus toxique la conduit un peu plus vers l’asphyxie.
Il sera impossible au nouveau président – forcément de droite, la gauche s’étant empoisonnée en léchant les babouches – de sortir le pays du chaos par un coup de baguette magique. Beaucoup plus que celle-ci, il faudra qu’il manie sans hésiter un gros bâton pour remettre de l’ordre dans les « territoires – aujourd’hui – perdus », dans les universités et, plus généralement, dans l’Éducation nationale, dans la justice, dans la fonction publique, dans les dépenses de l’État et des collectivités locales, dans les différents guichets d’assistanat et même au sein de l’appareil de l’État où la Macronie n’aura pas manqué de laisser quelques bombes à retardement, notamment du côté du Conseil d’État et du Conseil constitutionnel…
Parmi ces Travaux d’Hercule, l’un d’eux, pourtant, pourra être réalisé dans la foulée de son élection : la lutte contre l’immigration de masse, laquelle – c’est le moins qu’on puisse dire – a quelques responsabilités en matière d’insécurité, de crimes et de délits.
Un projet de loi soumis aux Français par référendum – pour briser les réticences des deux assemblées de « sages » du Palais-Royal et faire taire « Bruxelles » – et les choses iront déjà mieux : rétablissement des frontières, fin de l’AME, fin du regroupement familial, contrôle drastique – à l’américaine – des visas étudiants et courts séjours, régulation de l’immigration par l’établissement annuel de quotas par pays et par métiers, rétablissement du délit de franchissement clandestin des frontières, rétention systématique des OQTF jusqu’à leur expulsion, interdiction définitive du territoire pour tout immigré entré clandestinement et tout immigré « légal » délinquant… et chasse aux clandestins « jusque dans les… ».
Viendront ensuite les « armes nucléaires » : la fin du droit du sol, l’expulsion des chômeurs étrangers en fin de droits et la déchéance de la nationalité française pour tout binational condamné en récidive… suivie de son expulsion sous le régime des OQTF.
On peut bien sûr voir là un projet utopique. Mais il est pourtant le seul moyen pour sortir rapidement la France de la fange dans laquelle, depuis 1981, les gauchos l’ont plongée, Macron ayant parachevé leur œuvre en se refusant, depuis le premier jour de ses mandats, à exercer pleinement son autorité en matière régalienne.
@ Jérôme le 28 janvier 2026
J’approuve votre commentaire plein de bon sens, mais je crois que vous vous faites des illusions.
Le plan est justement de nous désarmer moralement, mentalement et physiquement.
Avoir un Opinel sur soi vous rend déjà passible des tribunaux ; une bombe lacrymo, c’est la même chose, sauf à prouver que vous étiez réellement en danger.
En 2022, la campagne de désarmement a permis de récupérer environ 150 000 armes à feu, le plus souvent des vieilleries sorties du grenier ; mais vous remarquerez qu’aucune campagne de ce type n’est menée dans les cités.
Si vis pacem, para bellum… mais ce n’est visiblement pas pour nous.
La police veille sur notre sécurité… for suuure !
À l’amorce de votre nouveau billet, j’ai cru que vous aborderiez le sport national du « squat sacré ».
L’inventivité française saura bien trouver le biais qui vient combler l’impuissance des pouvoirs publics.
« …il se voit reprocher de n’avoir pas respecté le sacro-saint principe jurisprudentiel de proportionnalité. »
On peut se demander dans quel esprit tordu est né ce sacro-saint principe de proportionnalité.
En creusant un peu le bien-fondé — ou plutôt le mal-fondé — de ce principe, on en arrive à la conclusion qu’il s’agit, à vrai dire, du pire avatar du principe d’égalité.
Une égalité entre l’agresseur et sa victime potentielle, destinée à éviter que l’agresseur ne soit trop défavorisé dans ce duel qu’il a pourtant délibérément provoqué.
Voilà où mène la bien-pensance poussée jusqu’à l’absurde, car il s’agit bien d’un non-sens.
Absurde ou pervers — ou les deux à la fois —, l’application de ce principe n’est pas faite pour inspirer au citoyen honnête le moindre respect de la justice.
D’autant plus que l’on retrouve cette même perversité dans le domaine de l’immobilier : un propriétaire ne peut expulser lui-même un squatteur, qui ne s’est pourtant pas gêné pour s’installer par la violence, ne serait-ce que celle de la rupture des serrures.
La folie collective gagne la France.
Pour quel dingue allons-nous donc voter, pour un des innombrables ex-M. Bruni, héritier de chasseurs de nazis, viré du Conseil d’État pour apologie des rafles de l’ICE ?
Voilà de quoi rendre stephane sarkoziste, sylvain musulman et Robert Marchenoir soutien des Black Panthers :
https://www.20minutes.fr/monde/4198523-20260128-etats-unis-retour-black-panthers-face-ice-donald-trump
L’extrême droite européenne n’a pas fini de regretter ses soutiens trumpo-poutinistes.
Personnellement, cher Philippe, je suis plutôt partisan d’une modification de la notion de légitime défense, au sens de la simplification. Celui qui met le doigt dans l’engrenage de la violence court le risque de générer une peur — vous le soulignez d’ailleurs fort justement — qui empêche une réaction raisonnée prenant en compte l’ensemble des éléments de la scène. Couteau, pas couteau, pistolet ou revolver ou pas… et niveau de violence ressenti. Tout ce bla-bla de notre justice est franchement indécent.
99,99 % des juges et autres procureurs et avocats — je ne parle pas de vous — qui jugent les cas de légitime défense seraient bien incapables d’avoir une réaction appropriée face à une agression, voire n’interviendraient pas s’ils en étaient témoins.
J’aime assez, même s’il y a des exagérations et des inconséquences, ce proverbe tout américain qui dit : « Dieu a créé l’homme, Samuel Colt les a rendus égaux », et je ne vois pas au nom de quoi on interdirait à un citoyen, lorsque quelqu’un se permet de s’introduire chez lui, de lui coller une bastos dans le buffet. De même que si je me fais agresser, au nom de quoi m’interdirait-on, si j’arrive à prendre le dessus, de finir mon agresseur. En quoi la peur qu’il génère devrait-elle être contrôlée comme un Jackie Chan dans Rush Hour, genre trois sauts périlleux par-dessus la tête de mon adversaire, ura-mawashi et clé de poignet pour l’amener gentiment au commissariat.
Je ne suis pas Jackie Chan, je commence à me faire vieux, et je considère que, dû à cet état de fait, je suis autorisé à taper fort et de façon ultime si je le peux pour me préserver ou préserver les miens, voire, si j’ai une sulfateuse, l’utiliser afin de mettre fin à l’existence d’un malfaisant.
C’est ça qui ne va pas dans notre pays.
Non, Jean-Marie Le Pen n’avait pas raison en son temps. Il se focalisait sur l’exclusion, qui donnait prise à une rhétorique moraliste ; qu’on soit d’accord ou non, là où il aurait dû plaider pour une sévérité sans faille. Ses adversaires de l’époque ont eu beau jeu de le stigmatiser, alors que la demande d’une application stricte et sans faille de la justice n’est pas contestable moralement.
Il faut revoir la légitime défense. J’ai ri à l’écoute d’une interview de Thibaut de Montbrial qui, en réponse à une question lui demandant quel chien de défense il possédait et comment il s’appelait, a répondu : Benelli. Je pense que c’est la bonne réponse. C’est ce qui va finir par arriver un peu partout en France et, comme ce n’est pas légal si on n’est pas chasseur ou que l’on ne pratique pas le tir sportif, eh bien nous finirons par en avoir de petites aux yeux bleus. Il me semble que c’est voulu, que ce délitement serait facile à éviter si on changeait juste un peu notre politique en matière d’ordre, ce dernier comprenant police, gendarmerie, justice et… places de prison, c’est un gimmick.
Bref, je partage votre avis qu’il serait bon d’éviter d’en arriver là, mais je partage l’exaspération et l’envie de se faire justice soi-même de beaucoup de citoyens.
Cher hôte, ma myopie et ma surdité doivent s’aggraver grandement : où avez-vous vu que les citoyens se rebiffaient ? Peut-être faut-il emprunter les nouvelles lunettes de notre bon président…
Billet que je qualifierai, Monsieur Bilger, de chirurgical dans son analyse.
À mon sens, il n’y a rien à ajouter ni à retrancher. Et, lecture faite, je persiste et signe !
Cependant, ce n’est pas avec la pusillanimité de notre classe politique au pouvoir et l’idéologie qui domine culturellement la haute administration et les médias que les choses pourront changer et aller dans le sens que vous indiquez.
Mon expérience personnelle de la justice aura été la suivante : convoqué au civil à l’autre bout de la France, sans conciliation judiciaire, le juge refuse ma demande de renvoi et valide une tentative d’escroquerie au jugement dont il avait été mis au courant. Deuxième juge : récidive d’escroquerie au jugement, avec un faux antidaté très grossier, mais ça n’intéresse pas du tout le juge, qui ne va quand même pas se substituer à la justice pénale, et me condamne, sans plaidoirie, avec en prime un article 700 qui fait passer la note de 3 000 € à 5 000 €. Sachant qu’entre-temps le pénal a classé sans suite, j’ai le choix entre nourrir ma femme et mon fils ou me constituer partie civile.
Par contre, pour un migrant qui squatte un appartement, j’ai vu le même juge passer à la question la propriétaire de l’appartement ; on aurait cru qu’elle était le prévenu.
Comment respecter une telle justice ? Malgré la corruption, la Russie nous a peut-être déjà dépassés en probité.
Cher Philippe Bilger,
Je partage en tous points votre analyse, mais suis désolé de vous annoncer que ces velléités de révolte ne vont strictement rien changer à la réalité que nous vivons et – pire encore – à celle qui nous attend. Si quelque chose avait dû changer, cela aurait été le cas depuis longtemps.
Et même en cas de tsunami électoral, rien ne changera concrètement pour ces braves citoyens, car les forces de blocage sont bien plus puissantes que la volonté populaire.
L’explication me paraît simple : ceux qui président aux commandes de notre quotidien et de notre destinée commune ne sont pas dans la même temporalité que le simple citoyen.
Le citoyen de base est préoccupé par sa sécurité, son niveau de vie, la préservation de son emploi, de ses traditions, de ses paysages, de son identité culturelle, de la survie de son pays.
Ceux qui commandent à notre destinée – gouvernants, juges, médias, artistes, intellectuels, politiques – se situent bien au-dessus de tout cela et se sentent habités par une mission quasi divine : dépasser les contingences quotidiennes et les intérêts et préoccupations des citoyens et agir pour faire avancer la France vers une identité heureuse, celle du progressisme, de l’égalitarisme, des droits « humains », de l’accueil des « exilés » et « opprimés », de l’excuse pour ceux qui dérogent aux règles, de la bienveillance envers ceux qui se retournent violemment contre le pays d’accueil pour lui demander des comptes. Il s’agit d’expier à jamais le péché originel de Hitler et de Pétain.
Les cris de révolte que vous évoquez sont perçus par eux soit comme des réactions égoïstes, soit comme des dégâts collatéraux inévitables de cette grande mission sacrificielle qui nous dépasse tous. Le citoyen d’aujourd’hui est donc prié de s’effacer devant la destinée de la France de demain. Dont la « Nouvelle France » de Mélenchon sera le fer de lance.
Assurément, celui qui a mis en place tout ce meccano, un certain François Mitterrand, était un génie. Certes machiavélique, mais un génie pur et inégalé.
C’est bien beau, Monsieur Charoulet, de faire de l’anti-RN de pacotille.
Les successeurs de Macron et des députés n’auront pas la tâche facile, tant la situation laissée sera catastrophique.
Alors vous direz : « un autre président aurait-il fait mieux ? ». On n’en sait rien, mais il se trouve que c’était Macron, ça ne vous a pas échappé ; il cherche à se faire voir partout. A-t-il fait des choses correctes ? Heureusement que oui, par exemple la bonne santé des multinationales (et la hausse de la Bourse) ne lui est pas étrangère, mais c’est très dilué, sauf pour les enseignants retraités qui ne voient pas la différence et que leur pingrerie avait déjà empêchés de consommer. Mais les rentrées de TVA sont limitées de ce fait.
L’autre macroniste, Achille, est davantage lucide, c’est appréciable, et son point de vue est défendable, d’autant qu’il a indiqué voter Bardella au second tour (certes avec une pince à linge), si Mélenchon était son adversaire.
Donc « moralité, votez Bardella », je vous cite, ne me semble pas approprié ; j’aurais plutôt parlé, sans trahir votre point de vue, de conclusion évidente.
Sylvain a raison de ressortir la lucidité de JM Le Pen ; le seul problème était son antisémitisme ; ce dernier est du côté de Mélenchon. Donc Mélenchon est vraiment Le Pen en pire.
Peu ont été lucides et ont voté Le Pen en 2002 ; je n’ai pas été lucide.
Une session de rattrapage, peut-être, mais surtout 2 500 milliards de dette en plus.
Personnellement, je pense que sylvain a raison. Y en a marre. Toujours blablater et encore blablater sur des faits qui se produisaient également il y a une trentaine d’années, certes à moindre échelle, mais, et c’est bien là le problème, sans avoir été attaqués à la racine et le plus souvent mis sous le tapis. La réponse a été : des marches blanches, des nounours et des bougies, avec cerise sur le gâteau « vous n’aurez pas ma haine », tu parles Charles, on a le résultat.
Le dernier exemple de l’impuissance de l’État ou de son « je m’en foutisme », des employés d’une agence Orange de Marseille doivent travailler avec des gilets pare-balles et loin des fenêtres tandis que le ministre de l’Intérieur déploie force police et gendarmerie face à des paysans qui défendent leur gagne-pain.
Alors, faites comme vous le voulez, mais pour ma part, j’ai souscrit la meilleure assurance vie du marché : le 12 mm est sous le canapé et le 9 mm sous l’oreiller. Je ferai peut-être un jour l’ouverture du 20 heures mais pas comme victime. Faites vos jeux, rien ne va plus.
« Il est hors de question de favoriser la dégradation de la France en un immense Far West. » (PB)
Et pourquoi donc ?… Ce ne serait pas une dégradation ; ce serait un immense pas en avant vers la civilisation. Pourrions-nous nous dispenser de ce morceau de langue de bois ancestral concernant le « Far-West » ? Voici trois anecdotes à ce sujet.
Vous déplorez « un constat dramatique : 454 vols avec arme à feu commis contre des particuliers à leur domicile au cours des onze premiers mois de l’année 2025 ». An’effet. Chuis d’accord. Donc comment fait-on, pour empêcher cela ?
Il y a plusieurs années, je rapportais ici ce fait-divers survenu aux États-Unis. Une veuve de 18 ans, mère d’un bébé, entend cogner à sa porte : c’est un malfaiteur, muni d’un couteau, qui exige de pénétrer dans sa maison. Elle appelle la police. Décrit la situation. Prévient qu’elle est légalement armée d’un fusil à pompe. Et aussi d’un pistolet.
Elle demande si elle a le droit de tirer si le malfaiteur rentre chez elle. Le policier, à l’autre bout du fil, lui dit : faites ce que vous avez à faire pour protéger votre bébé. La femme se poste devant la porte avec son fusil. Elle reste 21 minutes au téléphone avec la police. Le délinquant finit par enfoncer la porte. La femme tire, l’intrus est tué.
Affaire réglée. Aucune poursuite. Mieux : le complice du malfaiteur abattu, qui l’accompagnait, a été inculpé pour le meurtre de son compagnon. Conformément à la loi.
C’est ça, le « Far-West ». Pour, ou contre ?
Ce genre d’incident qui se finit bien se passe régulièrement aux États-Unis. Vous n’en entendez jamais parler dans la presse internationale, bien sûr. Pas plus que dans la presse nationale américaine, bien souvent. Il faut aller chercher dans les médias locaux pour apprendre comment le droit aux armes préserve la paix et protège les honnêtes gens.
Un « fusil d’assaut » pleinement légal, aux États-Unis (selon l’appellation erronée employée par la presse de gauche), ça coûte moins cher qu’un ordinateur domestique. Et ça s’achète en ligne.
Qui, aujourd’hui, veut dénier le droit aux Américains de porter des armes, que leur reconnaît le deuxième amendement de leur Constitution ? Vous allez rire. Il s’agit de… Donald Trump.
Les journalistes l’interrogeaient sur le meurtre, à Minneapolis, par la police fédérale de l’immigration, d’une deuxième personne qui manifestait pacifiquement contre les raids de cette dernière. La victime, Alex Pretti, portait légalement un pistolet sur elle, qu’elle n’a jamais brandi ni tenté de sortir de son étui. Pretti a été gazé, puis jeté à terre par les policiers. Ceux-ci lui ont retiré son arme de sa ceinture, puis l’ont froidement abattu de dix balles tirées par deux agents une seconde après.
Différents responsables gouvernementaux ont alors défendu les policiers, en affirmant qu’Alex Pretti les avait agressés (ce qui est faux), puis qu’on n’avait pas le droit de se rendre dans une manifestation en étant armé (ce qui est faux également).
Répondant à la presse, Donald Trump vient de déclarer : « Vous ne pouvez pas posséder d’armes. Vous ne pouvez pas venir [à une manifestation] avec des armes. Ce n’est pas possible. »
Ce qui est factuellement faux. La Constitution, la loi et la jurisprudence de la Cour suprême disent que les Américains ont non seulement le droit de posséder des armes, mais aussi de venir armés à une manifestation (y compris avec des « fusils d’assaut », y compris en les exhibant – tant qu’ils ne menacent personne avec).
Par le passé, des militants pro-Trump se sont souvent montrés à des manifestations armés de fusils, en toute impunité. On connaît même un incident célèbre où un adolescent de droite a utilisé son fusil pour tuer deux contre-manifestants de gauche – et il a été acquitté : c’était en légitime défense.
Le droit aux armes est l’un des marqueurs les plus caractéristiques de la droite américaine, pour ne pas parler de l’extrême droite. C’était jusqu’à présent une position indiscutée du mouvement MAGA. D’ailleurs la National Rifle Association, le groupe de pression surpuissant qui défend le port d’armes, s’est indigné de la position du gouvernement concernant le meurtre d’Alex Pretti.
Ce revirement montre bien que Donald Trump et son gouvernement ne sont pas de droite au sens classique du terme. Ce ne sont pas des conservateurs. Ils ne cherchent pas à « rétablir la grandeur de l’Amérique ».
Comme tous les dictateurs, Trump brandit la loi quand ça l’arrange et la viole quand ça l’arrange. Comme Poutine. Il y a les armes pro-Trump, et les armes anti-Trump.
Une preuve de plus que le droit aux armes protège la sûreté du peuple et sa liberté contre l’arbitraire de l’État.
Deuxième anecdote. Peu après la Seconde Guerre mondiale, un haut responsable politique français s’est rendu aux États-Unis. Dans un aéroport, il a voulu utiliser une cabine téléphonique pour passer un coup de fil interurbain, juste avant l’embarquement. Se rendant compte qu’il n’avait pas de monnaie, il a dit à l’opératrice qu’il renonçait à son appel. Ça ne fait rien, lui a répondu cette dernière, je vais vous mettre en communication avec votre correspondant, puis vous paierez à partir d’une autre cabine, après que votre avion sera arrivé à destination.
Je rappelle que les opérateurs téléphoniques ont toujours été privés, aux États-Unis. À l’époque, le téléphone, en France, c’était les PTT : une branche de l’administration.
C’est ça, le « Far-West ». Pour, ou contre ?
Autre anecdote, rapportée par le même homme politique. À la même époque, il s’est rendu en Angleterre, où il était hébergé par une famille. À l’heure du petit-déjeuner, juste avant neuf heures, le père de famille devenait nerveux. À neuf heures pile, il allait couper le courant au disjoncteur, après quoi il revenait rasséréné. Le rationnement était encore en vigueur. On manquait d’électricité. Les autorités recommandaient à la population de ne pas l’employer pendant les heures de travail, afin de la réserver à l’industrie. Il n’y avait aucune loi, aucune sanction. L’hôte du visiteur français se faisait un point d’honneur de couper le courant précisément à l’heure dite. Et tout le monde en faisait autant.
Ce qui m’est arrivé alors chez les « Anglo-Saxons », explique le témoin de ces épisodes, c’est typique d’une société de confiance, où les citoyens défendent d’autant plus vigoureusement leurs droits individuels qu’ils sont soucieux de l’intérêt général. C’est, dit-il, l’exact contraire d’une société de défiance qui oscille sans cesse entre la soumission et l’insoumission ; une société d’irresponsabilité, une société où l’État est tout-puissant.
Une société comme la France. C’est Alain Peyrefitte, fidèle ministre du général de Gaulle, qui défendait ainsi les principes du libéralisme dans son célèbre essai Le Mal français, publié en 1976. Il y décrivait la maladie mentale collective dont souffraient les Français, selon lui, depuis que Louis XIV avait imposé au pays son étatisme forcené. Cette mentalité, expliquait-il, qui est à la source de tous les maux dont se plaignent les Français. Il n’y a pas une ligne à changer à ce diagnostic. Nous en sommes toujours au même point.
Au passage, on mesurera l’imposture de ceux qui se réclament du gaullisme aujourd’hui…
@ Patrice Charoulet le 28 janvier 2026
« Moralité votez Bardella ? Ben non. »
Perso je voterais plutôt pour un zigue du genre de Bovino du ICE, cogneur flingueur tabasseur de racailles. Mais comme nous sommes un peuple de couilles molles collabos soumis masos gauchiasseux gauchiards gauchiures, je voterai Bardy allah rigueur, faute de grives etc.
Sarkozy a vendu près de 600 tonnes d’or de la France.
Depuis, l’or est passé d’un prix de vente moyen de 600 usd à 5300 usd l’once (31.1g).
Heureusement le candidat sortant n’a pas été réélu.
De ce bradage, personne n’en parle sur CNews…
Ça fait quand même beaucoup de casseroles pour un « si bon président », n’est-ce pas monsieur Praud ?
Moralité votez Bardella ?
Ben non.
Bonjour Philippe, vous faites du sylvain de bon matin ?
Et dire qu’il y a quelques années, j’ai été traité de tous les noms quand je prévoyais Allah-vance tout ce qui se passe aujourd’hui.
Rassurez-vous, ce qu’il va se passer dans quelques années sera pire que le spectacle de Minneapolis ; l’ultra-violence gangrènera la planète entière et tous les pays s’équiperont de polices « ultra ICE ».
On parie ?
N’oubliez pas que J.-M. Le Pen avait été condamné pour avoir osé prédire tout ce qui se passe en direct dans nos rues.
J’ajoute en prime, c’est gratuit :
« ICE : deux morts. »
« Macron : des centaines de cadavres dans nos rues, victimes de ses protégés qu’il a fait venir “égorger nos fils et nos compagnes” ; et comme ça le fait jouir, il a encore décidé d’en faire venir le double. »
Mais je confirme, mon analyse est gratos.
Mon choix est fait, le vôtre, je m’en tamponne le coquillard, mais arrêtez de venir pleurer Allah télé quand l’un de vos enfants se fait larder de coups de couteau, vous êtes saoulants Allah fin.
J’ai parlé à mon maire ce matin sur la place de la mairie. Élu régional LR, il commence timidement à prendre conscience de la situation identitaire catastrophique qui s’annonce. Il est enraciné dans la petite bourgeoisie locale, parfois de droite, qui plus est catholique, laquelle s’ingénie, à travers une association, à recueillir des migrants. Aucune vision à moyen terme, et ne parlons pas du long terme : ils jouent aux grenouilles de bénitier, « je crôa ! je crôa ! », dans un mea culpa aplaventriste.
Mélenchon se frotte les mains de voir ces gens accueillir le cheval de Troie. C’est sidérant.