Le projet présidentiel, ce sera l’homme…

Pour la prochaine élection présidentielle, chaque candidat, de droite comme de gauche, se sentirait déshonoré s’il n’invoquait pas l’absolue nécessité d’un programme avant d’afficher toute ambition personnelle. C’est une sorte de réflexe destiné à montrer son sérieux et sa profondeur.

Alors même que l’on sait très bien que cette volonté d’afficher un projet passe de plus en plus au second plan, derrière la qualité de la personnalité qui sollicitera nos suffrages.

J’ai songé notamment à cette évolution – que l’on peut situer à partir de 2007, lorsque l’être du président a commencé à compter davantage que ce qu’il annonçait, sa politique à venir – en regardant Gabriel Attal qui, précisément, s’est efforcé, le 26 novembre au soir sur CNews, de démontrer la priorité qu’il accordait à l’élaboration du programme.

Alors qu’en l’écoutant, on percevait que c’étaient sa personnalité, ses forces et ses éventuelles faiblesses qui pourraient constituer la véritable preuve permettant de légitimer, ou non, son avenir présidentiel.

Je perçois bien les limites de cette personnalisation, puisqu’elle dépend du goût et de la subjectivité de chaque citoyen, chacun étant susceptible de ne pas porter le même regard sur les personnalités bientôt en lice. J’ai conscience que ma propre dilection mettra en évidence le caractère et le comportement de tel ou telle au détriment d’autres, et que mon intuition ne sera pas forcément exempte de contradictions.

À considérer l’espace politique d’aujourd’hui, mon sentiment que le seul à m’inspirer une totale confiance s’il était en charge du pouvoir serait Bruno Retailleau n’est sans doute pas universellement partagé, même dans le camp conservateur pris au sens large. Je n’aurais aucune difficulté à argumenter pour expliquer ma préférence. Je m’en tiendrais aux qualités de l’homme : sa rigueur, sa rectitude, sa moralité, son honnêteté, ainsi qu’à ce que ses activités sénatoriales et ministérielles ont révélé de sa constance, de sa cohérence et de son courage intellectuel. Mais je devine qu’ici ou là on pourrait m’opposer d’autres incarnations.

Ce qui est certain, c’est qu’aussi clairs que soient nos dissentiments, nous pourrions tout de même tomber d’accord sur ceux qu’il conviendrait d’exclure, ceux dont la densité ou le caractère nous paraîtraient trop aux antipodes d’un destin présidentiel pour être choisis.

En 2027, ceux qui s’affronteront dans les débats, d’abord puis lors de « l’emballage » ultime, auront bien davantage que des catalogues de mesures à présenter : ils n’auront qu’une ambition, une obsession, celle de manifester qu’ils seront à la hauteur de la fonction prestigieuse qu’ils espèrent assumer, par le corps, l’esprit et l’âme.

Je me souviens de Nicolas Sarkozy ayant insisté un jour sur le rôle prépondérant et bénéfique, même face à une mauvaise loi, de celui qui la mettra à exécution – ou, au contraire, sur le rôle calamiteux que peut jouer celui qui trouve le moyen de dégrader une bonne loi.

Il ne s’agira donc plus de se jeter des chiffres au visage ni de multiplier les contradictions, mais de proposer, durant la campagne et sur les plateaux, des tempéraments capables de convaincre, de rassurer et de faire croire en demain.

Pour moi, ce sera Bruno Retailleau, mais la démocratie, j’en ai peur, consiste à avoir le droit de décider… en même temps que beaucoup d’autres. Il n’empêche que son projet – qui est lui-même – me plaît.

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  1. @ Serge HIREL le 30 novembre 2025
    « Belle collection de gangsters… à ceci près que, pour la plupart, ils sont présumés innocents jusqu’en juin 2026… et peuvent être, à cette date, déclarés non coupables. »
    « L’expert ès-corruption que vous êtes sait-il si les complices du dircab de Zelensky ont tous été identifiés, si les enquêteurs ont été autorisés à poursuivre librement leurs investigations au sein de l’étage le plus prestigieux de la présidence ukrainienne et si Wolodymyr, en bon “serviteur du peuple”, a placé sa propre fortune, naturellement acquise dans le respect absolu de la loi, dans une banque ukrainienne plutôt que dans un paradis fiscal, au fin fond des Caraïbes ? »

    Vous évoquez une « collection de gangsters » au sujet du RN, et vous avez raison de rappeler que la justice doit suivre son cours. Mais il est tout de même frappant de constater que ce parti cumule un nombre impressionnant de mises en examen et de procédures judiciaires. Cela en dit long sur la culture politique qui y règne : une organisation où les affaires judiciaires semblent presque banalisées.

    Comparer cela à Winston Volodymyr n’a pas de sens. Zelensky n’est pas un chef de clan, mais un président élu en pleine guerre, qui a choisi de rester à Kyiv malgré les bombardements, incarnant la résistance de son peuple.

    Son rôle n’est pas de protéger des « amis » compromis, mais de défendre l’indépendance de l’Ukraine face à une agression militaire massive. Les enquêtes sur la corruption en Ukraine existent, elles sont menées par des institutions indépendantes, et Winston Volodymyr lui-même a limogé plusieurs responsables soupçonnés de malversations. C’est la preuve qu’il agit, qu’il ne couvre pas les dérives.

    Quant à sa fortune, elle est régulièrement scrutée par les médias et les ONG internationales : rien n’indique qu’il ait dissimulé des avoirs dans des paradis fiscaux. Ce procès d’intention est une diversion qui détourne l’attention des véritables problèmes : en France, c’est bien le FN/RN qui traîne derrière lui une série de condamnations, de mises en examen et de soupçons de financements douteux.

    En somme, Winston Volodymyr est un président en guerre qui se bat pour la liberté de son pays, tandis que le FN/RN est un parti englué dans ses propres affaires judiciaires. Mettre les deux sur le même plan, c’est non seulement injuste, mais aussi dangereux pour la clarté du débat démocratique.

    Bon, comme vous vous la jouez un peu narquois — je cite :
    « L’expert ès-corruption que vous êtes sait-il si les complices du dircab de Zelensky ont tous été identifiés, si les enquêteurs ont été autorisés à poursuivre librement leurs investigations au sein de l’étage le plus prestigieux de la présidence ukrainienne et si Wolodymyr, en bon “serviteur du peuple”, a placé sa propre fortune, naturellement acquise etc. »
    Malheureux !… Chuuuuut… uuuuuu…

    Vous ne pensez tout de même pas qu’en plus je vais tout vous révéler ; à l’heure actuelle, ce blog est sans doute scruté, épluché, décortiqué. Vous imaginez un peu ? L’expert que je suis en perdrait toute sa crédibilité. Est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous me demandez ?

    Par contre, je vais vous en dire un peu plus, parce que les médias sont bien complaisants et feraient mieux de s’occuper de faire briller ce qui est bien boueux chez nous. Je vais faire un effort de plus, pour ne pas décevoir vos attentes, et plutôt rappeler certains faits.

    En mars 2025, Marine Le Pen et plusieurs élus du FN/RN ont été reconnus coupables d’avoir détourné des fonds européens en employant des assistants fictifs.

    Le procès en appel est prévu pour janvier-février 2026.

    Cette affaire est emblématique : elle montre un usage frauduleux de l’argent public européen.

    Sur le financement des campagnes électorales, le parquet européen a ouvert une enquête sur des irrégularités financières liées aux campagnes présidentielle et législatives de 2022, ainsi qu’aux européennes de 2024.
    Le siège du FN/RN a été perquisitionné en juillet 2025 dans ce cadre.

    Le parti est suspecté d’avoir eu recours à des financements illégaux et à des prêts opaques, notamment les fameux « emprunts patriotes ».

    Prêts et dettes douteuses : le FN/RN affichait, fin 2023, plus de 20 millions d’euros d’encours à rembourser auprès de personnes physiques, ce qui soulève des interrogations sur la transparence et la légalité de ces financements.

    Ces pratiques fragilisent la stratégie de « normalisation » du parti — c’est le moins qu’on puisse dire —, qui veut apparaître comme une force politique crédible et respectueuse des règles. Jordy en fer de lance, avec lui à la barre et cette équipe dont je vous laisse juge. L’expert que vous qualifiez est indépendant, bien sûr.

    Mais tout de même, une sacrée fragilité structurelle : le FN/RN est régulièrement rattrapé par des affaires de financement, ce qui mine sa crédibilité.

    Un contraste avec Winston Volodymyr : en Ukraine, malgré la guerre, Zelensky a pris des mesures pour limoger des responsables soupçonnés de corruption et soutenir les enquêtes indépendantes. Il agit pour renforcer la transparence, là où le FN/RN est accusé de contourner les règles.

    Un enjeu démocratique, donc : ces affaires montrent que le FN/RN n’est pas seulement contesté sur ses idées, mais aussi sur sa capacité à respecter les lois et à gérer l’argent public.

    Ne me remerciez pas, la consultation est gratuite. Vous en ferez sans doute bon usage. Que je ne vous y reprenne pas à vouloir vous la jouer narquois et un tantinet condescendant, sacré garnement !

  2. @ Mary Preud’homme le 30 novembre 2025
    « Certes, ils ont tous les deux commencé par être maires, l’un de Neuilly et l’autre de Tourcoing, et là il n’y a vraiment pas photo. Devinez pourquoi ? »

    Oui, Neuilly et Tourcoing, c’est un peu la France d’en haut et la France d’en bas.
    Mais tous les deux ont également été ministres de l’Intérieur, ce qui crée des liens.
    Je ne serais pas étonné que Gérald Darmanin ait le même parcours que Nicolas Sarkozy.
    Nous le saurons en avril 2027.

  3. « Je n’aurais aucune difficulté à argumenter pour expliquer ma préférence [pour Bruno Retailleau]. Je m’en tiendrais aux qualités de l’homme : sa rigueur, sa rectitude, sa moralité, son honnêteté (…) » (PB)

    Tout DRH sait qu’au-delà des qualités humaines d’un candidat à un poste de décideur, il faut aussi évaluer ses compétences avant de lui accorder une « totale confiance ». Il en va de même dans la sphère politique, d’autant plus que, dans une démocratie, l’élu n’est soumis à une sanction de ses éventuels manquements qu’à la fin de son mandat.

    L’actualité nous en apporte chaque jour la preuve : bien que seulement 16 % des Français lui fassent encore confiance (sondage Elabe d’octobre 2025), le Président continue d’imposer ses décisions, notamment en matière de défense et de diplomatie, sans même se soucier de consulter le Parlement. Lors de son élection en 2017, personne n’a soulevé la question de ses compétences dans ces deux domaines… et, sur sa bonne mine de jeune banquier d’affaires, on avait cru à son génie en matière de finances. On sait aujourd’hui ce qu’il en est…

    Je ne crois pas me tromper en écrivant que, parmi les candidats connus ou supposés à la présidence de la République, aucun n’est une perle rare, un omniscient capable de traiter tous les dossiers qui l’assailliront au Château. Oublions Mélenchon, Faure, Hollande, Glucksmann, Tondelier, Ruffin, Rousseau, Roussel, Autain et autres écolos-cocos-socialos qui, hormis leur savoir-faire en matière d’augmentation d’impôts, ne seraient compétents que pour développer l’assistanat et réduire le temps de travail.

    Oublions Attal, Philippe, Bayrou, Borne et autres macrono-centristes, plus ou moins en rupture de ban avec leur gourou. Ils ont déjà servi… et n’ont brillé ni dans les domaines régaliens, ni par leur connaissance de la réalité que vivent les Français. Aujourd’hui, ils en sont au point d’accepter le tripatouillage de leur réforme des retraites, que, faute d’avoir convaincu, ils avaient imposée à coups de 49-3. On peut difficilement faire pire.

    S’il lui venait l’idée de croire en ses chances, Lecornu serait à mettre dans le même sac… Le Maire, lui, semble avoir compris qu’il valait mieux qu’il se fasse oublier… Quant à Darmanin, qui sait faire la roue devant l’électeur, il n’a jamais apporté la preuve que ses compétences allaient au-delà des questions de sécurité et de justice, ni qu’il avait d’autres dons que l’art du copier-coller, plus ou moins bien dissimulé, de bonnes mesures proposées par d’autres…

    Oublions aussi Royal, Villepin et Borloo, dont les carrières politiques ne démontrent pas toujours leurs compétences — la gestion calamiteuse de la région Poitou-Charentes pour l’une, la dissolution ratée de 1997 pour l’autre, l’échec total de la politique de la ville pour le troisième — mais qui, à l’heure de la retraite, sont prêts à tout pour être à nouveau sur l’avant-scène et tenter de séduire les Français, quitte, pour les deux premiers, à se rapprocher de personnalités contestables et contestées, et pour le troisième, intrépide, à défier notre centralisme historique et « le pouvoir profond » qui l’entretient.

    Oublions enfin Asselineau et Dupont-Aignan, vieux routiers de l’élection présidentielle, qui, l’un comme l’autre, apparaissent plutôt compétents aux électeurs — peu nombreux — qui prennent la peine de les écouter ou de les lire, mais qui n’ont pas su se doter d’un nombre suffisant de courtisans pour apparaître capables de régner.

    Reste la droite… ou, plutôt, les droites. Même si, hormis Bertrand, qui s’est trompé de camp, les candidats qui s’en réclament — ils sont trop nombreux — sont tous plus crédibles que ceux cités plus haut, aucun d’eux n’est réellement « multi-compétent » au point de pouvoir, du jour au lendemain, prendre les rênes de la France, de surcroît en capilotade dans tous les domaines, en réel danger « civilisationnel » face aux communautés exogènes, mais aussi menacée de la perte totale de sa souveraineté par les fédéralistes qui, depuis 1992, se sont emparés de « Bruxelles ».

    Retailleau, Bellamy, Wauquiez, Lisnard, Bardella ou Le Pen, Knafo ou Zemmour… Chacun d’eux excelle sur deux ou trois dossiers importants, mais paraît bien fragile dans d’autres, en particulier les domaines dits « réservés », que Macron a particulièrement mis à mal. Pour l’électeur informé — celui qui vote après s’être enquis des propositions de chacun des candidats — le choix ne sera pas facile. À qui accorder sa « totale confiance » ?

    J’avoue que, pour ma part, à l’heure actuelle, j’hésite de plus en plus… Retailleau, ces derniers mois, avait gagné quelques points, mais sa démission calamiteuse du gouvernement Lecornu II et son refus « gaullien » du départ anticipé du Président me laissent quelque peu dubitatif.

    Bardella, Bellamy, Knafo et Maréchal sont jeunes, très jeunes… et le désastre actuel, dû au caractère très particulier de Macron mais aussi à son manque d’expérience, n’incite pas à prendre le risque de tenter un même choix… Même si « Marion » et « Sarah » donnent l’impression qu’elles ont déjà beaucoup de bouteille.

    Wauquiez ? Compétent, peut-être, notamment en matière financière, mais non merci : trop d’ambition strictement personnelle, au point de tenter de porter préjudice à la candidature du chef de son parti.

    Lisnard ? Certainement compétent en ce qui concerne la fonction publique, les finances publiques et les rapports entre l’État et les collectivités territoriales, mais je doute de la qualité de son carnet d’adresses, de son réseau international, de ses amitiés dans le monde économique…

    Ne restent plus que MLP (si…) et Zemmour. Leur séjour prolongé dans le bain politique leur assure une compétence certaine pour savoir parer les mauvais coups d’une campagne électorale… et en donner. Mais eux aussi présentent d’importantes lacunes, qui inquiètent quant à leur manière de conduire le char de l’État. Un bon point cependant pour Marine : ces derniers jours, en admettant publiquement qu’elle abandonnerait la partie et soutiendrait pleinement la candidature de « Jordan » si la cour d’appel, en juin prochain, confirmait sa condamnation, elle a montré que le sort de la France lui importait plus que le sien. Rares sont les politiques qui se comportent ainsi…

    Finalement, le mieux serait que tous ces candidats de droite s’entendent et s’unissent en proposant aux Français, dès le premier tour, un candidat ou une candidate unique, lequel (ou laquelle), pour former son gouvernement, aurait pris l’engagement public de les nommer tous aux postes où leurs diverses compétences assureraient l’action la plus efficace.

    Faut pas rêver… malheureusement. Ils iront au combat dispersés et prendront le risque d’une élection, légitime mais contestée, de MLP ou de Bardella. Être élu au second tour avec 74 % des voix (ou 82 %…), ce n’est pas la même chose que de l’être au premier tour avec 50 % des voix plus une…

  4. Robert Marchenoir

    « Le projet présidentiel, ce sera l’homme… » (PB)

    Ou la femme, comme disaient les Monty Python.

    Et en parlant de la femme… Ségolène Royal vient de sortir cette sottise grosse comme elle :

    « Si tous les adultes là où ils sont, pouvaient faire un effort pour arrêter les tensions, les violences de toute nature, la brutalité, les peurs, les menaces, pour que les enfants retrouvent la tranquillité, la sérénité, les rires et l’insouciance en ce mois de décembre qui commence. »

    Voui, ma chérie. Un bien beau programme que voilà ; un enfant de dix ans aurait pu le concevoir. Encore les valeurs féminines et maternelles à l’ouvrage… Si l’on pouvait avoir un ou deux politiciens dignes de ce nom, merci.
    ______

    Note : Dix-huit ans plus tard, Ségolène Royal se présente comme « finaliste présidentielle » sur son profil X. En bon français : j’ai échoué à l’élection présidentielle en 2007. Aucun sens du ridicule…

    1. Quoi ! Ségo est grosse !? Vous êtes fait ! Inutile de tergiverser : le flagrant délit est évident ! Vous êtes un antiféministe patenté. Sandrine R. est en route pour vous arrêter, vous matraquer et vous déconstruire… Et vous avez aggravé votre cas en donnant du « ma chérie » à l’impératrice des Pôles, reine du chabichou et grande prêtresse du français tel qu’elle le parle ! Tout juste si vous ne l’avez pas tutoyée ! Pire : vous insinuez que son cerveau aurait la taille de celui d’un enfant de dix ans ! Et pourquoi pas d’une drôlesse (gamine en patois charentais) d’avant l’âge de raison ?! Par Athéna et Vénus réunies, votre compte est bon ! Sortez, les mains en l’air !

    1. Belle collection de gangsters… à ceci près que, pour la plupart, ils sont présumés innocents jusqu’en juin 2026… et peuvent être, à cette date, déclarés non coupables.

      L’expert ès-corruption que vous êtes sait-il si les complices du dircab de Zelensky ont tous été identifiés, si les enquêteurs ont été autorisés à poursuivre librement leurs investigations au sein de l’étage le plus prestigieux de la présidence ukrainienne et si Wolodymyr, en bon « serviteur du peuple », a placé sa propre fortune, naturellement acquise dans le respect absolu de la loi, dans une banque ukrainienne plutôt que dans un paradis fiscal, au fin fond des Caraïbes ?

      Selon une source personnelle — mon petit doigt —, ce lundi, entre deux causettes avec son copain vivant à l’Élysée, l’ardent et valeureux défenseur de l’Ukraine, venu quémander quelques obus de plus — ou payer deux ou trois boulons de ses « Rafale » —, devrait se rendre rue de Miromesnil pour y rencontrer un certain NS, récemment sorti de taule. Son objectif serait de prendre conseil auprès de lui sur la manière dont un dirigeant politique de première importance s’organise pour tenter de faire croire à la justice et à ses concitoyens qu’il n’y est pour rien lorsque ses plus proches collaborateurs rencontrent, en toute discrétion, des personnages non recommandables pour leur soutirer quelques millions de dollars dans le cadre du financement occulte de sa campagne présidentielle.

      Bien sûr, il s’agit d’une simple curiosité de la part du président ukrainien. Établir une similitude entre la situation actuelle de celui-ci et celle du dénommé NS depuis treize ans serait d’une insigne mauvaise foi.

      Zelensky est sur un siège éjectable… et c’est Trump qui en détient le contrôle… et l’obligera d’ici peu à signer la paix… et à quitter le pouvoir.

  5. Michel Deluré

    @ Exilé 29/11/25

    Si nous enlevons le programme, alors qu’est-ce qui reste à l’électeur pour arrêter son choix ? L’homme ? Mais alors, pourquoi croire en lui plus qu’en son programme ? Ou alors, à la limite, tirer au sort le candidat dont il glissera le nom dans l’urne ?

    Et “l’électeur moyen”, pour reprendre votre expression — à partir de quand, d’ailleurs, un électeur entre-t-il dans cette classification et en sort-il ? — est-il nécessairement un benêt et un naïf, dénué de tout esprit critique ?

    1. « Si nous enlevons le programme, alors qu’est-ce qui reste à l’électeur pour arrêter son choix ? »

      S’il faut absolument un programme, il faudrait le rendre lisible et limité aux questions importantes, au moins dans la présentation du document d’une part, éventuellement sous une forme normalisée afin d’en faciliter la comparaison avec la concurrence, mais aussi, d’autre part, pour éviter de les noyer dans tout un fatras de sujets secondaires tels que le sport, la mise en place de la fibre, le « nombre de jours de pollution atmosphérique » ou que sais-je encore, en attendant la promesse d’un nouveau calendrier des grandes marées.

      Sait-on, par exemple, que le sinistre « regroupement familial », dont les conséquences sont de plus en plus lourdes de nos jours, n’a fait l’objet que d’un décret (n°76-383 du 29 avril 1976) et n’a pas fait l’objet d’un vote à l’Assemblée ?

      Même s’il a été validé par le Conseil d’État, nous sommes obligés de constater qu’il s’agit de la mise en place d’un dispositif lourd, impactant la vie de nombreux Français depuis une cinquantaine d’années, trop souvent de façon négative, par une suite de mesures lancées dans l’entre-soi politico-administratif, dans le dos des Français eux-mêmes alors qu’ils sont directement concernés !

      Et, cerise sur le gâteau, puisque nous parlons programmes, cette disposition ne figurait même pas dans celui d’un certain Valéry Giscard d’Estaing… Alors ?

      Bref, le Peuple souverain a été complètement court-circuité dans une affaire grave par une suite de petits arrangements et de grands contournements…

      De quoi se demander, au passage, à quoi un bulletin de vote peut bien servir.

      C’est cela, la démocratie revisitée par ces gens-là ?

  6. Pas plus tard qu’il n’y a pas très longtemps, j’aurais aimé un vrai chef du style de Trump, que j’admire toujours bien entendu. Mais je pense qu’il nous faut plutôt un Poutine : un roc incassable, pur et dur, qui ne change jamais d’avis, qui continue sa guerre tranquillou bilou et reste impassible face aux réactions de ces dégénérés d’Européens insignifiants, culs en l’air, grandes gueules et petits bras, qui détaleraient comme des lapins au premier claquement de doigts du tsar de toutes les Russies.
    Ok pour un Trump, mais un Poupou serait mieux. Il faut virer ce galopin morveux qui squatte l’Élysée en toute impunité.

  7. « Pour moi, ce sera Bruno Retailleau… » (PB)

    Je pense que Bruno Retailleau ne passera pas la primaire de LR. Laurent Wauquiez va sans doute lui griller la politesse, sinon David Lisnard, qui semble avoir la cote chez les électeurs de droite.
    Si toutefois Retailleau venait à être le candidat de LR et s’il parvenait au second tour, je voterais sans hésiter pour lui s’il était opposé au candidat de LFI ou du RN.
    Sinon, mon vote ira au candidat de Renaissance au premier et (je l’espère) au second tour.

    Pour moi, ce serait Gérald Darmanin ou, à défaut, Gabriel Attal. Attendons de voir qui sera le candidat retenu.

    1. Mary Preud'homme

      À vous lire, on devine le degré d’incohérence, sinon de bêtise, où serait tombé ce pays.
      Car passer de Retailleau à Darmanin, ou pire à Attal — qui sont ses opposés à tous égards en tant que fossoyeurs de nos valeurs les plus authentiques — il faut oser !

      1. Je vous ferai juste remarquer que Gérald Darmanin est très apprécié par Pascal Praud qui ne tarit pas d’éloges à son égard. Mieux, il va même jusqu’à dire, je cite : « Il y a du Sarkozy (votre idole) chez Darmanin ». Que voulez-vous de plus ?
        Tout démontre dans les propos de PP qu’il préfère Gérald Darmanin à Bruno Retailleau.

        Vous remarquerez, au passage, que je n’ai pas indiqué mon intention de voter pour le candidat du PS Raphaël Glucksmann. C’est me semble-t-il, un signe que je suis sur la bonne voie. 😊

        1. Mary Preud'homme

          Selon vous, Achille, Pascal Praud serait donc un phare de la pensée ?
          Quant à établir un lien entre l’ancien président Sarkozy et Darmanin, j’ai beau chercher, je ne vois pas.
          Certes, ils ont tous les deux commencé par être maires, l’un de Neuilly et l’autre de Tourcoing, et là il n’y a vraiment pas photo. Devinez pourquoi ?

  8. Patrice Charoulet

    PEINTURE

    Rubens : Trop de graisse
    Michel-Ange : Trop de muscles
    Vinci : Trop de Vierges (avec bébés)
    Rembrandt : Trop sombre
    Velazquez : Trop de chevaux et trop de nains
    Renoir : Trop de grosses dondons nues
    Degas : La danseuse en tutu, merci bien !

    1. Charoulet : trop ennuyeux.

      1743 vues et pas un seul commentaire sur le blog de P. Charoulet depuis 2018.
      Tout est dit !

      1. Robert Marchenoir

        Il y a un humour et une subtilité dans ce texte de Charoulet qui vous échappent. Certes, c’est complètement hors sujet. Mais ce n’est pas « ennuyeux ».

      2. Ben oui, Patrice Charoulet, c’est un peu le boute-en-train que l’on retrouve dans tous les banquets de fin d’année.
        Pendant que chacun de nous s’escrime à rédiger son petit commentaire (*), lui vient nous parler de ses dictionnaires, de son menu de la semaine, de la bibliothèque municipale de Dieppe et autres fariboles.
        Mais ses interventions farfelues ont parfois un effet récréatif salutaire en cas de panne d’inspiration…

        (*) Enfin, chez certains, c’est beaucoup plus long — mais qu’importe !

  9. Michel Deluré

    Une élection présidentielle est trop importante pour que le choix de celui ou de celle à qui les rênes du pays seront confiées se détermine uniquement en fonction du jugement, forcément subjectif, que chacun porte sur la personnalité d’un prétendant et les qualités qu’on lui prête, réelles ou supposées.

    Une présidentielle ne peut et ne doit être que la rencontre incontournable avec ce duo que forme un candidat et un programme, les deux étant indissociables, l’un n’important pas plus que l’autre, l’un ne masquant pas, par ses avantages, les lacunes de l’autre.

    Qu’attendre d’une telle élection si un candidat présente, en apparence, toutes les qualités et aptitudes souhaitables mais est démuni de programme sérieux, réaliste, cohérent, porteur d’une vision à long terme ; ou si, à l’inverse, il nous est soumis un programme solide, fiable, approprié mais orphelin d’un homme ou d’une femme apte à l’incarner et à le mettre en œuvre ?

    L’exigence de lucidité, la nécessité de rompre avec les apparentes facilités et postures, de ne pas nous laisser endormir par les promesses complaisantes et les mensonges, exigent que l’électeur que nous sommes puisse statuer sur la base d’une offre indissociable candidat-programme, permettant de déceler, autant qu’il en est possible, la meilleure adéquation envisageable entre l’un et l’autre.

    1. « Une présidentielle ne peut et ne doit être que la rencontre incontournable avec ce duo que forme un candidat et un programme, les deux étant indissociables, l’un n’important pas plus que l’autre, l’un ne masquant pas, par ses avantages, les lacunes de l’autre. »

      Voilà, de façon caricaturale, un exemple de « programme » attrape-mouches pour l’électeur moyen mais répulsif pour qui est doté d’un minimum d’esprit critique :

      https://www.aefinfo.fr/assets/img/modules/comparateur/docs/6/Programme-Emmanuel-Macron.pdf

    2. « Une présidentielle ne peut et ne doit être que la rencontre incontournable avec ce duo que forme un candidat et un programme, les deux étant indissociables, l’un n’important pas plus que l’autre, l’un ne masquant pas, par ses avantages, les lacunes de l’autre. »

      Au fait, dans quel « programme » — je ne sais même plus si je dois rire ou pleurer devant ce mot — M. Macron a-t-il seulement évoqué sa position favorable envers le Pacte sur les migrations, qui est pourtant susceptible d’être lourd de conséquences, tant pour la survie de notre pays que pour celle de notre nation ?

      Ah, pour nous abreuver de fariboles, il sait faire, mais pour les choses importantes, voire capitales, c’est plutôt du genre : « Je fais ce que je veux quand je veux, sans vous demander votre avis, car tel est mon bon plaisir, et si vous n’êtes pas contents, c’est le même prix ! »

      Voilà comment cela se passe, dans la merveilleuse démocratie dictatoriale inventée par M. Macron…

      Alors, vous comprenez bien que pour ces histoires désormais aussi grotesques que périmées de “programmes”, on repassera…
      Quant à la démocratie — ou ce qu’il en reste — elle a pris un coup de talon de plus dans la figure.

  10. Je suis étonnée que vous évoquiez si peu les chances de LFI de parvenir au second tour de la présidentielle. Les partis au pouvoir ne sont que des nuances de la gauche depuis plus de cinquante ans. L’électeur a certes la mémoire courte mais rappelons-nous le programme de 2022 : retraite à 60 ans, SMIC à 1400 €, bloquer et baisser les prix, créer une VIe République encore plus laïque, plus européenne, plus écologiste, plus féministe. Madame Royal ne ferait qu’édulcorer légèrement le tout. Tremblez, jeunes loups de la politique du centre droit !

    1. Jean sans terre

      L’idée est originale. L’arc républicain ne serait qu’une nuance plus terne, raisonnable et acceptable de l’élan révolutionnaire originel. D’abord, les nouveautés révolutionnaires (le progrès) effraient et se heurtent à la partie conservatrice de la population. Mais à la fin, ses idées infusent, se distillent, sont filtrées partout dans la société ; et elles gagnent. Cette opinion paraît exagérée. Que l’on y regarde bien toutefois. Allez revoir le clip de campagne de Georges Marchais pour la campagne présidentielle de 1981. Écoutez bien le programme proposé. Tout – je dis bien tout – depuis est réalisé.

      « Révolution », quel titre prophétique. Emmanuel Macron n’est pas bête. Emmanuel Macron pourrait même être présenté comme le produit le plus abouti des transformations récentes de la société. C’est pourquoi nombre de personnes le haïssent tant. Il leur offre en retour une image en moiroir d’eux-mêmes, en plus parfait.

      « Révolution », quel titre inspiré. Effectivement, la révolution continue à décliner ses conséquences ontologiques depuis deux ou trois siècles. Elle ne s’est pas accomplie à un moment arrêté du passé. Elle est toujours en marche.

      Le peuple est tellement imprégné de ses idées qu’il n’y pense plus tant elles lui paraissent des évidences qu’il serait absurde de discuter. Tout l’échiquier politique ne ferait ressortir qu’une seule couleur avec une infinie variété de nuances, qui ne montreraient chacune que l’instant dans le temps révolutionnaire où elles se seraient figées et cristallisées.

      La Révolution a transformé notre regard sur le monde. Elle nous le fait voir en daltonien. Le changement véritable surviendra lorsque le peuple considérera que le substrat révolutionnaire de toutes nos idées politiques est périmé. Et ce changement, ce sera certainement les nouveaux peuples qui essaiment dans nos contrées qui le feront, sauf – et c’est une hypothèse réaliste – à supposer que le métissage universel engendrera le peuple parfait, fils aîné de la Révolution. La vie sera alors un enfer. Heureusement nous n’en saurons rien, étant alors le plus parfaitement conditionné pour croire vivre dans le meilleur des mondes.

  11. Xavier NEBOUT

    En démocratie athénienne, seuls les propriétaires étaient électeurs, et l’élu qui ne respectait pas ses promesses était occis.
    Dans notre démocratie dégénérée, tout le monde a le droit de vote, et on ne risque rien à promettre n’importe quoi. Alors l’élu est celui qui plaît en disant à la majorité du troupeau qu’il va la venger de n’être que des veaux.

    Ceci dit, je suis notre hôte dans son choix de Bruno Retailleau – du moins pour le moment.

  12. Dès les premières lignes de son billet, Philippe identifie ce qui, cette fois encore, lors des prochaines élections présidentielles, déterminera en priorité le vote de chaque électeur : la personnalité des candidats, du moins celle qu’il perçoit à travers leurs postures, qu’elles reflètent leur vérité — ce qui est rare — ou qu’elles la masquent.
    Dans toute démocratie, et en particulier en France, ce critère est un point faible, chacun des postulants n’étant que très peu « soupesé » en matière de programme.

    La situation actuelle reflète cette immaturité de l’électeur : plus d’une trentaine de candidats à l’Élysée sont identifiés, déclarés ou supposés tels, et aucun, pour l’heure, n’a présenté un programme complet en bonne et due forme. Le cas Attal est exemplaire : sur CNews, il n’a rien dit de précis sur ce qu’il ferait si les Français le choisissaient, mais a beaucoup insisté sur sa « détermination » en se gargarisant de ses « réussites » à Ségur et à Matignon. Le tout en jouant l’indécis, néanmoins prêt à bondir, sous prétexte qu’il y a plus urgent à traiter que de confirmer sa candidature. Ce qui est exact…

    Autres exemples de cette immaturité : plus de huit ans après son « débat raté » face à Macron — ce sont ses propres mots —, on en fait encore un obstacle à l’accession de MLP à l’Élysée, comme si, entre-temps, elle s’était contentée de caresser ses chats. En revanche, la fausse colère de Ségo face à Sarkozy lui vaut la réputation d’être à poigne et sincère… alors qu’il ne s’agissait que d’un numéro de comédienne.

    Bref, pour pousser l’électeur à glisser le « bon » bulletin dans l’urne, mieux vaut être beau et grand que petit et malingre, paraître affable et enjoué que dire vrai et oser heurter, avoir de la tchatche à revendre que construire un discours qui oblige à réfléchir.

    On en est là pour au moins deux raisons. Parce que les politiciens d’aujourd’hui (un peu plus que ceux d’hier) « font carrière » et oublient qu’élus, ils ne sont pas « souverains » mais « serviteurs du peuple », qu’ils doivent écouter et respecter. Parce que trop peu est entrepris, en particulier par l’Éducation nationale, en matière de développement du sens critique et de formation à la vie politique. Beaucoup trop d’électeurs, en se rendant aux urnes, font une confiance aveugle à celui qu’ils ont choisi parce que son sourire leur a plu ou que sa cravate était en soie chatoyante… Son programme ? « Je n’ai pas eu le temps de le lire… mais je l’ai conservé. »

    Il n’est bien sûr pas question de remettre en cause le suffrage universel… mais, pour que le résultat d’un scrutin reflète réellement les attentes des citoyens — et non leur “sentiment” —, mieux vaudrait que ceux-ci aient appris à les identifier précisément, à les exprimer en amont de leur vote et à choisir en toute lucidité celui qui, dans son programme, s’est engagé à les porter.

    Si cette pratique du « beau gosse » laissait place à un vote éclairé, notre démocratie se porterait mieux, les électeurs seraient moins déçus par leur candidat, et les élus feraient de leurs promesses bien moins un catalogue rédigé pour attirer le gogo qu’une boussole leur indiquant le cap qu’ils doivent atteindre.
    Bien sûr, tout cela est utopique…

  13. @ Lucile le 28 novembre 2025
    « Au moment de choisir le nouvel élu, la plupart des électeurs et des candidats continueront de mettre en avant les mêmes valeurs, génératrices de paresse physique et intellectuelle, et de déni du réel. »

    Lucile vous êtes désespérante de… lucidité !
    Il est vrai que les trapézistes du délire fiscal, de l’A.N. virevoltant, sans filet, au-dessus de la réalité, vous donnent raison, par anticipation, hélas.

  14. La campagne présidentielle a commencé, il suffit de voir comment s’agitent les candidats potentiels, de Gabriel Attal à Jean-Luc Mélenchon.
    Pour le moment, Bruno Retailleau se tient dans une surprenante réserve.
    Il ne sera pas mon candidat, sauf à organiser autour de lui une union des droites avec Reconquête! et l’UDR de Ciotti.
    Pour le RN, ne demandons pas l’impossible, bien que ce parti y aurait intérêt. Il est porté par des sondages flatteurs, mais l’illusion des sondages ressemble beaucoup à celle de l’astrologie.

    Pour le moment, BR ne joue pas le jeu qu’il devrait jouer, un jeu de droite décomplexée.
    Il a, pour jouer ce jeu, l’avantage d’un passé qu’il pourrait faire fructifier.
    En février 2008, il a voté contre le traité de Maastricht, alors que Mélenchon a voté pour : voilà déjà un premier point d’affrontement entre les deux hommes.
    Il a voté également contre la ratification du traité de Lisbonne, au double motif que cette ratification reniait la parole du peuple souverain et instaurait la primauté du droit européen sur les « normes constitutionnelles » de la France. Voilà un élément de clivage avec Gabriel Attal, qui sera également candidat.
    BR tient les bons arguments face à l’extrême gauche et à l’extrême centre.

    Le positionnement de BR est évident, à condition qu’il le veuille, dans le cadre d’une campagne de premier tour qui consiste toujours à rassembler son camp, c’est-à-dire le camp de la droite.
    Cela ne veut pas dire qu’il doit annoncer une rupture avec l’UE — improbable dans la situation actuelle — mais au moins se positionner dans une réserve consistant à ramener l’UE dans ses fondamentaux, qu’elle a largement débordés.
    Cela, c’est le travail du second tour, où il faut ratisser large sans inquiéter.

    Il pourra, il devra également se démarquer de l’ivresse guerrière qui s’empare de l’extrême centre, lequel, sentant l’opinion lui échapper, cherche à dramatiser la menace russe.
    Cette menace russe est utilisée par l’extrême centre dans l’espoir de faire basculer l’UE en une Union fédérale.
    La fédéralisation : ce rêve utopique que certains pensent pouvoir obtenir avec une guerre euro-russe qui amènerait les peuples à se regrouper autour d’un pouvoir centralisateur européen.
    C’est cette idée que l’on devine devant les faibles prestations de généraux à la retraite sur les chaînes d’info.
    En arrière-plan plane l’exemple de la Prusse, qui a unifié l’Allemagne après la victoire de 1870.
    Il est vrai qu’une guerre victorieuse fortifie un empire, mais ces généraux oublient qu’une guerre perdue peut détruire un empire : l’exemple de l’Empire austro-hongrois est tout aussi clair.

    Les guerres peuvent également se perdre économiquement. L’URSS s’est effondrée parce qu’elle n’a pas pu suivre économiquement la guerre des étoiles menée par Ronald Reagan.

    L’extrême centre est-il vraiment certain que l’UE pourrait survivre à une guerre économique contre la Russie ?
    Laquelle Russie aurait pour alliée la Chine, qui intervient déjà en arrière-plan. Quant au Sud global, il n’est que de voir la façon dont il joue une fausse neutralité dans la guerre ukraino-russe.

    À cela s’ajoute l’ennemi intérieur : l’islamisme, qui jouerait la défaite pour prendre le pouvoir.

    L’incapacité de l’extrême centre à faire une analyse en profondeur est surprenante, à moins que cette analyse faite, la vanité de ces dirigeants et de leurs bavards généraux ne les conduise à se surestimer.
    Se surestimer est le premier pas vers la défaite.

    Enfin, tout cela pour dire que BR doit se prononcer rapidement sur tous ces sujets, y compris sur la non-participation à une guerre qui n’est pas la nôtre, même si elle est déplorable, tuant des milliers d’hommes de type caucasien alors que l’Europe, et l’Occident en général, est en pleine dénatalité.

  15. « Pour la prochaine élection présidentielle, chaque candidat, de droite comme de gauche, se sentirait déshonoré s’il n’invoquait pas l’absolue nécessité d’un programme avant d’afficher toute ambition personnelle. C’est une sorte de réflexe destiné à montrer son sérieux et sa profondeur. » (PB)

    Ah, les « programmes », quelle fumisterie, alors que nous pouvons tout au plus tracer quelques grandes lignes générales !
    Comme si le fait de seulement parler de « programme » devant le marc d’un café alors que l’avenir est incertain, que l’homme est mortel ainsi que les nations et les civilisations, pouvait seulement suffire à donner de quelqu’un une vague idée de ce que seraient « son sérieux et sa profondeur »…

    L’épisode du Covid avec son cortège de mesures liberticides injustifiées aussi inutiles que scandaleuses était-il au « programme » du futur Macron II (*) ?
    Et la folie de sa prise de position dangereuse et contestable en faveur d’une l’Ukraine qui ne nous est rien, décision prise en catimini dans son coin ni vu ni connu et par une nuit sans lune alors qu’elle engageait sans la moindre discussion sérieuse la survie de la nation française, figurait-elle d’une manière quelconque dans un « programme » ?

    Ces deux points n’ont-ils pas en commun le fait de jouer sur les peurs afin, de façon irrationnelle, d’altérer la capacité de jugement des Français pour mieux les manipuler et leur faire avaler tout et n’importe quoi ?

    Et en remontant le temps jusque dans les années 70, quels sont les candidats qui ont clairement indiqué aux Français qu’ils comptaient lancer une immense campagne d’immigration dont les coûts se sont avérés catastrophiques dans tous les domaines, en particulier mais pas seulement, avec l’apparition d’une nouvelle forme de criminalité ultra-violente  animée d’une haine viscérale de tout ce qui est français ?

    Lesquels ? Des noms !
    Les Français ont droit à des explications.
    Afin qu’ils sachent à quels personnages, qu’ils soient maléfiques ou simplement idiots, ils doivent leurs malheurs.

    (*) Si nous pouvons reprocher beaucoup de choses à M. Macron, nous ne pouvons certes pas lui reprocher de ne pas avoir évoqué en 2017
    dans son « programme », l’arrivée du virus Covid-19 en particulier. En revanche, dans un livre blanc, les services de renseignement avaient attiré dès 2008 l’attention du public sur un risque de pandémie, qu’il a pris en compte seulement après son élection mais semble-t-il sans avoir appliqué les mesures conseillées par les experts.
    https://www.lepoint.fr/societe/coronavirus-des-2008-des-experts-francais-redoutaient-une-pandemie-16-04-2020-2371644_23.php

  16. L’homophobie est interdite, donc avant de développer, je clame haut et fort : « Je ne suis pas homophobe ! ji li joure missiou li jouge, sinon panpan cucul ».

    Il y en a ici qui verraient bien Attal président, moi ça ne me gêne pas, ji li joure mssiou lou jouge mais sont-ils conscients qu’un président homo risque de perturber voire dégoûter les populations mondiales qui sont viscéralement anti-homos ? Afrique, Asie, Arabie… Le commerce international risque d’en être très perturbé voire interdit avec ces pays ; cette sexualité différente n’est pas une bonne publicité chez eux.

    Quand il était Premier ministre, il s’était vanté que la France pouvait s’enorgueillir d’avoir un homo dans son gouvernement, quelle maladresse et quelle image nous renvoyons dans ce monde très pointilleux sur ces sujets qui en fâchent beaucoup.

    Lors des grands dîners (de cons) G20, COP ceci COP cela, je serais curieux de voir les plans de table de tous ceux qui n’aimeraient pas être les voisins de notre président LGBT.

    En France aussi, beaucoup de nos concitoyens ne supporteraient pas ce genre de président qui renverrait une mauvaise image de notre pays à travers le monde.

    Attal, le président que le monde entier ne nous envie pas, part avec un très lourd handicap pour avoir fait l’apologie de l’homosexualité.
    Mais attention, mes propos ne sont pas homophobes, juste conciliants, j’il joure m’siou l’jouge !

    1. Robert Marchenoir

      « Il y en a ici qui verraient bien Attal président, moi ça ne me gêne pas, ji li joure mssiou lou jouge mais sont-ils conscients qu’un président homo risque de perturber voire dégoûter les populations mondiales qui sont viscéralement anti-homos ? […] »
      « Lors des grands dîners (de cons) G20, COP ceci COP cela, je serais curieux de voir les plans de table de tous ceux qui n’aimeraient pas être les voisins de notre président LGBT. »

      Je ne comprends pas. Vous êtes un gros facho d’esstrêm’drouâte, donc en principe vous êtes en faveur de la puissônce de la Frônce dans le mônde. Nous commandons, les autres obéissent et sinon on leur envoie nos parachutistes et notre bombe atomique (avec les compliments du Général). Ça me paraît simple.

      De plus, la mondialisation est un scandale, il n’est pas question que nous nous laissions marcher sur les pieds par Ursula von der La Hyène ou par le Juif nazi George Soros et ses assoces immigrationnistes au service des Noirs et des Arabes. Lesquels n’ont qu’à rentrer dans leurs pays de m… pour essayer de déboucher les ch… – ah pardon, il n’y en a pas chez eux.

      C’est bien comme ça que ça se danse, chez vous ? J’ai bien compris le topo ?

      Maintenant, vous êtes en train de nous dire que nous devrions nous soumettre aux moindres caprices de populations éloignées, qui n’ont aucune affinité avec nous et dont vous vous fichez comme de l’an quarante. Les moussoulmans et les congoïdes devraient avoir un droit de vote à distance dans les élections françaises. Je crois que vous vous payez notre fiole.

      Outre que votre attitude ne me paraît pas, comment dire… très virile, vous attribuez aux dirigeants étrangers une obsession sexuelle qui n’est que la vôtre. Figurez-vous que lorsque le président ou le premier ministre du pays X procède à des discussions diplomatiques avec celui du pays Y, il se tape pas mal de la sexualité de ce dernier. Ce qui l’intéresse est de promouvoir les intérêts de son pays, pas d’enquêter sur la vie privée de ses interlocuteurs.

      Gabriel Attal est peut-être homosexuel, mais vous devriez vous intéresser aux moeurs en vigueur au Rassemblement national. Sébastien Chenu, Jean-Philippe Tanguy, Bruno Bilde, Steeve Briois, Florian Philippot, Pierrick Berteloot et Thomas Ménagé sont tous des homosexuels connus, voire déclarés.

      Le magazine homosexuel Têtu écrit que c’est le RN qui a envoyé le plus d’élus de ce bord à l’Assemblée nationale en 2022. Il estime que 20 à 25 des députés du RN « en sont ».

      D’ailleurs, le grand Jean-Marie Le Pen, dont vous ne cessez de nous faire l’éloge, se vantait de son ouverture d’esprit à ce propos. Il était entouré d’homosexuels, disait-il, donc on ne pouvait guère lui chercher des noises à ce sujet : « Au FN, il y a pas mal d’homosexuels. Ce sont des gens disponibles. Ils ne me dérangent pas, à partir du moment où ils ne mettent pas la main dans ma braguette ou dans celle de nos petits garçons ou de nos petites filles. »

      Enfin, vous qui nous faites sans cesse la promotion de votre cher petit Poutinou d’amour, vous devriez vous intéresser de près à ses
      tendances pédophiles.

  17. « Le projet présidentiel, ce sera l’homme… » (PB)

    Bon, si l’on en croit Philippe Bilger, le prochain président sera un homme.
    Cela élimine déjà nos deux Marine nationales (Le Pen et Tondelier).
    Reste toutefois Sarah Knafo qui est en train de ravir la vedette à son compagnon. Le physique ça compte, même en politique.
    Sans oublier Ségolène Royal qui y croit toujours et semble avoir trouvé quelqu’un pour garder les enfants… 🙂

  18. Robert Marchenoir

    Donc Bruno Retailleau fait preuve de beaucoup de rigueur, de moralité, d’honnêteté et de courage intellectuel pour faire triompher la justice sociale et environnementale, la redistribution des richesses, la réduction des inégalités, l’ouverture à l’autre, la diversité culturelle, l’antiracisme, l’augmentation des moyens du service public, la défense des sexualités différentes et la lutte contre le patriarcat.

    Ah ! pardon pardon pardon, j’ai mélangé mes fiches, le stagiaire va se prendre une rouste mémorable.

  19. N’oublions pas que le plus dangereux réseau mafieux criminel en France, ce ne sont pas que les bandes organisées immigrationnistes islamistes casseurs tueurs violeurs, ni les ONG de passeurs mafieux « humanistes », ni nos élus gauchistes narcos LFI HamaSS ni les dealers trafiquants de drogue surarmés mais bel et bien ce réseau ultradangereux intouchable irresponsable jamais coupable gangréné par l’extrême gauchisme, complice des criminels islamistes impunis, protégé par la macronie pour effectuer ses basses oeuvres de destruction de la France :

    La magistrature !

    SM juges rouges, avocats extrémistes islamos fachos gauchistes, ces malfrats ensoutannés complices d’une terreur sans précédent qu’ils ont propagée dans tout le pays par leur laxisme, leur idéologie gauchiste de l’excuse aux délinquants et criminels et le mépris des victimes, le multirécidivisme, le vivre-ensemble, le culte de la diversité multi-ethnique, tout ce catéchisme gauchiste antiflics « qui tuent » et compassion avec les criminels, les terroristes et les narcos, ont fait de la France une zone de non-droit pour les citoyens civiques respectueux des institutions et de la République et une zone de tous les droits même les plus sauvages et barbares pour les juges rouges, leurs complices mafieux narcos islamogauchistes dealers qui disposent d’une puissance de feu, de menaces et de chantages impressionnante, les cadavres jonchent les rues, les juges narcos complices comptent les points de deals comme on compte les moutons avant de s’endormir.

    Macronéron se frotte les mains, son plan diabolique se déroule sans accrocs.

    Avant de vous rendormir, n’oubliez pas de réciter les versets du Coran macronien : « C’est la fôôôte au RN, à l’esseutrêêêêmeuuuuh drouaaaate, cézemmour, céléfachos célénazis… »

    Bonne nuit les petits !

  20. La diction saccadée et un peu enfantine de Gabriel Attal est pour moi un repoussoir absolu, comme le furent en son temps les glapissements de Macron (« Non, pas ça, pas ça » ou « Parce que c’est notre projet »), vraiment malaisants !

    Je préférais le ton posé de Fillon et sa façon sereine d’annoncer la couleur s’il advenait qu’il fût élu. Trop de regrets qu’il ait été écarté pour une incartade partagée par tant d’élus !
    Les criailleries de Marine Le Pen m’insupportent également, surtout quand elle raconte tout et son contraire.
    Zemmour, dont j’admire la culture et le sens de la répartie, n’a pas un physique facile, pourtant tellement important pour l’incarnation ; Knafo a en revanche tout pour elle et elle sera, si c’est elle qui se présente, la révélation, sinon la surprise de 2027.

    Retailleau, au demeurant intelligent et sympathique, ne franchira pas les frontières de la Vendée, tant il aura montré ses faiblesses comme ministre de l’Intérieur impuissant.

    Et à gauche ? Le charisme de Glucksmann, émanation de Saint-Germain-des-Prés, assis sur un programme OTAN/Soros ?
    Hollande, le retour ? Merci, on a donné.

    Au fond, ce qui est désespérant, c’est qu’une grande partie des programmes qui devraient être l’œuvre des partis ou de leur incarnation sont déjà écrits à Bruxelles ou à Washington.
    Sauf ceux s’écartant de cette infernale doxa qui nous conduit dans le mur…
    La prime irait donc aux originaux ?

    Naïveté feinte : Bardella est beau et grand ; une future électrice évoque, les yeux brillants, « ses larges épaules ».
    Tout est foutu (@Éric Naulleau) !

  21. Pour que le match ne soit pas encore perdu 5 à 0 comme il l’a été par Emmanuel Macron et par son équipe, il faut essayer de comprendre ce qui s’est passé. Emmanuel Macron ne s’est pas facilité la tâche au départ quand il s’est fait élire sur des promesses qui étaient dans la droite ligne de ses prédécesseurs, Giscard, Mitterrand, DSK, Chirac, Sarkozy : toujours plus d’Europe, mondialisme fervent, adhésion aux associations droits-de-l’hommistes internationales, défense de la sécurité sociale, subventions à la SNCF, taxation du travail et de l’épargne, transition écologique pure et dure, prévalence du principe de précaution.

    Emmanuel Macron s’est présenté comme le nouveau visage de ces politiques post-soixante-huitardes, et il a été élu. On ne peut pas lui en vouloir d’avoir défendu les préceptes auxquels ses électeurs ont souscrit avec lui. Obama, Tony Blair, étaient ses modèles, et ça plaisait à l’establishment français. Avec le titre de son livre « Révolution », il se situait encore dans la droite ligne des idées de Mai-68, et on a vu Cohen-Bendit pontifier en grand-prêtre de la bien-pensance à la télévision semaine après semaine.

    Les grandes orientations qu’Emmanuel Macron a défendues sont plaisantes pour la bonne conscience de l’intelligentsia et d’une bonne partie de la classe moyenne, fièrement attachées à leurs « valeurs » ; mais elles sont pour le moins difficiles à tenir, suivies comme elles le sont de leurs inévitables résultats, à savoir croissance moyenne, déficit, il faut alors couper dans les budgets, et les plus faibles sont les premiers à trinquer. Pire encore, les électeurs d’hier couvrent maintenant de boue leur champion alors qu’ils devraient lui donner des médailles pour avoir si fidèlement suivi le mode d’emploi autorisé.

    Au moment de choisir le nouvel élu, la plupart des électeurs et des candidats continueront de mettre en avant les mêmes valeurs, génératrices de paresse physique et intellectuelle, et de déni du réel. En ce moment même, nos élus, au pied du mur, cherchent toujours la facilité qui consiste à court-circuiter le problème le plus urgent de la France, parce qu’il est économique et que l’économie, n’est-ce pas, c’est de l’utilitaire : le problème le plus urgent de la France, c’est la dépense de l’État. S’y atteler n’a rien de glorieux, il provoque chez les bien-pensants mépris et hostilité. On se demande qui se présentera pour les affronter.

    1. Jean sans terre

      Votre observation est inhabituelle. Peu de gens font un pareil constat. J’avais aussi remarqué que presque tout dans l’idéologie de Macron était vieux, on aurait dit comme figé autour de la fin des années quatre-vingt ou du début des années quatre-vingt-dix. Vous avez probablement raison de supposer que le temps du changement n’est pas encore arrivé. Il sera sans doute nécessaire qu’avant une certaine génération (la nôtre et les plus âgés) trépasse.

      Je ne partage pas, en revanche, votre conclusion. L’économie est importante, certes ; l’argent est nécessaire. Mais on ne devrait pas le considérer comme le plus important. Il est d’autres choses qui sont plus encore déterminantes. Par exemple, que la France ne s’estompe pas dans un tout qui l’efface, qu’elle ne soit pas plus défigurée qu’elle ne l’est aujourd’hui, qu’elle conserve une certaine identité et unité culturelles, qu’elle ne s’engage pas dans une guerre qui ne la concerne pas. En règle générale, lorsque l’on fait primer l’économie, c’est toujours un fonctionnaire technicien ou ingénieur qui sort du chapeau. Ceux-là n’ont pas d’âme et en plus les techniques qu’ils ont apprises dans les grandes écoles la plupart du temps ne fonctionnent pas et se révèlent être bancales.

      Franchement, si pour président nous devions avoir à nouveau un type du centre élargi à la gauche ou à la droite, je crois que j’éprouverais une telle colère contre mon peuple que je me murerais définitivement dans un silence et un exil intérieurs. Rien que de songer à l’avance à la calamité et à la nullité des débats politiques qui vont surgir dans les tout prochains mois, j’en éprouve du dégoût et de l’écœurement. Cela ne m’enthousiasme d’aucune manière.

      Le plus probable est que rien ou très peu ne change. Ce qui n’étonnera que ceux qui croient que le peuple aspire, à cause de ses algarades excessives, vraiment au changement. Il me semble plutôt que le peuple souhaite plus que tout que rien n’évolue et qu’il puisse continuer à vivre comme avant, même s’il sait inconsciemment que ce qu’il a aimé est en passe d’être définitivement révolu, il espère pouvoir continuer à vivre encore quelque temps selon ses anciennes habitudes. Le peuple votera pour quelqu’un dont il aura la certitude qu’il ne changera rien pendant qu’il dira qu’il réformera. Il me semble que c’est ainsi qu’il procède depuis plusieurs décennies.

      1. Jean sans terre, je pense que le changement de mentalité des électeurs est amorcé, mais qu’il ne s’installe que très progressivement. On verra comment il se matérialisera aux prochaines élections.

        Par ailleurs, je n’ai pas dit que le problème économique était le plus « important », j’ai dit que c’était le plus « urgent » à régler.

        L’État aura sans doute englouti, pour fonctionner cette année, presque 60 % de la richesse nationale. Je n’ai pas le chiffre exact en tête, mais il est malsain pour tout observateur impartial. Pire encore, les députés rivalisent de ruse et de cynisme pour trouver les moyens de faire monter ce pourcentage en 2026.
        https://www.lopinion.fr/economie/budget-des-depenses-publiques-encore-en-hausse-de-2-5-en-2025

        À ce propos, Jean-Marc Daniel évoque un retour « à l’époque où on guillotinait les gens ».
        https://www.youtube.com/watch?v=Gyp5wLqBK1k

        Dans n’importe quelle entreprise, une construction de type pyramide de Ponzi telle que l’est notre système de retraite vaudrait à son auteur 50 ans de prison, comme à Madoff.

        Laissez-moi vous donner un exemple de l’importance de notre santé économique pour nos choix politiques. Certains rêvent d’un Frexit, et pourquoi pas ? Ignorent-ils cependant que la Banque centrale européenne détient un tiers de notre dette, soit plus de 1 000 milliards ? Croient-ils vraiment qu’elle nous laisserait partir sans réclamer son dû ?

  22. Je partage votre point de vue, cher hôte. Il faudrait que l’on puisse faire confiance à un programme que l’on approuve — pas obligatoirement dans son entièreté, mais dans le sens dans lequel il va. Pour l’homme, ou les hommes qui le porteront, il leur faudrait paraître honnêtes et sincères — ils savent faire —, avoir le cuir épais — à ce niveau, ils l’ont, le combat est sans pitié… — et surtout la capacité d’échanger, de dialoguer, d’écouter, d’avoir de la considération, de ne pas penser que l’on est le plus brillant et que l’on fait tout mieux que tout le monde. Par exemple, la diplomatie, qui a touché le fond lors de ces deux quinquennats.
    Pas d’homme providentiel — le mal français — : du sérieux.

    Est-ce que votre champion a ces qualités ? Je ne sais pas. J’apprécie son calme, sa façon d’échanger… mais sa saillie sur l’État de droit ne me donne pas confiance en lui.
    Par ailleurs, je votais à gauche ; enfin, à gauche au premier tour et socialiste au second.

    Sylvain taquinait avec son souhait de voir accéder n’importe quel moustachu au pouvoir ; il pensait à Staline, ce grand dirigeant démocratique, je pense 😊.

    Vous faites une fixation sur BR ; je pense pour ma part qu’il aura fort à faire avec Darmanin qui, me semble-t-il, n’a pas dit son dernier mot.
    À gauche, c’est le vide. Glucksmann est un néo-conservateur qui veut se faire passer pour un social-libéral, prêt à conseiller un dictateur pour peu que celui-ci ait les yeux tournés vers l’OTAN.
    Jean-Cul Méchencon, quand on parle démocratie, c’est faire du hors-sujet — bien qu’en interview il puisse être très bon.
    Le socialiste dont je ne me souviens même pas du nom, au moment où je tire la langue pour écrire ces trois lignes, suscite le même enthousiasme qu’à son époque les adeptes du vol yogique.
    Qui d’autre ?

    Ah oui, de l’autre côté : Jordan et Marine ; là, c’est tomber de charrette en syllabe, comme disait Alexandre-Benoît Bérurier.

    Pour le moment, je l’ai déjà écrit : c’est piscine, rosé piscine.

  23. xavier b. masset

    « Le style est l’homme même » n’est pas qu’une bouffonnade pratique pour meubler le vide d’un commentaire.
    C’était aussi une vérité substantielle qui produisait littéralement la moelle de l’homme authentique, au temps de Buffon.
    Aujourd’hui, pourquoi cette percolation chimique ne se fait-elle plus ?

    Le milieu intellectuel dans lequel baigne — ou stagne — l’homme ou la femme politique n’est plus pourvu des fluides qui lui permettaient de traverser la membrane entre les deux états.
    Plus l’homme politique est creux, plus ce qui le stylise est convexe, délicatement boursouflé, conforme à la chrysalide qui l’enveloppe telle une perpétuelle imago à la recherche de ses effets, que commandaient jadis les ailes de ses gestes et ses prises de position politiques.

    Il n’y a plus de sortie possible, comme on pouvait parler hier encore de « sorties » dans une conversation, lors d’un débat, ou même sur les tréteaux d’un comice agricole quelconque — souvent, mais pas toujours, pour décrire une conduite de mauvais aloi, certes, mais qui avait pour elle de distinguer dans la foule un caractère moins ordinaire, qui l’extirpait de ses semblables.

    Le médium n’est même plus le message dans ce passage désormais raté entre le style et le fond, la forme et l’esthétique.
    Le tedium, comme disaient nos amis romains — l’ennui —, est la norme à la suite de ce tassage des êtres et des personnes auquel nous assistons depuis des années.

    Certains évoqueront, pour s’en féliciter, cette sanitarisation inattendue de la chose politique française.

    Nous n’étions pas nombreux, vers 2010, à protester lorsque des journalistes et des tenanciers de blogs littéraires influents commençaient à élever le citoyen Mélenchon au rang de héraut de ce « nouveau Victor Hugo de la harangue » qu’ils attendaient comme de petits Godot frileux, bien nichés dans leurs chambres d’ados, prêts à coller sur leurs murs des affiches du Caudillo hexagonal, star du rock de la future gauche de leurs rêves humides.

    Un homme dont la pensée est constamment battue en brèche par le premier argument du réel de la vie qui passe a tôt fait de se transformer en pseudo-gueulard approximatif, pour laisser ses admirateurs — ou ce qu’il en reste — imprimer les délires de ce qu’ils perçoivent comme la définition même de sa légende (ainsi qu’on le vit hier se débattre pour ne pas se noyer dans sa propre déconfiture, sur LCI, lors du face-à-face réunissant le chef de LFI et les patrons français).

    Les hommes, et les Français en première ligne, se déstylent, se bovarysent, écrivent des romans, mettent d’affreux petits pulls sous leurs costards-cravates qui sentent la sueur même de loin.
    Pourtant symboliquement nus de corps et d’esprit, transparents, transpirant à grosses gouttes laineuses, comme leurs Premiers ministres, trop nombreux pour les compter.

  24. Xavier NEBOUT

    Un homme, et non une femme. Très bien.
    Par contre, il ne serait pas étonnant que notre justice « indépendante » permette à MLP de se présenter, car elle a moins de chances d’être élue que Jordan Bardella.
    Surtout pas un détraqué sexuel : on a déjà donné. En bref, un père de famille.
    Un chrétien, car il n’y a pas de morale commune sans religion commune, et avec la pègre issue des « valeurs » de la République, nous avons aussi notre compte.

  25. Le talent oratoire et le sens de la répartie sont des atouts essentiels qui permettront de départager les candidats à la présidentielle de 2027.
    Il en est un qui nous a déjà montré qu’il était particulièrement redoutable dans ce domaine. Il s’agit de Gabriel Attal.
    Il a éparpillé façon puzzle Laurence Ferrari et Sonia Mabrouk .
    Incompétence ou négligence des deux « bollorettes », qui ont un peu trop sous-estimé leur invité, on peut se poser la question. Mais enfin ça fait un peu désordre pour « la première chaîne d’info(x) de France ».
    J’attends avec impatience le débat qui opposera Gabriel Attal à Jordan Bardella. Ça ne va pas être triste ! 😊

    Je n’ai pas beaucoup apprécié son attitude envers Emmanuel Macron quand ce dernier lui a retiré le poste de Premier ministre, mais même si je ne l’approuve pas, je comprends qu’il en avait « gros sur la patate » !

  26. Sylvain, notre brillant anthropologue, a parfaitement raison, le tribalisme sectaire frappe le corps social en son entier.
    Le billet précédent démontrait que celui qui propose le seul remède, le compromis, est considéré comme le responsable, voire le coupable, de cette constatation essentielle, dévoilement du fait que nous en sommes toujours au Pharmakos des Grecs.

    Nous ne savons toujours pas dissocier le remède du poison et pensons que la décollation d’un bouc émissaire permettrait de guérir nos sociétés de leur violence endémique.

    Ce n’est donc pas la personne qui deviendra président ou présidente qui est en cause, mais la conscience, fondement judéo-chrétien de la connaissance de ce phénomène dévoilé en la psyché collective, qui donnera capacité individuelle de lui résister, pour éviter de faire du suivant ou un pantin à moustache fantasmé par notre sylvain national qui rêve de tous les retours tyranniques, ou le prochain sur la liste des victimes émissaires qui servira à continuer de servir la mécanique méphitique pour mieux refuser de se guérir de notre vice, quand à chaque crise Satan expulse Satan pour mieux continuer à nous soumettre à son implacable logique.

    Il est donc temps pour les nationalistes comme pour les progressistes de ne plus céder aux accusations mutuelles qui les rassemblent en ce déni commun de notre réalité de persécuteurs, il est temps pour la France de devenir ce qu’elle est, qu’elle fut et qu’elle sera, réellement chrétienne.

    L’échec de Macron est de n’avoir pas su dégager le remède du poison, quand Jupiter pourtant face à la cathédrale enflammée, su mobiliser les forces saintes du pays pour la reconstruire si blonde et si belle en son symbole éclatant, dont il reste encore à mesurer la signification pour enfin passer à l’action rédemptrice qui est la mission du pays depuis le baptême de Clovis, le pardon à l’ennemi, qui n’est que mieux s’en défendre, et l’accession à la réconciliation des peuples pour servir le souverain bien, qui est la paix.

    Qu’on ne vienne pas ici parler d’un dieu dont nous ne connaissons rien, mais des êtres humains qui ont ici, sur la terre de France, l’occasion de mesurer leur réalité et d’accéder sur ce fil dangereux, à la danse des acrobates du réel d’une vie alors offerte à leur entendement raisonnable et éclairé.

    Nous ne survivrons qu’à savoir intelligemment apaiser notre cœur, autant dire nous aimer.
    Aucun moustachu ou moustachue n’est à même d’incarner cet absolu, mais le peuple souverain, quand enfin il aura entendu ce qui profondément l’anime et que chaque citoyen en son âme et conscience se lèvera pour le défendre.
    Aux armes égales de la liberté, citoyens, la fraternité a déjà vaincu le monde, il nous reste à l’incarner.

  27. Monsieur Charoulet,

    Vous dites que vous êtes heureux, tant mieux pour vous ; mais vous êtes sans aucun doute passé à côté d’autres choix possibles. Vous êtes à Dieppe alors qu’il existe tellement de villes côtières dans le monde. Vous mangez tous les jours pareil alors que des mets succulents et bénéfiques conviendraient à votre santé de fer. Vos comptes en banque débordent alors que vous pourriez en avoir trois fois plus si seulement vous aviez joué au casino du Touquet avec votre pote, le croupier innommable. Vous vivez seul alors qu’une femme pourrait partager votre bonheur, vos joies et vos peines. Vous avez échappé au pire, consolons-nous en pensant au pauvre bougre qui se réveille le matin dans le même logement que Sandrine Rousseau.

    Vu de ma fenêtre sur internet, vous avez lu, assimilé et intégré les connaissances de Kant, Nietzsche et d’écrivains abscons qui sont au programme de l’Éducation nationale. Vous êtes un pur produit de cette machine à broyer les âmes au point d’affirmer que l’âme n’existe pas, qu’il n’y a rien. Certes, vous écrivez sans faute de syntaxe quoique certaines de vos tournures grammaticales soient à la limite de l’inacceptable. Je pense notamment à vos virgules qui précèdent vos pronoms relatifs parce qu’ils introduisent des propositions explicatives dont vous n’êtes jamais avare à condition que ces précisions ne concernent que votre nombril, qui est, pour rappel, le centre de votre monde personnel.

  28. Il arrive, dans l’histoire d’un pays, que la lassitude précède le sursaut, comme ces soirs où l’air devient subitement électrique après des années de torpeur. La France moderne semble suspendue à ce moment d’inflexion. Elle sort meurtrie d’une décennie où l’on aura confondu autorité et agitation, hauteur et verticalité vide, lucidité et communication cosmétique. « On gouverne mieux les peuples par l’imagination que par la raison », disait Napoléon, mais encore faut-il ne pas réduire l’imagination à un théâtre d’ombres et la raison à un argumentaire de communicants. La France, épuisée par ce règne d’un Jupiter de carton-pâte, attend désormais autre chose : non plus une posture, mais une stature.

    Et voici qu’à l’horizon s’avance un homme, ayant les faveurs d’un Philippe Bilger, dont la simplicité même détonne dans ce paysage saturé de narcissismes bruyants. Il a la démarche de ceux qui connaissent la terre, la lenteur précieuse des provinces, le poids concret des vies rurales, des familles qu’on croit oubliées dès que Paris s’enivre de ses propres reflets. Cet homme-là n’a pas besoin de jouer au président : il incarne déjà une forme d’autorité naturelle où se rejoignent le calme et la fermeté, la lucidité et la droiture. On songe à ce que disait Alain : « Le pessimisme est d’humeur ; l’optimisme est de volonté. » Lui a la volonté optimiste des bâtisseurs.

    On raconte qu’il a passé des décennies à scruter le pays par le prisme patient du Sénat, à débusquer les incohérences, à corriger les lois mal pensées, à défendre sans ostentation les territoires que la haute administration a trop souvent sacrifiés sur l’autel de la centralisation jacobine. Il aurait pu chercher les lumières rapides des plateaux, mais il a préféré la pénombre studieuse des commissions — comme ces capitaines dont on se souvient non pour leurs coups d’éclat, mais pour la sûreté de leur main au cœur des tempêtes. Montaigne écrivait qu’« il y a plus affaire à interpréter les interprétations qu’à interpréter les choses » ; lui, justement, retourne aux choses.

    Pendant que d’autres collectionnaient les postures et les volte-face, il cultivait la cohérence. Pendant que s’enchaînaient, dans un ballet presque comique, les plans, les annonces, les « en même temps » contradictoires, il rappelait que gouverner, ce n’est pas improviser : c’est tenir un cap. Pendant que le macronisme se dissipait en injonctions paradoxales, lui défendait la simple idée que la parole publique doit être tenue. L’époque en fut presque déconcertée : comment prendre au sérieux un homme qui ne ment pas ? Dans un pays où « tout s’efface si vite », comme soupirait Chateaubriand, lui seul semble avoir résisté à cette érosion morale.

    Mais ce qui frappe le plus chez cet homme n’est pas seulement la rigueur ou l’honnêteté — encore que, dans le désert politique actuel, ce soit déjà l’équivalent d’une oasis. C’est la présence tranquille, cette manière d’incarner sans le dire une forme de présidence à l’ancienne, où l’on ne joue pas au monarque républicain, où l’on n’étouffe pas les ministres sous un narcissisme pantocratique, où l’on n’imagine pas la nation comme une start-up. Il n’a pas la fébrilité du novice de terroir ; il a la gravité de ceux pour qui la France n’est pas un tremplin, mais un héritage.

    Certes, les programmes foisonnent, chacun promettant de réparer ce qui a été détruit, d’apaiser ce qui a été fracturé, de réconcilier ce qui a été dressé les uns contre les autres. Mais l’époque a compris que les programmes importent moins que l’homme qui les porte. « La valeur d’un programme dépend de l’âme qui l’anime », écrivait Péguy : et l’âme, précisément, voilà ce qu’il apporte. Une âme droite, ferme, sans esbroufe. Une âme qui ne croit ni aux enchantements technocratiques ni aux panacées budgétaires, mais à ce travail patient de redressement dont l’histoire française aime à se moquer jusqu’au jour où elle en a besoin.

    Il faut dire que le pays a été malmené. On a pris des décisions à la va-vite, gouverné par impulsions, méprisé les corps intermédiaires, fracturé l’autorité sanitaire, affaibli l’école, dégradé les finances publiques jusqu’à la caricature. On a gouverné « par circulaire, par geste, par humeur », comme eût dit Tocqueville, oubliant la profondeur des institutions. Et tandis que le président sortant se rêvait en stratège mondial, la nation glissait lentement vers un doute intime, une mélancolie civique.

    Lui sait que la France ne demande pas qu’on la fascine : elle demande qu’on la comprenne. Il sait que les Français sont fatigués des gouvernements qui parlent fort mais agissent peu, qui promettent tout mais ne réparent rien. Il sait aussi que le redressement sera douloureux, qu’il faudra remettre de l’ordre budgétaire, de l’ordre administratif, de l’ordre moral même — au sens où l’État doit redevenir exemplaire avant d’exiger l’exemplarité. « La force est juste quand elle est nécessaire », disait Camus ; et certes, la France est à ce point d’histoire où la douceur seule ne suffira plus.

    On peut imaginer qu’un soir de victoire, s’il venait à franchir le seuil de l’Élysée, il n’y aurait ni triomphalisme ni effusion. Pas de bras levés, pas de lyrisme excessif. Simplement un homme qui sait d’où il vient, qui sait ce que signifie tenir une promesse, et qui se mettrait immédiatement à l’œuvre. Il n’incarnerait pas une revanche, mais une réparation.

    Car son ambition n’est pas de régner, mais de servir. Et cela suffit à distinguer un président d’un acteur. La France, qui sait reconnaître la sincérité comme d’autres reconnaissent un parfum rare, ne s’y tromperait pas : elle trouverait en lui ce qu’elle ne trouve plus ailleurs — un guide, non un communicant hypocrite.

    Il est possible, bien sûr, que le tumulte démocratique en décide autrement. Mais si un jour la France se réveille sous son mandat, elle découvrira peut-être ce que Bernanos murmurait déjà : « Il n’y a pas de politique qui vaille en dehors des valeurs de l’âme. »

    Et, après tant d’années erratiques, la République pourra enfin respirer.

  29. Jean sans terre

    Les gens ont probablement oublié qu’en 2017, à un mois du premier tour de l’élection présidentielle, le futur président n’avait toujours pas de programme et que, lorsqu’un journaliste le lui faisait remarquer, il répondait que ce qui importait était le « projet » insufflé. Il n’y avait pas davantage de programme en 2022. On sortait d’une guerre sanitaire pour craindre une autre au bout du continent. On voit nettement, a posteriori, les limites d’un candidat sans programme.

    Étant entendu que les derniers présidents que l’on s’est choisis se sont révélés être des calamités qui ont davantage abîmé la France qu’ils ne l’ont grandie, et qu’il apparaît dès lors que le peuple français, dans sa méthode de sélection, s’est montré peu capable de se donner de bons représentants, peut-être conviendrait-il de réviser individuellement notre méthode de sélection.

    Une méthode astucieuse et originale pourrait être de s’abstenir de choisir un candidat sur la base de son ressenti et de ses émotions, mais de le sélectionner négativement en se fondant sur ce que l’on sait avec certitude qu’il ne fera pas. Exemples : tel candidat n’entraînera pas la France dans une guerre ; tel autre ne cédera pas sans contrepartie l’outil de dissuasion nucléaire ; tel autre ne renoncera pas, pour la France, à des pans entiers de souveraineté ; tel autre n’augmentera pas les dépenses de fonctionnement ; tel autre ne renoncera pas à l’intérêt national au profit d’un intérêt communautaire, etc.

  30. Marc Ghinsberg

    Cher Philippe,

    Vous êtes naturellement libre de choisir votre candidat à la prochaine élection présidentielle selon la méthode qui vous convient, et notamment de vous fier davantage à la personnalité des candidats qu’à leur programme.

    Permettez-moi toutefois de mettre en doute la pertinence de cette approche. L’expérience montre en effet que, pour les candidats que vous aviez soutenus avec enthousiasme, il ne vous a généralement pas fallu très longtemps avant d’en dire pis que pendre.

    C’est précisément pourquoi, de mon côté, j’accorderai une attention particulière à la fois à la personnalité et au programme des candidats. Cette double exigence me permet d’ailleurs, dès à présent, de savoir avec certitude pour qui je ne voterai sous aucun prétexte.

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